OM : “J’aime le discours de Génésio, c’est l’homme de la situation à l’OM”, estime Diaz
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Que t'inspire Genesio ?
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Mickaël, tu es d'accord avec l'avis de Kevin ?
- 13:37OuverteRéponse directe
Michael, tu attends quoi de la saison ?
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L'OM, les gars, on va écouter Bruno Genesio avant l'avis de Kévin, comme ça, ça permettra de mieux comprendre Kévin. Écoutez d'abord Bruno Genesio qui parle de ce qu'il a dit sur Hoeschberg. Rappelez-vous qu'après le match, il s'était un peu désolidarisé de ses dirigeants, parce que Hoeschberg a donc refusé d'aller à Newcastle, on lui a enlevé le brassard. Genesio en avait parlé après le dernier match à Mikal. Et là, il revient sur ce qu'il avait dit.
Je n'ai pas dit en désaccord, j'ai dit que je ne partageais pas ma décision, pas tout à fait pareil. Et le message, il n'y en avait pas forcément à transmettre, ni à ma direction, ni à qui que ce soit. Mais c'était ce que j'avais envie d'exprimer, parce que c'est la vérité. Tout le monde a bien compris ce que j'avais envie de dire et pourquoi je l'ai dit à ce moment-là. Je comprends plein de choses, je suis entraîneur. Quand on est entraîneur, aujourd'hui, on n'a pas que ça. On a aussi la situation financière du club à prendre en compte, le contexte du club. Il y a plein de choses qu'on doit prendre en compte. Mais on a aussi des convictions, des façons de fonctionner.
J'allais dire qu'ils ne sont pas négociables, c'est peut-être un peu fort, mais ils doivent rester prioritaires.
Alors, vous allez pouvoir réagir. Je vous fais écouter également Genesio sur Balerdi. Parce que Balerdi, il y a déjà des sifflets. On ne sait pas s'il va rester, de toute façon. Vous savez qu'à Marseille, globalement, tout le monde est à vendre. Et Genesio, en fait, son credo, c'est « Je défends les joueurs ». Donc, il a défendu Hochberg. Et là, il défend Balerdi. On écoute.
Je pense que Léo a beaucoup souffert. Mais on est là pour l'aider. J'échange avec lui régulièrement pour le soutenir. Vendredi, ça a été un point assez fort. Et on a tous souffert. Nous aussi, pour lui. Parce qu'on est une équipe, on est un groupe. On vit ensemble. Moi, je les vois travailler. Je vois les personnes qui le sont. On est là tous les jours, tous ensemble. Et forcément, ça nous fait mal aussi. Mais ça fait aussi partie du métier. On le sait. On peut être exposé à ça. Maintenant, je pense aussi que vendredi, c'est le championnat. Il y aura nos groupes de supporters qui seront là pour nous soutenir. Et soutenir toute l'équipe.
Bon. Max, tu as donné ton avis. Mais toutes ces déclarations de Genesio ont inspiré un avis de Kevin Diaz. Je demande donc le jingle Kevin Diaz.
Écoute. Moi, j'ai hésité. Mais alors, je sais. Il faut quand même dire que moi, j'ai... Merci, Kevin. C'est encore une fois un montage. Je tiens à le dire. Il n'y a jamais de montage. C'est que du brut. C'est un montage.
Bon alors, que t'inspires Genesio ?
Écoute, moi, j'ai écouté Bruno Genesio ce matin. Je l'avais écouté aussi sur Pierre-Émile Heuberg, comme on vient de l'entendre. Moi, je le trouve excellent. Moi, je le trouve excellent dans sa communication. Alors oui, c'est du Genesio. C'est-à-dire que le ton est un peu sobre comme ça. Mais moi, je le trouve très juste. Et je le trouve très honnête et très sincère quand il dit ce qu'il dit. Moi, je pense qu'il a souffert un peu pour Balerdi.
Et moi, qui ne suis vraiment pas un fan du footballeur Balerdi, mais je sais que si j'étais aujourd'hui à l'OM ou si j'étais entraîneur, entraîneur adjoint, directeur sportif, bien sûr que ça ne me ferait pas plaisir qu'un joueur comme Balerdi, qui, même s'il a énormément de lacunes, semble tout donner sur un terrain, qu'il soit sifflé sur un match de préparation parce qu'il n'est pas encore parti. Je trouve ça dur. Voilà. Moi, je trouve ça quand même dur. Moi, je ne suis pas d'avis de façon à siffler les gens, à part quand vraiment, ils font des dingueries. Et pour Pierre-Émile Heuberg, pareil. Le gars, il a un contrat. Il a le droit de choisir sa destination. Et c'est comme ça.
Il ne fallait pas lui donner. Maintenant, tu lui as donné. Et donc, lui retirer le brassard alors que ça semble être un gars exemplaire dans le vestiaire. Non, pourquoi ? Ce n'est pas parce que le gars n'a pas encore trouvé de club ou ne veut pas partir là où le club souhaite l'envoyer qu'il faut forcément lui retirer le brassard. Je comprends le club, mais je comprends aussi le joueur. Et je comprends surtout, puisque c'est l'avis du soir, l'entraîneur qui, lui, doit ménager la chèvre et le chou en se disant, bon, moi, j'entends ma direction. Mais moi, je suis encore avec un gars qui, pour l'instant, est dans mon vestiaire et qui semble être professionnel et irréprochable.
Donc, je comprends qu'il soit déçu, qu'on lui enlève le brassard. Et bien, je trouve que la sincérité, ce n'est jamais un problème, surtout quand c'est dit de façon intelligente, de façon posée. Et je pense que c'est l'homme de la situation à l'OM cet été, parce que, bien sûr, il y a eu énormément de remous. J'ai entendu un Maxime Chano très véhément sur le projet de l'OM, sur les dernières semaines, sur les derniers jours. Mais peut-être que Maxime, sur le fond, a raison. Mais sur la forme, si je veux bien un capitaine du navire, et Dieu sait que je ne suis pas un grand fan de Genesio, depuis qu'il est entraîneur, mais en tout cas, il fait preuve de beaucoup de maturité.
Ça, c'est normal, il a l'expérience. Et il fait preuve surtout d'un discours très cohérent, très sincère et très lucide sur la situation de l'OM. Et s'il y a bien une chose qu'il faut quand tu traverses la tempête, c'est la lucidité et le sang-froid.
Sur Twitter, pardon, sur notre messagerie WhatsApp, on me dit que le jingle Kevin était plus intéressant que son avis. Et pourtant, c'est un très bon avis. C'est du chambres. C'est du chambres.
Je n'avais pas encore fini mon avis à ce moment-là. Très bon avis, tout comme l'avis jardinage. Oui et non. Alors déjà, ça ressemble quand même à un sacré rétropédalage de la part de Genesio, parce que ne pas partager et pas forcément être en accord avec ce qui a été dit, pour moi, c'est quasiment la même chose. Alors j'entends ce que Kevin Diaz dit par rapport à la situation avec Augsberg. Moi, j'y reviendrai un peu plus tard. J'étais content, moi, de la nomination de Genesio. On ne va pas recontextualiser ce qui se passe actuellement à l'Olympique de Marseille. Il m'accourt qu'il ne veut plus mettre d'argent. Il faut dégraisser. Il faut faire rentrer de l'argent dans les caisses.
Et donc, d'aller chercher un Genesio qui, normalement, coûte un peu moins cher qu'un entraîneur étranger, je trouvais que c'était une bonne option. Et puis, là où moi, j'étais vraiment heureux de voir Genesio arriver à l'Olympique de Marseille, j'avais le sentiment que, justement, ça allait contraster un petit peu avec ce qui s'est passé avec De Zervi, un mec qui était sanguin, qui partait en cacahuète avec Benacia et Longaria à chaque fois, qui avait un petit remou sur et en dehors du terrain.
Et donc, Genesio et Lorenzi, parce que je mets en avant leur duo, je trouvais que c'était un bon choix, en tout cas, de la direction de les avoir nommés, parce que, justement, j'avais le sentiment qu'ils allaient ramener un peu de calme, un peu de stabilité dans un club qui en a besoin. Et puis, finalement, la semaine dernière, tu as Genesio qui pète un boulard en disant « Je ne suis pas d'accord avec ma direction, ce qu'ils ont fait sur Rocheberg ». Ça arrive tous les mercatos, ces histoires où tu mets les joueurs dans un loft, que tu leur enlaves le brassard parce que tu as envie de les faire dégager. Voilà, c'est des choses qui arrivent.
Est-ce que Genesio n'aurait pas eu tout à gagner, justement, dans l'intérêt du club et dans l'intérêt du vestiaire, d'essayer de la faire intelligent et peut-être de la passer un petit peu, tu vois, un peu plus intelligent, un peu plus soft ? Là, aujourd'hui, il se met dans une situation où j'ai le sentiment qu'il se remet encore contre sa direction et finalement, ça n'est pas dans l'impact de Marseille. Mais non, il ne se remet pas contre sa direction, il l'explique. Mais bien sûr, quand tu es en train de dire que je ne suis pas d'accord.
On peut aussi se dire que là, il se met tous ses joueurs dans la poche. Mais bien sûr !
Donc, c'est pour ça que je vais revenir. Non, mais c'est les joueurs qui vont lui faire gagner les maths, ce n'est pas Franck Macourt. Non, mais tu as bien compris que ce n'est pas Franck Macourt qui va faire gagner les maths. C'est l'institution qui doit être redorée, ce n'est pas uniquement ce qui se passe sur le terrain. Mais l'institution, elle ne sera redorée. Il n'est pas en train de dire... Oh, les gars ! Mais il est en train de créer une cassure avec la direction, avec Macourt indirectement. Mais non, mais je ne suis pas du tout d'accord. Mais je ne suis pas du tout d'accord. Je ne suis pas du tout d'accord.
Donc, c'est pour ça que je te disais que moi, Genesio, quand il arrive à l'Olympique de Marseille, je pensais vraiment que c'était un bon choix. Parce que justement, dans sa communication, il va être beaucoup plus calme, beaucoup plus calme que Deux-Hermis l'a fait. Mais là, il est calme. Il y a un ton. Toi, tu parles du ton qui est calme. La manière dont il se positionne, la manière dont il se positionne contre sa direction, pour moi, je ne pense pas que c'était forcément nécessaire. Et c'est la raison pour laquelle, je l'ai dit un peu plus tôt, c'est le me-pet-chaud. Pourquoi c'est le me-pet-chaud ?
Parce que quand ça va un peu mieux sur le terrain, c'est dans les bureaux que ça va moins bien. Mais non, mais tu es bien au courant quand même, comme vient de le dire Gilbert, pourquoi il fait ça ? Mais j'ai bien compris pourquoi il fait ça. Tu penses qu'il ne faut pas le faire ? Mais non, mais tu aurais pu faire deux choses complètement différentes. Est-ce que tu es obligé d'en rendre médiatique ? Est-ce que tu es obligé d'en rendre médiatique ? Il n'a pas dit non plus, ma direction, ils ont pété le câble. Mais non, parce que justement, là, je t'ai dit, il vient de faire un rétro-pédalage. Mais non, mais pas du tout.
Il vient de se justifier en disant finalement, ce n'est pas une histoire, je ne partage pas. Il vient de le faire. Mais non, mais non, je ne suis pas du tout d'accord. C'est exactement ce qu'il a dit ce matin. Non, ce qu'il a dit ce matin. Alors, qu'est-ce qu'il a dit ce matin ? Ce qu'il a dit ce matin, c'est qu'il n'y a pas besoin de faire une Maxime Chano à non plus dire qu'il a été contre sa direction, qu'il a mis le club sans dessus-dessous. Il a dit ce qu'il pense. C'est-à-dire, je comprends. Sauf qu'à l'Olympique de Marseille, dans un club qui a besoin de stabilité, c'était maladroit de la part de Genesio. C'est tout. C'est ce que j'ai dit. Non, je ne suis pas d'accord.
Et c'est la raison pour laquelle j'avais dit un peu plus tôt que Lorenzi et Genesio étaient un duo qui, peut-être, allaient rapporter un petit peu de calme à l'Olympique de Marseille. Eh bien, on s'est rendu compte que non. Et on s'est rendu compte que non, alors que la saison n'a pas encore commencé. Imaginons maintenant que l'Olympique de Marseille ne marche pas, ne fonctionne pas sur les cinq, six premiers matchs. Parce qu'attention, le calendrier, il est costaud. Strasbourg, Monaco, Paris FC, Stade René, PSG. Et dans cinq matchs, Genesio, en plus, on l'a vu deux, trois fois. Ils n'ont pas l'argent pour le virer.
On l'a vu deux, trois fois avec Olivier Létan l'année dernière, quand ça n'allait pas, notamment contre le Celta et compagnie, qu'il a pété un câble. Donc, j'aime beaucoup Genesio, je l'ai dit. Je pense que ça n'a mis la sorte à mon choix. Mais je n'ai pas aimé sa sortie. Elle est hérétique. Je trouve que c'est maladroit et que ça porte préjudice à l'Olympique de Marseille, qui actuellement n'a pas besoin de ce genre de sorties. Parce que ça fait parler. Est-ce que l'Olympique de Marseille a besoin de faire parler actuellement ? Mais quoi qu'il arrive, s'il n'avait pas dit. N'en parle pas, ça serait passé sous le tapis. Tu sais très bien comment ça se passe.
Moi, je trouve que Genesio apprend exactement comment ça fonctionne à l'Olympique de Marseille. Attention, parce que Marseille n'a pas besoin de ce genre d'épisode, crois-moi.
Kevin a donné son avis sur les débuts de Genesio. Max aussi. Et Mickaël nous rejoint au 32-16. Mickaël, bonsoir. Bonsoir tout le monde. Mickaël, tu es d'accord avec l'avis de Kevin, là ? Qui estime que Genesio fait des bons débuts et que pour l'instant, c'est très bien.
Moi, j'étais au stade. J'étais au stade contre Alte Tico. Tu as soufflé Balerdi ? Balerdi, ce n'est pas parce qu'il n'est pas parti qu'il a été sifflé. Parce qu'au début, il n'a pas été sifflé. C'est que sur le premier but, il fait n'importe quoi. Il met le ralenti sur l'écran géant. On voit qu'il tombe parce qu'il veut la faute, alors qu'il n'a rien du tout. Il comprend le but. Et à partir de là, il est pris en grippe. Et sur le second but, il est pris de vitesse. Et ça finit encore par un but. Et là, à partir de là, c'était terminé pour lui. Mais ce n'était rien à voir avec son non-départ de l'Olympique de Marseille.
C'est juste parce qu'il était nul.
C'est l'exigence du public de Marseille. Il est passé au travers. Il est passé au travers et à Marseille. Moi, j'étais scandalisé. Je ne suis pas un grand fan de Balerdi. Mais moi, dans la tribune, ça m'a à voir. Ça ne m'a pas plu. Et je considère que s'il faut, on va devoir faire la saison avec lui. Je pense qu'on a déjà assez de problèmes pour s'en créer d'autres. Donc, le sifflet, j'ai trouvé sa limite.
Bon. Sinon, sur Genesio ?
Ben, Genesio, moi, je suis fan. Moi, je suis fan dans la communication. J'entendais là tout à l'heure, c'est pas bien ce qu'il a fait avec la direction. Mais il s'est mis les supporters dans la poche. Parce que tout le monde ne comprend pas pourquoi il n'a pas le brassard. Et Genesio, je pense qu'il est très intelligent. C'est quelqu'un qui a de l'expérience. Et clairement, en faisant cette sortie, on est bien d'accord que ce n'est pas Lorenzi qui a retiré le brassard. Ce n'est pas Genesio. Et c'est encore moins le président qui a retiré le brassard. Ça vient de plus haut. Et en fait, il s'est clairement mis les supporters dans la poche en faisant cette sortie.
Parce que tout le monde est d'accord. Ça ne fait pas de remous. Il ne trouve pas que ça crée une polémique pour rien ? Mais la polémique, c'est parce qu'on en parle là à la radio. Mais pour moi, il n'y a pas de polémique. Ils ont enlevé le brassard. Et peut-être qu'à la fin du Mercato, s'il n'est pas parti et que Hozberg fait la saison, Hozberg récupérera le brassard. Aujourd'hui, quand on regarde ce qui se passe à l'OM, sur le Mercato, sur tout ça, je pense qu'il y a des polémiques. Il peut y en avoir des bien plus grosses qu'on a enlevé le brassard à Hozberg sur un match amical.
Bien sûr, mais c'est une polémique supplémentaire que Genesio pourrait peut-être plus éviter. Tu es plus contrarié par, par exemple, la gestion globale du club et le non-Mercato que par six heures de brassard.
Si c'était vraiment une polémique, s'il y aurait vraiment une polémique et qu'il aurait été contre sa direction, comme il le dit, il aurait donné le brassard à Hozberg pour le match. Et là, on aurait fait une polémique. Il est contre sa direction, il fait n'importe quoi. Tu ne peux pas aller contre sa direction quand tu viens d'arriver au club. Ce n'est pas possible. C'est ce que tu as dit, toi, qu'il a été contre sa direction. En l'occurrence, il l'a fait. Il irait contre sa direction s'il lui laissait le brassard. J'ai dit que c'est dans sa sortie qu'il est contre sa direction. Il suit finalement ce qu'on lui a demandé. Il suit.
Et quand tu es employé d'une entreprise, même si c'est un club de foot en difficulté, tu as quand même le droit de dire, moi, j'ai respecté ce que m'a demandé la direction. Par contre... On est d'accord sur ça, sur ce débat-là. Je t'ai juste dit qu'il y avait peut-être d'autres moyens de le faire. Notre éditeur vient de te dire que, en tout cas, lui qui est marseillais, lui, il comprend et il est plutôt derrière son coach. Très bien, très bien. Et moi, je pense que Genesio sort gagnant de cet épisode. Parce qu'à sa direction, il leur dit « Bon, les gars, moi, je vous suis. Par contre, les gars, il va falloir me faire des délires comme ça tout le temps. » Mais je ne dis pas l'averse.
Ça, c'est la première chose. Deuxième chose, il se met les joueurs dans la poche en mode « Moi, vous êtes là... » « Genesio, je crois peut-être comment ça fonctionne à l'Olympique de Marseille. » Et je ne suis pas convaincu que pour le club, ça soit forcément utile. C'est tout. Puisque, utile ou pas, on verra. Ça, seul l'avenir le dira. Mais en tout cas, en deuxième point, il vient de te dire que, comme disait Gilbert, il s'est mis les joueurs aussi dans la poche en mode « Moi, les gars, vous êtes là, vous n'êtes pas là. Moi, tant que vous êtes irréprochable, je vais vous défendre. Vous êtes mes joueurs. Le jour où vous partez, on va se serrer la main.
Et puis, voilà, ce sera différent peut-être. Et en trois, il s'est mis aussi les supporters, pas dans la poche, mais au moins en montrant son caractère et son tempérament. Et bien voilà, ce n'est peut-être pas Pep Genesio, mais en tout cas, c'est un mec qui a du caractère et qui, même s'il respecte sa hiérarchie, est capable de dire ce qu'il pense.
Michael, tu attends quoi de la saison, là ?
C'est là où on voit par rapport à ce qu'on peut entendre à la radio ou à la télé. En tant que supporter, en fait, aujourd'hui, on ne peut rien attendre. Aujourd'hui, à part une bonne surprise et d'être dans les quatre, ça sera une très bonne surprise. Aujourd'hui, Genesio, il n'a aucune pression. Et les joueurs qui sont là, qui ne devraient même pas être là, parce que si c'était, on va dire, une opération financière intéressante à l'OM, ils seraient déjà tous partis. On aurait déjà refait 15 transferts. Aujourd'hui, on veut de la stabilité. On veut enfin essayer d'être un minimum normal. Un minimum normal. Et moi, je suis désolé. J'ai regardé Bilbao. J'ai regardé Atletico Madrid.
Et bien, j'ai vu du jeu. J'ai vu des gens courir. Je n'ai pas vu de fioritures. Heureusement, c'est le début de la saison. Oui, mais... J'entends cette analyse de... On ne va pas être trop dur avec les Marseillais. C'est compliqué. C'est une saison de transition. Et pour autant, vous sifflez Balerdi. C'est que finalement, vous avez quand même une attente qui est légitime. Attention, pour un club comme l'Olympique de Marseille. Non, mais Balerdi, c'est l'historique. Ah ben, c'est l'historique. Mais il fait partie de l'effectif.
Il t'a expliqué, Mickaël. Il fait un match pourri, Balerdi. Il se fait siffler, voilà.
Donc, ça va être la même chose si jamais l'Olympique de Marseille perd les matchs. J'entends ce que tu es en train de nous dire. Ça fait deux, trois semaines que nos auditeurs nous appellent en nous disant qu'il n'y a pas de problème si l'Olympique de Marseille, ça ne fonctionne pas. On va être patients. J'y crois pas. J'y crois pas un instant. Mais c'est légitime parce que tu es dans un club comme l'Olympique de Marseille qui mérite d'être dans le top 4, voire le top 3 de la Ligue 1. Et donc, forcément, tu as ses attentes.
Tu peux ne pas y croire, mais pour moi, si tu n'y crois pas, c'est qu'en fait, tu ne respectes pas, mais en fait, d'une certaine manière, tu ne respectes pas les supporters Marseille. Mais tu crois qu'ils ne les ont pas vécus les derniers mois ? Mais les mecs, ils ne sont pas débiles, en fait. Ils ont vu ce qui s'est passé. Ils ont vu que le club, il est au bord du précipice. Qu'est-ce que tu veux ? Bien sûr que les mecs, ils vont aller au stade Vélodrome pour voir une victoire. Bien sûr qu'ils seront déçus s'ils ont une défaite. Mais ils ne croient pas qu'ils vont retourner la commanderie si à la fin du Mercato, ils ont une...
Non, mais je te dis que même ils ne vont pas retourner le stade, ils sont quand même lucides. Ils savent qu'ils n'auront sûrement pas l'effectif qu'ils avaient l'année dernière. Ils savent qu'ils ont un entraîneur type Ligue 1 qui ne va pas faire le football de Bielsa. Ça ne va pas être du football, peut-être toujours champagne. Ils veulent juste des gars, une équipe cohérente sur le terrain, des gars qui se tapent pour le maillot, pour le club, jusqu'à ce qu'ils sortent de la tempête. C'est tout ce qu'ils veulent. Après, s'ils peuvent finir 3e, ils vont signer. S'ils peuvent finir 5e, ils vont signer.
Même s'ils finissent 7e, en faisant des bons coups, en tapant Lyon, ou en tapant Paris, j'en sais rien, en faisant un beau parcours en Coupe de France. J'ai envie de demander à notre auditeur, si vous terminez 7e, vous êtes satisfait ? Je n'ai pas dit satisfait, je vous dis qu'ils ne vont pas retourner le stade. Mais non, mais par contre, soyons honnêtes. Soyons honnêtes un minimum. J'enlève Paris du championnat, d'accord ? On enlève Paris, c'est hors norme. Mais aujourd'hui, quand on regarde la difficulté du football français, et quand je regarde le 11 que présente l'OM sur les deux derniers matchs, aujourd'hui, qui est plus armé ? Qui est plus armé ? Lyon, par exemple.
Non, non, mais l'Olympique de Marseille, c'est vrai. Tu as tellement raison. Mais l'année dernière Lyon, tu regardes le 11 que tu verras contre l'Atlético Madrid. Messieurs, ce ne sera pas forcément ce 11-là le 2 septembre. Il risque d'avoir des changements. Mais quand tu regardes le 11 qui a été aligné par Genesio avant l'Atlético Madrid, à part le cas Konongbia qui joue défenseur central, je pense que sur toute une saison, ce n'est pas possible. Je suis d'accord avec toi. C'est une équipe qui peut terminer dans le top 3, dans le top 4 de la Ligue 1. Donc de me dire que les supporters seraient OK si jamais la saison serait loupée, c'est-à-dire en terminant 5 ou 6e, ce n'est pas possible.
Ils disent toujours aussi, ensuite, on verra le 2 septembre. Ils le disent à tous. On verra le 2 septembre. Et le 2 septembre, si on a cet effectif, OK, top 5, c'est minimum peut-être pour eux, malgré les finances, malgré ceci, malgré cela. Mais c'est toujours pareil. Si tu as cet effectif le 2 septembre, tu fais une bonne première partie de saison, il y a des mecs qui sont en valeur et tu vends tes trois meilleurs joueurs, peut-être que tu ne finiras pas 5e ou 3e, mais tu finiras 7e. Donc en fait, les événements de la saison feront que les Marseillais devront à chaque fois ajuster en fonction de l'effectif en place. Mais ça, c'est pareil pour tous les autres clubs du championnat.
Là, on fait du coup, c'est parce que c'est l'OM, mais c'est la vie du football français. C'est la vie de la Ligue 1. Mais c'est exactement pareil pour tout le monde. Et qui nous dit qu'au 2 septembre, on n'aura pas 2 ou 3 arrivées qui seront compensées, que ça sera fait intelligemment par l'OMZ ? On ne fait que des suppositions. À l'heure où on parle à l'instant T, où Marseille, c'est une catastrophe économique, aujourd'hui, on a un groupe où il y a des jeunes qui peuvent éclore, où il y a des joueurs qui sont confirmés, qui sont internationaux et qui sont au club. Aujourd'hui, si on peut...
Internationaux, internationaux canadiens, on reviendra sur les internationaux.
Parlez-moi alors des autres internationaux qui sont dans les autres clubs de Ligue 1. C'est tellement facile, en fait, de sortir des phrases comme ça. Parce que Lance, Lance qui a fini seconde, qui a tapé le PSG, jusqu'à 3 journées de la fête... C'est différent, Lance. Lance, il n'avait pas de Coupe d'Europe. Mais attention, je pense qu'on est d'accord sur ce point-là. Pour moi, l'effectif actuel de l'Olympique de Marseille est en mesure de finir dans le top 3. Là, je pense qu'on est d'accord sur ça. Moi, là où j'ai envie de m'arrêter, c'est lorsque j'entends les auditeurs, les supporters marseillais qui me disent que c'est OK si la saison de l'OM sera loupée.
En tout cas, si on n'atteint pas ce top 3 parce que c'est une saison de transition. Je n'y crois pas un instant. Je n'y crois pas un instant quand tu t'appelles l'Olympique de Marseille et quand tu as des attentes, comme vous l'avez depuis... Et c'est fort légitime, d'ailleurs. C'est fort légitime.
Allez, merci, Mickaël. Et à très bientôt pour reparler de l'OM. Salut, Mickaël. Et puis l'effectif, on verra, parce que peut-être que l'heure du jour, ce ne sera plus le tout le même. Parce que tout le monde est à vendre. Donc on pourra regarder là.