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Podcast / conversationRadio J· 18 septembre 2026 24 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

« Le vrai danger, c'est Mélenchon, pas Marine Le Pen » - Michel Onfray

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:55OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est Gabriel Attal ou Édouard Philippe qui incarnera le "Medvedev" de Macron ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Qui sont ces candidats qui négocient des postes de ministre en échange de signatures ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    Est-ce de l'arrogance ou du narcissisme de se présenter à la présidentielle sans y croire ?

  • 5:56OuverteRéponse directe

    Vous a-t-on prêté une candidature à la présidentielle ?

  • 7:13OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a fait renoncer à une candidature ?

  • 8:23OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les grandes priorités pour la France selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53Michel OnfrayFait
    « Cette campagne, elle est commencée depuis 10 ans et que le soir où Macron a été élu pour la première fois, il a commencé à nommer un cabinet pour sa réélection suivante. »
  • 1:35Michel OnfrayFait
    « D'un point de vue constitutionnel, on le sait bien, enfin tous les Français le savent, on peut pas faire plus de deux mandats. »
  • 2:12Michel OnfrayFait
    « Macron était très jeune et que 5 + 5 = 10 c'est 10 + 30 = 40 ou quelque chose comme ça et il se dit mais je vais pas j'ai envie de de recommencer donc il faut qu'il fasse son medvedev Poutine et que il y ait quelqu'un qui qui tienne la place pendant 5 ans et après il peut recommencer pendant 10 ans. »
  • 3:34Michel OnfrayFait
    « Il y a un moment donné où elle sera vraiment commencée quand on saura qui peut y aller, c'est-à-dire qui dispose de ces 500 signatures. »
  • 4:06Michel OnfrayFait
    « Les gens font semblant de dire la France, la France, défendre la France, le peuple, la nation, la République, la tralala. En fait, non, c'est un trajet personnel et c'est euh je vais être invité dans les émissions où on dira que je suis président et puis et puis voilà. »
  • 5:19Michel OnfrayFait
    « Quand on a derrière soi des années de de vie publique, on a un passé qui peut être impassif aussi du genre qu'est-ce que vous avez fait ? »
  • 6:35Michel OnfrayChiffre
    « Il y avait même eu à un moment donné un sondage qui était sorti qui me prêtait 14 % d'intention de vo. »
  • 7:13Michel OnfrayFait
    « Moi, je je je suis pas roussoïste. Moi, je crois pas que la nature humaine soit bonne et il y a de l'orgueil, de la vanité, de la suffisance, de la prétention, ce que les catholiques appellent le péché originel dans chaque homme, moi le premier. »
  • 7:47Michel OnfrayFait
    « Il faut une dose de folie mais il faut aussi une dose de folie avec du génie. »
  • 11:19Michel OnfrayFait
    « Tous les gens qui disent "On fait rien avec l'Europe, on fera un bras de fer, on leur imposera ceci, on leur imposera cela". Et cetera. On a vu à quoi ça ressemblait les bras de fer quand il s'agissait de CISA, quand il s'agissait de Podemos. »
  • 11:52Michel OnfrayFait
    « L'Europe est un est est un Moi, je parle de national européisme. C'est une nation voulu comme telle avec son drapeau, avec son hymne, avec sa monnaie et elle a les moyens de faire tomber des des régimes, elle a les moyens de faire tomber des pays. »
  • 13:09Michel OnfrayFait
    « Je crois à l'Europe de l'Atlantique jusqu'à l'Oural et je crois que l'Europe avait cette Europe là, l'Europe golienne. »
  • 20:02Michel OnfrayFait
    « Mélenchon, il appelle à voter Macron. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Radio J, le [musique] journal des élections. Alexis Lacroix

0:10
Non speech

[musique]

0:11
Locuteur

Radio J. Chers auditrices, chers auditeurs, très heureux de vous retrouver pour ce 3è numéro du journal des élections, votre rendez-vous hebdomadaire de décryptage de l'actualité de la campagne électorale avec un invité de choix, Michelfray. Bonjour. Bonjour.

On ne vous présente pas, vous êtes philosophe, vous êtes directeur de la publication de l'excellente revue Front Populaire, auteur de l'anarchie positive chez Plomb qui est un essai passionnant d'ailleurs consacré à une figure controversée mais que vous aimez particulièrement qui est le philosophe Proudon et puis vous allez signer dans quelques semaines un livre très très [raclement de gorge] attendu et qui s'inscrira d'ailleurs à sa façon dans cette campagne heurtée et hectique. Une nouvelle chevalerie de Gaulle, Malerot et la civilisation.

sur la question de la civilisation aux éditions Plomb toujours alors on commence Michel Onfay comment vous regardez la scène de cette campagne commençante car elle commence tout juste en réalité les hommes et les parties se mettent en ordre de bataille et les Français commencent à s'y intéresser comme témoigne d'ailleurs les audiences de nombreuses émissions consacrées au décryptage de la campagne présidentielle. Moi je crois Merci Alexis pour votre invitation. Moi, je crois que cette campagne, elle est commencée depuis 10 ans et que le soir où Macron a été élu pour la première fois, il a commencé à nommer un cabinet pour sa réélection suivante.

Ça a marché, il a été élu une deuxième fois et je pense qu'il a là ensuite fait une un cabinet dans lequel il a dit voilà je ne serai pas réélu mais j'aimerais bien laisser passer 5 ans pour faire de telle sorte que je revienne de fois 5 ans. Et donc il faut absolument que je prépare les troisèmes élections les élections qui suivent. Je vous interrompe. C'est passionnant Michel Onfr ce matin sur radio J. Vous nous dites un peu en exclusivité hein, je pense que le président de la République fait tout pour revenir d'une façon ou d'une autre dans les meilleures circonstances possibles en 2032.

Oui, je crois que d'un point de vue constitutionnel, on le sait bien, enfin tous les Français le savent, on peut pas faire plus de deux mandats. Donc que le le et donc évidemment, il y a eu une époque où il fallait être couturé, il fallait avoir fait plein de choses. On avit fait trois campagnes, quatre campagnes pour être président de la République comme Miteran, comme Chirak et cetera et puis on finissait par l'être et évidemment on faisait de dans l'hypothèse où on faisait de mandatins, ça a été le cas de Shiraak, ça a été le cas de Mitteran même si ça a été un un Septena de 5 ans, je dirais c'était Septena plus qu'un Kenda.

Et puis pour Mitéran, ça a été ça a été bah il y a eu la il y a eu le cancer mais là c'est une configuration tout à fait différente puisque Macron était Macron était très jeune et que 5 + 5 = 10 c'est 10 + 30 = 40 ou quelque chose comme ça et il se dit mais je vais pas j'ai envie de de recommencer donc il faut qu'il fasse son medvedev Poutine et que il y ait quelqu'un qui qui tienne la place pendant 5 ans et après il peut recommencer pendant 10 ans. Il faut qu'il fasse son Medvedev Poutine nous dit le philosophe Michel Enf ce matin sur Radio J. C'est effectivement passionnant. Alors on va pas euh faire des plans sur la comète sur le retour futur du président Macron.

Pour l'instant, il se prépare à quitter la scène, en tout cas la scène française au sommet du pouvoir. On lui prête d'ailleurs éventuellement des intentions, mais c'est pas le notre débat d'aujourd'hui cher Michel, des intentions d'avoir aussi un poste peut-être au niveau de l'Union européenne mais dans l'immédiat puisque vous venez de l'évoquer, qui est son Medvedf ? Entrons dans le vif du sujet, est-ce que c'est Gabriel Atal en dépit de la mésentente ou est-ce que c'est Édouard Philippe en dépit de ce qui apparaît comme étant une entente très désalignée ? Ça c'est un peu compliqué parce que cette campagne est commencée sans être commencée.

C'estàdire il y a un moment donné où elle sera vraiment commencée quand on saura qui peut y aller, c'est-à-dire qui dispose de ces 500 signatures. [raclement de gorge] Vous avez des gens aujourd'hui qui veulent participer à cette campagne, non pas pour être élu parce qu'ils savent très bien que ils n'ont aucune chance d'être sur les deux marches du podium mais qui sont en train de je vais pas donner des noms parce que j'ai pas envie d'être insultant mais enfin des gens qui vont négocier leur place pour un panier de lentille et ce sera un poste de ministre. Donc ministre de la culture pour l'un, j'ai un nom dans la tête.

Ministre des affaires étrangères pour l'autre, j'ai aussi un nom dans la tête. Et les gens font semblant de dire la France, la France, défendre la France, le peuple, la nation, la République, la tralala. En fait, non, c'est un trajet personnel et c'est euh je vais être invité dans les émissions où on dira que je suis président et puis et puis voilà. Et puis il y a ceux qui disent "J'aimerais tellement qu'on vienne me chercher et je ne dis pas encore que j'y vais. Je dis même que je n'y vais pas mais je dis que je suis prêt. Enfin de de enfin je a il y a plusieurs noms. On voit bien que Robert Menard est intéressé, on voit bien que Jean-Louis Borlot est intéressé.

On voit bien que Natacha Polonier est intéressé. On voit bien que enfin il y a des gens comme ça qui nous disent "Retenez-moi où je fais un malheur Dominique de Villepin c'est la même chose, ils sont intéressés. Alors évidemment ça coûte cher, il faut trouver de l'argent, il faut trouver 500 signatures. Mais je dirais l'espèce de de d'arrogance de tous ces gens qui disent après de Gaul il y a à peu près que moi, c'est c'est considérable. Donc 36 candidats annoncés plus une dizaine de gens qui sont susceptibles de l'aide. C'est-à-dire on est à 46, on dirait il y a une cinquantaine de personnes qui pensent qu'elles peuvent être présidentes de la République.

Alors Michel enf si on est équitable est-ce qu'on peut envisager de se présenter à la magistrature suprême si d'une certaine manière ou d'une autre on ne croit pas à son destin dans une rencontre singulière avec la nation ? Est-ce que c'est de l'arrogance ? Est-ce que c'est du narcissisme ? Ou est-ce que c'est simplement le sens d'une vocation politique ? Non, mais quand on a derrière soi des années de de vie publique, on a un passé qui peut être impassif aussi du genre qu'est-ce que vous avez fait ?

Voilà, on peut légitimement demander à tous ces gens-là qu'avez-vous fait qui légitimerait que vous pourriez euh vous présenter aujourd'hui c'est la l'arrogance, la suffisance et l'orgueil qui suffisent. La vanité, j'y vais, pourquoi pas moi ? Et donc et encore, on va voir je sais pas quoi. Enfin, je vais pas être insultant, j'allais dire des coiffeurs ou des enfin, j'en sais rien mais des gens qui diront "Pourquoi pas moi j'y vais ?" Et puis voilà. On vous avait prêté l'idée d'une réflexion il y a 5 ans, peut-être même il y a 1 an à nouveau, d'une réflexion avec des amis, avec des proches autour de cette hypothèse. C'est vrai ou c'est pas vrai ?

Alors, c'est vrai qu'on me l'a prêté et c'est vrai que c'est faux. Ça je je ne voulais pas ça. Je vais pas donner de détails, je vais pas donner les noms, je veux pas qu'on reconnaisse les gens qui ont qui ont lancé ce ce bruit. Hm hm. Mais j'ai découvert effectivement que des gens se servaient de moi et m'ont utilisé pour pouvoir euh je voudrais pas en dire plus, je voudrais part qu'on reconnaisse les personnes, mais il y a des gens qui de fait on ont donné l'impression qu'ils étaient proches de moi et que proche de moi il pouvaient dire que oui bien sûr que je me préparais et je me suis jamais préparé, j'ai jamais voulu. Donc je l'avais réglé.

Il y avait même eu à un moment donné un sondage qui était sorti qui me prêtait 14 % d'intention de vo. Je dis mais pourquoi vous me prêtez des intentions de voix ? On ne veut pas yer. Bon et alors imaginons qu'il vous arrive comme à Éric Zemour, mutatis mutandis avec une idéologie et une doctrine différente mais que des amis disent "Mais Michel on ne peut pas se passer de toi, de vous, il faut absolument y aller." Est-ce que ça vous ferait réfléchir Michel ? Ça n'a pas été le cas de d'Éric Zemour. Je personne ne croit le le le récit du genre.

Un jour mon fils m'a dit "Papa, tu parles trop, tu agis pas assez ?" Je me suis dit "Mais bon sens c'est bien sûr, mon fils a raison, je me présente au présidentiel." C'est très joli, c'est très gentil, mais on peut pas croire à ça. Moi, je je je suis pas roussoïste. Moi, je crois pas que la nature humaine soit bonne et il y a de l'orgueil, de la vanité, de la suffisance, de la prétention, ce que les catholiques appellent le péché originel dans chaque homme, moi le premier et que euh les gens qui y vont, il y vont parce que il y a du narcissisme, il y a de l'orgueil, il y a de la prétention et de la suffisance. Chez les Grecs, on appelait ça le tumosin.

C'est pas indispensable justement pour une carrière politique d'avoir un peu de tumos, d'avoir un peu cet orgueil. Il faut une vraie folie. Moi j'ai adoré les deux films concernant le général de Gaulle là qui qui montre ce ce type qui est un fou quoi. J'adore le général de Gaulle hein. Mais il arrive à il arrive [rires] en Angleterre et dit à Churchill vous avez besoin de vos alliés, j'arrive. Dit mais vous êtes juste vous êtes juste éjecté de la France et Vichi c'est Vichi Pétin c'est ça a remplacé la République. Donc vous n'êtes pas la France qui êtes-vous ? Et puis au bout de 4 heures de film on découvre ce qui s'est passé quoi.

Donc oui, il faut une dose de folie mais il faut aussi une dose de folie avec du génie. H fous g dans toute cette bande là et et simplement des gens qui savent bien que on va les inviter, ils vont parler, on va pouvoir les écouter, ils vont dire "J'ai mon plan pour la France, j'ai ceci, j'ai cela" et cetera. Mais ils savent très bien qu'ils vont faire 2 3 4 %. Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? Quand on a compris ce qu'était la France, on s'en va pas en disant "Je c'est une aventure personnelle. Je comprends pas que des gens fassent une deux trois candidatures comme ça." Je trouve que Duignan par exemple, c'est bien ce que Dupignan raconte mais ça fait quoi quatre fois qu'il y va.

Alors Michel Enfray qui vous paraît justement incarner un projet ou une vision pour la France qui répond à ce qui sont selon vous à ce que sont pardon selon vous les grandes priorités les grandes priorités pour la France en matière économique, en matière régalienne, en matière immatérielle qui répond selon vous un peu au moins un peu à cela dans cette campagne commençant. Vous savez, j'ai déjà été prisonnier plusieurs fois de ce genre de piège parce que ici à cette heure à ce moment non pas vous, pas vous, pas vous, pas vous, pas vous, pas vous. Je vous connais et je vous aime beaucoup et la question se pose pas pour vous. Pardonnez-moi, je voudrais pas dire ça.

Je je ne veux pas dire que vous m'avez tendu un piège, mais on m'a tendu des pièges jadis et il y en a eu un sur Mélenchon, il y en a eu un ensuite sur Besnown et ça et ça me suit depuis toujours. C'est-à-dire que j'étais chez chez Rier à un moment donné, on on enregistrait des émissions pendant 4h 4h30, c'était coupé, taillé, monté, il restait il restait 2h30 d'émission. Et puis moi je suis Un jour, un ami est venu, il m'a accompagné, il était dans le public, il a regardé l'émission, moi je regarde jamais les émissions que j'ai enregistré précédemment. Il me dit "Mais les tris/4 de tes propos ont sauté." Hm.

Donc c'était madame Parma qui faisait sauter tout ce qui était gênant pour le pouvoir et cetera. Et donc une femme ou tout ce qui n'était pas médiatique à ses yeux, c'était une fem c'était une femme du buz hein sans sans vision particulière remis le buz ouais enfin bon dans le politiquement correct même et donc à un moment donné euh Rier me dit "Mais vous allez voter pour qui ? Vous allez voter pour quoi ? Qui vous intéresse ?" et cetera. La mélange s'était pas encore présenté au comme candidat. Il n'y avait aucune candidature derrière lui. C'est-à-dire bah ça fait quoi ? 4 ça fait 25 ans quoi. Ça fait un/art de siècle. Et je je dis je ne sais pas, on verra.

Je suis toujours de gauche antilibéral, je l'étais, je suis toujours dans une logique de gauche libérale. J'ai pas bougé, j'ai pas changé, je suis toujours de gauche antilibéral. Et là, il me dit machin bidu l'intel. Mais il me dit et Mélenchon. Et Mélenchon, on ne savait pas du tout qu'il était. C'était un sénateur socialiste. Il trouvait que les socialistes avaient failli, menti, trahi, trompé, ce que je pensais et qu'il fallait une gauche qui ne soit pas communiste et que peut-être il pourrait porter ce projet-là. Il y avait un parti de gauche et à l'époque rien n'était démarré. Je me dis oui, pourquoi pas ?

Et immédiatement dans la presse, le buzz dont vous parliez tout à l'heure, Michel Enfré soutient Mélenchon. Absolument.

Alors ça c'est le prê après j'entends Mélenchon qui dit alors bon évidemment tout ça est pris partout dans le médiia et puis un jour il y a quelqu'un qui me dit dites donc votre copain Mélenchon là c'est toujours votre copain il a dit que Cuba n'était pas une dictature à France interre et là j'ai eu beau dire ah mais attendez d'abord à l'époque il était pas candidat quand j'ai dit ça et ensuite il est bien évident que si quelqu'un dit une chose pareille je suis plus je soutiens plus ce personnage cette histoire là c'est devenue Michael Lonfire a soutenu Mélenchon et le traître il a cessé de le soutenir. Alors là, on n'est pas dans un réductionnisme, rassurez-vous.

Ce not je vous donne un nom et immédiatement on dira "Ah bah voilà !" Et donc non, il y a pas de nom pour répondre à votre question. Je pense simplement que vous vous évitez déjà tous les gens qui ne parlent pas d'Europe qui disent "On touche pas l'Europe, on reste dans l'Europe et puis on va faire ceci, on va faire cela" sont tous des menteurs. Donc là, vous avez un jeu de chamboulet tout. Tous les gens qui disent "On fait rien avec l'Europe, on fera un bras de fer, on leur imposera ceci, on leur imposera cela". Et cetera. On a vu à quoi ça ressemblait les bras de fer quand il s'agissait de CISA, quand il s'agissait de Podemos. Quand il y a eu un bras de fer, c'est l'Espagne qui a lâché.

Quand il y a eu un bras de fer, c'est la Grèce qui a lâché. Et à chaque fois qu'il y a eu des bras de fer avec d'autres pays, ce sont les pays qui ont lâché parce que l'Europe est un est est un Moi, je parle de national européisme. C'est une nation voulu comme telle avec son drapeau, avec son hymne, avec sa monnaie et elle a les moyens de faire tomber des des régimes, elle a les moyens de faire tomber des pays. Il suffit juste d'organiser la faillite. Et s'il y a, parce que c'est une façon de faire de la politique la la dette. S'il y a une dette, c'est justement pour que nous ne cessions d'être libre. Alors Michel, on ferait plein de choses ce matin sur Radio J. C'est passionnant.

Il faudrait deux émissions. Vous allez revenir. Alors très rapidement puisque vous évoquez l'Europe, vous évoquez le général de Gaulle, l'Empire latin, c'était ce texte de Kogev qui plaidait pour des alliances latines de la France contre ce qu'il sentait comme devenant assez rapidement 45 46 l'hégémonie anglo-saxon et allemande sur la construction européenne. C'est un prophète qu'oget, il faudrait le relire aujourd'hui dans la campagne. Euh d'abord, il faut toujours le lire parce que c'est toujours très intéressant, ne serait-ce que pour voir toutes les sautises qu'il a pu raconter. Kog ça c'était une stise alors aussi.

Oui, c'était une stotise enf il était stalinien quand même faut faut pas oublier et il a fini en étant conseiller de de Raymond Bar et de tous les libéraux de l'Europe de Mastrig. Donc parlons peut-être de Cogef si l'on veut, mais le texte dont vous parlez est un texte de jeunesse et c'est un texte qui n'a jamais été édité mais qui qu'on a retrouvé dans les papiers, qu'on a édité après tardivement sans trop le contextualiser. Moi je suis un romain pour le coup et je pense que un romain et un golien.

Donc je crois à l'Europe de l'Atlantique jusqu'à l'Oural et je crois que l'Europe avait cette Europe là, l'Europe golienne, elle avait un d'abord c'est une demande qu'avait faite à l'époque Poutine l'Occident s'en est moqué en disant "Va te faire voir, tu n'es rien du tout. un petit garçon juste à la chute du mur de Berlin où les mitérans et quelques autres n'ont pas vu passer l'histoire. Et donc Poutine s'est trouvé humilié, vous savez, vous êtes philosophe et vous savez qu'il y a un combat entre les occidentalistes et les slavophiles au 19e siècle en Russie. Et les slavophiles disent non, on a une unité, elle est derrière le christianisme orthodoxe.

Et les Europe les les occidentalistes disent "Allons voir plutôt du côté de l'Europe." Je rappelle que Lenine était un européiste, enfin un occidentaliste puisqu'il est allé chercher du côté de Marx, de Hegel, de Feuerbar, c'est-à-dire du côté de de l'Ouest. Et donc il y a eu une carte occidentaliste jouée par Poutine qui a été refusée par les occidentaux qui ont humilié de ce fait la Russie. Donc la Russie a dit "Très bien, vous voulez pas de nous ? on va faire une une rasie et on va aller voir du côté de la Chine et pour le coup l'Occident devient notre ennemi. Donc nous avons créé une une géopolitique qui est celle-ci et nous vivons sur c sur cette géopolitique.

Or cette géopolitique, il aurait fallu la construire autour de la Méditerranée. C'est-à-dire tout ce qui est mouvement vers l'est, ça supposait une Europe de l'Atlantique vers l'Oural. Tout ce qui est mouvement vers le sud, ça supposait une relation avec les Méditerranées. Alors vous vous prétendez juste Alex cette relation avec la Méditerranée à l'époque ça supposait qu'on puisse utiliser la Turquie. comme un point de passage entre l'Europe latine et le monde musulman. À l'époque, avec Erdogan, il y avait la possibilité de faire ce genre de choses et de négocier des relations tout à fait particulières avec le monde musulman africain.

Et il y avait l'impossibilité, il y a eu un très grand discours de Giscar de de pardon de Sarkozi qui avait probablement été écrit par Geno qui lui aussi était un lecteur comme Hegel comme de Hegel. Mais il y avait quelque chose à faire de ce côté-là, c'est-à-dire vraiment faire quelque chose avec le bassin médian. On a tout lâché, on a tout perdu. On a perdu la la réponse positive à la question occidentaliste de Poutine. On a perdu la réponse positive à la demande d'Erdogan à l'époque. Il demandait une entrée dans l'Europe.

Il ne fallait pas l'accepter cette entrée en Europe, mais il fallait accepter un pôle dans lequel la Turquie aurait été moteur et qui aurait rendu possible des relations avec le sud de la Méditerranée. Alors, nous sommes ensemble cher Michel Onf sur Radio J ce matin dans le journal des élections dans une réalisation de Benjamin Arnaud. C'est passionnant. Vous avez répondu au fond à ma question. Qu'est-ce qui est important dans cette présidentielle ? c'est peut-être de revoir notre géopolitique nationale interne, notre vision du monde. Et puis ce qui est important aussi, c'est de combler ce fossé grandissant entre ce qu'on appelle pour faire vite les élites et le peuple, hein.

Cela est préhompté par un certain nombre de formations politiques. On sait que la France insoumise se prévaut solutions magiques pour résoudre ce problème. On sait que le Rassemblement national se prévaut solutions magiques pour résoudre ce problème. Alors, vous allez nous le dire très clairement. Est-ce que vous pensez que ce que Nicolas Sarkozy a fait pour la droite républicaine en 2006-2007 n'est plus faisable ? C'est-à-dire recapter les énergies populaires au fin de la construction d'un projet qui ne soit pas incarné par les extrêmes. Est-ce que c'est encore possible ou est-ce que ça n'est plus possible selon vous ?

Je pense que les gens ont de la mémoire et que internet a de la mémoire pour eux. C'est-à-dire que ceux qui ne s'en souviendraient pas peuvent toujours aller sur le net et découvrir qui a a fait quoi. C'estàdire le Sarkozy du Carcher c'est c'estd celui du verbe n'est pas le Sarkozi euh chef de l'État qui demande à Kouchner d'être l'un de ses ministres. Sauf que euh Michel Onfayet il a gagné et il a aplati à l'époque il a aplati le le Front National. Oui, il a menti. Les gens les gens l'ont cru et puis après ils sont dit bon ben voilà, on s'est fait voir parce que il a fait plutôt une politique de centre gauche européiste, pas du tout souverainiste, atlantiste, otanienne et cetera.

Ce que ce que les gens ne voulaient pas. Moi ça me fait rire aujourd'hui de voir des gens qui on va faire des on va faire des référendums. Mais il y a pas besoin de faire des référendums. On sait bien ce que les Français veulent. On sait bien, ils veulent de la dignité, ils veulent du pouvoir d'achat. Il vous êtes un peu sévère. Si s'il y avait pas ces propositions de référendum et de pacte constitutionnel, vous diriez que une fois de plus la campagne présidentielle se moque du peuple, l'ignore et le bafou. Non non, pas du tout. Je dis simplement qu'un chef de l'État qui comme Macron a besoin de faire le Tour de France pour dire "Ah, ça y est, maintenant je sais ce que c'est que la France".

Ne comprend pas ce qu'il est en train de dire comme bêtise. Il les élu, il élu président de la République, il nous dit "Je savais pas ce qui était que la France et les Français." Donc, on n' pas besoin de faire des États généraux. D'ailleurs, qu'on va mettre à la poubelle ou qu'on met dans les archives en disant "Vous avez fait vos états généraux. Je renvoie un à Macron et j'en ai rien à faire de vos états généraux. Un chef de l'État, c'est quelqu'un qui sait ce que c'est ce que c'est que la France, ce que c'est que l'histoire de France, que c'est que la France contemporaine.

Et c'est aussi et peut-être et surtout quelque chose de plus important, c'est quelqu'un qui a une idée de ce que doit pouvoir être la France dans dans je vais pas dire dans 10 siècles mais disons dans le siècle prochain. Avec tout ce qui advient actuellement, on doit pouvoir avoir une vision. On fait quoi avec l'intelligence artificielle ? On fait quoi avec non pas tant le réchauffement climatique mais les conditions de changement puisque ça c'est devenu une espèce de de slogan de symbole de de signe de ralliment mais avec l'évident changement de de climat qui nous conduit à à faire face à à des à des éruptions solaires, enfin 1000 choses y compris les hommes.

Je ne ni pas le fait que les hommes aient leur part, mais je pose juste la question quelle est la part entropique dans le réchauffement climatique ? Et aujourd'hui, je suis quasiment traîné devant les tribunaux pour poser la question. J'attends juste qu'on donne la réponse mais les gens me disent "Vous poser une question qu'on a pas le droit de poser. D'abord on vous donnera pas la réponse et ensuite on vous poursuit en vos interdit de parole." Donc c'est devenu assez problématique. Mais un chef d'état devrait prendre toutes ces chosesl en considération. Qu'est-ce qu'on fait avec cette génération de de gamins inculte qui ne savent ni lire, ni écrire, ni compter, ni penser ?

Alors, on y revient si vous voulez parce que c'est le court terme évidemment qui impose aussi sa pulsation à cette campagne. Nous la commentons à Saos et à Grandban ce matin ensemble sur Radio J Michel Onfay. C'est passionnant. Alors juste une question intercalaire. Vous êtes un nilibéral ou un antilibéral plus exactement de gauche. Vous êtes contre le libéralisme économique et vous vous réclamez toujours d'une gauche que vous qualifiez à l'avenant de libertaire ou de comment dire de d'anarchiste, même votre dernier livre, il fait référence. Ça doit être un crève cœur absolu de voir par elle est incarnée aujourd'hui dans cette course présidentielle. Non, elle est incarnée par personne.

Je dire que on n' pas de gauche antilibérale. Elle est incarnée par Raphael Guxman qui appartient plutôt disons à l'aile social libérale. Il est pas antilibéral. Ben justement qui qui appartient plutôt à l' social libérale potentiellement par l'ancien président de la République français Hollande, vous avez raison qui va revenir par Fabien Roussell qui comment dire incarne le résidu on va dire néorépublicain du parti communiste et par la France insoumise qui a elle choisi un couloir de nage qui est résolument antiépublicain pour ne pas dire plus. Oui oui oui oui ça c'est pas antilibéral.

Il s'entend très bien avec le MEDF, Emmanuel Jean-Luc Mélenchon, quand il s'agit d'ouvrir les frontières pour faire venir des migrants qui vont faire s'effondrer le droit du travail, il s'entend très bien avec le MEDEF et puis quand il s'agit de de de voter, il finit toujours par voter par pour Macron ou pour les libéraux au bout du compte. quand il faut voter. Il y a d'ailleurs il y a des il y a des scènes [raclement de gorge] assez extraordinaires où on voit à Marseille Macron et Mélenchon qui se disent enfin bien sûr qu'on s'entend bien devant les caméras hein hein que mais non bien sûr qu'on n'est pas ennemi, mais bien sûr qu'on n'est pas adversaire.

Au bout du compte tous ces gens-là, ils ont ils ont vous raconté 1000 choses quand il s'agit de voter euh entre deux candidats au bout du compte, ils finissent par choisir le candidat libéral. Mélenchon, il appelle à voter Macron. Voilà. Et c'est le principal reproche et grief que vous avez contre lui ou il y en a d'autres ? Oui, il y en a un qui est très précis, c'est l'antisémitisme qui l'a libéré comme comme une espèce de de de de serpent qu'il a lâché partout, des serpent vénimeux en disant il y a aucun problème si on doit gérouer avec l'antisémitisme, on jouera avec l'antisémitisme.

Michel Enf avec la France insoumise, la gauche revient à ce qu'elle fut à un moment au 19e siècle avec les Tousnelles, les Chiraks, les Proudons. Oui, oui, bien sûr. Et au 20e siècle aussi, j'ai écrit un livre qui s'appelle l'autre collaboration où j'ai moi-même été stupéfait par le travail que j'ai pu faire.

Ce que j'ai pu découvrir de du philosophe Alain jusqu'à Badiou pour prendre un vivant en passant par Jean-Luc Nancy, Sart, Beauvoir, Fouco même Desidas que je n'attaque pas plus que ça parce que bon je pensais qu'on pouvait c'était compliqué l'affaire des Ridas mais cette façon de d'en censer jeuner Jean Genet qui a qui qui a fait les loges de miliciens de tanquistes nazis a fait les loges de l'OLP. Notre réalisateur me fait des grands signes parce que c'est le direct hein Michel Enfy. Il nous reste 1 minute 30. 1 minute 30, on va y arriver. On peut encore éviter la catastrophe que constituerait objectivement l'élection de Marine Le Pen à la présidence de la République en mai 2027.

Bah déjà, c'est dire c'est prendre partie que de dire que c'est une catastrophe.

Moi je pense que la catastrophe ce sont ce serait délire quelqu'un qui nous dit que il y a pas il s'est rien passé avec le le 7 octobre que finalement les juifs sont partout qu'ils dirigent tout en permanence qu'ils sont derrière tout les médias les banquiers et on a quand même quelqu'un qui nous dit ça très précisément et qui nous dit je veux être président de la République le danger il est là il est pas du côté de Marine Le Pen qui bah écoutez Marine Le Pen je sais bien que on a des des débats là-dessus mais je dire après on dit oui mais elle ment elle trahit elle ne dit pas et cetera mais enfin elle a clairement pris position pour pour Israël euh Marine Le Pen et et de l'autre côté, on a Jean-Luc Mélenchon qui a clairement pris partie pour une Palestine qui prendrait la place d'Israël.

Il suffit de voir tous ces gens qui ne savent d'ailleurs pas où est le Jourdain et si c'est à l'est ou à l'ouest du Jourdain que les choses doivent se passer. Enfin, on voit bien que la position officielle de de de Jean-Luc Mélenchon, c'est l'éradication de de de la d'Israël.

Si on estime que c'est pas le danger majeur, bon ben voilà, c'est qu'on estime que le problème c'est que il y ait un sous-fifre qui colle des timbr dans une sous-préfecture dans la dans la cellule de de d'argent où il y a un type du Front National qui a été photographié un jour avec une casquette nazie parce qu'il a acheté ça sur un sur un vide gorgien en disant vous avez bien vu que c'est Adolphe Hitler Marine Le Pen si on en est encore là c'est le degré zéro de la pensée. S'il faut demain voter pour la droite républicaine pour faire barrage à Marine Le Penites. Moi, je vote tout ce qui permettra de faire barrage à Jean-Luc Mélenchon.

Merci beaucoup Michel Enfray d'avoir fait un tour avec votre franc-parlé coutumier par Radio G qui aura été apprécié par beaucoup je pense. On vous souhaite un très bon weekend, un très bon chabbat, à très bientôt aussi pour parler de cette nouvelle chevalerie de Gaulle Malot. Ça va nous rafraîchir les idées. Peut-être si vous me donnez 10 secondes quelque chose que j'annonce en en priorité à à Radio J.

Je suis en train avec Maxime Leonagard qui est le rédacteur en chef de Front populaire d'écrire un projet politique pour les présidentiels dont le titre sera le peuple providentiel et non pas l'homme providentiel et qui sera publié chez Albin Michel et qui est écrit par l'intelligence artificielle. C'estàd on a sollicité l'intelligence artificielle en disant dans l'esprit de Michel Onfray fais-nous un programme présidentiel fais-nous le programme culturel et cetera et cetera et je suis moi-même très stupéfait par ce qu'on obtient. Bon donc à lire mais aussi à commenter au micro de radio J. Vous reviendrez Michel. fait plaisir. Merci beaucoup.