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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 1 octobre 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Colère lycéenne: le gouvernement "est aux abonnés absents", estime François Ruffin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction aux preuves antisémites publiées sur Jordan Bardella ?

  • 3:37RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il faut faire la même chose à gauche sur l'antisémitisme ?

  • 4:13RelanceÉludée

    Monsieur Ruffin, je vais vous rappeler les paroles quand on parle du nom d'Epstein...

  • 5:31OuverteRéponse directe

    On va parler de l'actualité aussi, François Ruffin. Alors, il y a des revendications légitimes dans le mouvement lycéen...

  • 7:36RelanceRéponse directe

    Quand à terre, on retrouve un professeur en personnel de l'éducation...

  • 8:18RelanceÉludée

    Est-ce qu'un élu de la... Vous êtes un élu. Est-ce que vous, vous auriez pu dire cette phrase, que parfois, la violence peut être légitime ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11Fait
    « Jordan Bardella n'est pas une brebis galeuse. »
  • 2:54Fait
    « Marine Le Pen doit maintenant tirer la chasse. Que Jordan Bardella doit prendre sa retraite à 30 sur la riviera. »
  • 3:37Fait
    « C'est la culture du Rassemblement national. »
  • 16:12Chiffre
    « On a atteint 119%. C'est du jamais vu. »
  • 17:33Fait
    « Nous n'avons jamais cessé de faire ce qu'ils appellent des réformes courageuses. »
  • 18:13Chiffre
    « C'est 100 000 personnes par an qui sont rangées en inaptitudes. C'est deux fois plus qu'il y a dix ans. »
  • 18:52Chiffre
    « Pour les retraités, également, abaisser le plafond de l'abattement fiscal de 10 % pour les retraités pour frais professionnels de 4 5 400 euros à 3 000 euros, générant 3 ,5 milliards d'euros. »
  • 20:57Fait
    « Ça s'appelle la régulation. Et oui. Moi, je suis d'une école qui est l'école de la régulation. »
  • 26:17Promesse
    « Je souhaite que les travailleurs qui sont dans notre pays soient régularisés. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Et je salue la présence ce soir sur le plateau de François Ruffin. Bonsoir. Bienvenue à vous, vous êtes député de la Somme, président de Debout, candidat à la présidentielle. Beaucoup de sujets à vous soumettre, monsieur Ruffin, mais peut-être tout d'abord suite à l'entretien avec Sébastien Chenu. Votre première réaction ce soir, effectivement, Mediapart a publié ses preuves avec les écrits autour de Jordan Bardella. Vous entendez le Rassemblement national et Jordan Bardella lui-même qui réfutent tout Qu'est-ce que vous dites ce soir, si vous avez bien eu le temps de regarder ce qui a été publié ? J'ai tout lu. Je pense que Marine Le Pen doit maintenant tirer la chasse. Que Jordan Bardella doit prendre sa retraite à 30 sur la riviera.

0:40

Voilà, c'est la démission qui doit aller de soi quand il y a des écrits antisémites qui ont été publiés de cette manière-là, mais surtout dont il y a un choix de défense. Il y a un choix de défense qui n'est pas de dire

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et maintenant tout le monde le sait. Je veux souligner un point dans cette affaire. C'est comme une procédure judiciaire

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d'une procédure judiciaire qui va durer pendant des années quand il ya les preuves qui nous sont fournies on peut les regarder les constater que si on nous dit que quelqu'un est tombé on regarde s'il est tombé on n'a pas besoin d'avoir une constatation par la justice pour vous dire il est ton 2, B, D, O, T. Vous dites que ce soir c'est une

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preuve formelle sans aucun doute ? Oui. Les preuves sont maintenant fournies. Quand on lit le papier, on voit très bien que le Jordan Bardella, qui publie sa biographie, fournit exactement les mêmes éléments sur son Facebook, sa mère italienne... Enfin voilà, tout est à l'intérieur de ça. Mais vous savez, ce qui me marque quand même quand je lis ça, c'est que Jordan Bardella n'est pas une brebis galeuse.

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qui était l'influence de Alain Soral, du groupe Égalité et Réconciliation, le conseil de lire les lecteurs antisémites classiques, on va dire, d' Edouard Drummond à Robert Faurisson. Et c'était une éducation. — Ah oui. Donc Drummond, Brasillac, Soral... — Mais c'est dans les papiers. Ce sont les conseils de lecture qui sont fournis par les cadres du Front National Jeunesse, les cadres aussi du département du du 93, voilà les conseils de lecture qui sont fournis. Les lieux que vous êtes restent attachés à la présomption d'innocence. Là, il n'y a même plus. Il n'y a pas de culpabilité. Là, il ne s'agit pas d'une affaire judiciaire avec une culpabilité. Il y a deux versions et une – En tout cas, il n'y a pas de présomption d'innocence parce qu'il n'y a pas de culpabilité.

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Il n'y a aucun procès qui est intenté à ce jour à Jordan Bardella. Et je dis moi que Marine Le Pen, si elle veut vraiment faire le ménage, elle ne doit pas s On voit très bien que la personne qui influence, qui construit le groupe s'appelle Frédéric Chatillon, avec qui Marine Le Pen a travaillé pendant des années et des années, avec qui elle continue de fréquenter, que dans son groupe parlementaire, il y a Frédéric Bocaletti qui lui... – Vous appelez à une opération main propre si je puis dire, en tous les cas pensée propre. – Voilà, je dis ce n'est pas une brebis gazoleuse isolée, c'est la culture du Rassemblement national. Donc, Marine Le Pen doit faire le ménage si elle prétend ne plus être liée à tout ça. Et ça ne s'arrête pas à Jordan Bardella, il y a Caroline Parmentier,

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il y a Jean-François Jal qui a un certain nombre de personnes qui ont fait... Mais bon, je me suis qui dit, m'a surpris. Je ne peux pas dire que j'en étais surpris. – Je vais vous poser une question, et là j'entends ce que vous avez dit sur la RN, est-ce qu'il faut faire la même chose à gauche ? – Sur quel thème ? – Ah bah sur l'antisémitisme. – Mais non, je ne vois pas qu'on me montre ceux qui, à gauche, viennent dire que les banques sont aux mains du lobby juif, qu'il y a un complot mondial qui domine l'ombre. Et si jamais il y a ces écrits-là... – Monsieur Ruffin, je vais vous rappeler les paroles quand on parle du nom d'Epstein ou d'Epstein en en faisant une ambiguïté sur le nom, vous pensez que ça fait référence à quoi ? – Et je savais très bien que je ne suis pas la France insoumise

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et que notamment sur les attaques du 7 octobre, j'ai eu un raisonnement qui immédiatement était complètement – Mais je vous parle de la gauche. – Je fais une différence entre ceux qui pratiquent l'antisémitisme, qui le proclament, qui le cultivent, et de l'autre côté, ceux qui ne se montrent pas suffisamment virulents contre l antisémitisme. – Ah, M. Ruffin, vraiment il y a une hiérarchie dans la lutte contre l'antisémitisme, vous m'étonnez. – Non, je ne mettrais pas de hiérarchie dans la lutte contre l'antisémitisme, je n'ai mis pas égalité, vous les avez les écrits de Jordan Bardella, je veux dire, si je ne mets pas égalité quelqu C'est quelqu'un qui fait des jeux de mots sur Epstein et Yves-Chine et quelqu'un qui vient dire que tous les banquiers sont juifs

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dans notre pays, qu'il y a un lobby qui domine les ministères, etc., etc. Et qui ont fait des caisses entières et qui ont fait même sa colonne vertébrale idéologique. Mais vous savez, quand je regardais Jordan... Et depuis, est-ce qu'il y a eu des actes ou des mots antisémites de la part de Jordan Bardella ? En tout cas, quand il vient dire que Jean-Marie Le Pen et le fait qu'il qualifie la Shoah de point de détail de l qui fasse des jeux de mots sur du rafour crématoire etc finalement ça n'est pas antisémite je me dis qu'en tout cas il ya une sérieuse anti euphémisation mais je vous dis moi j'en ai pas été particulièrement surpris on a quand même un parti qui a été fondé par un ancien FNSS et par des collaborateurs du régime de Vichy.

5:31

Que y ait ça dans les gènes, que ça se prolonge ça n'a pas constitué pour moi une surprise énorme Nous allons parler de l'actualité aussi, François Ruffin. Alors, il y a des revendications légitimes dans le mouvement lycéen. On va en parler. Les professeurs absents, les classes surchargées, les salles de classe délabrées. Mais ces revendications, malheureusement, elles sont masquées par des des violences commises, par des saccages, par une forme de basculement qui s'est opéré, pour reprendre le mot du gouvernement. Images de désolation et de destruction. On va aller voir vers quoi nous sommes en train de basculer justement, selon vous. En tout cas, ça fait une semaine que le mouvement a commencé. Je demande où est le gouvernement ? Où sont les ministres ?

6:12

À quel moment ils se sont rendus en Seine-Saint-Denis pour voir ce qui se passait, écouter les lycéens qui étaient les premiers concernés et ainsi éteindre l'incendie qui était en voie de prendre. Ils sont aux abonnés absents. Ils n'ont rien à proposer. Le seul communiqué que j'ai lu d'Edouard Geffray aujourd'hui, c'est le gouvernement veut faire payer l'inscription en BTS ou en classe prépa aux étudiants. On va parler effectivement du budget. Voilà. C'est-à-dire que face à une colère qui est légitime et qui est peut-être plus généralement un sentiment d'absence d'espérance dans la jeunesse, il y a un gouvernement aux abonnés. À l'instant, la proposition pour le BTS a été retirée.

6:54

J'ai lu ça. Mais bon, voilà où on en est. Et vous savez, je n'en suis pas surpris. Il y a quelques années, Emmanuel Macron était venu à l'université Picardie-Jules Verne à Ramiens et s'était exprimé devant les étudiants. Et il avait dit « il n'y a pas de politique à avoir pour la jeunesse ». Dans ces termes-là ? Dans ces termes-là. Vous les retrouverez. Il n'y a pas de difficultés. Et il avait dit « il n'y a pas de politique à avoir pour la jeunesse ». J'en avais été choqué. Donc c'est lui l'instrandiaire ? Je n'utilise pas des mots comme ça. Je dis juste que quand la jeunesse est confrontée à la pauvreté, quand elle a une inquiéture sur son avenir, gérée par algorithme, etc., quand derrière l'entrée sur le marché du travail se fait par des CDD de l — Ça, c'est légitime.

7:36

Mais M. Ruffin, quand à terre, on retrouve un professeur en personnel de l'éducation, quand un camion de pompiers est incendié, quand certains policiers sont caillassés ? Je n'ai aucune difficulté à condamner et à réclamer que les casseurs qui se mettent dans les manifestations, tout comme on voit des manifestations de joie sportive qui sont prises par les casseurs. On se souvient du PSG cette année. Eh bien, je n'ai aucune difficulté à dire que les casseurs doivent être poursuivis, arrêtés, condamnés. Il n'y a pas de difficulté à ça. Et vous savez, pour ma part, j'ai toujours été clair sur la question de la violence. Je... Qui ne l'est pas, alors ? Tout mouvement doit refuser la violence. M. Ruffin, qui ne l'est pas ?

8:18

Je vous dis juste, je vous dis, tout mouvement doit refuser la violence. Mais qui ne l'est pas ? Est-ce qu'un élu de la... Vous êtes un élu. Est-ce que vous, vous auriez pu dire cette phrase, que parfois, la violence peut être légitime ? Je dis d'abord... Je vais dire des choses positives sur Bali Bagayoko. Parce que quand je le vois qui éteint un incendie concrètement, physiquement, devant un lycée de Seine-Saint-Denis, quand je le vois qui chante la Marseillaise avec les élèves, me semble-t-il, de Paul Éloard... C'est ma France. C'est notre France. Et quand il dit que la violence peut être légitime, c'est votre France aussi ? Je ne l'aurais pas dit. Je ne l'aurais pas dit parce qu'on n'est pas là dans un cours de philosophie. On a des jeunes qui sont en face de nous.

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Et à mon sens, j'ai toujours dit que la violence, c'était à la fois une faute morale, mais c'est aussi une faute politique. Parce que notre objectif est de nous faire aimer, de nous faire aimer du pays. Et on sait très bien que quand il y a des lycées qui brûlent, quand il y a des camions de pompiers qui brûlent, quand il y a même des les voitures de police qui brûlent. On sait très bien que tout ça, ça ne contribue pas à nous faire aimer, ça le contribue à nous faire détester, à nous faire rejeter. Je ne vais pas vous parler de vos anciens amis toujours, mais alors pourquoi la France insoumise souffle-t-elle y compris selon les notes du renseignement. Il ne s'agit pas d'une appréciation journalistique sur les braises. Que recherche Jean-Luc Mélenchon ?

9:36

Je ne savais pas l'interprétation que j'ai. Moi, je vois un grand vide, un grand vide politique, un grand vide dans la jeunesse. Et je dis aux ministres que les accusations de complotisme, ce n'est pas vrai. Non, Mme Mabrou, vous pouvez faire l'amour ? Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Il y a des élus avec leur écharpe auprès Je suis un élu qui vit sur toutes les mobilisations et qui vit y compris sur les mobilisations devant les lycées. Vous avez vu la mobilisation de la fonction publique, vous étiez aussi là ? Je suis allé devant les lycées autour de la gare du Nord puisque c'est mon point de chute à Paris, je serai demain avec les lycéens pour une manifestation à Amérique. Et qu'est-ce que vous leur dites ? Vous les appez au calme ? Oui, mais de toute façon, je sais.

10:15

Vous savez, je suis père de deux enfants. Ils étaient tous les deux aujourd'hui dans les manifestations. Quand ils sont partis ce matin, il y avait chez moi de la tendresse parce que je dirais que quelque part c'est un rite de passage dans notre pays. Nos aînés ont eu la loi de Vaquet, moi c'était les réformes Jospin, après Et moi, il y a eu le CPE. Et bon, voilà, c'est presque chaque génération. – C'est une conscience citoyenne ? – Oui, je considère que ça fait partie d'une forme d'engagement, de formation civique, politique, collective. Bon, mais c'était teinté chez moi d'inquiétude parce que je me disais j'avais la peur qu'ils se retrouvent coincés entre la police et les casseurs. Mais voilà.

10:57

– Voilà, mais il nous faut une réponse politique. – Je suis d'accord et on va l'interroger cette réponse politique. Encore une question, ce n'est pas de la philosophie, est-ce que la violence des mots précède toujours la violence des actes ? Vous parlez de responsabilité ou de vide. Est-ce que pour remplir un vide, il faut dire non ? On ne peut pas dire que la violence... Je l'ai dit, je ne vais pas le répéter. Je n'ai jamais usé de ces mots-là et je considère qu'on n'est pas dans un cours de philosophie, quand bien on aurait lu Friedrich Engels et Karl Marx sur le rôle de la violence dans l'histoire. C'est pas exclu d'ailleurs, on peut lire. On sait que la révolution française, aussi ça a été des moments d'émeute comme le 14 juillet, etc.

11:37

Est-ce que vous estimez qu'il y a une forme de violence sociale ou une violence de l'Etat à laquelle parfois on peut répondre par une forme de violence ? Non, je vous dis, je considère qu'il y a une violence qui peut exister de la part de l'État, mais la réponse ne doit pas être la violence. Quand bien même il faut prendre sur soi, quand bien même on est chargé de colère, c'est à la fois une faute morale et c'est une faute politique parce qu'on ne se fait pas aimer de cette manière-là, on se fait rejeter. – C'est deux fois que vous dites qu'il faut se faire aimer. – Oui. – Aimer par... – Par les gens, par le pays. – Une partie de la jeunesse. – Par la jeunesse, évidemment. Et par la vieillesse aussi. Et plutôt que de chercher à opposer des pans de notre pays,

12:19

il faut chercher le chemin qui leur permet de dialoguer, qui leur permet de se réconcilier. Et je le dis, je suis absolument convaincu que c'est le ministre de l'Éducation, dès la semaine dernière ou dès ce lundi était allé en Seine-Saint-Denis, il aurait été bien accueilli. Les élèves auraient ressenti de la fierté d'avoir un ministre qui vient à leur rencontre plutôt que de les traiter de loin ou de les ignorer. Il y a un sentiment, vous savez, il y a deux choses. Dans tout ça, il y a des revendications matérielles. Je les ai entendues. On est dans un frigo l'hiver. La canicule fait 36 degrés. On ne peut pas travailler. On est 39 par classe parfois ou 35, comment on peut travailler comme ça. C'est parcours sup qui nous inquiète.

12:59

Mais au-delà de ça, il y a quelque chose qui est de l'ordre, quelque chose de spirituel. Mais est-ce qu'on a encore les moyens de combler ce vide ? Qu'il s'agisse des pompiers, François Ruffin, qu'il s'agisse des personnels hospitaliers, des professeurs. Vous dénoncez une forme, au fond, si je vous comprends bien, de faillite de l'État et des services publics en général qui sont à l'os. Mais comment on fait quand les caisses sont vides et les poches sont trouées – Il faut des preuves d'amour, il ne faut pas seulement de l'amour, vous êtes d'accord ? – Oui, mais il y a une faillite de nos élites depuis 40 ans. Et on voit que là, le bricolage, le ravodage continue dans la même direction qui est désespérante. Je veux expliquer, moi, comment on est passé d'un État action à un État subvention.

13:39

Comment on a ce paradoxe qui fait qu'à la fois, on est de fait le deuxième pays de l'OCDE pour le taux de prélèvement obligatoire, impôts, cotisations. Et pourtant, les pompiers se retrouvent à avoir pas de cagoule filtrante pour aller affronter les incendies et quasiment seulement un mouchoir. Les personnels soignants posent des couvertures de survie dans les hôpitaux. Et c'est une dame, cette semaine, qui me disait « Voilà, ma mère a attendu 8 heures sur un couloir et sur un brancard ». Bon, comment ça se fait parce que nos élites nous ont mis dans la mondialisation qui a fait quoi ? Qui a détruit l'emploi industriel.

14:20

Ça a produit un chômage de masse et on a eu fait de subventions à l l'inactivité. Ça a été les allocations chômage, ça a été le RMI, ça a été le RSA. Mais l'industrie est venue dire « Mais nous, on ne peut pas être compétitifs avec la Chine, avec l'Inde, avec la Roumanie. Donc, il faut qu'on nous aide. Puis comme le MEDEF est malin, il a demandé à ce que toutes les entreprises soient aidées, même celles qui ne sont pas en concurrence. Donc c'est 211 milliards d'euros. Sur l'agriculture, elle dit pareil, nous on n'est pas compétitifs avec les fermes néo-ézélandaises, donc aidez-nous, subvention, le logement il est trop cher, subvention Monsieur Ruffin on ne vous a pas entendu à l'époque dire non non non surtout n'aidez pas tout le monde surtout n'aidez pas ces domaines là

14:57

mais c'est que vous m'écoutiez pas bien vous aviez dit ? Il ne faut pas aider l'agriculture Il ne faut pas aider certaines industries. J'ai toujours... D'abord, je demande qu'il y ait des protections. C'est-à-dire qu'il faut des taxes aux frontières, des barrières douanières et des quotas d'importation. Et si on ne fait pas ça, jamais on n'aura une grande industrie. Jamais on n'aura une agriculture qui qui assurent notre autonomie. Et ensuite, j'ai toujours demandé une chose pour les subventions, c'est du ciblage. Non pas de l'arrosage général, mais qu'il y ait du ciblage. On aurait dû le faire alors lors du « quoi qu'il en coûte – Je pense que pendant le temps du Covid, je… – Alors là, il fallait arroser tout le monde et faire n'importe quoi qu'il en coûte.

15:36

– La difficulté, Mme Mabrouk, ce n'est pas ce qui s'est passé pendant le Covid, c'est ce qu'on a continué après le Covid. et on a aggravé la situation. C'est pas le Covid, on a tiré une couverture pour tout le monde, très bien. Mais après le Covid, on a décidé de faire France Relance, de janter des dizaines de milliards là-dedans et on a décidé en plus de continuer à couper les impôts, ça a été la taxe d'habitation, ça a été les impôts de production. Et c'est en fait là qu'on a complètement dévissé et qu'on a notre Mozart de la finance qui nous a envoyés, mais à la faillite et au sens propre. On est à la faillite, je voudrais simplement rappeler les taux d'intérêt de la dette publique continuent d'augmenter les écarts de taux se creusent notamment avec l'Allemagne

16:12

ou encore le Portugal quasiment avec tous la dette devient insupportable ce sont des records historiques qui sont atteints simplement en quelques mots pour nos de téléspectateurs, en termes de pourcentage du PIB, M. Ruffin, vous le savez mieux que moi, par rapport à notre richesse, on a atteint 119%. C'est du jamais vu. C'est du jamais vu. Je n'ai jamais négligé la question de la dette publique. Quand, après le Covid, les élus, les Républicains ont lancé une commission d'enquête sur la dette publique, je m'y suis immédiatement inscrit. Et que venus dire les experts, y compris du Conseil d'analyse économique qui défiait devant nous, qui avait deux causes majeures à cette dette publique. La première, c'était les crises, crise de subprime

16:52

et ensuite crise du Covid et que la deuxième, c'était la baisse dans la durée des Donc, immédiatement, évidemment, je considère que c'est grave que la France ait tant à rembourser. Que finalement, on prenne aux contribuables français pour donner aux rentiers, pour donner à des actionnaires, pour donner à ceux qui détiennent le capital. Donc je suis pour résorber avec mesures, avec prudence, mais la dette publique. Mais pourquoi alors ? Pourquoi la France est lanterne rouge ? Pourquoi on est le vilain petit canard ? Pourquoi on est le maillon faible de l'Europe, n'est-ce pas aussi ? Parce que les autres pays, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, tous ont fait leurs réformes structurelles. Et la mère des batailles, sauf nous, M. Ruffin...

17:33

— Nous n'avons jamais cessé de faire ce qu'ils appellent des réformes courageuses. Mais le courage... — Par rapport aux autres pays ? — Mais non. Ça a été fait. Nous avons eu les réformes maladures, les réformes Rapparin, les réformes Fillon, la réforme Philippe. On ne cesse d'avoir des réformes qui vont en vérité toutes dans la même direction. Donc maintenant, ce qu'il faut, c'est une autre direction. Je pose une question. Comment on fait pour en finir avec le gâchis productif ? C'est-à-dire que dans notre pays, entre 20 et 60 ans, il y a des tas de gens qui voudraient travailler qui ne travaillent pas. C'est 100 000 personnes par an qui sont rangées en inaptitudes. C'est deux fois plus qu'il y a dix ans. C'est l'icavion de la disparition de toute l'industrie automobile chaque année,

18:13

c'est-à-dire des gens qui pourraient cotiser, qui pourraient produire, qui pourraient nous enrichir et qui à la place se retrouvent à toucher, malgré eux, des allocations parce qu'ils sont en burn-out ou en trouble musculaire squelettique. Et ça, il n'y a pas un mot là-dessus. Ce sont des jeunes qui, dans notre pays, entrent dans le travail, ils sont stabilisés deux ou trois ans plus tard que nos voisins. Et quand on n'est pas qualifié ou peu qualifié, c'est encore pire. Ce sont les personnes en situation de handicap qui, certes, peut-être que 35 heures par semaine, debout, de manière intensive, ça serait compliqué, mais qui demanderait à être utile à la société ou aux sociétés et qui sont laissées sur le bas côté. Et pourtant, le gouvernement ne va pas dans ces directions.

18:52

Vous avez vu déjà le budget et les premières et quasiment toute la feuille du budget, les efforts qui sont demandés, le gel des allocations pour certains en tous les cas. Pour les retraités, également, abaisser le plafond de l'abattement fiscal de 10 % pour les retraités pour frais professionnels de 4 5 400 euros à 3 000 euros, générant 3 ,5 milliards d'euros, M. Ruffin. Là encore, vous estimez que ce sont des efforts illégitimes qui sont demandés au même ? Écoutez, en tout cas c'est toujours au même. C'est le gel pour les retraite à partir de 1260 euros, c'est-à-dire qu'on n'est pas riche vers 1260 euros. C'est le gel pour les fonctionnaires qui ont déjà perdu beaucoup, beaucoup de pouvoir d'achat ces dernières années. C'est le gel des salaires qui est programmés.

19:37

Donc on demande au même de toujours se rationner. Et moi, c'est ça que j'entends. Ce sont des gens qui sont aide-soignants dans les EHPAD et qui pourtant se privent de petit déjeuner le matin. Ce sont des gens qui travaillent dans la logistique et qui se privent y compris sur l'alimentation. Et de l'autre côté, vous savez, si jamais tout le monde faisait un effort dans notre pays, ça irait. – Tout le monde ? – Mais oui ! – Donc vous demandez des efforts à tout le monde ? – Mais oui ! – – Il n'y a pas pour vous des populations plus fragiles que d'autres ? – Mais non, là, on a un effort qui pèse toujours sur les mêmes. Mais quand je lis dans les échos de mon ami Bernard Arnault, la France championne d'Europe des dividendes et que c'est record après record chaque année

20:16

que Total s'engage, mais qui s'engage à faire 5 % plus 5 % de dividendes chaque année. C 'est-à-dire que d'un côté, on a le rationnement, de l'autre, on a le gavage et le gouvernement ne décide pas de rétablir un peu les plateaux de la balance. – Vous avez dit, monsieur le référent, vous affirmez que d'ailleurs vos solutions, là je parle de la flambée des carburants, coûteraient 0 euro à l'État. Alors on connaît la chanson, quand ça coûte 0 euro à l'État, ça coûte — Non. Je vous dis... — Aux pompistes, aux routiers, aux citoyens, à nous tous. Il y a quelque chose qui coûte zéro euro à l'État ? Vraiment ? — Oui, mais bien sûr. Ça s'appelle la régulation. Et oui. Moi, je suis d'une école qui est l'école de la régulation. — Je sais, pour le logement, pour tous les sujets... —

20:57

Qui pense qu'il faut des régulations dans notre pays et qu'en fait, quand on laisse faire le marché, on court à la catastrophe, qu'on a eu des régulations jusqu'aux années 80 et que ça nous a apporté stabilité et prospérité, que depuis ce temps-là, on les a enlevés et c'est la grande instabilité. Alors en matière de carburant, la première chose, c'est le contrôle des prix et des marges. Ça existait jusqu'en 1986. Et vous voyez, je suis venu avec un décret de Michel Daniel Rocard, ce n'est pas un grand révolutionnaire. Mais quand il était Premier ministre pendant la guerre du Golfe en 1990, qu'est-ce qu'il fait ? Il fait le contrôle des prix et des marges. Et on sait que les marges d'Emma Raffineur, là, ont été multipliées par 7

21:32

depuis le mois de Je veux dire, on fait l'indexation des salaires sur l'inflation. Cette indexation, elle coûte zéro euro. Même ça va faire davantage de cotisations. Et enfin, on fait la taxe flottante sur le carburant qui fait que oui ça va coûter à l'état quand le carburant est cher mais ça va lui rapporter quand le carburant est moins cher donc il ya des outils de régulation mais en fait c'est le grand choix qui est posé qui devrait être posée pour les prochaines est-ce qu'on laisse faire le marché ? Est-ce qu'on fait du bricolage, du ravodage autour de ça ? Ou bien est-ce qu'on remet en l'économie un certain nombre de régulages ? Vous auriez pu défendre toutes ces idées dans le cadre d'une primaire socialiste. Ils n'ont pas voulu de vous vous faites la pub pour votre concurrence

22:11

parce que ça se déroule à cette heure-ci mais attendez, je vais faire la publicité si je puis dire, j'ai pas besoin de le faire pour BFM TV, ce sera dimanche vous me donnez l'occasion de le dire à partir de 20h45 on aurait souhaité peut-être vous voir sur la ligne d arrivée mais ils vous ont fermé la porte cadenassé à double tour ils ont jeté la clé oui ils ont choisi de faire dans le petit entre soi bon et puis d'établir maire une barrière sansitaire en mettant ça à 15 euros je je le regrette, parce que je pense que j'avais des idées à porter, je pouvais bousculer le débat, et peut-être ce qu'il n'aurait pas voulu, mais c'est faire que les auxiliaires de vie, les charistes, les accompagnantes d'enfants en situation de handicap,

22:49

Celles et ceux que je considère comme les travailleurs essentiels, dont Emmanuel Macron avait dit qu'ils tiennent le pays debout, se sentent incarnés, représentés. Personne au Parti Socialiste et Places Publiques ne les incarne ? En tout cas, avec la même force de conviction, moi je lui ai raconté mais non. Voilà, et vous le savez madame Mabrouk

23:09

Qu'aurait changé cette primaire s'il y avait François Ruffin aux côtés de par exemple Raphaël Glucksmann, Ségolène – Je vous dis juste de manière générale, je pense que si chacun reste dans son couloir, il n'y a pas d'espoir. Et donc moi, je n'ai pas une passion pour les primaires, je l'ai proposé de de Poutou à Hollande. Vous voyez comme j'étais prêt à embrasser là. Là vous dites qu'elle est rabougrie refermée ? Oui, j'ai encore moins de passion pour une primaire rabougrie qui joue tout petit et qui aura, je vous le signale, verra semblablement moins de votants malgré les trois débats en prime time que le nombre de personnes qui ont signé pour que je sois candidat à l'élection présidentielle. Vous allez voter d'ailleurs ? Non, vous n'auriez pas payé 15 euros pour ça.

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Mais moi je dis juste et je le dirai aux vainqueurs de cette primaire, si vous restez dans votre couloir, tout seul dans votre coin, il ne se passera rien. Et je le dis aux autres. Je le dis à tous. Et c'est la raison pour laquelle aussi je fais un débat avec Dominique de Villepin, pour sortir de mon couloir. Pour ne pas rester dans ma zone de confort. Vous êtes presque plus proche de Dominique de Villepin que de certains candidats socialistes, il y a de vraies divergences également entre vous et Dominique de Villepin. Mais c'est vrai, comment est-ce que... Comment vous expliquez que vous êtes presque plus proche que lui que d'un insoumis ou un socialiste – Je ne cherche pas la proximité avec untel et untel, vous savez, je cherche ceux qui d'abord sont de vrais républicains,

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et en l'occurrence c'est le cas de tous les candidats du PS, et qui vont chercher pour demain une remise à Mais vous tracez où, le cercle des républicains ? Jusqu'où ? Parce que Dominique de Villepin, il y a quelque temps, c'était la droite. Tous ceux qui ont touché au pouvoir ces dix dernières années n'ont rien à faire à l'intérieur de ça. Pas parce qu'ils ne sont pas pas républicain, mais parce qu'aujourd'hui le pays a besoin d'une remise à plat. Sur ce que j'explique, comment on fait pour repasser d'un état subvention à un état action ? Quelle protection on veut mettre en oeuvre ? Est-ce qu'on veut ou non de la régulation — Oui, mais vous voyez, plus je vous entends, M. Ruffin, moi j'entends quand même un souverainiste. Nous sommes d'accord, plutôt ?

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— Non, jamais je me suis qualifié de souverainier. Je suis pour les protections, mais vous ne m'avez pas interrogé pour savoir où je posais ces protections. Alors, je pense qu'il faut un By French Act, qu'il faut de la commande publique, mais par ailleurs, je pense que on n'y arrivera pas sans débloquer la situation au niveau européen et chercher des alliés en Italie et en Vous avez une tendance anticapitaliste mais ça veut dire que vous ne voulez pas que tout le capital soit aux mains des entreprises mais voilà, on est sommes d'accord ? Je suis pour qu'il y ait une régulation. En fait, si on laisse faire le capital, c'est un fauve. Voilà. Il dévore tout. Il dévore l'humain, il dévore le travail, il dévore la planète. — Et parfois, il donne à manger aussi.

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— Je suis moi pour qu'on remette le capital en cage, qu'il ait des limites. Vous savez, limites, c — C'est un beau mot. Je me souviens que je m'étais rendu à Monaco, il n'y a pas que Jordan Bardella, et pour le Monaco Yacht Show comme reporter. — Pour des raisons professionnelles. — Comme reporter. Et parmi les yachts, il y en avait un qui s'appelait le limitless, le sans limite. Eh bien, je pense que ça dit tout de notre classe dirigeante. Elle se considère comme sans limite. — Alors attendez, protectionniste, tendance anticapitaliste, mais pour le capital qui s'est partagé dans l'entreprise et sur un plan plus régalien, je peux rappeler que vous êtes contre la régularisation en masse des travailleurs étrangers. C'est pas un tabou pour vous — Les travailleurs...

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Au contraire, je souhaite que les travailleurs qui sont dans notre pays soient régularisés. Je souhaite pas qu'on fasse venir de la main-d'œuvre, que le MEDEF décide que dans tel et tel secteur... — J'entends, mais pas régularisation en masse. C'est ce que je dis. — De tous ceux qui travaillent aujourd'hui, je suis pour leur régularisation. — Oui, mais... — Donc en masse, si. — Ah bon ? Régularisation en masse de tous les travailleurs. — Oui, les gens qui sont dans notre pays, qui participent à produire, qui fabriquent de la richesse dans notre pays, je pense que ça fait partie du gâchis productif. On doit pas les embêter. On doit leur permettre d'avoir des papiers. On doit leur permettre de travailler. Pourquoi ? Pour eux et pour la société à l'instant on apprend on avait commencé par

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ça notre entretien va le conclure par cela françois référent que jordan de bardella a porté plainte en diffamation donc il ya effectivement une en diffamation donc pour pour faux semble-t-il en tout cas du du côté du RN par rapport aux preuves mises en avant par Mediapart. Donc c'est quand même un feuilleton judiciaire qui s'ouvre. Oui, mais il y en a pour deux ans, donc il sait qu'avec ça, il gagne du temps. Ça, c'est la justice. On ne va pas la faire ici ce Du coup, Mme Mabrouk, comme journaliste, nous n'avons pas seulement à commenter et à utiliser du conditionnel et ainsi de suite, mais à se forger notre conviction en regardant si on considère que les preuves sont Donc vous estimez qu'il doit se retirer ? Oui, et je pense que de toute façon Marine Le Pen ne va pas

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se trinque-baller avec ce boulet pendant toute la campagne. Merci François Ruffin. Merci à vous. Merci d'avoir été notre invité ce soir et j'ai l'occasion de rappeler