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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 23 septembre 2024 87 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & familleEurope & international

Extrême droite : La résistible ascension | Fête de l'Humanité 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01OuverteRéponse directe

    Comment faire face à un RN plus formé et moins de casseroles en 2027 ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Comment articuler la lutte contre l'extrême droite en France avec l'internationalisme ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les partis populistes de gauche ne sont-ils pas plus utiles dans l'opposition ?

  • 13:00OuverteRéponse directe

    Comment préparer la perte des élections présidentielles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15politique_1Fait
    « une candidate en Dordogne qui disait moi jeux je veux faire venir des praticiens que je connais qui sont en banlieu qui sont agressés »
  • 0:30politique_1Fait
    « les médecins sont en banlieu et se font agressés par les jeunes de banlieu »
  • 3:00politique_1Promesse
    « un antiracisme centrale affiché expliqué avec de la formation pour les militants »
  • 5:00politique_1Promesse
    « il nous faut nous implanter dans les zones dures et pour ça ça nécessite des moyen tout particulier »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour merci beaucoup d'être là donc sur le stand de la France insoumise on va avoir un moment d'échange sur l'extrême droite les stratégies pour la combattre notamment autour du bouquin et on en a pas un exemplaire mais ça arrive autour du livre qu'on a sorti avec l'Institut laboessi coordonné par Hugo paletta qui s'appelle extrême droite la résistible ascension donc d'abord je veux dire un grand merci aux deux intervenants de cette conférence Solen brin et Hugo ah voilà Papou avec le le livre voilà n'hésitez pas à vous le procurer on fait une séance de dédicace juste après et à le commander dans vos petites librairies de proximité pour qu'il soit bien mis en place alors je dis un mot Soline tu es sociologue et chargé de recherche au CNRS et spécialiste des questions raciales et Hugo paletta sociologue également qui a donc coordonné cette ouvrage tu c-iriges ou diriges la revue cont-temps et tu es aussi créateur producteur d'un podcast qui s'appelle minuit avant le siècle euh minu dans le siècle pardon et donc on va avoir un échange ensuite potentiellement s'il nous reste un peu de temps du temps d'échange avec vous avec les gens qui sont venus assister à cette conférence et sans plus attendre je laisse la parole à Hugo paletta pour commencer bah merci pour pour l'invitation merci pour pour l'accueil d'abord oui alors l'idée c'est de présenter le livre évidemment et d'en discuter et de vous donner par ailleurs l'envie de de vous le procurer c'est un livre qui est le produit d'un coloque il y en a peut-être ici qui ont qui était venu ce qui a un coloc qui avait eu lieu à l'automne 2023 qui était organisé par l'Institut labo et voilà on s'est dit après ce colo qu'il fallait qu'on en qu'on ait une traduction en terme de livre pour que compris d'autres qui n'avent pas pu participer à ce coloc puisse avoir accès à à ce qu'on avait développé à ce que de multiples intervenants et intervenantes avaient développé pendant ce pendant ce coloc donc voilà on a fait ce livre grâce donc à l'Institut laboessi j'ai déjà remercié aux amphis ceux notamment qui ont fait beaucoup de de travail sans le sans sans lesquels ce livre n'aurait pas existé Antoine salpou qui était là manuel menal et François Jarlier en particulier et évidemment ce livre existe parce qu'il y a les éditions Amsterdam donc qui est publié aux éditions Amsterdam et notamment grâce à à Nicolas viekas qui est qui est l'éditeur qui a travaillé sur ce livre et puis évidemment il y a les auteurs et autrices nombreux nombreuses 18 en l'occurrence pour 16 contributions si je ne m'abuse plus une postphase de cléence guetté qui nous a fait l'honneur de de de d'écrire cette posteface et Johann chaputo un historien du nazisme un historien éminent du nazisme qui a écrit une une préface voilà euh ce qu'on a voulu faire avec ce livre c'est assez c'est simple c'est donner des armes fournir des armes intellectuelles pour comprendre ce qui est sans doute une des questions les plus importantes de notre temps à savoir la progression des extrême droite pas simplement à l'échelle nationale mais à l'échelle continentale et à l'échelle mondiale pas simplement je dirais dans des buts de connaissance même si la connaissance est sans doute important en soi mais évidemment je crois on en est tous convaincus ici mais pour combattre pour mieux comprendre pour mieux combattre l'extrême droite parce que je pense que on partage tous et toutes ici et j'espère qu'on le partage tous et toutes à gauche dans toutes les sensibilités de gauche et et peu importe les divergences l'idée que l'extrême droit c'est pas une menace parmi d'autres c'est pas un truc un peu anecdotique ou c'est pas un adversaire parmi d'autres c'est une menace de type mortel c'est pas simplement l'idée qu'il y aura un peu plus de répression ou simplement la continuité des politiques néolibérales qui sont mises en œuvre depuis 40 ans c'est l'idée que ce qui est en jeu c'est notre en quelque sorte c'est l'existence même des groupes les plus opprimés dans cette société en particulier des minorités raciales religieuse de genre sexuel mais aussi l'existence même de nos luttes de nos mobilisations et de nos organisations dire par exemple qu'on est déjà sous le fascisme d'une certaine manière c'est aussi ne pas prendre au sérieux nos organisations parce que nos organisations sous un régime fasciste n'existe pas ou plus et donc voilà c'est ce type de menace mortelle pour la gauche pour les mouvements d'émancipation la gauche disons au sens très large que qui est en jeu dans la question de la montée de l'extrême droite alors c'est difficile j'ai réfléchi avant de venir de trouver un un fil directeur dans le livre parce que comme je l'ai dit il y a il y a 16 contributions euh sur des thèmes extrêmement extrêmement varié vous le verrez en en consultant le le sommaire mais je dirais que il y a il y a quand même une une une préoccupation qui est commune à l'ensemble des auteurs et autrices c'est je dirais de prendre au sérieux à la fois ce que dit et ce que fait l'extrême droite ce qu'elle fait ses modes d'action ses modes de militantisme et cetera même si c'est pas je dirais le cœur de l'ouvrage sera peut-être le le cœur d'un autre ouvrage à venir je ne sais pas mais euh ces stratégies par exemple au hasard hein mais la manière dont l'extrême droite depuis notamment une quinzaine d'années politise bien davantage qu'auparavant sur des axes évidemment réactionnaires et racistes hein mais politise notamment les questions de genre et sexualité ce qui n'était pas forcément autant le cas il y a une trentaine d'années euh donc ce que fait l'extrême droit ce qu'elle dit mais aussi euh disons ce qui lui permet de de progresser à savoir les complicités direct et indirect les Alliés direct et indirect que l'extrême droite trouve parmi les élites ou parmi des franges importantes des élites économiques ça on le voit de manière croissante y compris en France dans les 10 dernières années les élites médiatiques là encore je je vous fais pas de topo je pense que tout le monde peut le constater et également les élites politiques he avec tous les ralliments ça c'est l'aspect le plus visible je dirais les ralliments de la droite soiotiste dans la dernière période mais en réalité tous les ralliments idéologiques qui préparent l'arrivée potentielle de l'extrême droite au pouvoir de la part notamment de la droite macroniste euh donc ça je dirais que c'est un point important c'estàd que si on veut comprendre la montée de l'extrême droite on ne peut pas s'en tenir à regarder l'extrême droite ce qu'elle fait ce qu'elle dit ses stratégies et cetera il faut regarder ce qui se joue sur le terrain économique sur le terrain social sur le terrain idéologique sur le terrain politique et sur tous ces terrains il y a bien d'autres acteurs que les acteurs que l'on associe spontanément et et naturellement en quelque sorte à l'extrême droite qui joue un rôle sans doute même beaucoup plus crucial en réalité dans la montée de l'extrême-doite l'extrême-doite la montée de cette extrêmeoite n'aurait jamais été possible en réalité à cette échelle là à cette vitessel à partir des années 80 en particulier en France si elle n'avait s'il n'avait pas trouvé autant en quelque sorte de complicité objective et directe dans le paysage politique notamment et et médiatique euh l'autre chose peut-être sur lequel alors on insiste un peu enfin on le dit un peu en creux c'est l'extrême droite dans sa progression c'est'est aussi appuyé sur bon certaines faiblesses de la gauche je prends simplement un exemple il me semble qu'il est impossible de comprendre tout le profil que l'extrême droite a tiré dans les années 2010 de l'islamophobie d'une d'une islamophobie structurelle dans la société française d'une islamophobie qui a des effs des effets pas simplement idéologiques et de stigmatisation et cetera mais aussi des effets matériels à travers des discriminations dont son sont l'objet des musulmans et les musulmanes des discrimination systémiqu dans la société française qui d'ailleurs en condamne une bonne partie à à l'exil vous avez peut-être vu un livre ces derniers mois de de trois sociologues dont le nom va m'échapper je préfère ne même pas les citer si il y a Alice Picard Julien Talpin et l'autre m'échappe voilà sur l'exil des musulmans et des musulmanes de de France contraint en quelque sorte de partir du fait de ces discriminations mais mon point c'est l'extrême droite n'aurait jamais tiré autant parti de l'islamophobie dans les années 2010 en particulier après les attentats 2015 si la gauche en en quelque sorte ou une bonne partie je dirais de la gauche n'avait pas à ce point sombré sur cette question là dans les années 2000 en particulier quand il y a eu une une offensive absolument énorme autour de l'école notamment au départ en 2003 2004 pour en quelque sorte faire de l'islam et des musulmans l'un des problèmes fondamentaux en quelque sorte de la société française le problème qu'il faudrait résoudre et sans lequel il serait impossible de en quelque sorte maintenir notre identité et cetera ou faire renaître la France et cetera bon voilà euh donc il y a aussi en quelque sorte à à regarder ce qu'a fait ou ce qu' n'a pas fait parfois la gauche dans ces différentes composantes euh et par ailleurs sur cette question d'ailleurs ça nous dit quelque chose au au présent c'est-à-dire que les renimements d'aujourd'hui sont les défaites de demain bon euh quand sur la question de l'islamophobie d'ailleurs comme sur d'autres questions sur par exemple la question de ce qu'on appelle ou ce que les médias ou ce que certains politiciens appellent laassistana penser qu'on va faire gagner la gauche soit par exemple en mettant certaines questions sur que l'on considère comme trop clivantes en les mettant sous le tapis au au hasard l'islamophobie bon et la lutte nécessaire contre l'islamophobie soit en pire en reprenant à son compte des com comment on dit des éléments de langage en tout cas des mots des propositions de la droite et de l'extrême droite pensez qu'on va faire la gagner la gauche comme ça c'est c'est se le et en réalité ce genre de stratégie c'est l'autoroute vers la défaite donc fondamentalement fondamentalement l'une des choses que qu'on a essayé d'éclairer dans dans ce livre je l'ai dit c'est la montée de l'extrême droite parce que notamment en fait cette il me semble que cette montée deextrême droite elle est systématiquement obscurcie par une série d'idées fausses qui parfois on d'ailleurs ont un côté assez désespérant je vais en prendre notamment deux ou trois la première qui est à la fois fauxse et espérant c'est l'idée que finalement la montée de l'extrême droit ce serait simplement la traduction un peu mécanique du d'un processus plus ou moins inexorable de droitisation de la population française bon si on avec avec toute cette idée dont il faut vraiment se sortir la tête il faut arrêter de dire et de laisser dire des gens que l'extrême droite aurait gagné la bataille culturelle je pense que c'est faux que c'est anesthésiant que ça nous rend passif et cetera donc pourquoi parce que d'abord si on a cette idée en tête comment expliquer que tant d'idées évidemment et historiquement associé à la gauche sur la question des salaires sur la question des services publics sur la question des conditions de travail soit ou sur la question des retraite par exemple soit à ce point majoritaire dans l'opinion publique bon ça veut pas dire que les gens ensuite votent pour la gauche en tout cas tous les gens qui à je pas 80 % sont pour l'abrogation de la réforme des retraites se vote pour la gauche mais en tout cas dans la population il y a toute une série d'idées qui sont évidemment beaucoup plus à la gauche que à l'extrême droite et où l'extrême droite fait parfois balance des mystifications et ce mais bon sur lesquels nous sommes largement majoritaires et puis même sur les questions où souvent on imagine une espèce de lente droitisation je pense notamment aux questions de sexualité de genre y compris d'immigration en réalité les enquêtes montrent sur 50 ans que les processus sont beaucoup plus complexes je suis pas en train de dire que c'est vachement mieux aujourd'hui qu'il y a 30 ans ou il y a 50 ans mais sans doute que il y a pas sur ce sur ces terrain là une inexorable droitisation il y a notamment un livre qui est sorti récemment on peut le discuter sur certains points de de 20 en tibérie mais qui argumente à mon avis de manière assez crédible sur le fait qu'il y a plutôt une régression des idées les plus réactionnaires sur ces trois terrains là notamment bon euh donc la montée de l'extrême droite ne peut pas être pensée comme une simple expression sur le terrain électoral d'une droitisation en quelque sorte culturelle de la société française qui était aussi par exemple le thème de Sarkozi he quand Sarkozi nous dit la France de toute façon est droitisée ne l'a jamais été autant en quelque sorte c'est une prophétie c'est il cherche à faire un discours performatique c'est performatif il essaie de de de faire la droitisation en en disant la droitisation bon euh l'autre d'autres il y a d'autres idées qui circulent sur la montée de l'extrême droite alors il y en a une qui qui m'agace particulièrement qui porte d'ailleurs initialement sur le vote d'extrême droite qui qui consiste à dire finalement le vote d'extrême droite c'est simplement l'expression d'une sorte d'une bêtise d'un manque d'éducation d'un manque d'instruction d'une forme d'ignorance et cetera alors outre le fait que et et notamment parfois d'un manque de diplôme il faudrait que les gens fassent plus d'études et puis il comprendraient finalement que ça sert à rien de voter pour l'extrême droite et cetera bon outre le mépris de classe qui en général qui généralement s'exprime à travers ce ce type de position on comprend mal comment ça pourrait expliquer la montée de l'extrême droite étant donné que depuis 50 ans il y a eu une explosion scolaire il y a une explosion des diplômés une montée pour le coup assez inexorable de la part des de de la part des de la population qui a le privilège aujourd'hui de faire des études donc ça clairement c'est à la fois plein de mépris de classe et je pense que typiquement il faut se débarrasser des attaques sur bardellaa qui a pas fini sa licence de je sais pas quoi de Gé phie machin tout ça tout ce genre d'attaque ne sert absolument à rien et PARM ne permet absolument pas de comprendre ce qui s'est passé dans la politique et la société française et qui a produit cette montée de l'extrême droite il une autre idée je finirai sur les idées fausses là-dessus qui qui circule beaucoup enfin qui circule qui est parfois dans les têtes y compris notamment chez les journalistes sur la montée de l'extr c'est l'idée que finalement cette montée de l'extrême droite ce serait le produit simplement des des talents de tribin de Jean-Marie Le Pen dans les années 80 de du génie stratégique de Florient Philippo ou Marine Le Pen dans les années 2010 ou de l'habilité communicationnelle sur TikTok de de Jordan Bardella et là encore il me semble que ça ne permet pas de de comprendre les dynamiques complexes mais les dynamiques politiques économique social idéologique qui ont permis le le la montée deextrême je donne juste un exemple Jean-Marie Le Pen était tout aussi un tribun talentux indéiablement dans les années 70 quand le quand le FN le frond national était un groupuscule de quelques centaine de de militants et que le le FN faisait moins de 1 % à toutes les élections quand il arrivait à se présenter bon qu'est-ce qui la question c'est qu'est-ce qui se passe pour que les talents en quelque sorte de tribin ou les discours de Jean-Marie Le Pen arrivent à dans des oreilles disposé à entendre ce discours à partir en gros de 4 1983 1984 et c'est là qu'on entre en quelque sorte dans le dur de l'explication de la monté de l'extrême droite j' je balance en en 2 secondes parce que je pense que je je suis déjà vers la fin de mon temps je sais pas quelle heure il est mais puis je suis en train déjà de de parler de plus plus vite parce que je vois que mon temps s'écoule euh je dirais que à voir si tout le monde est d'accord les dessus à la tribune c'est pas sûr mais il me semble qu'il y a un mécanisme absolument assez simple et absolument fondamental dans la montée deextrê et qui s'est réactivé à différents moments de l'histoire politique française des 40 dernières années il y a le fait que les politiques néolibérales mises en œuvre par la droite mais en premier lieu d'ailleurs en réalité par le Parti socialiste enfin de la manière la plus forte par Parti socialiste en 83 à partir du tournant de la rigueur elles ont précarisé elles ont appauvri des segments entiers de la population elles ont mis en concurrence elles ont alimenté une peur une crainte du déclassement pour soi-même pour ses enfants et cetera et dans le même temps ces mêmees partis y compris le Parti socialiste à peu près dès la même époque en fait quelques à quelques années de décalage donc dès les années 80 ont politisé dans un sens xénophobe notamment euh réactionnaire euh la question de de de l'immigration on construit en quelque sorte une figure progressivement de l'ennemi de l'Intérieur qui a été au départ l'immigré ou les immigrés notamment les immigrés post-coloniaux notamment les immigrés d'origine maghrébine et puis à partir des années 2000 ont affiné en quelque sorte cette idée de et cette figure de l'ennemi de l'Intérieur à travers la figure du jeune musulman de quartiers populaire et donc en fait c'est c'est ça le le cocktail à mon avis fondamental de qui qui prépare la montée de l'extrême droite d'un côté la mise en concurrence la montée des inquiétudes et des des et des craintes de déclassement dans des segments importants de la population et en même temps le fait de bâtir cette figure de l'ennemi de l'Intérieur qui en gros qu'il faudrait châtier ou ou ou minorer et cetera pour que la majorité et implicitement la majorité blanche retrouve en quelque sorte ses ses conditions de ses conditions de vie euh alors j'ai j'ai passé mon temps ou ça va euh juste quelques mots de enfin bon voilà donc je dirais dans le contexte alors si je reprends les années années 80 dans ce contexte qui était marqué par ce tournant de la rigueur et par l'adoption par le Parti socialiste d'une orientation je dirais antiimigré antimigratoire avec par exemple mitéran qui disait le soil de tolérance a été atteint depuis longtemps en matière d'immigration ou Michel Rocard qui parlait de la misère du monde que la France ne pouvait pas accueillir dans ce contexte marqué par des trahisons de la gauche mais aussi par un affaiblissement du mouvement ouvrier du mouvement syndical en particulier évidemment l'extrême droite a trouvé un terrain politique particulièrement favorable pour son développement notamment je dirais parce qu'elle a été capable de parler et elle est capable en réalité de parler c'est c'est un peu le caractère aussi protéiforme de son idéologie mais de parler je dirais au à trois aux trois grandes classes en quelque sorte dans la société aux classes dominantes en leur faisant miroiter à la fois le maintien des politiques néolibérales en réalité derrière le vernis idéologique qui est celui de Le Pen et Bardella aujourd'hui mais le maintien des politiques néolibéral mais en leur faisant miroiter la base sociale et électorale dont dispose actuellement l'extrême droite on va pouvoir continuer les politique néolibérale parce que contrairement à Macron qui n'a plus que qui n'a plus quasiment aucune base sociale réelle à part une partie des retraités et cetera nous on est suivi en quelque sorte par des pan importants de la de la population française qui nous que l'on influence que qui nous écoute et cetera l'autre promesse qui est faite aux classes petite bourgeoise aux couches moyennes et cetera c'est en quelque sorte de les préserver alors ça c'est évidemment c'est plus implicite c'est dans les discours et cetera c'est c'est logé en quelque sorte en creux dans leur discours c'est on va vous protéger de la promisc é avec l'ennemis de l'Intérieur en quelque sorte avec les minorités religieuses avec les musulmans et les musulmanes avec la avec les classes populaires d'ailleurs en réalité que ce soit sur dans dans le dans le monde du travail à l'école avec vos enfants et cetera et puis pour les classes populaires il y a une promesse de la part de du du RN et anciennement du du Fond national qui est la Prom une promesse qui était déjà faite par les fascistes de l'entre de guerre en quelque sorte la promesse d'un ordre nouveau on va construire un ordre nouveau dans lequel vous serez enfin respecté ou ou notamment on on euh vous qui êtes les vrais propriétaires de la nation notamment en tant que Français dit de souche en tant que vrais Français mettons des desnormes guillemets dans cette affaire autour de ces mots mais vous serez enfin considéré comme le cœur de la nation et non plus non plus mis sur le sur le bas côté au profit de ceux qui n'ont aucun droit sur la nation parce qu'ils sont issus notamment des du Sud du Sud global alors quelques mots de de conclusion euh parce qu'on m'a demandé de conclure dessus est-ce que l'extrême droite peut arriver au pouvoir et qu'est-ce que ça qu'est-ce que ça signifie en je sais pas si je peux répondre à cette question en une seconde enfin 30 secondes euh alors bon d'une certaine manière quand j'ai écrit le le premier bouquin que j'ai fait sur ces questions qui s'appelait la possibilité du fascisme en 2018 les réactions étaient soit un peu incrédule ou ça allait en fait de du sentiment que ce que je racontais était un peu grotesque notamment à travers le l'emploi du terme de fascisme comment peut-on parler de fascisme en alors c'était l'époque en 2018 est-ce que c'est pas complètement à côté de la plaque le fascisme c'est l'entre de guerre tout ça n'a rien à voir ce sont de vagues populistes ou une droite relativement Durre et cetera bon je pense que aujourd'hui enfin j'ai l'impression queon est de plus en plus à être convaincu que évidemment l'extrême droite contemporaine a quelque chose de fondamental à voir avec les fascisme de l'entre de guerre notamment dans son idéologie raciste suprémaciste coloniale et cetera euh l'autre sentiment qui qu'il y avait quand quand quand j'avais commencé à à parler de la l'arrivée au pouvoir de de l'extrême droite c'est d'une certaine manière l'idée que c'était enfin que de toute façon ça n'arriverait pas nous sommes dans la patrie des droits de l'homme en réalité la patrie de la Déclaration des droits de l'homme ce qui n'est pas tout à fait la même chose et que de toute façon en 2017-28 c'était pas vraiment l'ennemi ou l'adversaire qui nous semblait principal puisqu'il y avait le macronisme et puisque à ce moment-là juste après les élections 2017 il y avait cette idée qui circulait un peu de chez pas mal de gens que le F avait atteint le maximum de ce qu'il pourrait faire et puis Florient Philippo était parti Marion maréchal aussi et puis ils avaient pas eu beaucoup de députés en 2017 et donc finalement la menace était derrière nous et manifestement c'est pas exactement ce qui s'est passé et puis il y a aussi une réaction qui continue d'avoir lieu qui est parfois dans dans une partie de la gauche radicale je dirais qui est arrêz de nous baciner avec ces histoires de fascisme et d'extrême droite c'est vraiment pessimiste parce que la classe travailleuse est à l'ofensive regardez il y a des grands mouvements et cetera pourquoi se pourquoi s'emmerder avec cette question de avec cette question de l'extrême droite ça je pense que c'est vraiment en DESS ça des enjeux puisque précisément il y a une menace de type de type fascisante dans dans dans ce pays euh voilà donc euh je crois que on est de plus en plus je l'ai dit convaincu euh et c'est bien c'est bon de de le sentir et j'ai j'ai j'ai vu hier les débats autour de François Ruffin et de de Raphaël Arnaud et cetera je j'ai l'impression que on est vraiment de plus en plus convaincu que il y a une course de de vitesse il y a euh une course de vitesse entre la gauche d'émancipation la gauche de rupture et et et l'extrême droite et je finirai juste sur une sitation une citation de de gramchi làdessus très simple qui qui nous disait on ne peut pas prévoir grandchose en matière de lutte on peut pas prévoir justement la victoire ou la défaite la seule chose qu'on peut prévoir scientifiquement nous disait-il c'est la lutte donc voilà ce qui nous reste à faire sur tous les terrains le terrain syndical le terrain intellectuel le terrain politique le terrain des luttes féministes écologistes antiraciste et cetera c'est de lutter et d'une certaine manière ici le là encore je dirais le destin est entre nos mains en matière d'antifaschisme comme en matière de transformation de la société plus [Applaudissements] globalement bonjour et merci également pour pour l'invitation euh je suis très contente d'être là et très contente du coup de pouvoir parler de la question du racisme et de la place que prend du coup la le racisme et les questions raciales à l'extrême droite et donc pour nous à gauche dans la lutte contre l'extrême droite peut-être pour commencer et pour revenir et faire le du coup le lien avec ce que disait Hugo sur ce que c'est le fascisme et du coup ce que sont les les processus de fascisation ça a contrairement à peut-être d'autres formes de droitisation de la société à mon avis comme comme élément distinctif la question de l'opsession de la pureté euh de la pureté de la nation du corps national et donc de la pureté raciale avec cette obsession que il faudrait délimiter les frontières de la race et mettre de l'énergie à les sécuriser à les protéger ce qui crée du coup pour du coup le les états fascistes un état d'obsession paranoïaque à sécuriser ses frontières d'où le totalitarisme aussi et cette focalisation sur l'ennemi de l'Intérieur qu'il faut à tout près expurger puisque il met fondamentalement en danger le corps national dans sa sa vision de de pureté qui est évidemment une une création mais qui est aussi une obsession et donc c'est ça qui amène avec avec soi toute toute la question des dispositifs sécuritaires de l'obsession sur les frontières évidemment de de tout fermer de de nettoyer de purifier le corps national et la diffusion d'un discours permanent du danger du danger qui serait là donc sous la forme évidemment que ce soit la 5e colonne de des musulmans en France que ce soit le grand emplacement cette idée que fondamentalement quelque chose est en danger et ce qui est en danger ce serait cette cette hypothétique identité française qui serait du coup l'identité blanche et du coup je pense que ça dire ça c'est dire aussi que le racisme sous la forme donc de la de la suprématie blanche c'est un socle majeur sinon le socle à mon avis majeur de du fascisme et des processus de fascisation ce qui est spécifique peut-être à l'extrême droite et au projet fasciste c'est que c'est un projet racial c'est pas c'est pas aneddotiquement à côté il se trouve que par d'illeurs on utilise le racisme on utilise cette question là comme un à côté pour faire progresser c'est que le projet en lui-même est un projet racial c'est un projet racial pour la nation et c'est ça aussi qui différencie l'extrême droite d'autres formations politiques puisque il est évident que l'extrême droite a pas le monopole du racisme le racisme est évidemment présent partout il est présent évidemment à droite mais il est présent aussi à gauche il est aussi présent dans la gauche radicale sous sous d'autres formes mais ce qui différencie radicalement les parties d'extrême droite et les partis fascistes c'est qu'ils en font un projet pour la société avec cette idée que on va avoir un état une nation une race et que c'est ça en fait le projet qu'on veut pour l'avenir mais du coup euh ça veut dire aussi que la lutte contre le racisme elle est forcément au cœur du projet antifasciste c'est forcément le la la base sur laquelle il faut avancer et que si par ailleurs c'est par le racisme que progresse le fascisme et que progresse du coup la fascisation société c'est aussi sur le racisme qu'il faut que se positionne la gauche et que c'est sur le terrain de l'antiracisme qu'il faut être extrêmement solide pour justement faire un frein à cette progression là et bon Hugo l'a dit je pense que ça va être aussi ça va transparaître de certains éléments de de ce que je vais dire là-dessus il faut aussi que la gauche continue son autocritique disons elle l'a commencé et il y a des choses qui ont bougé à gauche sur cette question NOTAM sur la question de l'islamophobie euh mais c'est pas suffisant je pense c'est pas suffisant et contrairement à ce que certains essayent de faire [Musique] croire certains essayent de faire croire que la gauche tout à coup et en particulier la France insoumise serait devenue je veux dire d'ailleurs ne parlerait plus que de racisme et que à les écouter en écouter certains je veux dire il n'y a que la lutte contre le racisme contre l'islamophobie et pour la libération de la Palestine qui indresserait la gauche je pense que en réalité c'est quand même un petit peu exagéré et que on a encore beaucoup de chemin à faire sur la question de la prise au sérieux de de la lutte contre le racisme et qu'on en est loin je pense que là où il faut que on avance notamment c'est dans la manière dont on parle du racisme et dans la manière dont on dont on comprend ce que c'est le racisme et je pense que fondamentalement là la gauche a encore un peu de de marge sur sur comment on en parle et comment on le comprend parce que on reste encore trop souvent dans une compréhension morale du racisme c'est-à-dire de comprendre que ce serait voilà quelque chose de l'ordre de alors soit déjà des préjugés individuels ou quelque chose qui se sutirait voilà dans l'ordre du bien mal et de comprendre ça comme du coup quelque chose qui relèverait aussi un peu juste il suffirait d'une déclaration d'intention antiraciste pour avoir fait le travail ce qui est loin d'être le cas à mon avis mais donc de comprendre fondamentalement que le racisme est un rapport de domination un rapport de domination qui comme d'autres rapports de domination dans la société crée des groupes antagonistes et donc crée des groupes de personnes qui sont désignées comme des personnes blanches et des personnes non blanches et qui comme d'autres rapports de domination comme le genre comme la classe fonctionne sur unandantagoniste ça veut dire queil y a un groupe racialement dominant et il y a des groupes racialement dominés et ça on peut pas faire l'impasse sur sur ça parce que ça veut dire que du coup il faut prendre au sérieux le racisme en tant que domination blanche c'est-à-dire en tant que un système dans lequel le groupe désigné comme blanc exerce une domination sur les groupes désignés comme nom blanc et cette domination elle est très souvent et y compris je ve dire là-dessus le parallèle avec le genre fonctionne bien elle est très souvent inconsciente voire involontaire parce que c'est structurel justement parce que en fait ça définit des positions dans la société ça définit en fait où est-ce que vous êtes et où est-ce que vous allez finir surtout ça ça définit des parcours de vie ça définit en fait la distribution des chances des opportunités évidemment des richesses aussi mais aussi voilà des logements du travail et donc ça veut dire aussi que il faut accepter de nommer les choses ce qu'on a bien du mal à faire en France et même si ça bouge ça ça continue à être assez timide il faut accepter de nommer le fait que le racisme crée des groupes et ça veut pas dire que ces groupes existent naturellement voilà ou biologiquement ou que sais-je mais ça veut dire que socialement oui il y a des gens qu'on identifie comme faisant partie d'un groupe ratiellement dominant et des gens qu'on identifie comme faisant partie de groupe ratialement dominé je pense qu'un autre point important mais ça Hugo l'a l'a dit un peu donc je vais peut-être passer un peu vite là-dessus mais c'est de se rappeler à quel point l'islamophobie joue un rôle central dans la question de du projet d'extrême droite et du projet fasciste aujourd'hui notamment parce que ça fait des années et je me rappelle que j'ai regardé il y a déjà 10 ans j'avais fait une formation dans un groupe antifasciste parisien sur la question des recompositions de l'extrême droite et de du rôle de l'islamophobie donc ça fait c'est en 2014 donc ça commence à donc on répète les mêmes choses depuis un moment mais ça vaut le coup de les répéter ça fait donc des années que l'ensemble des extrêmes droites européenne se recompose de manière essentielle autour de la question de l'islamophobie et que s'il y a un point qui les met tous d'accord c'est que l'islam serait le problème principal c'est d'ailleurs ça qui permet euh et c'est terrible à constater mais c'est c'est le cas qui permet à certains endroits que ces extrêmes droites là face alliance avec l'extrême droite israélienne puisque il y a un même ennemi commun ce sont les musulmans extrême droite israélienne qui apparemment est prête à s'allier avec le parti fasciste autrichien rempli de néonazi littéralement en se disant mais oui mais en fait les seuls à faire barrage au danger islamistes en Europe c'est l'extrême droite donc allons-y mais dire ça et dire du coup que la figure de l'ennemi intérieur a un peu changé et s'est déplacé des Juifs au musulmans ça veut pas dire que l'antisémitisme a disparu on le sait euh l'antisémitisme est toujours là d'ailleurs il y a parmi l'extrême droite ils sont pas tous d'accord sur la place queon peut donner aux personnes juives est-ce qu'on les tolère est-ce qu'on les tolère pas donc ils ont leurs propre petit débat entre antisémite euh mais par contre c'est prendre au sérieux le fait que aussi la forme et la fonction de l'antisémitisme a changé notamment comme disons terro central et commun des extrêmes droites euh donc je pense qu'il faut pas oublier que l'antisémitisme continue d'exister et continue de structurer tout un tas de de groupuscules mais il faut comprendre aussi que il y a une utilisation stratégique de l'islamophobie et que c'est donc sur cette questionl précisé que ils appuient et qu'ils appuient pour se structurer pour se fédérer et pour étendre leur influence d'où l'importance que la lutte contre l'islamophobie doit prendre dans la gauche et comme le disait Hugo on a on a pris un sacré retard sur le sujet qui est en train d'être un peu rattrapé mais il y a un vrai retard mais de de prendre au sérieux le rôle queon veut faire endosser aux musulmans comme comme ennemi intérieur je pense que un autre élément aussi sur la la question de comment l'extrême droite progresse et un peu enfin de se poser la question sur l'électorat de l'extrême droite euh en effet le problème est pas que l'électorat d'extrême droite serait pas assez éduqué ou on aurait pas bien compris par contre un vrai problème qu'on a c'est que c'est un électorat qui a un vote raciste et je pense que c'est important de le dire et c'est important de le dire sans se dire que du coup ça veut dire que on arrête de s'adresser à ces millions de gens mais il faut prendre au sérieux que la composante raciale et raciste dans le vote RN elle est essentielle et c'est ce que montre un un collègue politice qui a travaillé sur l'électorat Félicien for qui a travaillé sur l'électorat Ren et qui dit en réalité qui intervient en effet qui écrit dans le dans le livre coordonné par par Hugo mais qui explique bien que en fait la force de de de l'extrême droit la FR du discours du RN c'est de permettre en fait de d'interpréter sa peur du déclassement qui est d'ailleurs plutôt une peur du déclassement qu'un déclassement réel c'est d'ailleurs plutôt la classe qui sent qu'elle est en train d'être déclassée et a peur d'être déclassé plutôt que les classes les couches les plus popérisé de la la société qui vote RN mais donc d'articuler cette per du déclassement selon des lignes raciales c'està-dire en même temps parler du pouvoir d'achat mais exactement au même moment qu'on parle du pouvoir d'achat de pointer comme responsable de la perte du pouvoir d'achat les immigrés les musulmans euh les gens d'à côté et cetera et que ça c'est important parce que du coup on peut pas faire comme s'il y aurait d'un côté une question soi-disant une question sociale donc une question de classe et de l'autre des petites questions sur oui il y a le racisme et cetera mais c'est une autre question et nous à gauche on va s'intéresser à la question sociale parce que c'est ça l'important et il faut parler à ces classes is qui ont peur du déclassement elles ont pas juste peur du déclassement elles ont peur du déclassement et elles articulent ça dans un discours raciste c'est important de le savoir parce que à force de dire oui mais voilà il faut parler des questions sociales faut parler aux classe ouvrière faut qu' aux classes populairire BL BL bla et puis du coup la question du racisme serait relégué à des questions soit-disant sociétales ce serait déjà faire comme si il y a pas de personnes non blanches dans les classes populaires ce qui est fort quand même parce que je veux dire évidemment que les personnes non blanches sont massivement dans les classes populaires et que du coup en l'occurrence les personnes non blanches qui sont massivement dans les classes populaires elles elles ont bien compris que c'était pas vraiment dans leur intérêt de voter pour le RN et donc je pense qu'il faut arrêter cette opposition systématique entre il aurait les classes populaires donc sous-entendu blanche d'un côté et il y aurait en gros les banlieux non blanch de l'autre comme si en fait il y avait pas de pont entre ces deux groupes parce que à faire ça du coup on fait comme si on pouvait parler de questions de classe sans en fait devoir aussi parler de la question du racisme et la prendre au sérieux je pense aussi que un point on a l'international qui qui raisonne derrière nous un point important aussi dans la manière dont on parle du racisme et dont on le prend au sérieux du coup dans dans notre discours et dans notre lutte contre l'extrême droite c'est qu'il faut qu'on arrête de considérer que le racisme serait avant tout soit de la haine soit de la méconnaissance soit de l'ignorance et que donc la solution pourrait être le mélange l'harmonie le métissage mais aussi je dois le dire puisque je suis ici je pense qu'il faut aussi arrêter de parler de créolisation comme solution au racisme je pense que si l'amour et la proximité étai des solutions à la domination dans ce cas-là les couplesérosexuels seraient la solution au sexisme et au patriarcat et du coup c'est pas le cas je le dis parce que je pense que ça manque le point en fait la domination elle peut très bien s'accommoder d'amour elle peut très bien s'accommoder modé de proximité c'est juste deux sujets différents et c'est deux sujets différents aussi de savoir si est-ce que nos sociétés se mélange bien sûr qu'elle se mélange et là-dessus Jean-Luc Mélenchon a raison la créolisation c'est un constat mais la créolisation c'est un constat et ça a jamais fait baisser le racisme euh je suis d'origine haïtienne je suis bien placé pour savoir que les sociétés caribéennes qui sont celles dans lesquelles la théorie de la créolisation s'est développée sont des sociétés créolisées par définition évidemment évidemment queil y a eu tout tout un élément de syncrétisme entre voilà les éléments culturels des colons ceux des esclaves africains des Premières nations qui étaient là et cetera bien sûr et en même temps les sociétés caribéennes sont des sociétés qui sont massivement organisées sur la hiérarchisation sur l'exploitation sur la domination y compris raciale donc c'est que fondamentalement ça peut pas être ça la réponse on peut pas juste se dire bah en fait il y aurait en gros une issue et on pourrait juste parler en fait de on va se parler et puis on va se connaître on va apprendre à se connaître et puis ça va donner une harmonie joyeuse et c'est là-dedans que finalement le racisme va se dissoudre parce que ça fonctionne pas comme ça parce que ça fonctionne pas comme ça tant qu'on parle pas d'égalité et de justice sociale y compris sur les questions raciales et je pense que la lutte contre contre le racisme elle mérite un peu plus que des jolies formules et des formules qui certes voilà sont poétiques sont et donnent envie mais elle mérite plus que ça parce qu'elle mérite aussi des réflexions sur des politiqu publiques concrète de résoption des inégalités qui demeure massive en France et que c'est là-dessus en fait qu'il faut qu'on avance c'est-à-dire qu'est-ce qu'on propose concrètement pour faire diminuer le le racisme dans la société française qu'est-ce qu'on a à proposer évidemment sur la question de la police sur les violences policières mais qu'est-ce qu'on a à proposer sur voilà l'accès à l'emploi l'accès au logement qu'est-ce qu'on a à proposer sur la question de l'école quand on sait que des jeunes quand ils sont noirs et arabes sont beaucoup plus orientés vers les lycées pro que quand ils sont blancs à note égale qu'est-ce qu'on a à proposer sur la question de la santé quand on a des médecins qui ont fait une enquête à Montpellier encore cette année qui mont que à symptôme égal les patients qui sont perçus comme nom blanc leur cas est considéré moins grave que des patients blancs et donc ils sont moins bien pris en charge qu'est-ce qu'on a à proposer en fait sur tous ces sujets qui sont des sujets très concrets et auquel on peut pas juste se contenter de répondre que on va faire progresser le vivre ensemble ou l'intégration ou je ne sais quoi parce que déjà y compris je pense que bon il faut avancer sur la question de de l'intégration il faut arrêter aussi de penser que la question du racisme et que le problème du racisme en France elle ne concerne que les immigrés les Primot arrivants et cetera on en est à la 2e 3e 4e génération de Français qui sont perçus comme nonom blanc et qui vivent le racisme ça sert à rien d'avoir un discours sur l'intégration c'est pas le sujet par contre le sujet ce sont les inégalités c'est la domination et c'est là-dessus qu'il faut qu'on avance pour justement être un peu plus et être un peu plus à la hauteur des enjeux pour contrer justement l'extrême droite et la manière dont elle utilise ses inégalités pour continuer à fracturer la société merci à tous les deux alors on a essayé de de d'articuler nos différentes interventions pour queell soi complémentaire je je veux d'abord dire un mot en effet de l'importance pour nous de d'organiser cette conférence sur la lutte contre l'extrême droite dans la période puisque évidemment l'année électorale passée n'a fait que confirmer une lente progression électorale de l'extrême droite avec le choc des européennes et avec le score également aux élections législatives que pour ça on a besoin d'outils d'anal sérieux et je veux le dire si si évidemment il y a un éléphant dans la pièce quand même qui est le débat qui nous traverse sesé jour-ci qui a été évoqué par les deux précédents intervenants et notamment les critiques en communautarisme et en non prise au sérieux de l'enjeu de l'extrême droite qui ont été porté contre la France insoumise et le fait que des temps d'échanges comme ça visent en effet à répondre à ce type de de condamnation relativement absurde ou en tout cas pas assez nourri par des réflexions sérieuses sur l'antiracisme sur la question du féminisme l'Inter l'intersectionctionnalité des dominations et la façon dont on y répond par des propositions et par une lutte antiraciste contre l'extrême droite acharnée donc je veux le dire évidemment cette conférence comme d'autres vise à nourrir cette discussion et à le faire le plus intelligemment possible parce que ce livre euh il est sans doute criticable Hugo a déjà esquissé des pistes pour dire qu'on pourrait compléter en effet parce que c'est le c'est le le première pierre dans la réflexion euh de l'Institut labo ici notamment avec euh ce qui se fait de mieux en sciences sociales quoi des gens qui ont réfléchi à leur sujet et que pour avoir une analyse correcte de préconisation de qu'est-ce qu'on fait pour battre l'extrême droite ou au moins la contrée il faut à minima la comprendre l'analyser la décrypter euh autrement avec des intuitions euh réalisées dans des balades de proximité voilà c'est un travail qui est sérieux et donc qu'on essaie de mener sérieusement parce que évidemment on a connu ce surcis au moment de la création du nouveau front populaire alors que 27 sondages sur 27 donnai le rassemblement national grand gagnant des élections et que ça nous était répété pour nous Bour le crâne en boucle et en boucle et donc oui on a gagné on est arrivé en tête des élections législa mais et je le dis mais ça nous donne une responsabilité d'autant plus grande pour que ce soit un mouvement profond où on reprend du terrain et où on prend au sérieux l'alerte qui est maintenant à son niveau maximal c'est-à-dire que la prochaine fois ça peut être la présidentielle et donc la prise du pouvoir et donc arrivver à un niveau où comme l'a dit Hugo et comme l'a dit Soline il y a une menace existentielle pour plein de gens et en premier lieu les plus dominés les plus opprimés dans notre société et notamment les personnes racisées et donc c'est pour ça qu'il faut le prendre avec sérieux et avec gravité et éviter les évidences les Yaka faucon et cetera si ça avait été si simple évidemment on l'aurait fait il y a des choses à améliorer on va le faire mais pour ça faut encore connaître cet objet alors pour commencer je voulais dire que dans ce livre on a des éléments sur la sociologie électorale du rassemblement national et notamment pour déconstruire des idées reçues euh qui sont extrêmement agassçante c'est-à-dire les ouvriers votent RN les pauvres votent RN la ruralité vote RN les jeunes votent Ren que sais-je ce type de catégorie n'est pas mobilisable s en est un tout petit peu sérieux d'abord parce que en soi elles sont diverses ça existe pas la ruralité française il y a des endroits différents avec des histoires culturelles politique différentes des modes de socialisation qui sont différents pour les gens et enfin des gens qui résident qui ont des intérêts de classe qui sont aussi divergent donc essentialiser comme ça des catégories n'amène pas grand-chose au débat sinon l'amener à un point de blocage donc la première chose c'est que dans ce bouquin il y a des éléments qui permettent de l'affiner et sur les électeurs rassemblement national il y a notamment le fait que euh contrairement euh peut-être à une idée reçue ce ne sont pas toutes les classes populaires qui votent rassemblement national évidemment et puis ensuite ce sont majoritairement et de manière assez pivot en fait des classes intermédiaires c'est-à-dire classe populairire ou classe moyenne basse qui ont plutôt peur d'un déclassement ça a été dit avant moi mais qui ont accédé à un emploi emploi qui peut être précaire mais qui ont accédé à un emploi qui ont pu accéder ou qui rêvent d'accéder à la propriété d'un logement qui ont une soci socialisation de proximité avec des leaders d'opinion locaux qui est importante et donc pour ne prendre qu'une des idées reçues agaçantes dont je parlais juste avant les ouvriers votre ARN et donc reparler du travail parce que supposément on aurait arrêté de parler du travail les ramèneraiit magiquement à nous en gros je prends ce postulat là si j'essaie de le l'analyser Félicien fi d'abord explique que les les sciences sociales se sont beaucoup focalisées sur sur les perdants de la de la mondialisation les oubliés les les gens qui ont subi la désindustrialisation et cetera et que ça a créé un phénomène enfin ça a éclairé un phénomène qui est réel mais qui ne doit pas être surestimé parce que le comportement électoral majoritaire chez la catégorie ouvrier reste l'abstention électorale et donc la distance vis-à-vis du politique et que le vote de gauche par ailleurs reste extrêmement fort aussi chez cette catégorie des des des ouvriers qui là aussi ont des réalités très différentes c'est-à-dire que c'est pas la même chose d'être ouvrier dans une usine ou ù le le syndicat est très fort il y a une histoire de lutte de résistance et cetera c'est pas la même chose d'être une personne ouvrier et racisé ou non c'est pas la même chose d'être dans un sentiment d'ascension ou content de son travail ou de déclassement social par rapport à la génération précédente bref tout ça pour dire que cette catégorie aussi elle elle est à à nuancer mais il montre également que le socle électoral majoritaire du RN il est donc pas chez les ouvriers mais chez les commerçants les employés les retraités notamment et que les possibilités de gros SC de l'extrême droite notamment en mobilisant ces catégories comme des catégories pivots qui vont banaliser les idées de l'extrême droite aller convaincre les autres être relativement crédiible dans leur entourage pour faire prescription un petit peu au moment des périodes électorales et cetera que les mobiliser est un impératif électoral pour l'extrême droite et c'est Yann lelan cette fois-ci dans le dans le bouquin aussi qui complète le fait que cette préconisation de parler supposément aux ouvriers en parlant du travail ce qui les ramènerait magiquement à nous et fondé aussi sur un une ces cité pour reprendre ce mot-là c'est que les les classes populaires qui votent RN sont en matière de travail et d'emploi sur des intérêts des positionnements qui sont généralement antagonistes aux valeurs de gauche en fait c'est un présupposé xénophobe qui s'articule avec une défense des intérêts des employeurs pour le dire très rapidement mais donc c'est un vote de rejet et un vote de projet un vote de projet où en gros pour le dire vite le néolibéralisme ne peut plus être remis en question c'est une compétition entre les individus et pour ne pas être les plus déclassés de cette compétition entre individus il vaut mieux que ce soi les étrangers les immigrés les personnes racisées qui soient les perdants de cette compétition pour se hisser au-dessus ce qui est une logique de domination et d'établissement d'une hiérarchie raciale comme ça a été dit juste avant moi c'est donc pour ça que ça ne sert à rien de gommer l'antiracisme dans notre lutte contre l'extrême droite parce qu'en fait c'est central ce ressort raciste dans la compétition néolibérale dans la compétition économique dans les pressions vis-à-vis de la structure du travail dans le sentiment de déclassements que peuvent connaître les gens et donc en gros l'extrême droite brouille la lutte des classes en faisant une lutte des races que nous devons inlassablement dénoncer et décrypter comme ce qu'elle est le deuxième élément dans la montée du rassemblement national ça a été dit assez rapidement mais c'est les déceptions de celles et ceux qui qui sont passés dans les gouvernements précédents Hugo tu es remonté jusque dans les années 80 il y a déjà une moi je suis plus jeune peut-être mais en tout cas il y a une claire continuité entre les politiques Sarkozy Hollande Macron qu'on connaît maintenant et notamment Hollande pour le dire la la gauche qui a gouverné à ce moment-là mais en fait au périodes précédente c'était pareil à continué la casse des services publics continuer de stigmatiser les personnes rciées les immigr les étrangers en faisant des politiques làdessus et continuer de dstructurer les structures du travail les entreprises ce qui restait ce qui crée une grande confusion et un sentiment grosso modo de tous les mêmes dont le rassemblement national s'exonère en disant nous nous n'avons jamais été au pouvoir et cetera ça ça a fait beaucoup de mal aussi et c'est un facteur explicatif de la monté du RN et le troisème que j'ai identifié c'est à la fois le rôle des médias notamment le groupe Boloré dans son dans son dans son aspect le plus visible et et caricatural qui mène une entreprise idéologique au profit des idées d'extrême droite et d'extrême droitisation de la société et l'accompagnement idéologique du RN par d'autres forces politiques et notamment l'extrême centre de Monsieur Macron avec la loi immigration et la question de la préférence nationale que Madame Le Pen a qualifié de victoire idéologique les les références à amoras et à Pétin qui ont été complètement banalisées et les dérives autoritaires les lois autoritaires sécuritaires qui se sont multiplié et qui installe aussi un climat tout ça a conduit médias et accompagnement idéologique de l'extrême droitisation tout ça a conduit à une augmentation substantielle de leur nombre d'élus et donc à être conforté dans les institutions 2017 ils étaient 8 2022 ils étaient 89 2020 24 ils sont 143 à l'Assemblée nationale c'est pour ça que je dis que il nous faut prendre cette question avec beaucoup de gravité c'est pour ça aussi que Emmanuel Macron ne représente pas un barrage mais un march-pied à l'extrême droite et c'est pour ça aussi que nous avons refusé de d'accepter la rhtorique ou la logique du Front républicain 10 front républicain parce que nous avons désisté des candidats quand il était certain qu'il y aurait un député rassemblement national de plus et nous avons eu raison de le faire parce que c'était notre honneur et notre devoir ils sont 143 ils auraient pu être plus mais nous l'avons fait pour ce en quoi nous croyons et sur la base d'un programme et pas d'une coalition baroque qui irait artificiellement jusqu'à la macronie qui je le redis a accompagné la progression de l'extrême droite et va continuer de le faire là dans le le règne Barnier nouvelle mouture la deuxième chose que je voulais dire après avoir dit pourquoi ils sont forts c'est le fait qu'ils ont des faiblesses et des contradictions qu'il nous faut continuer à les pointer appuyer dessus euh d'abord pour pas se résigner et euh ça a été dit aussi avant moi il y a quelque chose d'un peu écrasant quand on est des militants de gauche radicale à voir ces résultats électoraux ils ont aussi des faiblesses la première c'est euh la faiblesse de l'arnaque antisociale en fait leur électorat a des intérêts de classe divers argent donc ils font les yeux doux à des élites économiques on a vu monsieur bardellaa aller avec les patrons du mdeef on l'a vu effacer des mesures sociales de son programme pour ne pas trop inquiéter et ils ont un socle aussi dans les classes populaires qui ont des intérêts de classe divergents avec ces élites économique ça c'est une faiblesse parce qu'en réalité ça les conduit à effacer des pans entiers de leur programme ça les conduit à des votes contre des marqueur pouvoir d'achat et cetera à l'Assemblée nationale et ça les conduit à venir en circonscription pouvoir se présenter comme les grands garants du pouvoir d'achat mais à ce que nous on puisse dire bah blocage des prix on l'a proposé ils ont voté contre tout comme la macronie exactement de la même façon et donc ça c'est quand même un point fort pour nous de dévoilement de ce qu'ils sont sur le fond le deuxième point qui est lié à celui-ci c'est la le manque de crédibilité programmatique ils n'ont pas fait le travail que par exemple nous nous avons essayé de faire pour être prêt à avoir un budget alternatif par exemple ça peut paraître peut-être un peu techno mais il n'empêche que Monsieur Bardella quand il dit son histoire de mesure sur la TVA sur les les sur l'énergie qui épargne en vrai les grands dirigeants des grands groupes énergétique c'est un manque à gagner de 11,3 milliards d'euros et dans son programme il n'y a pas une once de recette supplémentaire pourquoi nous on le sait c'est parce qu'il refuse de s'en prendre aux intérêts des grands groupes capitalistes et des et des des plus riches en rétablissant par exemple lesisf mais ce manque de recette fait que à un moment donné ils vont avoir des difficultés à tenir un programme des propositions qui qui qui puissent fonctionner pour un budget étatique et enfin le le la dernière la dernière faiblesse c'est le fait que c'est une opposition en carton à Macron on sait j'ai essayé de dire que la macronie accompagne le processus d'extrême droitisation et là en réalité on a vu aussi que sur la destitution il y a une grande bande rôle juste derrière derrière moi il faut signer sur macron-destitution.fr le RN ne votera pas la destitution on sait aussi queils ont présider au choix de Michel Barnier comme premier ministre et que ils ont ensuite la possibilité de la censure mais que pour l'instant ça leur convient très bien que Barnier soit sous leur pression pour faire une politique de droite ou d'extrême droite et donc ils ne sont pas dégagistes et donc ça permet aussi de dévoiler euh dans les idées le fait que il y aurait un truc vous savez on entend antiystème je pense que l'idée est un peu erronée mais qu'en tout cas ce serait dégagiste vis-à-vis du pouvoir en place en réalité ça en est la très grande continuité et puis enfin euh je crois qu'en terme de préconisation il y a rien rien de mieux que les forcer à débattre et à s'exprimer euh pendant la campagne des législatives on a vu que les 3/4 de leurs candidats étaient euh Dingo raciste antisémite ou fantôme parce que sur la majorité des affiches du rassemblement national dans le pays il n'y avait pas les photos de leurs candidats qui nétaient inconnus au plan local et on a vu qu'il y avait un très grand rôle des France 3 édition locales qui d'ailleurs avaient été menacé de privatisation dans le projet du rassemblement national qui ont convoqué des débats locaux qui ensuite ont donné lieu à des reprises sur les réseaux sociaux et cetera mais avec des millions de vues de gens qui ont démontré leur incapacité ou leur racisme ou leur antisémitisme au grand jour et ça ça a été d'aille ça a beaucoup fâché Marine Le Pen qui là est en train de préparer sa prochaine la prochaine dissolution et la prochaine opération pour avoir des candidats un peu moins grossier et je vous donne un exemple sur la désertification médicale une candidate en Dordogne qui disait moi jeux je veux faire venir des praticiens que je connais qui sont en banlieu qui sont agressés c'est les déserts médicaux donc le journaliste lui dit ben pourquoi ils viennent pas et elle elle dit parce que je ne leur ai pas encore parlé de ça mais donc cette absurdité de la qui d'ailleurs un terrro raciste extrêmement clair he donc les médecins sont en banlieu et se font agressés par les jeunes de banlieu avec tout l'IM l'imaginaire autour des personnes racisées en banlieu et elle dit ça à la télévision et on voit que c'est ça n'est adossé absolument rien en faveur de un problème qui est réellement concret pour les gens c'est-à-dire l'absence de médecins dans les déserts médicaux donc il faut à chaque fois qu'on en a l'occasion débattre avec eux les dévoiler les démasquer les mettre face à leur contradictions j' on arrive à mon troisème point qui est le fait que nous devons mener absolument la bataille des idées face à l'extrême droite et à l'extrême droitisation avec en premier lo en premier point ça a été dit longuement avant moi mais un antiracisme centrale affiché expliqué avec de la formation pour les militants y compris par exemple c'est en fait c'est la bataille idéologique inverse de celle que mène l'extrême droite dans le bouquin il y a une contribution de Samuel Bouron qui montre la construction du terme francooscide par Zemour notamment sur l'histoire de Thomas acrpol et comment des faits divers avec l'analyse idéologique accollé à à ses fait divers de l'extrême droite réussissent à réussissent à être lu à ce prisme là et donc nous nous devons mener la bataille idéologique absolument inverse avec un antiracisme qui soit central la lutte contre l'islamophobie le racisme toutes les discriminations le dénoncer inlassablement y compris quand c'est dans les politiques des macronistes qui sont des politiques de préparation du terrain de l'extrême droite le deuxième point c'est un un programme économique radical et crédible pour changer la vie des gens le le deuxième nœud c'est la question du partage des richesses et de qui on cible et nous notre notre point fort je crois c'est qu'on a pas peur de dire qui on cible je l'ai dit on cible les grands groupes les gens qui devrai payer l'ISF parce que ce qu'on veut c'est le partage des richesses pour financer des politiques de justice sociale et et des politiques en faveur de la bifurcation écologique et donc il faut continuer de le dire et enfin unir aussi autour de préoccupation communes j'ai dit tout le mal que je pense de d'une analyse géographique qui me paraît totalement insuffisante il y a des préoccupation commune par exemple les déserts médicaux entre la Scine Saint-Denis et la Creuse et ça on n jamais arrêté de parler des déserts médicaux ma collègue Daniel obono a fait une proposition de loi contre la fermeture des guichets physiques des services publ elle a fait une tournée dans tout le pays pour aller montrer que les gens face au numérique à la numérisation à la à la dématérialisation sont complètement démunis et ne peuvent plus accéder à leur droit c'est par des campagnes comme ça efficaces sur le terrain sur des sujets concret qu'on crée du commun et qu'on montre que les revendications en terme d'égalité de justice sociale c'est-à-dire avoir un médecin pour se soigner à proximité de chez soi peuvent l'emporter idéologiquement et puis mener cette bataille des idées ça suppose d'aller dans les médias dominants mais aussi de de préparer des espaces à nous j'étais à l'instant avec David dufreen c'est important qu'on ait des médias indépendants alliés qui permettent de dire les choses il y a une contribution qui vient d'une journaliste de Stre presse dans le bouquin c'est important qu'on puisse avoir des espaces comme ça nos propres espaces le journal de l'insoumission nos propres émissions de télévision et de pouvoir travailler avec eux notamment avec la bessi c'est important aussi de continuer la de mener la bataille parlementaire à l'Assemblée nationale quand on gagne sur la constitutionnalisation de l'IVG à l'Assemblée ou quand on les met en extrême difficultés sur la question des prix planchés pour les agriculteurs on marque des points sur des terrains qui ne leur conviennent pas et on réussi à imposer nos sujets donc il faut investir tous ces espaces pour donner une grille de lecture alternative et puis pour terminer et peut-être pour donner des des préconisations plus concrète entre guillemets avec beaucoup d'humilité parce que je sais que c'est un chemin qui est compliqué et que on a beaucoup de choses à faire pour s'améliorer mais je crois vraiment que il nous faut nous implanter dans les zones dures et pour ça ça nécessite des moyen tout particulier ça n'est pas la même chose de faire un porte à porte dans la Creuse avec ma camarade Catherine couturier que de le faire dans ma propre circonscription la réalité matérielle est différente et nous sommes matérialistes et donc faire un plein pour des militants ou avoir une voiture ou avoir le permis ou euh devoir aller dans des habitats comme ça dispersés tout ça a une réalité différente et donc on a besoin d'investir des forces particulièrement dans ces endroits de manière différente avec notamment l'ouverture de locaux et la campagne de locaux que mène la France insoumise elle est en cela absolument essentielle c'est des lieux où se retrouver où se où où trouver du matériel et où aller ensuite se donner de la force c'est aussi des lieux où on peut se former où on peut par exemple exemple nous avec l'Institut Labi on fait des cursus dans des zones qui sont particulièrement difficiles ou ou culturellement ou électoralement dominé par l'extrême droite et donc c'est pour ça qu'on mène cette campagne si on comprend très bien le rôle l'importance de fermer les locaux fascistes dans les villes on comprend l'importance d'ouvrir nos propres locaux dans des zones où l'extrême droite est très forte électoralement la deuxième chose en terme d'impantation c'est l'investissement des résistances locales en fait les insoumis le militantisme insoumis est non exclusif de tous les autres engagements et donc plein de insoumis sont dans des associations sont syndiqués et cetera et ce ce ce cet engagement protéiforme et multiforme c'est une force parce que il nous faut continuer à investir des lieux comme les comités desfêes par exemple c'était mon camarade Léo Valter qui disait ça pour les Alpes de Haute Provence c'est des lieux extrêmement importants de de sociabilité les associations sportives culturelles Léo par exemple m' expliqué que il y a une lutte pour la réouverture d'un planning familial c'est une lutte sur un terrain que ne veut pas que l'extrême que l'extrême droite ne veut pas qu'on occupe c'est une lutte pour les droits des femmes et pour nos droits et donc il faut continuer de la mener évidemment et ça ça nécessite d'être enserré dans des réseaux militants associatifs dans tous ces territoires et puis enfin un dernier sujet d'implantation qui à mon avis est un défi que nous avons devant nous qui est la question des municipales des élections qui arrivent qui sont extrêmement importante dans le fait de récupérer du terrain vis-à-vis de l'extrême droite parce que avoir un MRE ou une mère insoumis insoumise ça ça change tout ça se voit c'est la régie publique de l'eau quand c'est possible de la faire les cantines gratuites pour les enfants avec des circuits courts c'est énormément d'action mais avoir des conseillers municipaux aussi d'opposition par exemple au niveau local je vous parle des municipales parce que c'est des élections qui arrivent mais euh tous les tous les mandats locaux permettent d'avoir des figures locales insoumises qui sont dans les manifestations là où il y a du monde à chaque fois et donc il sera important pour nous de d'aller dans ces endroits récupérer tout ce qui peut l'être mener la vie la la bataille toujours sur notre sur nos propositions et sur un programme de rupture c'est donc une tâche immense que j'ai que j'ai que que j'ai essayé de de décrypter mais qu'on a devant nous collectivement vraiment méfions-nous des des recette miracle voilà il n'y a pas de recette miracle il y a des petites touches de choses qu'on pressend qu'on peut faire sur lesquelles on a besoin de partager et compris des expériences avec celles et ceux qui ont pu remporter des victoires contre l'extrême droite au second tour comme c'est le cas par exemple de mon camarade Raphaël Arnaud et qui l'a brillamment expliqué hier voilà donc c'est une tâche de long terme que nous avons devant nous les camarades merci à vous de nous avoir écouté et je pense qu'on va prendre deux trois interventions questions il est allumé là ou bonjour Merci beaucoup déjà pour votre intervention je je vais essayer de de trouver mes mots et de pas trop bafouiller mais il y a quelque chose qui nous a beaucoup sauvé pendant cette dernière campagne électorale c'était vous l'avez cité les les casseroles des candidats les candidats totalement incompétents qui juste on peut le enfin c'est c'est risible à quel point ils le sonent des fois il y a quelque chose qui m'inquiète beaucoup c'est il y en a de plus en plus qui se forment aussi moi il y a un exemple qui me vient en tête c'est par exemple le cas de pierre gentiller qui qui est un avocat qui a cette apparence de bonne forme mais qui dit des propos ignobles mais qui qui est plus qui arrive m mieux à les formuler dans dans dans dans une sorte de rhtorique sur les sur les médias et donc a-t-on également quand vous évoquiez de il faut aller les voir il faut aller démantel leurs idéologies est-ce qu'on sera est-ce qu'on serait prêt et résilient à un possible RN plus formé et avec moins de casserole en 2027 et également une autre question que que je me pose c'est ça se nourrit actuellement d'une pensée que le néolibéralisme est absolu que la compétitivité est une fatalité et mieux vaut que ce soit moi que que que les Français pas de et cetera et même si on arrive à à montrer que le néolibéralisme est pas une fatalité les peut-être possibles crises climatiqu risque également d'accentuer ces ces CR alors voilà c'est pardon hein je je suis tout de suite dans un futur assez catastrophiste mais a-t-on des outils pour face à à ces C ces risques là voilà merci beaucoup [Applaudissements] oui bonjour merci beaucoup pour cet échange alors je vais sortir un tout petit peu du sujet dans le sens du territoire là on parlait France et continent européen et je m'interrogeais justement à l'articulation internationaliste de la lutte contre l'extrême droite je suis colombienne c'est la première fois qu'on a un gouvernement progressiste en Colombie depuis 2022 donc peut-être peti ouche optimiste et pleine d'espoir c'est que ça nous a pris quand même 200 ans on a semé beaucoup de camarades pour pouvoir arver à ce gouvernement bien sûr nous n'avons pas le pouvoir l'extrême droite continue à être très forte dans le pays il y a une menace depuis le premier jour de l'arrivée au pouvoir de Gustavo Petro et Fran marquez au gouvernement je pense que la France a soumise est très au courant parce qu'il a une proximité d'idéologie et parce que justement Gustavo Petro a pu être reçu par Jean-Luc Mélenchon récemment et de plus il est cité dans différentes conférences euh voilà euh ma question c'est ça comment on articule parce que euh bien sûr il y a cet enjeu en France en Europe mais sans cette vision internationaliste je trouve que c'est très difficile de plus que l'in inter nationalisme d'extrême droite existe le forum de Madrid existe où Marine Le Pen et différentes personnes se sont rendu et où le premier forum a eu lieu en au Pérou pour créer justement cette instabilité gouvernementale le deuxème forum de Madrid a été à Bogota pis le moment de l'élection donc comment pouvons-nous nous articuler aussi au-delà de la France et de l'Europe car en fait c'est une question d'enjeu d'humanité et de droit pour tous toutes et tous donc voilà c'est ma question et je profite pardon que j'ai le micro pour alerter sur la situation actuelle du gouvernement colombien de Gustavo Petro où il a reçu des menaces de mort et et il a des informations comme quoi dans les 3 mois soit il a un coup d'État de l'OF fairet soit il a une menace qui pèse vraiment sur lui où il y a une possibilité qu'il soit assassiné je rappelle que la Colombie c'est la première fois qu'on a un gouvernement de gauche parce qu'on a eu trois présidents plus de gauche qui ont été toujours assassinés aux éle avant les élections donc j'alerte parce que nous avons besoin de la solidarité internationale et j'appelle un petit peu à cette discussion dans cet espace merci bonjour alors ne vous mprenez pas sur ma question qui est beaucoup plus naïve que ce qu'elle que ce que vous pouvez en penser est-ce que vous ne pensez pas que les partis populairire dit communisant je m'excuse de cette expression ne sont-ils pas plus utiles dans l'opposition par les débats qu'ils nourrissent par les acquis sociaux qu'ils ont engendré grâce aux Lutes que qui comme on le sait le pouvoir total corrom totalement et on en a des multipes exemples sur la terre [Applaudissements] voilàère alors je reprends vite fait mes notes moi je suis justeah je suis un autonome et je me balade pas mal donc j'ai l'habitude de parler avec les gens et je trouve lutter contre le fascisme en fait c'est lutter contre leur mentalité et pour moi c'est compliqué parce que vous pensez en parlant de rétablir l'ISF ça va ramener des gens qui votent à droite dans notre camp mais pour eux euh l'argent ils vivent un peu le rêve américain et pour eux genre les gens qui sont riches ils ont fait leur argent eux-mêmes et ils le méritent et ils comprennent pas pourquoi ils sont taxés on m'a déjà sorti ça et je trouve ça lunaire et donc il y a ce truc où l'ISF en fait eu ils s'en battent un peu les couilles parce que pour eux c'est leur propre argent il y a aussi le fait que même si les gens pour qui ils votent ils sont raciste en vrai on est dans un pays où on a tellement prené la tolérance que eux ils pensent qu'il faut être tolérant aussi envers le racisme et c'est plus un truc individuel mais ils s'en Batt de les couilles que les gens ils soient racistes en vrai les gens qui votent à droite quand même un peu euh aussi c'est ce qu'il a dit le camarade mais là il y a un plan qui est met en place par le RN pour former de plus en plus de débutés de M pour que ils puisse gagner plus de M donc que les députés Ren et tous ce qui sont dans le Ren ils gagnent en théorie en rhthorique il y a aussi vous parlez peut-être de la FNSA qui est de droite mais en gros c'est un truc vachement corporatiste l'agriculture et vu que la FNSEA quand tu as un agriculture un paysan les machines ça coûte une blinde tu peux pas te le permettre tu es obligé de rejoindre un syndicat donc généralement la FNSEA et l' près de tes machines donc bah généralement tu es un peu sous les conditions de la FNSA et tu peux pas trop faire comme comme tu as envie euh même que généralement les gens qui votent à droite ils sont plus individualistes et ce qu'il veulent eux c'est juste mieux vivre donc ils sont prêts à voter à droite parce que vous l'avez dit vous-même il y a une politique de gauche qui a été menée depuis des années ou même avec bah le PS où c'est vraiment Hollande qui a tout cassé et qui sont en mode bah juste on n jamais té la l'extrême droite ce qui est faut mais c'est ce qu'il pense et c'est surtout aussi en lien avec les médias qui font pas mal de propagande aujourd'hui et que pour moi genre les gens c'est un peu des malades sur ça parce que même quelqu'un qui vote à droite qui dit qu'il écoute pas les infos c'est faux parce que moi j'ai croisé un droitard qui m'a dit euh non mais moi je vote à droite à la fête de l'UMA et il m'a dit oui je lui demander pourquoi tu votes à droite mais moi j'ai pas de question je suis là pour dire des vérités donc euh il m'a dit non mais moi en fait je veux juste que le pays se calme il me sort des trucs de Naël et tout et qu'en fait il y a un imaginaire collectif qui arrive à produire les médias et qui conf font les gens à voter à droite et même s'il suivent pas les infos parce que les médias ça touche tout le monde euh tu as aussi l'intégration aujourd'hui ce qui est fort c'est que les médias ils arrivent à faire croire par exemple moi j'ai pas mal de potes 30 40 ans qui sont pas blancs et qui eux ils sont intégrés ils considèrent que maintenant c'est des blancs alors qu'ils sont de couleur et que pour eux il y a le mauvais immigré que les médias ils ont réussi à leur faire croire qu'ils veulent dégagé moi j'ai un pote il est noir il a 40 ans il est il est au RN tu vois donc il y a ça les médiia c'est vachement puissant moi ce que je peux vous poser c'est qu'ouvrir des espaces c'est bien moi je suis un autonome et je vous conseille d'ouvrir plus d'espac autonomees dans les grandes villes et tout pour que on puiss organiser nous-même en fait ce qu'on veut c'est pas forcément rejoindre des partis politiques ou des syndicats parce qu'on pense qu'ils ont pas d'avenir mais on veut s'organiser pour donner plus de choses au monde et comment vous préparez à perdre les élections présidentielles ouais merde je parle fort là sur la question de l'internationalisme en fait ça je vais je vais y répondre tout juste après mais c'est une remarque un peu de un peu plus générale c'est que parfois on a tendance à exagérer leur forces et à minorer à minorer les autre et ne pas voir leur faiblesse alors tu en a évoqué quelques-unes il y en a une qui est leur faible capacité en réalité de mobilisation tu paraî du du forum qu'ils ont fait à Madrid oui effectivement ils avaient rassemblé un certain nombre de dirigeants de de l'extrême droite européenne et même mondial puisqu'il y avait ravier Miley mais ça n'a rien à voir avec les forums sociaux mondiaux que la gauche sociale et politique syndicale associative organise depuis je crois 25 ans ça qu' y en a encore eu un à 4 mandou au début de l'année il y en a eu à Marrakech il y a 2 ans il me semble qui était qui sont des grands événements militants et politiques et intellectuels et cetera que seu la gauche en réalité la gauche qui lutte la gauche d'émancipation est en capacité d'organiser je je parle même pas des quelques manifestations de quelques centaines de de gugus que l'extrême droite de rue est en capacité d'organiser je dis pas que c'est pas dangereux je dis pas que c'est pas un problème mais ils mettent quelques centaines de gens dans la rue par exemple la manifestation de déb ma des néonazis il y a jamais plus que 400 400 personnes bon regarde on ce que nous en tant que gauche sociale et politique en tant que mouvement d'émancipation nous sommes en capacité d'organiser bon donc sur la question de l'internationalisme il y avait d'abord cette cette cette réponse qui est nous sommes d'ors et déjà en capacité de de d'articuler un certain nombre de choses ça veut pas dire que bon mon autre réponse c'est ce qui existe déjà en d'internationalisme c'estinternationalisme dé facto des mouvements sociaux comme les mouvements féministes et les mouvements antiracistes à l'aut à l'été 2020 il y a eu des manifestations dans un très grand nombre de pays contre la domination blanche et en particulier contre les crimes racistes commis par la police dans une grande partie du monde occidental enfin pour ne pas dire tous les pays du monde occidental avec des manifestations de masse y compris en France à l'initiative du Comité Adama voilà sur le plan féministe on l'a vu avec pas simplement avec la vague Mitou mais aussi avec des mobilisations pour la grève féministe en particulier en Amérique Latine ou pour le droit à l'avortement mais aussi avec des manifestations de masse en France en Espagne et une échelle un peu moindre en France on voit bien qu'il y a une dimension internationale à nos mobilisations donc en quelque sorte tout est là en quelque sorte pro articulé ça veut pas dire que que c'est déjà existant qu' a rien à faire et cetera mais malgré tout regardons ce qu'on est déjà en capacité de de faire sur ce planl et par ailleurs sur l'internationalisme moi je trouve qu'il y a il y a toujours une réponse c'est de dire il y a un internationalisme de type domestique c'est l'internalisme ici et maintenant qui s'exprime notamment à travers l'antiracisme à travers les luttes par exemple au côté et en en soutien des travailleurs ou des des personnes sans papier c'est de fait être être internationaliste être pour la liberté de CC circulation et d'installation que de lutter au côté de ceux et celles qui se bagarent pour leur droit fondamental à être là à travailler à à scolariser leurs enfants et cetera donc dans les enjeux internationalistes il y a aussi la question de l'antiracisme il y a et qui porte à la fois sur la question j'ai évoqué les 100 papier mais sonen a bien insisté sur le fait que la question antiraciste ne se résume pas aux immigrés au Primot arrivant mais s'étend évidemment à la question de tous ceux et toutes celles qui sont identifiés comme n'étant pas d'ici étant non blanc ou ou traître à la nation potentiel et cetera et juste sur l'autre question qui était est-ce que les parties sont pas plus utiles dans l'opposition alors il y a une quinzaine d'années je crois était à la mode l'idée qu'il fallait justement renoncer à à la conquête du pouvoir euh c'était un il y avait un théoricien inspiré du de l'expérience néozapathtiste au Mexique qui défendait l'idée que changer de changer le monde sans prendre le pouvoir je pense qu'on en est un peu revenu et en réalité on oppose des choses qui n'ont pas qui n'ont pas vocation à être opposé construire des espaces autonome c'est pas nécessaire et au sens vraiment large du terme pas forcément au sens de mouvement autonome et de militants autonome et des espaces dans le de contrepouvoir populairire que sont par exemple déjà dans beaucoup d'entreprises les syndicats un syndicat c'est un espace de contrepouvoir mais que peuvent être des locaux féministes que peuvent être des collectif antifasciste antifasciste ou antiraciste c'est pas à mon avis euh contradictoire avec l'idée que il nous faudra conquérir le pouvoir d'une manière ou d'une autre et ça peut se faire évidemment par la voie électorale bon voilà donc moi je je suis sur ce pointl je je suis pour qu'on soit aussi conséquent sur la question de la lutte électorale et on a les dernières années ont montré que une gauche de rupture est en capacité de sans doute viser le pouvoir y compris par les urnes et en même temps être absolument conséquent et militant et extrêmement actif pour construire la base en quelque sorte d'un d'un véritable pouvoir populaire qui est un pouvoir par en bas dans les villes dans les entreprises et cetera dans les campagnes aussi ça a été évoqué voilà je m'arrête [Applaudissements] là euh juste pour compléter ce que ce que tu dis Hugo moi je fais partie de celles et ceux qui se sont engagés justement pour accéder au pouvoir et auprès d'une gauche euh qui avait arrêté de le dire pendant tout un temps en fait parce qu'il qui avait honte sans doute d'un bilan mais en tout cas moi je crois à la possibilité de changer la vie des gens en gagnant une élection présidentielle et par ailleurs j'ai l'impression qu'il y a aussi un il y a un aspect un peu luxueux en fait à ne serait-ce qu'avoir la possibilité de se poser cette question il y a des gens pour qui c'est une question absolument urgente que la revolisation du SMIC ou des minimas sociaux ou et elle n'est pas anti antinomique avec des victoires de proximité avec des liens de solidarité avec un investissement au niveau local donc moi j'y crois profondément et par ailleurs pour répondre à une autre question qui a été posée en fait on s'y prépare bon le camarade autonome qui avait beaucoup de questions ou remarques n'est pas resté pour écouter les réponses mais on s'y prépare activement à prendre le pouvoir et évidemment le rassemblement national s'y prépare aussi sans doute en faisant des formations il n'empêche que euh d'après ce qu'on peut savoir ils n'ont pas de force militantes comme nous pouvons l'avoir ils ne sont pas structurés sur le terrain comme nous pouvons l'être et la fameuse école de pensée d'extrême droite de Marion maréchal Le Pen n'a n'a finalement jamais vu le jour l'école des cadres que devait diriger monsieur bardellaa n'a finalement jamais vu le jour en tout cas le lien jusque- là extrêmement limité au milieu universitaire au milieu intellectuel à des militants qui viendrai faire des formations a n'a pas permis qu'ils aient un dispositif de formation suffisamment conséquent et n'empêche que sans doute en effet ils vont essayer de le faire et c'est bien aussi pour ça que nous cette question de la formation des militants on la prend extrêmement au sérieux et que avec l'Institut labo aussi quand on fait des cursus décentraliser ou quand il y a les gens qui viennent suivre une formation pendant un an un weekend par mois à Paris on fait un biais un biais de sélection renforcé dans les endroits où le RN est extrêmement fort renforcé dans les quartiers populaires où les gens sont moins nombreux pour une série de biaets à candidater à cette à à cette à ces promotions on fait moins de gens à Paris que le nombre qui a candidaté parce qu'au contraire ils sont plus nombreux à s'y sentir légitime on essae de redresser la varité on fait en sorte qu'il y ait des personnes racisées on fait en sorte qu'il y ait des gens qui n'ont pas le niveau du bac parmi les militants bref on forme des cadres et des responsables politiques et des responsables politiques locaux de manière extrêmement sérieuse et sur le temps long et donc ça c'est une question qui se prend sur le temps long et que pour pour l'instant jusqu'ici l'extrême droite électorale les grospuscules fascistes se réunissent et se forme mais l'extrême droite électorale pour l'instant n'a pas n'a pas déployé de manière aussi forte et puis enfin ça s'articule la question de la prise du pouvoir aussi avec notre exigence de faire adevenir la 6e république là on voit que la question du scandale démocratique a pris une dimension telle que parfois on sent on a l'impression de ne même plus avoir les mots pour dénoncer ce qui'est en train de faire Macron c'est-à-dire que il a organisé une compétition électorale en provoquant la dissolution de l'Assemblée nationale n'a pas accepté de de reconnaître le résultat des urnes a laissé a décrété une trêve olympique et ensuite laisser encore des jours et des jours battant tous les records de la 5e de la 4e et même de la 3e république de durer pour un gouvernement démissionnaire gérant prétendument les affaires courantes tout ça nous a montré la nécessité absolu d'en finir avec la 5e République et de passer à la 6e par une constituante et par un rôle bien plus approfondi d'intervention populaire permanente il y a eu un bout de question aussi sur euh sur la question des agriculteurs je ne sais plus exactement qui a posé cette question euh je crois que euh pour je je sais plus comment était posée la question mais non je ne crois pas du tout qu'on va convaincre des gens qui sont de droite de voter infin pour nous comme ça a été dit sur l'ISF je je ne pense pas je pense que on peut convaincre des abstentionnistes que le partage des richesses est la meilleure solution pour améliorer le sort de tout le monde mais je ne crois pas qu'on va convaincre quelqu'un de raciste euh de finalement changer de vote je pense même que c'est impossible et c'est pour ça que j'ai développé la question de la nécessité de l'antiracisme comme fondamental dans notre lutte contre l'extrême droite je crois par contre que nous devons aller investir tous les lieux euh où une parole de gauche est possible par exemple euh parmi euh les mobilisation des agriculteurs une parole de gauche était possible au final montrer que la question des prix rémunérateurs était entendable pour tous les gens qui se sont mobilisés et pourtant il y avait la FNSEA et pourtant il y avait la Coordination rurale qui d'un endroit à l'autre d'ailleurs idéologiquement n'est pas exactement sur le même positionnement donc je crois qu'à chaque fois que c'est possible il faut aller investir les mouvements des agriculteurs il fallait aller investir les mouvements des gilets jaunes être présents continuer à défendre nos idées à essayer de convaincre sur leur base et je le dis dans la clarté absolu nous n'avons rien à gagner à dissimuler quoi que ce soit de nos ambitions elles doivent être très claires si on croit à la question de la lutte des classes notre avantage c'est que nous avons le nombre voilà merci beaucoup

Extrême droite : La résistible ascension | Fête de l'Humanité 2024 — Clémence Guetté · Pourquijevote