Jean-Luc Mélenchon, l'illusioniste
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h9 sur Sud Radio et soyez libre comme d'habitude avec la rédaction de Marianne comme les vendred tous les vendredis matin. Bonjour Marie Stelle Pêche. Bonjour.
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes la rédactatrice en chef du pôle société à Marianne avec la une qu'on peut retrouver dès à présent en kiosque et sur le site Jean-Luc Mélenchon, l'illusionniste et c'est aussi le thème justement de votre billet ce matin parce que si on a attentivement suivi les réactions cette semaine du côté de la France insoumise, on a eu peut-être l'impression d'assister à une sorte de victoire historique. On a aperçu des discours enthousiastes, des militants qui parlent d'une dynamique.
Bref, on est quand même dans le récit insoumis en réalité après un premier tour qui peut-être qualifié de triomphant. Oui, Maxime. Sauf que en réalité Mélenchon a réussi à transformer un bilan électoral contrasté en démonstration de puissance politique.
Car si on regarde les chiffres de prêt, la réalité est beaucoup plus nuancée. Il y a, c'est vrai, des résultats spectaculaires dans certaines villes symboliques de la gauche. Lille, Roubé, Limoge, Saint-Denis, Toulouse. contestable.
Dans ces territoires très marqués politiquement, les candidats insoumis réalisent de belles performances et parviennent parfois à bousculer les équilibres interne de la gauche. Mais le plus souvent, les scores de LFI au municipal 2026 sont inférieurs à ceux obtenus aux européennes de 2024. Et puis bien sûr parce que ça c'est en effet la dynamique et la façon dont ça a été vendu parce que c'est vrai que dans les faits les listes clairement insoumises réellement elle n'arrive en tête que dans cinq communes.
Cinq c'est ça parce que c'est évidemment très loin d'une déferlante alors que le Parti socialiste est en tête dans 80 communes et compte 350 maires élus dès le premier tour. On est davantage dans une implantation ponctuelle que dans une conquête généralisée du territoire. LFI progresse à peine encore une fois par rapport à ce fameux score aux européennes dans les surtout dans les métropoles et leur et leur banlieu.
Sa stratégie communautariste d'importation de la guerre à Gaza atteint ses limites. Hm. Mais est-ce que ce n'est pas surtout le Parti socialiste qui tire son épingle du jeu ?
Si ce n'est pas médiatique, en tout cas politiquement, toutes les attentions sont concentrées sur lui. Ah oui, à Paris, Marseille, Strasbourg, Montpellier, le Parti socialiste, souvent allié aux écologiste et évidemment le grand bénéficiaire du vote utile. Ces bons scores de la gauche non LFI, s'expliquent en partie par un refus de toute compromission avec ce avec ce parti qui est devenu infréquentable aux yeux de pas mal de Français.
Reste à savoir si dans la perspective de 2027, cette fermeté républicaine l'emportera au Parti socialiste ou si c'est la ligne de compromission suivie à Toulouse ou Limoge qui va redevenir majoritaire. Certes, LFI n'est pas majoritaire à gauche et n'a pas gagné, mais le parti est difficile à ignorer. Malgré tout, dans de nombreux scrutins locaux, les insoumis représentent souvent un bloc suffisamment solide pour empêcher une victoire ou au contraire pour la rendre possible.
C'est ce qu'on appelle en politique un pouvoir de nuisance. Quand vous êtes capable de peser lourdement sur l'issue d'un scrutin sans forcément l'emporter vous-même, vous devenez un acteur central des rapports de force et c'est bel et bien la stratégie des insoumis aujourd'hui. H et ça sera l'objet notamment de notre débat avec ce sondage d'oxaquan qu'on peut retrouver à la une du Figaro ce matin et qui nous explique beaucoup de Français en tout cas 67 % des Français sanctionnent ainsi dans les urnes, s'apprêtent à sanctionner ainsi dans les urnes une trahison de ce qu'ils estiment être le Parti socialiste qui ont décidé de faire alliance.
Mais moi la question que je vous pose et qu'on se posera à partir de 8h30 en compagnie d'Arlet Chabo dans le grand débrief, c'est est-ce qu'on en a trop fait sur ces alliances ? Parce qu'après tout, il y a au niveau local ce qui ne se passe pas forcément au niveau national. Est-ce qu'on a voulu se focaliser absolument sur ces alliances-là alors que ce ne sont, on va dire que des preuves de tambouille politique ?
Qu'est-ce que vous pensez de ces accords ? Sont-ils aussi repoussants que ce qu'on peut que ce qu'on peut dire ici et là ? Ce sera en tout cas notre débat à partir de 8h30.
Ça fera partie aussi des questions que je poserai dans une poignée de minute à Antoine Léoman qui est le début
Jean-Luc Mélenchon