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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 3 novembre 2024 16 min

Taxe d'habitation, zone à trafic limité à Paris et lutte contre le narcotrafic... le "8h30 franceinfo" de David Amiel

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour David Amiel. Bonjour. Catherine Vautrin, ce matin dans Le Parisien, la ministre des Territoires confirme qu'il n'y aura pas de retour de la taxe d'habitation. Vous aviez d'ailleurs été l'un des artisans de sa suppression. Elle juge, la ministre, qu'il faut en revanche, je la cite, réfléchir à une participation au fait de vivre dans un village ou dans une ville. Ça veut dire quoi ? C'est une nouvelle taxe en vue ?

0:24
David Amiel

Catherine Vautrin, j'imagine, expliquera dans les prochaines semaines à la fois ce qu'elle entend par là et puis la méthode qu'elle souhaite mettre en place pour avoir ce dialogue auquel elle appelle, je crois, dans les pages de l'interview que vous citez.

0:34
Présentateur

Elle a une consultation.

0:35
David Amiel

Je voudrais rappeler quand même pourquoi cette taxe d'habitation a été supprimée. D'abord, on n'avait pas de taxe d'habitation dans les autres pays européens, y compris dans des pays qui sont beaucoup plus décentralisés que les nôtres. C'était une taxe qui était très injuste parce qu'elle était très élevée dans les villes pauvres, dans les petites villes de la périphérie des grandes métropoles et elle était très faible dans les villes riches qui avaient beaucoup d'autres ressources. Je crois qu'il y a un moment où on veut tous lutter contre les fractures territoriales entre les grandes métropoles où se concentrent les richesses et le reste du territoire.

Au moment où on veut aider la classe moyenne qui fait face à tant de difficultés de pouvoir d'achat, il est évident que la taxe d'habitation serait un extrêmement mauvais impôt puisqu'elle frappe les villes pauvres et la classe moyenne.

1:12
Présentateur

Et au moment où on cherche de l'argent, c'était quand même 24 milliards d'euros en 2020. Un manque pour les mairies qui le disent aujourd'hui et qui réclament aujourd'hui une compensation aussi.

1:21
David Amiel

La taxe d'habitation a été compensée à l'europrès pour les communes et les mairies. Elle a été d'ailleurs compensée avec des recettes plus dynamiques. Non, je ne crois pas. On a eu beaucoup d'échanges en commission des finances. On n'a pas vu l'exemple d'une seule municipalité qui n'aurait pas été compensée à l'europrès de la suppression de la taxe d'habitation.

1:38
Présentateur

En tout cas, aujourd'hui, ils demandent une compensation, en tout cas une taxe. C'est l'Association des maires de France. Pour commencer, ça peut être d'autres représentants des élus locaux qui le disent. La suppression de la taxe d'habitation a coupé tout lien fiscal entre nombre d'habitants et leurs communes, dit par exemple Antoine Hommet, coprésident de la commission des finances de l'Association des maires de France. C'est une réalité ?

1:57
David Amiel

Vous savez, quand on compare avec les autres pays, à nouveau, il n'y avait pas de taxe d'habitation dans les autres pays. En revanche, dans les autres pays beaucoup plus décentralisés que les nôtres, les collectivités locales, quels que soient d'ailleurs leurs échelons, ont beaucoup plus de moyens d'action. Je crois que la réflexion qu'il faut qu'on ait avec les collectivités locales, c'est de leur donner plus de leviers, notamment sur les dépenses, sur les normes, sur ce qu'elles peuvent faire au niveau local, pour adapter aux spécificités de leur territoire. C'était d'ailleurs le sens du rapport d'Éric Wörth, qui avait été extrêmement important, celui de Boris Ravignon aussi.

Et je crois qu'on est effectivement à un moment où on a besoin d'avoir une approche beaucoup plus large de la décentralisation et des leviers qu'on donne aux élus locaux.

2:29
Présentateur

La ministre parle d'une contribution citoyenne aux services publics. Ça veut dire quoi ? Les Français n'ont pas assez conscience que leurs impôts servent aux services publics ?

2:37
David Amiel

Je crois que les Français en ont parfaitement conscience. Ils ont d'ailleurs conscience de payer aussi beaucoup d'impôts. À nouveau, on attendra, je crois, les prochaines semaines pour savoir ce qu'il sort de cette consultation.

2:47
Invité

Autre économie dans le budget, l'enveloppe pour les véhicules électriques va être réduite, réduite drastiquement, moins 500 millions. Ça va dans le bon sens, cette économie, par exemple ?

2:58
David Amiel

Non, ça ne va pas dans le bon sens. Je crois que ça illustre un point plus général. On est dans une période où il faut impérativement que les économies budgétaires de court terme, qui sont indispensables, n'aillent pas dans le sens inverse d'une stratégie économique de long terme. On est dans un moment où les États-Unis, la Chine, essayent de nous éradiquer de tout un tas de secteurs industriels avec des subventions massives. Le cas de la voiture électrique est exemplaire.

Au rythme où on va, dans quelques années, le grand risque, c'est qu'il y ait un déferlement de voitures électriques chinoises en Europe et d'ailleurs dans d'autres régions du monde qui détruisent complètement notre industrie automobile. Il ne faut pas qu'on fasse preuve de naïveté. On avait ciblé les aides, le bonus électrique que vous citez, sur les véhicules produits en France et en Europe. C'était une première lors du dernier budget, ce qui a permis de faire reculer les parts de marché chinoises en début d'année. Je crois qu'il faut impérativement qu'on garde ce cap. Et la suppression de 35% de ces aides va dans le sens inverse.

3:52
Invité

David Amiel, est-ce que ce n'est pas un petit peu le symbole que finalement Michel Barnier ne vous écoute pas, vous, spécifiquement les macronistes ?

4:00
David Amiel

Je crois qu'on a un débat qui est évidemment en cours. On a un budget qui a été préparé dans des conditions exceptionnelles puisqu'il y avait à peine quelques jours, peut-être quelques semaines, entre la constitution du gouvernement et son dépôt. C'est normal que...

4:14
Invité

Il y a un vrai débat. En tout cas, vous n'êtes pas là. Vous manifestez le fait qu'il y a une certaine, on va dire, inquiétude ou mauvaise humeur sur le fait que vous n'êtes pas à l'Assemblée, les députés. Pardon, ce n'est pas vrai.

4:25
David Amiel

D'ailleurs, vous citez cet exemple précisément parce que c'est notre groupe qui l'a porté en commission des finances. J'étais rapporteur du budget écologique. C'est moi qui ai déposé cet amendement pour alerter le gouvernement et pour pouvoir ensuite avoir une discussion avec...

4:37
Invité

Mais Michel Barnier, c'est bien que vous n'êtes pas assez à l'Assemblée. François Bayrou également. Quant au Rassemblement National, il vous accuse de saboter le débat budgétaire ?

4:46
David Amiel

Le Rassemblement National a voté un tas de hausses d'impôts avec la France Insoumise en commission. C'est fait rattraper par Jordan Bardella qui est bien embêté car il souhaite changer la ligne économique du Rassemblement National pour séduire un électorat de droite classique. Et donc, il se met à nous accuser de tout et son contraire. Le groupe Ensemble pour la République a été le plus présent du socle commun. On avait des députés qui étaient très mobilisés aussi en commission des affaires sociales. C'est un peu technique, pardonnez-moi.

Mais pendant qu'on avait le débat en séance sur le budget, on avait un débat en commission sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui était très important.

5:19
Invité

poursuivre comme ça, où vous, vous dites, maintenant il faut un petit peu de sérieux et il faudrait que Michel Barnier use de son pouvoir de mettre un 49-3 face effectivement au budget.

5:32
David Amiel

Vous savez, le 49-3 à un moment ou à un autre de la discussion parlementaire est inéluctable. Chacun le sait parce que c'est lié à la configuration politique de majorité relative dans laquelle on se situe. Pourquoi on attend alors ? On a vu également les années précédentes.

5:47
Présentateur

Pourquoi on attend alors ? J'ai entendu le gouvernement, il souhaitait donner du temps au débat. C'est de l'hypocrisie. Si vous êtes tous d'accord qu'il va arriver à un moment ou à un autre, pourquoi continuer les débats ?

5:56
David Amiel

Mais c'est pour ça que pour moi le point essentiel, ce sera évidemment en fin aussi de parcours parlementaire, le contenu du texte qui sera soumis à 49-3. Je crois qu'il y a deux conditions qui sont très importantes. Le premier, c'est évidemment que le contenu de ce texte associe l'ensemble du socle commun, mais au-delà l'ensemble des forces modérées. Moi, je souhaite que ce texte reprenne aussi des éléments qui sont portés par la gauche républicaine, quand bien même elle se situe aujourd'hui dans l'opposition, parce que c'est ce que les Français souhaitent, qu'on travaille au-delà des chapelles des différents partis.

Et puis la deuxième chose, c'est que le gouvernement ne cède évidemment pas un centimètre à la tentation de négocier avec le Rassemblement national, parce que ce serait une trahison des millions et des millions d'électeurs qui ont fait le choix du Front républicain au mois de juin dernier.

6:37
Présentateur

On parlait de Michel Barnier. Demain, il réunit le gouvernement pour réfléchir à l'action politique à l'issue du budget, d'ailleurs. Quelles sont, selon vous, les priorités ?

6:46
David Amiel

Je crois d'abord que c'est une bonne chose que le gouvernement décide de se projeter au-delà des trois prochains mois. Moi, j'ai regretté qu'au moment de sa formation, il n'y ait pas un programme de coalition qui soit proposé, comme c'est le cas généralement dans les autres pays, où on identifie une dizaine de priorités sur plusieurs années, ce qui permet aussi d'avoir une discussion très large avec les différentes forces politiques. Donc, si le gouvernement décide de le faire, je trouve que c'est une très bonne idée qu'il puisse se projeter sur un horizon de long terme, à nouveau, parce qu'on a besoin de réformes très importantes. On parlait à l'instant des questions économiques.

On attend évidemment un cap sur les questions de logement, sur les questions de réindustrialisation, sur les questions de planification écologique, évidemment sur l'innovation, l'éducation, la recherche. Je crois que toutes ces questions-là, qui sont centrales pour l'avenir de notre pays, doivent être traitées, et je suis sûr que le séminaire sera l'occasion pour le gouvernement d'avancer dessus.

7:43
Invité

Toujours avec David Amiel, député Ensemble pour la République de Paris, proche d'Emmanuel Macron, vous avez cité beaucoup de priorités pour le gouvernement, mais vous n'avez pas cité la priorité, manifestement, de Michel Barnier et Bruno Roteo, à savoir un nouveau projet de loi immigration. Est-ce que c'est un risque, véritablement, que le socle commun se fracture définitivement ?

8:05
David Amiel

Pour moi, la priorité en matière d'immigration, c'est la lutte contre l'immigration irrégulière. On a eu une loi immigration portée par Gérald Darmanin et Elisabeth Borne, l'année dernière, qui va permettre d'augmenter le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire. Il manquait un volet européen. Le précédent gouvernement avait négocié un pacte à l'immigration, qui permet de mieux contrôler les frontières européennes.

8:25
Invité

Vous savez très bien que Bruno Roteo et Michel Barnier, oui, certes, veulent appliquer les mesures européennes en France, mais ils veulent surtout revenir sur les décisions qui avaient été annulées par le Conseil constitutionnel, par exemple, mettre fin au regroupement familial, par exemple, la préférence nationale. Donc, ces mesures-là, est-ce que, si elles se passent dans un projet de loi, vous les voterez ?

8:46
David Amiel

Non, je ne voterai pas les mesures que vous mentionnez. D'abord, parce qu'un grand nombre sont contraires à la Constitution, et surtout parce que la priorité, aujourd'hui, ne me paraît pas être de réduire les droits de personnes qui sont venues tout à fait légalement sur notre territoire, à qui nous avons délivré des titres de séjour, qui travaillent, qui cotisent, qui payent des impôts. Notre priorité absolue, c'est la lutte contre l'immigration irrégulière. C'est de faire en sorte que ceux qui n'ont pas leur place sur notre territoire, parce qu'ils sont venus illégalement, ou bien parce qu'ils ont commis des délits, des crimes, soient reconduits efficacement à la frontière.

On a voté cette loi immigration, et je l'ai votée l'année dernière, parce que ça contribuait à cela. On a un volet européen qui est extrêmement important, qui a été négocié par le Président de la République et par les précédents gouvernements, qui doit être mis en place, qui permet de mieux garder nos frontières, et de reconduire, évidemment, ceux qui n'ont pas à être sur notre sol.

9:33
Présentateur

David Amiel, vous êtes député de Paris, et demain, dans le centre de Paris, sur une zone d'un peu plus de 5 km², 4 arrondissements, la circulation sera interdite au trafic automobile, de transit, comme on dit, sauf pour les véhicules de secours, les bus, les taxis notamment. L'objectif de la mairie, c'est de réduire la pollution sonore et la pollution atmosphérique. C'est une bonne mesure, selon vous ?

9:55
David Amiel

Je crois que c'est plutôt une bonne mesure, effectivement, pour les habitants de Paris-Centre. On verra comment elle se met en place, mais je comprends parfaitement les objectifs. En revanche, j'appelle à ne pas oublier les habitants de la périphérie de Paris, les habitants de la petite couronne, de la banlieue. Et malheureusement, c'est beaucoup le cas avec une mairie de Paris, dont l'objectif est de réduire la pollution sonore, atmosphérique, des beaux quartiers, mais qui souvent oublient ceux qui habitent dans les quartiers populaires ou en banlieue. C'est une écologie élitiste, là où moi, je crois en une écologie populaire.

Et donc, ce qui me distingue de la ville de Paris, ce n'est pas tellement les mesures qu'elle prend, c'est toutes celles qu'elle ne prend pas. Et moi, j'appelle la mairie de Paris à se saisir, par exemple, de la rénovation énergétique des logements sociaux qui sont dans un état de délabrement considérable. J'en ai dans ma circonscription le long du périphérique. J'appelle la mairie de Paris à rétablir une vitesse de circulation normale des bus.

J'appelle la mairie de Paris à travailler avec la région Île-de-France pour rendre accessible le métro, accélérer l'automatisation des lignes, à travailler avec les villes de banlieue, parce qu'aujourd'hui, les allers-retours entre le centre de la ville, la petite et la grande couronne sont devenus un cauchemar pour beaucoup de Français des classes moyennes. Je crois que ça doit être ça nos priorités en matière environnementale. Vous voulez dire que c'est de l'ordre du symbole, presque ? Non, ce n'est pas de l'ordre du symbole, mais je crois qu'effectivement, c'est très incomplet, très partiel.

Et ce que je reproche à nouveau à la ville de Paris, c'est de porter des mesures qui peuvent être intéressantes, qui peuvent être pertinentes, mais qui bien souvent ne s'intéressent qu'au beau quartier.

11:19
Présentateur

Et vous avez entendu, j'imagine, les commerçants qui se sont plaints de cette mesure, qui craignent de voir de nouveau des camions qui ne pourront pas accéder ou des voitures qui ne pourront pas venir à eux aussi facilement pour le commerce ? Bien sûr, et c'est la raison pour laquelle on sera aussi très vigilants

11:33
David Amiel

sur la mise en œuvre de cette mesure, sur le pragmatisme qui doit la guider. À nouveau, ça n'a pas toujours été la marque de fabrique de la ville de Paris. Nous, on sera très vigilants dessus. Mais, je le redis, je comprends tout à fait l'intention, qui est de réduire le transit dans le centre de la métropole. C'est ce qu'on observe dans la plupart des grandes villes européennes. Mais ça doit être accompagné d'une politique globale, pour qu'on n'ait pas tout simplement un report du transit sur le périphérique, sur la A86, et donc une pollution qui ne se réduit pas, mais qui ne ferait que se déplacer.

12:01
Invité

Tout autre sujet, David Namiel, après la fusillade à Poitiers, qui a causé la mort d'un adolescent de 15 ans, après le fait que les trafics se multiplient dans toutes les villes moyennes et que les victimes collatérales se multiplient également, c'est véritablement des drames. Le ministre de l'Intérieur, Bruno Roteio, a évoqué la mexicanisation de la France. Est-ce que ce terme est approprié ?

12:27
David Amiel

Je crois que c'est des paroles fortes, mais c'est des paroles qui ont le mérite de souligner une réalité. Gérald Darmanin lui-même avait d'ailleurs eu des mots extrêmement forts sur la montée du narco-trafic. Moi, je parle volontiers de risque de narcoterrorisme en France, car on voit bien qu'il y a une ultra-violence ciblée contre les forces de l'ordre, contre les institutions, qui se nourrit de ce trafic de drogue. Et donc je crois effectivement qu'il faut des réponses législatives extrêmement fermes.

12:52
Invité

Des réponses législatives, comme la maire de Poitiers le demande, comme le maire de Grenoble le demande, Grenoble où il y a eu un agent municipal qui a été tué, effectivement. Est-ce qu'il ne faut pas simplement aussi plus de moyens ? Plus de moyens, plus de policiers, effectivement, sur le terrain ?

13:08
David Amiel

Il faut les deux, vous avez bien raison de le dire. D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle, avec Gérald Darmanin, on a voté la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur, qui augmente considérablement les effectifs policiers sur le terrain, jusqu'à aller à deux fois plus de forces de l'ordre dans l'espace public. Mais ces moyens qu'on met sur la police, il faut qu'ils soient évidemment doublés d'un arsenal législatif pour pouvoir accompagner les arrestations qui sont faites. Moi, j'appelle Bruno Retailleau à reprendre à son compte ce qui avait été préparé par Éric Dupond-Moretti. Je pense à la création d'un parquet national dédié.

Je pense à la création d'un véritable statut du repenti dédié au narcotrafique. Je pense à la création d'un véritable statut du repenti pour accompagner ceux qui aident, évidemment, les forces de l'ordre à démanteler les réseaux de narcotrafiquants. Il y a des cours d'assises spéciales qu'on peut également constituer. Il y a la création de crimes nouveaux. Tout cet arsenal législatif, on en a besoin.

14:03
Invité

Répression accrue au niveau législatif. Plus de moyens, même si de temps en temps, les maires se demandent où passent les moyens policiers, ils ne les voient pas sur le terrain. Mais est-ce qu'il ne faudrait pas réévaluer aussi la politique de répression tous azimuts ? Vous avez cité le prédécesseur de Bruno Retailleau. Donc, il y a une politique comme ça d'année en année qui est effectivement le tout-répression. Et on voit que le trafic de drogue ne cesse de s'étendre et les victimes, encore une fois, ne cessent de se multiplier.

14:32
David Amiel

C'est une question, pas uniquement française, c'est une question européenne, c'est une question mondiale. On a vu ce qui se passait aux Pays-Bas avec un pays qui est profondément déstabilisé, y compris institutionnellement par l'ultra-violence des narcotrafiquants. Et donc, je pense qu'il faut avoir vis-à-vis d'eux aucune naïveté. Ce n'est pas seulement du cannabis qui est trafiqué. C'est aussi des drogues dures, c'est également des armes, c'est parfois des liens avec le terrorisme lui-même, avec le trafic d'êtres humains.

Et tout ça, ce sont des mafias qui opèrent au niveau international et face auxquels, je crois, il faut être d'une très grande vigilance et d'une extrême fermeté, à nouveau avec des moyens renforcés, tant sur le plan humain que sur le plan législatif.

15:16
Présentateur

Et le projet, en tout cas des propositions de loi, pourront arriver à l'Assemblée d'ici la fin d'année, c'est ce qu'a dit Bruno Retailleau. Oui, je crois que c'est une nuance.

15:22
David Amiel

Vous voyez, on parlait tout à l'heure de l'immigration régulière. Si on doit choisir, plutôt que de s'en prendre à des personnes qui respectent parfaitement la loi et qui sont dues parfaitement légalement, je crois que d'accélérer sur des mesures extrêmement fermes contre les narcotrafiquants me paraît bien plus prioritaire.

15:35
Présentateur

Merci, David Amiel, député ensemble pour la République de Paris, d'avoir été avec nous pour ce 8.30. Merci, Jean-Jérôme Bertolus. Bonne journée.

Taxe d'habitation, zone à trafic limité à Paris et lutte contre le narcotrafic... le "8h30 franceinfo" de David Amiel — David Amiel · Pourquijevote