Manuel Bompard at FDDay 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:42OuverteRéponse directe
Si vous deviez définir le fil rouge en terme d'innovation pour le prochain quinquennat, qu'est-ce que ce serait ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous proposez pour flécher l'épargne vers l'innovation ?
- 8:05OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous définissez comme souveraineté numérique ? Quelles briques maîtriser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:25non_speechFait
« il y a suffisamment d'épargne notamment en France et en Europe mais malheureusement ce qu'on ne fait pas suffisamment bien c'est le flécher vers l'innovation »
Temps de parole
- ?100 %
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Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. Bonjour monsieur le député Bomard. Bonjour. Merci de votre invitation. Écoutez, avec plaisir et surtout merci d'être venu. C'est la c'est la première fois qu'on reçoit la France insoumise dans un de nos êtres événements et j'ai appris en coulisse qu'au final cet écosystème nous était pas si si étranger.
Alors effectivement puisque en fait de formation moi je suis ingénieur, j'ai fait une école d'ingénieur à Grenoble qui s'appelle LC Mag et ensuite j'ai fait un doctorat en mathématiques appliqué en informatique et euh effectivement avant d'être élu député européen en 2019, je travaillais quelques années dans une petite start-up dans la région Toulousaine qui s'appelle la Dagos. qui travaillait déjà à l'époque sur le développement de premières méthodes d'intelligence artificielle notamment pour l'aéronautique pour l'industrie de manière générale. Voilà donc c'est un un écosystème que je connais un petit peu même si je pense que depuis 2019 les choses évoluent évidemment très rapidement.
Et aujourd'hui, vous intervenez surtout en tant que politique sur cette table ronde. Je vais commencer avec une question générale qu'on qu'on posera tout au long de la journée aux différents candidats. [grognement] Si vous deviez définir le fil rouge en terme d'innovation pour le prochain Kakana, qu'est-ce que ce serait si on devait projeter voilà le la France de l'innovation et de la techque de la France insoumise en 2032 ? Ce serait quoi ?
Bah, peut-être pour le résumer en une formule, je dirais euh mettre l'innovation, [raclement de gorge] mettre le numérique, mettre la tech au service euh des grands défis qui sont posés aujourd'hui à notre pays, c'est-à-dire euh mettre l'innovation au service de la de la réponse aux besoins humains, aux besoins sociaux. Je pense que les méthodes de la tech, elles peuvent être évidemment très utiles pour euh développer nos services publics, pour améliorer nos réponses en matière de politique, de santé. Deuxièmement, c'est la question évidemment de la transition écologique.
Et là aussi, je pense que les méthodes de l'intelligence artificielle en particulier, mais plus largement du numérique doivent être des outils pour répondre à ce qui est de notre point de vue, l'enjeu du siècle. Et donc là évidemment il y a des questions de tension parce que c'est aussi comment on développe un numérique [grognement] qui est compatible et respectueux des limites planétaire et puis répondre aux besoins et aux enjeux du moment c'est aussi répondre aux enjeux de souveraineté. On y reviendra sans doute dans notre entretien et je crois qu'une politique publique de développement de la tech et développement de l'innovation elle doit répondre à ces différents enjeux.
En tout cas, c'est comme ça que nous on voit les choses et c'est la raison pour laquelle j'étais interrogé par des journalistes tout à l'heure. On voit pas le développement du numérique comme un danger ou un risque à partir du moment où on l'organise, on le contrôle et plutôt comme des opportunités. Organisation et contrôle. Nous, on parle souvent de du coup de émergence de l'offre et effectivement essayer de construire un cadre de de régulation qui effectivement permet d'éviter certains risques mais surtout de de permettre l'émergence de ces entreprises et pour leur permettre leur émergence surtout.
On en a beaucoup parlé aujourd'hui, on continuera d'en parler mais ce qui manque beaucoup dans notre écosystème c'est des capitaux notamment pour faire face à la à la concurrence des des acteurs étrangers. Donc ma deuxième question qui est aussi très large mais je pense qu' est importante à traiter aujourd'hui même si on n pas beaucoup de temps, c'est concrètement euh qu'est-ce que vous proposez euh euh pour justement avoir ces enfin si vous avez ce qu'on dit souvent c'est qu'il y a suffisamment d'épargne notamment en France et en Europe mais malheureusement ce qu'on ne fait pas suffisamment bien c'est le flécher vers l'innovation.
Alors c'est un c'est un thème dont vous parlez vous proposez différentes mesures. Est-ce que vous pouvez un peu nous détailler tout ça ? Oui. Alors évidemment l'épargne en fait partie. Je vais répondre mais de manière plus générale, la question qui est posée c'est comment on finance cette cette innovation et peut-être je répondrai autour de trois grands axes. Euh premièrement, nous on croit à l'investissement public, c'est pas exclusivement de l'investissement public évidemment, mais on croit à l'investissement à l'investissement public. Donc ça veut dire quoi ?
ça veut dire des plans d'investissement sur lesquels on est en train de travailler d'ailleurs et qu'on va présenter pendant la campagne secteur par secteur qui permettent de donner aussi de la visibilité et du long terme et d'en finir peut-être aussi avec une politique un peu coup par coup qu'on a connu ces ces ces dernières années avec des plans dans lequels on met des financements l'année d'après on les rabotte donc de donner de la visibilité d'avoir une politique de planification premièrement deuxièmement on a toute une proposition autour de ce qu'on a appelé un pôle public bancaire.
Alors, il existe déjà des structures publiques qui ont vocation à venir appuyer, à venir soutenir de l'innovation, mais elle Exactement. Euh donc d'un certain point de vue, ce pôle public bancaire, on pourrait presque dire qu'il existe déjà. Mais ces structures, elles ne sont pas euh coordonnées, elles sont pas pilotées de manière euh collective et et commune. Donc c'est l'idée de de remettre et de piloter politiquement ces politiques d'investissement de de ce pôle public au service euh ben des filières qu'on a identifié comme étant des filières stratégiques. C'est le deuxième point. Et le troisème point, c'est relatif à la question que vous me posiez.
Il y a effectivement beaucoup d'épargnees aujourd'hui dans dans le pays. Là, je vous ai parlé donc de financement public, je vous ai parlé de de soutien public au développement des entreprises. La troisème élément, c'est comment on permet de mobiliser des capitaux évidemment. Euh et si je sais pas si vous y suivez très attentivement la campagne présidentielle, mais la semaine dernière, par exemple, Jean-Luc Mélenchon a a une proposition qui consiste à dire que aujourd'hui, il y a des avantages fiscaux en France, par exemple, pour l'assurance vie.
Euh l'idée de dire ben on pourrait réserver ces avantages fiscaux euh si euh l'épargne est fléchée sur des investissements qui sont des investissements nationaux. Euh voilà, donc ça c'est une proposition qui permet de mobiliser l'épargne existante pour la mettre au service de l'innovation et en particulier évidemment de l'innovation française et et et nationale. Et puis après, il pourrait y avoir un 4e champ de réflexion qui est euh outre l'épargne existante, comment on arrive peut-être à solliciter de l'épargne supplémentaire ?
Et donc là, on travaille sur ces sujets, on n pas formulé encore la proposition, mais ça peut être pourquoi pourquoi pas de créer une sorte de livret spécifique visant à financer les politiques d'innovation. Voilà, pour essayer de répondre sur l'ampleur de des choses, c'est-à-dire politique publique, euh mise à disposition des outils existants euh et mobilisation de l'épargne. Et cette mobilisation de l'épargne, comme on disons, la bonne échelle est plutôt la échelle européenne. Donc ce ce pôle public bancaire justement dans que vous abordez, [grognement] comment il se positionne au niveau européen ? Bah là, les réponses que je vous fais d'abord des réponses d'enjeux nationaux.
Après, évidemment qu'il peut y avoir euh et qu'il doit y avoir euh des coopérations à l'échelle européenne. Euh il y a déjà des choses qui euh qui euh qui qui existent là, je vous présente des réponses qui visent déjà à ce que on ait une politique nationale qui soit claire sur ce sujet, qui se fixe un objectif qui soit clairement identifié et avec des outils et des leviers qui sont précisément mis sur la table pour aider à financer ces politiques d'innovation. Après, on n'est évidemment pas contre les coopérations européennes. Il faut les stimuler sur un certain nombre de sujets en déterminant des orientations stratégiques qui doivent être prioritaire.
Pardon, je vais prendre des comparaisons qui sont pas directement du numérique mais quand on a voulu faire un géant européen de l'aéronautique, on a été capable de le faire. Mais pour ça, il a fallu de la volonté de la volonté publique. Et là, peut-être c'est un point qui fera débat entre nous, mais c'est la vie. On est là aussi pour euh euh ça veut dire aussi pas laisser le marché choisir tout seul et allouer les ressources. On regarde d'objectifs qui sont des objectif de rentabilité et c'est plutôt partir des besoins, des enjeux, des défis qui sont devant nous, se fixer ces objectifs là et avoir ensuite des politiques publiques qui permettent de les réaliser, de les mettre en œuvre.
Je vais passer sur une sur une troisème, ça va très vite le temps, donc c'est pour ça je suis un peu frustrée. J'aurai plein d'autres questions à poser parce que je pense que le volet européen est très important. Euh il y a un autre terme qui qui revient souvent et dont on parle beaucoup dans cet écosystème, c'est c'est le sujet de la souveraineté et c'est aussi un sujet que vous vous abordez beaucoup. On vous a beaucoup entendu parler de souveraineté notamment en matière d'intelligence artificielle ou de cloud. Euh vous parlez beaucoup enfin et [raclement de gorge] très souvent des dépendances qu'on peut avoir vis-à-vis des des acteurs nord-américains et on souhaite en sortir.
En tout cas, c'est un sujet qui est important aussi pour pour nos membres. Donc ma question que je vais vous poser, c'est voilà qu'est-ce que concrètement vous définissez comme souveraineté ? Qu'est-ce qu'on doit maîtriser comme brique dans la chaîne de valeur ? Est-ce que c'est juste les infrastructures ? Est-ce que c'est aussi les services ? Quelle est votre définition à vous de la souveraineté ? Vous avez raison, c'est une bonne question parce que tout le monde parle de souveraineté, mais en vérité, si on veut en parler sérieusement, il faut rentrer un petit peu dans le détail euh brique par brique.
Euh évidemment, comme idéal, comme objectif, on pourrait dire on veut maîtriser l'ensemble de la chaîne. Bon, après, l'idée c'est de prendre des priorités et de commencer par ça parce que sur certaines de ces briques là, il y a du travail. On va pas se raconter d'histoire avant d'être totalement souverain. Je pense que ce qui doit être la priorité, c'est les infrastructures parce que c'est là où les enjeux euh de souveraineté mais aussi de protection contre des capacités de déstabilisation extérieure, contre de l'espionnage, donc les enjeux y compris de sécurité nationale sont posés.
Les infrastructures pour moi, c'est les câbles sous-marins, c'est les satellites, c'est les centres de données, je vais y venir. Et là, honnêtement, sur ces points-là, on a des atouts qui existent. aujourd'hui. Et donc là, il nous semble que ça doit être dans les priorités en matière de politique de souveraineté d'avancer sur sur ça, sur les infrastructures, sur les centres de données. Là, je vais peut-être faire une proposition qui va faire parler mais c'est pas grave, je l'assume.
Si on si on pense sérieusement qu'il faut construire un numérique qui est respectueux des limites planétaires, nous notre point de vue sur ce sujet c'est qu'il faut en finir avec l'anarchie dans l'installation des data center parce qu'au bout d'un moment vous avez des besoins en ressources énergétiques, des besoins en ressources en eau par exemple qui sont pas illimités et infinis. Euh donc la proposition qui est la note c'est de dire on fait un moratoire sur l'installation de data center étrangers et on se concentre sur l'installation de data center qui sont des dat des data centers euh euh souverains.
Voilà en terme de de politique d'infrastructure la manière avec laquelle on voit les choses. Ensuite il y a la question des données elles-mêmes. Évidemment faut les infrastructures pour pouvoir les stocker mais il s'agit pas de dire du jour au lendemain l'ensemble des données de tous les Français vont être positionnées sur des data centers souverains et nationaux parce que ça va prendre un petit peu de temps.
Mais on pourrait commencer par les les données publiques, les données des administrations publiques, les données des entreprises publiques sont des données stratégiques et je pense qu'on peut tous considérer ici qu'elles ont pas vocation à pouvoir être mis à disposition de nos concurrents ou voir par terre parfois de nos adversaires sur la sur la scène internationale. Et ensuite, il y a la question des logiciels. Alors là, il faut qu'on là aussi je pense que à mon avis la politique de développement, elle doit aller dans deux directions.
Premièrement, ce qu'on a commencer à faire et qui nous semble être une bonne idée, travailler sur des modèles spécifiques, plutôt des petits modèles mais très adaptés aux usages dont on a besoin. Et deuxièmement, se concentrer sur les sauts technologiques parce que je suis je crois pas, ma conviction c'est que dans la compétition, aller concurrencer les géants américains aujourd'hui, ça va prendre quand même énormément de temps. Par contre, travailler sur les sauts technologiques, évidemment, c'est pas que des modèles, mais par exemple le quantique, les les les briques suivantes, en fait, prendre de l'avance.
Je pense qu'on a les ressources pour le faire si on y met si on y met toute notre énergie et notre détermination. Et puis dernièrement, c'est sans doute la question des puces. Et là, évidemment, sur la question des puces, là aussi ça va pas être facile du jour au lendemain. On discutait tout à l'heure avec un consortium qui travaille sur des puces européenne. Aujourd'hui, c'est Taiwan qui produit l'essentiel dans l'infrastructure. Donc là aussi, sur la question du puce, sans doute, il faut continuer nos efforts sur ce sujet, mais aussi de notre point de vue, viser les sauts technologiques parce que c'est comme ça qu'on peut prendre l'avance y compris dans la compétition internationale.
0 secondes. Vous êtes très fort, on sent que vous maîtrisez l'exercice. Écoutez, bah merci déjà pour ces premiers éclairages. C'est très court, c'est peut-être frustrant, mais justement le but c'est de continuer la la conversation et de comprendre un peu mieux ce que ce que vous avez dans votre programme et pour nous aussi de vous vous dire un peu ce que nos ce que nos membres souhaitent. Donc voilà, c'est le début d'un échange. Je pense que vous êtes attendu pour justement discuter un peu plus en détail avec nos membres. Donc merci d'être intervenu aujourd'hui. Et au plaisir de futurs échanges. Merci. [applaudissements]
[musique]