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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 3 octobre 2025 39 minAutoproduit

Ne croyez pas aux arnaques de M. Lecornu !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je me trouve à Strasbourg parce que c'est le jour où nous allons présenter à la librairie Cléber le 3e livre de l'Institut la Boessie sur la question des euh du peuple, le nouveau peuple et de la nouvelle gauche qui doit y correspondre. Alors, j'aurais trouvé absurde de me trouver là au cas en cachette dans une librairie sans vous rencontrer. Et surtout depuis que j'ai entendu ce matin monsieur le cornu s'exprimer.

Alors, il se vente lui-même de la rareté de ses propos. Personnellement, on ne s'en plaint pas mais bon, il s'est exprimé et il semble qu'il y a une certaine émotion médiatique et politique sur le sujet. Donc me voilà à votre disposition pour y contribuer euh et répondre aux questions que le cas échéant vous souhaiteriez me poser ainsi qu'à monsieur Fernandez.

J'enlève ça pour pas que ça vous alors euh à peine étais-je arrivé avant que les retards à terre ne soient là ? On m'a posé une question, je pourrais peut-être y répondre comme ça ça introduit la discussion. On m'a dit euh alors qu'est-ce que vous pensez de l'engagement pris de euh de pas recourir au 493 ?

Alors je vois dans cette question un signal de notre époque. On est tellement habitué à voir la démocratie parlementaire piétiner que c'est un événement de parler du 493. Et honnêtement, c'est pas faux puisque euh les plus grands événements désormais sont considérés comme acquis par 493.

Le le plus récent souvenir, c'est évidemment la recette à la recette la retraite à 64 ans euh qui n'a jamais été voté par personne dans ce pays et qui est passé par 493. Alors ça, prenons-le comme un signal, c'est un aveu. Eux-mêmes reconnaissent que c'est une brutalisation de la vie parlementaire qui n'est pas acceptable et d'ailleurs ils annoncent qu'ils y renoncent.

Maintenant, il restera toujours un doute sur quelqu' engagement que ce soit de ce gouvernement car pour appeler la très ancienne formule de monsieur Charles Pasquis, les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Mais et surtout avec un gouvernement pareil, c'est plutôt la tradition. Bon, une fois ceci posé, permettait au parlementaires expérimentés que j'ai été expérimenté au moins par la durée de vous dire que le 493 n'est pas la seule chose qui est àindre le débat parlementaire, loin de là.

Et comme j'ai vu passer toutes les formules, elles sont assez présentes à mon esprit pour que je soupçonne monsieur le cornu de se fiche de nous. Pourquoi ? Parce que le 493, comme vous le savez, ça engage la responsabilité du gouvernement.

C'est l'opération la plus cuisante pour un gouvernement. Et en même temps, j'espère que tout le monde l'a bien noté maintenant, le 493 a en revers la motion de censure qui est qui est liée et on sait qu'elles sont liées d'abord parce que c'est dans le texte et deuxièmement parce que le président Pompidou lorsqu'il était premier ministre avait dit "Je ne fais pas un vote de confiance mais vous avez le pendant le 493." OK.

Donc 493, c'est le maximum. Le gouvernement met la tête sur le bio. Alors pour le cas où parmi ceux qui nous écoutent, il y en aurait comme moi-même qui ne sont pas des experts de ligne à ligne de la Constitution, je m'en vais vous rappeler quelles sont les autres merveilles qui existent qui permettent au gouvernement de couper le coup à une décision parlementaire sans risquer sa propre tête.

C'est d'abord l'article 44 de la Constitution. C'est-à-dire que le gouvernement dit "Ah bah alors, on a eu un débat, il y a des amendements, tout ça." Et le gouvernement dit "Bon, vote bloqué".

Qu'est-ce que le vote bloqué ? Le gouvernement prend le texte initial, il y rajoute les amendements qui lui conviennent, il en enlève ceux qui ne lui conviennent pas, même s'ils ont été adoptés. Et c'est un vote bloqué ou voté en pour ou en contre.

Voilà. Et de cette manière-là, comme les gouvernements s'arrangent toujours pour qu'il y ait la petite pincée, la petite picorée qui permet à tel ou tel groupe de dire "Ah bah quand même, nous avons obtenu qu'au lieu de couper les cheveux en quatre, on les coupe vraiment en H." Et donc bref, enfin ce que ce à quoi vous assistez euh d'une manière générale avec tous les gens qui n'osent pas dire euh qui se préparent à faire le contraire de ce qui vous avez annoncé d'abord.

Ensuite, vous en avez une autre qui est bien bonne, c'est de faire une loi avec quelques lignes très générales et qui confient au gouvernement le soin de le mettre en œuvre par des ordonnances. Alors ça peut vous donner des choses comme et bien il est souhaitable que le rail français fasse de grands progrès dans le cadre de la concurrence et ça vous donne une fois que vous avez appliqué l'article 38 par ordonnance le gouvernement décide la privatisation du rail ou bien l'abolition du code du travail comme ça s'est passé au début. Je dis l'abolition pour résumer, mais tout ce que monsieur Macron a mis en cause dans le code du travail euh l'année 2017 euh enfin au début de son premier mandat quoi hein.

Et attendez, c'est pas fini parce qu'il y en a encore une ou deux. Il y a le domaine du décret, c'est-à-dire que pareil euh nous allons faire de grands progrès dans tel domaine et tout ça sera confirmé par décret. Pouf !

Et ça vous donne euh le bac à la carte qui est quand même une petite révolution dans les parcours pédagogiques de tous les jeunes français. C'est passé comme ça. Ça c'est l'article 34.

Et puis enfin, il reste euh dans le cas où vous avez le mauvais goût comme parlementaire de ne pas voter le budget, vous savez qu'en France, il n'y a pas comme aux États-Unis le shutdown, c'est-à-dire tout s'arrête. On a beaucoup cherché à faire peur avec avec cette idée, mais en France, non, tout ne s'arrête pas. D'abord, on peut faire voter une loi spéciale, c'est ce qui s'est passé après, monsieur Bairou.

Et puis surtout, on peut faire passer le budget par ordonnance. Article 47. Par conséquent, ce qu'a dit monsieur euh le Cornu est une sorte de bonne manière, on va dire purement verbale et sans aucun contenu concret parce que si nous nous sommes contre le 493, c'est parce que le 493 empêche la volonté parlementaire d'avoir le dernier mot.

Mais lui a concédé ce mod-là en se réservant tous les autres. Par conséquent, nous y croirons quand il nous aura dit qu'il a renoncé à l'article 44, à l'article 38, à l'article 34 et à l'article 47. Bon, en résumé, parole verbale, on ne te croit pas.

On ne te croit pas. Tu n'as pas l'intention euh de gouverner sans nous forcer le moment venu. Voilà.

Alors, ça c'était pour en quelque sorte créer une ambiance de travail euh sur la déclaration de monsieur le Cornu en commençant par la question dite démocratique et parlementaire. Et pour le reste et ben à votre disposition pour ce que vous voudriez me demander de plus. Est-ce que ce c'est quand même un pas qui a été fait justement pour une façon de gouverner un petit peu différente que celle de ces prédécessaires ?

Est-ce que vous allez euh participer un petit peu à ces compromis ou est-ce que vous resterez sur votre ligne très très directe ? Merci monsieur de la qualifier très directe. Ça me plaît mieux que les autres horreurs que j'ai entendu à son sujet.

Bon, vous dites il a fait un pas en avant, un pas de quoi ? On le voit pas. Sil, bon, je renonce au 493 comme si nous étions des petits enfants qui ne connaissent pas la constitution et même ceux qui ne la connaissent pas la prennent grâce au travail politique ou à l'expérience qu'on acquiert.

Donc nous ne croyons pas sur une histoire de 493 parce que on sait que c'est un faux semblant mais c'est pas tout. Je sais pas, j'ai écouté ce matin quels étaient les pas parce qu'on nous pose souvent ça la question. Je vais venir après au fond au fond mais pour l'instant j'en reste à au niveau vous me posez la question, vous me dites "Il fait un pas ?" Bah non, fait pas de pas.

Pourquoi ? Parce qu'il a dit que il n'excluait pas d'envisager de regarder s'il était possible de peut-être penser à quoi ? À une contribution sur les plus grandes fortunes, mais qui ne serait pas la taxe machin mais qui ne serait pas le truc bidule.

Mais c'est bon, on connaît. On nous l'a déjà fait trois fois. Monsieur Atal avait dit qu'il n'avait pas de comment il avait dit qu'il avait pas de religion contre.

Qu'est-ce qu'il a fait ? Rien. Ensuite c'était auparavant lequel c'était avant ?

Barnier que dalle. Monsieur Bairou. Oui, il a fait une taxe à un moment donné et pour ceux qui ne payaient pas, si mes souvenirs sont bons, euh qui payent moins de 20 % voilà euh d'impôts.

Bon, compte tenu de ce qu'est la moyenne de l'imposition dans le pays, on dire ceux qui sont en dessous quand même, c'est pas déjà il faut qu'il paye hein. Bon donc bon tout ça c'est la même chose, la même chose qu'avant. Et puis écoutez, vous avez des indices.

On nous avait dit il va y avoir la rupture. Moi ça me plaît toujours quand on pique mon vocabulaire. J'ai adoré la planification écologique dans la bouche de monsieur Macron.

Donc la rupture pourquoi pas qui était le sujet de dispute à l'intérieur de la gauche. Voilà le mot exporté. Et maintenant du coup on ne sait plus ce qu'il veut dire.

Alors la rupture c'était la rupture avec la politique macronise pardon. Mais quelqu'un qui vous ramène la prime Macron euh avec le même art d'en d' dans d'enrober les choses parce que la brave personne qui écoute et qui dit la prime Macron, qu'est-ce que c'est ? Bon bah c'est une prime, c'est toujours ça de prix hein.

Alors nous qui défendons le financement de la sécurité sociale, nous qui avons entendu monsieur Bairou attribuer à la sécurité sociale les déficits des cotisations que lui-même a supprimé mais qu'il ne rembourse pas à la sécurité sociale, admettez l'idée qu'on soit un peu comment dire un peu crispé et un peu vigilant. Or quand c'est une prime, il y a pas de cotisation. Et puis surtout ce qui est fort, c'est que la prime c'est si l'employeur quel qu'il soit et je parle pas là du seulement des des des des petits employeurs, je parle de des grands employeurs s'il décident de la donner.

Donc la prime la prime Macron, c'est si le patron veut ou peut importe mais ça n'a rien d'automatique. Elle n'est elle n'est pas automatiquement accordée à tous les salariés de France dans leur entreprise. Alors moi je n'aime pas quand euh si vous voulez cette blague on nous l'a déjà fait la dernière fois.

On s'est déjà beaucoup disputé. Il y a eu des toute cette dispute dans les médias quand on disait écoutez arrêtez de parler d'une prime qui dépend de la bonne volonté de celui qui la donne et pas de du besoin qu'on a celui qui la reçoit. Bon alors on recommence.

Donc, il va falloir réexpliquer à tout le monde qu'une prime, c'est pas automatique. Deuxièmement, c'est pas des cotisations supplémentaires pour la sécurité sociale. Par conséquent, on n pas de chance que ça vienne contribuer à l'amélioration du budget de la sécurité sociale qui par ailleurs va bien.

Si l'État paye ce qu'il doit à la sécurité sociale, nous n'avons pas de problème. Bon, voilà les deux seules choses que j'ai pu apercevoir, mais il y en a peut-être d'autres dont dont vous me Mais tout ça c'est c'est c'est du vent. Et puis alors après ils ont rétabli aussi il veut rétablir nous a-t-on dit pour l'instant on n pas la copie complète hein mais on nous a dit qu'on rétablirait les le système SarkoZi sur les heures supplémentaires.

Bah ça recommence. Les heures supplémentaires, ce sont des heures travaillées dans notre pays. Le système de la sécurité sociale c'est que il y a une taxe qui est une cotisation puisque c'est un salaire. la part du salaire brut enfin la part du salaire brut oui ça s'appelle bien justement salaire brut que vous ne retrouvez pas dans le net c'est un salaire et donc c'est une cotisation obligatoire notre pays a cette particularité d'appeler contribution obligatoire des cotisations mais les dépenses contraintes par exemple essayez vous de vous passer de d'assurance sur votre gabin si va à l'école et vous allez voir ce qui vous arrive c'est bien une dépense contrainte cellel elles augmentent mais ne sont jamais prises en compte Bon, vous voyez, dans le fouilli déjà du vocabulaire ordinaire de la gestion des comptes de l'État et de la sécurité sociale, mieux voudrait que les termes soient stabilisés et que on cesse d'utiliser les uns pour les autres.

Ce qui fait qu'à la fin, vous vous suivez. Moi, je suis parce que j'y suis obligé, vous parce que c'est votre métier, mais la plupart des gens qui suivent le débat public finissent par n'y plus rien comprendre puisque les mots ne désignent pas toujours les mêmes choses. Voilà ce que je peux vous répondre sur les pas.

Après, le problème, c'est pas celui des compromis. Je termine là-dessus. D'abord, qui nous propose un compromis ?

Je veux dire, moi aussi je peux vous dire, je vous propose un compromis, monsieur le cornu. Mais qu'est-ce qu'il me demandera une seconde après ? Il me dire à monsieur Mélenchon, lequel ?

Sur quoi vous faites un compromis, me dirait monsieur le cornus ? Bah moi je pose la même question. Sur quoi vous faites un compromis par rapport à ce que nous vous proposons ?

Dans un instant peut-être je donnerai deux trois deux trois idées sur le budget lui-même où il y a un compromis. Qu'est-ce qu'on nous demande de faire ? de ne plus nous opposer.

Mais ça c'est un rêve de pays qui ne sont pas démocratiques. Dans tous les pays démocratiques du monde, il y a ou bien une coalition ou bien une majorité et une opposition. Et pardon de dire que ça n'a rien de choquant.

C'est le contraire qui est choquant. Il y a qu'en France qu'un président peut convoquer des élections anticipées et dire le résultat ne nous concerne pas. C'est ce qui s'est passé avec un premier ministre puis un 2e et maintenant nous en sommes au 3e.

Alors combien de temps va durer cette offense ? Après tout chacun met sa sensibilité là où il le veut mais le respect de la démocratie dans un pays quand même ça compte. On va pas trouver tout ça normal.

Non, nous ne le trouvons pas normal. Monsieur le Cornu à nos yeux n'est pas plus légitime que monsieur Baïou qui n'était lui-même pas plus légitime que monsieur Barnier. Tous ces gens sont globalement illégitimes parce qu'ils ne correspondent à aucune majorité, à aucune coalition.

Mais la meilleure des preuves, je vous la donne dans le concret car la côte d'alerte est passée hier. Hier, on a eu un vote hier et avant-hier à l'Assemblée nationale. Le premier vote était pour constituer le bureau, c'est-à-dire la présidence, les vice-présidents, les secrétaires.

La tradition veut que tout le monde soit représenté. Enfin, à peu près tout le monde parce que je me souviens qu'étant président d'un groupe de 17 membres, nous n'ument aucun accès aux vice-présidences, hein. Bon, mais enfin, la tradition veut qu'on se répartisse.

Alors, il y a un système extrêmement biscornu, de points attribués ici et là. Bon, nous nous avons droit à l'équivalent de deux vice-présidences et bien nous les avons. Et la présidente de l'Assemblée avait considéré que c'était pas juste que le Rassemblement national n'est pas ces deux vice-présidents.

Nous c'est on en faisait pas une affaire de justice mais une question de principe de la vie démocratique. Elle a décidé que non, il fallait qu'ils aient leur leurs deux vice-présidents. Chacun pense ce qu'il veut de cette affaire.

À cet instant, je la lâche. Mais la suite, c'est plus pareil. Quand vous en êtes à élire les présidents des commissions, les vice-présidents, les secrétaires, on parle d'autres choses là.

Il y a plus d'automatisme. Bien sûr, un bureau doit voir tout le monde être représenté mais il y a pas d'obligation. Et se sont accordés sur un thème, cette fois-ci, c'était plus une alliance ou un constat représentatif, c'était une alliance politique pour éliminer les autres.

Donc la gauche n'a plus aucune présidence de commission, sauf la commission des des finances parce que la coutume, la tradition, appelez ça comme vous voulez, veut qu'on en confie la présidence à l'opposition. Bien, je note que cette fois-ci, il n'y a pas eu de candidat du Rassemblement national, contrairement à la dernière fois. Ce qui signifie que le Rassemblement national n'est plus dans l'opposition et a renoncé à ce qu'il disait de lui-même puisque il disait "Ah bah c'est nous le plus important parti peut-être bien, mais la plus importante coalition c'est le Front populaire, le nouveau Front populaire." En tout cas, c'était comme ça à ce moment-là.

Ils avaient dit "Pas du tout, c'est nous les plus nombreux." Bon, vous ne demandez plus rien, donc vous n'êtes pas l'opposition sinon vous auriez présenté un candidat. Vous ne l'avez pas fait.

Donc il y a là une alliance offensive et en effet on est passé de des gens qui se supportent qui s'accord des gens qui se supportent à des gens qui s'accordent et puis à des gens qui s'unissent pour dégager les autres. Voilà ce qui s'est passé. Alors comme tout ça est compliqué puis c'est la vie parlementaire, bon ça a été vu de loin mais nous on prend ça comme une code d'alerte franchie parce que on sait où on en est et le coup d'après ça sera le Front républicain puisque c'est déjà ce qu'ils disent mais contre Lfi, pas pour empêcher l'extrême droite d'arriver au pouvoir ou de voir ses députés élus.

C'est ça qui vient hier en quelque sorte de se préfigurer. Les bases de ce système sont jetées. Non seulement on se supporte mais on s'alie contre un adversaire commun. la gauche et bien naïf ceux à gauche qui ont cru qu'il passerait entre les balles parce que ça n'a jamais existé dans aucun cas de l'histoire que ça se passe comme ça.

Donc voilà, tout le monde est passé à la trappe de la gauche et des fois avec euh un souci assez médiocre hein, euh je vois par exemple dans la commission des affaires étrangères euh avoir sorti du bureau où il était candidat notre camarade Arnaud Legal. Bon, qui tout le monde le connaît comme étant l'homme des questions internationales avec Sopia Chikirou à l'intérieur de des insoumis. Bon, donc on a mis c'est l'une de nos plus éminentes figures qui est là.

Alors, il élimine mettre quelqu'un qui qui a battu des records d'absence à cette commission depuis des mois. Donc oui, le code d'alerte a été franchi hier avec ces cette ces élections pour les bureaux des commission et donc il n'y a eu aucun compromis, aucun. Donc ils n'en font pas mais le bruit se répand que ce serait à nous de les faire.

Et pourquoi je vous prie ? Nous sommes plus nombreux que le modèle qui a eu un premier ministre. Nous sommes plus nombreux que LR qui a eu un premier ministre et nous sommes plus nombreux que Renaissance qui a l'actuel premier ministre.

Alors, qui c'est qui doit faire un compromis ? D'habitude, c'est ceux qu' on le moins, non, pas ceux qu'on le plus. Enfin, dans leur système à eux.

Voilà ce que je peux vous répondre en l'argumentant. J'espère que vous le constatez. Je je j'argumente.

Ce sont pas simplement des réactions affectives ou d'humeur qui après tout serait acceptable, hein. Mais là, je donne des exemples très concrets et très précis, aussi bien pour ce qui concerne la démocratie que pour ce qui concerne le fameux sens du compromis. Voilà.

Et puis je d'un mot, je vais essayer d'aller aussi vite que je peux mais on nous a dit euh on m'a reproché une formule, j'avais dit "On appliquera le programme rien que le programme, tout le programme." Ah mais monsieur Mélenchon, pourquoi dites-vous ça ? Mais parce que si vous voulez un lieu de compromis, ben c'est l'assemblée elle-même.

Et comme nous n'étions pas au gouvernement et en étant au gouvernement, qu'est-ce qu'on fait ? propose et puis l'assemblée dispose et je vous signale que si le gouvernement de monsieur Barnier avait accepté les votes de l'Assemblée nationale pour la partie recette, le déficit de l'État tombait sous 3 %. Et ça c'est paru comme un détail. l'autre, pouf, un coup de 493 circulait, il y a plus rien à voir parce que dans les recettes, bah oui, il y avait l'impôt universel sur les multinationales et pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, ça revient à dire qu'une multinationale en France paye les impôts sur la part de son chiffre d'affaires fait en France.

Nous, ça nous paraît naturel. Après tout, c'est multinational profitent du personnel formé, des routes, de l'électricité, du gaz, du chauffage, de tout ce que vous voulez qui est le résultat de l'effort des Français. Ben ça rapporte quand même 26 milliards et et ainsi de suite.

Une série d'amendements de cette nature avait été adoptés. Barni a tout annulé. Alors qu'est-ce qui la l'Assemblée a fait un compromis puisque c'était des propositions venant de du Nouveau Front populaire et adopté par d'autres parce que nous ne sommes pas majoritaires nous.

Donc si d'autres avaient voté avec nous, c'était donc bien que dans la salle, il s'était fait un compromis. Et d'ailleurs, nous allons recommencer. Si on va jusqu'au budget, vu que nous on va déposer une motion de censure avant, mais si on va jusqu'au budget, on va recommencer.

Et naturellement, comme vous êtes très vigilants, les observateurs politiques, vous noterez les gens qui ont changé d'avis entre la dernière fois et la nouvelle et on leur demandera pourquoi. Qu'est-ce qui les a fait changer d'avis ? Voilà.

Quelque chose d'autre ? Oui. Euh le Parti communiste et le PS ont salué ce pas de de Sébastien Lucornu.

Vous vous trouvez pas quand même du positif dans ce renoncement au 493 ? Alors je pensais m'être exprimé déjà sur le sujet. Je vous y renvoie.

Après tout c'est juste l'affaire d'un petit montage. Je viens de répondre mais vous n'étiez pas là. Si vous étiez là si si j'étais là mais juste comme le Parti communiste et le PS qui on sait que vous êtes vos alliés.

Ça change rien pour nous dire c'est ni le Parti communiste ni le PS qui définissent notre ligne heureusement. Et non, nous ne partageons pas leur et nous les mettons en garde d'une certaine manière. Vous vous êtes déjà fait abuser, rouler dans la farine deux fois.

Donc peut-être qu'à la troisième, il y a un proverbe berbère qui dit "Si tu te fais rouler une fois, c'est pas de ta faute. Deux fois, c'est que tu l'as cherché. Alors, trois, n'en parlons pas." Voilà.

Comment peut-on dire qu'il y a le début du commencement d'une concession dans ce qu'a dit monsieur le corn ? Je viens de faire la démonstration avec des arguments précis. Qui peut venir me dire le contraire ?

Personne. Alors qu'est-ce qui fait qu'ils ont confiance ? Ils n'ont pas confiance.

C'est un jeu politicien. Et bon après leur raison vous az qu'à leur demander pourquoi ils font confiance à des choses qui n'inspirent pas confiance. C'est leur affaire pas la nôtre. et sur la proposition de LF de justement de demander au gouvernement bah de faire un vote sur la réforme des retraites puisque le gouvernement s'engage à ne pas utiliser le 49 3 pour le tester.

Est-ce que là-dessus vous seriez prêt à le suivre sur cette Bah d'abord faudrait qu'on arrive jusque là mais on a l'intention de déposer une motion de censure. Donc on se fait confiance à nous-même. Mais en même temps, il est clair que si vous comprenez ce ce genre de de petit jeu a lieu avant la motion de censure, c'est une manière de dire que Pierre Paulou Jacques ne la votera pas.

Bon, alors qu'il commence par dire oui ou non va-t-il voter la censure ? Alors après, il a le droit, si la censure est pas votée, de dire "Mais nous allons mener la bataille parlementaire. Mais qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse d'autre quand on est parlementaire d'opposition que de mener une bataille parlementaire ?" Donc on le fera.

Mais la question qui est posée, c'est celle-là. oui ou non la motion de censure parce que puisqu'on évoquait euh tout à l'heure le parti communiste ou pour parler plus clairement et nettement monsieur Roussell parce que je signale que ce ne serait pas la première fois que monsieur Roussell dit une chose et que le groupe GDR où sont les élus communistes en fait une autre hein. Bon mais et lui il a dit "Ah bah ça serait quand même fort de voter la censure après un cadeau pareil.

Mais quel cadeau ? De quoi parle-t-on ? Je ne refais pas cette démonstration.

Bon donc non, on partage ni leur opinion ni quoi ? C'était quoi l'affaire suivante ? Est-ce que on va Bah oui, on le fait.

On le fait régulièrement. On l'a fait à la précédente législature à plusieurs reprises. On dépose et il vote contre.

Euh voilà. Et si par hasard on gagnait bah ça serait annulé. Je ne sais pas comment.

L'article 44 par exemple. Parfois les députés ren votre votent vos motions de sens. C'est ce que vous espérez.

Par définition, pour être majoritaire, faut trouver une majorité et par conséquent nous déposons une motion de censure pour qu'elle soit adopté. C'est un peu comme dans n'importe quelle élection. Vous allez au vote et ensuite vous ne triez pas dans l'ure.

Les bulletins suivant les personnes que vous n'aimez pas ou ce dont vous pensez que c'est des menteurs et ainsi de suite. Bon, nous ne les aimons pas et nous pensons que la plupart du temps ils sont la route de secours du système, son assurance vie et cetera. Mais quand il vote euh la la censure et bien aller voter et le gouvernement tombe va quand même pas s'en plainte si c'est ça le but.

Voilà. Et euh je mets au défi quelqu'un de dire que il a l'intention de regarder les votes autrement. Alors après, on a le droit hein, ce sera politiciennement fait.

On dira "Vous voyez, vous faites tomber le gouvernement avec les votes de l'extrême droite." Bah oui, si on fait tomber la retraite à 64 ans FUS avec les votes du diable, on prend. Je sais pas mieux vous dire.

Dans la 4e République, c'était un jeu très fréquent auquel tout le monde voudrait revenir aujourd'hui à dire alors il y avait des grands esprits qui arrivaient à la tribune et qui disaient "Nous ne voulons pas du vote des communistes." Alors à l'époque c'était les communistes, les les galeux, les peletés de l'Assemblée. Bon mais ce temps-là n'est pas possible aujourd'hui.

C'est on est dans un autre monde. La seule chose qu'on puisse faire nous, c'est qu'il y a moins de députés du Rassemblement national. la prochaine fois, mais c'est pas ce que je prépare à faire les autres composantes de l'Assemblée.

Je peux pas mieux vous dire, monsieur, tout vote, même ceux du diable, sont bienvenus pour faire tomber le gouvernement. Donne mon avis, hein. Et donc là, il y a la gauche qui est divisée sur ce sujet du 493.

Est-ce que vous craignez une division similaire pour la censure ? On verra. Je sais pas vous dire quoi, mais surtout ce que je voudrais vous dire, si vous permettez, voyez-vous, il y a quelque chose qui tourne pas rond dans ce débat.

Nous ne parlons pas de la même chose. Le gouvernement, c'est son rôle étant à la suite de monsieur Macron tâche de préserver ce qu'ils appellent l'héritage. Eux, ils considèrent ça comme quelque chose de positif.

Cet héritage repose sur une vision économique qui est que l' plus l'on favorise la déréglementation, plus on favorise l'accumulation de haut revenus puis plus l'argent finira par redescendre sur la sphère productive. On ne cesse de leur dire ce truc-là n'a jamais marché. Et monsieur Trump a annoncé que c'était fini le néolibéralisme.

Or, c'est la première puissance économique du monde qui est en train de refermer ses frontières à coup de droit de douane. Nous verrons s'il y arrive. À mon avis, il arrivera à rien.

Sinon, a provoqué une immense crise. Mais en attendant, on leur dit ça ne marche pas. Oui, mais après tout, vous pourriez dire c'est une bataille d'école économique, politique, bah attendez pardon là sous le pif.

L'exemple du contraire. Nous faisons 1 % de de croissance. Pour l'instant, ça marche à la croissance l'économie et les Espagnols font 3,5.

Comment faut-il ? Comment font-ils ? Le contraire de ce que font les Macronistes dans ce pays, ils ont augmenté depuis que le gouvernement de la gauche radicale et des sociaux-démocrates est au pouvoir.

Ils ont augmenté le SMIC de 35 %. Ils ont légalisé quelque chose comme 400 ou 500000 travailleurs qui n'avaient pas de papier, ce qui les a fait immédiatement entrer dans la consommation populaire visible, les achats les plus structurants comme acheter soi-même une voiture ou son appartement le D'accord. Donc il y a il y a une situation, il y a des faits.

Ils ont compté sur un moteur euh le tourisme. Très bien. Ben nous étions la première direction touristique du monde.

Je ne dis pas que ça soit ça la bonne idée. Je pense qu'il faut faire autre chose et j'y viens. Mais c'est pour dire leur système ne marche pas.

C'est eux qui ont fait des millions et des milliards de dettes. Ce n'est pas les deux épisodes ou plutôt l'unique épisode. Lionel Jospin qui reste en épisode de gauche, celui de monsieur Hollande était toute autre chose qui en tout cas n'avait rien à voir avec ce qu'on avait connu et ce qu'on connaît comme étant la gauche.

D'accord ? Donc ce n'est pas eux qui ont creusé les trous. Les 1000 milliards, c'est ceux de monsieur Macron.

Alors souvent, on me dit "Ah alors vous regrettez l'indemnisation du chômage pendant la COVID ? Pardon ? Mais ça fait pas 1000 milliards ça.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc le point où nous en sommes, leur truc ne marche pas. Donc je vous demande juste, je vais essayer 2 minutes de de patience pour dire ça peut pas être en concours de savoir qui va prendre en impôt supplémentaire le moins un dolor et couper dans des dépenses publiques si possible un dol deore.

Ça c'est le débat tel qu'il est installé sur la scène et qui fait qu'à des moments vous êtes conduit à dire "Ah bah il y a un compromis pardon avec nous. Nous ne sommes pas d'accord avec ce système là. Ça n'a pas de sens ce qu'ils sont en train de faire.

Je ne vous parle pas là comme un collectiviste. Je ne serai pas en train de vous dire "Nous allons tout confisquer." C'est pas de ça dont on parle.

Mais regardez, si vous voulez, il faut régler la question numéro 1. Augmenter la consommation populaire pour la raison que c'est 55 % du produit intérieur brut de ce pays puisque c'est la référence de tout le monde 55 %. Si vous faites augmenter ça, la machine se remet à tourner.

Primo segundo. Si personne n'investit dans rien, comment voulez-vous qu'à la fin ce pays arrive à produire par son activité les recettes fiscales sans toucher au taux ? Et là encore une fois là, il y a une une étude de l'OFCE qui vient de sortir qui dit que si l'Europe est à la traî, c'est pas parce que les gens sont feignants et bossent pas assez.

C'est pas pas pas pas pas pas pas. C'est parce que l'investissement est insuffisant. Et chaque fois que vous entendrez quelqu'un dire il faut travailler davantage parce que nous travaillons moins que les autres.

Premièrement, c'est faux. Et deuxièmement, qu'est-ce que vous voulez faire à la fin ? Les résultats économiques en temps de travail de des pays qui travaillent le plus, c'est-à-dire qu' on le moins de machine.

Enfin, tout le monde peut comprendre ça. Et ça fait 20 fois qu'on leur dit et que ils font la sour de règle. Comment se fait-il que ceux qui en ont les moyens n'investissent pas ?

Pourquoi n'investissent-ils pas ? Ils ne font confiance à rien. Et vous avez un meeting du MIDEF où il est pas écrit une fois qu'ils ont l'intention de s'intéresser à la production.

On supprime dans un moment de délire à l'Assemblée nationale après que on les réduit de moitié le budget des rénovations thermique. Il y en avait pour 5 milliards. L'Assemblée nationale sous la pression du Rassemblement national qui pense que l'écologie est en fake comme Trump décide que c'est zéro.

Il disparaît de la commande publique aux petites entreprises. 5 milliards personne n'en parle comme s'il s'est rien passé. pas un patron.

Le MDEF, il fait un truc sur un sujet qui n'a pas de rapport avec la production. L'impose sur la grande fortune. En quoi ça a un rapport avec la production ?

Ça c'est après la production. C'est quand on a distribué les dividendes que les gens ont accumulé. Ça n'a rien à voir.

Il faut pourtant un meeting pour défendre ça. Mais pour récupérer 5 milliards d'argent public pour un équipement indispensable et nécessaire puisque c'est 25 % de de de ce qui contribue au dérèglement climatique en France. Ça vient de ça.

Bon, rien, pas un mot. Mais dans quel monde vivons-nous à la fin ? Ou est-ce que il suffit que ce soit moi qui le dise pour qu'aussitôt on pense que c'est une pensée islamogo gauchiste ou je ne sais quoi et toutes les bêtises que j'entends à propos ce que nous proposons.

On parle de l'augmentation des impôts. Fort bien. De quels impôts nous parlez-vous ?

Ah bon ? plus. Moi, je vais vous parler de quels impôts.

Si vous prenez aujourd'hui, il y a cinq tranches d'impôts, ça veut dire que le baudé c'est celui qui est au milieu. Voilà comment ça se passe. C'est les classes moyennes.

Et bien, il faut étaler 14 tranches. Nous avons déjà proposé ça. Aussitôt, nous avons lu ici et là, ils veulent augmenter les impôts.

Non, 14 tranches. Ça signifie que tous ceux qui ont comme revenu moins de 4000 € par mois, donc ça inclut les familles, d'accord, paye moins. Alors pourquoi on le fait pas ?

Si on veut augmenter le pouvoir d'achat, il faut augmenter le pouvoir d'achat des gendants, quand les petits payent parce que ils dépensent tout et par la force des choses pour vivre. Donc ça ça conforte ça ça conforte la consommation populaire. Ça coûte pas 1 € à qui que ce soit de plus, sauf à ceux qui pour l'instant font payer aux autres leur part d'impôt.

Voilà des choses que tout le monde peut comprendre et face à quoi nous n'avons toujours pas d'arguments qui nous ont été donnés. Pareil pour la distribution des dividendes. J'ai connu une époque où il y avait deux tarifs sur les profits ou les bénéfices des des entreprises pour fixer l'impôt.

Le premier c'était l'argent qu'on donnait en dividende, c'était un barem. Et ensuite, il y avait un autre barê, c'était pour ceux qui réinvestissaient et ceuxl ils payaient moins. Et bien moi, je propose que les uns payent plus pour que les autres puissent payer moins.

Autrement dit, chaque eura réinvesti dans la production sur la part des bénéfices de l'entreprise et bien ne serait pas taxé de la même manière, elle serait taxé beaucoup plus bas. Ça ça change rien. À la masse totale de ce qui est prélevé.

Voilà. Voilà des choses. Mais ça ça répond à une question l'investissement.

Mais comme ils veulent pas en parler, qu' veulent parler ni de l'investissement public, ni de l'investissement privé, ni de l'investissement public une fois qu'on a enlevé le renouvellement, c'est-à-dire les amortissements. Est-ce que vous savez que l'investissement dans ce domaine a été divisé par 10 depuis les années 70 ? Dites-moi dans quelle branche, dans quel domaine d'activité il y a moins besoin de machine, moins besoin d'innovation.

Où où vite, montrez-nous où. Qu'est-ce que vous voulez faire ? revenir à la masse des gens qui travaillent de leurs mains, qui usent leur corps au travail, parfait, vous n'en voulez pas, vous les jetez dans la mer quand ils arrivent.

Alors ça suffit à la fin. Donc c'est pour dire tout ça que le débat n'est pas celui qu'on dit. Concours de où on va couper et concours à qui on va arracher moins de plume pour que ça fasse moins de mal.

Le débat c'est comment on fait pour avoir une politique qui relance l'activité. Si vous relancez l'activité, vous avez plus de gens qui bossent, plus d'impôts qui rentrent sans toucher au taux. Voilà.

Voilà. Moi ce que je voulais vous dire en l'ayant écouté. J'en rage parce que si vous voulez, ça fait 3 semaines que ça dure.

Euh bon, on comprend que les questions restent enfermées dans une problématique, mais la confrontation des deux des deux thèses ne vient jamais. Et c'est la raison pour laquelle depuis le début nous on dit le fond de l'affaire, c'est que quelqu'un doit avoir raison sur ce sujet. Si vraiment c'est la ligne Macron qui est la bonne, que les Français pensent que c'est la bonne, que l'argent va ruissoler, alors tranchons maintenant.

C'est le moment où jamais puisquil y a déjà 3000 milliards de dettes. Mais si c'est nous qui avons raison, alors tranchons maintenant parce qu'il faut qu'il y ait quand même quelques années pour tout ça se mettre en place, même si on travaille beaucoup pour savoir comment on peut relancer la machine le plus vite possible. Bon et puis après bah il y a plein de choses à mettre à plat dans les dans les chiffres pour que les gens sachent.

J'ai lu je sais pas où la baisse de la productivité du travail. Enfin bon, en plus dans votre région, c'est des choses qui se comprennent. Ces gens-là ont mis 800000 momes à l'apprentissage.

D'accord ? Et tout le monde de se taper sur le ventre en comparant les résultats de l'apprentissage en Allemagne avec ceux de la France comme si c'était le même système productif dans les deux pays. Et bien sûr, l'apprentissage donne de bons résultats, mais il y a une limite de nombre et de métiers dans lequel l'apprentissage a un sens.

Et il y a un moment où l'apprentissage coûte encore plus cher que la formation traditionnelle. Mais pour être un peu cruel à leur égard, si vous regardez les chiffres, alors après, vous avez toujours des gens qui donnent des conseils aux autres. Faut travailler plus.

Ah bon ? Pourquoi ? Parce que la productivité, tu le vois bien, toi tu connais.

Oui, j'étais ministre de ce truc donc tu sais oui, je sais que vous avez mis 800000 personnes dans des contrats de travail parce qu'un apprenti contrat de travail, c'est pas un étudiant. Et vous vous étonnez que la productivité est baissée, mais qui vous a pu vous raconter un seul jour qu'un apprenti allait se mettre en arrivant dans l'usine à produire autant qu'un ouvrier hautement qualifié qu'une expérience professionnelle ? Ça n'existe pas ça.

Par conséquent, ils ont eux-mêmes plombé les comptes. Ils passent leur temps à ça. Ils pillent la sécurité sociale puis vient dire elle est en déficit.

Ils vident les caisses de l'État puis disent "Ah, il y a quand même un problème." Et c'est toujours les mêmes qui doivent réparer le problème. Voilà, si vous voulez, nous c'est à ce débat là qu'on aspire.

Ma fois, si vous pouviez me dire quand je me suis trompé dans la précédente campagne, hein, parce que quand même quand on a posé le problème de l'eau dans la présidentielle et qu'il y a pas eu une heure de débat sur le sujet, c'est quand même bien nous qui avions raison. Quand je vous ai dit qu'il ferait la TVA sociale parce que il ne pouvait déjà pas à l'époque revenir à l'ordre des comptes qu'il voulait sans prendre 80 milliards au pays, faites les additions. 33 milliards ont disparu dans le précédent budget. 13 ont été bloqués. 46 au total et là ils veulent en reprendre 44.

On est dans les purs de ce que j'avais annoncé pendant la campagne présidentielle. Moi, je comprends parfaitement qu'on qu'on discute des politiques avec des des repères communs. Mais là, de quoi parle-t-on ?

Ni vous ni moi, on le sait. On parle d'une phrase qu'il a dit à la sortie du truc en disant "Je ferai pas le 493, au revoir et merci." Rentre dans son truc, on sait pas ce qu'il veut, ni ce qu'il va faire.

Et pourtant, pendant ce temps-là, la montre tourne, le temps passe et les dégâts se creusent. Parce que tout mois perdu, par exemple, pour la formation professionnelle, c'est un mois perdu. Vous ferez pas double injection pour quelqu'un apprenne plus vite son métier.

Or, la France a besoin de ça. Tout système de formation professionnelle doit être repensé. Je prends que cet exemple, mais essayez de trouver une seule entreprise qui s'est tourné sans personnel qualifié.

Ça n'existe pas. Voilà, c'est aussi simple que ça. Continuez comme ça et dans 10 ans, vous aurez plus un électricien qui s'est tiré un fil droit et qui sait le raccrocher à un compteur.

Voilà où on en est dans les pays où il y a pas de formation professionnelle. Moi, je tire la sonnette d'alarme pour la production en France, pour les rapports politiques et puis pour ce système absurde qui a consisté à faire de nous les variats de la vie politique sans qu'à une seule fois nous ayons compris clairement ce qui nous est reproché. On ne le sait pas. encore à cette heure naturellement, sauf si on croit que nous sommes antisémites qui est vraiment l'accusation la plus ridicule qu'on puisse imaginer.

Mais sur le fond des dossiers, voilà.

Ne croyez pas aux arnaques de M. Lecornu ! — Jean-Luc Mélenchon · Pourquijevote