Anne-Laure Blin - Le Barbier du matin du 06/11/24
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Questions et réponses
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- 0:17OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous inquiète ?
- 1:21RelanceRéponse directe
C'est ça pour vous la victoire de Trump ?
- 1:27RelanceRéponse directe
C'est les classes populaires qui souffrent de l'inflation plutôt que les wokistes des universités américaines ?
- 1:46OuverteÉludée
L'interruption volontaire de grossesse a été un des thèmes de cette campagne.
- 3:02RelanceRéponse directe
En matière de défense, cette élection de Trump est une mauvaise nouvelle pour les Ukrainiens.
- 3:48OuverteRéponse directe
C'est une bonne nouvelle pour Israël, selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« Donald Trump s'en va remporter très largement les élections. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Le Sénat, d'ailleurs, est aujourd'hui, et là, ce matin, majoritairement acquis aux Républicains. »
- 1:12Invité politiqueFait
« D'un côté, des tenants plutôt de la déconstruction, plutôt du wokisme. »
- 1:40Invité politiqueFait
« les classes populaires se sont reportées sur le choix de Donald Trump. »
- 2:45Invité politiqueFait
« En matière de défense, il faut impérativement qu'on reprenne la main. »
- 3:21Invité politiqueFait
« Trump, c'est quand même l'homme des accords d'Abraham. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Les Américains, avec Donald Trump, se sont toujours tenus aux côtés d'Israël. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, qui sur le terrain international, n'est pas forcément toujours respecté. »
- 4:54Invité politiqueFait
« Défendre Israël, c'est défendre aussi une question de société, un impératif occidental. »
- 5:56Invité politiqueFait
« On parle du Mercosur. »
- 6:00Invité politiqueFait
« Il faut que la France se positionne très clairement, cesse l'ambiguïté. »
- 6:13Invité politiqueFait
« il y a une rupture patente d'égalité. »
- 9:13Invité politiqueFait
« il y a une alliance, une convergence, presque même une complicité entre le parti du Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire. »
- 9:31Invité politiqueChiffre
« le Rassemblement National, main dans la main avec le Nouveau Front Populaire, vote 17 milliards de taxes supplémentaires pour les Français. »
Temps de parole
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Anne-Laure Blain, bonjour. Christelle Barbi, bonjour. On va parler de la France, bien sûr, mais nous commençons par les Etats-Unis. À l'heure où nous parlons, Trump n'est plus qu'à quelques sièges de grands électeurs qui pourront lui acquérir la victoire. Il va donc revenir à la Maison Blanche. Est-ce que ça vous inquiète ?
Écoutez, c'est vrai que ce matin, en se réveillant, on voit que les choses, contrairement à ce que l'on nous annonçait ces derniers jours, les choses sont plutôt claires.
Ça a une victoire nette, oui.
Donald Trump s'en va remporter très largement les élections. C'est quand même des élections très différentes de ce que l'on connaît en France, puisque les Américains n'évisent pas une personne, ce n'est pas un suffrage direct, mais c'est un choix de parti. Et donc, c'est clairement un penchant vers les Républicains. Le Sénat, d'ailleurs, est aujourd'hui, et là, ce matin, majoritairement acquis aux Républicains. Donc, c'est vrai que c'est une majorité plutôt nette. La seule chose aujourd'hui, c'est qu'on a vu que ces dernières semaines, il y avait un parti primédiatique qui laissait craindre cette élection de Donald Trump.
Je crois qu'aujourd'hui, la situation pour les Américains est un choix de société. Vous aviez deux candidats avec des choix très différents. D'un côté, des tenants plutôt de la déconstruction, plutôt du wokisme. Et d'un autre, vous aviez un choix plutôt de porter des classes populaires qui travaillent.
C'est ça pour vous la victoire de Trump ? C'est les classes populaires qui souffrent de l'inflation plutôt que les wokistes des universités américaines ?
Je crois qu'aujourd'hui, le message des Américains, c'est ça, c'est de porter à la tête de leur État un homme républicain qui a une volonté claire de défendre ce qu'il travaille et les classes populaires. Et les premiers résultats montrent clairement que les classes populaires se sont reportées sur le choix de Donald Trump.
Avec au passage, peut-être une inquiétude, c'est l'interruption volontaire de grossesse qui a été un des thèmes aussi de cette campagne.
C'est vrai qu'en France, on a le don d'importer des débats qui n'en sont pas. La question de l'avortement est une question très complexe parce qu'en réalité, contrairement à ce que l'on peut lire dans les médias américains, il n'y a pas une volonté unanime dans tous les États de renforcer ou de réduire ce droit. Plus globalement, il y a une volonté parfois aussi de réduire les modalités d'accès dans certains États, mais de les élargir dans d'autres. Donc cette question, elle est américaine, c'est la Cour suprême qui tranche cette question. Il n'est absolument pas question ici de ce sujet, on l'a dit à maintes reprises.
Simplement, moi je vois dans cette élection américaine une nécessité pour nous, Français, pour nous, Européens, de se recentrer sur nos impératifs, sur nos sujets primordiaux. En matière de défense, il faut impérativement qu'on reprenne la main. Il faut, et on a la chance d'avoir une industrie de défense très en pointe sur notre territoire national, il faut les accompagner et il faut qu'on puisse avoir l'ensemble des moyens pour défendre et accompagner nos armées, justement face à un système international qui est de plus en plus instable.
En matière de défense, cette élection de Trump est une mauvaise nouvelle pour les Ukrainiens. De ce côté-là, peut-être que l'Europe va se retrouver seule à défendre l'Ukraine.
Il faut que l'Europe aussi assume ses prises de position. Moi, quand je regarde et quand j'ai eu l'occasion notamment d'aller en Israël il y a quelques années, Trump, c'est quand même l'homme des accords d'Abraham. Il ne faut pas l'oublier, c'est l'homme qui a apaisé, qui a permis un apaisement au Moyen-Orient. Et aujourd'hui, cet accord d'Abraham, on en parle très peu. Depuis, naturellement, la situation, et on le voit bien, a clairement évolué. Mais aujourd'hui, Trump n'est pas un tenant, n'est pas un guéroyer, contrairement à ce que l'on peut dire sur le terrain médiatique. Ça pourrait être une bonne nouvelle pour Israël, cette élection de Trump.
C'est une bonne nouvelle pour Israël, selon vous ? En tout cas, les Américains, avec Donald Trump, se sont toujours tenus aux côtés d'Israël. Et effectivement, aujourd'hui, on a un impératif. C'est d'accompagner Israël face à cette lutte contre le terrorisme, contre l'islamisme. Et effectivement, si Donald Trump est effectivement un soutien d'Israël, c'est une très bonne nouvelle, parce que nous aussi, nous avons cet impératif que d'accompagner Israël.
Contrairement au flottement d'Emmanuel Macron depuis quelques mois ?
À ce titre-là, vous avez deux personnalités totalement différentes. Effectivement, vous avez un homme qui a une capacité de leadership, et effectivement, Emmanuel Macron, qui sur le terrain international, n'est pas forcément toujours respecté. Et la voix de la France, malheureusement, se réduit de plus en plus. Donc, il faut véritablement que la France retrouve dans le monde la place qui a toujours été la sienne. Et à ce titre-là, le général de Gaulle a une position très claire, avait une position très claire, et il faut que la France reprenne cette place centrale qui était la sienne il y a plusieurs décennies.
De Gaulle, pas toujours favorable à Israël aussi ?
Pas toujours favorable à Israël, mais vous voyez bien que les choses ont évolué. Et aujourd'hui, en tout cas, en ce qui concerne la droite républicaine, nous l'avons redit, « Défendre Israël, c'est défendre aussi une question de société, un impératif occidental ».
Et face à cette menace de l'islamisme, face à cette menace grandissant du Hamas, y compris sur notre propre territoire, parce que cette ingérence, elle est aussi nationale, cette indigérence, elle est sur notre territoire, et donc il faut véritablement que nous prenions tous les moyens nécessaires pour nous tenir aux côtés d'Israël et avoir aussi, pour eux, les moyens de combattre cet islamisme que nous ne pourrons et que nous ne devons pas accepter sur notre territoire national.
La dernière inquiétude, elle est économique. Ça veut dire protectionnisme, Trump. Vos électeurs, les agriculteurs de vos circonscriptions, ils vous exporteront peut-être moins.
Bien sûr, il y a des vrais sujets économiques avec la répercussion des élections américaines. Mais ça revient à ce que je vous disais. Il faut que la France ait une vision aussi pour nos agriculteurs. Et encore hier, je rencontrais la ministre de l'Agriculture. Effectivement, il y a des vrais sujets en matière d'accords. On parle du Mercosur. Il faut que la France se positionne très clairement, cesse l'ambiguïté. Il faut que la France sache ce qu'elle veut pour ses agriculteurs. C'est non la prôsure. Non, aujourd'hui, on ne peut pas accepter cet accord. Ce n'est pas possible. Nous avons des impératifs de défense de nos agriculteurs.
Aujourd'hui, vous savez, il y a une rupture patente d'égalité. Effectivement, sur la scène internationale, mais aussi sur la scène européenne. Il faut véritablement que la France donne les moyens à nos agriculteurs français d'avoir les moyens de lutter face à un écosystème économique qui peut les engluer. Et donc, cette vision, elle est indispensable. Moi, c'est ce que j'ai redit hier à la ministre de l'Agriculture. Il y a des problématiques très concrètes, mais il y a aussi une vision qu'ils attendent pour eux, pour demain. Qu'est-ce qu'on veut pour notre agriculture française ? Est-ce qu'on continue à la promouvoir ?
Ou est-ce qu'on la laisse à s'abandonner petit à petit à la mondialisation ?
Bref, cette victoire de Trump, ça donne l'impression, même si les pays sont très différents, que le vent pourrait souffler dans le dos de la droite française ?
Vous savez, quand on est engagé en politique, ce que l'on veut par-dessus tout, c'est répondre très concrètement aux attentes des gens qui nous élisent et aux Français en ce qui nous concerne ? Moi, aujourd'hui, je vois très clairement que ce que l'on nous demande repose sur deux leviers principaux. Le premier, c'est la sécurité, la lutte contre l'immigration, le fait que l'on arrête de se laisser aller permanent et que l'on règle les problèmes de la délinquance, notamment pour parler d'actualité sur la question des narcotrafiques. Aujourd'hui, c'est grandissant dans le territoire, y compris chez moi en Anjou, dans des circonscriptions rurales ou des villes comme Saumur, tranquille.
Exactement. Et on a connu, il y a quelques temps, malheureusement, effectivement aussi, Saumur a été touché par ces narcotrafiques. Et le deuxième volet, c'est effectivement d'écouter les classes populaires, ces Français qui travaillent, qui se lèvent le matin, qui ont envie de nourrir leur famille à la force de leur poignet et qui, malheureusement, aujourd'hui, sont en proie à un système fiscal grandissant parce qu'on rajoute des taxes en permanence. Moi, aujourd'hui, ces deux pieds, ces deux colonnes sont celles que l'on m'a fixées à la réélection, à ma réélection de juillet parce que c'est l'impératif qu'ils attendent de nous.
Et donc, il faut véritablement que nous ayons les moyens de nos actions et qu'on garde cette détermination. Donc, oui, aujourd'hui, la droite, le discours de la droite républicaine est celui qui reflète le mieux l'attente des Français.
Plus que l'extrême droite ?
Mais chacun fait sa campagne. Moi, ce qui m'importe, ce n'est pas de me positionner par rapport à l'un, par rapport à l'autre. c'est de me positionner de manière juste, de manière réelle, d'ouvrir les yeux et de ne pas me voiler la face. La réalité, c'est que le régalien nous est réclamé et l'économique aussi. Il faut que nous soyons sur ses deux jambes.
Les taxes, elles pleuvent dans les débats budgétaires actuels, même si on a l'impression que tout ça n'est qu'un simulacre. Ça se terminera par un 49-3 sur la base du budget prévu.
Vous voyez, vous parlez de taxes. Moi, ce que je vois dans l'examen du budget, effectivement, vous avez raison, la copie finale sera retenue par le gouvernement et c'est à nous, parlementaires, de travailler à ce que justement cette copie, elle soit conforme à ce que nous attendons du budget. Nous y reviendrons sans doute. Sur la question des taxes, dans l'examen du budget, moi, ce qui m'apparaît assez incroyable, c'est qu'il y a une alliance, une convergence, presque même une complicité entre le parti du Rassemblement National et le Nouveau Front Populaire. Pourquoi ?
Nous avons voté, ils ont voté, parce que nous avons voté contre l'Assemblée Nationale, cette alliance qu'on dit contre nature, mais qui en réalité, dans les faits, se démontre, ne se démontre pas, le Rassemblement National, main dans la main avec le Nouveau Front Populaire, vote 17 milliards de taxes supplémentaires pour les Français. Ce n'est évidemment pas admissible et c'est la raison pour laquelle, fort heureusement, la copie finale sera retenue par le gouvernement. Ce à quoi nous avons quand même dit au gouvernement, parce que nous, à la droite républicaine, nous ne voulons pas de taxes, nous voulons des économies. Ces pistes des économies, elles le sont encore trop faibles.
Et c'est pour ça que nous travaillons d'arrache-pied avec le gouvernement à ce que l'on réduise le train de vie de l'État, parce qu'aujourd'hui, les pistes d'économie, il faut que nous, vraiment, nous penchions dessus pour créer, justement, des dépenses moindres pour, justement, permettre des leviers, de nouveaux leviers, sans passer par la taxation et la fiscalisation à outrance.
Vous allez y arriver avec un socle commun, une alliance avec les macronistes qui a l'air bien fragile.
Vous savez, tout est question de détermination, de volonté. Le fait qu'à l'issue des élections législatives, nous ayons Michel Barnier comme Premier ministre est un premier signal positif, parce que je vous rappelle quand même qu'on est passé à côté, potentiellement, d'une candidate Nouveau Front Populaire qui revendiquait la victoire. Donc, c'est un signal très positif. Après, les choses ne sont pas simples. Vous savez, nous héritons aujourd'hui d'une situation, d'une déliquescence de l'État qu'il faut reprendre totalement en main. Donc, il faut courage, détermination, volonté. Il y a des pistes. Le Premier ministre nous reçoit. Je travaille.
Nous travaillons avec les ministres sur les différents sujets. Vous savez, sur la réforme de la retraite, la prise en compte des 25 meilleures années des agriculteurs, les choses ne sont pas simples, n'étaient pas simples. Jusque-là, personne ne nous écoutait, alors que ça avait été voté par la représentation nationale. Aujourd'hui, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, prend totalement en considération.
Et de la même manière, un autre de mes combats très concrets pour nos forces de sécurité, notamment nos sapeurs-pompiers volontaires, pareil, la bonification de leur retraite était un sujet qui n'a pas du tout pris en compte par le gouvernement et qui aujourd'hui, au ministère de l'Intérieur, Bruno Retailleau, Nicolas D'Aragon, s'attachent, auquel ils s'attachent très majoritairement et très volontairement.
Bruno Retailleau s'attaque aussi, vous le disiez, au narcotrafic. Est-ce qu'il aura les moyens de sa politique ?
Les moyens de la politique, c'est la question de ce que nous, nous voulons faire. Un parquet ? Il l'a dit, il a une volonté très claire d'agir. C'est une question de politique pénale, c'est une question de ligne. Il faut aujourd'hui que les députés soient des élus de la nation. Vous savez, quand on entend, il y a quelques jours, cette culture de l'excuse de la gauche qui demande, dans le même temps qu'il justifie l'usage, l'achat de stupéfiants des mineurs dans le métro parisien, par un député, effectivement, qui justifie la légalisation des stupéfiants, c'est criminel. Aujourd'hui, il faut lutter sans merci contre ces réseaux. Contre ces réseaux qui nuisent à la sécurité du quotidien.
Et donc là-dessus, nous sommes très déterminés et le ministre de l'Intérieur l'a redit hier, il agira, il y aura très certainement un texte de loi au début de l'année, début janvier.
Un mot pour finir de l'avenir des Républicains, votre parti.
La guerre est finie avec Éric Ciotti, chacun chez soi ? Éric Ciotti a démissionné, il a créé son parti, il a créé son groupe. Les choses nous sont très claires, vous savez, nous avons une ligne, nous voulons être utiles aux Français. Être utile aux Français, ça veut dire travailler avec ceux avec qui on peut travailler. Aujourd'hui, la réalité, c'est que nous avons la chance d'avoir des ministres issus de la droite républicaine dans ce gouvernement pour justement permettre de faire avancer les dossiers auxquels nous sommes attachés.
Le fait d'avoir Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, est effectivement un signal très positif parce que les Français attendent très très, clairement du concret. Et donc, il faut effectivement que demain, à Beauvau, on mette en place des actions très concrètes parce qu'encore une fois, c'est ce que les Français veulent. Ils ne veulent plus, comme ça a été le cas pendant de longues années, des déclarations d'attention, mais ils veulent des faits dans les faits de l'action.
Vous avez une ligne, on n'avait pas encore de candidat pour 2027, vous n'avez surtout pas de méthode. On va voir revenir la primaire de droite. Non mais la méthode, c'est le travail,
le travail du quotidien. Ça va dégager la candidat. Nous, on est en prise au terrain, on est en prise avec la réalité. On n'est pas dans des calculs. Vous savez, 2027, c'est encore très très loin, mais on voit tellement bien comment les uns et les autres se préparent. Moi, ce que je veux, c'est que ce mandat, qui a été provoqué par la dissolution, par Emmanuel Macron, soit utile. Et de la même manière, quand on arrivera à l'élection présidentielle, quelques temps auparavant, nous aurons bien le temps de faire une campagne et nous ferons un bilan aussi de ce que la droite au pouvoir a fait. Et donc, c'est aujourd'hui pour ça que nous devons travailler et c'est ce à quoi nous nous attelons.
Anne-Laure Blain, merci et bonne journée.
Merci à vous. Merci beaucoup Christophe. On vous retrouvera demain matin à 7h45. Votre invité sera Marcella Yacoub pour son livre au titre énigmatique « Comment la gauche radicale va sauver le monde des juifs ».
Anne-Laure Blin