La fusée Gabriel Attal | Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée - 30/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je suis Clément Mic et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction d'CP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. La séance est ouverte. Bonjour à tous et bienvenue dans notre podcast hebdomadaire. au programme aujourd'hui.
Il était partout cette semaine sur tous les coups. Gabriel Atal en première ligne mais on verra que son activisme en agace certains. On verra aussi qu'on a retrouvé un peu de Concorde à l'assemblée pour le meilleur ou pour le pire.
Et bien chacun son opinion. Pas de Concorde en revanche sur les ZFE, les zones faible émission. On vous expliquera pourquoi le sujet crispe autant.
Enfin, dernier 493 pour la route. On fera le point sur l'adoption du budget qui est dans sa dernière ligne droite. Et pour vous servir aujourd'hui, je suis avec deux de nos expertes parlementaire à LCP, Elsa Mondingava et Anne-Charlotte Dusseau.
Bonjour à toutes les deux. Bonjour. On commence avec une prise de parole de Gabriel Atal sur l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans.
Le texte qui nous réunit ce soir ne concerne pas simplement des outils, les réseaux sociaux. En réalité, je crois qu'il nous interroge sur le modèle de société que nous voulons et que nous défendons. Est-ce qu'on veut une société de la violence, de la brutalité, du rapport de force permanent, du cyberharcèlement, une société qui dégrade la santé mentale de nos jeunes ou est-ce qu'on veut au contraire une société de fraternité, d'humanisme où on accepte les différences et où on fait en permanence tout ce que nous pouvons pour protéger nos jeunes de toutes les influences et de toutes les instrumentalisations.
Ça ressemble un peu à un discours de meeting, sauf que bah on n'est pas du tout en meeting, hein, on est dans l'hémicycle. C'était lundi lors du vote de la loi qui interdit les réseaux sociaux au moins de 15 ans. On a un peu l'impression que Gabriel Atal, il préampte ce sujet alors que c'est pas sa loi hein, c'est pas lui qui l'a déposé et que Emmanuel Macron bah il en avait fait un peu son chantier prioritaire.
Oui, on a suivi pendant la semaine euh voilà, il y a eu un peu une bataille les dernières semaines pour savoir si ça allait être la proposition de loi du groupe de Gabriel Atal ou un projet de loi du gouvernement qui allait permettre de mettre en vigueur sous des modalités un peu compliquées cette interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Euh elle est pas portée par Gabriel Atal mais elle est portée par son groupe par la députée Lor Miller et il a gagné finalement l'arbitrage puisque Emmanuel Macron s'est rangé derrière cette loi-là. C'est le véhicule qui est choisi pour pousser là-dessus et comme vous le disiez, oui, c'est préampté, on dit cranté.
C'est le vocabulaire qu'on retrouve beaucoup en politique. C'est sujet Gabriel Atal voulait que la question des réseaux sociaux et des mineurs, voilà, ce soit estampillé un peu tampon Gabriel Atal. D'ailleurs, il a fait beaucoup de médias.
Il a fait RTL lundi matin, M6 lundi soir, BFM mardi matin. Donc on voit que vraiment c'était lui qui était sur le devant de la scène pour pour cette loi là quoi. Et c'est quoi la stratégie derrière ça ?
C'est quoi l'idée ? C'est qu'il y a des sujets sociétaux qui concernent vraiment, je pense que la la question des réseaux sociaux et des moins de 15 ans, c'est un sujet qui concerne tous les parents. Ça a des ramifications dans plein d'endroits de la société, à l'école pour des questions de santé et cetera et que quand on aura un grand débat de société en 2027 sur la présidentielle, on reviendra sur ces sujets-là.
Et donc c'est important pour tous ceux qui se préparent de dire bah voilà moi ça fait longtemps que j'ai réfléchi, je débarque pas sur le sujet, j'ai déjà mis en place des choses à l'assemblée et donc on voit bien que sur cette questionlà euh il y a une envie de voilà marquer d'être présent sur le sujet de l'avoir été évidemment en vue de grands débats sociétaux qui pourront avoir lieu dans les mois à venir. D'ailleurs, cette semaine, c'était drôle parce qu'il y a eu cette loi et après euh Clément euh tu vas nous en parler, mais il y a eu le 2e étage de la fusée mardi. Donc c'est tout est un petit peu raconte-nous quand ce deuxème étage de la fusée [rires] comme tu dis.
Bah en fait donc la loi c'était lundi et mardi en fait Gabriel Atal à Paris a tenu la nuit de la Nouvelle République et en fait c'est aussi dans dans en projection de l'élection présidentielle qu'il vise et en pour se mettre en mouvement mettre en mouvement un nouveau parti veut changer le nom du parti et cetera. Donc en fait, c'est un peu la semaine de Gabriel Atal. Il a été très présent en tout cas.
Et et alors dans ce genre de soirée, on regarde évidemment qui est là et puis on regarde qui n'est pas là. Euh c'est important aussi évidemment. Et donc celle qui a dit qu'il elle ne viendrait pas, c'est Ellisabeth Borne.
On sait que l'activisme de Gabriel Atal pour certains, c'est un individualisme qui agace un peu et de se mettre un peu en devant de la scène, elle l'a dit, elle l'a dit clairement. Elle a dit "Tu joues pas collectif". Clement, exactement, c'est pas mon patron, il joue pas collectif. et puis occupe-toi des municipales à venir aussi.
Enfin, il y avait aussi ça derrière quoi. Exactement. Avant de penser à la présidentielle, Anne-Charlotte le rappelait, il y a un scrutin avant. comme a priori le parti de Gabriel Atal fera pas non plus euh voilà des scores, va pas gagner énormément de villes, c'est peut-être une façon aussi de passer cette étape là, voilà, de pas forcément parler trop des municipales.
Ensuite euh il y a malgré tout beaucoup de voilà députés qui trouvent individualiste effectivement et en même temps beaucoup disent "C'est vrai que pour l'instant c'est le candidat un peu naturel, c'est le chef du parti." Il y en a beaucoup qui reprochent aux parties justement de pas proposer assez d'idées, de pas être assez sur le fond et cetera. Donc je pense qu'il y a voilà, il y a il y a un côté qui agace un peu et en même temps c'est normal aussi qu'un parti existe fasse des rencontres existe sur la scène sur le changement de nom.
Là c'est un point de vue journalistique mais je pense qu'Anne Charlotte me rejoindra. On a tellement changé de nom, c'est en marche les marcheurs, les macronistes en pour la République Renaissance que on comprend pas initial parce que effectivement Emmanuel Macron il vo et même les journalistes politiques ont du mal à s'y retrouver donc on imagine que les pour les Français c'est c'est compliqué. Bon, il y a eu des critiques, on l'a entendu contre Gabriel Atal, ça l'a pas empêché de faire décoller le 3e étage de sa fusée.
On a appris jeudi que son groupe va reprendre à son compte une proposition de loi de la droite pour faciliter le travail le 1er mai. Ça aussi c'est pas c'est pas anecdotique, c'est pas un hasard. Bah la question du travail, c'est vrai que pour Gabriel Atal, elle est toujours elle a toujours été très importante.
Là, il y a le premier MAC qui arrive, il y a cette proposition de loi qui est en cours d'examen, mais où il fallait une inscription à l'Assemblée nationale pour que ça soit effectif si c'est voté. dès cette année donc parce qu'elle a pas eu le temps d'être examiné dans la niche de la droite, c'est ça l'idée. Voilà.
Et donc là la niche è arrive et donc pour Gabriel Atal, c'est aussi un moyen de de d'aider sur cette question du travail qui est très importante pour lui quoi. Comme Anne Charlotte le disait évidemment, on voit que chacun pose un peu des marqueurs. La protection de l'enfance avec les réseaux sociaux, la question du travail, faut que le travail rapporte plus.
C'est vraiment ce qu'on entend aussi au sein du groupe ensemble pour la République. Donc on va voir effectivement ce qui est sûr c'est que les groupes de gauche qui sont assez opposés bah vont essayer de faire durer les débats. N'ont pas du tout la même vision de la société voilà que propose Gabriel AD et et ça fait débat ou pas dans son propre groupe de reprendre un texte de la droite ou pas forcément ?
Alors moi j'ai pas le sentiment. Après, peut-être que sur la question du 1er mai, il peut y avoir des nuances au sein du groupe en disant qu'on n'est pas obligé de de proposer de travailler tous les jours. Après, si c'est encadré sur certaines professions, je pense que le groupe est assez voilà va dans le même sens de la valorisation du travail et surtout des libertés de chacun de s'organiser un peu comme il le veut.
Et si juste pour revenir, si on si on se projette vers 2027, c'est vrai qu'il y a un sondage, on a l'impression on a beaucoup vu Gabriel Atal, mais on pourrait se dire est-ce que comment le perçoivent les Français et cetera ? Est-ce que c'est trop, pas assez ? Effectivement, il y a eu un sondage cette semaine qui montre que il dépasse même Édouard Philippe aujourd'hui dans comme le candidat du bloc central pour l'élection présidentielle.
Donc pour le moment, ça a pas l'air de lui être reproché en tout cas cet activisme là. On passe à notre deuxième thème à présent. La proposition de résolution sur les violences sexuelles incestueuses parentales.
Le scrutin est ouvert. Pour 195 contre zéro, l'Assemblée a adopté. Je mets au voix la proposition de loi pour mettre fin au devoir conjugal pour 106 contre 0.
L'Assemblée nationale a adopté. Sur le vote de la proposition de loi préjudice causé par la transplantation des mineurs de la réunion de 1962 à 1984, le scrutin est ouvert. Pour 72 contre zé, l'Assemblée nationale a adopté.
Alors, trois textes adoptés à l'unanimité cette semaine à l'Assemblée et encore il y en avait d'autres he on n pas on les a pas tous mis. Que se passe-t-il à l'assemblée où sont passés les cris, les interpellations ? C'est des moments un peu moins connus à l'Assemblée nationale où effectivement il y a des semaines qu'on appelle transpartisane.
C'est-à-dire qu'on peut mettre à l'ordre du jour des propositions de loi. Il faut qu'elles soient signées par des groupes différents pour pouvoir être examiné. Et effectivement, c'est du coup des textes qui sont plus consensuels et on peut voir donc adoptés à de très larges majorités, on peut voir voilà des applaudissements sur les bancs différents.
Alors, il y a deux lectures un petit peu sur ces textes-là. Certains considèrent qu'ils peuvent être anecdotiques. Il y a beaucoup de textes qui ont une portée, voilà, symbolique.
Et en même temps, pour les députés qui les portent, le texte par exemple sur les enfants de la Réunion qu'on a envoyé dans la Creuse pour repeupler le département, c'est un texte qui est très important pour la députée de la Réunion qui l'apporte et certainement aussi pour voilà des milliers de personnes. Donc ça a une portée normative pas forcément extrême mais pour les députés c'est l'occasion de porter des sujets, porter des combats et voilà de voir un hémicycle qui arrive à s'entendre et qui arrive à adopter à l'unanimité des textes. C'est peut-être une image aussi voilà qu'on arrive après c'est tout n'est pas même cette semaine même en semaine transpartisane.
Il y a certaines propositions de loi transpartisan qui ont été discuté examiné dans les myicycles où ça s'est pas bien passé. ça s'est pas si bien passé notamment une sur la gratuité des parkings dans les hôpitaux publics qui était porté par un député socialiste Stéphane AB qui a été voté pas à l'unanimité et après sur les réseaux sociaux les échanges entre la gauche la Frande insoumise et le parti socialiste avec les présidents de groupe qui se sont traités de menteurs et cetera, Boris Vallot et Mathilde Panot, ils se sont écharpés sur les réseaux sociaux donc c'est pas toujours mais il y en a c'est vrai qu'ils sont adaptés à à l'unanimité derrière ces votes à l'unanimité, il y a aussi une autre réalité qui inquiète de certains députés, c'est est-ce qu'on va avoir encore des grands textes, des grandes réformes à débattre d'ici à la présidentielle ou est-ce qu'on va s'embêter un peu ? Alors, il y a la fin de vie qui revient, qui a un grand texte la semaine prochaine exactement et qui est prévu euh voilà pour une adoption euh la la semaine avant la coupure pour les municipales.
Après, l'assemblée va fermer pendant 3 semaines justement pour les élections municipales. Et c'est sûr qu'après tout le monde se demande est-ce que même les députés vont un peu déserter l'Assemblée pour pouvoir après voilà commander à commencer à à préparer la campagne de 2027. Alors, il y a quand même des textes sur la décentralisation, il y a des textes sur l'outreem, un texte sur l'agriculture.
Donc euh il y a aussi sur les polices municipales, il y a il y a des textes qui vont quand même occuper les députés. Mais c'est sûr que est-ce queil y aura des grands textes, des grandes transformations déjà avec une assemblée aussi morcelée, c'est quand même très difficile. Et en plus, alors que tout le monde a les yeux rivés sur l'élection présidentielle de 2027, ça c'est un sujet de plus en plus difficile en plus et qu'on va rentrer dans le débat budgétaire de l'année prochaine dès la rentrée en septembre.
En plus, ça aussi alors il y a ça c'est complètement un pari. Certains disent que personne n'aura s'épuiser à combattre puisque de toute façon le ou la future présidente fera certainement un texte rectificatif quand il ou elle sera quand une présidentielle comme ça le budget de fin d'année perd un peu de son sens. Enfin certains pensent même que ça peut passer en loi spéciale jusque effectivement la présidentielle et queil y ait vraiment un budget post-présidentiel.
Donc on revivra peut-être pas le même peut-être pas non mais d'autres disent aussi [rires] parce qu'on a toujours des sons de cloche voilà un peu différents que personne ne voudra se laisser gagner des points à quiconque personne ne fera de cadeau au gouvernement et donc ça peut continuer à être une bataille. Après effectivement est-ce que tout le monde aura les forces de tenir la tranchée à l'assemblée alors que beaucoup de choses se jouent en meeting sur le terrain et cetera. Bon, en attendant euh il y a un texte qui clairement ne fait pas consensus, c'est la loi de simplification.
À cause d'une mesure, la suppression des ZFE les zones à faible émission. Monsieur le Premier ministre, ma première question est extrêmement simple. Est-ce que le Parlement vous dérange ?
Vous avez arbitrairement désinscrit le vote final sur ce texte très attendu et c'est une forfaiture démocratique, une dérive illibérale de ce macronisme autoritariste. Monsieur le député Merin, à mon tour de vous poser une question. Est-ce que la santé publique vous dérange ?
Est-ce que les 40000 décès prématurés liés à la pollution atmosphérique vous dérangent ? Alors, c'était le député RN Pierre Merin, suivi du ministre de la transition écologique, Mathieu Le Fèvre, mardi lors des questions au gouvernement. Alors, faut peut-être d'abord raconter un peu ce qui s'est passé cette semaine sur cette loi.
En fait, c'est le projet de loi simplification. C'est vrai que ça faisait très longtemps qu'on en avait pas entendu parler. Donc ça a été voté la dernière fois en première lecture à l'Assemblée nationale en avant l'été 2025, en juin en mai 2025.
Et en fait, il y avait ce qu'on appelle la commission mix paritaire, c'est-à-dire la chambre de conciliation entre l'Assemblée nationale et le et le Sénat qui s'est réunie la semaine dernière pour essayer de trouver un accord sur un texte à présenter à présenter aux deux chambres et un accord a été trouvé par 10 voix contre quatre. Donc il y avait cet accord effectivement la mesure sur les ce qu'on appelle les ZFE qui avait été introduite contre la vie du gouvernement lors de la lecture précédente est resté. C'est-à-dire que le gouvernement voulait un peu avait fait une proposition pour amoindrir ça en disant "OK pour Paris et Lyon et sur le reste les maires font comme ils veulent." Ce n'est pas passé.
Donc il y avait toujours cette suppression des ADFE et en fait le gouvernement qui n'est pas pour cette suppression a décidé de ne pas soumettre le le l'accord final au vote des deux chambres. Euh est-ce qu'on peut faire un rapprochement entre cette décision du gouvernement et la proximité des municipales ? Alors, évidemment, c'est un sujet qui va être important dans le débat sur les municipales justement, enfin plus globalement la gestion de la voiture en ville notamment et puis aussi dans les zones rurales.
Euh le ministre des relations avec le Parlement s'en défend. Mais évidemment en fait, comme le disait Anne-Charlotte, ce qui est un peu étonnant c'est que le gouvernement a convoqué cette commission mixte paritaire, il aurait pu la convoquer un peu plus tard. surtout que c'est un peu le texte mait, le texte simplification parce que ça fait des années qu'on enfin voilà, ça fait des années qui traînent à l'assemblée entre la dissolution et cetera.
Donc et là c'était pas étonnant vu la composition de la commission mixte paritaire qui est vraiment une question sur les que tout le monde vote pour l'interdiction totale, la disparition totale des ZFE. Donc c'est vrai que dans le parcours, il y a un côté un peu étonnant. Est-ce que le gouvernement se retrouve du coup avec un texte de compromis en disant "Mais c'est pas un texte qui fait compromis ça va pas.
Voilà, c'est un peu à rebour normalement de ce qui se passe, mais c'est vrai qu'avec cette assemblée, voilà, c'est ça peut un texte de compromis entre l'Assemblée et le Sénat peut être rejeté par l'Assemblée. Donc effectivement, c'est une des particularités. Mais oui, je pense que là le problème, c'est que le texte allait certainement être rejeté à l'assemblée s'il était présenté comme ça ou alors ça aurait été trop difficile pour le gouvernement de revenir en arrière en réimposant certaines mesures sur les zones à faible émission.
Mais ça ça arrive souvent que un compromis trouvé en commission mix paritaire ne soit pas soumis au vote des députés. Enfin, c'est qu'on a un report du texte, ça peut arriver parfois d'une ou deux semaines. Mais généralement, si vous voulez la commission mixte paritaire, on dit qu'effectivement c'est la réunion des sep députés, sep sénateurs, mais généralement le gouvernement les prépare en amont.
C'estàd que si le gouvernement pense qu'il y a pas de compromis, la CMP échoue à la fin. Là, c'est vrai qu'on a l'impression voilà que la CMP force la main du gouvernement et que le gouvernement n'a pas voulu voilà se laisser tordre le bras. Des fois effectivement le gouvernement attend avant de convoquer sur cette CMP d'avoir trouvé un accord en son sens en amont de la CMP, ce qui s'est pas pour le coup passé là.
Et il y a une autre tout petite question sur cette question des zones d'affaible émission. Ce qu'Anne Charlotte le rappelait, c'est que c'était pas du tout dans le texte initial. Ça a vraiment été rajouté notamment par le Rassemblement national et aussi par la droite.
Il y a une question constitutionnelle, vous savez, on appelle un cavalier législatif une disposition qui a rien à voir avec le texte d'origine. Ça peut donc être censuré. Est-ce que cet article là pourrait être censuré par le Conseil constitutionnel ?
C'est aussi une question. Et effectivement, ils auraient le gouvernement aurait pu attendre de voir euh la décision du Conseil constitutionnel. Mais là, ce qui se passe, c'est notamment Stéphane Traver, le député ensemble pour la République, donc le groupe de Gabriel Atal expliquait cette semaine à des journalistes qu'en fait ils allaient pas saisir le Conseil constitutionnel parce que pour saisir le Conseil constitutionnel, il faut que la loi soit votée, ce qui n'est pas encore le cas, mais qu'ils allaient consulter le Conseil constitutionnel pour voir justement si sur les ZFE ça pouvait être considéré comme un cavalier législatif pour en fait faire en amont ce qui aurait pu être fait après.
Donc voilà, à faire à suivre, ça fait au moins 15 minutes qu'on discute et on n' pas encore parlé du budget. Mesdames et messieurs les députés, la France doit avoir un budget et donc devant cet hémicycle, j'engage la responsabilité du gouvernement sur l'ensemble du PLF pour 2026 sur la base de l'article 49 de la Constitution. Encore un 493.
Nous, on avait déjà parlé du budget 2027 comme si [rires] déjà voilà de la duré 12 secondes ce matin. Donc ça c'était ce vendredi matin, c'est le 3e et cette fois à priori c'est le dernier hein. Oui.
Puis dans une indifférence quasi générale, je crois qu'il y avait quasiment personne dans l'hémicycle. Les motions de censure sont débattues dans des hémicycles quasi vides. Vous savez nous journalistes, on sait quand il y a une un ris de censure, on regarde la liste.
Si c'est les présidents de groupe qui s'expriment, on sait que c'est un moment important. Si on voit que c'est des députés euh voilà lambda et c'est pas du tout désobligeant, on se dit qu'il y a moins de risque. Oui, je pense que tout le monde a envie de tout le monde pense que la page est tournée.
Il y a quand même des dernières motions de censure qui vont être débattues lundi. Est-ce qu'il y a un risque pour que euh pour le gouvernement pour que ce rapport de force constaté lors des deux précédentes s'inverse ? Non, il y a aucun risque.
Enfin, là, je crois que tout le monde est d'accord pour dire que le budget lundi c'est les motions de censure seront rejetées et le budget sera définitivement adopté. Enfin, je crois que personne ne s'attend à ce qu'il y ait un une surprise énorme lundi. Non, évidemment, la France insoumise va continuer de remettre la pression sur les socialistes notamment.
Ils l'ont fait cette semaine en rappelant qu'il y avait des suppressions de poste dans le budget. Je pense que ligne à ligne, ils vont essayer de regarder sur quelle mesure ils peuvent insister. Mais je crois que là, ça joue à une vingtaine de voix à chaque fois et ça bougera pas autant.
Alors, ce budget, il est pas encore définitivement adopté, sauf que l'heure est déjà un peu au bilan. Qui sont les gagnants ? Qui sont les perdants de cette bataille budgétaire ?
C'est la question posée par un sondage au doxamascaré qui a été publié mardi par la presse régionale. Alors le verdict en quelques mots. Alors la droite apparaît comme perdante, le RN gagnant mais ce que beaucoup de députés nous disent c'est que le RN est toujours gagnant peu importe les séquences et peu importe finalement quand il joue la négociation, il en sort grandit quand il joue l'affrontement également et le PS qui semble du coup pas forcément sanctionné sur le fait d'avoir réussi à négocier.
Ce qui est drôle, Clément, c'est qu'on demande souvent aux députés "Mais alors dans votre circonscription, on vous dit quoi ?" Alors, on a quand même le sentiment que les députés restent beaucoup avec leur électorat parce qu' disent souvent des choses qui vont dans leur sens. Non, ce qui est sûr c'est que hors LFI et RN, ce que beaucoup de députés nous disaient c'est que les Français étaient exaspérés, étaient vraiment déçu du spectacle de l'assemblée, n'y complenait, il n'y comprenait rien, avait l'impression que c'était tout et n'importe quoi et puis voulait un peu tourner la page, passer à autre chose.
Oui, c'est ça. C'est que effectivement, on disait que personne ne s'attendait à ce qu'il y a une surprise lundi mais effectivement les Français aussi ont envie de de qu'on discute d'autres sujets et on un petit peu marquon par le budget et que voilà qu'il faut un budget pour la France aussi et que ça sera fait quoi. Nous, on aimerait bien tourner la page aussi parce qu'on en a marre de parler de la même chose tout le temps.
Bah, ça fait 6 mois, je pense que enfin, en tout cas, nous depuis euh septembre, je crois qu'il y a pas l'émission du mardi qu'on fait avant la séance des questions gouvernement, il y a pas une fois où on on n' pas parlé du budget. Après, c'est vrai que le budget et là où il faut faire attention, il y a de tout dans le budget. Donc, en fait, pour certains députés, parler du budget, c'est parler de tout.
Mais c'est vrai que généralement, c'est une page qui est tournée en novembre ou décembre et ensuite on embrayille sur d'autres textes. Et là, c'est vrai qu'il y a voilà, il faut peut-être savoir terminer un combat. Et ben avant de terminer notre podcast, on va on va quand même parler de cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public parce qu'elle a repris ses auditions.
Alors on se souvient que ça s'était terminé dans un climat très tendu à Noël, que ensuite il y a eu un un recadrage par le président de la commission Jérémy Patrier Lettus. Bilan. Est-ce que les échanges se sont apaisés cette semaine ?
Oui, moi j'ai trouvé quand même que là euh il y a eu des auditions. On sent toujours que Charles Longue de toute façon et Charles Long c'est le rapporteur pardon le rapporteur effectivement d'Éric Si ici à l'Assemblée nationale. On voit bien dans quel sens il va et je pense que voilà, il fait pas preuve d'une grande neutralité et on comprend très bien ce qu'il veut dire mais je trouve que les échanges étaient voilà peut-être un peu mieux cadrés.
Après, c'était pas non plus les auditions les plus attendues, contrairement à celle de fin d'année. Donc là, c'est vrai que la la semaine qui vient, il y aura celle de l'éame notamment qui est très attendue et c'est à ce moment-là sur des temps forts comme ça qu'il faudra voir effectivement l'attitude des uns et des autres. On peut peut-être préciser que ces auditions de Léa Salamé euh de Laurent de La Housous seront à suivre tout à fait.
Les Salamé à partir de 10h sur LCP et 14h45. Et il y aura la Rachida Dati aussi la semaine prochaine. Et France Télévision réplique quand même évidemment très attaqué dans cette commission d'enquête et fait des séries de tweets où il dénonce que le rapporteur de la commission d'enquête tronque et déforme les réponses apportées.
Donc en fait voilà, ils ont aussi déjà un reproche effectivement qui avait été fait au rapporteur Charles Loncle en par Radio France par par Radio France et aussi par le président de la commission d'enquête le député Jérémy Patrietus qui effectivement disait il ne faut pas tronquer les les propos des auditionnés. Merci à toutes les deux. Bourbon hebbdo, c'est fini pour cette semaine.
Je vous souhaite un bon weekend et à la semaine prochaine. Merci. Merci.
La séance est levée.
Gabriel Attal