Philippe Tabarot, ministre des Transports est l'invité politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Philippe. Bonjour. On commence avec le crash de cet avion dimanche qui a fait 11 morts à Tomblen près de Nancy.
L'appareil est tombé subitement, s'est écrasé à 300 m de la piste. Les enquêteurs sont sur place. Est-ce que vous avez des éléments nouveaux sur les causes de l'accident ?
Écoutez, on a eu l'occasion de se rendre sur les lieux du drame avec Laurent Nunz dimanche dès que l'accident est survenu. C'est un drame humain, vous l'avez vous l'avez rappelé, un drame également qui n'était pas arrivé depuis une trentaine d'années sur sur l'aviation légère et puis euh voilà des familles qui sont en qui étaient pour la plupart présentes puisqu'il y avait eu plusieurs vols déjà dans la matinée. Nous avons en plus de l'enquête pénale habituelle saisi le bureau d'enquête, le fameux BEA analyse qui intervient dans ce genre de situation, qui a un vécu par rapport à ce qui peut se passer et notamment pour pouvoir faire parler que ce soit probablement le moteur ou la tour de contrôle dans les dans les relations que les uns et les autres ont pu avoir parce que cet accident pour tous les spécialistes semble pour l'instant assez inexplicable. inexplicable.
Est-ce qu'on peut par exemple écarter une piste, celle de l'acte de malveillance ? Écoutez, euh jamais cette piste n'a été évoquée lors de notre présence avec le ministre de l'intérieur. Je n'écarte rien mais sincèrement je pense qu'il faut laisser les spécialistes travailler à la fois euh le parquet qui a été euh qui a été saisi et puis les enquêteurs du BEA qui sont de vrais spécialistes et qui essaieront le plus rapidement possible de donner des explications dont les familles ont bien sûr besoin parce qu'effectivement il y a plusieurs hypothèses. une défaillance technique, une erreur humaine, des éléments naturels, un oiseau qui qui viendrait se prendre dans le moteur.
Est-ce qu'à votre connaissance, il y a une piste qui est privilégiée ? Non, ce qu'il y a très bizarre, je vous l'ai dit, c'est qu'il y a eu déjà plusieurs vols à la fois pendant ce weekend, le le samedi, le dimanche matin également, c'était le dernier vol de la matinée. Ce sont des baptêmes qui se font assez régulièrement dans différents endroits dans cette région et même en France.
C'est je vous l'ai dit, ce sont des accidents très rares. On a pu en répertorier uniquement à la fin des des vers 1997 et vers 1987 également qui ont pu faire autant de morts sur cette aviation légère qui est plutôt sûre en général. Et ce qui peut aussi aussi y avoir un impact de la météo.
Il faisait très chaud dimanche 36° près de Nancy et on sait que les températures peuvent avoir des des incidences, rendre un avion moins portant. Le pilote a aussi pu faire un malaise. Aucune voilà, aucune piste n'est exclue à à ce moment.
Vous avez vu que les enquêteurs ont travaillé toute la nuit de dimanche également toute la journée de lundi, que la carcasse a été enfin enlevée et que maintenant elle va pouvoir être analysée. Un dernier mot sur ce qu'a dit le président de la Fédération française de parachutistes. Il a estimé que par des températures pareilles, mettre cinq tandemes dans un Pilatus, hein, le Pilatus, c'est la marque de cet avion, c'était une pure folie, je le cite.
Écoutez, c'est son c'est son avis. Je ne suis pas suffisamment spécialiste de la question. Ce que je sais, c'est que la l'entreprise qui opérait ses baptêmes de l'air était plutôt reconnue, était contrôlé régulièrement et donc il n'y a pas une mise en cause particulière de de cette entreprise à l'heure où je vous parle, mais comme je l'ai dit, je reste très prudent.
Il y a une enquête judiciaire, il y a une enquête du BEA et l'enquête parlera. La France respire à nouveau mais lors de la canicune, ce sont 10 % des trains SNCF qui ont été supprimés chaque jour, soit 1500 trains sur euh 15000 habituels en raison de la vétucité du matériel, de la surchauffe des systèmes de climatisation. Comment ça se fait qu'en 2026 ben les les trains ne sont toujours pas adaptés à des températures extrêmes ? hein, parce qu'il n'y a jamais eu depuis 200 ans en gros que les chemins de fer comme on dit existent des températures aussi importantes qui ont fatigué bien sûr les infrastructures, qui ont fatigué le matériel.
C'est devenu pratiquement un défi humain, un défi logistique, un défi technique de faire circuler des trains avec [grognement] une température aussi élevée. Donc il a fallu s'organiser au niveau des opérateurs. Je rappelle que le pays n'a pas été bloqué, ce qui a pu être le cas pour certains pays européens.
Pour autant, il y a eu des situations difficiles, des réductions de plan de transport. Vous l'avez justement dit, un certain nombre de retards, des situations un peu difficiles. Si on regarde dans le détail, par exemple les rails, on voit qu'il se déforme lorsqu'ils sont soumis à des températures dépassant les 60°.
Euh, on sait que ces épisodes euh caniculaires vont se répéter de plus en plus. Euh qu'est-ce qu'il faut faire ? Est-ce qu'il faut changer tous les rails de France ?
Écoutez, il faut rén, régénérer, moderniser notre réseau feré. Je mène une bataille depuis que je suis arrivé dans ce ministère pour porter une loi qui était qui a été votée au Sénat, qui était à l'Assemblée nationale en commission hier pour qu'on puisse augmenter le niveau d'investissement sur le réseau. Vous savez, c'est pas très populaire ça.
Ça n'intéresse que pendant ces périodes et après ces questions de financement des infrastructures retombent un petit peu dans l'anonymat collectif. Non, nous avons aujourd'hui des investissements chaque année à hauteur de 3 milliards environ. Il faut les monter rapidement hauteur de 4 milliards et demi.
C'est l'objet de la loi que je porte à l'Assemblée nationale. Et donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire changer les rails.
Ça veut dire aussi changer les caténaires hein son ses câbles électriques et dès qu'il fait trop chaud, ils se détendent. Ils se détendent ou ils se rompent. C'est régénéré, c'est modernisé.
C'est ce que vous venez de dire, notamment en augmentant pratiquement de 50 % la régénération à travers les crédits que l'on va pouvoir mettre supplémentaire qui sont des crédits que nous allons récupérer notamment des pH des concessions autoroutières et c'est quelque part la route ou en l'occurrence l'autoroute qui va financer les infrastructures ferroviaires. Un mot aussi sur la climatisation. Le gouvernement a financé 30000 climatiseurs pour les hôpitaux.
Est-ce qu'il faut faire la même chose dans les transports en commun ? voir climatiser l'ensemble de ces transports en commun. Écoutez, la climatisation a été un débat qui s'est posé il y a quelques années.
Il a été pratiquement tranché puisque l'immense majorité des trains sont climatisés. Les derniers matériels avec du retard vont arriver, que ce soit le TGVM, que ce soit les rames oxygène pour les intercités. Et il y a encore des progrès à faire bien sûr sur tout ce qui touche au bus et aux cararts qui ne sont climatisés que pour 50 % environ parce que certains avaient dit une certaine période que ce n'était pas nécessaire.
On voit par rapport à la situation actuelle qu'il faut le faire. Il y a une nouvelle canicule qui se profile à partir de la semaine prochaine qui pourrait coïncider avec les grands départs pour les vacances d'été. Est-ce qu'il faut s'attendre à ce que la SNCF supprime à nouveau des trains ?
Alors, écoutez, il y a un plan de de transport important pour euh pour ce weekend euh puisque vous l'avez dit, ce sont les premiers grands départs en vacances pour ceux qui ont la chance de pouvoir en prendre. Euh, il y aura environ 1 million de personnes qui vont circuler en en train. Ce sont 2000 TGV.
Vous avez vu que le plan de transport, vous l'avez dit, avait été allégé un petit peu cette semaine pour que les matériels puissent tenir notamment ces 2000 TGV sur ce weekend. Parallèlement, il y a des départs également au niveau de l'aérien et puis euh je réunis cette semaine les autoroutiers pour préparer euh les déplacements sur les routes nationales, sur les autoroutes, puisque je rappelle là aussi que ça va être entre 5 millions et 8 millions de personnes qui vont prendre la route. Mais mais est-ce que sur la sur les trains, est-ce que est-ce que certains Français à cause de la chaleur puisque ça peut se répéter pourrait se retrouver sur le carreau ?
Non. Alors, vous savez qu'il y a la possibilité pour ceux qui le souhaitent de reporter, d'annuler, de changer maintenant gratuitement, ce qui est une des mesures que nous souhaions. Non, je ne le conseille pas.
En cas de changement, bien sûr, ils peuvent le faire gratuitement. C'est ce qu'on avait demandé à la SNCF qui le qu'il le fait. Ça me paraît indispensable.
Et si vous le permettez, justement, certaines personnes vont partir en vacances euh mais d'autres vont euh travailler notamment dans les transports. Donc toutes les personnes qui vont être mobilisées sur les routes, sur les autoroutes, sur les tarmaces des aéroports, sur les chemineaux, dans les gares, ceux qui surveillent le réseau. Je voudrais avoir une pensée pour eux et les remercier pour ce qu'ils font pour les transports dans notre pays.
Le Conseil d'État a validé hier l'autorisation environnementale de l'A69, hein. Cette autorisation a été contestée par notamment les écologistes. Ça veut dire que les travaux vont reprendre he sur ce segment autoroutier de 53 km entre Toulouse et Castre.
Vous répondez quoi LFI pour qui le Conseil d'État entérine le déni climatique en pleine canicule ? Non, le Conseil d'État s'est prononcé euh en droit euh a reconnu la raison impérative d'intérêt public majeur pour ce projet qui a passé toutes les phases, que ce soi les premières instances euh et le tribunal administratif de Toulouse qui avait euh rejeté cette raison impérative de l'intérêt public, euh ça a été ensuite jugé par la Cour administrative d'appel puis le Conseil d'État. Les procédures se sont déroulées dans le droit.
Je tiens à le dire. Aujourd'hui, cette autoroute est autorisée. Vous savez l'autoroute et la route se décarbone beaucoup.
On le voit à travers l'électrique. J'ai annoncé il y a quelques jours ici même qu'il y aurait dans les années à venir, dans les 8 ans et qui viennent 300 bornes qui allaient être installées pour électrifier de manière massive notre parc automobile par rapport au plan du du premier ministre. Donc on voit qu'il ne faut pas monter les modes de transport les uns contre les autres.
J'ai parlé du euh du rail, du fer, du chemin de fer, je parle également de l'autoroute et puis ce projet est emblématique aussi de notre capacité à quand même dans notre pays pouvoir continuer à faire des grands projets d'infrastructure qu'ils soient routier, autoroutier ou ferroviaire. J'ai deux deux dernières questions qui vous concernent davantage sur Éric Cioti qui a dépossé plainte contre vous à la suite d'une altercation le 15 juin dernier. Selon le maire de Nice, vous l'auriez menacé je cite, de le faire disparaître en lui envoyant des Géorgiens.
J'ai menacé personne. Je crois sincèrement que nos chikas nissoises n'ont rien à faire dans le débat aujourd'hui avec la gravité des sujets qu'on traite. On a eu une discussion, on se connaît depuis longtemps et c'est pas ma manière de faire.
Je ne menace personne. Et bon, vous entendez mal à l'évidence. Ça c'est plutôt le cas.
Je ne l'ai pas choisi dans ces choix politiques de proximité avec le Rassemblement national et j'ai cru comprendre qu'il m'en voulait pas mal. Juste dernier point, vous avez pas été investi, sauf si je me trompe par les Républicains pour les sénatariales en PACA. Je n'étais pas candidat pour les Vous ne serez pas candidat ?
Non, je n'étais pas candidat au moment où la commission d'investiture s'est s'est décidé. Je verrai la décision que je prendrai mais sincèrement j'ai d'autres choses à traiter aujourd'hui que mon élection sénatoriale de septembre prochain. Aussi importante soit-elle pour les habitants de mon département que je salue, mais je m'occupe des affaires de transport dans le pays et j'ai beaucoup à faire.
Merci beaucoup Philippe Tabarot. Bonne journée.
Philippe Tabarot