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interviewMarion Maréchal· 21 juillet 2026 2 min

Comment peut-on faire preuve d’une telle absence d’empathie ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

J'en ai à peu près une par mois. Donc voyez, vous calculez 10 par an, ça fait 20 ans, ben voilà 200. Même si ça fait que 5 minutes l'acte en lui-même.

Attention, si vous avez pas l'habitude de le faire, ça va vous toucher émotionnellement. Faites-le en fin de journée pour prendre soin de vous. Après, je sais pas, je n'ai pas les mots en fait devant cette vidéo, je la trouve glaçante.

On a le sentiment d'avoir une femme qui a perdu toute forme d'empathie, qui revendique publiquement, fièrement avec le sourire d'avoir tué plus de 200 personnes. Et c'est précisément ce qui m'inquiète parce que pendant des siècles, un médecin avait une mission : soigné, soulagé, accompagné. Et aujourd'hui, certains considèrent que provoquer la mort peut faire partie de leur métier, que c'est un soin.

Voilà pourquoi je refuse que la France emprunte cette voie. On nous promet toujours une loi strictement encadrée. C'est ce qui avait été dit euh en Belgique, aux Pays-Bas, au Canada au moment de la légalisation.

Puis les critères se sont élargis. Le nombre d'euthanasie augmente d'année en année. Ce qui devait rester exceptionnel devient progressivement une pratique installée et presque commune.

La réponse à la souffrance n'est pas de donner la mort. La réponse de développer les soins palliatifs. Aujourd'hui, un département français sur TR ne dispose toujours pas d'une offre suffisante en soins palliatifs. 21 en sont même totalement privés.

Oui, si vous habitez dans les Ardaines, le Cher, la corise, la Creuse l'or et Loire, le Gersce, l'Indre, le Jura, le Lotte, la haut Marne, la Mayenne, la Meuse, l'Orne, les Pyrénées orientales, la haute, la Sartte, le Tarnégaron, les Vauges, la Guyane, Mayotte, et bien vous n'aurez pas accès, vous n'aurez aucun accès aux soins palliatifs. De quelle liberté parle-t-on pour ces millions de Français qui auront le choix entre souffrir ou se faire piquer ? Cette loi est d'abord une loi pour les campagnes, les pauvres, les personnes isolées, les personnes qui vivent dans des déserts médicaux, qui n'ont pas les moyens d'avoir accès à un soutien social, moral, affectif ou médical.

La honte n'est pas du côté de ceux qui souffrent. La honte, elle est du côté d'un état qui n'est toujours pas capable d'accompagner dignement les personnes en fin de vie. Avant de proposer la mort, commençons par garantir à chacun l'accès au soins, au soulagement de la douleur et un véritable accompagnement.

Une société se juge à la manière dont elle protège les plus fragiles. C'est cette civilisation.