Les enfants ont le droit à une éducation sans violences !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:24Invité politiqueFait
« la protection de l'enfance doit être une priorité cela suppose bien sûr une action globale concertée »
- 2:03Invité politiqueFait
« la politique d'austérité du gouvernement et la loi asile et immigration leur rendent la vie encore plus difficile »
- 2:45Invité politiqueFait
« bannissement de ce que la proposition de loi appelle violence éducative ordinaire »
- 3:27Invité politiqueFait
« la société condamne toute forme de violence physique verbale psychologique des sanctions pénales sont prévues pour les auteurs de coup et de blessures mais pas pour celles et ceux qui frappent des enfants »
- 4:52Invité politiqueFait
« la violence n'est pas éducative si elle éduque c'est à la violence et à la résolution des conflits par la violence »
- 5:35Invité politiqueFait
« bannir l'emploi de la force c'est œuvrer à la restauration de cette autorité véritable »
Temps de parole
- Bastien Lachaud100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
monsieur le Président Madame la rapporteur madame la ministre mes chers collègues je voudrais en préambu à cette discussion vous dire que je suis heureux et fier de pouvoir aujourd'hui défendre une proposition de loi qui émane d'un groupe de la majorité et que j'ai Cigné son objet est extrêmement important et exige de nous que nous passion outre l'éclivage partisan l'expression violence éducative ordinaire pourrait effectivement induire en erreur vous pourriez penser qu'il s'agit de légiférer sur une matière anecdotique en réalité il s'agit d'enjeux immense il s'agit de la vie et même de la mort d'enfant il s'agit de notre conception de l'enfance de la République et même pour reprendre l'expression de l'historien Norbert Elias du processus de civilisation selon une estimation de lincerme deux enfants meurent chaque jour par maltraitance négligence ou abandon dont une proportion considérable sous les coupts de leurs parents l'association observatoire de la violence éducative ordinaire fait le constat glaçant suivant 44 % des enfants maltraités ont moins de 6 ans ont des nombres 600 à 700 décès d'enfants par an il existe aujourd'hui plus de 98000 cas connus d'enfants en danger ce chiffre témoigne d'une augmentation de 10 % en 10 an tout le monde en conviendra cette tendance doit être enrayée la protection de l'enfance doit être une priorité cela suppose bien sûr une action globale concertée cette action devrait protéger les enfants des effets de la pauvreté en assurant notamment qu'ils vivent dans un logement décent ell devrai garantir leur accès au soins de santé elle devrai assurer que leur droit à l'éducation soit pleinement respectés ces impératifs figurent dans la Charte des droits de l'enfant dont la France est signataire car ces droits sont universels et en tant que tels les enfants devraient en jouir indépendamment de tout autre considération ce n'est hélas pas le cas ce n'est pas le cas pour les enfants en situation de handicap dont la prise en charge est encore si gravement défaillante ce n'est pas le cas pour les enfants qui subissent les effets de la pauvreté de leur famille ce n'est pas le cas pour les mineurs isolés d'or étrangère qui ont fui la misère et la guerre et que l'État laisse dans une situation de dénuement extrême je veux mentionner leur situation à toutes et à tous alors que la politique d'austérité du gouvernement et la loi asile et immigration leur rendent la vie encore plus difficile devant ces faits terribles certains sont tentés de minimiser une mesure sur laquelle il est pourtant possible de s'entendre le bannissement de ce que la proposition de loi appelle violence éducative ordinaire mais c'est méconnaître la portée de cette mesure c'est méconnaître qu'elle permettrait de traiter à la racine le problème de la violence en général c'est un des plus puissants moyens de réduire le niveau général de la violence dans notre société certains se feront gogenard à cette idée notamment sur les réseaux sociaux d'autres seront tentés par ironie et voudront réduire les violences dit éducatives au refus de la fessée or je l'affirme cette proposition de loi est d'utilité publique elle n'est certes pas parfaite certains poids peuvent être précisés nous le verrons dans les amendements mais tout de même elle pose une question fondamentale elle oblige à l'examen de conscience prenons un instant pour y penser des violences faites aux enfants pourrai-elle être ordinaire à fororie pourrait-elle être éducative poser la question suffit en réalité à y répondre la société condamne toute forme de violence physique verbale psychologique des sanctions pénales sont prévues pour les auteurs de coup et de blessures mais pas pour celles et ceux qui frappent des enfants notamment pas leurs enfants cela est envoyé à l'intimité de la famille et les la liberté des parents dont le choix de l'éducation qu'il donnent à leurs enfants mais qu'en est-il de la liberté des enfants d'avoir une éducation sans violence ils n'en ont aucune la société doit protéger les enfants de la violence comme elle a un devoir de protection envers les plus faibles quand je dis la société je dois dire la République car la République ce n'est pas un régime politique neutre elle ne considère pas que toutes les options sont égales entre elles elle affirme que les personnes ont des droits que ces droits sont inaliénables c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas être perdus vendus ou échanger de sorte qu'un enfant ne perd pas son droit à la nonvolence lorsqu'il fait une bêtise être républicain signifie aussi de ne pas substituer un droit pour un autre en l'occurrence il s'agit de ne pas mettre en concurrence le droit d'éduquer librement ses enfants et le droit de ne pas subir de violence d'ailleurs le souci des droits des personnes n'est pas pas le seul à guider la réflexion le souci de l'intérêt général commande demandons-nous ce qui est bon pour tous et la chose devient claire outre l'impératif de protection qui pourrait suffir à lui seul il y a un impératif de santé publique les conséquenceces d'une éducation violente sur la santé psychologique le stress le manque de confiance en soi sont multiples il ne s'agit pas là contrairement aux vulgaires caricatures que l'on peut lire ici ou là de céder à tous les caprices des enfants de les proclamer en enfant roi auquel on ne peut jamais rien dire et surtout pas dire non mais simplement d'affirmer que l'on peut dire non à un enfant de tout autre manière que par des actes violents car contrairement à ce que l'on dit la violence n'est pas éducative si elle éduque c'est à la violence et à la résolution des conflits par la violence elle fait de la souffrance le synonyme de la contrainte or cette équivalence est dangereuse la violence sur les enfants les habitue au rapport de force à craindre plus respecter éduquer par la violence c'est restaurer au sein des familles une loi que la société a banni partout ailleurs la loi du plus fort c'est prendre le risque de la faire prospérer et de saper les fondements de l'autorité véritable il ne faut pas craindre de le dire bannir l'emploi de la force c'est œuvrer à la restauration de cette autorité véritable car qu'est-ce que l'autorité c'est un pouvoir fondé sur la raison l'autorité est l'exacte inverse de l'arbitraire l'autorité parentale comme celle des maîtres et des maîtresses ne vient pas d'une capacité de nuire elle vient tout au contraire de la capacité à partager à chérir et à élever dans tous les sens que peut revêtir ce mot considérer que l'exercice de l'autorité implique la pratique de la violence est un contresens dangereux c'est le germe de violence plus grave et d'injuste rébellion fonder l'éducation sur le rapport de force aussi réduite que soit son expression c'est justifié qu'un jour face à un parent vieilli et devenu sans force le respect filial soit devenu inutile l'autorité des parents et des maîtrre serait alors comme le pouvoir du tyran décrit dans les dialogues de Platon ce tyran est l'homme le plus malheureux du monde il vit dans la peur il vit dans l'attente de sa chute la violence qu'il sème autour de lui retombera sur lui laisser une place à la violence dans les relations éducatives c'est laisser la prospérer la violence partout à l'inverse la banir c'est protéger aussi bien les enfants qu'on éduque que les adultes qui éduquent la violence habitue les enfants au rapport de domination certains d'entre eux malheureusement l'observent entre leurs parents ils en subissent aussi les dommages en grandissant le modèle est ancré dans leurs esprits la violence devient alors le terreau de la maltraitance mais aussi des violences conjugales des actes violents commis à l'école comment en serait-il autrement puisque on habitue l'enfant à l'idée d'une bonne violence la confusion s'inscrit durablement dans les têtes aimer quelqu'un le protéger cela ne serait pas antinomique avec le frapper le moquer ou l'humilier pensez au terribles témoignages de femmes battues qui si souvent minimis et affirment que celui qui leur fait du mal le fait par amour les humiliations récurrentes les violences psychologiques répéter les inégalités les plus insidieuse déforme nécessairement les conceptions enfantines par là les enfants apprennent à être dominés et à vouloir dominer pour sortir de cette situation où ils subissent la violence on entre dans un cycle infernal où la violence future répond à la violence présente où les enfants battus deviennent parents sont parfois incapables d'éduquer leurs enfants autrement cette violence domine ensuite les rapports sociaux à l'école puis plus tard au travail dans la société dans le couple et toutes les relations sociales qui sont pourries par l'envie impérieuse de s'imposer pour ne pas subir la violence ou pour d'autres par la peur permanente et l'effacement de soi seuls les dominants veulent maintenir les rapports de domination leur disparition n'entraînera pas le chaos et la fin de l'autorité mais ce qui est premier en république la liberté pour l'enfant de s'épanouir sans crainte l'égalité de traitement de tous sans qu'un domine et l'autre obéisse et bien sûr la fraternité il n'y aura pas de citoyenne et de citoyens pleinement émancipé tant que la violence ne sera pas extirp de l'éducation nous pouvons faire grâce à vous madame la rapporteur aujourd'hui un pas dans ce sens [Applaudissements]
Bastien Lachaud