« ll est temps de taxer les profiteurs de crise ! » - Meeting aux #AMFIS2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Jean-Luc MélenchonFait
« Régler la catastrophe climatique déclenchée par le capitalisme avec les méthodes du capitalisme. »
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Merci à tous les intervenants. Donc tout le long de ces hphi, nous avons reçu tous nos partenaires de la NUPES où nous sommes plus de 5000 personnes aujourd'hui et pendant tout le long de ses amphi. Tout de suite celui que vous attendez tous, notre porte-parole commun, Jean-Luc Mélenchon. [acclamation] [applaudissements] Je te déteste. [acclamation] [applaudissements] [acclamation] Bon hein euh c'est comme s'il vous avait salué hein. [applaudissements][acclamation] Vous êtes beau.
J'ai fait le boulot comme vous tous. Asseyez-vous, je vous en prie. J'espère que vous avez un chapeau.
Merci à toutes celles et tous ceux qui ont avant moi pris la parole. Commencez pas à gueuler. Plus gros, plus fort.
Là, on est retransmis. Si ça vous ennuie pas que je commence. Bon [acclamation] [applaudissements] alors jamais vous essayz avec ça partout dans le monde partout dans le monde la civilisation humaine est mise au défi de sa continuité.
Prenons toute la mesure de la gravité de la situation. Non pour avoir peur, [acclamation] mais pour réfléchir, pour avancer vers les solutions. Nous ne partageons pas cette méthode lamentable qui consiste à jouer sur la peur.
Car la peur tétanise. La peur durcit les cœurs, la peur ferme les esprits et face au défi, c'est le contraire qu'il faut faire. ouvrir en grand son cœur pour entrer en empathie avec la planète elle-même, pour entrer en empathie avec chaque autre être humain et être non humain doué de sensibilité parce qu'il faut avancer et trouver une solution.
Pas juste gesticuler, trouver une solution. Tous les problèmes ont une solution. Un problème sans solution est un problème mal formulé.
Exemple de problèmes mal formulés. Régler la catastrophe climatique déclenchée par le capitalisme avec les méthodes du capitalisme. [acclamation] [applaudissements] Le climat bifurque, [applaudissements] il détruit toutes les chaînes de production.
Il détruit l'ensemble des moyens par lesquels jusqu'à présent on a produit, consommé et échanger. Il faut donc que de fond en comble la politique elle aussi bifurque et que l'on passe non pas à la transition écologique mais à la bifurcation écologique. que l'on prenne au sérieux les mots que l'on utilise.
Quand en 2019, nous avons fait une proposition de résolution, nous autres, le groupe des 17 insoumis, pour que la France déclare l'état d'urgence climatique, on nous a dit texto, vous ressortez vos vieilles lunes. C'est ce que nous ont dit LREM et les Républicains au moment où ils ont décidé de voter contre. Et pour finir, c'est eux qui dans une autre loi ont introduit un article à la dérobé disant qu'il y avait un état d'urgence climatique en 2019.
Et qu'est-ce qu'ils ont fait depuis ? Rien, absolument rien. Sinon, continuer les méthodes avec lesquelles tout se détraque et tout va dans la catastrophe que vous voyez.
Mais pour autant, nous savons qu'on peut inverser le cours des événements à condition de prendre et d'aller jusqu'au bout des bonnes décisions qu'il faut prendre. Elles sont de deux natures. Premièrement, prévenir, c'est-à-dire stopper les cause qui contribuent à l'aggravation du changement climatique.
Car nous ne sommes pas au bout des paliers que la politique de la droite, la politique de la finance, la politique des Macron est capable d'atteindre pour faire bifurquer encore plus le climat. Et puis il faut envisager aussi de réparer, je dis bien réparer, rendre à la terre sa fécondité en cessant de la polluer avec les glyphosates. Rendre l'eau qu'on emprunte à la rivière plus propre que celle que nous captons, car nous l'avons pollué avec tous les pesticides et leurs dérivés. rendre l'air plus propre que lorsque nous l'empruntons.
Car nous les êtres humains dans ce régime économique, nous avons aussi pourri l'air. Prévenir, réparer et ne pas accepter l'idée que la nature aurait un prix, que la nature aurait un prix et que par conséquent on pourrait payer le prix de la réparation. Il faut cesser de détruire les équilibres qu'au fond de milliers et milliers d'années l'environnement qui nous entour a construit.
Il faut entrer en empathie et peut-être s'interroger sur le fait qu'en pensant qu'il y a d'un côté une nature et de l'autre côté une culture des êtres humains, nous pensons correctement la réalité. Car au moment où nous venons de vivre la plus grande sécheresse que la France a jamais vécue depuis 500 ans, nous avons vu quand une forêt brûle quelque chose que nous avions du mal à mettre en mot. Et ce quelque chose, c'est que ce n'est pas la forêt qui brûle, c'est nous qui brûlons avec toute la part qui en nous est la forêt.
Toute la part qui en nous sont les animaux qui vivent. Nous ne voulons plus de ce système et par conséquent, je le dis comme je le répéterai dans un instant, l'union n'est possible dans notre famille qu'à la condition qu'elle se déploie dans l'inventivité l'imagination d'une rupture complète avec le système capitaliste. Ces méthodes pourries [acclamation] et la cupidité infamme qui anime. [applaudissements] Cet été brûlé 5000 hectares de forêt 5000 hectares de nous-mêmes ont brûlé et pas seulement en France.
Merci à ceux qui nous ont aidé des pays voisins. Mais je ne vous cache pas que je souffrais voyant ma patrie qui fabrique des avions être obligé d'en emprunter aux voisins quand c'est nous qui devrions emprêter comme nous aurions dû courir à la rescourse de nos frères et sœurs algériens quant à brûlé le 10 % de la plus belle réserve de biodiversité qui est en Algérie. car de ce point de vue, nous sommes une communauté humaine une et indivisible quand bien même nos nations sont différentes et nous le savons.
Il faut cesser de ne pas prendre au sérieux les mots qu'on emploie. Nous demandons que face à cette sécheresse, l'état de catastrophe naturelle soit déclaré pour que les 10 millions de personnes dans la maison a craqué parce qu'on l'a construit stupidement sur de l'argile sans tenir compte d'aucune des alertes que les scientifiques et les politiques avaient lancé avant comme nous l'avions fait. 10 millions de foyers qui se demandent ce qu'ils vont faire.
L'état de catastrophe naturelle doit permettre de mettre à la charge des assurances qui ont tant profité de la crise, qui ont accumuler tant d'argent de mettre la main à la poche et d'assumer les conséquences de leurs choix politiques néfastes. [applaudissements] Il faut cesser de mentir aux français en le disant que le nucléaire est une énergie sûre parce qu'elle ne l'est pas et parce que le danger s'est accru dès lors qu'il y a la canicule et la sécheresse. Ce n'est pas vrai que ce soit une énergie stable, au contraire des éoliennes ou des machines marotrices puisque nous avons aujourd'hui 29 centrales sur 58 qui sont arrêtées.
Autrement dit, parce que tous ces gens viennent de découvrir que le nucléaire aussi est sur la planète terre, sous le climat de la planète Terre et qu'on ne refroidit pas une centrale avec de l'eau chaude. Mais par contre, c'est être criminel que de donner des autorisations pour que l'on rejette à l'eau la part d'eau qu'on sera consommé pour refroidir la centrale. de sorte que les centrales nucléaires qui rejettent de l'eau chaude contribuent au réchauffement de la mer méditerranée qu'ils ont déjà quasi transformé en un cloac.
Il faut cesser de ne pas écouter les propositions quand elles sont faites. Il faut accepter d'en discuter même si c'est pour les rejeter. Mais pourquoi n'ont-ils pas écouté ?
Pourquoi n'ont-ils pas discuté notre proposition dans la campagne lorsque nous disons que la guerre d'Ukraine présente comme principal danger pour toute la civilisation humaine les 19 centrales nucléaires qui se trouvent en plus de celle de Tchernobyl sur le sol de l'Ukraine. Il faut déployer des casques bleus le long des frontières de ces centrales nucléaires. En tombant bien d'accord sur le fait que si personne ne veut le faire, alors les Français doivent être en première ligne pour dire "Nous nous allons le faire et nous sommes à la disposition de l'ONU pour être casque bleu." [applaudissements] [applaudissements] Ils sont devenus fous.
Il y a plus de minutes. Al là, je peux parler pendant des heures. Bon, oui, mais on voit rien.
Bon, avec ce que je viens de vous dire, vous comprenez pourquoi au fond, on peut résumer la situation de la manière suivante. côté, nous sommes mis au défi de l'interruption de tout ce que nous connaissons et de l'autre, les moyens pour y faire face, car il y a des moyens pour y faire face. Nous sommes refusés parce que l'accumulation du profit se fait contre l'intérêt général humain.
L'intérêt général humain est notre mot d'ordre, notre drapeau. [applaudissements] C'est en son nom que nous pouvons avancer vers une harmonie. des êtres humains entre eux et avec la planète.
C'est notre slogan et notre mot d'ordre. Il est profondément anticapitaliste. Ce n'est pas par idéologie que je le dis, quoi que je sois anticapitaliste aussi du point de vue des valeurs morales que je porte, mais parce que c'est la contradiction dans les faits, vous ne devez pas accepter l'effondrement de l'État, l'effondrement des moyens collectifs du service public. l'effondrement des communes qui sont le comptegoutte de notre démocratie en France.
Vous ne devez pas accepter [applaudissements] que 20 services d'urgence dans les hôpitaux soient interrompus en plein été sous le CANA. Vous ne pouvez pas accepter qu'on continue à fermer une maternité tous les mois comme ça été le cas pendant 20 ans. Vous ne pouvez pas accepter qu'on continue comme on l'a fait la fermeture d'une école par jour pendant 20 ans.
Ceux qui privent la jeunesse de ce pays des savoirs et des aptitudes du contenu humain que l'enseignement transmet toujours d'une personne à l'autre et qui est la fonction fondamentale de la vie en société. qui est de transmettre d'une génération à l'autre les savoirs accumulés, les douceurs accumulées, la part d'humanité accumulé par l'expérience antécédente. L'école est comme ce que nous avons de plus précieux, non seulement pour transmettre mais pour penser à l'avenir.
Car aucun de nos sacrifices n'a de sens autrement qu'en se projetant sur nos enfants et la génération future. N'acceptezz pas que l'on maltraite les jeunes gens, les étudiants comme on les maltraite. Révoltez-vous jeunes gens puisqu'on veut changer votre statut de bourse.
N'acceptez pas. Constituer partout où vous étudiez, où vous travaillez vos assemblées citoyennes qui vous permettent de vous organiser pour entrer dans la lutte à laquelle je vous appelle de toutes mes forces. Oui, il n'y a aucun arrangement possible avec nous.
Nous ne voulons plus de ces normes d'organisation. Nous ne voulons plus de l'effondrement de l'État. Nous ne voulons plus voir au moment où l'on a besoin de sécurité civile qu'on constate qu'il n'y a que 12 Canadaires de dans ce pays et qu'un tiers est à l'arrêt parce qu'on l'a pas réparé.
Nous voulons tout le contraire éteindre dès l'origine les incendies et nous voulons aider les autres à éteindre leurs incendies. au lieu d'aller trop tard après les Italiens en Algérie alors que nous avions recommander dans la campagne qu'on y aille tout de suite pour négocier d'une manière égalitaire et respectueuse mutuellement que les Algériens nous vendent du pétrole et du gaz même si nous n'aimons pas ces énergies mais nous en avons besoin aujourd'hui qu'il nous les vendent à des prix libérés de la spéculation du marché international en contrepartie de Pourquoi nous leur vendrions à prix libérer de la spéculation internationale les céréales dont ils ont besoin puisque 20 % de ces céréales viennent de France ? Enfin, un échange égalitaire, respectueux mutuellement où personne ne fait la leçon à l'autre et ne prend des grands airs pour faire à celui-ci, à celle-là, des leçons qu'on ferait bien de s'appliquer à soi-même.
Si vous avez peur que le service public s'effondre, alors commencez par garder ce qui s'y trouve. Il y a 800000 précaires dans les trois fonctions publiques. Titulagez-les immédiatement parce qu'alors ils resteront.
Ce que ne veulent plus faire les gens, c'est faire des heures de trajet pour être payés avec des salaires qui leur permettent pas de vivre. Collez-vous ça dans la tête. Vous avez affaire à des êtres humains, pas à des ressources humaines.
Des êtres humains qui veulent pouvoir vivre et ne pas survivre. [applaudissements] Au lieu de quoi, monsieur Macron a choisi l'affrontement. Je dis bien, il a choisi l'affrontement.
Nous sommes le seul pays d'Europe développé qui refuse une augmentation du SMIC plus haut que le niveau de l'inflation. Les anglais qui ne sont pas spécialement des communistes, les espagnols, les Allemands, tout le monde augmente les salaires en allant au-delà de l'inflation pour permettre que ne s'éteigne pas le moteur de la consommation populaire qui n'est pas de la surconsommation populaire, qui est de la consommation de survie à peu près partout. Il a refusé et comme il a refusé notre proposition de SMIC à 1500 € qu'aujourd'hui il faudra augmenter davantage, le résultat c'est qu'ils sont là à passer avec la casquette ou à faire semblant de passer avec la casquette pour faire la quête auprès des entreprises si vous voulez bien donner.
Non, vous donnerez parce que la richesse vous l'avez accumulé. [acclamation] Et quand je parle comme je suis en train de le faire, je distingue la petite entreprise de la très grande et de la multinationale parce que la ruse du capital c'est toujours la même. Pousser les petits devants pour protéger les gros, les petits paysans pour protéger les gros paysans qui plantent des subventions, les petits patrons pour protéger les gros patrons et cetera.
Je fais la différence entre les deux, mais je ne peux pas oublier que les bénéfices distribués là pour le CAC 40 sont l'équivalent du service de la dette de l'État en France. Je ne peux pas oublier que le total des aides qui a été accordé sans aucune contrepartie aux entreprises de ce pays est exactement égal au déficit de l'État et que ceux même qui viennent pleurer sur le déficit de l'État ferait bien de se demander comment ils l'ont eux créé et personne d'autre parce que ce n'est pas nous. Ça n'est pas la cupidité des travailleurs qui a déclenché la situation présente. [applaudissements] Il a refusé l'augmentation des salaires.
Si on l'avait fait comme je l'ai dit avec le SMIC, alors on pouvait convoquer, je dis bien convoquer par branche les syndicats ouvriers patronaux pour avoir la discussion pour réévaluer tous les salaires. Parce que si le SMIC était passé à 1500 € il aurait fallu rediscuter toute la grille des salaires. Et en rediscutant toute la grille des salaires, on aurait été obligé de rediscuter la répartition entre capital et travail sur les bénéfices de l'entreprise.
Au lieu de quoi, madame Borne qui vient de se réveiller apparemment après l'été nous dit que elle préfère quand les entreprises veulent bien quand elles le peuvent partager les bénéfices. Et elle dit "Je ne ferme pas la porte parce qu'il y a une porte à taxer les super profits. Nous les portes, on connaît, on a plutôt tendance à les enfoncer mais admettons, nous ferons toc toc. [applaudissements] Elle dit il faut baisser les prix et donner du pouvoir d'achat au salariés.
Comment vous comptez obtenir ce résultat en passant votre casquette ? Bien sûr que non. Et elle dit certaines d'entre elles d'entreprises ont déjà pris des engagements.
Nous attendons de savoir lesquels. Et elle ajoute "Nous veillerons à ce qu'il soi respecté." Alors là, je dis carrément qu'elle dit n'importe quoi.
Depuis quand le gouvernement observe les engagements des entreprises pour les obliger à les tenir ? Ça n'est ni dans la loi et surtout ça n'est pas souhaitable. C'est dans la relation entre les organisations syndicales des salariés et les organisations patronales.
Quand tel contrôle se fait après qu'on ait signé des accords en bonne et du forme. Il a refusé de bloquer les prix. Par conséquent se répercute une hausse des prix dont la plupart est d'origine purement spéculative.
Et c'est le fameux anarchiste bien connu Édouard Leclerc qui l'a dit à la télévision. Alors bien sûr, on peut penser que c'est pas toutes les spéculations parce que cet homme exagère peut-être et que nous sommes des modérés. Mais en tout cas, on peut penser que oui, il y a une spéculation et on le sait et on peut le vérifier.
Mais ce qui arrive maintenant, ça va pas être une spéculation parce que la sécheresse diminue la récolte et que donc le bétail aura moins à se nourrir. Le bétail qui consomme des quantités d'eau inouies pour produire de la viande, cette viande va devenir plus rare, donc plus cher. Les céréales vont être plus rares, donc plus cher.
Il est temps de s'organiser, de planifier. À quoi bon faire le petit mélon de contrebande en parlant de planification écologique s'il ne fait rien du tout ? Quoi bon inventer un commissaire à la planification qui s'appelle monsieur Bairou qui a plutôt fait l'effet d'un commissaire de police que d'un commissaire de la planification.
Qu'est-ce qui planifie celui-là ? Rien du tout. Il est venu expliquer que vous n'avez pas le sens de l'intérêt général et que vous ne savez pas vous serrer la ceinture.
Ça fait un moment qu'il a pas rencontré des gens ordinaires celui-là. Et l'autre extraplanétaire qui est notre président aujourd'hui, c'est de la même eau, c'est du même tonneau. Comment os-il parler d'abondance ?
Qui a eu de l'abondance dans ce pays ? Ça fait 30 ans que vous nous rabâchez que c'est la crise. Ça fait 5 ans que cet homme a vidé tout le monde.
Quelle abondance ! [applaudissements] C'est une sorte de fantôme du 19e et du 20e siècle qui est apparu là sur son jet ski. Il est venu nous dire abondance mais il y en a jamais eu.
C'est à un mot pareil qu'on comprend qu'il n'a rien compris à la crise écologique. Il y a jamais eu d'abondance. Les ressources de la planète ont toujours été limitées.
Toujours. Et on le sait depuis des années et des années et des années. Ce qu'il y a eu, c'est de l'irresponsabilité.
Il y a eu du pillage, il y a eu du sacage et ça continue. Pourquoi n'interdisez-vous pas les accords qui ont donné à l'Union européenne le droit de racler jusqu'au fond de la mer sur toutes les berges des pays qui sont privés de des poissons qui s'y trouvent ? [applaudissements] Il a choisi l'affrontement parce qu'il vous annonce qu'il va faire une nouvelle réforme de la location au chômage alors que la moitié des gens qui sont au chômage ne sont déjà pas indemnisés. avec une phrase incroyable en disant quand ça va mieux ben on est plus dur.
Ah bon ça va mieux ou ça va mieux ou ça va mieux dans quel monde vit-il ? Mais si la norme ça doit être quand ça va mieux on serre les écrous alors je vais vous dire où ça va mieux. C'est dans les profits du capital.
Il est largement temps de serrer les écrou. [applaudissements] [applaudissements] Autrement dit on ne peut pas faire face à l'ampleur de la crise qui résulte du climat si on ne s'en donne pas les moyens. Or, les moyens sont trustés par quelques-uns.
Il faut donc un partage énergique et fondamental entre le capital, le travail et d'une manière générale toute la société. car il n'y a pas que le travail dans un pays où il y a 6 millions de chômeurs, dans un pays où il y a, nous dit-ons, 10 millions de personnes à l'aide alimentaire, dans un pays où il y a des millions de retraités, dans un pays où il y a 2 millions d'étudiants et tant mieux, peut-être il y en a-t-il pas assez, il en faut davantage. Alors, tout cela, quoi qu'il ne soit pas au travail, dans un contrat de travail, ils sont appelés à la lutte comme les autres.
Ils doivent y prendre leur place. Je dis bien tous les retraités, les étudiants, les lycéens, les chômeurs, la lutte a besoin de toutes les énergies, de toutes les personnes et pas seulement d'une avant-garde ici ou là. [applaudissements] Le partage des richesses est la question clé.
Je vous l'ai montrer tout à l'heure. Le déficit de l'État correspond aux cadeaux qui ont été faits aux entreprises. Les bénéfices des société correspondent exactement à la part de l'argent qui a été distribué.
Ces chiffres se retrouvent, ils sont sans appel. Regardez ce qui est devenu l'Angleterre, grand pays dévasté par le libéralisme où plus rien ne marche. Et bien, nous en prenons le chemin.
Nous sommes en voie de tiermondisation. Quant à l'hôpital, quant à l'école, quant à la sécurité civile, c'est cette pente qu'il faut renverser. Nous en avons les moyens et nous irons les chercher là où ils se trouvent. [applaudissements] C'est la raison pour laquelle au nom de l'intérêt général de notre pays, il est temps de taxer les profiteurs de crise qui se sont enrichis grossièrement pendant cette période.
Il faut les taxer. Il faut augmenter la contribution des très grandes entreprises au financement de la vie collective. quand même quand les États-Unis d'Amérique augmentent de 6 points à leur taxe sur l'entreprise qu'on aille pas de nous dire que c'est devenu un état de chaviste tout de même.
Non. Bon, alors on pourrait peut-être aussi en France se demander si c'est pas le moment de renverser la pente qui fait qu'au cours des 30 dernières années, on a dû passer de 44 ou 45 % du taux de taxe à 25 ou à moins de 25 aujourd'hui parce que nous sommes en danger tous autant qu'on est et que l'on soit entrepreneur salarié et surtout la production elle-même est mise en cause. qu'on peut comment se fait-il que la France soit le seul pays qui ne le fait pas, qui n'augmente pas le salaire minimum comme c'est le cas des autres pays développés, qui ne crée pas une nouvelle fiscalité par rapport au bénéfices des entreprises en la différenciant bien sûr selon qu'elle va en dividende ou qu'elle est en investissement.
Mais ces gens ont rempli leur poche d'une manière incroyable et on n retrouve pas la trace dans l'investissement. Ils n'ont pas augmenté les salaires, on le sait, mais ils n'ont pas non plus acheté des machines. Mais ils n'ont pas non plus fait baisser les prix.
Ils ont accumulé. Et cet argent accumulé n'est pas dans la production, dans le changement des machines dont nous avons besoin pour faire la bifurcation écologique, dans l'innovation à laquelle il faut sacrifier autant d'argent qu'on peut pour produire autrement et cesser certaines productions. Il ne faut plus produire de plastique, il faut produire du plastique biosourcé parce que le plastique vous le retrouvez dans la neige, dans l'eau, dans toutes vos consommations.
Nous avons besoin de plastique biosourcé, il faut arrêter les autres productions. Évidemment, il faut que l'un se fasse pendant qu'on fait l'autre. Évidemment, mais dites donc, on nous avait fait le même raisonnement à propos de l'énergie.
On nous avait dit vous allez mettre la France dans le noir. Non, c'est vous qui êtes en train de la mettre dans le noir parce que vous avez tout mis dans le nucléaire et que ça marchera pas. Qui demande l'ONU ? le secrétaire général de l'ONU qui demande le fond monétaire international qui avec la Banque mondiale est responsable d'une bonne partie des désastre du néolibéralisme qui a saccagé la planète et même la Commission européenne c'est dire.
Alors il ne reste plus que le roi des réactionnaires en Europe, celui qui fait signe à ses bons copains les riches, non seulement ceux de France mais ceux du monde enté. Viendez ma bande, il y a des sous. [applaudissements] Alors, je vous l'ai dit, la gravité exige de nous un constat commun, pas pour avoir peur, mais pour savoir comment s'y prendre.
Il faut changer les mentalités. Même nous qui gouvernerons, quand nous gouvernerons, nous devrons gouverner autrement. Nous sommes entrés dans l'air de l'incertitude.
Comme m'a dit hier Grégory Dousset, le maire de Lyon, il nous faut apprendre à gérer, en gros, faire de la gestion des risques comme les associations humanitaires savent le faire, c'est-à-dire d'abord écouter les alertes, pas les mépriser et ensuite regarder évidemment si elles sont fondées et dans quel délais elles se mettent en œuvre ces alertes et enfin comment on y répond, c'est-à-dire quel moyen on doit déployer. Et ensuite, une fois qu'on sait quel moyen on doit déployer, alors on les déploie. Et pour les déployer, on prend l'argent là où il est.
Parce que nous savons qu'il y a besoin d'argent pour modifier toute cette production. Mais nous avons aussi besoin nous avons aussi besoin de services publics qui fonctionnent. Ce n'est pas un caprice sous la protection d'une corporation.
Vous mettez gravement en danger la France quand vous décidez que pour prendre l'exemple de la région la plus peuplée du pays, l'Île de France, plus de la moitié des personnels sont décontractuels et que vous décidez que vous allez embaucher 1000 personnes et les transformer en professeur en 4 jours, cette énorme et gigantesque déqualification du métier sera bientôt suivie de la démission d'un très grand nombre de ces 1000 personnes qui vont découvrir qu'on s'improv pas plus professeur qu'on s'improvise plombier ou médecin chirurgien. C'est un métier, il faut cesser de saccager les qualifications professionnelles. Il faut cesser d'utiliser l'apprentissage comme une manière de se passer de lycée professionnel, fournir de la main d'œuvre à bon marché et faire comme si c'était la solution qui en plus permet de soulager les statistiques du chômage qu'il ne croit pas un seul instant qu'on a pas vu.
Alors, il nous reste enfin à dire ce qui doit être dit à propos de nos moyens. politique. L'élection présidentielle n'a rien réglé.
Pourquoi ? parce qu'on a pu discuter de rien et par conséquent le vote s'est résumé en ce qui concerne le deuxème tour en une formalité d'ailleurs douloureuse à choisir entre monsieur Macron et madame Le Pen qui dorénavant sont les nouveaux amis de la nouvelle assemblée nationale. Et puis parce que s'il y avait un doute sur la question, c'est-à-dire que veut au juste le peuple français, ce qui j'en conviens, n'est pas forcément simple à définir quand trois blocs émergent à peu près égaux et que le 4e est fait d'abstentionniste, alors il faut se battre pour convaincre.
Nous ne croyons qu'à cette méthode là, c'est-à-dire à la démocratie. Mais tout de même, je veux rappeler pour montrer à quel point nous sommes dans une crise politique que le président à peine élu un mois et demi plus tard a été battu à l'élection législative. Et ce n'est pas tout. [applaudissements] Un mois et demi plus tard, nous sommes passés de la 3e place à la première.
Nous avons gagné le premier tour de l'élection législative. Et oui oui, nous avons des droits sur les décisions et nous l'avons perdu au 2e tour. Comment ?
Pourquoi ? parce qu'au deuxème tour de l'élection législative compte tenu du mode de scrutin qui n'est pas la proportionnelle départementale mais le scrutin un nominal à deux tours qui est une bizarrerie qui date de Napoléon I et bien dans cette élection au 2e tour les Républicains, les macronistes ont préféré dans 40 cas au moins laisser passer un fasciste plutôt que d'élire un insoumis. ou une insoumise ou un membre de la NUPES.
Ça c'est la vérité. Ne croyez pas que nous n'ayons pas entendu le signal. C'est tellement vrai que nous savons parfaitement que si Macron ne parvient pas à nouer un accord en bonne et du forme avec madame Le Pen et les dirigeants des Républicains, il n'aura pas de majorité à l'Assemblée nationale.
Et dans ces conditions, il est absolument inenvisageable qu'il organise la vie du pays pendant 5 ans à coup de 493, y compris parce que la Constitution ne lui permet plus. Dès lors, Mathilde Pan a eu raison de dire que la vie politique du pays fonctionnait comme une espèce de compte à rebour avant la dissolution. Car ne doutez pas un seul instant que soit il pense qu'il en a les moyens et il organisera, soit il n'en a pas les moyens parce que le mouvement populaire est arrivé à un tel niveau, une telle densité de mobilisation que c'est nous qui à ce moment-là dirons "Il est temps de retourner aux urnes." Dans ces conditions, [applaudissements] nous resterons calés sur la ligne qui a fait les succès que nous avons rencontrés.
Premièrement, pas d'arrangement, pas de compromis. Nous continuons dans une lutte politique pour augmenter le niveau de la conscience populaire pour qu'elle comprennent pourquoi il faut tout changer parce que changer seulement un peu n'y suffira pas compte tenu de la crise. Et deuxièmement, [applaudissements] c'est cette ligne de la rupture dont vous avez entendu tout à l'heure qu'elle était confirmée par les autres parties prenantes de la NUPES, même si nous ne sommes pas d'accord sur l'intensité, le lieu, la forme, les mots d'ordre, ce qui compte c'est qu'on cherche à aller dans la même direction.
Et alors, il est possible non pas d'être en compétition et de passer son temps à essayer de se distinguer par quelque méchanceté ou trait qui se veut d'humour. qui aggrave tout et empoisonne les relations plutôt que la division, plutôt que la compétition, l'émulation, être les meilleurs, les meilleurs pour défendre le peuple, les meilleurs en première ligne de la bataille écologique, les plus inventifs. Allez, on va au défi.
Alors, je le dis, la NUPES n'est pas un parti unique. Et vous savez pourquoi ? Parce que nous ne voulons pas nous autres insoumis être réduit à ne devoir parler qu'au plus petit comme un dénominateur pour réaliser une union qui se ferait sur la pire des bases, c'est-à-dire le silence et les non dit.
C'est pourquoi nous reconnaissons évidemment le droit à tous les autres d'être eux-mêmes et de dire ce qu'ils ont à dire, ce qu'ils ont à proposer. Ce n'est pas un drame. [applaudissements] Je vois bien que nos adversaires n'ont qu'une hâte, c'est qu'on en vient nos mains.
Et alors, ils ont dit quoi qu'il y ait la nuupse, ils vont en ordre dispersé à l'été. Mais quand est-ce qu'on a fait autre chose que des universités chacun de son côté ? Ça n'est pas se diviser de faire des des universités d'été.
Chacun de notre côté, c'est être nous-même. Nous, nous préférerions qu'on les fasse ensemble. Mais on va passer la journée à dire on aurait préféré qui serait une manière de montrer du doigt les autres.
Non, c'est pas notre manière de faire. On fera pas comme ça. La Nupest reste la ligne stratégique à laquelle tout ce que nous avons fait était dédié.
C'est-à-dire que nous n'avons jamais été nous les insoumis des adversaires de l'Union. Mais nous avons toujours été les adversaires de la confusion. Nous pensons que l'union est possible grâce à la clarté en étant chacun tranquillement soi-même. [applaudissements] L'émulation plutôt que la compétition et puis voyons justement ce qui est apporté de notre main.
Pour ma part, je n'ai aucun inconvénient à ce que David Cormand veuille que ELV se distingue en refusant le blocage des prix. Nous nous continuerons à dire que nous sommes pour mais il veut dire qu'il est compte. Qu'est-ce que vous voulez qu'on y fasse ?
Et puis après tout c'est une idée comme une autre. Il l'expliquera. C'est pas un problème quelle que soit l'idée.
Mais je vous ai cité il y a un instant un écologiste, le maire de Lyon parce que ce qu'il avait à dire sur la gravité de la situation me paraît fondamental puisqu'il me proposait une méthode pour penser l'action gouvernementale. Et moi, je n'ai jamais cessé de croire un seul instant que nous l'aurons pas bientôt à gouverner ce pays. Parce que la dernière fois, c'est passé à 0,21 qu'on est la majorité relative dès le premier tour et à peine un point qu'on l' au 2è tour.
Je dis aux jeunes et surtout ceux de la première fraction d'âge, c'est-à-dire ceux qui vont jusqu'à 26 ans, si 2 % d'entre vous de plus puisque vous votez à 50 % pour la NUPE, si deux points de plus avait voté, nous aurions gagné. Donc dans la lutte politique, il y a pas les jeunes et les autres d'un autre côté. C'est la même c'est la même bataille et vous devez y prendre votre part.
Ne vous attendez pas à ce que je vous caresse la tête. C'est pas mon genre. Vous devez entrer dans la lutte.
Vous devez vous passionner pour ce monde et le révolutionner. C'est votre tâche. [acclamation][applaudissements] [applaudissements] Amen. [applaudissements] Nous en avons parlé rapidement.
La proposition que fait le premier secrétaire du Parti socialiste et qui a été rappelé à cette tribune. Nous ne la rejetons pas. Elle nous intéresse pour deux raisons.
La première, c'est que le nouveau Parti socialiste que nous avons sous les yeux et qui est en train de se reconfigurer nous intéresse comme partenaire. Nous sommes heureux qu'au contraire de 2005, il y a accepté cette fois-ci la leçon du vote. Nous ne sommes pas des sectaires.
Nous ne réclamons pas sans arrêt aux gens des certificats de baptême d'extrême gauche. Ça n'a pas de sens. Nous avons compris ce qui se fait et sa proposition va dans le sens de ce que nous-mêmes nous essayons de faire avec notre pétition.
Elle est bienvenue et si le groupe parlementaire, car c'est lui qui doit en décider, accepte l'idée que l'on dépose en effet une motion référendaire, et bien tous les insoumises et insoumis de France partout se mettront au travail pour rassembler les 4700000 signatures dont nous aurons besoin. Et ce sera le premier grand bras de fer qui doit montrer notre capacité au combat et à l'organisation. [applaudissements] Donc merci à Olivier Fort d'avoir fait cette proposition parce qu'elle nous garantit que la NUPES vit, la NUPES vivra et elle va continuer la lutte.
Elle reste notre stratégie fondamentale pour convaincre le très grand nombre que nous ne perdons pas une seule seconde à la dispute. Et je vous le dis à la dispute, non, ce n'est pas une querelle que nous avons eu. Nous n'étions pas fâchés, nous n'étions pas d'accord et maintenant nous sommes d'accord.
Alors, on a dit quand on éétait pas d'accord et quand on est d'accord, on le dit aussi. Voilà. [acclamation] [applaudissements] Et ça me ramène à ce qui va être maintenant ma conclusion.
Comprenez bien et vous le connaissez le peuple français. Les millions de personnes qui sont désorientées, vous ne les convaincrez pas de se remettre en mouvement si vous vous étaliez d'incompréhensibles polémiques, des épiques de personnes, des compétitions absurdes à laquelle personne ne comprend rien. Vous les convaincrez si vous montrez que vous-même vous êtes déterminé à aller dans une direction.
Les insoumises et les insoumises sont appelés partout où ils ont fait campagne à l'élection législative à se regrouper soit autour de leurs députés, soit autour de leurs candidats pour convoquer partout et j'espère que les autres partis membres de la dupesse en frant des assemblées citoyennes, assemblées populaires. Évidemment, je rappelle que nous avons tous été élus Nupes. Nous n'avons pas été élus insoumis, mes camarades.
Vous n'avez pas été élu socialiste et cetera, vous avez été élu NUPES. Il faut donc d'abord tenir parole. Les gens ont voté parce que vous étiez nups.
Il ne s'occupait pas de savoir qui vous étiez derrière. Alors après, faites-le comme un insoumis ou une insoumise, faites-le comme un socialiste, faites-le comme un membre d'Europe écologie les vert ou comme un communiste. Faites-le à votre façon.
Mais n'oublions pas que notre parole est engagée devant ceux qui ont voté et ça vaut aussi pour les candidats. C'est la raison pour laquelle nos candidates et nos candidats qui ont marché en première ligne du rassemblement de la nouvelle union populaire écologique et sociale doivent reprendre leur barda et retourner à la bataille pour convoquer des assemblées populaires citoyennes dans tout le pays. [applaudissements] Insoumise insoumis. [applaudissements] Soyez ce que vous êtes.
Un mouvement utile. Nous sommes un mouvement, pas un parti, un mouvement utile à votre tour d'aller au devant des gens, de montrer qu'on a raison de pas se résigner, à aider partout où on le peut. Faites des collectes de matériel scolaire puisque là l'école n'est plus gratuite.
Donnez-les aux associations qui s'occupent d'organiser la distribution. Soyez présents en prévision de ce qui arrivent car ils n'ont tenu aucun compte des alertes sur la sécheresse et ils ne tiennent aucun compte des alertes de la météo qu'ils ont à moitié détruite en supprimant son personnel qui leur annonce pour le mois de septembre et d'octobre des puits d'iluviennes. constitué partout sur les littoraux des esquades citoyennes qui se mettent à la disposition des communes et des services de sécurité pour venir aider quand le déluge va s'abattre et qu'il faudra partout qu'il y ait plein de bonnes volontés pour s'engager dans l'action.
Partout, soyez présents. Nulle part, il n'y a de fatalité. Qu'elle tombe du ciel, la riposte viendra toujours de la mobilisation humaine.
Vous autres, les lycéens et les étudiants, faites-en autant. Préparez l'action, ne vous résignez pas et puis je l'espère, nous aurons une belle marche à la moitié du mois d'octobre et sans doute parce que tout le monde saura qu'il y a une belle marche commune à l'appel de ce collectif qui vient de se constituer, dans lequel il y a la NUPES, mais aussi des syndicats mais aussi des associations. Et bien c'est tous ensemble que nous allons commencer à préfigurer ce nouveau Front populaire dont nous avons besoin dans ce pays pour renverser la table.
Cette fédération populaire dont nous avions rêvé. Et puis si tout le monde n'est pas d'accord et ben c'est pas grave, on fera avec ceux qui sont d'accord et à chaque fois on avancera sans montrer du doigt qui que ce soit mais toujours en appelant au combat et à la mobilisation. toujours en refusant la résignation, toujours en regardant que nous ne sommes grands, que nous ne sommes nous-mêmes.
C'est-à-dire ce courant qui vient de la profondeur du temps et de l'humanisme né au 15e siècle, de la plî de Christine de Pisan commençant la révolution féministe qui doit aujourd'hui se terminer en passant par Pic de la Mirandole et qui dit une chose très simple, les êtres humains sont entièrement et complètement responsables de leur propre histoire. Il n'y a aucun destin qui les pousse d'un côté ou de l'autre. Et même si le monde est absurde comme Camu l'a parfaitement bien pointé, alors c'est en roulant le rocher quand bien même il redescend 100 fois le remonter parce que le cœur d'un être humain se construit dans l'aspiration au sommet.
Et le sommet, ça veut pas dire le sommet de la hiérarchie, ça veut dire le sommet du crapau, c'est-à-dire le sommet de l'humanité, du partage. Alors, ayez en vous, quelle que soit la difficulté, permettez-moi de vous le dire, dans la position singulière qui est la mienne dorénavant et depuis ces trois élections qui ont eu lieu. singulière parce que si je suis en retrait parce que je l'ai décidé de ne pas être candidat pour la 7e fois à un mandat parlementaire parce que les électeurs de ma circonscription m'avaient donné un beau et joli billet de sortie en me donnant 55 % des voix dès le premier tour à la présidentielle.
J'ai décidé d'être en retrait de cette première ligne de front magnifique, magique qui a continué si bien l'esprit des 17. l'extraordinaire groupe de 75 que dirige avec briot [acclamation] force enthousiasme Mathilde Panu qui a inventé [acclamation] le féminin du mot tri. Ce groupe est fier. [applaudissements][acclamation] Ce groupe est fier d'être le groupe des mal habillés, même quand il met sa tenue du dimanche.
Après tout, si après les 100 culottes, il y a les 100 cravates, ça nous fait plutôt plaisir. [applaudissements] La marche doit avoir lieu. Et à vous tous, je dis, il vous faut incarner quelque chose qui est plus grand que vous, qui est la France, qui entre dans une période d'ébullition.
La crise politique est à son comble. Je ne vais pas refaire un segment de discours. Je vais vous lire un résultat de sondage, moi qui ne les aime pas, mais puisque les autres les aiment tant.
C'est un sondage à risque pour challenge qui n'est pas un journal anarchiste. 26 % des Français pense que la France est un régime autoritaire. Ils sont lucides. 37 % estime 37 % que les élections sont faussées.
Honte à ceux qui ont empêché qu'on débatte des sujets qu'il y avait à trancher et 55 % pensent que la démocratie ne fonctionne pas bien d'une manière ou d'une autre, sous une forme ou sous une autre. Le moment venu, l'Assemblée constituante devra être convoquée pour que le peuple s'autofonde en refondant les institutions qu'il veut avoir en commun. [acclamation][applaudissements] La révolution citoyenne a pour objectif la 6e République écologique et sociale.
La révolution citoyenne a pour objectif la parfaite égalité en droit des femmes et des hommes. La révolution citoyenne garde en objectif le fait que il n'y a aucune différence entre un être humain et ce qu'on appelle la nature dont il dépense. Voilà qui nous sommes.
Alors, ce qui pour vous doit être la plus grande force, c'est d'être capable de marier le pessimisme indispensable des constats. Le changement climatique est commencé et il est irréversible. Il va désorganiser la civilisation humaine.
Le pessimisme du constat ne doit pas paralyser l'optimisme de l'action. car nous n'avons que l'action pour changer le monde. Il ne s'en changera pas tout seul. [applaudissements] L'être humain, nous le savons, nous qui sommes de l'humanisme global et radical, l'être humain est l'auteur de son histoire.
Avançons avec la force de la vie parce que la vie quand elle se répète d'un instant à l'autre est un combat contre le néant à chaque instant. la force de la vie, la certitude de l'aube et l'énergie du fleuve qui toujours, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe va à la mer. Alors, vous serez ce levin à l'intérieur de la société qui, quand tout va mal, garde espoir et communique son espérance, non pas avec de vines paroles, mais avec des actes et de la mobilisation.
Vive la lutte ! Vive la France ! Vive la République ! [acclamation] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] Ah. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [acclamation] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Jean-Luc Mélenchon