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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 10 septembre 2026 89 min

Violences dans le périscolaire : quelle réponse des maires ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Bonjour à tous. Ravi de vous retrouver sur Public Sénat pour un nouveau numéro de 100 % Sénat, l'émission qui vous fait vivre les travaux de la haute assemblée. Comme toute cette semaine, on continue à suivre les travaux de la commission d'enquête du Sénat sur les affaires de violence sexuelle dans le secteur périscolaire. Les sénateurs ont entendu des élus locaux alors que les communes, je le rappelle, ont la gestion de la compétence du secteur périscolaire dans les écoles et donc sont en première ligne pour lutter contre ce fléo. Je vous laisse écouter cette audition. Il était important pour nous de vous entendre en tant que maire parce que vous le voyez bien dans les médias, il y a une immense émotion des familles et les familles ont droit à la vérité. des

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familles ont besoin d'explication et donc vous êtes aujourd'hui quatre quatre maires euh enfin cinq tout à l'heure de quatre départements différents et c'est vrai que vous avez un point commun, c'est d'avoir été tous confrontés à des situations de crimes et délit parce que on parle de dysfonctionnement mais il s'agit de crimes et délits commis donc sur des enfants. parle d'enfant de 2 ans, de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans et que hélas comme je le répète souvent, si Paris est un cas exceptionnel par l'ampleur des enquêtes pénales en cours, 235 enquêtes pénales en cours et par l'omerta qui a régné, pour autant Paris n'est pas une exception et que hélas quasiment tout le territoire de France,

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72 départements selon SOS périscolair ont des remontées de signalement en terme encore une fois de violence dans le périsc scolaire. Et donc l'enjeu de cette commission, ça a été dit par le président, moi je ne suis pas magistrate, je ne suis pas procureur, nous ne sommes pas un tribunal, c'est encore une fois d'essayer de comprendre pourquoi est-ce que toutes ces défaillances en terme de contrôle, de recrutement, d'organisation du périscolaire peuvent avoir lieu en France. Et on voit bien que vous vous êtes comment dire tous en tant que maire confrontés aux mêmes difficultés. Évidemment, on parlera, j'imagine, de la pénurie d'animateur formés et qualifiés. Et donc ce qui compte aujourd'hui, c'est de vous écouter, de comprendre. Et donc

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ce que je vous propose dans un premier temps, c'est que je vais vous poser des questions sur lesquelles j'aimerais que vous répondiez chacun 3 à 4 minutes et ensuite on pourra revenir évidemment sur la situation périscolaire dans dans vos dans vos communes. Tout d'abord, un premier bloc de questions auquel je souhaiterais donc que vous répondiez sur la remontée d'information et le signalement. Comment avez-vous été mis au courant des suspensions, des suspicions d'agression ? Quelle décision avez-vous prise dans les 24 heures qui ont suivi ? En combien de temps l'animateur soupçonné a-t-il été écarté des enfants ? Avez-vous procédé à un signalement auprès de la justice et des services préfectoraux de la jeunesse ? À

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quelle difficulté avez-vous été confronté dans la procédure de signalement et quels sont désormais vos process ? Ma deuxième question concerne les relations avec la justice. Êtes-vous tenu au courant ou non de l'avancement de l'enquête judiciaire ? Quelles sont là aussi vos difficultés auxquelles vous avez été confronté ? Madame Libert, madame la maire, vous évoquiez dans vos réponses au questionnaire l'intervention de la brigade de protection d'Imur dans une classe pour entendre des enfants, ce qui est totalement contraire à la réglementation qui vise à protéger les enfants. Ça a été le cas également à Colombe, ce qui a créé une véritable sidération chez les parents puisque les parents n'avaient même pas été informés. Et donc, aviez-vous l'un et l'autre été

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informé de ces auditions au préalable ? Lundi, les procureurs de la République nous ont indiqué que le temps de la procédure judiciaire est long et ne correspond pas au temps de la suspension administrative qui est beaucoup plus courte. Donc là, c'est de vous exprimer sur la synchronisation en fait de l'enquête judiciaire avec la suspension administrative. Donc comment gérez-vous cette différence de temp de temporalité ou encore une décision de classement ? Et enfin, ma dernière question porte sur les relations avec les parents. J'ai senti une immense émotion de la part des parents parce qu'en fait, on les tient à l'écart de toute information. Alors après, c'est peut-être lié au secret de l'enquête, mais comme je le répète souvent, la présomption d'innocence ne

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doit pas se traduire par un silence opposé aux familles. Vous imaginez l'angoisse que ça peut générer quand l'enfant a parlé. Et c'est à partir de là que et la famille et l'enfant traumatisé doivent être évidemment accompagnés. Et donc, combien de temps après les faits avez-vous informé l'ensemble des parents ? Y a-t-il eu une demande de la part de la justice, de la police de ne pas communiquer ? Si oui, dites-le-nous. Et en l'absence de consigne de la justice, pourquoi avez-vous pris la décision de ne pas communiquer avec les parents ? Voilà, je vous donne maintenant la parole successivement et ensuite on reviendra donc plus précisément sur les recommandations et les solutions parce que les parents attendent des recommandation. Moi je l'ai dit, cette

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commission, elle est transpartisane. La protection de l'enfance, elle est ni de droite ni de gauche. Ce que nous demandent les parents aujourd'hui, c'est de leur dire la vérité et de faire des recommandations pour que plus jamais ça puisse se reproduire. Je vous remercie. On va commencer par vous, madame la maire, à monsieur le président.

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Oui, merci beaucoup. Merci pour cette commission qui va nous permettre effectivement de mettre en lumière, je pense, un certain nombre de difficultés auxquelles nous sommes tous confrontés et qui se sont révélé être particulièrement enfin la prégnante ces derniers mois avec les difficultés que qui ont été mises au jour avec les affaires parisiennes et qui ont de manière très légitime suscité les mois chez les chez les parents euh avec tout un tas de questions et je crois que vous avez relevé les les plus importantes euh et des difficultés qui sont réelles dans notre exercice de mère et dans les responsabilités qu'on peut avoir vis-à-vis de ses parents et surtout vis-à-vis de ses enfants. Euh alors, concernant euh les les remontées d'informations et les signalements, en

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fait, euh ça c'est votre première question. Euh en fait aujourd'hui euh rien n'est extrêmement organisé de mon point de vue. Nous à Vincè euh la plupart du temps euh ce sont les parents euh qui nous ont informé euh d'un certain nombre de faits euh qu'il enfin qu'il suspectaient avoir eu lieu sur leurs enfants. Euh c'est même la très grande majorité, c'est-à-dire que ce sont les enf les parents qui viennent au service de la mairie pour nous dire voilà ce qui s'est passé et et voilà comment ça s'est passé. Ça c'était vrai jusqu'à présent. La situation après Paris, si je peux me permettre, est un tout petit peu différente. Maintenant, il y a une défiance totale vis-à-vis des institutions et certaines familles

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n'osent même plus ou ne veulent plus venir nous indiquer les fait que leur ont répété leurs enfants parce que certains avocats leur disent qu'il ne faut pas le faire. euh ce qui rend euh notre fonction de maire encore plus compliquée parce que on a on devient complètement aveugle par rapport à des faits sur lequels euh évidemment nous sommes tenus responsables case échéant en tant qu'employeur. Euh aujourd'hui, il faut bien voir que euh c'est à l'initiative des familles euh la plupart du temps que nous nous sommes tenus informés de fait relatif en tout cas à mainen de de signalement et cetera. Alors, ce qui pose un problème parce que on pourrait le cas échéant si nous étions informés tout de suite suspendre les animateurs en question

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quand ils sont identifiés quand on n'est pas sur une plainte contri X. Mais dès lors que l'animateur en question est suspecté et identifié, nous pourrions le cas échéant suspendre de manière systématique. C'est ce que moi je enfin moi c'est ce que je fais dès lors que la famille est en capacité de nous dire voilà comment ça se passe sur tel enfin comment ça s'est passé avec quel animateur. Moi je suspends dans l'heure. C'est-à-dire que à partir du moment où on a vérifié, croisé et cetera et que tout ça corrobore dans la journée, dans l'heure l'animateur est appelé, il est suspendu pour le lendemain. Et sur un temps et ça rejoint votre deuxième question qui peut être extrêmement long puisque pour l'instant on le suspend pour 4 mois jusqu'àattend qu'on ait une information

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de la justice, information qui n'arrive jamais. [raclement de gorge] Euh un classement sans suite, si on ne le sait pas par les parents, très rarement, on le sait par l'institution. Et donc, en fait, on peut garder des animateurs qui peuvent être en plus complètement innocent, suspendus pendant des mois sans que nous le sachions, sans que nous sachions que la procédure est terminée. Donc, en tant qu'employeur, évidemment, ça pose un problème vis-à-vis de de notre agent. Euh est-ce qu'il faut aussi se mettre euh côté euh du point de vue de l'agent qui est innocent, se faire suspendre pendant 4 mois plus pendant quatre autres mois plus un temps infini ? En fait euh c'est un peu compliqué. Donc on finit souvent

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par apprendre euh par la rumeur ou par les parents qui nous appellent directement d'un classement sans suite et auquel cas et bien on rétablit le dialogue mais encore une fois nous ne sommes pas juges. Donc parfois nous n'avons pas l'information relatif à la procédure donc on ne sait même pas de quoi il a été accusé parfois donc on l'a suspendu et en fait on est complètement aveugle parfois sur toute la procédure ce qui est relativement compliqué et on y reviendra après. Et ensuite, une fois que l'agent a été suspendu, mais il a été nommé par un certain nombre de parents, que fait-on de cet agent ? Reste-t-il en contact ou pas avec les enfants, même Innocenté ? Et peut-on en tant qu'employeur, ça c'est une vraie question, faciliter son passage dans une

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autre filière que celle de l'animation s'il le souhaite pour que évidemment il ne soit pas forcément remis dans la filière animation alors que les parents sont évidemment extrêmement crispés parce que dans la tête d'un parent, la plupart du temps, à partir du moment où vous êtes dans une procédure judiciaire, vous êtes coupable. Voilà. les relations avec donc oui, il y a une désynchronisation totale entre entre le temps de l'enquête administrative et le temps de l'enquête judiciaire, ce qui nous pose des difficultés de communication vis-à-vis des familles. Ça c'est votre dernière question. Nous, on essaie de de de de faire part aux familles par écrit euh des

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signalements liés aux violences sexuelles parce que des signalements, on en a plein d'autres. des signalements liés aux volances sexuelles. Dès lors que on a posé deux conditions, la famille le souhaite. Elle est d'accord parce que certaines familles considèrent que c'est leur problème entre guillemets et qui ne souhaitent pas voir leur nom apparaître en public. On peut le comprendre sur l'intimité de leur enfant et cetera. Et le deuxième critère et c'est là où c'est relativement flou et je pense que dans d'autres départements c'est c'est pareil. dès lors que la justice nous y autorise, enfin que le procureur nous y autorise. Et très souvent, le procureur nous dit "Le temps de l'enquête est ouvert, donc

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vous n'avez pas à communiquer aux familles et vous pouvez juste dire qu'il y a eu un signalement avec des faits dans cette dans cet accueil de loisir, ce qui nous met dans une situation très délicate parce qu'ils ne comprennent pas que un nous ne puissions un ne pas avoir d'information sur le contenu de l'événement parce que parfois nous n'avons pas la plainte et nous n'avons pas le contenu de l'événement que deux nous ne puissions pas communiquer pour des raisons qui sont avancé par le procureur de la République qui nous dit "C'est le temps de l'enquête donc il faut faire en sorte de ne pas avoir de contact, de ne pas donner d'informations pour voilà ce qu'on peut comprendre aussi mais je pense que on peut trouver

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un juste milieu entre deux comportements qui nous permettent quand même d'aller vers les familles sans forcément euh mettre en péril une enquête. Donc à nous de déterminer, je pense quel est le bon niveau d'information que que nous pouvons donner aux familles. Je crois qu'il y a une circulaire du 23 mars 26 qui demande au procureur d'aller vers [raclement de gorge] les maires pour leur donner un minimum d'information. Ce qui pour moi, de mon côté depuis maintenant quelques temps qu'on a vécu ces ces épisodes n'est pas appliqué aujourd'hui dans le 94. J'entends, je parle de ce que je connais. Moi, si je n'avais pas forcé la porte du procureur, je n'aurais jamais

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eu ces informations. Voilà ce que je peux vous dire à ce stade. Je sais pas si je réponds à vos questions, mais on reviendra de toute façon sur un certain nombre de points. Monsieur Laurent Catala, monsieur le ministre, d'appuyer sur voilà pour qu'on on vous entendait. Mesdames et messieurs les sénateurs, vous avez souhaité m'entendre dans le cadre de votre mission d'enquête. Je fais le rapprochement entre à la fois la table ronde et la commission d'enquête et je vais m'efforcer d'y répondre au mieux car effectivement la question centrale que vous solevez

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est au cœur des préoccupations de toutes les municipalités. quel que soit leur couleur politique. Personnellement, je porte une attention encore plus grande de ma vie antérieure comme secrétaire d'État à la famille chargé de l'application de la convention internationale des enfants en 1900 en 1991 dans une autre vie. Mais la question se pose toujours avec la même acuité et c'est sur le fondement de trois principes. Premier principe, la sécurité, le confort des enfants.

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Deuxème, c'est la continuité pédagogique. Le temps périscolaire n'est pas un temps mort entre le matin et la soirée. Et enfin, la prise en compte globale de l'enfant dans tout ce parcours. par rapport aux questions que vous avez posé madame la rapporteur, je ne me reconnais pas tout à fait dans la mesure au cours des 5 dernières années, c'est-à-dire ou 6 le dernier mandat, je n'ai connu qu'un signalement au mois de février 2026 dont la procédure est aujourd'hui encore en cours et je n'ai pas la possibilité de vous dire exactement quel est son aboutissement. Toujours est-il et là je réponds à vos questions que un sur le signalement d'un parent. Nous avons informé l'école concernée, plus exactement la directrice à informer toute l'école que chaque parent pouvait venir prendre des informations auprès d'elle mais aussi auprès du service de la mairie. Les réunions ont été organisées avec la

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classe concernée, les enfants, les parents la classe concernée et une réunion à rassembler non seulement les services de l'éducation mais également la ville, la police et la justice pour informer les parents et cela dans le temps du du démarrage de la procédure. Depuis, nous n'avons pas d'information sur l'évolution de la situation. Nous n'avons aucun contact avec les aérités judiciaires. [toux] Nous avons pris la responsabilité d'engager une enquête administrative qui nous a permis de suspendre l'agent sur la base de la manière de servir. plus exactement parce qu'il ne respectait pas les consignes et qui se trouvait à certains moment tout seul dans le le dortoir ou les toilettes, ce qui est formalement interdit, mais nous ne disposions

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d'aucune autre d'aucun autre élément. De plus, cet agent avait été recruté au niveau enfin de la ville, mais avec l'assentiment des services de l'État puisque il avait un statut qui dépassait le cadre de vacataire et rien ne permettait de se poser.

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Il est clair que une meilleure information de la part des services judiciaires de la collectivité permettrait de d'avancer davantage dans le cadre de des situations qui sont très délicates par pour par à vos questions. Je crois avoir fait le tour. Oui, on reviendra plus précisément. Merci monsieur le maire. Monsieur Jacobie maire de Colombe. Monsieur le président madame le rapporteur. Je vous remercie tout d'abord de donner aux élus locaux l'occasion de contribuer à vos travaux sur la prévention et le traitement des violences dans les

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accueils du périscolaire. Euh notre ville compte près de 95000 habitants et accueille 8500 enfants chaque jour au sein de ces 41 écoles. Comme dans des milliers de communes, nous avons fait le choix d'organiser les temps des périscolaires en articulation avec la journée scolaire. Cette organisation repose repose sur les accueils du matin, du soir, la restauration scolaire et les études surveillées ainsi que les accueils de loisirs du mercredi et des vacances. Ces services constituent un maillon essentiel de la vie quotidienne des familles et de l'action éducative locale. Les collectivités territoriales ont une responsabilité majeure, offrir à chaque enfant un environnement sûr, protecteur et bienveillant. Cette exigence est au cœur de notre engagement de services

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publics et ne souffre aucune exception. Les violences pouvant être commises à l'encontre d'enfants dans un cadre éducatif ou pariscolaire suscite une émotion légitime et profonde. Elle constitue une atteinte grave à l'intégrité des enfants, à la confiance des familles et aux valeurs qui font notre action face à de tels faits. Notre position est simple. Aucune violence, aucun comportement inapproprié, aucun manquement à la protection de l'enfance ne peut être toléré. Toutefois, il est également important de rapporter que les de rappeler que les collectivités assurent ces missions dans un cadre contraint et avec des moyens limité. Comme beaucoup de villes, nous avons récemment été marqués par plusieurs signalements de fait de violence sexuelle quatre commises sur des mineur

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par plusieurs de nos animateurs. En tant que nouveau maire, ce fut un choc de vivre ces dénonciations. Mais même si je n'avais pas recruté ces agents et j'hérite de cette situation d'un personnel auquel je dois faire face comme employeur. Cel cependant je me suis retrouvé également face à l'émotion et la colère des parents dans le même temps. Et je pense que pour un nouveau maire ou ou plus ancien, cela restera peut-être l'histoire qui marquera mon premier mandat. Je ne pense pas pouvoir oublier effectivement les déclarations des

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parents qui viennent vous raconter le témoignage de leur enfant et des mots qu'ils emploient qui sont effectivement qui relèvent effectivement de l'indicible. Vrai ou pas vrai puisqu'il n'y a une enquête. Mais cette petite phrase pour bien rappeler à quel la situation d'émotion dans laquelle ses parents viennent se confronter à nous. Dans ces situations, le maire que je suis euh a dû improviser émotionnellement, a dû improviser et puis a dû prendre le costume de l'institution. Finalement, c'est

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la froideur de l'institution face à l'émotion des parents dans un cadre réglementaire. Outre la suspension à titre conservatoire que nous avons immédiatement engagé à chaque signalement, je n'avais en tant que maire aucun pouvoir et que peu d'information sur l'enquête confiée à la brigade des mineurs. Je devais donc répondre aux familles qui se tournaient vers la ville sans avoir aucune information sur les plaintes déposées, le nombre de plaintes ou l'état d'avancement des l'enquête. Si notre ville demande de longues dates les casiers judiciaires et les inscriptions au FIFA, nous ne pouvions garantir aux familles qu'aucune enquête n'était en cours et qu'aucune condamnation n'était intervenue depuis le recrutement de l'agent. Malgré ces contraintes et dans le cadre légal et

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limité qui est le nôtre, nous devons maintenir un haut niveau de vigilance et renforcer continuellement nos dispositifs de prévention. Notre expérience nous conduit à identifier trois priorités essentielles. La première est la prévention à travers le recrutement, la formation, la sensibilisation. La deuxième, je je vais peut-être garder cette partie, pardon, je je vais garder cette partie parce que c'était mon propos linaire, mais [raclement de gorge] je je vais pas aller sur les préconisations, je pense qu'on en reparlera après. En revanche, je vais vous donner les détails effectivement de les détails comment est-ce qu'on agit effectivement à partir d'un d'un signalement et comment on reçoit les signalements puisque effectivement dans les quatre cas, le signalement a été fait par les

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parents auprès de la direction du centre de loisirs qui nous a fait remonter les informations en mairie centrale. Les parents ont prévenu prioritairement les responsables des centres de loisirs et la réaction des familles la plus fréquemment observée évidemment c'est de la colère. C'est ce sentiment dont je vous parlais d'effondrement, de culpabilité, d'anxiété pour la sécurité de leurs enfants et la volonté tout de suite de vouloir rentrer dans une procédure judiciaire en en évoquant de vouloir porter plainte face à face à à ces signalement à la seconde même puisque effectivement dans l'heure comme madame le maire de Vincen le disait des mesures ont [raclement de gorge] été prises immédiatement en suspension immédiate

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des animateurs concernés signalement au SDJES un article 40 au procureur de la République des rendez-vous d'échange avec les parents des victimes présumé des réunions d'information avec les fédérations de parents d'élèves et des écoles concernées et parfois même d'écoles concernées parce que on retrace immédiatement le parcours de l'éducateur. Donc c'est une vague dans la ville. On n'informe pas que l'école en fait puisqu'il faut reparcourir le risque. Donc plusieurs plaintes ayant été signalées. ces réunions réunissant toutes les familles des écoles concernées, euh toutes les fédérations d'élèves de de parents d'élèves des écoles de la ville et tous les directeurs des centres de loisirs ont

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été également euh bah réunis afin de pouvoir échanger euh et prévenir les suspensions à titre conservatoire pour préserver la sécurité des enfants et garantir le bon fonctionnement du service. En fait, il y a aucun débat. Elle se elle se pose elle se pose effectivement naturellement euh et nous sommes c'est dans la dans dans la dans la dans la relation aux parents en fait. Effectivement, je je reviens sur ce point parce que c'est c'est le point en fait qui qui à mon sens illustre le plus ce scandale au-delà de l'action qui peut avoir eu. C'est dans la façon que nous avons de gérer en fait. qu'une fois que nous sommes rentrés nous dans la procédure

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judiciaire, enfin dans la déclaration du signalement qui ouvre l'enquête, on rentre dans un tunnel que nous serons dans le noir jusqu'à ce que il arrive quelque chose et qu'un parent nous en informe. Effectivement, nous avons eu des contacts nous avons eu des contacts avec les autorités où on les appelle mais la réponse est laconique, la procédure, l'enquête et ça ne va jamais plus loin. Alors, je dois modérer parce que suite justement à l'événement de l'audition sauvage dans l'école où les parents n'étaient pas au courant et l'ont découvert par un mot dans une trousse au retour de leur enfant pour des raisons d'enquête peut-être, moi je n'étais pas plus au courant. Je

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l'ai appris par la directrice évidemment qui appelé le matin en me disant on a on a des enquêteurs dans les salle de classe. C'est un peu compliqué mais ça a donné le réaction car dans depuis le début de mon mandat, je dois dire sur cette question, j'ai eu l'appui du préfet en conseil en appui du préfet des HS et qui a créé ce lien avec le procureur. Suite à cette intervention sauvage, cette audition, j'ai eu un échange avec le procureur en ayant et en étant assuré d'avoir ligne ouverte sur mes interrogations sur comment agir. En

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revanche et d'ailleurs de lui-même s'est proposé en me disant que si bon nous évidemment qu'on ne souhaite pas avoir d'autres cas mais voilà personne ne peut prédire cet avenir. Si jamais la situation se reproduisait, il le procureur aussi s'est assuré de pouvoir me dire qu'il serait à mes côtés pour communiquer et ce qui est vraiment rassurant pour le maire que je suis et je pense voilà pourra être effectivement rassurant pour les parents pour les parents qui entendraient la parole du procureur parce que en tant que maire on se retrouve partie prenante. Nous sommes effectivement l'employeur et il nous sommes le visage à l'instant en

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fait il y a une confusion il y a une confusion dans une confusion dans la répartition. Euh d'abord ce scandale du périscolaire du périscolaire n'est pas l'institution euh de l'éducation nationale. Or elle se passe dans le même lieu. Donc il faut quand même entendre que ce mot périscolaire est en train d'aujourd'hui d'abîmer l'institution scolaire tout court. et cette confusion des parents, cette colère parce que les directeurs des de nos écoles sont en train de souffrir et de reçoivent la même accusation que nos responsables de sites de loisirs comme nous la recevons nous-mêmes. Et nous sommes donc tous à un moment dans le mauvais camp pour être celui qui va communiquer

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avec les parents et que ce soit une autorité et une figure de l'institution judiciaire au auprès duquel desquels ils vont déposer leurs plainte et serait le premier acte de confiance parce que la parole à un moment qui n'est pas entaché, c'est celui qui a reçu la plainte, qui a entendu aussi et je pense dans les précoisations, mais c'est pareil, je je devance les choses, mais vraiment penser à un moment à avoir dans auprès de chaque procureur un interlocuteur sur ces sur ces sur ces questions auprès des familles pour pouvoir communiquer, ne serait-ce que pour dire que cette enquête est en cours, que ça les choses avancent. c'est ce serait tout d'un coup une neutralité

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de communication et ça éviterait aussi euh que de nourrir la colère de parents qui pensent réellement que on cherche à couvrir alors qu'il en est évidemment pas question puisque nos actes de suspension immédiate euh sont très clairs, sont enfin même si j'imagine à quel point d'ailleurs j'ai réuni en en pr en prentrée en leur expliquant bien aussi de veiller à respecter ses règles parce que la violence de ces situations à titre personnel pour eux également à l'instant où c'est déclaré sans connaître évidemment les résultats d'enquête est d'une violence inimaginable et jusqu'au jour où le Pierre sera

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atteint. Ça reste c'est un délibal c'est un délib sur ses éducateurs, ces animateurs. Donc tous les signalements effectivement sur la procédure pour répondre à votre question madame le rapporteur sont faits. Les signalements après les articles 40 sont faits et voilà donc à part sur la les procédures sont parfaitement respectées. Voilà, moi je pense que et les parents je qu'est-ce qu'il y avait une deuxième partie à votre question de rapport avec la justice ? C'est bon. Parfait. Merci beaucoup. Merci monsieur le maire. Monsieur Arojot, maire de Charlie, monsieur le président, madame la reporteur, mesdames et messieurs les sénateurs, merci de nous avoir réuni et

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nous donner la parole. [grognement] Euh mes propos sera bien sûr celui d'un élu confronté à une situation grave qui souhaite aujourd'hui partager avec vous les enseignements que nous en avons tirés. Euh à l'issue de cette intervention sur la partie proposition, je je vous proposerai de passer la parole à à Émilie Faron qui m'accompagne. Je m'exprime donc comme ma mère d'une commune où les familles comme vous tous nous confient chaque jour ce qu'elles ont de plus précieux, leurs enfants. Et je voudrais commencer par une conviction assez simple. Lorsqu'un enfant entre dans une école à l'accueil périscolaire ou au centre de loisir, et bien les parents doivent avoir une certitude, celle que nous mettons évidemment tout en œuvre pour que ils soient en

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sécurité. Et ce devoir de protection bien sûr est absolu et nous devons pouvoir garantir aussi autre chose que lorsque un signe apparaît, lorsqu'une parole se libère et bien lorsque tout ce système se met en route, notre système doit pouvoir écouter, transmettre et agir. C'est précisément sur ce point que l'expérience que nous avons vécue à Charlie nous oblige aujourd'hui à réfléchir. Notre responsabilité de collectivité est d'examiner sans complaisance notre propre fonctionnement et et de nous demander qu'avons-nous fait ? Qu'aurions-nous nous pu faire de mieux et surtout devons-nous changer pour demain ? À Charlie, lorsqu'une famille nous a fait part au mois d'avril dernier de fait susceptible de mettre en cause

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un agent de notre accueil de loisirs, nous avons pris la décision de l'écarter immédiatement à titre conservatoire. La maman de l'enfant était encore dans mon bureau que la décision de suspension était prise. Nous avons constitué dans la foulée une cellule de crise avec les élus, saisi un avocat, travailler avec les services de l'État et avec les enquêteurs. La famille a déposé plainte et la justice a été saisie dans les 48 heures. Nous avons ensuite en interne engagé une une enquête administrative sur notre propre fonctionnement parce que évidemment notre responsabilité n'est pas seulement de demander si un individu avait failli mais aussi de s'interroger sur nos pratiques et sur la façon dont nous protégeons nos enfants. Et c'est probablement là le principal

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enseignement que je souhaiterais partager avec vous aujourd'hui. Un enfant ne vit pas en silo. Il peut être le matin avec sa famille, quelques [rires] heures plus tard à l'école, à midi au restaurant scolaire et le soir au centre de loisir. Et c'est pourtant toujours le même enfant. Mais les adultes, les institutions qui l'entourent fonctionnent encore trop souvent autour d'un monde séparé en silo. L'éducation nationale possède ces procédures. La commune possède les siennes, les accueils collectifs, les leurs et cetera. [grognement] Chacun peut être compétent, attentif et de bonne volonté. Mais si personne ne rapproche les informations, nous pouvons collectivement ne pas voir ce que aucun acteur pris isolément ne pouvait

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comprendre. La protection de l'enfance ne peut pas être organisée en fonction de nos frontières administratives. Elle doit être organisée autour de l'enfant et je crois même que nous devons aller plus loin que cette notion. Nous devons nous demander si notre droit et nos institutions ne doivent pas reconnaître à l'enfant une forme de statut protégé et sanctuarisé. J'emploie cette expression pour dire qu'un enfant parce qu'il est vulnérable, parce qu'il dépend des adultes, parce qu'il ne connaît pas nos procédures et parce qu'il ne possède pas toujours les mots pour s'exprimer doit bénéficier d'un niveau supérieur de vigilance et de protection. Il nous appartient donc de compenser cette vulnérabilité et ce principe devrait produire une

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conséquence très concrète lorsqu'un doute sérieux existe concernant la sécurité d'un enfant. Sa protection doit devenir la boussole qui organise notre action. Nos procédures devraient alors commencer non pas seulement par la question qui est compétent mais d'abord par de quoi cet enfant a-t-il besoin maintenant pour être protégé. Cette approche suppose aussi de mieux comprendre la temp la temporalité de l'enfant. Il ne parle pas sur commande. Il ne raconte pas nécessairement les événements traumatiques au premier adulte qu'il croise. Il peut parler bien souvent plus tard. Il peut dire les choses de manière fragmentaire et parfois avant les mots, il y a des comportements que nous devons connaître. Pris séparément. Chacun de ces éléments

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peut avoir 1000 explications, mais rapprochés les uns des autres et observés par plusieurs adultes qui connaissent l'enfant, ils peuvent parfois faire apparaître une inquiétude qui mérite attention. Nous devons donc apprendre collectivement, non pas à suspecter partout, mais à être attentif partout. à Charlie, nous avons voulu que cette épreuve ne débouge pas seulement sur la gestion d'une crise. Nous avons voulu qu'elle transforme durablement nos pratiques, notre organisation et cela sans complaisance. Une enquête administrative externe a été menée afin d'analyser le fonctionnement de notre accueil de loisirs, de nos pratiques et de notre organisation des ressources humaines. En parallèle, plusieurs chantiers ont été engagés. Nous travaillons tout d'abord la

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formalisation d'un véritable protocole consacré aux violences et aux maltraitances faites aux enfants. L'objectif est assez simple. Qu'un agent confronté demain à une parole ou un comportement inquiétant sache quoi faire. Nous travaillons également sur des situations extrêmement ordinaires de la vie quotidienne, l'accompagnement aux toilettes, le change des plus petits, le respect de l'intimité et de la pudeur, l'information des parents et bien sûr la traçabilité de certaines interventions. Cela peut sembler technique mais la protection de l'enfance se joue aussi sur ce type de détail. Nous travaillons également à Charlie à la mise en place d'un registre permettant une meilleure traçabilité des informations préoccupantes et des signalements ainsi qu'à l'identification de référents

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clairement identifiés dans la commune. L'objectif est d'éviter qu'une information ne reste isolée dans un service, dans un courriel ou dans la mémoire d'un professionnel. Nous avons communiqué autant que possible auprès des parents. Nous avons rencontré les représentants des parents d'élèves de nos trois écoles et organisé avec l'association l'enfant bleu de Lyon une réunion d'information et d'échange ouverte à toutes les familles de la commune. Des documents d'information ont été remis pour les aider à mieux comprendre les signes susceptibles d'alerter chez leurs enfants, mais aussi la manière d'accueillir la parole de leurs enfants sans provoquer ni l'influencer. Nous avons aussi proposé aux familles qui en ressentaient le besoin des consultations individuelles

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avec une psychologue spécialisée. Trois temps spécifiques ont notamment été organisé et les parents ont été au rendez-vous. Car après une telle révélation, une question revient chez tous les parents et mon enfant. Cette angoisse est légitime et doit être entendue, mais elle doit aussi être accompagnée avec beaucoup de précautions. Car vouloir absolument faire parler à un enfant peut parfois produire l'effet inverse de celui recherché. Nous avons également voulu agir directement auprès des enfants et à la fin de l'année scolaire, nous avons remis aux élèves de CM2 un ouvrage pédagogique consacré à la prévention des violences sexuelles accompagné d'un message de prévention. L'objectif n'est pas d'effrayer les enfants, il est de leur donner des repères simples. Nous

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souhaitons prolonger ce travail en lien avec les écoles et avec les séances d'éducation à la vie affective et relationnelle. Et nous travaillons également avec l'association les papillons à l'installation d'un dispositif de boîte aux lettres. Enfin, nous avons investi dans ce qui me paraît peut-être être le plus important aujourd'hui, la formation des adultes. Les personnel de notre accueil de loisir ont été formés, notamment avec l'association l'enfant bleu, aux différents repérages des signes de maltrestance et à l'accueil de la parole d'un enfant. Et nous souhaitons désormais élargir cette culture de la formation à l'ensemble des agents municipaux. Notre ambition est finalement assez simple. Qu'à Charlie demain, aucun adulte confronté à une situation

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inquiétante ne puisse dire "Je ne savais pas quoi faire." Mais cette expérience nous montre très clairement les limites de l'action d'une commune. Aussi volontariste soit-elle, une collectivité locale ne peut pas construire seul un système complet de protection de l'enfance. Il faut désormais un cadre national beaucoup plus solide. et et je donnerai la si vous le souhaitez la parole à Émilie Faron pour pour développer mais mes cinq cinq points majeurs. Terminé. Merci madame. Premièrement nous avons besoin d'une ch de char. Terminé. Tout va bien. Allez-y. J'ai j'ai il me reste quasiment terminé. En terme de représentation. C'est pas en plus

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en terme de représentation. Attendez, j'ai commencé, monsieur le maire, franchement commencé à faire de la polémique politicienne sur un sujet. Encore une fois, j'ai commencé en vous disant je ne suis pas dans un esprit partisan. La protection de l'enfance, ça dépasse l'éclivage droite gauche. Il y a des maires de droite, il y a des maires de gauche. On est ni procureur ni juge. On essaie de comprendre pour rendre un peu de vérité aux familles. Vous savez qu'à Créteille, il y a une journaliste qui s'est infiltrée en 8 minutes chrono sans voilà. Donc, puisque vous dites que monsieur le maire le parle trop, enfin pardonnez-moi mais je je ne comprends pas la tonalité de votre intervention. Demandé si c'était la même chose pour tout le monde. On peut s'ins Mais attendez, on a 2 heures devant

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nous, monsieur le maire. Moi j'ai un déroulé. On me dit c'est 10 minutes maximum. Chacun va pouvoir s'exprimer. Ne vous inquiétez pas, on va laisser finir le Merci. Merci beaucoup mots si vous voulez compléter et puis après le maire de Saint prendra la parole également et nous passerons à des questions. Vous pourrez revenir sur certains points, ne vous inquiétez pas. Allez-y. Alors c orientations importantes. Premièrement nous avons besoin d'une chaîne d'action claire commune et reproductible au sein de nos communes. Deuxièmement, nous avons besoin de référents identifiés formés dans les structures d'accueil. Troisièmement, la formation doit devenir une priorité nationale. Quatrièmement, et si vous me permettez, je voudrais insister particulièrement sur ce point, nous

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devons cesser de laisser les maires seuls euh lorsque la justice est saisie. C'est probablement l'un des enseignements les plus douloureux de ce que nous avons vécu à Charlie lorsqu'une procédure judiciaire commence. Quel que soit quelque chose de paradoxal se produit, la commune reste au centre de toutes les attentes mais elle se retrouve en périphérie de l'information. Le maire continue à recevoir les parents, il croise les familles, nous continuons à recevoir les enfants et tout le monde s'interroge. C'est vers lui évidemment que se tourne naturellement une population qui veut comprendre, être rassuré et savoir ce qu'il en est. Je veux le dire ici avec beaucoup de mesures mais aussi avec beaucoup de franchises. Dans ces moments-là, le sentiment d'abandon

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institutionnel des élus locaux est immense. Pour la partie suivante qui concerne les propositions, je vous proposerai de passer la parole peut-être dans un deuxième temps à madame Merci. Vous interviendrez peut-être dans dans un deuxème temps. On va donner la parole au maire de Saint-Fran qui nous a rejoint. Donc pour un proposiminaire de 5 minutes si vous voulez bien, sachant qu'après on va vous réinterroger sur les différents points, vous aurez l'occasion et le temps de vous exprimer les uns et les autres. Ah oui, vous n'avez pas encore prêté serement. Comme nous sommes en statut commission d'enquête, je vais vous inviter à dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main et en disant je le jure je le jure et nous indiquer si vous avez des liens

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d'intérêt avec l'objet de la commission d'enquête. S'il y en a, évidemment, je n'ai aucun lien, monsieur le sénateur. Madame la monsieur le je vous donne la parole. Très bien. Merci beaucoup madame la sénatrice, madame présidente, monsieur le sénateur, monsieur le coprésident, mesdames messieurs les collègues élus, madame messieurs membres du Sénat, madame messieurs agent du Sénat. Écoutez, c'est un moment particulier dans lequel nous trouvons parce que par plus tard qu'il y a 3 jours, nous avons lancé le séminaire sur Je protège nos enfants dans la ville de Saint-Touin et chaque lundi, nous manifestons en soutien des familles victimes d'infanticides et de violence. sexuel et sexiste. Donc mon propos liminéminaire, c'est euh je me suis porté candidat pour

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participer à cette mission. Je vous remercie. Tout ce que nous pouvons partager en terme de retour d'expérience pour faire en sorte que nous puissions sauver les trois enfants par classe qui sont victimes de violence sexuelle et sexiste, je [grognement] le ferai. Tout ce que nous pourrons faire pour sauver les 1700 victimes par an, nous le ferons. À Saint-Toin, nous avons une approche, je que je qualifierait de l'istique, c'est-à-dire le périmètre du prédateur ne se limite pas au périscolaires. Sans ça, il suffirait de supprimer des activités périscolaires pour que la prédation et les violences en direction des enfants disparaissent. Quand je parle de vision holistique, c'est le parcours de l'enfant, comment

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on protège nos enfants. L'enfant, il va à l'école, comment travaille avec l'éducation nationale ? L'enfant, il est à l'école, comment on a une réflexion bâtimentaire ? On voit bien qu'il y a des angles morts, je pense notamment pendant la la pause méridienne, les toilettes, le passage entre le périscolaire et l'éducation nationale et l'éducation nationale et le périscolaire. L'enfant souvent il a des activités culturelles comme on arrive à sensibiliser les associations culturelles. L'enfant il est souvent dans le il exerce souvent une activité sportive comme on arrive à sensibiliser les éducatrices et les éducateurs. Sensibiliser, c'est quoi ? C'est la culture du consentement, la culture de

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je suis souverain, je suis chef de mon corps et ça commence très tôt. La prévention c'est comme on arrive à former nos agents et la formation encore une fois est évolutive parce que le prédateur a des techniques évolutives. Il s'adapte, je pense notamment aux techniques digitales, aux techniques DIIA, aux techniques euh modernes qui lui donnent la possibilité de mieux appréhender sa proie. C'est comment on arrive à former les parents et c'est ce que vous avez probablement évoqué chers collègues où vous allez évoquer le travail précis. le

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le travail fécond avec la justice, le ministère de l'intérieur réactivé au sein du CLSPDR, le conseil local de sécurité, de prévention, la délinquence et contre la radicalisation, la notion de protection de l'enfance. cette notion n'apparaît pas. Donc c'est très concret. Et nous, et je terminerai là-dessus mon propos linéaire, nous avons créé un service spécifique protection de l'enfance, violence sexuelle et sexiste en direction des enfants, contre les enfants. Nous avons et parce que on s'est rendu compte qu'on ne peut pas être jugé parti, il ne faut pas laisser ça au je pense au service éducatif, c'est trop compliqué ou au service santé, c'est trop compliqué. Il faut énormément de hauteur, énormément de recul pour pouvoir traiter ce type de

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sujet. pour pouvoir mieux gérer les signalements les signalements. Comment j'ai fait ? J'ai une ligne directe pour éviter justement que on ait des effets de volonté de camoufler quoi que ce soit. Et je terminerai mon propos. le juge durant avec lequel je travaille, les l'association 160000 mouv enfants avec je travaille Arnaud Galet nous dit nous donne un élément très clair les trois enfants par classe fa aller chercher. On peut arriver à zéro sauf qu' faut qu'on sorte du déni trois dénis dans notre pays. Le déni démographique, on a un pays qui vieillit le déni climatique on l'a vu cet été et puis le déni face à la protection de nos enfants. Donc ça existe. Quand je discute avec certains collègues maires qui me disent "Chez moi ça tient, c'est

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de l'autoperuasion. Au moment où je vous parle, j'ai pris la parole il y a exactement 4 minutes, il y a un gamin qui s'est fait agresser parce que la réalité c'est celle-ci. Donc soit on sort du déni, droite, peu importe, mais on arrive à sanctuariser la parole de l'enfant et faire en sorte que la protection de l'enfance est au centre d'un pays comme le nôtre parce que on mesure la grandeur d'une nation comme la nôtre, d'une République comme la nôtre, d'un pays comme le nôtre, la manière avec laquelle on protège nos femmes et nos enfants, les deux qui sont le plus exposés aux violences. Merci. Merci. Je vais donner la parole à à notre rapporteur pour des premières questions pour que les choses soient totalement transparentes. Et évidemment

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euh soyez le plus concret, précis possible. L'objet de de la commission, c'est de faire des recommandations qui seront bien sûr en en appui des des familles, des collectivités, des employeurs que vous êtes. Donc n'hésitez pas à faire des propositions les plus précises pour que nos recommandations soient, nous le souhaitons efficace. Madame la rapporteure. Merci infiniment monsieur le président. Juste vous dire que ben en vous entendant, on voit bien que malheureusement on fonctionne, il y a un fonctionnement en silo et ce fonctionnement à silo en silo a des conséquences absolument dramatiques. En fait, il y a une très claire perte de confiance des familles dans les institutions scolaires mais également

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dans les institutions municipal parce que elle se rendent bien compte qu'en fait quand il y a un problème dans une école à cause de ces directions bicéphales, on va voir la directrice qui renvoie vers le périscolaire, c'est-à-dire vers la mairie et la mairie dit secret de l'enquête, je ne peux rien dire. Et donc c'est un renvoi de balle sans fin et donc une déresponsabilisation totale. Moi je vous dis euh on a reçu énormément de familles de victimes qui sont comment dire il y avait déjà une perte de confiance dans les élus je le dis mais là je trouve que ce qui se passe sur le plan des institutions démocratiques et même vis-à-vis des élus est assez grave. Et donc l'objectif de cette commission, encore une fois je le redis, je ne suis pas magistrate, je ne suis pas

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procureur, c'est de proposer des recommandations et ce que j'entends là tout de suite, c'est ce fonctionnement en silo qui fait que chacun est dans son couloir de nage et qu'on dit aller voir de l'autre côté. Ça c'est la première chose. J'ai des questions précises à commencer par vous madame la maire de Vincen. On a reçu les procureurs de la République de de Paris, général de Nanterre et de de Paris. Et en fait, ils nous disent très clairement et c'est écrit dans le questionnaire, un classement sans suite n'est pas un certificat d'innocence. Ça ne veut pas dire que les faits n'ont pas eu lieu. Ça veut juste dire qu'en fait la parole de l'enfant n'était pas corroborée. Elle n'a pas été suffisamment claire. Or, on voit bien que les délais d'audition des enfants

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sont parfois de 4 mois, 4 mois après une agression. C'est-à-dire que la mémoire de l'enfant s'efface au bout de 3 semaines. On parle d'enfant de 3 ans, de 4 ans, de 5 ans. Donc forcément la mémoire elle s'efface. Donc ça c'est c'est c'est la première chose. Et donc je voulais savoir si vous aviez vous fait des enquêtes administratives systématiques et euh avez-vous été amené d'abord à licencier euh des agents ? Qu'est-ce que vous avez pu justement pour essayer comment dire de rassurer un peu les familles pour leur dire qu'en fait elles étaient entendues ? parce que ça fait des années et des années qu'il y a un déni structurel enfance et un mépris de la parole de l'enfant. Un mépris,

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c'est-à-dire que parfois des parents me disent "Mon enfant a été entendu" ou devant la brigade de protection des mineurs ou au commissariat. Et ça c'est gravissime parce qu'un enfant se sent coupable quand il est face à un policier en uniforme. Il pense qu'il a fait une bêtise. Mais que finalement est-ce que mon enfant était vraiment entendu ? Et c'est là où nous pouvoir public, on a une responsabilité pour faire de l'accompagnement ne serait-ce que de l'explication de la pédagogie. Beaucoup apprennent les classements sans suite par hasard, même pas par leur avocat quelques mois après. C'est une seconde violence pour eux. Ces classements sans suite sont une seconde violence quand il n'y a pas courrier écrit et c'est la loi et quand ils ne sont pas accompagnés sur

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le plan juste de la pédagogie. Madame le maire. Oui. Alors évidemment je je quand nous nous retrouvons dans des situations similaires à celles que nous avons tous vécu, dès lors que à Vincent nous avons un un signalement, donc comme je le disais, on suspend immédiatement l'animateur quand il est identifié. Sinon, on essaie de regrouper pour essayer de trouver le profil qui peut ressembler le plus à celui que l'enfant parfois même a du mal à décrire. Bon, on y arrive en général. Ensuite, bien entendu, on enclenche une enquête administrative de manière systématique. La seule difficulté à laquelle on est confronté, c'est que comme vous le dites, et c'est d'autant plus vrai pour les maternels, c'est qu'un enfant qui a 3 ans, moi je suis

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mère de quatre enfants, donc je sais à peu près de quoi on parle. Quand on a un enfant de 3 ans ou 4 ans qui relate des faits, il lui est parfois difficile de le situer dans un espace temporaire, le dans un lieu euh et encore moins parfois d'essayer de de de reconnaître l'adulte en question. Donc bien sûr qu'il faut mener une enquête administrative, mais bien sûr que nos équipes sont dans la difficulté à parfois euh donner en fait un cadre à ce que l'enfant peut dire. Euh et donc c'est là où effectivement il faut qu'on apprenne, pas nous parce que c'est pas notre boulot entre guillemets dans au moment de l'enquête, mais il faut qu'on arrive à trouver, je pense que dans d'autres

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pays, on y arrive à faire parler l'enfant pour préciser en fait sa parole. Il faut qu'elle soit entendue cette parole bien entendue et très vite et dans des délais qui sont effectivement assez courts. Alors en en ce qui concerne les récents événements à Vincen, ça a été le cas parfois au détriment des procédures réglementaires comme vous le dites et comme mon collègue l'a vécu parfois avec des maladresses. La brigade des mineurs des mineurs qui déboulent dans une classe pardon sans que personne ne soit informé. C'est pas possible. Euh voilà, on doit parce quealors là pour bloquer la parole d'un enfant, il y a pas mieux. Euh donc en fait, on laisse aujourd'hui les familles un peu seules se débrouiller sur la manière dont ils peuvent les enfants avec un risque

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majeur quand même, c'est que un parent qui émotionnellement est pris dans dans ce temps-là, il vit de la culpabilité, il vit beaucoup d'autres choses et cetera et dans la façon dont il questionne son enfant, forcément il l'oriente et il l'oriente forcément beaucoup. Donc euh il faut qu'on arrive aussi à donner aux parents les moyens de questionner leurs enfants, ce qui est très compliqué de manière totalement neutre et de le faire dans des délais pour le coup avec les institutions qui en ont la charge assez court et là effectivement il y a assez rapidement un problème de moyen puisqu'on voit bien que les brigades des mineurs en tout cas en ce moment sont complètement débordées et qu'elles ne peuvent pas matériellement intervenir auprès des des familles dans des délais qui sont très

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courts pour des enfants, des jeunes enfants notamment. Sachant qu'en effet le procureur le procureur hier nous disait qu'il ne pouvait pas compte tenu des moyens traités avec suffisamment de diligence. Il a employé le terme, c'est écrit dans le questionnaire de diligence ses affaires liées aux péris scolaires. Justement sur cette descente dans la maternelle et l'audition de 90 enfants. C'estàd 90 enfants ça veut dire 2 minutes par qui a proposé cette liste sur quel critère en fait la liste des ces enfants auditionnés a été établie. Qui a établi cette liste ? qui a décidé en fait en en fait je suis pas sûr qu'ils aient entendu enfin en tout cas pour ma part ils ont pas entendu les 90 enfants. Ils sont rentrés dans l'école ils ont tirer au sort quelques enfants pour euh sentir

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et prendre le pou en fait s'ils ont pas entendu des enfants. Ils sont venus ils sont venus ou voilà ils sont venus prendre le pou. Moi, c'est ce qui s'est passé avanten. Après, je sais pas comment ça s'est passé chez les collègues. Colomb, Oui, mais pas à Colombe. À Colombe, je crois que les enfants ont été véritablement auditionnés et et 90 enfants. Imaginez le traumatisme, c'est-à-dire que c'est contraire à toutes les règles, encore une fois, de protection de l'enfance puisque'en fait, c'est sur le lieu de traumatisme qu'on les réinterroge. C'est ce qu'on appelle la seconde victimisation. C'est là où la brigade de protection des mineurs a des salles mélaniques qui permettent justement de mettre l'enfant en confiance. Alors, je vous écoute là-dessus. Non, on n' pas transmis une liste

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directement puisque on nétait pas au courant qui qui venait en fait. Donc en fait, oui, nous ils sont arrivés à l'école, ils sont arrivés à l'école le matin et la directrice a tout de suite effectivement informé le service de la mairie. Mon directeur général des services a été m'en a informé dans dans l'ur maison sans possibilité d'intervenir dans dans ce cadre. Moi, j'ai même proposé de me rendre à l'école parce que je me suis dit ça va faire ça va savoir dès midi, les parents vont bouger. Bon, finalement c'était pas c'était pas la solution retenue. Mais après euh ils ont ils se sont adressés via la direct la responsable du centre de loisirs à la liste de tous les enfants qui avaient été en contact avec cet éducateur. Alors après ce qu'ils ont, moi j'ai aucun détail depuis sur

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qui a été interrogé. Comment je sais juste la seule chose en fait factuelle qui et et qui est violente, c'est de découvrir que en fait quand le parent vous dit "J'ai appris par un mot dans la trousse". La chance et alors justement, j'ai lu dans le questionnaire que vous aviez reçu un écrit du brigadier vous demandant de ne pas communiquer aux parents. Est-ce que me le confirmez ? Est-ce que vous pouvez me donner cet élément matériel à la commission d'enquête ? Oui, nous on avait je vous je vous le communiquerai mais oui effectivement nous a demandé à postérior de ne pas justement de ne pas communiquer sur les enquêtes. C'est c'est notre réponse précise. Oui. Mais ça n'empêche pas de communiquer aux parents, de les accompagner. On communique pas sur l'enquête mais

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c'est pour autant pas forcément ça se traduit pas par un silence qu'on oppose aux familles. Le présemption d'innocence, je la respecte et j'y suis attaché. Mais toutefois, on se doit aussi de tenir informé ou d'accompagner ou d'expliquer tout simplement aux parents. Communiquer et et accompagner, c'est pas la même chose. C'est communiquer, c'est c'est répondre à dans l'instanté au à l' enfin à des questions dont on n' pas les réponses accompagné devant la souffrance que ressentent les parents. convoquer enfin euh rencontrer les psychologues de l'éducation nationale, faire les réunions, voir les les associations de parents d'élèves, enfin voir les animateurs, communiquer avec tout le monde pour avoir la situation. Oui, c'est fait et je pense qu'on le

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fait tous parce que ce sont les seules armes réellement que l'on a dans les mains pour montrer qu'on remplit ce vide. Finalement, on remplit juste une absence totale de qui que devons-nous faire à part nous dire de ne pas communiquer. Nous ne sommes pas des enquêteur et et c'est la phrase qu'on entend le plus souvent, vous n'êtes pas enquêteur. Donc et pourtant en face de nous, on a des parents qui veulent, qui aimeraient qu'on le soit parce que d'abord ils aimeraient que ça aille plus vite. C'est très long. Euh effectivement, vous avez dit les délais. Je reviens sur votre sur l'introduction de votre question. Depuis le mois d'avril, j'aide déclencher systématiquement dans la minute la suspension et les procédures.

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Mais ça n'a pas toujours été le cas. Ça n'a pas toujours été le cas parce que quand je suis au courant et que je remonte les dossiers et qu'on maintenant à postériori, on me refait on me redonne des cas d'agression qu'elle soit sexuelle ou pas parce que les enfants ne sont pas dans le périscolaire toutes les agressions ne sont pas sexuelles et que j'ai l'historique du mail des parents qui remonte en signalement à 2 ans à 6 mois avec le nom d'un adjoint d'un élu à l'enfance et qu'on a juste déplacé l'animateur d'une dans une autre école, ça veut dire qu'on entend pas, on n pas entendu et rien n'a été fait. Donc il y a un changement de comportement effectivement je pense que la vague parisienne [grognement] a

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sensibilisé peut-être très vite tout le monde. Plus en tout cas euh oui aujourd'hui les signalements sont faits les enquêtes et je pense qu'il y a pas une mairie qui qui jouerait et qui prendrait le risque effectivement de ne pas répondre et de ne pas agir et de ne pas agir. Mais la procédure est là. La communication, elle n'est elle ne voilà, elle ne elle ne se résume qu'à être présent et à montrer que l'institution est au côté du drame que vent les parents sans solution. J'ai pas apprécié le l'intervention du du de monsieur le maire de Colombe en relativisant et en décontextualisant le terme victime. Évidemment, évidemment qu'une victime, ça reste une victime.

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Évidemment, on va pas on nous apprend pas à faire des immeubles, sauf qu'il y a le PLUI, sauf qu'il y a le le droit droit de l'immobilier, sauf qu'il y a les il y a les domaines. Et ce que je suis en train de dire, c'est que alors peut-être que vous avez une force psychologique que je n'ai pas, mais quand vous vous retrouvez devant 300 personnes pour gérer des informations, la colère, la rumeur, le tribunal populaire, pardonnez-moi, mais c'est compliqué. C'est compliqué et en tout cas ça exige exige minima minima une prise de conscience que parce que nous sommes tous dans le même bateau une formation ou en tout cas une prise de

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conscience de minimum minimum de préparation et nous bah oui en 2020 quand je suis élu j'étais pas préparé à ça et heureusement heureusement heureusement qu'on a été formé la formation continue sur euh la première intervention est-ce qu'on a changé de paradigme automatiquement Il y a eu un avant et après Liana. On a changé. Tous les lundis, il y a des manifestations en place Vandô. Les associations sont de plus en plus entendues. Madame la rapporteuse l'évoqué dans son propos préliminaire. Il n'y a pas de clivage gauche-droite. Le point commun, c'est que les 70 millions de Françaises et Français, c'est le seul point commun, c'est que nous avons tous été enfants.

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Bon, ça parle. Première réunion que j'ai avec Arnaud Galet, je le croise dans une émission télé. Quand il me dit qu'il y a trois enfants par classe, je lui demande de reformuler quatre fois. J'ai du mal à y croire. Donc on a on avait intériorisé nous élus locaux, en tout cas une partie des élus locaux en responsabilité que lorsqu'il n'y avait pas signalement, il n'y avait pas de problème. Et c'est là où je fais le lien avec la question sur l'éducation nationale, monsieur le président, monsieur le sénateur, la culture qui prévaut qui prévalait un peu partout dans toutes les institutions. À partir du moment où il

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n'y a pas de signalement, il n'y a pas d'agression, il n'y a donc pas de problème. Et ce que je dis de façon, on va dire un peu brutalement honnête pour traduire un anglicisme, il faut que les signalements remontent. On ne pourra pas être dans la prévention, traquer les prédateurs dans l'éducation nationale. Le bâtimentaire, ce sont les prérogatives des maires. Le contenu, c'est l'éducation nationale. Et en plus, dans l'éducation nationale, le chef d'établissement n'a pas de rapport hiérarchique. Donc il faut parler avec l'UN, il faut parler avec l'Adazen. compliqué non pas de parler avec eux mais c'est compliqué de réinstaurer

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rapidement la culture du on sanctuarise la voix de l'enfant et la culture du signalement parce que bah parce qu'on se dit si jamais il y a du signalement ça va faire du bad buzz dans mon département et je peux pas le permettre pour l'évolution de ma carrière et c'est là où faut changer de paradigme. Plus il a des signalements pardon exactement c'est le pas de vague. Et là ce que je dis, il faut faire des vagues, il faut que ça remonte. Et je terminerai par un point. Oui, on est parfois, monsieur le sénateur, en opposition avec un principe qui est consubstantiel à nos valeurs politiques. En tout cas, les miennes, le principe

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d'innocence, présomption d'innocence. Pour les animatrices et les animateurs concernés par les affaires, on a un principe de précaution. on suspend automatiquement. C'est dur, c'est compliqué mais dans le recrutement des animatrices et animateurs, on les informe et on leur explique que vous faites un travail difficile, c'est pour ça qu'il faut bien les payer. Et je terminerai par ce point. Le BAFA n'est pas un certificat de non agression. Si tous les animateurs qui avaient le bafat n'étaient pas des prédateurs, ce serait facile. Si tous les prédateurs étaient des animateurs, ce serait facile. Voilà, chers collègues, du moins chers collègues. Merci monsieur le maire. Qui d'autre ?

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Madame Faron. Bonjour monsieur le président. Bonjour madame la sénatrice, messieurs et mesdames euh les sénateurs. Du coup, je vais me permettre de donner quelques quelques idées auxquelles on a réfléchi dans la dans le cadre de la prévention et du traitement. Donc on a beaucoup parlé de d'effectivement de chercher de traquer les agresseurs euh des défaillances qui pouvaient y avoir dans le dans le B2 et le FIGES. Je rajouterai juste à ce à cet ordre là de ce que par rapport à ce qu'a dit la la mère de Vincen que du coup il y a des peines qui sont annulés pour [grognement] les agresseurs mineurs à leur majorité le figet s'est effacé

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donc en fait il faut aussi penser euh à euh à à modifier ça en fait un agresseur mineur à partir de 18 ans pourra postuler et il aura un et il aura une attestation d'honorabilité vierge. Donc traquer les agresseurs, c'est important mais en fait c'est pas suffisant. Euh dans le cadre de la prévention, en fait c'est l'enfant qui est au centre C'est l'enfant qui est au centre de nos préoccupations. Donc il faut travailler. Pour moi, c'est c'est indispensable. Il faut travailler sur la libération de la parole de l'enfant. Les enfants, ils parlent mais ils parlent encore pas assez. Ils parlent pas forcément avec des mots. Ils sont pas forcément entendus au moment où ils parlent. Ou alors quand on leur pose la question, là c'est ce qu'on va faire hein avec les

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questionnaires anonymes. Au moment où on leur pose la question, ils auront peut-être pas la capacité de parler ou ce sera peut-être pas le moment pour eux. Donc en fait pour pouvoir libérer la parole, il faut leur donner des clés de compréhension des violences adaptées à leur âge et à leur niveau de développement dès la maternelle. Il faut renouveler régulièrement, au moins annuellement à mon sens ces informations. Donc avec l'éducation, avec l'aide de l'éducation nationale dans le cas des dispositifs Evar et Vars qui existent et qui doivent être vraiment appliqués et uniformisés, il faut autoriser la parole questionner systématiquement ses enfants pour que au moment où ils auront la possibilité de le dire, ils pourront nous le dire. Voilà. Et une fois qu'ils l'ont dit euh

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et ben il faut qu'il soit entendu, il faut qu'il soit cru. Voilà, un enfant il dit la vérité dans 98 % des cas. Donc a priori un enfant il dit la vérité. Euh il faut qu'il soit protégé rapidement, efficacement et durablement dans tous ces lieux de ville. Et je me permets de rappeler qu'au terme dans dans la loi française, l'enfant du fait de son âge, c'est une personne vulnérable et que et que cette vulnérabilité dans le cadre de la justice, elle est prise en compte dans le dans la on punit plus sévèrement les infractions commises sur des personnes vulnérables, mais on prend pas forcément en compte la parole d'une personne vulnérable. Après pour la pour la prévention, le

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repérage et la protection, c'est aussi faire un repérage systématique, c'est organiser l'accueil de la parole de l'enfant et sa prise en charge en formant les équipes qui travaillent auprès des enfants, donc au repérage des signes de maltraitance de manière systématique. Il faudrait que dans le cadre du BAFA par exemple, tous les animateurs puissent avoir une formation comme pour les premiers secours en fait, on a une formation. Si on pratique pas, on oublie, il faut qu'on soit recyclé. Pour les violences faites aux enfants, c'est pareil. Les signes de maltraitance, les signes de violence en fait, si on les a pas régulièrement en tête, si on n'y pense pas, on oublie et on ne peut pas le concevoir, on peut pas se dire que ça peut arriver autour de nous. Très juste.

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La la prévention, le repérage, la protection, c'est enfin accompagné efficacement les familles. Vous nous avez posé une question là-dessus. Euh les familles, c'est compliqué parce qu'à partir du moment où ils apprennent et chez nous, ils l'ont appris par voie de presse. Donc en fait, ça a été le rat de maré auprès de la mairie au moment où ils l'ont appris. Euh en fait, quand il y a une suspicion de violence dans une institution, nous on n'a pas eu le on a on n' pas été autorisé à en parler aux familles parce que il y avait des perquisitions, enfin, il y avait le secret de l'enquête qui qui s'imposait à nous. Donc, on a répondu au coup par coup à toutes les familles qui se sont adressées à nous, mais on n'a pas pu faire une communication euh à tout le monde. Quand il y a une suspicion de

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violence dans une institution, l'annonce devrait être la plus rapide possible auprès des familles potentiellement concernées dans un cadre, on est d'accord, judiciaire, défini et réfléchi euh pour préserver la présomption de l'innocence, mais sans en sans attendre que la presse s'empare du sujet. C'est trop compliqué derrière. Accompagner les familles, c'est aussi les accompagner dans leur questionnement de parents autour de la crainte que leur enfant est aussi été victime. Parce que c'est la question qui nous pose comment on fait nous pour en parler avec nos enfants et les seules personnes vers qui ils peuvent se tourner, c'est la mairie dans ces cas-là et les accompagner et le et les orienter pour leur donner des pistes très concrètes d'outil et de communication,

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des contacts à solliciter en cas de besoin parce que même ça ils en ont pas. Il faut arrêter de voir les violences. Enfin, il faut arrêter. L'idée, c'est que les violences, la protection de l'enfant, c'est transversal. En fait, ça peut pas être réfléchi en silo qu'on me l'a dit. On peut pas s'occuper que du périscolaire et donner des consignes et des recommandations pour le périscolaire. On peut pas s'occuper de l'école et donner des consignes et des protocoles pour l'école. On peut pas s'occuper des clubs sportifs. En fait, il faut vraiment une transversalité. Et donc pour qu'il y ait une transversalité, il faut qu'il y ait des protocoles euh qui soient réalisés, qui soient commun et qu'il y ait des potentiellement des référents qui soient formés à tous les niveaux qui puissent

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communiquer dans le cadre du secret partagé et que du coup les informations elles puissent transiter et que du coup il y a un protocole commun qu'on sache comment signaler, comment transmettre une information préoccupante mais que ce soit toujours la même la même la même manière de faire à tous les niveaux. Si c'est la même manière de faire à tous les niveaux, ce sera beaucoup plus facile pour la personne qui a une qui a une qui a un questionnement. Déjà, si on peut communiquer ensemble, on pourra partager les idées et se dire "Ben cette situation, oui, elle nous inquiète, il faut faire remonter ou cette information là prise toute seule, c'est un signal faible. Du coup, je vais plutôt le mettre sous le tapis puis je vais attendre qu'il y a un signal fort qui

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arrive." Puis quand le signal fort arrive, en fait, on se dit "6 mois, 2 ans avant, j'avais déjà l'information." Euh et après de pouvoir euh les protocoles permettent de rassurer les équipes, de rassurer les administratifs, les professionnel et de se dire en fait on a quelque chose d'établi qui nous permet de transmettre quelle que soit l'information qu'on a. J'ai fini. Merci madame. Un mot sur la formation quand même parce que Jean-Gérardier posait la question est-ce que du fait de la libération de la parole quand même de depuis quelques semaines et puis les faits constatés, vous avez été amené à accroître la formation de de vos animateurs et si c'est le cas vous appuyez sur le SNFPT, il y a une formation, il y a une offre satisfaisante ou est-ce que vous avez

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des besoins en terme de formation madame le maire ? Oui, je crois qu'on va tous être amené à renforcer la formation de nos animateurs et c'est et c'est normal. Euh alors, nous, on a fait le choix de la rendre obligatoire, c'est-à-dire que un animateur aujourd'hui ne peut pas prendre son poste tant que il n'a pas été formé à minima. Alors, on est en train de choisir le bon euh le bon support. probablement que ce sera par une vidéo, enfin comme ça se fait beaucoup en entreprise hein, tout simplement avec un questionnaire à la fin pour être sûr que les euh à minima les premiers éléments ont été intégrés avant même la prise du poste. Ce qui veut dire que ensuite probablement il y aura une autre formation à l'issue de la mise en situation mais à minimac on est

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ce premier niveau d'information parce qu'on recrute parfois dans l'urgence comme vous l'avez très bien dit. Il faut pas du tout que les parents que les animateurs puissent en contact avec des enfants c'est qui sans qu'il y ait eu à minima cette cette première formation. Excuse-moi. Excusez-moi. Une formation à la détection des signaux faibles chez l'enfant ou une formation aux violences sexistes et sexuelles ? par ou non mais c'est important parce qu'on a pas parlé de la la formation sur toutes les affaires jusqu'à maintenant, il y a eu aucune anticipation. C'est-à-dire que c'est parce que l'enfant a parlé qu'on a pu ensuite faire un signalement. Et c'est ça qui est assez grave. C'estd que aucun adulte sur place n'a pu anticiper en disant tiens cet enfant est en

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colère. Tiens cet enfant se met à pleurer. Tiens cet enfant hurle devant la porte de l'école. C'est vrai. Et ça c'est c'est pour ça que les cette formation là elle est absolument essentielle. Oui. Et d'ailleurs, est-ce que les agents sont formés au signalement artic ? Oui, ça pour le coup, enfin, il me semble quand même que dans avant les nos agents tous enfin en tout cas ceux qui sont titulaires et qui sont là régulièrement et permanents, ils sont maintenant très au courant de ce que c'est que l'article 40 et comment ils doivent l'utiliser. Et la chaîne hiérarchique, elle est je pense suffisamment. Pardon, excusez-moi, je suis très franche avec vous. Il y a des maires qui ne savent pas que l'article 40 peut-être déclenché, que c'est une obligation légale. Voilà. Donc je je le dis

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pour éviter qu'on déclenche contre eux. C'est pour ça sur l'aspect formation, il faut expliquer. Ouais. Donc cette formation à minima sur la détection des signaux faibles. En tout cas moi dans ma collectivité à minima les directeurs et les directeurs adjoints des centres de loisirs l'ont l'ont suivi. Et euh c'est un travail qu'on est en train à la enfin sur proposition du Daen du 94. D'ailleurs, il monte un groupe de travail avec quelques maires pour justement vous parliez de protocole madame pour fixer un protocole euh le dans toute la chaîne en fait de prévention, traitement et et clôture d'une situation similaire pour que et l'éducation nationale et la partie périscolaire parle d'une même voie et que à aucun moment on puisse

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mettre une feuille de papier entre nos institutions. Donc ça c'est un travail qui est expérimental qui va être fait dans le 94. Peut-être que ça se fait dans d'autres collectivités que ça a d'ors et déjà été fait, mais je trouve que c'est plutôt un bon signal que de cesser de réfléchir en silo. Comme on l'a tous dit, l'enfant, il rentre à l'école et on se il ne sait pas dire si effectivement il était sur le temps périscolaire ou sur le temps scolaire. Je je voudrais revenir sur une question relative à la parole et à la libération de la parole. Évidemment qu'on a beaucoup encore à faire et à traiter sur ce sujet. Néanmoins, moi j'ai quand même le sentiment [raclement de gorge] que depuis quelques temps euh on se on dote euh les outils, les parents parce que ce

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sont quand même les premiers qui peuvent questionner leurs enfants euh d'un certain nombre de d'outils à disposition. C'est à nous peut-être d'en mettre dans nos bibliothèques, dans nos supports différents au sein de nos collectivités, mais je pense que bien sûr, on a une responsabilité énorme côté employeur à former nos animateurs, mais il faut aussi qu'on dote les parents d'un certain nombre de réflexes euh sur la manière dont ils peuvent accueillir cette parole et sur la manière dont ils peuvent ensuite la porter vers la bonne institution. Donc il y a les de accueillir la parole bien sûr et ensuite savoir vers qui se tourner pour pouvoir avancer sur ces questions. Moi j'ai quand même le sentiment que ça va un peu mieux ces derniers temps. Heureusement

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et alors là je je je m'oppose fermement à ce que a dit mon collègue tout à l'heure. Heureusement qu'on a pas attendu l'affaire Liana pour déjà mettre en place des procédures dans nos collectivités. Pas parce que non non il y a pas plus de moins. Ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit non mais non mais vu qu'on est enregistré faut faut pas que parce que pour préciser faut pas dévoyer les propos et parce que c'est on va on va vous redonner la parole mais laissez finir la de président [musique] avant si on cite qu'on reprenne bien mes propos je réponds à la question de monsieur le sénateur est-ce qu'on a changé de paradigme je dis définitivement il y a eu un avant et un après je n'ai pas dit que on a commencé à mettre en place on a commencé mettre en place des dispositifs depuis la

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Fiana. Je suis mère depuis 2020, j'ai pas attendu la Fiana pour mettre en place des dispositifs. Donc s'il vous plaît. Heureusement. Bah donc voilà. Donc si vous me citez, soyez honnête. Je pense l'être assez mais je voulais juste dire queon a peut-être renforcé un certain nombre de procédures mais on n pas découvert qu'il fallait mettre en place des procédures. Voilà c'est c'est juste mon point de vue. Je suis pas tout à fait d'accord avec la manière dont ça a été exprimé. Voilà je je le dis juste d'accord. Mais quand on parle de ces sujets là, s'il vous plaît, soyez bien précise. C'est ce que je fais. Ben d'accord. Non, vous ne l'avez pas été. Vous avez été imprécise. Monsieur le On va laisser finir. Non, mais d'accord, mais pardonnez-moi, mais je suis mise en cause dans un propos que je

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n'ai pas du tout tenu. Faire votre précision, elle était importante. Je ne vous ai pas mise en cause. Je vous ai juste dit que je n'étais pas d'accord avec vous, ce qui est sensiblement différent sur un propos que je n'ai pas tenu sur les comités locaux. pour répondre à madame oui, je pense qu'effectivement nous devons réfléchir à formaliser finalement des temps de partage de l'information. Alors, il faut réfléchir à la forme que ça prendra et s'il faut les institutionnaliser, s'il faut les rendre obligatoires et cetera, ça je ne sais pas. Mais oui, manifestement, nous avons besoin de partager cette information entre nos institutions pour éviter de réfléchir en silo et c'est nécessaire et c'est urgent. On peut pas laisser la main sur ces sujets-là à chacun de nos collectivités à faire un

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peu comme on veut. Finalement euh c'est tout ce que disait madame sur des protocoles qui finalement alors pour une fois que les les maires demandent des normes, hein, vous voyez c'est quand même Mais sur ce sujet, je pense qu'effectivement on peut un peu protocoliser un certain nombre de choses pour que nos institutions soient forcées à se parler et à échanger l'information qui est nécessaire pour protéger nos enfants. Alors, monsieur le maire de Colombe, monsieur le maire de CR pour pour terminer si vous voulez bien parce qu'il est 16h, on va on va s'arrêter. Euh madame Brosselle euh le quel moment le rapport avec la justice ? En fait, je vois tous les lundis matins le commissaire de ma ville, police municipale et nationale, eux-mêmes ne sont pas au courant. [souffle coupé]

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Donc en fait déjà et je me je me demandais puisque vous posez la question à quel moment je sais si des parents ont déposé une plainte finalement en dehors de la ville parce que c'est aussi le cas souvent. Donc je peut-être que j'ai plus de cas et je n'en sais moi-même rien. Donc peut-être que le premier rapport le premier rapport ce serait la signalisation d'une plainte relevant d'un territoire doit l'autorité du territoire pourrait être au courant. On sait qu'il se passe quelque chose. Donc au moins on est alerté parce que sinon sans le signalement des parents, jamais tout 100 % des cas 4 c'est pas c'est trop. Euh voilà, ce sont les parents donc et et voilà, je vous dis juste le premier contact, c'est ça. Je je continue de

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penser que je suis pas partie prenante de de l'enquête. Donc en revanche, une clôture d'enquête euh ou une évolution de procédure, oui, on peut être au courant, on est on est le premier officier de police judiciaire sur la ville. Je pense qu'effectivement il y a des choses qu'on peut nous confier et et qui peuvent relever d'une relation de secret euh sur les faits les faits est-ce que les faits sont plus nombreux ou la libération de la parole ? L'actualité pousse en ce sens et c'est tant mieux. Je pense que tout le monde alors oui, c'est toujours pas de vague effectivement je pense qu'on on est tous inquiets quand ça arrive hein. On aurait préféré effectivement que ça ça n'arrive pas tout court. Pas que ça n'arrive pas sur notre territoire mais que ça

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n'arrive pas tout court. Mais c'est vrai que voilà, il faut il faut le gérer. Alors c'est sûrement mieux effectivement que ça puisse sortir. Je l'accompagnerai d'une d'un petit bémol dont on ne parle pas, c'est la médiatisation de ces affaires. sont-elles à 100 % bénéfiques ? Parce que les parents ont se souci avec normalité de vouloir médiatiser pour avoir la force et et d'être sûr que l'enquête avance. Euh je l'entends parfaitement et et surtout rien ne peut s'opposer à la douleur des parents. Mais pensons aussi à l'empreinte numérique que nous laissons sur des mineurs qui demain dans un monde où le harcèlement est déjà une

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priorité dans le monde de l'école retrouveront leur histoire même si les noms sont souvent cachés ou pas. Mais la médiatisation de ces affaires appelle quand même à une protection des mineurs à venir aussi à un moment. la formation des animateurs à part les les convoqués, les sensibiliser actuellement, je pense que on les sensibilise au risque, on leur donne, on leur rappelle les règles, on rappelle mais je je pense qu'effectivement elle est insuffisante et puis surtout comme l'a dit mon mon collègue de de Saint-toi, on n'est pas dans on n'est pas dans identité minorité report en fait à aucun moment, un diplôme, une précaution

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n'empêchera et ça appelle le troisème point qui est effectivement c'est cette organisation du périscolaire, cette existence même du périscolaire qui n'est pas une compétence communale qui est évoquée dans un article du CGCT pour de la même façon qu'on pourrait organiser des cours de sport et de et de théâtre et qui pose finalement cette existence de notre dans qui nous est cette responsabilité qui nous est transmise en fait et ce coup d'ailleurs finalement c'est de dans dans un même lieu, un enfant dans un même lieu qui change d'autorité et de règles de signalement en fonction de la cloche du matin 8h30 et de 16h30 qui passe. Et et moi je pense que cette compétence

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dans l'école de la République ou privée, j'ai pas enf en tout cas dans l'école de la République, à un moment elle ne peut pas être dispersée, elle est inaudible pour les parents et puis effectivement c'est encore moins un enfant évidemment de primaire qui fait la différence en de savoir sur quel temps il est et qu'à un moment il doit y avoir une unicité des règles de la protection de l'enfance. J'ai j'ai je je j'ai entendu tout à l'heure ce que vous avez dit euh du recrutement, des contrôles et rien de mieux que finalement l'éducation nationale pour le faire sur les moyens patrimonial bâtimentaires de de de la mairie de la commune. Mais je pense que voilà, il faut il faut aussi se poser la question pourquoi dans un temps passé c'est pas seulement le silence ou la

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libération de la parole. Je pense que nous sommes tous allés à l'école. Il y avait un temps aussi d'accueil précours. Il y avait un temps de restauration et un temps poste. Peut-être que les choses étaient organisées sous une autorité qui était l'éducation nationale et je pense que voilà, les sujets n'étaient pas les mêmes. Donc je pense réellement qu'il faut rendre à l'éducation nationale cette compétence du périscolaire. Monsieur le maire de Créteil, tu veux dire ? Oui, moi je voulais intervenir pour pour rappeler quand même que nous avons quelques votre micro. Bon, j'arrive pas à le trouver quelques responsabilités comme maire. La MF a dernièrement signalé

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que 60 % des accueils dans le péris scolaire n'étaient pas signalés à l'État. ce qui pose problème, c'est pas la faute de la justice ni c'est une responsabilité qui qui nous incombe. Donc la nécessité, comme je le disais tout à l'heure, d'essayer d'avoir une approche globale et la formation à mon avis peut largement y contribuer. Maintenant, je reconnais que la formation ça coûte cher et qu'il est certainement plus facile de dégager des moyens dans une grande commune que dans une commune tout à fait. La dette qu'on vous laisse.

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Et aujourd'hui, si on regarde, je parle à partir de ce que nous faisons à Calteil, cette formation, elle porte sur quoi ? Elle porte sur le harcèlement en milieu scolaire, elle porte sur la violence, elle porte sur tous les points qui sont au cœur de nos préoccupations. Mais une fois que cette formation a lieu, comment elle est utilisée ? Est-ce que c'est pas le moment de se poser la question ? Est-ce qu'on se se limite au BaFA ? Chacun d'entre nous reconnaît que c'est pas suffisant. Où est-ce qu'on va vers un diplôme d'état ? Question avec ses contraintes

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mais aussi une certaine comment pourrait dire cohérence sur le plan national. Moi je suis persuadé que on doit aller vers un diplôme d'état. lefa avec le diplôme qui est supérieur au BAFA, c'est aujourd'hui encore insuffisant et c'est à travers la formation qu'on peut réduire ce que à juste titre tu soulignes. Voilà ce que je voulais ce que je voulais dire sur la formation. On forme également à la prise en charge du handicap. pas forcément comme vous l'avez signalé madame rapporteuse avec la journaliste

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RTEL à propos de classe Uliss parce qu'il y avait pas de classe Ulis dans l'école concernée mais quelque chose qui se produit beaucoup plus souvent c'est l'inclusion des enfants handicapés dans le milieu scolaire donc ils étaient sep enfants donc loin d'un dispositif Uliss mais est-ce que si on témoigne

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pas comme on devrait ça suppose une mise en cause parce que la journaliste que vous parliez tout à l'heure dans le casadre du recrutement a dit un certain nombre de contre vérités donc je viens de vous en parler d'un pas conclure d'accord merci infiniment monsieur le maire je voudrais tous vous remercier parce que c'était C'est très éclairant de vous entendre parce qu'on entend, c'est vrai, énormément de de familles de victimes. Et de ce point de vue-là, je suis en totale opposition avec ce qu'a dit le maire de Colombe sur le fait que cette médiatisation était un sujet y compris pour les victimes. C'est tout l'inverse. C'estàd que on a en France, il faut le dire, une

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omerta systémique sur ces questions-là. Il y a un déni structurel et comme vous le disiez monsieur le maire, je pense que l'affaire Layana va permettre un sursaut collectif et une prise de conscience collective parce que beaucoup de parents beaucoup de parents m'ont dit que s'il n'y avait pas eu de médiatisation, ça aurait aboutu à une énergie totale. Sans médiatisation, il n'y aurait pas d'article 40. Sans médiatisation, il n'y aurait pas de signalement. Et donc vous ne pouvez pas en tant que maire contribuer à participer comment dire à cette omerta dont j'ose espérer que justement tous nos nos travaux vont permettre attendez de de de de mettre fin parce que encore une fois c'est une seconde violence pour les parents. Vous le dites vous-même, il y a un silence

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institutionnel c'est-à-dire que dès lors qu'ils sont même reçus à la brigade de protection des mineurs, ils nous disent l'enfant est reçu seul, il a 3 ans, il a 4 ans. Et nous on nous dit vous reviendrez plus tard, on veut plus vous. Il ne les parents, les familles ne revoient même pas la brigade de protection des mineurs ni les juges. Ils apprennent. Donc ça c'est une première chose. La deuxième vous disiez monsieur monsieur le maire de de Créteille, il y a 50 % des communes en effet qui ne perçoivent pas la subvention de la CAF et qui donc sont exemples de toute obligation. Est-ce que les Français savent qu'en effet, il n'y a aucune uniformité, c'est-à-dire que certains ACM, accueil collectif de mineurs, ne déclare pas à l'État leur périscolaire et donc pas de contrôle

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d'honorabilité, pas de taux d'encadrement. Et donc en fait, si le jardinier municipal veut encadrer 150 enfants dans sa commune, il a tout à fait le droit. Sauf que le jardinier municipal, il arrive à exquiler. S'il a l'habitude de prendre des enfants sur les genoux, il va prendre les enfants sur les genoux parce qu'il a pas été formé. Ça c'est un vrai sujet, vous avez tout à fait raison de le pointer. Donc je pense qu'en effet une des recommandations ce serait plutôt d'uniformiser toutes en fait ces accueils collectifs de mineurs pour que ce soi les mêmes protocoles partout. Il y a pas de protocole, il n'y a pas de process puisqueencore une fois je le redis 50 % des communes font ce qu'elles veulent puisqu'elles ne elles ne perçoivent pas de subvention de la CAF. Et enfin, il y

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avait un troisème sujet sur l'information notamment euh des familles euh et des relations entre les mairies et les procureurs. Je pense que vous serez tous d'accord et on va tous se mettre d'accord là-dessus sur la notion de secret partagé parce que quand il y a cette notion de de secret partagé dans la transmission des informations entre le procureur et les maires et bien les réunions dont vous parlez où on a tous connu ça, moi y compris dans le 15e arrondissement, on a 300 parents révoltés qui nous disent "C'est fini, on votera plus pour vous" parce que vous n'avez été en capacité non seulement de nous soutenir, de nous accompagner mais surtout de nous donner des informations. Donc je pense qu'en effet, il faut qu'on travaille sur cette notion de secret partagé

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[raclement de gorge] pour que les maires puissent en effet être informés pour pouvoir au moins être en solidarité en fait active de leurs électeurs. Voilà ce que je voulais vous dire. Voilà pour cette commission d'enquête du Sénat sur les violences sexuelles dans le périscolaire. La semaine prochaine, ne manquez pas des auditions importantes de la commission d'enquête sur le scandale des violences sexuelles dans le périscolaire parisien. Mardi à 9h30, les sénateurs ont auditionner Annie Dalgo, l'ancienne maire de Paris et le lendemain à la même heure, ce sera Emmanuel Grégoire, l'actuel maire de la capitale qui sera entendu par la commission d'enquête du Sénat. C'est la fin de cette émission. Merci de l'avoir suivi. Continuez à suivre l'actualité politique et parlementaire sur notre

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plateforme numérique publicsena.fr. Je vous souhaite une très bonne journée sur Publics Sénat.