Avec le mouvement L'Après, l'ex-insoumise Raquel Garrido veut un "outil" pour "éviter de revivre le match Hollande-Mélenchon"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:12OuverteRéponse directe
Si d'autres solutions lui sont proposées, est-ce que vous, vous en avez ?
- 0:31RelanceRéponse partielle
Alors, ce n'est pas la fin de l'indexation, c'est un décalage dans le temps de six mois.
- 2:22OuverteRéponse directe
Mais vous n'attendiez pas forcément qu'un Premier ministre de droite aille taxer les foyers les plus riches ?
- 2:46FerméeÉludée
Pour rapporter 2 milliards ?
- 3:00RelanceRéponse directe
Vous connaissez bien les enjeux budgétaires. Vous savez qu'on a 6% de dettes, qu'on emprunte sur les marchés financiers.
- 4:18RelanceRéponse directe
Non, majoritaire n'exagérons rien.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« la fin de l'indexation des retraites implique que des milliers et des milliers de retraités vont basculer dans la pauvreté. »
- 0:58Invité politiqueChiffre
« 15 milliards d'euros, la création d'un ISF renforcé et écologique. 15 milliards d'euros, la taxation des super profits. »
- 1:07Invité politiqueChiffre
« La transmission maximale de l'héritage à 12 millions d'euros, ça rapporte 17 milliards. »
- 1:15Invité politiqueChiffre
« La fin de la flat tax, ça rapporte 2,7 milliards. »
- 1:18Invité politiqueChiffre
« La progressivité de la CSG ou une progressivité renforcée de l'impôt sur le revenu, ça rapporte 5,5 milliards. »
- 1:25Invité politiqueChiffre
« Le programme du Nouveau Front Populaire, c'était 90 milliards de recettes supplémentaires. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« Ils disent que ça va concerner 67 000 foyers en France et que ça rapporterait 2 milliards. »
- 2:54Invité politiqueChiffre
« Donc, c'est pour passer de 3 207 milliards de dettes à 3 205 milliards. »
- 3:39Invité politiqueFait
« Mais les déficits, ça n'existe pas. »
- 3:53Invité politiqueChiffre
« Il va ôter 40 milliards d'investissements publics dans l'économie française. »
- 4:29Invité politiqueFait
« Ça ne passe que parce qu'ils ont la bienveillance du RN. »
- 5:16Invité politiqueChiffre
« Il y a des milliards de dettes supplémentaires, Macron, 1000 milliards. »
- 5:31Invité politiqueChiffre
« on avait 90 à 100 milliards d'euros de recettes supplémentaires. »
- 5:50Invité politiqueChiffre
« C'est 25 milliards d'euros dans ce pays, les niches qui sont inutiles et polluantes. »
- 6:21Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, elles sont payées 900 euros, donc on n'en a pas. »
- 7:31Invité politiqueChiffre
« Il y a aujourd'hui 450 agents de la protection judiciaire de la jeunesse, 450 contractuels qui se dévouent. »
- 7:52Invité politiqueChiffre
« on recueille 312 milliards d'euros d'impôts sur le budget 2024. »
- 9:10Invité politiqueFait
« Le gouvernement actuel qui se maintient contre la vie de la majorité des électrices et des électeurs, c'est un sacrilège. »
- 9:31Invité politiqueFait
« Marine Le Pen, en ayant topé avec Emmanuel Macron pour ce gouvernement, avec la politique qu'il mène, est violemment antidémocratique. »
- 14:11Invité politiqueFait
« dont la première ligne du premier chapitre est l'idée d'une assemblée constituante pour la VIème République »
Temps de parole
- Invité politique73 %
- Invité15 %
- Présentateur12 %
≈ 3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Raquel Garrido. Michel Barnier a créé un petit peu de remous en annonçant l'indexation des retraites seulement à partir du mois de juillet et pas de janvier. Ceci dit, il se dit prêt à revenir sur cette proposition en cas d'autres solutions. Si d'autres solutions lui sont proposées, est-ce que vous, vous en avez ?
Bien sûr. D'abord, je voudrais signaler que la fin de l'indexation des retraites implique que des milliers et des milliers de retraités vont basculer dans la pauvreté.
Alors, ce n'est pas la fin de l'indexation, c'est un décalage dans le temps de six mois.
Oui, normalement, c'était le sucre. Vous savez, pendant le débat sur les retraites, ils avaient quand même essayé de vendre des choses prétendument positives et ça en faisait partie. Et là, ils l'enlèvent. Donc, ça va faire basculer des retraités dans la pauvreté. Les autres propositions que vous avez, parce que c'est ça la question, il dit « je suis ouvert ». Oui. Alors, nous, de toute façon, pardonnez-nous, mais il suffit de lire le programme du Nouveau Front Populaire, son programme économique. 15 milliards d'euros, la création d'un ISF renforcé et écologique. 15 milliards d'euros, la taxation des super profits. Et puis, je peux vous en rajouter.
La transmission maximale de l'héritage à 12 millions d'euros, ça rapporte 17 milliards. La fin de la flat tax, ça rapporte 2,7 milliards. La progressivité de la CSG ou une progressivité renforcée de l'impôt sur le revenu, ça rapporte 5,5 milliards. Le programme du Nouveau Front Populaire, c'était 90 milliards de recettes supplémentaires.
Dans ce que vous citez, il n'y a pas 80, enfin, dans ce cas choisi Michel Barnier, il n'y a pas 90 milliards, effectivement, de recettes supplémentaires. Mais il y en a quand même un peu plus. Il y a des impôts sur certaines entreprises qui vont augmenter, des impôts sur certains particuliers qui vont augmenter. On parle aussi de l'augmentation du SMIC de 2%, accessoirement. On a l'impression que c'est un petit peu la gauche en arrivée, la droite le fait à certains égards.
L'augmentation du SMIC, on est d'accord que c'est juste d'avancer de deux mois une progression qui, de toute façon, viendrait légalement, obligée par la loi. Mais sur les impôts. Donc, n'exagérons rien. Et c'est d'ailleurs un souci parce que, justement, ce que proposait le Nouveau Front Populaire, c'était une relance de l'économie par la consommation populaire. Donc, en augmentant fortement les salaires, en augmentant le SMIC, en faisant en sorte qu'on indexe les salaires sur l'inflation, à ce moment-là, on comptait sur des arrivées massives d'argent fraîche dans les entreprises françaises.
Mais vous n'attendiez pas forcément qu'un Premier ministre de droite aille taxer les foyers les plus riches, au-dessus de 500 000 euros net, pour un couple, les 300 plus grosses entreprises ?
Alors, ça dépend. Ils disent que ça va concerner 67 000 foyers en France et que ça rapporterait 2 milliards. C'est déjà ça, non ? Alors, je pose la question, pourquoi faire ?
Pour rapporter 2 milliards ?
Non, mais pourquoi faire ces 2 milliards ?
Parce qu'on a 3 228 milliards d'euros de dettes et qu'avec un déficit budgétaire à 6 points du PIB, c'est un petit peu compliqué ?
Donc, c'est pour passer de 3 207 milliards de dettes à 3 205 milliards.
Vous connaissez bien les enjeux budgétaires. Vous savez qu'on a 6% de dettes, qu'on emprunte sur les marchés financiers.
Donc, selon vous, c'est pour aller directement au marché financier ? Mais c'est un pourboire pour les marchés financiers. C'est pour réduire la dette. D'accord, donc, il n'y a pas un seul Français dans ce pays qui va voir le service de l'État amélioré par cet impôt-là. On est d'accord, puisque ce n'est pas du tout fait pour aller dans les services publics.
Si vous le prélevez, 90 milliards d'impôts, c'est pareil. Le déficit est tel qu'il faudra de toute façon le baisser pour pouvoir continuer à emprunter sur les marchés financiers.
Nous, notre stratégie, je vous l'ai dit, c'était la relance de l'économie par la consommation populaire, ce qui fait entrer des impôts. Mais les déficits, ça n'existe pas. Mais non, à l'inverse, au contraire, nous, nous avons une stratégie d'appurement, puisque si vous relancez l'économie, ça vous fait rentrer de l'impôt, ça vous fait rentrer des cotisations sociales. Et c'est comme ça que vous relancez la machine. Aujourd'hui, le gouvernement vous dit l'inverse. Il va ôter 40 milliards d'investissements publics dans l'économie française. Mais c'est la récession, c'est la récession au bout de la clé, c'est la pauvreté généralisée. Donc, non seulement vous ne résolvez pas la dette...
Cette forte dose des recettes dont vous parlez, certains disent, notamment dans le bloc qui est allié, qui est aujourd'hui, on va dire majoritaire, disent... Non, majoritaire n'exagérons rien. Relative, mais c'est quand même eux le plus gros bataillon, on va dire.
Non, non, c'est le nouveau Front populaire qui est le plus gros bataillant, avec 193 députés.
Si vous ajoutez l'ER et les macronistes, on va dire, ensemble, etc., on arrive à un total qui suit d'ailleurs.
Ça ne passe que parce qu'ils ont la bienveillance du RN. Sinon, ça ne passe pas. On ne va pas refaire ce débat-là, mais à 10 fois...
Oui, on ne va pas refaire ce débat-là, effectivement.
Mais votre question, c'était quoi, pardonnez-moi ? Non, mais vous entendez ces voix qui disent, à charger comme ça la mule, pour l'expression un peu triviale, on va casser la croissance. C'est exactement ce que je vous dis.
Si vous enlevez 40 milliards d'euros d'investissement public, c'est un effet récessif. Vous cassez...
En fait, si on augmente les impôts, si on charge trop, on casse la croissance.
Pardon, mais les 7 ans de vie de macronisme ont prouvé que précisément, si vous exonérez massivement les très hauts revenus et les milliards de bénéfices d'impôts, vous entrez dans une spirale de dégradation des comptes publics. On est en plein dedans. Je ne vous comprends pas, Yann Garido. Il y a des milliards de dettes supplémentaires, Macron, 1000 milliards.
Mais j'entends, mais... Ce n'est pas la faute de la gauche, quand même, mais c'est un chômage en baisse.
Pour le coup, votre sujet, c'est la dette. L'équation budgétaire, vous la voyez comment, vous ?
Eh bien, je le répète, là, dans le programme du Nouveau Front Populaire, on avait 90 à 100 milliards d'euros de recettes supplémentaires. En fait, une des principales économies qu'il faut faire après ces années de macronisme, c'est précisément l'exonération des très très hauts revenus et des grands bénéfices des entreprises qui gagnent beaucoup, les actionnaires, les dividendes, etc. Non, non, il y a des exonérations, il y a des niches. C'est 25 milliards d'euros dans ce pays, les niches qui sont inutiles et polluantes. 25 milliards. Donc, de l'argent, pardonnez-nous, de l'argent, il y en a. Il y en a.
Mais ce qui manque, en fait, et ce qui intéresse, au final, monsieur et madame, tout le monde, l'usager du service public, nous, ce qui nous intéresse, c'est que quand on envoie nos enfants à l'école, et si notre enfant, il est porteur de handicap, qu'il puisse y avoir une AESH. Et pour qu'il y ait des AESH, il faut que cette personne soit rémunérée au minimum au SMIC. Aujourd'hui, elles sont payées 900 euros, donc on n'en a pas. Pourquoi ? On a de l'argent. On a de l'argent aujourd'hui pour faire toutes ces exonérations d'impôts, et on n'a pas pour augmenter les AESH.
Il y a un autre sujet qui est mis sur la table, c'est les fonctionnaires, par Michel Barnier. Carole Delguer, la présidente de la PS de la région Occitanie, ici même, disait hier qu'il y a effectivement des doublons entre le national et le territorial. Est-ce qu'il y a des services publics qui peuvent être encore fusionnés pour gagner en efficacité ?
Non, et je pense qu'il faut arrêter avec le fonctionnaire bashing. On a mis à rude épreuve le quotidien des fonctionnaires, notamment dans les services hospitaliers, aujourd'hui à l'école. Ça ne tient que par le courage et le dévouement des fonctionnaires.
Mais dans les services hospitaliers, les professionnels de santé disent eux-mêmes qu'il y a parfois trop d'administratifs, trop d'administrations.
Non, il y a trop d'imposition de tâches administratives à des personnes qui devraient être sur des tâches de soins. C'est ça qu'ils disent. Mais comment oser ? Moi, je ne comprends pas comment l'État peut renvoyer ce message aux fonctionnaires qui ne les aiment pas. Mais moi, je veux dire aux fonctionnaires du point de vue des citoyens, la citoyenne que je suis, la maman d'élèves que je suis. Voilà, je vous aime les fonctionnaires. Je vous remercie. Je voudrais qu'il y en ait davantage. Il y a aujourd'hui 450 agents de la protection judiciaire de la jeunesse, 450 contractuels qui se dévouent pour faire en sorte que les jeunes aient un suivi éducatif.
Ils vont être rayés de la carte par des règles budgétaires. Vous trouvez ça normal ? Vous trouvez ça normal ? L'État... Attendez, pardon, je veux dire une dernière chose. Cet argent-là de l'État, le budget de l'État, on recueille 312 milliards d'euros d'impôts sur le budget 2024. Eh bien, cet argent, il n'est pas à Barnier. Il n'est pas à Macron. Cet argent, il est à nous, les Français. C'est un geste souverain que de décider de ce qu'on fait de nos impôts. Donc, il faut qu'ils arrêtent de se comporter comme si c'était leur argent de poche.
Le 8.30 France Info, Bérangère Bonte, Adrien Becq.
Avec ce matin, Raquel Garrido, ancienne députée LFI de Seine-Saint-Unis. On parlera dans un instant de l'après, votre mouvement qui se précise aujourd'hui.
Qui a sa première réunion aujourd'hui nationale avec des délégués venus de toute la France.
D'abord, la première motion de censure contre le gouvernement Barnier dont on parlait a été déposée hier, signée par 192 députés du nouveau Front populaire. Elle sera défendue mardi par Olivier Faure, mais elle ne va pas aboutir, puisque le RN a déjà dit qu'il ne la voterait pas. Vous auriez voulu qu'elle aboutisse même avec les voix du RN ?
Bien entendu, puisque si le...
Donc là, la bienveillance que vous évoquiez, vous l'acceptez, la bienveillance du RN en revanche.
La bienveillance continue avec... Justement, il s'agit d'une bienveillance pour maintenir le gouvernement Macroniste.
Mais dans le cas où il vote avec vous, ça ne vous pose pas de problème ?
Attendez, moi, je pars d'un principe simple. Les élections... Moi, je suis de l'école de la Rome antique. Rome antique, pas Rome antique. On avait compris. L'élection, c'est sacré. C'est sacré. Le gouvernement actuel qui se maintient contre la vie de la majorité des électrices et des électeurs, c'est un sacrilège. C'est un sacrilège. À partir de là, toutes les personnes, tous les partis politiques qui concourent au maintien de ce gouvernement sont dans la manœuvre de sacrilège vis-à-vis de la démocratie. Et donc, Marine Le Pen, en ayant topé avec Emmanuel Macron pour ce gouvernement, avec la politique qu'il mène, est violemment antidémocratique. Donc après, la moindre des choses...
Elle serait démocratique si elle allait dans votre sens, en revanche. Vous croyez que les 10 millions ou 9,3 millions de personnes qui ont voté RN aux législatives l'ont fait pour se retrouver avec un gouvernement de droite et macroniste ? Mais enfin, c'est quoi ça ? Je ne veux pas me faire porte-parole des électrices et des électeurs du RN avec lesquels je suis dans des accords le plus total. Mais je leur dis, si vous voulez défendre un principe souverain, ça vous sonne la souveraineté, ça vous parle ? La souveraineté, ça veut dire qu'il n'y a pas de gouvernement légitime qui ne procède des urnes.
On comprend, pardon, mais que les voix du RN, vous n'aurez pas posé de problème pour la... De même que, alors, si on avance, les voix des insoumis... C'est une argustie, pardonnez-moi, pardonnez-moi, vous ne posez pas cette question tous les 4 matins au Macron ? Au Macron, bien sûr que si. Et alors, ils vous répondent quoi ? Non, mais vous-même, vous vous dites que ce n'est pas acceptable que ce soit un appoint de majorité, le RN, pour la majorité, mais ça pourrait l'être si ils avaient voté avec vous la motion de censure.
Oui, et donc, qu'est-ce que vous en inférez ? Qu'il faut qu'on accepte un gouvernement macroniste ? Je vais vous dire, moi, je vous avais proposé la solution alternative. Alors, où je suis ? La logique démocratique aurait été que Emmanuel Macron demande à Gabriel Attal, président du groupe macroniste, la bienveillance, cette bienveillance, cette neutralité, cette chance au produit vis-à-vis d'un gouvernement franc populaire. Le président Macron, cette attitude qu'a Marine Le Pen aujourd'hui à l'égard du gouvernement Barnier de s'abstenir tout en disant qu'on n'est pas d'accord, eh bien, c'est ça qu'Emmanuel Macron aurait dû demander aux macronistes à l'égard du nouveau franc populaire.
C'est ça qui aurait été dans la logique des choses et ça aurait évité de nous demander est-ce que vous voulez les voix du RN ? Nous, on n'en voulait pas des voix du RN pour nous soutenir ou pour maintenir au gouvernement. Nous, c'est écrit dessus. On a désisté, on s'est désisté pour qu'il n'y ait pas de plus de députés RN et on y est arrivé.
Puisqu'on parle de bienveillance, je suis frappée par votre bienveillance vis-à-vis des gens qui vous ont exclu, qui sont les insoumis. Ça vous fait sourire, mais quand même, c'est aujourd'hui l'Assemblée Générale Constitutive, c'est ça, du mouvement L'Après, l'Association pour une République écologique et sociale, qui est en gros constituée par les exclus.
Alors voilà, donc L'Après, pour celles et ceux qui n'ont pas suivi, vous pouvez aller sur le site web l-apres.fr pour avoir davantage d'informations. C'est notre toute première réunion en physique avec des délégués de toute la France, de tous les départements. Ils ont été, ces délégués-là, choisis par les adhérents. Combien de personnes ça, les combien de bataillons aujourd'hui ?
Vous le précisez bien parce que ce n'est pas toujours le cas.
Oui, je le précise parce que précisément, une des reproches que j'ai fait moi depuis deux ans à la France Insoumise, c'est qu'on n'a pas le droit d'adhérer. On n'est pas dans le cadre de loi Association 1901 où on doit collectivement animer un outil politique dont on est membre. La presse, si, la presse est très démocratique et aujourd'hui, ça fait partie des points à l'ordre du jour, comment ça va fonctionner tout ça, mais aussi la stratégie politique. Et c'est vrai que notre marque de fabrique, c'est de s'organiser pour permettre l'unité. On voit bien que l'unité aujourd'hui à gauche, elle est à la fois forte parce qu'il y a eu une énergie citoyenne magnifique au moment des législatives.
Il y a eu 9 millions de personnes qui sont venues voter pour le Front Populaire. Il y a un surcroît de participation de voix, en tout cas à gauche, de plus de 3 millions entre les européennes le 9 juin et ensuite le 30 juin. Mais on voit bien tout de suite que certains veulent absolument refaire la division. Et je vous le dis tout de suite, je vois poindre le match Hollande-Mélenchon. Donc vous ne voulez pas ? Écoutez, on l'a déjà fait ce match en 2012. Pour ceux qui, peut-être que les jeunes ne faisaient pas encore de politique, ne suivaient pas. Ce match a eu lieu en 2012, le match Macron-Mélenchon.
Mais entre-temps, la vie politique s'est chargée de trancher le centre de gravité programmatique de la gauche pour exclure le programme de Hollande. Donc aujourd'hui, pourquoi est-ce que Mélenchon et Hollande veulent refaire le match ? Donc nous, l'après, on est précisément l'outil pour éviter cela, pour faire en sorte que la stratégie de l'unité soit quelque chose de long terme pour la victoire, pour empêcher durablement l'hypothèse d'un gouvernement d'extrême droite. Votre désaccord sur le fond avec Jean-Luc Mélenchon, c'est quoi aujourd'hui ? Par exemple, la question de l'unité. Jean-Luc Mélenchon, l'A216... Mais ce n'est pas du fond, c'est-à-dire ? Ce n'est pas programmatique.
Ah, ce que vous voulez dire. Parce qu'au fond... Parce qu'après tout... Mais moi, je suis la première des insouces. Pardonnez-moi, mais le programme Avenir en commun, que j'ai participé à forger, dont la première ligne du premier chapitre est l'idée d'une assemblée constituante pour la VIème République, je considère être un des principales porte-voix de ce programme en France.
Et quand on regarde la France insoumise, je suis désolée, mais la France insoumise aujourd'hui n'a pas d'idée démocratique pour le pays, ne croit pas à la démocratie comme mode de gestion de son propre mouvement, ce qui pose un problème, parce que nous devons incarner une contre-culture à la monarchie présidentielle macroniste. Et pour ça, il faut l'incarner sincèrement.
Est-ce que c'est une bonne idée, puisqu'on parle de Jean-Luc Mélenchon et de ses idées, d'appeler à mettre des drapeaux palestiniens dans toutes les universités à 24 heures de l'anniversaire des commémorations du 7 octobre ? C'est l'idée de Jean-Luc Mélenchon.
Cette année, cet anniversaire, ce n'est pas le bon terme, mais je reprends le vote, la commémoration du 7 octobre, j'espère donnera lieu à l'affirmation de que la France est attachée à la paix, que les Français sont attachés à la paix.
Et c'est être attaché à la paix que de vouloir mettre des drapeaux de Palestine dans les universités ou pas ?
Ça peut l'être, ça peut l'être. Mais la semaine dernière, j'ai participé à un événement à Paris en présence de militants israéliens et palestiniens de l'association Standing Together, Alan Lee Green et Rula Daoud. C'est ces personnes-là qu'on veut entendre. C'est-à-dire qu'elles veulent la fin, elles veulent cesser le feu, elles veulent un accord d'échange pour obtenir que les quelques otages qui restent en vie peut-être reviennent, mais surtout veulent la fin du conflit. Et cette voix pacifique, c'est celle qui doit être portée massivement en France. La paix, la paix.
On n'aura pas votre réponse, effectivement, sur cette question. Merci Raquel Garrido, ex-députée insoumise, d'avoir été avec nous ce matin sur France Info. Et merci à vous, Bérangère Bond.