Philippe de Villiers : "Une lettre bouleversante"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Philippe de VilliersFait
« 10 ans que nos filles Marion et Anna sont partis rejoindre Marie. Elles ont été tuées. »
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Vous m'avez confié Philippe Devilier que vous aviez reçu une lettre émouvante d'une mère de famille qui a perdu Philippe ses deux filles au Bataclan. Expliquez-nous. Alors, j'ai reçu une lettre après le Bataclan, une première lettre d'une dame qui s'appelle Sylvie Pétard. Avec son mari, ils m'ont écrit, ils étaient désespérés. puis une deuxième lettre puis une trisè et là c'est la dernière lettre. Voilà je l'ai retranscrite pour pouvoir la vous la lire. Je vais vous lire quelques quelques passages qui sont particulièrement émouvants. Cher Philippe Devilier, je me permets de vous écrire à nouveau pour vous demander une requête.
10 ans 10 ans que nos filles Marion et Anna sont partis rejoindre Marie. Elles ont été tuées. Prenaient un café et une terrasse. Donc la soirée du Bataclan. Marion et Anna sont partis rejoindre Marie. Cela fait 10 ans que tous les matins dans mes prières après mes trois avés Maria, je prie Marie de ne pas oublier sa promesse, de protéger mes grandes filles d'amour, de les garder tout contre ell dans son âme et dans son cœur de maman. Je n'accepte pas et je ne veux pas que nos filles deviennent un souvenir. Elles sont bien présentes parmi nous et nous aide chaque jour que Dieu veut à vivre.
Pourriez-vous juste lire ma lettre sur le plateau de C News le vendredi 14 novembre pour que le 13 novembre ne soit pas déjà oublié en hommage sincère pour toutes ces vies arrêtées brutalement, innocemment, volontairement, gratuitement, juste pour montrer que l'on peut vivre avec l'aide de Dieu et de Marie et que c'est la seule porte de sortie pour réapprendre à vivre. Voilà pourquoi je me permets de vous écrire dans votre sensibilité de père et non d'homme politique, non comme toutes ces marionnettes qui gesticulent prennent un air triste le temps d'une photo devant les caméras lors de leur commémoration du 13 novembre et en ne pensant surtout pas au français.
Merci de votre engagement envers tous les Français avec toute notre affection. Sylvie Pétard. Et vous savez, hier savais que j'allais lire cette lettre mais je savais pas que j'aurais à dire ma honte, ma honte de français en lisant les informations. Est-ce que vous imaginez cette famille qui a perdu ses deux filles ? Comme toutes les familles qui ont perdu un membre si cher lors de cette soirée tragique, imaginez ces familles qui entendent parler d'un ordinateur du grand organisateur du meurtre collectif Abdlam, un ordinateur, une clé USB, on parle d'un mariage en prison, faut pas se gêner. C'est pire que ça.
On entend un écolo qui dit "Il y a eu 100 50 morts mais avec la pollution de l'air, il y en a 500000 par an." Vous vous imaginez la gouaterie, l'abon. Et donc on est entre l'abjection et la conivance, la dimitude, la dimitude de la justice. On voit bien que déjà on l'âge du l'est, mais pire que ça, ce qui m'a fait bondir et là pour une fois, je vais rendre hommage à Charlie Hebu qui est un bandien d'ailleurs, Ris qui a très bien dit cette histoire de justice réparative. Voilà que Abdestlam, le grand organisateur du meurtre propose maintenant une justice réparative. C'est quoi la justice réparative ? C'est d'ailleurs c'est un néologisme américain.
Ça consiste à dire aux victimes, "Attendez, venez me voir, on va parler, on va parler." Oui, s'appelle la Takia. C'est un piège évidemment. Pourquoi c'est un piège ? Parce que c'est pas un chauffard avec des victimes du chauffard. Là, on est devant un terroriste. Un terroriste qui veut brutaliser toute la société. Il y a quelqu'un qui est très bien parlé, c'est la la directrice générale des services intérieurs de renseignement, Céline Berton. Et elle a dit "On affaire à quelqu'un qui veut tuer la société tout entière." Donc cette idée de d'une confrontation avec les victimes, en fait, elle a un seul but, c'est de faire peser le poids moral du refus sur les victimes. Donc c'est ignoble.
et qu'on le laisse faire ça, c'est encore plus ignoble.
Philippe de Villiers