RAVE PARTY À BOURGES : QUAND LES TEUFEURS DÉFIENT NUÑEZ
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans le recap. Nous sommes le lundi 4 mai et la fête est menacée en France. Enfin, surtout quand elle se veut libre et en marge du système capitaliste.
Si vous avez écouté les infos ces derniers jours, vous n'avez pas pu passer à côté. Une gigantesque teuf réunissant jusqu'à 40000 personnes s'est tenu à Cornus, un petit village de 700 âes près de Bourge. Alors surtout que derrière tous ces murs de son, bah il y avait un message politique qui voulait se faire entendre et qui est intéressant.
Au Technival de Bourge. Les organisateurs et par extension les participants s'insurgent notamment contre la répression de plus en plus intense qui vise le mouvement des Free parties et notamment du fait d'une proposition de loi portée par Horizon. Le parti d'Edouard Philippe et adopté le 9 avril dernier à l'Assemblée.
Alors, désormais, taper du pied au rythme des BPM dans un champ boueux pourrait coûter très cher jusqu'à 6 mois de prison et 30000 € d'amende pour le simple fait, je cite, de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement d'une free partie non déclarée ou interdite. Alors, autant dire qu'il va falloir construire un paquet de prison à ce rythme là, hein, parce que pour vous donner une idée du virage autoritaire que cette loi représente, à ce jour, seuls les organisateurs peuvent être sanctionnés par une amende allant jusqu'à 1500 €. À côté de ça, il y a évidemment aussi les saisies de matériel hein qui sont très importantes et largement utilisé pour réprimer les festivités en pesant sur les participants.
Reste que la nouvelle loi en gestation parlementaire, on l'a dit, va considérablement serrer la vis. Elle doit être d'ailleurs prochainement examinée au Sénat. Et nous, on en a longuement parlé de cette loi dans notre émission notamment toujours debout du 14 avril dernier.
C'était avec le député LFI Louis Boyard et Camille du collectif Techno AntiREP. Alors, nos invités, ils dénoncent une attaque frontale hein contre la jeunesse et toute contre culture à qui la société ne veut finalement plus faire de place. On écoute.
Ben en fait oui, nous on considère que c'est même une forme de méprépuser de prendre en compte et de valider l'existences d'un mode de communauté qui est pas b qui est pas basé sur le capitalisme ou sur le consumérisme, c'est une forme c'est une forme de mépris de classe. Les free party à l'heure actuelle, c'est un des seuls événements festifs auquels presque tout le monde peut venir parce qu'il y a pas du tout des prix ultra élevés comme on peut l'avir au niveau des fêtes hyper commerciales comme les R parties et on peut ajouter aussi que c'est une forme de d'attaque politique très claire parce que c'est une la free partie c'est un des exemples des événements festifs qui échappent totalement au contrôle de l'État en fait c'est quelque chose qui s'organise pas dans les cercles traditionnels et c'est quelque chose avec lequel l'État a beaucoup de mal. Euh Louis Boyer, justement, qu'est-ce que ça dit de la manière dont l'État voit cette culture ?
Déjà, premièrement, on a envie de dire vous avez que ça à faire. Enfin, là vraiment c'est le texte de loi dont le peuple avait absolument besoin. Les gens sortaient dans la rue en demandant l'interdiction des free partis.
C'est je pense que c'est ressenti comme une double violence parce que les gens qui sont criminalisés à travers ce texte, ils ont des conditions sociales qui sont extrêmement difficiles parce que ils sont jeunes et qu'aujourd'hui quand on est jeune, on est précaire parce que en fait on a aussi un droit de s'exprimer et c'est un mode d'expression. Et ensuite deuxièmement, ils sont responsables de cette situation. Le mouvement des Free Party, c'est un mouvement qui existe depuis les années 90 et ça s'organisait en bonne intelligence. il y avait des gens qui acceptaient de prêter des terrains.
Euh vous et vous aviez des associations qui permettaient d'encadrer, de limiter les risques. Et parce que eux sont venus criminaliser criminaliser, ça a derrière ajouté encore plus de bordel. Euh et on s'est retrouvé dans une situation où euh on a des gens de bonne volonté qui veulent bien faire mais qui se retrouvent interdits par l'État alors que ce sont tout simplement des fête gratuite pour une jeunesse qui ne demande que ça.
Et ce que disait Camille est vrai est très intéressant parce que au fond ce qui les gêne c'est que ça sorte euh du marché capitaliste. C'est que si jamais vous voulez faire la fête, il faut que vous alliez dans le service privé, il faut que vous payez, il faut qu'il y ait de la rente. Donc d'une certaine manière, c'est aussi une contreculture et un contreemodèle économique qui est attaqué.
Ce que pointe Louis Boyard est assez intéressant, hein, parce que le effectivement le mouvement des fêtes libres et ben il a toujours été euh stigmatisé et marginalisé dans la société euh française depuis son arrivée dans les années 90 à peu près. La réponse à ses faites spontanée et hors cadre est évidemment répressive dès le début, hein. Mais comme le cadre légal n'existe pas encore, on y va un peu plus à Taton.
C'est seulement à partir des années 2000 que l'État impose une première forme de réglementation spécifique sur les rassemblements euh à caractère musical. La pression administrative et policière, bah elle augmente avec ça hein, drastiquement forcément. Désormais, chaque événement doit passer par la case préfecture dans l'espoir d'être autorisé.
Un espoir minime dans les faits, vous vous en doutez. Sur le papier, les autorités, elles évoquent évidemment une volonté de dialogue et de régulation en bonne intelligence, mais sur le terrain, la réalité ressemble surtout à une mécanique d'interdiction et de sanction qui s'installe durablement contre le mouvement. Les arrêtés préfectoraux se multiplient, souvent déclenchés au moindre soupçons de rassemblement festif dans les environs.
Et quand la fête a malgré tout lieu, la réponse suit le même schéma : amende, saisie de matériel et une logique assumée de dissuasion policière notamment qui vise autant à punir qu'à décourager l'organisation de la prochaine fête. Au fil des années et particulièrement depuis la dernière décennie, la répression des teufs est de plus en plus dure. Le milieu n'échappe pas à ce virage sécuritaire qui s'assume de plus en plus hein, où chaque espace de liberté finit tôt ou tard par attraper par la logique de contrôle et de sanction.
Et malgré les efforts du milieu hein en matière de dialogue, de prévention et d'organisation plus généralement et ben rien n'y fait. Comme les autres contestataires, les teffers et amateurs de gros son se prennent des coups de bâton et des grenades sur le coin du nez à toutes les occasions. Je ne peux évidemment pas évoquer ce sujet sans parler de Steve Maya Caniso, mort en 2019 à la fête de la musique de Nantes.
Cette fois, l'événement était autorisé, hein, puisque fête de la musique. Quelques fettards inarrêtables ont eu le malheur de laisser la musique tourner un peu trop tard alors que les forces de l'ordre leur ordonné de l'éteindre vers 4h du matin. Les enceintes se mettent alors à cracher cette chanson.
La jeunesse emmerde le fond national. La jeunesse emmerde le fond national. La jeunesse emmerde le fond national.
La jeunesse emmerde le national. Et c'est à partir de là que tout dégénère. Les hommes en armes et en armure balancent des grenades lacrymogènes explosives et tirent au LBD sur les 200 féettards Hagar qui restent encore sur le quai tout juste en bordeloir.
Parmi eux, il y a le jeune Steve Maya Caniso, 24 ans, un animateur périscolaire du coin, un amateur de musique techno venu tout bêtement danser avec ses amis. Lui, il ne reviendra jamais de cette soirée dans la nuit et le brouillard des gaz. Il est tombé dans le fleuve comme une quinzaine d'autres à ce moment-là.
Mais lui, il ne remontera pas. Il est mort noyé ce soir-là. Ça dépouille.
Elle sera retrouvée plus d'un mois plus tard, toujours dans le fleuve. Malgré toutes les personnes mises en examen, que ce soit au sein de la mairie, de la préfecture ou de la police, toutes ont été mis hors de cause. Le commissaire Grégoire Chassin, en charge de l'opération policière a été jugé pour homicide involontaire au tribunal correctionnel de Renn en 2024 et il a relaxé malgré des éléments mettant en avant une succession de comportements fautifs en c'étant, je cite, manifestement écarté de la doctrine du maintien de l'ordre.
Il a même été promu. Pour autant, les juges d'instruction ont eu beau reprocher au commissaire d'avoir voulu aller au contact des teffers plutôt qu'à chercher l'apaisement en faisant l'usage d'armes en pleine nuit et sans avoir en pris en compte la configuration des lieux et des risques de chute avérés. Au final, donc on l'a dit, aucune peine au motif qu'il n'avait pas commis de fautes caractérisées.
Circuler, il y a rien à voir. Blancin a donc été donné par la justice aux forces de l'ordre he pour réprimer le plus violemment possible la jeunesse et ses envies de fête libre. Et ils ne se sont pas gênés hein parce qu'on peut aussi citer la dramatique rêve de Redon où le jeune Alban, 22 ans, a fini avec une main arrachée par un tir de grenade des gendarmes dans des circonstances peu ou prou aussi chaotiques qu'à Nantes.
L'enquête a démontré un usage des armes disproportionnées là encore et a pointé les responsabilités de la préfecture et du ministère de l'intérieur dans le fait qu'Alban n'a pas été secouru assez rapidement. Pour autant, le tribunal a décidé de classer l'affaire. Une fois encore, justice ne sera pas faite pour les teffers et désormais, on leur promet même la prison pour avoir voulu danser.
C'est donc contre tout ça que protestit les fétards ce weekend à Bourge, la ville de naissance du ministre de l'intérieur, Laurent Nugèz. Notons ce sens de l'humour conservé par les tefurs. Bravo à eux.
Autant vous dire que le principal intéressé n'a pas vraiment goûté la blague et encore moins de se faire duper par 40000 amateurs de grossons en camion qu'il n'a même pas vu venir. Casselan tienne, il a utilisé l'événement pour faire sa com et pavé le chemin de la pénalisation XXL des teufs. Et forcément ça ça passe par la criminalisation du mouvement.
C'est simple, c'est toujours les mêmes ficelles. La propriété privée, le danger, les nuisances, la consommation de drogue. Oh là là, alerte panique à bord.
À bourge ce weekend, on a donc commencé par entendre que les teffers étaient inconscients de s'être installé tout près d'un ancien terrain militaire. Je cite susceptible de contenir des munitions non explosées", a déclaré la préfecture du Cher. Et effectivement, des obus ont bien été retrouvés non loin de là et c'est pas étonnant hein puisqu'il s'agit bel et bien d'un ancien champ de tir de l'armée, un champ qui se trouve de l'autre côté de la départementale he la route donc pas exactement là où se tenait la free partie.
Ça c'est ce que rapportent des reporters de nos collègues de contre-attaque présents sur place. En tout cas, on pourra quand même noter que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne en ce qui concerne la gestion des déchets, hein. Autant on scrute la moindre canette oubliée après une teuf à juste titre d'ailleurs.
Même si ça méconnaît souvent le travail massif des organisateurs pour rendre les lieux propres, autant il y a personne pour sofusquer que l'armée elle laisse traîner ses explosifs non déclenchés partout derrière elle comme si c'était normal hein. Là, c'est pas comme si la France n'était déjà pas assez garnie des vestiges des deux guerres. En attendant, aucun incident explosif, du moins n'est toutefois à déplorer au final.
Et puis le lieu, aussi sensible soit-il, n'a pas été choisi au hasard. L'événement se voulait également antimilitariste, hein. Dans un communiqué qui moque la forme des arrêtés municipaux, les organisateurs pointent les guerres impérialistes, soutenu directement et indirectement par la France. citant notamment la Palestine, le Liban et l'Iran.
Avant de conclure à la réquisition du champ de tir, je cite laboratoire mortifère ainsi que base d'expérimentation d'armes de tout type au profit donc d'un technal revendicatif où seront célébrés la joie et l'entraide. Ah bah c'est sûr que ça tranche. Et vous vous doutez bien que tout cela n'est toujours pas du goût du ministre de l'intérieur qui a encore durci le ton contre les teffers en annonçant aller plus loin que la loi qui n'a donc pas encore été promulguée.
On l'écoute. Ça ne me ça ne fait que me renforcer dans la conviction qui est la mienne de continuer à porter un projet de loi qui s'appelle repost et qui comporte et qui comporte ce que évidemment les organisateurs avaient bien identifié, une partie consacrée au rêve parti et qui vise en emboitant le pas de d'une parlementaire qui s'appelle madame Latitia Saint-Paul du groupe Horizon qui était aussi cité dans la revendication qui a fait adopter une proposition qui a fait adopter une proposition de loi sur les rêves parties. Il y aura donc un projet de loi porté par le gouvernement qui va exactement dans le même sens organiser une rêve partie maintenant.
Ce sera un délit, un délit puni de 2 ans d'emprisonnement de 30000 € d'amende. Voilà donc 2 ans d'emprisonnement hein pour avoir organisé une petite fiesta dans un champ gadouilleux. Voilà, c'est ça hein.
Je sais pas si on se rend compte de la dinguerie du truc mais bon. Alors par contre il y a des fêtes qui sont largement tolérées par le pouvoir en place hein. Des petites bamboches bien capitalistes pour le coup.
à 80 balles la place pour être assis sur un banc en bois qui surf sur l'imaginaire du bon français bien patriote bien nostalgique tout ce qu'adore l'extrême droite raciste. Tout ce petit monde s'ambiance sur du sardou en étant plus beuré qu'un petit, tellement beuré, bah qu'on arrive très vite au point où tout ce petit monde se met à tenir des discours ouvertement racistes, homophobes et sexistes, voir plus si affinité et même à se mettre à tendre le bras frénétiquement. Si vous voyez ce que je veux dire, ces fêtes, elles sont organisées par le canon français, une entreprise d'événementiel financée en partie par le milliardaire d'extrême extrême droite Pierre Édouard Sterrain.
Ma collègue Matida vous en parlait il y a quelques jours sur les réseaux sociaux du média. On regarde Salut Nazi chant nationaliste qui est raciste et homophobe. Des militants d'extrême droite auraient semé la terreur dans les rues de camp ce weekend.
Samedi 18 avril à camp, plus de 4000 personnes ont participé au Banquet Normand, un grand déjeuner populaire à 80 € par personne. C'est le canon français qui organise ses festivités un peu partout en France. Une entreprise dont ce terrain, le milliardaire plus à droite que l'extrême droite selon ses propres mots, est actionnaire.
Avant sa tenue, l'Eurodéputé et conseillère municipal LFI Emma Fourot avait averti de possibles débordements et de l'instrumentalisation politique de l'événement. Une pétition de 2000 signatures demandé l'annulation du banquet. Finalement, il a eu lieu et dès le repas terminé, certains participants ont exprimé leur haine à visage découvert dans le centre-ville toute la soirée.
Je me suis fait insulter de merde parce que je voulais pas en servir parce qu'il était trop bourré. Çait pas se tenir. Il foutait le bordel, il criait tout le temps.
Ça criait des champs racistes. Ça disait avoir les boules dans la rue. Installé au même bar, Nathan nous raconte avoir vu plusieurs personnes faire des salut nazis, crier des insultes racistes au passant.
Lui-même aurait été victime de remarques homophobes. Il décrit une soirée terrifiante. On est venu me demander un briquet.
Il m'a dit "Bah pour te dire merci, je dis merci monsieur, merci madame." Il y avait aucun de mes amis qui sentait en sécurité. On s'est tous accompagné, on avait tous peur.
Des témoins ont rapporté le même genre de scène dans tout le centre-ville pendant toute la soirée. Et Mafouro a rassemblé une cinquantaine de témoignages. Des hommes qui venaient du banquet urinaient la vue de tous, éclaboussant les gens sur le trottoir.
Ils ont proféré des menaces de viol et parlé de nous tondre comme à la bonne époque. J'ai reçu des menaces de mort. Va crever péd.
Je vais te péter la gueule, sale gauche. Malgré ces incidents, une nouvelle édition du banquier se tiendra le weekend prochain, du 24 au 26 avril à 3. Auprès de France 3, Gérold de la Tour, cfondateur du camion français, a de son côté affirmé qu'il n'avait jamais observé ce type de comportement lors de ses banquers.
Dans valeur actuelle, il estime être victime et annoncer des poursuites judiciaires contre Emmafouro. Oups, ça fait un peu désordre sous les airs bon chic bonjour du banquier et surtout c'est pas hyper vendeur niveau des diabolisations de l'extrême droite en vue de la présidentielle tout ça tout ça. Évidemment, depuis les révélations sur le canon français, les tenanciers de ce bordel et leurs alliés nous répètent sur tous les tons que c'est encore un coup des méchants gauchot, qu'ils ont tout inventé, qu'il y avait pas de salut nazi mais que c'était je ne sais quoi un cœur qu'on jette là, que tout ça n'a rien de politique, que leurs banquers ils sont tout mignons, tout gentils avec les gens, avec leur beret tout ça, tout ça, c'est génial.
Je vous en donne la preuve sur ces news hier. Dans le même temps, un banquet autorisé, sécurisé où l'on chante Sardou d'pêche, où la gastronomie française est mise à l'honneur, c'est suspect, cette joie de vivre est même difficilement supportable. Alors non, Elliot, c'est pas la joie de vivre qui nous est insupportable, c'est les salut nazis et les agressions racistes.
Mais enfin tout ça n'alerte pas outre mesure, du moins le gouvernement et les forces de l'ordre. pas comme l'hommage à Ousamas B vendredi à Nant. Alors oui, sûrement vous connaissez pas et c'est bien normal, c'était un tout petit événement hein sur une place publique du centre-ville juste après la manifer mai un grand classique pour rendre hommage à une figure des luttes sociales décédées subitement à l'âge de 44 ans.
Voilà, à peine une cinquantaine de personnes, hein, quelques prises de parole, une chanson et puis s'en va tout gentiment. Mais ce minuscule espace de liberté funèbre n'a été guère du goût des gendarmes et de la préfecture vraisemblablement puisqu'une armée de colosses en armure a débarqué en pleine minute de silence et encerclé les militants en plein recueil. La scène est absolument lunaire.
Un vieil homme s'agripe dans un coin tant bien que mal à la banderole où ça m'a présent flanqué d'un accordéon l'instrument de prédilection du défunt. À l'autre bout, des gendarmes qui tirent de toutes leurs forces et font valinguer l'ancien comme une poupée de chiffon. Un autre homme d'ailleurs se fera traîner au sol sur de longs mètres pour le même motif.
Le rapport de force est clairement défavorable hein. Les forces de l'ordre sont bien plus nombreuses que les militants présents. Mais la scène a de quoi saisir.
Certaines personnes crient "Laissez-nous pleurer nos morts". Les passants s'arrêtent un peu interloqués, un peu choqué même. Et c'est cette résistance du peuple qui a finalement eu raison de ces consignes absurdes.
Des élus et des syndicalistes se sont chargés de la médiation et au bout d'un long moment quand même contreordre a été donné de tout emballé aux forces de l'ordre. L'hommage à Ousama a finalement pu avoir lieu dans le calme et comme prévu à l'initial. On ne m'empêchera pas de penser que ce bras de fer victorieux du peuple face à la maré-chaussée aurait été tout au goût du défunt.
Justement, le virage autoritaire dont il témoigne, beaucoup moins que vive la teuf, les luttes et la liberté. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le recap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, et ben je vous attends sur le canal de discussion Instagram.
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Hier, lors du 20h de TF1, Jean-Luc Mélenchon a officialisé sa candidature pour 2027. Après 2012, 2017 et 2022, l'homme politique se positionne à nouveau pour la présidentielle. Avec 7,7 millions de voix et 21,95 % au premier tour en 2022, il avait terminé 3e à moins de 500000 voix du second tour.
Sur TF1, Jean-Luc Mélenchon a affirmé être le mieux préparé pour faire face à la situation qui arrive. Nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Nous sommes menacés d'une guerre généralisée.
Nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat qui va avoir lieu là. Et puis nous avons une crise économique et sociale qui s'avance vers nous. Derrière lui, la France insoumise disposerait déjà d'une machine politique solide.
Le mouvement compte aujourd'hui 70 députés à l'Assemblée nationale, 9 euros députés, plusieurs nouvelles mairies conquises au municipal. et pourrait donc faire son entrée au Sénat à l'automne pendant que le PS, les écologistes ou encore François Ruffin semble encore hésiter sur la méthode, Mélenchon lui avancerait déjà avec un calendrier fixé mais cette candidature reste fortement contestée hein, y compris à gauche. Jean-Luc Mélenchon continue de cristalliser les critiques sur son image clivante.
Détention avec les autres forces de gauche et plusieurs polémiques autour de propos jugés ambigu sur l'antisémitisme. Marine Tourelier ou Olivier Fort estime qu'il serait, je cite, le pire candidat de gauche au second tour face au Rassemblement national. Interrogé sur BFM TV, Jérôme Ged, je pense aussi que Jean-Luc Mélenchon n'est pas le candidat idéal pour la gauche.
Moi, ma candidature, vous l'avez mentionné à l'élection présidentielle, elle est aux antipodes de ce que représente Jean-Luc Mélenchon. encore une fois, pas parce que je me définis par rapport à lui, mais parce que je regarde le pays tel qu'il est et que oui, nous devons être solides sur la vision républicaine de la société, nous devons répondre aux aspirations sociales, mais nous devons être lucides aussi sur le fait que personne peut avoir raison tout seul et que moi je revendique une culture du compromis. Nouveau coup de théâtre sur le marché du pétrole.
Les Émirats arabes-unis quittent l'OPEP, une décision effective depuis le 1er mai et avec un départ inédit. Pour rappel, l'OPEP est une organisation de pays producteurs qui coordonne leur production pour influencer les prix du brut. L'objectif évidemment stabiliser le marché hein tout en maximisant les revenus.
Ce retrait intervient dans un contexte tendu entre des accords sur les quotas au sein de l'OPEP plus et en parallèle la situation reste fragile dans le golf notamment autour du D3 d'Ormous toujours bloqué par l'Iran. Jusqu'ici l'OPEP coordonnait la production de ses membres pour peser sur les prix. Mais les Émirats qui produisent environ 3,6 millions de barils par jour aller plus loin en quittant l'OPEP.
Abu Dhabi se libère des quotas pour augmenter sa production avec un objectif de 5 millions de barils d'ici 2027. Officiellement, la décision n'est pas politique, mais elle intervient sur le fond des tensions avec l'Arabie Saoudite. À court terme, pas de choc attendu, mais à moyen terme, une hausse de la production pourrait faire baisser mécaniquement les prix et fragiliser la capacité de l'OPEP à réguler le marché.
Et on termine ce récap en faisant un tour au Japon où une mobilisation massive a eu lieu hier, dimanche 3 mai. Plus de 50000 personnes ont manifesté à Tokyo pour défendre la constitution pacifiste du pays. Le 3 mai, c'est le jour de commémoration de ce texte adopté après la Seconde Guerre mondiale.
Un texte fondateur qui s'inscrit notamment dans son article 9, le renoncement à la guerre. Mais aujourd'hui, cet article est au cœur du soulèvement populaire. La première ministre porte en effet un projet de révision constitutionnelle pour renforcer les capacités militaires du Japon et inscrire plus clairement ses forces d'autodéfense dans la loi.
Une orientation qui s'inscrit dans une politique sécuritaire plus large. Ces derniers mois, le gouvernement a déjà assoupli les règles en matière d'exportation d'armes létales. Elle a ouvert la voie à de nouveaux partenariats militaires et augmenter le budget de la défense.
Pour ses soutiens, il s'agit d'adapter le pays à un contexte régional instable, notamment face à la Chine et à la Corée du Nord. Mais pour les militants, c'est une remise en cause profonde de l'identité pacifiste du Japon. Beaucoup dénoncent un risque de remilitarisation et un affaiblissement des garanties démocratiques.
Alors que d'autres formes comme l'extension des pouvoirs en cas d'état d'urgence sont aussi débattu. La réforme est pour le moment loin d'être adoptée. Elle devra obtenir une majorité des 2/ tiers au Parlement puis être validée par un référendum.
En attendant, la mobilisation, elle s'intensifie dans le pays avec des rassemblements de plus en plus nombreux pour défendre cet article 9. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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Édouard Philippe