Les 4 vérités Jérôme Guedj.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:03OuverteRéponse partielle
Cette guerre est-elle nécessaire ? Cette guerre est-elle juste ?
- 0:48OuverteRéponse directe
Quels sont les buts de cette guerre ? Renverser le régime, contenir la prolifération nucléaire ?
- 1:31OuverteRéponse directe
La légitimité l'emporte-t-elle sur le droit international bafoué ?
- 2:14OuverteRéponse directe
La France condamne-t-elle l'intervention ?
- 2:59FerméeRéponse directe
Depuis 1945, combien de guerres ont été autorisées par l'ONU ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Croyez-vous à la sincérité des excuses de Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Fait
« Depuis 47 ans sous le jou islamiste. »
- 2:14Fait
« Depuis 1945, il n'y a eu que deux conflits qui ont été autorisés par l'ONU. »
- 4:17Fait
« Ces propos initiaux étaient indignes et ses excuses sont indécentes. »
- 4:59Fait
« Il ment et quand il s'excuse, il n'est pas sincère. Il se foutent de nous. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Adrien, bonjour à tous. Bonjour Jérôme, merci d'avoir accepté notre invitation. Les frappes se sont poursuivies toute la nuit dans tous les sens, sur le Liban, sur l'Iran, sur les pays arabes du golf. Manifestement, ce n'est pas fini. Cette guerre est-elle nécessaire ? Cette guerre est-elle juste ? Vous savez, le concept de guerre juste, c'est un concept très débattu. De savoir est-ce qu'il faut qu'elle soit légale ? des guerres légales, il y en a très rarement depuis la création de l'ONU que tout le monde invoque. Il y a eu que deux guerres qui ont été validées par le conseil de sécurité de de l'ONU. Le concept de guerre juste, c'est de savoir est-ce que c'est légitime et justifié du point de vue des 36000 iraniens qui ont été euh euh massacré par les MOLA le 8
et 9 janvier dernier. Il y a une réaction qui est légitime du point de vue de la menace permanente que représente l'Iran pour les pays de la région à travers le Esbola à travers le Hamas, à travers les Routi, à travers les milices chites en Irak, il y a une légitimité mais c'est le caractère inextrictable de la situation. Du point de vue de la sécurité internationale et régionale. Quels sont les buts de cette de cette guerre ? Est-ce que c'est de renverser le régime ? Est-ce que c'est de contenir la prolifération nucléaire ou le déploiement des missiles balistiques ? Voilà, donc c'est une situation de crète légitime du point de vue de ce que vivent les iraniens et on
peut pas être indifférent depuis 47 ans sous le jou islamiste. Mais du point du droit du droit international. Est-ce que est-ce que la légitimité que vous avez très bien décrite l'emporte sur le fait que le droit le droit international a été bafoué ? C'est euh il y a un moment où il y a un moment on y va où on y va pas. Vous êtes candidat à la présidentielle un chef d'état à un moment il doit décider d'appuyer sur le bouton ou pas. En l'espèce, il y a pas de condamnation portée y compris par la France et je le comprends de l'intervention qui a été conduite. Mais il y a il y a non, je la condamne pas, mais il y a il y a le regret et le constat dépité de l'impuissance de la communauté internationale à travers le droit
international de n'avoir pas réussi à déployer euh une intervention ou une action qui aurait pu éviter tout cela. Mais il y a une un principe de réalité. Ce n'aurait ce n'était pas possible. La Russie et la Chine sont membres du Conseil de sécurité de l'ONU. Et je le rappelle dans l'histoire depuis 1945 d'avoir la bas juridique. Mais je le redis parce que on l'a trop oublié. Depuis 1945, il n'y a eu que deux conflits qui ont été autorisés par l'ONU. C'était en 1950 la guerre de Corée et c'était en 1990-19 la guerre en non en Irak après l'invasion du Coè par Saddam Hussein et à chaque fois dans des conjonctions internationales très particulières qui ont fait que ni la Chine ou ni la Russie
ne se sont opposés au sein du Conseil de sécurité. tout le reste du temps, il faut avoir la lucidité de constater que le droit international que je chérends l'état de droit à l'échelle des nations et donc je souhaite aussi d'avoir un état de droit international mais je suis lucide, il est le fruit d'un rapport de force politique et ce rapport de force politique il aboutit à ce que euh ce qui nous apparaît juste, légitime, balayer des dictateurs, contenir des menaces, rien que la condamnation de l'Ukraine, pardon, de la Russie après l'invasion de l'Ukraine, la communauté internationale, elle est divisée puisque il y a un des membres du conseil de sécurité qui est parti prenante de ce conflit. Donc oui, je rêve d'un monde dans lequel le droit international soit le pilier de la
régulation des relations entre les États. Mais il y a un principe de réalité qui fait que dans la période à un moment donné, il y a des responsabilités qui doivent être prises dans un rare mais à Coupa hier Jean-Luc Mélenchon c'est excusé. Ça vous fait déjà rigoler mais non parce qu'on passe de choses essentielles à c'est le c'est le lot comment dire à l'écume des choses. Voilà, c'est le lot de ces interviews. Dans un rare m culpa, Jean-Luc Mélenchon s'est excusé d'avoir déformé par erreur le nom de Raphaël Gluxman sur lequel il avait ironisé comme il avait ironisé sur le nom d'Ebstein ou d'Ebstin comme il le dit lui-même. Est-ce que vous croyez à la sincérité de ces excuses ? Alors, ces propos initiaux étaient indignes et ses excuses sont indécentes parce que c'est
ce du monde, pardonnez-moi l'expression, que de laisser entendre qu'il ne l'a pas fait exprès. Voilà, nous connaissons trop, je connais trop Jean-Luc Mélenchon pour savoir que chacun de ces mots sont est ciselés, précis, euh prononcé à dessin. Donc la provocation initiale était à dessin. Elle est consistée à être dans la surenchère, dans la singularisation, dans la conflictualisation qui est sa marque de fabrique aujourd'hui et qui nécessite en effet une mise à distance sérieuse. Quand il dit qu'il est ironisé par erreur, il ment et quand il s'excuse, il n'est pas sincère. Il se foutent de nous. Ouais, il se fout de nous. Est-ce qu'il est, comme l'a dit Raphaël Gluxman le Jean-Marie Le Pen de notre époque ? Bah forcé de constater, ma génération a
a vécu les provocations, les lignes rouges franchies. après avec mais non, vous n'avez pas bien compris et cetera. Oui, c'est c'est terrible de constater que délibérément, il décide de se glisser dans cette manière de faire de la politique, dans cette manière de s'adresser non plus à l'intelligence, non plus à la réflexion, au libre arbitre, à l'esprit critique de chacun des électeurs ou des ou des citoyens, mais de venir flatter des bases instincts et de considérer qu'il faut se singulariser pour être pour être entendu. Moi, c'est pas ma conception du débat politique, c'est pas ma conception. Moi, je je suis candidat à l'élection présidentielle justement pour porter et renouer avec ce qui fait la noblesse de la politique, la dispute apaisée. Je peux être d'accord ou pas
d'accord avec vous, mais je le fais dans un cadre républicain. J'essaie de trouver la manière de s'écouter mutuellement, de se convaincre mutuellement, mais pas de brutaliser en permanence, d'essentialiser le débat et au final de le de le salir. Il nous reste une minute. Dans ce cadre républicain que vous venez de décrire, vous préférez perdre une ville au municipal qui arrive dans une dizaine de jours que la gagner au prix d'un accord avec les insoumis. Ça se pose dans beaucoup de villes-de-france. Je pense à Toulouse par exemple où il va être compliqué de gagner de battre le maire Moud sans les insoumis. Vous préférez Moud ou un accord avec les insoumis ? Euh moi, je préfère toujours commencer par euh ce qui fait la noblesse de la politique, sont les valeurs. On peut pas
le jeudi ou le vendredi constater que, comme le fait Olivier Fort, comme le fait le candidat socialiste à euh Toulouse François Briançon, que il y a une dérive antisémite et euh euh de la France insoumise et de Jean-Luc Mélenchon, en tous les cas des dirigeants de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, et valider des accords au deuxème tour avec cela. Et donc moi je je je l'incarne dans mon combat politique, vous savez. J'ai rompu perdre une élection que perdre votre arme. Je reprends les termes de Michel Noir. En effet, je les avais utilisé en juillet 2024. J'ai été candidat aux élections législatives en refusant l'accord du n du nouveau Front populaire et de la France insoumise. J'ai eu une candidature de la France insoumise face à moi. J'ai pris le risque de perdre
l'élection plutôt que de perdre mon âme. Parce que l'universalisme républicain, la laïcité, le refus de la brutalisation sont des valeurs sur lesquelles on peut pas négocier, transiger à l'intérieur de la gauche. Surtout quand certains s'éloignent des rives de la gauche en étant dans les provocations dans lesquelles ils sont. Merci beaucoup Jérôme Gedge, député deesson qui ne condamne pas l'opération au en Iran et qui dit que Jean-Luc Mélenchon se fout de nous. C'était euh votre expression à vous Adrien. Très bonne journée à tous. Merci beaucoup Gill. Merci également à Katia Atia pour ta la traduction de cet entretien en langue des signes.
Jérôme Guedj