ÉRIC ZEMMOUR - LE SUlClDE FRANÇAIS PART 1/2 (JLUL#03)
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 68 n'a pas réussi à renverser le régime mais a conquis la société au détriment du peuple. »
- 3:24Invité politiqueFait
« La déconstruction va détruire les fondements des structures traditionnelles : famille, nation, travail, état, école. »
- 4:05Invité politiqueFait
« La décadence française a débuté au milieu du 18e siècle. Depuis, il n'y a eu que des sursauts. Le dernier fut en 1914. »
- 6:09Invité politiqueFait
« La consommation devient le centre de toutes les préoccupations. La publicité serait la nouvelle forme d'éducation du peuple. »
- 7:28Invité politiqueFait
« Le père était une invention assez récente dans l'histoire de l'humanité. Il date ça d'il y a à peu près 3000 ans. »
- 8:13Invité politiqueFait
« C'est en ce jour du 16 juillet 1971 que nous avons abandonné sans le savoir les rivages de la République fondé depuis 1789 sur le suffrage du peuple et que nous sommes entrés les yeux fermés sur le chemin chaoteux du gouvernement des juges. »
- 8:56Invité politiqueFait
« Nixon a par sa décision tranchante accouché de notre monde ouvert, fluide, sans ordre ni référence, dynamique mais inégalitaire. »
- 11:46Invité politiqueFait
« La loi du 1er juillet 1972 ajoute à la liste la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence visant certaines personnes ou groupes de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »
- 13:14Invité politiqueFait
« La loi pléven est la dissolution programmée de la nation française dans le magma planétaire. »
- 15:20Invité politiqueFait
« Avec la loi de 1973, on entrouverait la porte, on entamait un processus, on mettait le doigt dans un engrenage. »
Temps de parole
- Éric Zemmour100 %
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Pourquoi ? Parce que je sais pas, il est raciste. Il dit trop des choses que faut pas dire raciste, faut je sais pas, je je le déteste. Que me fil toi c'est J'aime pas qu'on crée de la polémique euh dans une société, c'est inutile quoi. On résume souvent Éric Zemour à son rôle de polémiste et quand on demande aux gens les moins informés ce qu'ils en pensent, ils se contentent souvent de répéter ce que la propagande médiatique leur demande de répéter. Parmi ces détracteurs, ceux qui le critiquent le plus souvent le font par pur réflexe pavlovien plutôt que par réelle conviction.
Rares sont ceux qui ont vraiment fait l'effort d'écouter ses propos et ils se contentent en général d'extrait décontextualisés. Encore plus rares sont ceux qui ont fait l'effort de lire le livre. C'est pourquoi je vous propose dans cette vidéo une synthèse de son livre le suicide français qui est d'ailleurs son livre qui s'est le mieux vendu. Alors que vous soyez partisan au qu' contraire vous le détestiez par principe, cette vidéo devrait vous permettre d'y voir plus clair en vous aidant à comprendre sa vision du monde mais aussi et plus important encore sa vision de la France. Bien sûr pour aller plus loin, je vous encourage à lire le livre par vous-même.
C'est très bien écrit, très fluide, très clair avec quelques lignes assassines dont seul Zemmour a le secret. Je tiens à signaler également que je vais vraiment me contenter ici de synthétiser le livre. Quasiment aucun des propos tenus ne sont de moi dans un souci de fluidité comme je vais beaucoup citer Zemour, au lieu de mettre une voix de synthèse comme je le fait d'habitude ou de préciser tout le temps selon Zemour ou Zemour dit que je lirai directement le texte et cette icône s'affichera à l'écran pour qu'on comprenne bien que je restitue au mots près les propos de Zemour tels qui sont écrits dans le livre et que je ne suis pas l'auteur de ces mots.
Le livre étant assez épais, je ferai cette vidéo en deux parties. La deuxième partie devrait sortir la semaine prochaine. Je vais pas vous faire l'affront de vous présenter Écour et je vais vraiment me concentrer sur le livre que je cherche, je le répète, à synthétiser de la manière la plus claire possible. Et pour ça, je vais suivre la structure chronologique du livre avec quelques voyages dans le temps quand il semble important de préciser certains points.
L'idée du livre étant de reprendre année par année ce qui a conduit au déclin de notre pays à travers des événements clés, des lois, des personnalités marquantes, des livres, mais aussi à travers des œuvres de culture populaire, donc principalement des chansons ou des livres. des œuvres populaires qui ont ce rôle ambivalent d'être à la fois des indicateurs très précieux pour comprendre une époque, mais aussi des éléments très influents dans la formation des mœurs d'une société. Alors, à l'heure où les G femmes ont tenté de faire terire Eric Zemour, il est plus que temps de s'intéresser à sa pensée en profondeur et d'aller voir ensemble ce que le livre dit.
Pour comprendre notre époque, il faut comprendre qu'elle découle directement de mai 68. Il y a vraiment eu un avant et un après 68 qui passe d'ailleurs à tort pour une révolution ratée. Mais 68 n'a pas réussi à renverser le régime mais a conquis la société au détriment du peuple. On exalte la République pour mieux abattre la France comme en 1789 date qu'on nous présente parfois comme celle de la naissance de la France. 68 c'est la revanche des oligarques sur le peuple de l'internationalisme sur les nations, de la féminité sur la virilité. Si développe aussi un courant de libération du désir et l'éruption du féminisme.
Avec le féminisme vient la mort du patriarcat et donc de toute forme d'autorité. Depuis le début des années 60, le communisme dans l'éducation nationale propage les idées d'un internationalisme qui cherche à nier les nations. La déconstruction va détruire les fondements des structures traditionnelles : famille, nation, travail, état, école. Les sciences humaines détruisent toute certitude. Puis les hommes d'affaires s'emparent de l'internationalisme pour en faire un capitalisme sans frontière. Déjà l'influence américaine à travers la musique, le cinéma, la littérature est énorme.
Woodstock est la révolution de l'individualisme de masse qui va fusionner avec les minorités gay, noires et les féministes pour écraser la société patriarcale. L'universalisme devient un sansfronti, l'amour de l'autre, une haine de soi. Le pacifisme est associé au conflit, à la violence et à la virilité. ce que Zemour appelle l'universalisme post-chrétien. Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut comprendre que l'époque que nous vivons n'a pas à proprement parler été dessiné par M 68 mais bien par le récit qu'on en a fait. Les enragés de 68 ont ensuite enseigné leur vision du monde et nous chérissons nos ruines davantage que les plus beaux édifices.
Tout commence avec la mort du père de la nation, l'enterrement de De Gaulle le 9 novembre 1970 pour lequel des dizaines de milliers de personnes se réunirent au petit village de Colombel et deux églises pour rendre hommage au général. Il faut savoir qu'à ce moment-là, il avait déjà quitté ses fonctions et que donc aucun protocole n'imposait quoi que ce soit. Le peuple et beaucoup de personnalités importantes sont venus lui rendre hommage par choix. Avec deux Gaules, c'est la France qu'on enterre et il cite les mots du général. La décadence française a débuté au milieu du 18e siècle. Depuis, il n'y a eu que des sursauts. Le dernier fut en 1914.
Moi, j'ai bluffé et en bluffant, j'ai pu écrire les dernières pages de l'histoire de France. En mai 68, de Gaulle commence à comprendre son échec. Cette jeunesse bourgeoise qui se complaisait dans un confort jusqu'alors inédit dans l'histoire de l'humanité avait fini par se révolter contre lui. Et cette jeunesse représentait la colonisation culturelle américaine qu'il avait combattu toute sa vie. Au lendemain de sa mort, les écrivains de gauche allaient en quelque sorte réécrire l'histoire.
On efface les idées moraciennes et conservatrices et on en fait un moderniste, progressiste, droit de l'homiste et un ami des Arabes, lui qui aura bradé l'Algérie pour que son village ne devienne pas colombel et de mosquée. En 1945, il avait d'ailleurs tenté d'imposer une immigration venue du nord de l'Europe. S'il a abandonné l'Algérie, c'est aussi parce que 100 millions d'Arabes pauvres auraient représenté un effort trop important pour les mettre au niveau de la population française. Il prit la décision d'imiter la Hollande qui avait laissé tomber l'Indonésie et qui avait pu ainsi décoller.
Il ne se doutait cependant pas que la manne pétrolière découverte par les ingénieurs français allait sauvegarder l'Algérie. L'autre mort du père, c'est la suppression de la puissance paternelle remplacée par l'autorité parentale. Autorité qui ne revient plus au père mais aux deux parents avec comme justification l'idée d'introduire la notion de bonheur dans les familles comme si le père avait jusque-là toujours été un obstacle au bonheur. La consommation devient le centre de toutes les préoccupations.
La publicité serait la nouvelle forme d'éducation du peuple et les sociologues, les psychologues et les publicitaires allaiit organiser la grande propagande consumériste pour détruire définitivement la culture traditionnelle patriarcale. Car le père était celui qui contenait les pulsions consommatrices de la famille. Il était donc l'ennemi à abattre. Puis il y eu des campagnes pour que les femmes aient un accès égalitaire aux dépenses du foyer. Aujourd'hui encore, lors du moindre débat sur les acquis du féminisme, on exume ce fameux carnet de chèque auquel les femmes françaises n'avaient pas accès sans l'autorisation de leur mari avant 1965.
et personne pour rappeler que jusqu'à la mensualisation, en 1969, l'affre tyran sanguinaire qui était l'ouvrier touchait sa paye en billet de banque et la remettait au franc prêt à sa bourgeoise. La quête du bonheur était devenue la priorité absolue. Le développement personnel passait avant tout, avant la stabilité du mariage même. Les habituelles explications socio-économiques des problèmes avaient été remplacées par la faute absolue du père et du patriarcat. Le pédopsychiatre Aldo Naori commença à s'intéresser à la disparition du père dans les années 1970. Le père était une invention assez récente dans l'histoire de l'humanité. Il date ça d'il y a à peu près 3000 ans.
Ce serait une invention culturelle qui aurait comme rôle d'incarner la loi et d'aller contre le principe de plaisir représenté par la mère. Sans le soutien de la société, le père n'est rien. Jusqu'en 1971, le seul texte à valeur constitutionnelle était la constitution. Mais le 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel attribue une valeur constitutionnelle au préambule de la Constitution de 1946. Il censure ainsi pour la première fois une loi pour violation des principes fondamentaux de la République. Si cette date est si importante, c'est parce qu'elle marque une rupture.
À partir de cet instant, il sera possible de se référer à d'autres textes et principes à valeur constitutionnelle et plus uniquement à la Constitution. C'est en ce jour du 16 juillet 1971 que nous avons abandonné sans le savoir les rivages de la République fondé depuis 1789 sur le suffrage du peuple et que nous sommes entrés les yeux fermés sur le chemin chaoteux du gouvernement des juges. Le juge pioche des principes qu'il découvre interprète modèle façonne tel un alchimiste doué et cela eu des conséquences. En 1974, Giscard Destin autorisera 60 députés ou sénateurs à porter toute loi nouvelle devant le conseil.
En 1985, le conseil devint une arme politico-juridique pour s'opposer à Charles Pasquis au sujet de l'immigration. La déclaration des droits de l'homme a pris la place des saintes écritures. Parallèlement à ça, à la même année, la balance commerciale des États-Unis est déficitaire pour la première fois. Richard Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar en or. Nixon a par sa décision tranchante accouché de notre monde ouvert, fluide, sans ordre ni référence, dynamique mais inégalitaire. Ce monde globalisé, libéral et libre échangiste imposé par la finance.
1972 est une année particulièrement chargée avec notamment la visite de Richard Nixon en Chine le 28 février 1972 dont le président lui-même dira que c'était la semaine qui allait changer le monde. L'alliance entre la Chine et les États-Unis a renversé toutes les alliances du 20e siècle. Il faudra près de 10 ans pour voir son plein potentiel s'exprimer. Et rapidement, les multinationales américaines délocalisent leurs usines en Chine pour profiter des salaires des ouvriers chinois et exporter leurs produits dans le monde entier au profit des nouveaux capitalistes Bill Gates, Steve Jobs et cetera.
Ce nouveau monde inauguré par le voyage de Nixon en Chine sera un monde ouvert qui abolira, ni ridiculisera les frontières. Le 6 avril 1972 à Bruet en Artois, on découvre le corps d'une adolescente. C'est Brigitte de Vèvre. Pierre Lerois et sa maîtresse Monique Béinmaer vont être incarcérés après le procès mené par Henry Pascal qui avoura lui-même ne pas avoir de preuve autre que ses convictions. L'affaire devient un symbole de la lutte des classes. Finalement, un ami de l'adolescente viendra se dénoncer mais il sera innocenté. Aujourd'hui encore, on ne sait toujours pas qui a commis le meurtre. Mais ce qui intéresse Zemour ici, c'est la manière dont a été mené le procès.
Ce qu'il appelle les juges rouges avait conceptualisé une forme de justice révolutionnaire. basé sur les idées marxistes qui faisaient du droit le produit du rapport entre les classes sociales. L'idée était donc de le mettre au service des défavorisé. Il faut attaquer le puissant même s'il est innocent et protéger le faible, le pauvre, le jeune, l'immigré parce qu'il est une victime de la société fut-il coupable. Et cette affaire est la première mise en pratique de cette nouvelle théorie de la justice des juges rouges. Il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça. On n'est pas du tout dans l'objectivité qu'on aimerait être la caractéristique principale de la justice.
La même année, éclate le scandale du Watergate, vaste affaire d'espionnage politique qui conduira à la démission de Nixon et qui aura des répercussions partout et particulièrement en France. On tire alors des leçons de ce qui s'est passé aux États-Unis et ça aura pour conséquence que la France voudra se doter d'un état de droit à l'américaine que la tradition française appelait jusqu'alors gouvernement des juges. On considérera que Pompidou est le Nixon français et qu'il faut s'en débarrasser et l'affaire aura une grosse répercussion sur les jeunes journalistes qui veulent devenir des stars comme Redford et Hoffman, les deux journalistes américains qui ont fait éclater le scandale.
Et le 1er juillet 1972 est votée la loi Pléen qui marque la fin de la liberté d'expression. La loi de 1881 réprimait la provocation à certains crimes et délits qui portaient atteint à la propriété vol, pillage, incendie. La loi du 1er juillet 1972 ajoute à la liste la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence visant certaines personnes ou groupes de personnes en raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. Les intentions étaient pures mais cette loi constitue, selon Zemmour, une régression en introduisant la subjectivité là où régnait l'objectivité.
En condamnant l'intention et non les faits, elle donne aux juges le droit et le devoir de sonder les cœurs et les âmes. Il ajoute aussi que personne ne remarqua le glissement opéré par la loi qui n'interdisait pas seulement toute discrimination en raison de l'ethnie, de la race, de la religion, mais joignait aussi l'appartenance ou la non appartenance à une nation. Plus tard, le ministre de l'intérieur s'en plaindra à George Pompidou qui répondra : "C'est le patronat qui l'exige." On est à ce moment-là à l'époque où l'immigration massive venue d'Afrique du Nord sert les intérêts du patronat, du bâtiment ou de l'automobile.
Et ce principe de non discrimination entre français et étranger interdit toute préférence nationale, ruine toute séparation entre l'extérieur et l'intérieur et assimile le patriotisme au racisme. La loi pléven est la dissolution programmée de la nation française dans le magma planétaire. Et pour se faire respecter, la loi pléven va sous-traiter sa fonction répressive à des associations àqu à l'accorde des privilèges de puissance publique. Ces associations seront autorisées à saisir la justice pour tout propos déplacé. Elles tireront des avantages idéologiques, médiatiques et pécunières puisqu'elles touchent des indemnités lorsqu'elle gagne un procès.
Et ça a été la porte ouverte à bien des lois après elle. Loi gesso tobira le louche peren on connaît tous cette phrase slogan encore utilisé aujourd'hui le racisme n'est pas une opinion c'est un délit alors qu'il a toujours été un délit même avant la loi pléven mais c'est un slogan efficace pour faire terire ceux qui pensent mal c'est aussi cette année que sort le titre comme ils disent de Charla Navour chanson censée dénoncer l'homophobie époque où le jouisson sans entrave de 1968 devient un slogan publicitaire et où la société de consommation cherche à détruire le patriarche car il n'est pas un bon consommateur.
Il faut alors détruire la virilité en l'homme pour que naisse et prospère sa pulsion consommatrice. À cette période, les homosexuels se moquaient encore des contraintes de fidélité et ils sont pris comme des modèles. Les homosexuels sortent de la norme pour devenir la norme àenir et ils sont chez les hommes les meilleurs consommateurs. Leur mise en lumière est avant tout une grande affaire commerciale. À cette époque, les homosexuels rêvent encore d'une symbiose avec le peuple asservi par les bourgeois, mais s'éloigneront d'eux rapidement car la classe ouvrière aura tendance à les rejeter. Et le mépris de classe devient indissociable de la lutte contre l'homophobie.
La méthode du militant homosexuel se met en place et elle est toujours la même aujourd'hui, jouer la carte de la victimisation. Enfin, il mentionne aussi les chansons La maison près de la Fontaine de Nino Ferrarire et le petit jardin de Jacques Dutron, dont les textes pour la première fois depuis les Lumières et même depuis la Renaissance sépare le progrès du bonheur. Le 3 janvier 1973 est votée la loi sur la Banque de France, aussi appelée loi Pompidou Giscar. C'est une loi qui va modifier le statut de la Banque de France et autorisera l'État à lui emprunter de l'argent.
Cette loi correspondrait à la volonté d'adopter le modèle américain de la part des élites politiques, économiques, universitaires et technocratiques. Mais après le choc pétrolier de 1973, l'inflation grimpa énormément. En 1981, la dette publique va commencer à enfler inexorablement et en 1986 puis 1993, ce sera la privatisation des banques qui sera décidé par la droite. Avec la loi de 1973, on entrouverait la porte, on entamait un processus, on mettait le doigt dans un engrenage. Le vieux monde économique français mourrait sans un cri de douleur ou d'effroid, sans même s'en apercevoir. 1973, c'est aussi la sortie du livre La France de Vichi 1940-1944 de Robert Paxton.
Avec Paxton, la Seconde Guerre mondiale et surtout la déportation seront au centre de tout. La thèse de Paxton qui est toujours la doxa dominante est que le régime de Vichi représentait le mal absolu. Robert Paxton reconnaîtra d'ailleurs lui-même avoir été à l'époque où il a écrit son livre influencé par la répulsion que la guerre du Vietnam avait provoqué chez lui. Ici Zemour va remettre en question cette thèse. Pour se faire, il va répondre à une question que Paxton se pose mais à laquelle il a bien pris soin de ne jamais répondre car y répondre serait prendre le risque de détruire tout son travail. On peut se demander comment les 3/4 des juifs de France ont pu échapper à la mort.
Serge Carsfeld, historien et avocat qui a milité pour la reconnaissance de la choa en a conclu : "C'est le peuple français qui les a sauvé." Et s'il y a bien une chose qu'il ne supporte pas, c'est que l'on puisse émettre l'hypothèse que Vichi aurait sauvé des Juifs. Ce que Zemour reproche aux deux historiens, c'est de considérer les Allemands et leur idéologie nazi comme quasiment secondaire comparé à l'horreur qu'a représenté le régime de Vichi. Mais donc comment les Français, ces salot antisémites et délateurs ont pu sauver autant de juifs alors que les Belges et les Hollandais n'ont pas pu en faire autant ? Il soulignent aussi que 100 % des juifs hollandais ont été exterminés.
Zemour prend comme référence le livre du rabin Alain Michel, Vichi et la choa paru en 2011. Alain Michel lui donne un démenti cinglant en montrant l'efficacité de l'échange immoral juif français contre juif étranger, voulu et obtenu par Vichi. Dans son livre, Michel refuse toute forme de manikéisme et ne cherche nullement à justifier moralement les actes de Vichi. Il veut creuser les contradiction d'un pouvoir pétiniste et distinguer entre moral et efficacité politique qui ne vont pas forcément de pa. Paxton étant de culture américaine, il était contre le modèle d'assimilation à la française et il base toute sa thèse sur cette a priori.
Or pour Zemour, c'est justement cette assimilation qui a permis de sauver tant de juifs français. Si la France avait renoncé à ses exigences assimilationnistes, si elle s'était convertie à ce qu'il appelle le pluralisme culturel, elle aurait mieux accepter les juifs et n'aurait pas servi la machine exterminatrice nazi. Et ce modèle du pluralisme culturel va bientôt effectivement s'implanter en France. Et la parole paxtonienne, à savoir Vichi est le mal absolu et Vichi est la France, donc la France est le mal absolu va se répandre dans les écoles.
On ne défend donc plus ce modèle assimilationniste parce qu'il serait à l'origine des déportations sous Vichi qui a pourtant fait tant d'immigrer de véritables français. Avec les discours sur la rafle du Valdive des présidents Shiraak en 1995 et Hollande en 2012, la doxa paxtonienne deviendra vérité officielle, sacrée religion d'état. Avec un peu plus de légèreté, il va aussi évoquer le film El court El court la banlieu et retracer un peu via le film Les origines de la banlieu en commençant par rappeler qu'elle n'a pas toujours eu cette réputation de lieu qui met au banc de la société des individus.
Au contraire, c'était le plus grand rêve des familles de campagne qui venaient y découvrir le confort moderne, salle de bain, chauffage et cetera. Et ce rêve était encouragé par les architectes qui voulaient réinventer la ville selon les lois de le Corbusier. En regardant le film, on constate que toutes les théories échafaudées depuis lors par les géographes, urbanistes, sociologues, s'effondrent en quelques images. Ce ne sont pas l'urbanisme en hauteur, les caches d'escalier, l'absence de rue qui provoque la violence, la bande les ghetos, mais la violence la bande les trafics qui transforment le paradis en enfer.
Il cite alors le sociologue et politologue américain Robert Putman qui évoque le dépérissement de ce qu'il appelle le capital social, c'est-à-dire les éléments de la vie collective dans les villes multiculturelles. Il constate que dans les communautés les plus diversifiées, la confiance entre individus diminue fortement. Il conclut en expliquant que la diversité multiculturelle conduit à l'isolement et à l'anomie sociale. Ces travaux n'ont pas fait grand bruit à l'époque parce qu'ils ne correspondaient pas à la réalité des banlieux. Aujourd'hui, ils y correspondent parfaitement. D'ailleurs, 20 ans après, le prochain film sur la banlieu s'intitulera La haine.
Je vous amène de charmants clients. On est arabes au moins hein. Vous nêtes pas juif, vous n'êtes pas gauchiste au mois hein. On reste dans la culture populaire puisqu'il va décortiquer la chanson les divorcés de Michel Delpêche, sorte d'îm au divorce qui se passe bien. On est à un tournant dans les mœurs où les journaux et les psi veulent libérer les femmes du mariage. La libération sexuelle du début des années 1970 et sa frénésie de partenaire a cru achever définitivement le sentimentalisme et l'amour. Les femmes elles-même s'essayèrent au désir sans amour, à la consommation sans passion. La plupart en sortirent meurtris avec des bleus au cœur et à l'âme.
Toujours à propos des psi, il rappellent que leur grande théorie de l'époque était que si les enfants de divorcés étaient dans une telle souffrance, c'était parce qu'ils subissaient le regard des autres. Avec le recul et maintenant que les enfants de divorcé constituent une majorité, on constate que les troubles sont les mêmes. On passe à une ère où le bonheur individuel passe au-dessus de celui de sa famille. Cette période de divorce de masse correspond aussi paradoxalement à une perte de 30 % du pouvoir d'achat et dont les femmes sont les premières victimes. La nouvelle pauvreté qui émergera à partir des années 80 est principalement constituée de familles monoparentales.
En dissolvant les nationalités, l'économie libérale fit de son mieux pour convertir l'humanité en une borde de bêtes féroces qui se dévore mutuellement parce que les intérêts de chacun sont égaux à ceux de tous les autres. Après ce travail préliminaire, il ne restait plus à l'économie libérale qu'un pas à faire pour atteindre son but. Il lui fallait encore dissoudre la famille. Enfin, le 26 décembre 1973, sera votée la loi Royée, sorte de dernier rempart à la survie des petits commerces qui rendait obligatoire la demande d'une autorisation administrative pour toute création de grandes surfaces supérieures à 1500 m².
Pour la gauche de l'époque, Roy incarnait le parfait conservateur réactionnaire. À cette époque, c'est surtout le sud de la France qui est touché. La grande distribution et l'automobile a entamé son travail de destruction plus que partout ailleurs. Il fallait se débarrasser de l'ancienne France au profit de celle du baby boom. On cherche à se débarrasser de ses racines pour mieux oublier les horreurs, les erreurs et les humiliations du passé. C'est l'époque du consommateur contre le producteur, des importations contre les exportations, des prix bas contre la qualité, de la finance contre l'industrie, de l'agrobiness contre les paysans.
Le supermarché est le nouveau temple de la religion consumériste. Royé avait cru sauver les petits commerçants. Mais en 2006, la Commission européenne balera définitivement sa loi et les miniarkets se répandent partout. Ce qui conduit à un tout homogène, à un monde qui a de moins en moins d'âme. Et tous les 15 ans, un département disparaît sous l'urbanisation. La grande distribution crée entre 10 et 20000 emplois par an et chacun de ces emplois détruit deux ou trois emplois de proximité. Il crée un nouveau prolétariat, d'ailleurs ironiquement majoritairement féminin, et les Français payent de leurs emplois les prix moins chers qu'ils ont pris l'habitude de réclamer.
En 2050, la France ne comptera plus un seul paysan. 1974, c'est l'année de la sortie du film Les valseuses qui fait de la sexualité et de la délinquence les éléments d'une contreculture qui deviendra finalement la culture dominante au point de remplacer la culture traditionnelle. Film dans lequel la France est représentée comme une prison. C'est à peu près au même moment que Michel Fouco publiera Surveiller et punir dans lequel il délégitime le principe même de l'emprisonnement. Plus tard, quand la gauche arrivera au pouvoir dans les années 80, la famille et la prison seront vu comme des choses parfaitement méprisables.
La figure du délinquent sera sublimée et celle du défenseur de l'ordre sera délégitimée. Les sociologues iront jusqu'à nier l'existence de la délinquence et c'est de là que viendra l'idée de l'insécurité qui n'est qu'un sentiment. Comme la plupart des délinquants des décennies qui suivront seront issus de l'immigration, ils feront figure d'intouchable de victimes éternelles de la colonisation. À partir de là, combattre cette délinquence s'apparente à du racisme. Ce que nous appelions délinquence, ils l'appelleront victime. Ce que nous appelions victime, ils l'appelleront coupable.
En 1974, se déroule également le premier débat télévisé inspiré par celui qui avait opposé Richard Nixon à Kennedy en 1960. Valérie Giscardestin va d'ailleurs étudier les techniques de Kennedy. Mitteran dira après son échec : "Il vaut mieux être ami avec un cadreur d'antenne de qu'avec un éditorialiste du monde." Valérie Giscardestin finira par mêler les revendications libertaires et féministes des années 1960 à un égalitarisme qui nivèle par le bas. On est à la fin des 30 glorieuses et on assiste à l'émergence d'une immense classe moyenne. Pour la première fois, le secteur tertiaire va dépasser le secteur ouvrier.
Le libéralisme avancé de Giscar fera le lit d'une nouvelle société qui, émancipé des carcans de la tradition, ne pouvait que se donner à la gauche. Mais ce qu'il faut retenir de ce débat, c'est surtout qu'il était un autre pas en avant vers l'américanisation. Avec la télévision, tout devient vulgaire, tout devient spectacle. Et Zemour soulignent que si de Gaulle tirait son éloquence de son apprentissage à l'Académie française, tous ceux qui suivront suivront les conseils de communiquant en publicité. Le 17 janvier 1975 est promulgué la loi contre l'avortement qui, selon les mots de Simon Veille, devait être une loi dissuasive et que l'avortement devait rester quelque chose d'exceptionnel.
Ce débat est le moment où à travers les larmes de Simon Veille, la raison a cédé le pas à l'émotion, l'intérêt national au désirs des individus, le collectif au personnel, l'idée à l'intime, le masculin au féminin. Le constat mathématique est simple. Les enfants perdus finiront par manquer. Ce à quoi les féministes répondent que la solution n'est que temporaire en attendant la contraception. Or, 40 ans plus tard, il y a toujours en moyenne 200000 avortements par an. À ce sujet, Zemour a une phrase assez belle. Il n'y a pas de grossesse non désirée, même s'il y a des grossesses non voulues. Et ces questions, ce sera l'immigration qui les réglera.
Pompidou a fait venir des millions d'hommes dans les usines françaises et sous prétexte de raison humanitaire, on décidera plus tard du regroupement familial. La famille traditionnelle française doit s'incliner devant le progrès, mais la famille maghrébine, qui est la plus traditionnelle, la plus archaïque et la plus patriarcale qui soit est invitée à la remplacer. 1975, c'est aussi l'année de sortie du film du pont la joie de Yve Boisset qui participe à la propagande en dépeignant les Arabes comme des gens innocents, courageux et victimes de violence et de racisme alors que les Français sont représentés comme des idiots des beaufes, des alcooliques et cetera.
Et ce film marque un tournant dans le sens où jusqu'à présent, les jeunes révoltés ne s'en prenaient qu'aux classes supérieures. À partir de maintenant, ils s'en prendront également au peuple, au peuple français. La haine de la France se mêle maintenant à une haine des Français, ce qui est dû au souvenir de la guerre, à une jeunesse qui juge les actions de la génération précédente. L'immigré est le nouveau juif et cette fois, il ne faut pas manquer de le protéger. À la fin du film, un jeune arabe déboule dans un café et en tue le patron. C'est le symbole d'une gauche qui veut la mort du peuple français, de la France même, mais qui est trop lâche pour tirer elle-même.
1976, Zemour rappelle que de Gaul avaient été forcé de s'allier aux communistes pour éviter la guerre civile et se dégager de la tutelle américaine et que c'est ainsi qu'il a donné à la gauche les pleins pouvoirs sur l'éducation nationale. Plus tard, l'influence américaine sur l'éducation va devenir de plus en plus importante. On privilégie la spontanéité, la créativité. Ce n'est plus le maître qui transmet le savoir, mais l'enfant lui-même qui se fait l'acteur de la construction de son savoir. L'école primaire française, jusqu'alors considéré comme la meilleure du monde, va totalement s'effondrer. L'effort, la réputation, le travail vont laisser place à la liberté quasi totale de l'enfant.
Parallèlement, Michel Fouo et Pierre Bourdieu affirmaient que la discipline de l'ordre républicain était comparable au fascisme. Dans son ouvrage La reproduction, Bourdieu déclare que la bourgeoisie avait donné de l'importance à la culture classique et au diplômes pour légitimer leur position dans la société. Il fallait donc détruire la culture classique. Zemour remarque ici une alliance assez intéressante, celle des libéraux de droite pour qui la culture classique devait être détruite parce qu'elle refrainait les pulsions du consommateur et la gauche pour abattre la culture bourgeoise.
Le résultat a été une déculturation massive masquée par des tentatives lamentables de la part des médias de faire croire que le niveau montait alors que seules les exigences descendaient. 1976 est la première année où le regroupement familial a été effectif. Les plus aisés occupent les centres-villes. Les classes moyennes se dirigent vers les écoles privées. Les inégalités sociales se sont donc forcément accrues. On arrêta aussi d'enseigner le roman national. Les nouveaux arrivants se jetèrent donc logiquement vers la uma islamique. Et 40 ans plus tard, 40 % d'entre eux sont au chômage. En 1977, Zemour évoque le cas de la chanson Lili de Pierre Perz.
Une chanson qui évoque une immigrée somalienne qui aurait subi le racisme en France. L'accusation du peuple français se fait cette fois-ci par la culpabilisation. Les médias vont adorer et son morceau va connaître un certain succès. Pierre Peret va abandonner ce côté populo, ses chansons pour ce peuple qui l'a rendu célèbre et il va se mettre du côté des Bourgeois de la gauche qui jusque-là le regardaient avec mépris comme s'il avait voulu donner ce qu'elle voulait à cette élite qu'il avait pourtant toujours méprisé. Mais avec cette chanson, il en était enfin accepté. Chanson qui sera d'ailleurs étudiée en classe et même donnée au sujet du bac. La France est un pays d'odieux racciste.
Il faut mettre ça dans toutes les têtes. 1978, Zemour cite l'appel de Cochin, un texte signé par Jacques Chirac écrit dans le cadre des élections européennes de 1979, il dénonce la politique antinationale de l'Europe, mais en 1992, Shirac appellera à voter oui au référendum sur le traité de Mastrich. Le 16 janvier 1979, c'est la révolution iranienne qui est d'abord une histoire française puisque l'imameni a organisé la chute du chat d'Iran à Anofle le château et parce que toute révolution depuis 1789 est une affaire française comme si la gauche était propriétaire de l'idée même de révolution.
Le monde et le time avaient d'ailleurs à l'époque qualifié l'imamini de saint homme et de gandy iranien. En 1979, Michel Fouco va aussi soutenir la révolution iranienne comme si une révolution, parce qu'elle était une révolution, était légitime, quand bien même elle défendait un retour à une société archaïque, violente et patriarcale. L'Iran devient une théocratie, la Charia devient la loi suprême et la gauche applaudit. Pour expliquer cet attrait de la gauche pour l'Islam, Maxime Rodinçon dit qu'il est un communisme avec Dieu, universel, égalitaire et dogmatique. Il n'y a ni nation ni État. L'islam est sous la domination du Khalifat. L'uma, c'est l'uma.
À la fin de l'année, l'Union Soviétique envahit l'Afghanistan pour lutter contre l'obscurantisme islamiste. Mais en est en pleine période de guerre froide et les Américains vont aider la résistance afghane contre l'occupant communiste. C'est ainsi qu'ils armeront Ousama Ben Laden, ce qui conduira plus tard aux attentats du 11 septembre. C'est à partir de cette date que l'islam prendra la place du communisme. Le 26 juin 1976 a lieu le débat entre Sart et Raymond Aaron, les deux plus grands intellectuels de l'époque. Ils sont opposés en tout. Sartre Aron, ce serait le progrès contre le conservatisme, le communisme contre le libéralisme, la gauche contre la droite.
Il ne s'était plus parlé depuis 1947 et se retrouve à l'Élysée pour une conférence organisée autour de l'affaire des Boat People, les Vietnamiens qui fuyaient la dictature communiste. Sartre va lamentablement contredire à peu près tout ce qu'il disait jusque-là. Il appelle à ouvrir les portes aux milliers de Vietnamiens alors même qu'il défend toujours le communisme. Des hommes vont mourir et il s'agit de les sauver. une exigence de pure moral, il faut sauver les corps. Soit à peu près les mêmes mots que ceux qu'il avait reproché à Albert Camu à propos des crimes de Staline ou du FLN. C'est comme s'il mettait en évidence toutes les contradictions de ses propos.
D'ailleurs, plus tard cette année dans un entretien avec le nouvel observateur, il va quasiment renier toutes ses théories sur l'existentialisme. Ce débat sonnait sans maudir le glas du clivage gauche- droite qui annonçait le reniement de chacun des deux camps. La droite abandonnant la nation et l'État, la gauche rejetant le peuple et la révolution. Le 3 octobre 1980, un attentat est dirigé contre une mosquée. C'est le premier attentat antisémite depuis la Seconde Guerre mondiale. L'attentat fera 4 morts et 46 blessés. La police et les médias vont immédiatement se diriger vers les milieux d'extrême droite sans la moindre preuve.
Mais l'enquête finira par prouver que l'attentat a été commis par des Palestiniens. Et rien n'a changé depuis. En 2012, quand Mohamed Mera assassine sep personnes dont trois enfants BHL accusaient les identitaires. Et globalement depuis, à chaque fois que l'islam tue, on nous rappelle que le danger c'est l'extrême droite. 1980, c'est également l'année de la sortie de la chanson Mon fils, ma bataille qui raconte l'histoire d'un homme dont la femme l'a quitté pour un autre, a abandonné son enfant et qui revient pour le reprendre.
Balavoine, c'est une sorte de prototype du bobo et il sera aussi très engagé politiquement et il est un bon exemple de l'immense pouvoir qu'à la gauche pour propager ses idées à travers la culture et pour endoctriner le public. Il ira jusqu'à dire "J'en les anciens combattants et les jours de commémoration qu'il y a pour les anciennes guerres, on ferait mieux ces jours-là de manifester pour les guerres qu'il y a actuellement." En 1985, il sort Laziza la même année que Michel Berger sort Chant pour des chansons qui sont de bons exemples de cette xénophilie militante et exalté cette passion de l'autre vue comme un héros mytifié parce qu'il souffre.
Le 14 janvier 1981 sort le livre de Bernard Henry Lévi l'idéologie française qui est le parfait résumé du discours dominant. ce qui est récité par tous les intellectuels du bel aire médiatique, les journalistes, les acteurs, les chanteurs, les animateurs télé jusqu'à certains sportifs. Quant à BHL, il continue à réciter ce qui est contenu dans ce livre même 40 ans après. En gros, BHL suit la doctrine de Paxton, mais découvre également que le régime de Vichi n'était pas uniquement composé de l'extrême droite française, mais qu'il y avait aussi des gens de gauche, des radicaux, des socialistes, des communistes qui œuvrèrent à la révolution nationale.
Ce que BHL n'arrive pas à comprendre selon Zemour, c'est que si ces gens se sont rassemblés, c'est à cause du plus jamais ça de la Première Guerre mondiale. C'est le grand paradoxe du pacifisme. La paix à tout prix peut mener à bien pire. Et pour BHL, il y aura une sorte de national socialisme à la française, non seulement indépendant du nazisme allemand, mais qu'il l'aurait précédé, façonné, forgé. Le diable n'est pas l'Allemagne mais la France, pas Berlin mais Vichi. Et Vichi, c'est la France. En clair, l'amour de la France, le patriotisme, tout ça est assimilé au nazisme.
Il y critique aussi beaucoup le PC qui ne serait pas assez marxiste selon lui et qui serait un parti qui aimerait trop la France et serait donc par la même obligatoirement un parti d'extrême droite. Dans son livre, BHL propose déjà le discours qui légitimera l'abolition des frontières, le développement du libre échange, l'immigration de masse, la destruction de l'État providence. Il déroule l'idéologie de la mondialisation libérale avant la mondialisation. Il soulligne enfin un paradoxe assez coaucasque qui est que BHL, s'il assimile le patriotisme français au nazisme, ne cache pas pour autant sa fierté nationaliste lorsqu'il s'agit de Jérusalem. BHL, c'est Zola à Paris, Baress à Jérusalem.
En 1980, le soft power américain est plus fort que jamais avec la série Dallas qui coïncide avec le moment où on se mit à glorifier les vainqueurs et à mépriser les perdants, à vanter la réussite et même l'argent comme étalon de notre valeur personnelle. Jr devint un modèle avant tapis. C'est le véritable début de la colonisation des esprits par les Américains de la France et du monde entier. La France était d'ailleurs à l'époque le deuxième plus grand consommateur de McDo après les États-Unis. Aux élections de 1981, George Marchet à la tête du PCF fait un score de 15,35 % des voies au premier tour. Le plus mauvais score du PC jusqu'alors.
Si on remonte en arrière en 1972, le PCF semble pourtant installé et bien destiné à rester grâce à la CGT. Il est d'ailleurs le parti privilégié du patronat et du gouvernement. Il avait d'ailleurs été le grand allié du général de Gaulle dans sa politique d'indépendance. Mais à la fin des années 1970, les communistes deviennent ringars. Les 68 ars ne supportant pas l'interdit, George Marchet et est tantôt traité de stalinien, tantôt de fachot. C'est aussi la période de la fin des tranes glorieuses. Le CDI est remis en cause par l'arrivée du CDD. Les premières usines textiles ouvrent au Maghreb et en Tunisie, la flexibilité du marché du travail et la délocalisation s'étendent.
Les communistes tentent d'arrêter cette offensive libérale avec le Bouclier national. Ils se font les chentres du produire et acheter français. Le PCF sent bien aussi que l'Europe est le cheval de 3 de l'américanisation et de la libéralisation. La souveraineté nationale devient un frein à la mondialisation. En 1979, le PC se positionne contre l'Europe au nom de la souveraineté nationale. La même année, il va se suicider médiatiquement en disant à la télé à quel point l'intervention militaire en Afghanistan était une bonne chose. Pour lui, l'URSS est là pour combattre le totalitarisme islamique, ce que l'Amérique mettra 13 ans à comprendre jusqu'aux attentats du 11 septembre.
En France, tous les élus des banlieux rouges alertaient depuis des mois leur secrétaire général des conséquences catastrophiques causées par l'arrivée brutal, mal préparé d'innombrables familles maghrébines dans leur cité. Quant au patrons et au gouvernement français, ils recourent à l'immigration massive comme on pratiquait autrefois la traite des noirs pour se procurer une main d'œuvre d'esclave modernes surexploité et sous-payé. Cette main d'œuvre leur permet de réaliser des profits plus gros et d'exercer une pression plus forte sur les salaires, les conditions de travail et de vie, les droits de l'ensemble des travailleurs, immigré ou non.
Il dit aussi que les familles françaises n'ont plus accès au HLM, que la cohabitation de multiples cultures crée parfois des tensions, que la qualité de l'enseignement baisse et qu'il faut mettre fin à cette politique raciste mise en place par le patronat. Le Figaro et Libération commence à dénoncer le racisme du Parti communiste. Les électeurs finiront par se tourner vers le Parti socialiste de Mitteran. Son grand échec, c'est de ne pas avoir réussi à concilier son internationalisme révolutionnaire et sa passion patriotique. En juillet 1980 éclate ce qu'on appelait pas encore une émote urbaine au quartier des Minguettes dans la banlieue de Lyon.
Voiture brûlée, boutique pillée, commissariat barricadé. Après qu'akim, un voleur de voiture qui voulait échapper à la police se soit taillé les veines. Pour calmer le chaos, les émettiers sont envoyés au club Med. La violence n'était pas réprimée mais récompensée. Ce qu'il faut avoir en tête, c'est que ces jeunes gens issus du regroupement familial étaient habitués à une éducation rude et qu'à leur arrivée en France, après la mort du père d'après 68, ils ont été confrontés à un monde radicalement différent de ce à quoi ils étaient habitués. On découle les graves manques en termes d'éducation et leurs conséquences que l'on connaît.
S'ajoute à ça la mémoire de la colonisation qu'aucun d'eux n'avait pourtant connu et pourtant il voyait dans chaque frustration le fantôme de cette colonisation et la conquête commençait à devenir une contre-colonisation. On commence alors à prener l'intégration, un compromis entre assimilation et multiculturalisme. La population autochtone va rapidement fuir ses quartiers. Les logements sociaux ont été pris d'assaut par les familles noires et maghrébines. Les communistes furent les premiers et les derniers à résister. Lorsqu'ils abandonnèrent pour de bon, un nouveau pouvoir islamo-mafieux se mit en place.
Le regroupement familial ne fut jamais interrompu et la désindustrialisation allait provoquer un chômage de masse. La banlieue rouge aura donc été une transition entre christianisme et islam. Château brillant disait en 1840, "Chassez le christianisme, vous aurez l'islam." En 1980 sort aussi le PC de chez IBM. La France va suivre pendant un temps grâce à ses ingénieurs, mais les commerciaux et les industriel ne seront pas au rendez-vous. Ainsi, la France est balayée par IBM, Apple, Microsoft. La France qui un an auparavant à peine sortait le Minitel. L'économie informatisée couplée à la multiplication des couples contaeneurs change les règles du jeu.
Le salarié devient un coup et le capitalisme redevient une jungle où règne la loi du plus fort. Le 2 mars 1982 est signée la loi de fer sur la décentralisation de la France. Le pouvoir est transféré de l'État vers les collectivités. La décentralisation était d'ailleurs le dernier souhait du général de Gaulle. Mais elle arrivera plus tard. Trop tard après l'abolition des frontières de l'Europe et le début de la mondialisation, les régions étaient dépassées avant même d'être installées. Elles ne réussiront jamais à importer leur légitimité. Les élections régionales brilleront toutes par leur abstention massive.
Cette décentralisation mènera dans toute l'Europe à des mouvements indépendantistes. Le 21 mars 1983, Mitteran met en place une politique de rigueur, c'est-à-dire une réduction des dépenses publiques pour réduire le déficit. C'est ce qu'on a appelé le tournant de rigueur, un changement radical de la politique économique qui fait suite à une politique de relance kinésienne qui consistait à injecter de l'argent dans l'économie pour lui permettre de redémarrer. Pour Zemour, on passe à ce moment de la lumière à l'ombre. C'est aussi le moment qui consacra l'authentique et décisif avènement de la gauche au pouvoir.
Mitteran avait pris la précaution de nationaliser tout le système bancaire, mais il n'avait pas pris celle d'abolir la loi du 3 janvier 1973 afin de retrouver les anciennes facilités permises par le circuit du trésor. Ces économistes de gauche qui formaaient l'élite de la gauche française et qui feront tout basculer sont l'ami dessus Perlevad et la Gaillette. Ils avaient une approche religieuse du libre échange pour universaliser l'humanité. Pour eux, le protectionnisme était une immoralité. Les millions de travailleurs sous-payés dans les autres pays pauvres et le chômage massif n'étaient que des dommages collatéraux.
Ils avaient l'impression d'incarner le progrès contre la réaction et ils ont contrôlé Mitan comme un chien d'aveugle. C'est eux qui vont le convaincre de libéraliser la finance. C'est depuis cette année-là que l'État se présentait devant les marchés internationaux pour financer sa dette. Les citoyens venaient de perdre la maîtrise de la dette nationale. La finance se libérait de toutes ces chaînes d'étatique et nationale. Plus tard, Candu parviendra à la tête du FMI et étendra ses principes libéraux à toute la planète. C'était le début de la mondialisation. Leur vision du monde s'était accomplie.
Un monde débarrassé du politique, seulement réglu économiques et financiers, l'universalisme pacifique. Le monde va se soumettre au capitalisme incarné par Margaret Tcher et Ronald Rean, mais tandis que avaient accompagné ces changements d'une exaltation du nationalisme, Mitan, lui a transformé la France en un simple musée. La France est notre patrie, l'Europe notre avenir. Une phrase assez lourde de sous-entendu.
Éric Zemmour