Sébastien Lecornu, premier Ministre : «C'est devenu un mouvement de violences urbaines»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 10 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« regarde des informations qui nous sont remontées dans la matinée, je ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteille, Lyon »
- 0:44Invité politiqueFait
« c'est pas un mouvement lycéen. C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux. »
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« on a globalement quelque chose comme 200 lycées sur les 3700 que compte le pays dans lequel il y a une violence qui qui s'enquiste »
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« une violence qui vient des lycéens ou de jeunes qui de gens qui sont du lycée concernés mais qui viennent évidemment de l'extérieur. »
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« on est à 92 ou 93000 contributions sur la plateforme. »
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« moi-même un débat sur la question du nombre de professeurs au regard de la chute du nombre d'élèves, c'est-à-dire au fond le débat démographique. »
Temps de parole
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Bon, déjà regarde des informations qui nous sont remontées dans la matinée, je ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen. Là, on a un mouvement de violence urbaine dont d'ailleurs l'intensité de la violence a encore augmenté ces derniers jours singulièrement en zone urbaine précise, Paris, Créteille, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire et dans lequel il y a pour le coup un appel de violence qui est absolument épouvantable. Euh ce matin euh autant que ces derniers jours des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées, on a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer au mortiers dans les lycées.
Bon, je pense que maintenant les mots, j'invite aussi euh la classe médiatique à être techniquement précis dans les mots qu'on emploie, c'est pas un mouvement lycéen. C'est faire injure d'ailleurs aux lycéens qui ont voulu témoigner une angoisse, un mécontentement ou demander des choses au gouvernement ou aux conseils régionaux. Je faut vraiment faire la part des choses entre les violences urbaines qui ne trouvent pas de cadre légal et d'acceptation par définition d'un cadre de revendication. Donc ça, il faut le faire parce que ça serait aussi jeter l'eau probe sur les lycéennes et les lycéens qui ont exprimé un mécontentement.
Donc voilà, il faut le dire, je l'ai dit hier au Sénat, on a globalement quelque chose comme 200 lycées sur les 3700 que compte le pays dans lequel il y a une violence qui qui s'enquiste, qui pas d'ailleurs toujours une violence qui vient des lycéens ou de jeunes qui de gens qui sont du lycée concernés mais qui viennent évidemment de l'extérieur. Donc ça, malheureusement, c'est un problème d'ordre public. Est-ce qu'en même temps il faut oublier les revendications des lycéens et de France ? Non. Et d'ailleurs, on est à 92 ou 93000 contributions sur la plateforme. Vous avez vu hier qu'on a commencé à faire un système d'annonce euh sur les réponses que l'on peut donner.
On va saisir les conseils régionaux parce que beaucoup de questions bâtimentaires qui méritent d'ailleurs d'être objectivé parce que tout ça enfin il y a pas un lycée qui ressemble plus à un autre. Bon, donc euh il faut aussi territorialiser tout ça. Le ministre est revenu sur la question euh des remplacements. J'ai ouvert moi-même un débat sur la question du nombre de professeurs au regard de la chute du nombre d'élèves, c'est-à-dire au fond le débat démographique. C'est un beau débat hein politique qui dépasse d'ailleurs à mon avis euh les semaines qui viennent. C'est pratiquement un débat de présidentiel la démographie hein, retraite assurance maladie de l'autre côté école.
Donc non, enfin moi je je reste évidemment très très ouvert à ça. Ensuite samedi, bon enfin je le rappelle parce que parfois sur les réseaux sociaux, on voit des choses un peu curieuse. Parfois aussi d'ailleurs dans les médias, c'est c'est une démocratie. Donc il y a un cadre de droit qui protège justement les citoyennes et les citoyens lorsqu'ils veulent exprimer un mécontentement. C'est vrai du droit de grève, c'est vrai droit de manifester. Donc par définition un certain nombre de mouvements, la France insoumise, le nouveau parti anticapitaliste, le syndicat, la CGT, on commença à rentrer en contact avec les préfectures, notamment à Paris pour faire des déclarations de manifestation.
Mais c'est bien leur droit. Et d'ailleurs, même si je ne suis pas d'accord avec eux, je me battrai jusqu'au bout, comme dirait l'autre, pour qu'ils aient toujours ce droit.
Sébastien Lecornu