Discours de Marion Maréchal au Palais des Sports
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
aux héritiers et aux bâtisseurs de France, aimez votre pays, aimez la France de toujours, protégez-la, défendez-la, et soyez au rendez-vous pour bâtir la France de demain.
En tant qu'elle est notre tête de liste pour mener cette campagne européenne, merci d'accueillir Madame Marion Maréchal.
Profondément, et qui me donne aussi une force inébranlable, force de la compassion instinctive, viscérale, la force de la soif de justice. Je pense en cet instant à Joanne Davier, le père de Lola, 12 ans à peine, dont la vie a été volée en même temps que l'innocence. Lola, retrouvée dans une malle, torturée et assassinée par une Algérienne sous OQTF, une clandestine qui travaille pour Joanne Davier, mort de chagrin. Il est parti rejoindre sa petite fille chérie au ciel.
Et je tiens à dire, après cette tragédie, et au nom de vous tous, pour son papa, pour toutes les autres victimes, il y a des enfants qui sont assassinés, il y a des parents qui meurent de chagrin, il y a des adolescents qui sont lynchés parce qu'ils sont blancs, il y a des grands-mères de 80, 90 ans qui sont violées dans notre pays par des clandestins, à l'arme de Joanne Davier, à la souffrance des parents de Thomas, à la dignité de Claire, au courage de Véronique Montguillon, de Catherine Bargue, déjoint à moi dans une tribune, le jour de la fête des femmes, dans un cri du cœur, touche pas à ma fille, à l'occasion précisément de cette journée.
C'est aujourd'hui les ravages, je vous le promets, je vous le promets, nous continuerons en... Nos consciences nous l'ordonnent, parce que nos tripes devenaient la plus jeune députée de la nation. A l'époque, je le faisais par devoir, aujourd'hui je le fais aussi par amour, par amour pour mes filles Olympe et Clotilde, par amour pour tous les petits-enfants de ce pays, d'aujourd'hui et de demain. Recevoir un pays à aimer, un pays fort de ses repères, où l'autorité, le mérite, le respect, le travail, le patriotisme les élève. Un jour, je me bats avec Éric Zemmour pour qu'il ne devienne pas les orphelins d'un pays vide, sans âme, sans grandeur, sans héros et surtout sans idéal.
C'est la tâche qui nous unit avec notre président Éric Zemmour que je remercie pour sa confiance. C'est aussi cette mission qui anime mes infatigables compagnons de combat. Je pense bien sûr à Guillaume Pelletier, le directeur de la stratégie, qui donne sans compter dans cette campagne. Je pense aussi à notre eurodéputé Nicolas Bay, qui apporte toute son expérience dans cette élection. Je pense à Philippe Vardon, à Philippe Schletter, à Thibaut, si précieux, Agnès, Sarah, Stéphane, Sazistas, toutes ces équipes qui font un travail remarquable. Et vous tous ! La responsabilité qui est la nôtre, la responsabilité qui est la vôtre.
Nous avons le devoir d'apporter une espérance aux Français, une espérance politique. Mais je vous préviens, et je sais que vous le savez, ce ne sera pas sans combat. Ce ne sera pas sans un immense, un immense effort. Finalement, que voulons-nous ? Simplement, retrouver le chemin de la fierté disparue. Nous voulons simplement pouvoir être fiers d'être Français. Et bien justement, nous en avons fait un slogan, notre slogan de campagne. La France, fière, n'est-elle pas le carburant de l'honneur et du panache ? La fierté n'est-elle pas le pilier de la dignité et de l'indépendance ?
Parce que nous sommes fiers d'être Français et Européens, nous n'acceptons pas d'être menacés ni intimidés par personne. Alors je veux prendre une minute pour répondre aux provocations du président turc Erdogan, régulièrement de nous humilier en menaçant de conquérir l'Occident. Une noble attaque du 7 octobre en Israël a osé reprendre le combat entre la croix et le croissant. En votre nom, attention, monsieur reconquête, pour ne jamais baisser les yeux. Ne baisseront jamais les yeux devant la racaille, devant le politiquement correct, qui réclame sans cesse, sans jamais rien vouloir lui donner.
Ne baisseront pas les yeux sur notre histoire, qui insulte nos sons déjà pris, à nos statuts de Voltaire, de Maïd Labourdonnais, de Napoléon. Les arrêtés ne baisseront pas les yeux devant les actes auprès de nos petits, de vouloir nous transformer, nous les femmes, en objets de marchandises, en nous poussant à louer nos utérus et à vendre nos enfants. Ne baisseront pas les yeux, mais nous ne les fermerons pas non plus, contrairement à beaucoup d'autres d'ailleurs, devant le conflit de civilisation en cours sur notre sol.
Je veux que chacun d'entre vous en ait conscience, bien conscience, il y a désormais deux peuples sur notre terre, deux France face à face, deux France qui se font face, deux France qui ne réplient aux mêmes joies, qui ne pleurent plus aux mêmes peines, qui ne communient plus dans un idéal commun. Je sais que la plupart des journalistes présents considèrent que j'exagère. Je vais m'en remettre aux chiffres, vertigineux, ces chiffres, imparables, ces chiffres. Ce sont ceux de l'IFOP, sortis il y a quelques semaines seulement. Eh bien, je pose une question toute simple.
Croyez-vous que la cohabitation va bien se passer quand ces sondages révèlent qu'aujourd'hui, une majorité de musulmans en France considèrent la laïcité, valeur cardinale de notre République, comme discriminatoire ? Pensez-vous que la cohabitation va bien se passer alors qu'une majorité d'entre eux souhaite pouvoir dispenser les petites filles de piscine au prétexte de dispenses religieuses ? Pensez-vous que tout ça va bien se passer alors qu'une majorité plaide pour l'autorisation du port du voile à l'école et même, c'est le cas pour une majorité de jeunes musulmans, pour l'autorisation de la burqa ? Mais ce n'est pas tout.
Et je crois que ce qui m'a le plus terrifiée dans ces chiffres, c'est de découvrir qu'aujourd'hui, un tiers, un tiers des lycéens musulmans en France ne condamnent pas totalement l'assassinat de Dominique Bernard. Alors, il va falloir m'expliquer quelque chose. Comment est-il possible de ne pas condamner totalement l'assassinat d'un professeur innocent qui s'est dressé entre son école et un djihadiste au prix de sa vie ? Comment est-ce possible ? Ce n'est pas un conflit de civilisation, ça ? De se manifester sous nos yeux de façon irréconciliable ?
Aujourd'hui, même si c'est dur à dire, même si c'est dur à voir, même si c'est dur à accepter, même si c'est dur à affronter, il y a aujourd'hui une civilisation islamique portée par des courants de plus en plus radicaux, salafistes, frères musulmans, qui prospèrent en France, qui prospèrent en relation avec notre civilisation française, européenne et chrétienne. Et cette confrontation, vous l'avez tous les jours sous les yeux, elle se manifeste quotidiennement, école par école, quartier par quartier, ville par ville et même village par village, par l'explosion des incivilités, de la violence gratuite, de la volonté d'humilier le français, le couffard, le gouère.
Eh bien, c'est le symbole de cette confrontation, lui qui est maintenant dégainé si facilement pour un regard, pour une cigarette refusée, pour un coup de klaxonne, pour un baiser, pour un baiser pudique dans la rue. Alors regardons les choses en face. Chaque jour, depuis que Reconquête a été créée, c'est le grand défi historique, c'est le grand défi vital que nous allons devoir relever. Alors, Joseph Al-Karadaoui, quand il était le président du Conseil européen pour la fatwa, je cite, « Rome reste à conquérir, et nous espérons et croyons qu'elle sera conquise. L'islam retournera en Europe en conquérant et en vainqueur.
Après en avoir été expulsé deux fois, une fois en Andalousie, au sud, l'autre fois à l'est, avec la volonté d'Allah, l'islam retournera en Europe et les Européens se convertiront à l'islam. » On met en garde contre l'islamisation de la France et de l'Europe, comme cet ancien agent de la DGSE, Pierre Martinet, qui affirme que le projet des frères musulmans est de conquérir définitivement l'Europe, pas dans 200 ans, pas dans 300 ans, d'ici 50 à 70 ans. Nous le verrons, nos enfants le verrons. Et comment ? Par l'immigration massive, et donc par le nombre et par la pression démographique. Et nous y sommes déjà.
Un tiers des naissances en France sont d'origine extra-européenne, contre 3% il y a 70 ans. Question communautaire, j'y reviendrai plus tard. Enfin, politique insupportable qui vise à culpabiliser le peuple historique par les sans-piternelles accusations de racisme et d'islamophobie qui sont censées agir sur nous comme un vieux... ...migration anarchique en Europe, pour mener des entreprises de déstabilisation, pour subvertir notre jeunesse, pour organiser l'équivalent d'une cinquième colombe dans nos pays et recruter, bien sûr, des soldats djihadistes porteurs de morts. Si nous continuons dans cette voie, je vous le dis, c'est bien simple. Il y a seulement deux issues qui s'offrent à nous.
La soumission ou la conversion. Je ne veux ni la reconquête en France, en prochaine et jusqu'au 9 juin, ou en Europe, pour la première fois, l'opération du grand dévoilement. Je dévoilerai, exprès de vous cacher un voie avec leurs yeux du bon, dévoiler tous les moments, tous les lieux où notre civilisation cède le pas et où une autre civilisation la remplace.
Nous devons montrer le refus des femmes de se faire soigner par un homme dans un hôpital, ses horaires séparés dans les piscines publiques, la multiplication des prières de rue, les revendications communautaires dans nos écoles avec les repas halal, dans nos clubs sportifs avec les demandes de rupture du jeûne en plein match, les joueuses en hijab et les prières dans les vestiaires.
Nous devons montrer aujourd'hui que près d'un million de femmes portent le voile islamique en France, que c'est 55 qu'il y a 10 ans, que 80 000, 80 000, écoutez bien ces chiffres, 80 000 lycéens musulmans sont aujourd'hui radicalisés selon une enquête du Figaro, que près de 200 000 femmes sont aujourd'hui contraintes au mariage forcé, pas au Maroc, pas en Algérie, pas en Tunisie, en France. 1 000 femmes sont victimes de mutilations et d'excisions, que 1 000 nouveaux commerces halal sont ouverts en France l'année dernière, que notre pays compte aujourd'hui. 2 500 mosquées comptent seulement 2 il y a 2 siècles.
A l'heure de la charia islamique, la charia financière, la charia vestimentaire, la charia alimentaire, il n'y enlèvera jamais déjà de nombreux territoires de France. Et combien de Français, y compris d'origine immigrée d'ailleurs, par pression communautaire, par peur de la violence ou du rejet, se plie malgré eux aux règles de la charia islamique ? Où est l'État pour protéger la liberté de choix dans ces territoires ? Récemment, l'école parisienne est menacée de mort simplement pour avoir demandé à une élève de retirer son voile. C'est la charia islamique qui s'applique.
Quand un jeune garçon, 13 ans il y a quelques années à Lyon, a été lynché simplement pour avoir mangé une sucette et refusé de faire le jeûne en plein Ramadan, c'est la charia islamique qui s'applique. La cerveuse à Nice est giflée pour avoir simplement servi de l'alcool durant le Ramadan. Quand, toujours pendant le Ramadan, on aboutit à ce qu'une marque comme Evian finisse par s'excuser d'avoir proposé de boire de l'eau. Boire de l'eau, c'est la charia islamique qui s'applique. Mais la blague ne s'arrête pas là.
Parce qu'encore récemment, le maire de Lyon, Grégory Doucet, il a carrément mis en pause les travaux dans le quartier de la Guillotière pour ne pas déranger les boucheries halales et marcher du Ramadan. Il s'agit de la religion catholique parce que lui, il a carrément rompu la tradition séculaire du vœu des échevins qui était une procession cathélique au nom de la laïcité. Alors ça m'amuse parce que fut un temps concernant les écolos, mon grand-père parlait des pastèques. Il disait qu'ils étaient verts à l'extérieur et rouges-cocos à l'intérieur. L'extérieur, verts islamiques à l'intérieur. Il y a à nous entendre depuis cette salle. Je le dis, nous le disons avec force et gravité.
La France est une république laïque de tradition. Mais nous revient que l'anneau s'impose sur la terre de nos pères. Nous devons donc la question de la charia islamique dans tout s'adapter à l'islam. Vivre comme des français. Ceux qui veulent vivre à la saoudienne sont libres d'aller en Arabie saoudite. Depuis de notre siècle, que l'Europe reste fidèle à la magnifique définition de Paul Valéry. Une terre qui a été submissivement romanisée, christianisée et soumise aux disciplines et à l'esprit des Grecs. Hélas, hélas, hélas, l'Europe de Bruxelles et de von der Leyen a tourné le dos à cette définition et s'est trois fois reniée.
L'esprit des Grecs, en malmenant la démocratie, en outrepassant sans cesse le cadre des traités, en méprisant le principe du self-digiarité, en sanctionnant même des gouvernements élus démocratiquement pour leur opposition à l'agenda progressiste. Oui, cette Union européenne a trahi Athènes. Romain, avec son refus de protéger le Limes, la frontière, par la folie des élargissements sans fin et par ses coupables ambiguïtés avec la Turquie. Oui, cette Union européenne a trahi Rome. Bruxelles, enfin, a trahi son héritage chrétien. Et c'est malheureusement un président français, Jacques Chirac, qui s'est opposé à l'inscription des racines chrétiennes dans la Constitution européenne.
Tout de même, absolument, à quel point Bruxelles est envahissante sur des sujets absolument minimes et totalement absente, voire nocive, sur des sujets importants et sur les grandes questions. Cette Union européenne, elle est partout. Elle est sur nos plaques minéralogiques. Elle est sur le fronton de nos bâtiments publics. Elle dicte la courbure de nos bananes, le débit de nos pommeaux de douche, la circonférence des pizzas napolitaines, la hauteur des tables de restaurant. Tout ça est véridique. Mais elle n'est jamais là quand on a besoin d'elle sur les vrais problèmes de fond. Elle a trahi ses belles promesses. En ignorant du être les siens, l'identité et la puissance.
Aversé le Gaza, dont l'inspirateur n'est autre que le tion islamique relief qui entretient des liens avec les frères musulmans. Et vous n'avez pas fini dans le voile islamique. La joie est dans le hijab. Alors avec Van der Leyen, ce n'est pas le bonheur est dans le pré, c'est la joie est dans le hijab. Les millions de femmes dans le monde sont rejetées, maltraitées, emprisonnées, voire tuées pour refuser de porter ce voile islamique qu'elles vivent comme un instrument de soumission. La joie est dans le hijab, qu'ils aillent donc expliquer ça aux Iraniennes. Vous parlez de Madame Dali. Alors je ne sais pas si vous connaissez cette commissaire européenne à l'égalité.
Alors elle, elle écrit des manuels de bien-vivre inclusifs et dans lesquels elle recommande à l'administration européenne de ne plus utiliser le mot vacances de Noël pour ne pas choquer la susceptibilité des minorités. Parce que vous savez, Noël c'est bien connu, c'est un gros mot Noël. Elle fait avancer son agenda progressiste vers la légalisation de la GPA. Il est pourtant bien là. Il est pourtant bien là le nouvel esclavage. Eux qui déoncent le soi-disant néocolonialisme européen. Celui qui pousse des femmes à louer leur ventre et à vendre leur bébé. Heureusement, heureusement qu'il y a des gouvernements courageux qui résistent. Et je veux remercier l'Italie de Giorgia Meloni.
Je veux remercier Nicolas Procaccini qui a rentré l'immigration clandestine pour défendre la famille. Alors je vous dis, tenez bon, on a son fameux pacte du fanatisme et la décroissance économique du continent, la baisse de la production agricole et notre appauvrissement et notre appauvrissement général. C'est l'assassinat par asphyxie à coups de contraintes, de normes, de règlements, de culpabilisations. Et tout ça, pourquoi faire ? Tout ça, pourquoi faire ? Pour faire payer la France qui ne représente que 1% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde et l'Europe que 9% alors que tous les jours la Chine ouvre des cendrales à charbon à tour de bras.
Il faut le rappeler, le P1 dans lequel siègent les Républicains a soutenu 32 des 34 dispositions de ce pacte selon la veut même de leur présidente de groupe. Rageusement dans la rue, sur leurs heures de travail pendant des semaines, c'est parce qu'ils sont les premières victimes de ce pacte. Et je le dis haut et fort et je veux qu'ils nous entendent, je veux qu'ils vous entendent. Oui, la cause des agriculteurs est la nôtre. C'est-à-dire d'une âme gauloise, la ruche, le mouton qui existe dans notre langue et qui nous vienne directement de la langue gauloise.
Oui, nous tous, Français, nous sommes des descendants de paysans et en votre nom à tous, je veux dire à tous ces irréductibles gaulois avec amitié. Car je comprends votre colère et à vrai dire, je la partage. Mais je vous le dis fraternellement. Je vous le dis de patriote à patriote. Ce n'est pas au moment où la droite forte, populaire, souverainiste, conservatrice progresse partout en Europe, où nos amis et nos alliés conquièrent le pouvoir dans de si nombreux pays qu'il faut déserter. Parce que nous sommes face à un moment historique. Pour la première fois de l'histoire, nous avons l'opportunité de prendre le pouvoir au Parlement européen.
Pour la première fois, nous avons l'occasion de conquérir la majorité du Parlement européen et de renverser von der Leyen. Moi, je n'ai ni dogme ni tabou. J'avais la conviction que la voie européenne était sans issue, que les intérêts de la France seraient mieux défendus dehors que dedans, que les avantages d'un Frexit seraient plus nombreux que les handicaps. Alors, évidemment, absolument, je serai du côté des intérêts français. Je vous parle. Être du côté des intérêts français, c'est prendre toute notre place dans la grande bataille politique, politique même, qui se joue aujourd'hui au Parlement européen. Les nations d'Europe nous attendent. La France doit répondre à l'appel.
Chacun connaît notre lien. C'est un lien politique et affectif du fait de mon histoire. C'est aussi, disons-le, un lien intime puisque je sais qui je suis et d'où je viens. Puisque nous entrons maintenant dans la vraie campagne, puisque bientôt viendront les débats. Marine, Jordan, je veux vous dire que nous ne sommes pas des ennemis. Si nous sommes, bien sûr, des concurrents, mais nous sommes aussi d'une façon certaine, complémentaire. Chacun connaît nos différences. Et même parfois nos divergences politiques. Tes différences et ces divergences, elles existent, elles sont réelles, on ne s'en cache pas. Et elles expliquent d'ailleurs que nous ne soyons pas aujourd'hui dans le même parti.
Mais je ne veux pas pour autant oublier ce qui nous rassemble et surtout ce qui demain devra nous rassembler. Car je n'ai pas varié, je n'ai pas changé d'avis. Je défendais l'union des droites au sein du Front National lorsque j'étais députée et c'était justement
d'ailleurs
l'un de nos points de désaccord. Pour porter nos idées au pouvoir, une coalition des forces qui refuse le déclassement, l'effacement, le remplacement. Le groupe européen Identité et Démocratie devra travailler demain au Parlement européen avec l'ECR, le groupe des conservateurs européens qui est le groupe de reconquête. Et ce, en vue de former des majorités. Eh bien, merci pour ta lucidité, mais ce chemin que nous trouverons pour travailler ensemble au Parlement européen, j'en suis convaincue. Je veux que demain nous le trouvions aussi en France. Enfin, entre un vote pour la liste du RN et celle de reconquête.
Vous savez que le RN aura des euro-députés et que Jordan Bardella est certain d'être élu. Posez-vous donc simplement cette question que la France, son identité, sa liberté, seront mieux défendues s'il y a uniquement Jordan Bardella au Parlement européen ou si reconquête est aussi présent que le député européen. Si vous allez voter, vous aurez des élus reconquêtes, c'est certain. 1% égale 1 député européen. Alors le 6-8 verre d'eau vide, demain, parlons-en. Je crois qu'il n'est pas inutile de vous dire qu'il ne faut pas compter sur les LR pour vous défendre. Les LR, 5% de macronistes qui ne s'assument pas et 50% de zémouristes qui ne s'assument pas. Ça donne 100% de promesses trahies.
Le Leyen candidat au Parti européen le PPE. François-Xavier Bélamine. Mais il doit quand même être dit que comme tête de liste, il ne représente que lui-même. Il est isolé idéologiquement dans son mouvement. Il est isolé dans son groupe au Parlement européen. Il est isolé dans sa propre délégation dont la plupart des élus ne votent même pas comme lui. Alors je vous le dis très franchement, je ne comprends pas son choix. Pourquoi ? Quand il pense ce qu'il pense, avoir soutenu jusqu'à la dernière minute Valérie Pécresse à l'élection présidentielle. Pourquoi ?
À vouloir sauver un parti qui est devenu le banc de touche d'un gouvernement qui ne marque plus en 2027, la trois-quart de l'état-major DLR rejoindra la Macronie ou ce qui prendra sa suite. Alors, de droite, les convictions, c'est chez nous que vous les trouverez. Du projet européen entre deux lignes politiques, une Europe de la civilisation ou une Europe de la soumission, une Europe des paysans ou une Europe des migrants, une Europe de la liberté ou une Europe de la bureaucratie, une Europe de l'indépendance nucléaire ou une Europe des fanatiques écolos.
Résumons tout simplement une Europe de droite ou une Europe de gauche par la chrétienté, par une certaine vision de l'homme et du bien, par des relations culturelles, économiques, scientifiques intenses depuis des siècles qui font que nous reconnaissons spontanément une part de nous-mêmes chez nos voisins du continent. Nous sommes une civilisation. La civilisation. Tout est là dans cet antidote à la barbarie et à la sauvagerie, dans ce mot qui est poli par les siècles et qui est un écrin de la culture et de l'histoire. Alors, oui, bien sûr, évidemment, nos nations sont un héritage formidable. Elles sont le cadre politique naturel et incontournable des peuples.
Mais à l'heure du grand réveil des civilisations chinoises, turques, indiennes, notre civilisation européenne et chrétienne a aussi un rôle à jouer dans le champ politique. Mais pour ça et pour y parvenir et pour que cette action politique aient du sens et portent ses fruits, alors il faut redonner au projet européen une boussole, une boussole qu'elle a perdue ou qu'elle n'a jamais voulu avoir. Notre boussole, c'est la civilisation européenne. On doit revenir à une idée, une idée simple finalement. Renforcer, protéger, transmettre la civilisation européenne. L'on dit qu'une personne ne peut savoir ce qu'elle veut sans savoir qui elle est.
nous, nous savons qui nous sommes et nous savons ce que nous voulons. Nous ne voulons pas, nous ne voulons plus de cette Europe de Bruxelles gouvernée depuis toujours par le centre et la gauche. Nous ne voulons plus aux frères musulmans, une Union européenne enfin, enfin au service des peuples et des nations. Une civilisation qui ne s'incarne pas seulement dans un héritage commun mais aussi dans une projection, dans un destin futur. L'Europe de la civilisation finalement plutôt que l'Europe de la Commission. en changeant de cap, en votant tous en Union européenne à droite qui applique une politique de droite.
Une Europe de droite c'est très simple, c'est une Europe qui refuse le fanatisme écologique et la décroissance pour défendre une politique qui réconcilie l'exigence environnementale et la prospérité économique. Une Europe de droite c'est une Europe dont la politique agricole vise l'autonomie alimentaire qui protège les agriculteurs des importations déloyales, la traçabilité de nos produits qui encouragent les circuits courts par la priorité locale. Une Europe de droite c'est une Europe qui coordonne les moyens européens pour protéger physiquement nos frontières, pour organiser un blocus naval face aux bateaux de migrants et avec les pays de départ pour casser l'afflux des clandestins.
Une Europe de droite c'est une Europe qui protège ses marchés du dumping social et fiscal, qui garantit une concurrence juste, qui autorise les aides d'Etat pour les secteurs stratégiques, qui assurent un accès prioritaire des marchés publics aux Européens. Une Europe de droite qui organise la sécurisation de nos approvisionnements énergétiques, qui protège nos industries, qui croient au génie humain et européen par la recherche. Une Europe de droite c'est une Europe qui a des ambitions, celle par exemple de se donner les moyens de ravir le leadership de la conquête spatiale aux Américains. C'est une Europe qui elle est en inscrivant les racines chrétiennes dans ses traités.
C'est l'Europe qui protège ce qui nous est cher, qui protège notre patrimoine culturel et naturel. C'est Saint-Jacques de Compostelle, c'est la cité des pierres et des saints d'Avila, c'est la renaissance de la cathédrale de Cordoue, c'est le Monté Saint-Angéli qui ne décroît Platon, Aristote, Thomas d'Aquin, Descartes et Kant, nos savants, Pythagore, Galilée et Einstein, nos poètes, nos musiciens, tous nos grands auteurs, nos explorateurs qui ont ouvert les océans, nos inventeurs qui ont changé la face du monde, nos scientifiques et médecins qui ont sauvé tant de vies et qui en sauvent encore tant et tant d'œuvres encore, celles de Michel-Ange ou de Léonard de Vinci.
Tout cela, tout ce trésor, le monde entier nous en est reconnaissant ou devrait nous en être reconnaissant. parce que chacun à sa manière s'en nourrit et en profite. Dites-moi, mais dites-moi donc quelle autre civilisation a apporté au monde ce que nous avons apporté ? Si nous le voulions, si nous nous en donnions les moyens, le continent européen avec la créativité, la richesse, le génie de ces nations pourrait redevenir la première puissance mondiale qui devra nous animer demain au Parlement européen. C'est l'objectif que nous allons viser avec vous car n'oubliez pas les peuples qui ont produit toutes ces merveilles que je vous ai citées plus haut. Ce sont les nôtres.
Nous sommes encore vivants. Nous sommes là. Croyez-vous vraiment que nous ne sommes pas capables de faire aussi bien sinon mieux que les Chinois, les Turcs, les Indiens ou les Américains ? Évidemment que si ! De sa sagesse aussi sur la liberté, sur la dignité humaine, vis-à-vis des grands défis et des grandes menaces qui pèsent sur l'humanité, le transhumanisme, l'intelligence artificielle, la société de surveillance, les grands mouvements migratoires. Mais le monde a besoin d'une certaine Europe, l'Europe qui est fidèle à elle-même.
Alors, cette campagne de France pour les élections européennes, nous allons la mener ensemble aux quatre coins de notre pays mais pour un même combat dans toute l'Europe. Pour que Rome reste Rome, pour que Vienne reste Vienne, Budapest reste Budapest et pour que la France est un singulier baligant, l'émir de Babylone, le chef de l'armée des Sarazins. Et dans ce combat singulier, eh bien, Charlemagne est blessé. Il est à deux doigts d'être tué. Il perd courage, il perd son énergie. Et c'est alors que soudain apparaît l'archange Gabriel.
Alors, non pas pour mener le combat à sa place, non pas pour prendre son épée et tuer, finalement, l'émir à la place de Charlemagne, mais simplement pour lui redonner courage. Ô grand roi, que fais-tu ? lui lance-t-il. Et nous, Français ?
Marion Maréchal