Cyberattaque contre la primaire à gauche : le vote perturbé et prolongé jusqu'à dimanche
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Chapitres
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« un afflux fictif de connexion a été enregistré dès l'ouverture du scrutin »
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« Une attaque prise très au sérieux par le cabinet du premier ministre. Il a mobilisé l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information »
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« Les cinq candidats, ils ont tweeté, ils ont dit "Voilà, j'ai voté moi-même, tout va bien" »
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Par l'actualité également le lancement hier du premier tour de la primaire sociale-démocrate perturbée par une cyberattaque. Oui, un afflux fictif de connexion a été enregistré dès l'ouverture du scrutin. Alors que les résultats étaient initialement attendus ce soir, les 1400 électeurs potentiels vont pouvoir voter jusqu'à demain 18h. La commission d'organisation annonce avoir déposé plainte Johann de Laura. 1400 électeurs appelés à désigner le candidat de la gauche à la présidentielle, mais seul 20000 en mesure de voter pour le moment. La faute a une cyberattaque déclenchée hier matin dès l'ouverture du scrutin électronique. C'est une attaque qui fait en sorte que les gens ne puissent pas s'y connecter. C'est a priori pas une attaque qui remettra en cause la question de la
sincérité du scrutin. Le vote a repris normalement hier en fin d'après-midi. Sa clôture a été fixée à ce soir 20h. Elle est repoussée à demain 18h. L'attaque n'a rien de sophistiqué. Les hackers ont programmé un nombre massif de bottes, autrement dit des robots qui se sont connectés simultanément à la plateforme dans l'objectif de la bloqué. Voilà pour le mode opératoire et les motivations. Reste la question de l'identité des pirates. Est-ce que c'est un groupe politique adverse ? Est-ce que c'est tout simplement des gens qui ont voulu jouer ? Est-ce que c'est un simple bug ? Ou alors est-ce que c'est un pays voilà quelque part dans le monde qui s'est dit c'est un moyen aussi de perturber et bien l'état d'esprit des élections parce que faut-il le rappeler quand même dans
notre beau pays dans 6 mois c'est les présidentiels. Une attaque prise très au sérieux par le cabinet du premier ministre. Il a mobilisé l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information. De leur côté les organisateurs de la primaire ont porté plainte. Alors quelle conséquences politiques peut avoir cette attaque pour en parler. Antoine Comte nous a rejoint. Antoine, est-ce qu'il faut s'attendre à ce qu'il y ait des contestations des résultats ? Ce qui est sûr, c'est que ça pose la question de la légitimité de ce ce vote, hein. Et en effet, ça ouvre peut-être la porte à une contestation des résultats et notamment une contestation des des résultats de la part de ceux qui ne seront pas qualifiés pour un éventuel second tour. On en est pas là bien
évidemment. Les candidats sont montés plutôt rassurants. Hier soir, hein, les cinq candidats, ils ont tweeté, ils ont dit "Voilà, j'ai voté moi-même, tout va bien en incitant finalement l'ensemble des des 140000 inscrits, un petit peu plus hein, à à aller voter et faire et faire de même." Vous avez aussi la la commission d'organisation de la de la primaire qui a tout de suite publié un un communiqué en disant que finalement ça n'avait pas impacté euh le le vote. Elle avait seulement finalement un petit peu retardé puisque hier on avait le chiffre de 20000 votants seulement à 19h, ce qui est quand même pas grand-chose. Mais en tout cas le le l'objectif c'était de dire que le le vote était encore possible et que le site continuait à à fonctionner. Donc voilà, on va voir ce qui va se passer,
mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a un risque quand même au niveau finalement de la la légitimité de ce de ce vote et d'avoir un risque bien sûr de de contestation à terme pour ceux qui sortiraient perdant notamment de ce de ce premier tour. premier tour dont on aura donc la la réponse demain à 18h.
Patrick Mennucci