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interviewRMC· 6 mai 2026 31 min

"Je ferais des économies pour décourager l’assistanat : plafonnement des aides à 70% du SMIC"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

pour avoir une liberté d'expression et il y en a marre de ces tabous dans tous les sens. C'est c'est une forme de bienpensance. Finalement, les vous savez les français en ont marre parce que quand on est français bah on veut s'exprimer comme on l'entend.

Certains on ont une foi, bah faut les respecter, d'autres l'ont pas. Et puis il y a on est imprégné de tout notre langage. Par exemple quand vous parlez par exemple de l'hôtel Dieu, c'est vrai comment vous allez appeler l'hôtel Dieu, on a des milliers des milliers de communes qui commencent par Saint-Laurent, Saint-Martin, Saint-il.

Bah très bien mais c'est notre culture, c'est notre histoire. Pourquoi est-ce qu'on on va la renier ? On pas cracher dessus quand même.

C'est Bruno Retaillot, l'ancien ministre de l'intérieur, aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle en 2027, le président des Républicains. Bonjour monsieur Retaillot. Bonjour à vous, monsieur Rota.

Soyez rassurés, ici on peut utiliser des expressions chrétiennes. Par exemple, on peut dire que la présidentielle est un chemin de croix. Ça vous choque ?

Ça vous choque qu'un animateur de du service public ait repris une candidate dans un jeu parce qu'elle allait justement utiliser cette expression un chemin de croix. Oh, rien ne me choque plus. Simplement voilà, il faut avoir une liberté d'expression et il y en a marre de de ces tabous dans tous les sens.

C'est c'est une forme de bienpensance. Finalement, les vous savez les Français en ont marre hein parce que quand on est français bah on veut s'exprimer comme on l'entend. Certains euh ont une foi, bah faut les respecter, d'autres l'ont pas.

Et puis il y a on est imprégné de tout notre langage. Par exemple, quand vous parlez par exemple de l'hôtel Dieu, c'est comment vous allez appeler l'hôtel Dieu ? On a des milliers des milliers de communes qui commencent par Saint-Laurent, Saint-Martin, Saint-il.

Bah très bien mais c'est notre culture, c'est notre histoire. Pourquoi est-ce qu'on on va la renier ? pas cracher dessus quand même.

Mais là ça se passe à la télévision en direct. C'est c'est ça qui est étonnant quoi. Non, justement pas en direct.

Enfin, pas en direct. Oui, mais je veux dire sur le service public. Qu'est-ce qu'est-ce que vous pensez de du rapport de la commission d'enquête sur le service public ?

Qu'est-ce qu'il faut faire du rapport sur la longue ? Il y a des choses un, d'abord, il a Heureusement qu'il était publié. Euh nos deux députés qui siégeaient dans la commission d'enquête ont voté pour la publication.

Je les avais eu avant pour m'en assurer parce que quand on fait une commission d'enquête, on peut être pour, on peut être contre mais je pense que la masse d'information, on doit la mettre sur la table. Ensuite chacun se positionne. Je suis en train de préparer moi le projet présidentiel pour notamment l'audiovisuel parce que dans l'audiovisuel, il y a plus que quand même le service public.

Bon, si on s'en tient au service public, un ça coûte trop cher, c'est plus possible. 4 milliards, c'est plus possible. Donc faut faire des économies.

On devra faire des économies, c'est impossible autrement. Comment on fait des économies en privatisant, en fusion ? Comment on fait des économies un en fusionnant ?

Je suis pas pour une holding. Je pense qu'il faut fusionner pour que on puisse obtenir des gains, des économies d'échelle euh pour couvrir le territoire. Euh ça c'est un premier point.

De il faut que euh je suis pas pour la privatisation parce que je veux que il y ait un pôle de création qui encourage notamment un certain nombre les documentaires, la création audiovisuelle et cetera. Et moi, je veux quand même que il y ait ce pôle public dans notre audiovisuel. Simplement voilà, je veux que ça soit quand même impartial.

Ah oui, il y a un problème il y a un problème de neutralité dans le public. Bien sûr. Mais bien sûr, même bien évidemment.

Donc il faut trouver le bon système. C'est compliqué quand c'est un un homme politique qui le dit ça parce qu'on se dit bah finalement cet homme politique aimerait que le service public parle comme lui. Donc je vais vous donner un exemple.

Je vais vous donner un exemple très concret. Ça date d'hier quand la société des journalistes remett en cause l'arrivée de génie Bastier sur l'heure de vérité parce que grosso modo elle serait conservatrice ou je ne sais quoi et alors la pluralité ça doit exister partout c'est de l'argent qui est payé par les Français donc moi j'attends pas que ce soit que de droite. J'attends pas non plus que ce soit que de gauche.

Voyez il y a un juste équilibre. Donc 1, faudra faire des économies, 2 euh l'impartialité et 3, il faut qu'il y ait des missions qui correspondent au service public que le privé ne fait pas. Euh je pense à la au divertissement, je pense à tous les territoires.

Voilà, je pense qu'il y a une couverture territoriale qui est important de l'information dans les territoires. Je pense à la jeunesse. Voilà, on doit pouvoir trouver dans le service public des choses que on ne trouve pas.

C'estàd vous trouvez qu'aujourd'hui il y a trop de jeux ou trop de divertissement sur les services public. Ça ressemble trop à TF hein. Mais donc alors dans ce que vous dites monsieur Rotaille, vous vous rapprochez du député à l'oncle parce que lui aussi il veut développer les documentaires et il trouve que sur France 2 et France il y a beaucoup trop de jeux.

Non non mais bon je me rapproche de mes convictions. Ce que je dis aujourd'hui non mais soyons clair ce que je dis aujourd'hui je je l'ai dit bien avant. Donc voilà.

Non, mais il y a il y a des choses qui sont positives, d'autres qui ne le sont pas. Ce qui est ce qui est totalement normal. Quand vous mettez sur la table 70 propositions, ça serait quand même bien rare que vous approuviez les 70 propositions.

Bon, il a sûrement eu aussi un parti prix, mais c'est normal. Je suis parlementaire depuis des années, euh les commissions d'enquête, je les connais bien. Citez-moi une commission d'enquête où où finalement les convictions du rapporteur ou du président ne transparaissent pas.

Ça va faire partie du projet présidentiel. Il sera dévoilé quand le projet présidentiel de Bruno Rota alors ? Ah, j'avance avant l'été.

Avant l'été, j'avance, hein. Vous savez, j'ai présent Combien de propositions sur l'ensemble ? Je peux pas calculer comme cela, mais j'ai aujourd'hui, on a 50 groupes de travail qui mélangent des élus, des professionnels euh sur des thématiques.

J'ai sorti d'ailleurs sur le travail, sur produire plus, produire en France plutôt qu'ailleurs. J'ai sorti la semaine dernière sur la famille. Demain, je sors tout près d'une centrale nucléaire mes propositions sur l'électricité, la décarbonation et cetera et cetera.

Donc quasiment toutes les semaines, tous les 15 jours, je sors des propositions. Donc vous vous êtes prêt un peu comme Jean-Luc Mélenchon euh euh qui l'a dit dimanche soir, il dit "Moi, je suis candidat, il y a une équipe, un programme, euh un candidat." Chez vous c'est la même chose alors qu'ailleurs c'est c'est carré.

Carré. C'est assez carré. C'est assez carré.

Mais contrairement à Jean-Luc Mélenchon que euh j'ai fait voter nos adhérents, voyez, j'ai fait voter voilà, j'ai eu 74 % et ils avait le choix entre une primaire interne, une primaire un peu plus ouverte ou me désigné comme le candidat naturel. Oui, mais pardon, mais j'entends pourtant des Xavier Bertrand dire "Moi je suis candidat, Laurent Voquet qui n'a l'air qui a du mal à cacher ses ambitions ou d'autres à droite qu'est-ce que c'est vraiment carré ?" Et ben maintenant, c'est carré parce qu'il y a la démocratie.

C'est le propre quand on est attaché à la démocratie. Il y a qu'un seul candidat, c'est vous. On a bien sûr, ça y est.

Moi je suis légitimé. D'ailleurs, vous verrez que depuis que il y a eu cette élection, c'est un peu mes voté quand même. Voilà.

Et et en plus tout le monde pouvait tout le monde pouvait se présenter. Mais très franchement, ce que je veux dire à à vos auditeurs, aux téléspectateurs, c'est que 2027, ça sera pas n'importe quelle élection. Moi, je considère que c'est l'élection de la dernière chance.

La dernière chance de quoi ? La dernière chance parce qu'on est au bord du précipice. On on arrive à moment traisation euh totale.

Non non, je vais vous expouer un peu sur la vie traumatisation quand même sur à chaque fois on leur fait le coup. C'est c'est moi ou le chaos c'est moi ou le fascisme. Donc c'est pas ce que je veux vous dire.

Simplement le monde il est dangereux. Jamais il était aussi dangereux. Depuis 5 si c'est l'Occident qui dirigeait l'histoire du monde.

C'est plus le cas. Depuis des années, c'était les Américains qui étaient notre garantie en terme militaire, en terme de commerce. et cetera, c'est plus le cas.

Au contraire, ça devient un rival. Et c'est à ce moment où le monde est le plus menaçant que nous on est très faible. On a 3500 milliards d'euros de dette.

On pourrait payer demain en 2030 120 milliards seulement pour rembourser les intérêts de la dette. Est-ce que vous savez ce que rapporte l'impôt sur le revenu ? un peu plus de 90 milliards.

Ça voudrait dire qu'il est possible que dans 3 4 ans, on paye plus pour les intérêts de la dette que ce que rapporte l'impôt sur le revenu. Mais je me souviens de Jacqueline Mourau au moment des gilets jaunes, qu'est-ce qu'ils font du pognon ? Mais le pognon, on va le mettre dans des trucs qui sont improductifs.

La dette, elle est détenue par des mains étrangères en majorité. Donc on va engraisser les Français vont engraisser. Voilà ces gens qui Ce que vous nous dites, c'est qu'il faut renationaliser la dette.

Ouais ouais. Non non, je dis pas ça parce que je pense que c'est c'est pas la question. Ce que je dis c'est que il faudra que l'État se sert à la ceinture, faire des économies parce qu'il y a plein d'économies à faire.

Soci tout enfin tout le monde pas tout le monde mais beaucoup le disent tout le monde le dire pour être élu hein 2020. Mais quelle économie concrète euh par exemple si si vous êtes élu président de la République, la première économie que vous faites ? Moi les économies je les ferai d'abord pour décourager l'assistement.

Les gens que je vois, vous savez, j'ai commencé depuis des mois et des mois euh un tour de France et et j'aime beaucoup le contact avec les gens. Moi, vous savez, je suis un rural, je vis dans une commune de 1600 habitants. J'ai pas de vie mondaine.

Mes amis, moi, ce sont des gens de mes voisins qui sont agriculteurs et cetera sont des gens ordinaires. Mais quand je vois des gens ce qui me disent "Écoute Bruno, on on bosse, on bosse très très dur, on gagne pas bien notre vie, on n'arrive plus à boucler les fins de mois et on a un voisin, on a quelqu'un qu'on connaît, lui il vit au crochet de la société, il a pas besoin de se payer des pleins d'essence actuellement, il a pas besoin de faire, comment dirais-je, de faire garder ses enfants. et il gagne quasiment autant que nous.

Donc ce que je ferais c'est que je plafonnerai je plafonnerai à 70 % du SMIC la totalité des prestations sociales. Je il y a les prestations sociales, il y en a une quinzaine qui viennent de l'État. Il y en a d'autres qui viennent, non, je fusionne pas, je vais vous dire pourquoi.

Il y en a d'autres qui viennent par exemple de la Caise d'allocation familiale, le RA par exemple, et d'autres qui viennent des collectivités. Je fais un compte social unique. Chaque foyer, il y a des il y a un foyer fiscal.

Vous avez un compte fiscal, bien il y aura aussi un compte social unique. J'y mets au mois par mois l'ensemble des prestations et les prestations, je les écrète, je les plafonne à 70 % du SMIC pour m'assurer qu'il y ait euh vraiment un écart entre le revenu du travail et de la solidarité. Et ça ce sont des milliards.

Je fais la réforme de l'assurance chômage parce que certains on appelle ça la permittence c'est-à-dire que on part un peu au chômage c'est payé par la société est-ce que vous réduisez le nombre de fonctionnaires je réduirai aussi combien je réduirai d'environ 250000 le nombre de fonctionnaires parce qu'on est à 6 millions de fonctionnaires et que pardon on est fonction renouvellez pas les départs à la retraite. C'est ça en fait c'est ça. Il y a on a une chance et que la pyramide des âges par exemple en décembre dernier, il y a à peu près 145000 fonctionnaires qui sont partis à la retraite.

Moi, je pense que et je veux d'abord toucher ce qu'on appelle l'administration administrative. Il y a besoin de policiers, il y a besoin d'infirmière, de gendarme, mais il y a trop de gens qui contrôlent. Voilà.

Et si on veut moins de normes, ben aussi il faut moins de contrôleurs. Voyez, c'est il y a il y a une évidence. C'est interrogé ce matin sur le rôle de la banque de France.

Peut-être que ça fait partie de ceux qu'il faudrait plus dégraisser que les autres. Une question ça c'est pas c'est pas la la Banque de France. Il y a une banque centrale européenne.

Non mais la Banque de France c'est un exemple mais je peux vous citer une liste d'office de à un moment donné il y a aussi des choses qui se passent dans l'administration. Alors certes les contrôleurs et tout ça mais il y a il y a quand même des pans entiers de l'administration. On voit pas à quoi ils servent quoi.

Il y a 2000, il y a 2000 opérateurs, il y a 2000 agences. Le Sénat a fait une commission d'enquête et dans quelques semaine, on va voter un texte justement pour supprimer des agences. Ça c'est 80 milliards d'euros.

Et bien, il y a quelques milliards à retirer aussi de ces suppressions d'agence. Ça a démembré l'État. Du coup, c'est c'est l'État dans l'État.

Ça a démembré l'État et moi je veux un état fort. Je veux pas un état qui soit dispersé. Il y a déjà eu une diminution des fonctionnaires et pourtant ça n'a pas fonctionné.

Si si il y a eu 144000 sous Nicolas Sarkozy et François Fillon aujourd'hui vous avez 6 millions. On a à peu près 1 million de plus de fonctionnaires qu'il y a 20 ans. Est-ce que les services publics Oui.

Notamment dans les collectivités. Est-ce que les services publics se sont améliorés ? Non.

On a choisi une fonction publique nombreuse et paupérisée. Moi ce que je veux par exemple dans mon projet, je pense que l'école c'est capital. L'école c'est capital parce que on prépare la France de demain et aujourd'hui on n'est pas bon sur les performances.

Les classements PISA en français on est 26e rang. Euh non en math et en français on est à 29e rang. Mais le pire le pire on devrait interdire l'expression école républicaine.

Le pire aujourd'hui c'est que l'école française n'est plus républicaine. Pourquoi ? parce que c'est en France que le lien entre la réussite des enfants, des élèves et la position sociale, le revenu des parents, ce lien, il est le plus fort.

En clair, quand vous avez des parents bah qui ont un certain niveau de vie, un niveau socioculturel, vous allez réussir. Et ça, moi ce que je veux faire, c'est refaire des Donc c'est la reproduction sociale et l'ascension sociale n'existe plus. Ça n'existe plus.

C'est devenu malheureusement l'école française est devenue une machine à reproduire les inégalités. Et je veux moi, je pense qu'on en parle pas assez. Je veux qu'on reforme de bons maîtres parce que être professeur des écoles aujourd'hui c'est 1000 fois plus difficile que les maîtres que nous on a connu parce que les gamins sont plus difficiles, parce que les familles parfois ont démissionné, parce qu'il y a les écrans et cetera.

Oui, bien sûr. Vous les payez mieux les profs ? Exactement.

Je pense qu'il faudra les former, pas les former en master à l'université mais dans des instituts supérieurs de profess. Oui, mais certainement pas sur l'IFM catastrophe et on les formera aussi euh par la voie professionnelle, par l'alternance et euh on les payera mieux parce que ça n'est pas normal qu'aujourd'hui ils ont par rapport à il y a 30 ans, ils ont perdu énormément en terme de pouvoir d'achat. Donc on a besoin de moins de profon 700000 élèves de moins en 2035 et donc on va gagner de la ressource.

Bien cette ressource, il faudra sans doute moins de prof Ah ouais, c'est fondamental si franchement et on on cassera ce que la que l'éducation nationale fait en terme de ressources humaines parce que franchement le bon sens n'est pas français dans ce cas-là, on marche sur la tête. C'està dire que à l'éducation nationale, on met dans les classes les plus compliquées, les plus difficiles, les plus jeunes, les élèves les plus jeunes et les plus inexpérimentés. Et les plus expérimentés, on les met dans des classes plus difficiles.

Faut donner envie d'aller dans des classes difficiles aussi parce que alors pour aller dans les classes les plus difficiles, il faudra des primes. Il faudra des primes. Exactement.

Moi, je veux une école républicaine méritocratique. Le mérite que ce soit pour le professeur ou que ce soit pour l'élève. Je veux que Est-ce que vous voulez une école plus exigeante sur le le niveau des des acquis ?

Est-ce que par exemple sur l'orthographe, sur les connaissances scientifique demander plus de choses par exemple le bac aujourd'hui on a du mal à savoir précisément à quoi ça sert puisque tout le monde l' et d'ailleurs les élèves ont bien compris que l'enjeu c'est parcours sup et ce n'est plus le bac. Est-ce que tout ça il faut il faut faut faut remettre les choses un peu dans l' exactement sur les savoirs fondamentaux c'est c'est quelque chose qui est essentiel. Il fera sans doute un examen de passage entre le CM2 et la 6e et parfois faire du redoublement.

Quand un élève quand on traîne aujourd'hui, ce sont les parents grosso modo qui ont la main en disant "Bah moi, je veux pas de redoublement." Mais quand vous traînez un gamin du CP jusqu'en CM2 et ensuite au collège qui n'arrive pas à maîtriser le français, l'écriture, c'est fichu. Donc on a intérêt à faire en sorte que il faudra sans doute aussi des cours de soutien.

Ça c'est important. Mais euh l'école c'est vraiment capital pour notre avenir. Il faudra abandonner le collège unique.

On traite les enfants comme des produits industriels, comme si c'était les mêmes au même âge. Bah non, il y a des enfants d'abord ils peuvent avoir eu dans leur propre parcours personnel des des pépins. Ça existe ça des accidents.

Il faut être capable de les relever. Et donc il peut pas y avoir un collège unique. Moi, je pense que il peut y avoir euh notamment des gamins qui puissent choisir l'apprentissage dès ans.

Ça sert à quoi de les vouloir vouloir les faire durer jusqu'au bac si c'est pas leur vocation ? Vous arrêtez l'école obligatoire jusqu'à 16 ans ou pas ? Non mais non je parle pas d'école obligatoire.

À 14 ans, on sortait complètement de l'école. Onit de l'école à 14 à 14 ans à 14 ans ce que je dis c'est que c'est le préapprentissage voilà mais c'est toujours encadré un cours d'excellence quand même. Bruno Raillot candidat les apprentis les apprentis.

Moi quand j'étais prison de région je m'étais donné cette priorité j'en avais marre de voir des gamins et j'en avais marre que en France on ait déclassé les métiers manuels. C'est ça le problème. C'est énorme être vous rendez compte être menuisier plombier et cetera. et j'ai encouragé une association, je voudrais leur faire de la pub aujourd'hui.

L'outil en main, c'est en général euh des compagnons, des ouvriers, mais souvent des artisans. Ils ont été maçons, plombiers, électriciens et le mercredi, ils passent du temps bénévolement pour que dans des ateliers des des jeunes gamins quoi qui ont euh 7 enfin plutôt 8 9 ou 10 ans et ils deviennent pendant une après-midi bah on leur apprend à faire un un circuit électrique. Ensuite la plomberie, ensuite de la plârerie, c'est de la découverte.

C'est génial. Alors que souvent l'éducation nationale, il n'y avait de salut que dans la série S, la série A. Et là encore, je pense que ce qu'il faut faire, tout ce qui est lycée professionnel, il faut le retirer de l'éducation nationale et le confier aux régions, aux terrains où on connaît bien les besoins notamment économiques et aussi avec une gouvernance, région et entreprise.

Les carburants, est-ce que euh ont surtaxe totale ? Mais si on sur taxe total, dis-moi, j'arrête les ristournes, vous avez choisi votre camp, le camp total ou le camp le cornu ? Je veux pas choisir entre Total et le cornu.

Simplement ce que je veux dire c'est qu'il en a marre des taxes et des surtaxes. On devrait avoir la enfin on devrait se dire quand on est français on a une grande entreprise et Total c'est un bouqu émissaire. On on a essayé d'ailleurs il y a pas très longtemps, on a une mémoire très courte il y a seulement 3 ans, on avait fait deux types de fiscalité.

L'une qu'on avait appelé la crime, une contribution et cetera, c'était sur les producteurs d'électricité et une autre sur le pétrole. et ça avait beaucoup déçu. Ça devait rapporter 12 ou 13 milliards et ça avait rapporté quelques centaines de millions et ça n'avait rien arrangé du tout.

Euh c'est déjà moi je trouve positif que Total plafonne le problème et mais les Français le savent, c'est que par rapport à ce qu'il fait dans d'autres pays européens où l'État baisse notamment des taxes ou essaie d'encourager justement le portefeuille de ces nationaux, nous on a plus il y a plus d'argent. Donc aujourd'hui quand je vois par exemple le Rassemblement national, il voudrait des milliards et des milliards, ça serait entre 15 et 20 milliards. Mais c'est de la dette.

Ça voudrait dire que il faudrait que aujourd'hui on fasse payer par nos enfants, nos petits-enfants un truc pour faire nos plaindre aujourd'hui. Mais on marche là encore où est le bon sens ? Et c'est et c'est plus possible.

Moi, j'ai fait une proposition et elle est assez simple parce que il y a personne le connaît d'ailleurs la Cour des comptes avait critiqué en 11 ans, elle a critiqué quatre fois le système. Ça s'appelle des certificats d'économie d'énergie. C'est une sorte de surtaxe.

C'est une sorte de surtaxe pour financer la transition écologique. Bah oui, au moins les augmentations à milliards qui sont prévues cette année, on les arrête. On les arrête ça.

Et et en plus ça va pas dans la poche de l'État. Donc ça n'est pas de l'argent. Est-ce que c'est que je retire de l'État ?

Oui, mais est-ce que c'est une bonne idée d'arrêter ce qui nous permettra peut-être demain d'être moins dépendant du pétrole ? Mais c'est terrible. Demain, je je vais justement faire mes propositions sur l'électricité et je vais mettre sur la table un projet qui va permettre aux françaises et aux Français à partir de 2027 quand je serai lu président de la République d'économiser l'équivalent de 2 mois de facture d'électricité.

Je vais vous citer un ou deux exemples. Premier exemple sur les certificats d'énergie. Je sors l'électricité puisque aujourd'hui l'État veut que on encourage l'électrification des usages et en même temps on taxe l'électricité.

Stupide. Deuxème exemple, on a les fameux DPE, les diagnostics de performance énergétique, vous savez la problématique des passoirs. Et comme par hasard, comme par hasard, on se rend compte que parce que il y a des décennies, des décennies, on a voulu taper l'électricité, avantager le gaz, que il y a un taux de conversion où on désavantage les logements qui se chauffent à l'électricité qui eux sont passoir thermique et que des logements qui sont chauffés avec de l'énergie fossile, eux, ils sont vertueux.

Mais là encore, c'est complètement dingue. Donc euh là par exemple, ça permettrait de restituer sur le marché 1lion et demi de logements alors que les Français sont mal logés. Donc euh voyez, on a l'électricité depuis 2009, on a doublé on a doublé le prix de l'électricité.

Donc les carburants, la réponse c'est pas seulement les carburants, c'est sur l'énergie. Et là, on peut apporter et demain, j'apporterai des réponses concrètes. Je vous en ai donné deux exemples.

Pareil, il faut arrêter de subventionner les énergies renouvelable parce que elles sont matures. C'est des milliards et des milliards. On ne se rend pas compte.

On a la chance d'avoir le nucléaire. Laissons le marché faire. Pas besoin de subner.

Exactement. Exactement. Et si on économise des milliards, croyez-moi, ça se paraîtra sur la facture très concrètement avec 2 mois d'économie par an, la facture d'électricité.

L'un des enjeux, c'est aussi la sécurité des Français. On a appris euh grâce à nos confrères d' RTL qu'il y a un projet au sein du ministère de la justice de de réduction de peine pour essayer de lutter contre la surpopulation en prison. C'estàd on va essayer de vider les prisons alors en réduisant des prennes en despines, en expulsant peut-être davantage les détenus étrangers.

L'idée c'est qu'il y ait de moins en moins de monde en prison puisqu'on a ce problème qui est pas à nouveau de surpopulation carcérale. Est-ce que ça va dans le bon sens ou au contraire c'est pas un mauvais signe qu'on va envoyer ? Ça ne va pas dans le bon sens.

Un, il faut construire des prisons. Moi, je suis aussi à é local. Alors, pardon, mais tous les candidats à la présidentielle disent ça, on dit ça et jamais les objectifs a qui proposé ne sont atteints.

Et bien, notamment, ça fait plus de 10 ans que je propose que en vendé à la Rocheurion, je suis concret hein, ou à Fontainal Comte, on construise une prison. Et les habitants sont d'accord et les maires sont d'accord. On s'est accordé, il y a pas eu de souci.

On s'en fout. Et 10 ans après, on n toujours pas la prison. Les deux prisons de Fontenel Comte, c'est des petites prisons et de la Rochurion sont parmi les plus encombrés.

Il y a une surpopulation énorme. Les détenus ont fait des conneries, mais c'est quand même des êtres humains. On va pas mettre voilà, on peut pas les mettre plusieurs par cellule.

Qu'est- ce qui se passe en V surout ? Et surtout monsieur Rotaillot dans l'indignité la plus totale. C'est ce que je vous raison pour autant qu'il soit prisonnier.

Pourtant, je suis pas connu pour être laxiste hein, mais la fermeté c'est aussi de l'humanité. Voilà. Quand on fait une bêtise, on va en prison.

Mais ce que je veux dire, c'est que non, ça va pas dans le bon sens du tout. Je vais vous donner un exemple. C'est ce qu'il faut faire nous.

L'exemple des Pays-Bas, qu'est-ce qui s'est passé ? Ils ont fait des courtes peines. Moi, j'ai été stupéfait quand j'étais ministre de l'intérieur de ces gamins de 14, de 15 ans, de 16 ans, des mineurs qui pouvaient tuer.

À chaque fois, je demandais au gendarmes, aux policiers de me donner les antécédents judiciaires et à chaque fois, c'était pas 10 antécédents judiciaires, c'était souvent plus de 30. Ça veut dire qu'en France, on refuse de les punir. Bien, moi ce que je propose, c'est une autre politique pénale pour les mineurs, mais aussi pour les autres.

C'est ce qu'a fait la Hollande, les Pays-Bas, c'est au premier délit grave des courtes peines de prison. La Hollande a fait ça, ce qui fait qu'ils ont découragé ça à marcher. Au départ, ils ont rempli les prisons et ensuite les prisons se sont vidées à tel point que la Belgique a loué des places de prison au Pays-Bas.

Et bien c'est ce qu'il faut faire aujourd'hui. Sous Emmanuel Macron, il y avait madame Belloubé avait fait voter un texte où grosso modo pour des peines de moins d'un mois, de moins de 6 mois, même d'ailleurs moins d'un an quand vous êtes condamné à la prison, vous vous faites zéro prison. Zéro prison.

Donc cette politique de fermeté, ça peut aller justement avec le fait queon puisse libérer à terme les prisons parce que on découragera des délinquants quand quand ils auront fait une courte peine de prison, ils réfléchiront à deux fois. Vous savez pertinemment que d'ors d'ors et déjà vous le savez que les mineurs sont incarcérés, sont en détention provisoire à partir du moment où ils commettent des délits ou des crimes euh quand bien même ils sont pas condamnés. Monsieur, vous allez pas me dire ça à moi j'y suis tous les jours dans les prétoires.

Mais non, pas très bien. Bien sûr que non. Parce que vous parlez de délit grave.

Délit grave pour pour vous ça veut dire quoi ? Moi en tout cas je vous le dis ce que je constate tout le temps en tant qu'avocat pénaliste, c'est que justement les mineurs quand ils commettent des délits comme vous dites grave ou même des crimes, ils sont incarcérés. Ils sont en détention provisoire et ils sont dans des quartiers mineurs de prison.

Donc ça existe déjà. Ma je quand je disais tout à l'heure, regardez le cas du jeune Elias mais je pourrais vous en citer quand je dis 30 antécédents judiciaires, bien sûr c'est avant de tuer avant qu'il a du sang. Attendez ça peut être un petit vol à l'étalage c'est laisser passer ça peut-être la solution.

Donc à partir du moment où tu as où tu as volé un bonbon parce que ça nous est tous arrivé hein d'accord quand on était jeune donc alors il faudrait être incarcéré pendant un moment. C'est ça. C'est ça la sanction.

Mais parce que quand vous dites monsieur Rota quand vous dites que le casier judiciire passe aujourd'hui. Aujourd'hui la politique pénale des mineurs c'est criminel. Pourquoi ?

Parce que il veulent un œuf, il volent un bœuf, on les punit pas ensuite il volent avec violence et on attend qu'il y ait du qu'il y ait du sang pour les punir. Alors je suis d'accord quand il y a du sang quand il y a un crime ils vont en prison. Mais heureusement pour vous un adolescent qui vole un œuf doit être doit être emprisonné sanctionné mais la prison la prison ça fabrique de la récidive là il faut tendre la main att que monsieur finisse votre système ne marche pas mais oui votre système ne marche vous savez pourquoi d'ailleurs les narcotrafiquants utilisent aujourd'hui utilisent aujourd'hui des jeunes pour tuer ah oui ça ou de 14 de 15 ans. il les utilise par d'ailleurs.

C'est pour ça que monsieur Darman a créé aussi cette nouvelle pardonnez-moi, monsieur, monsieur d'Armana a créé cette nouvelle qualification juridique pour que justement l'instrumentalisation des mineurs par les majeurs pour commettre des faits soi aussi maintenant une circonstance agravante. Ce que je vous dis, écoutez-moi bien, ce que je vous dis, c'est que quand un mineur, non, c'est pas pour voler un bonbon, mais quand il y a un premier délit grave, alors c'est une courte peine de prison dans des prisons adaptées, on va pas les mélanger avec des narcotrafiquants, ils ont déjà enchair, moi je vous écoute depuis longtemps le enfin depuis que vous êtes là, le projet est sympathique. Par contre, il y a un truc qui me gêne, c'est comment on gère l'embouteillage là l'arrivée là.

Parce que vous dites aujourd'hui, je suis le candidat des LR. Sauf qu'il y a tous ceux qui pourront pas, comme vous l'êtes être candidat des LR officiel qui vont monter leur microparties et et qui font que demain matin, il y aura 25 candidats sur toute la droite. Est-ce que vous pensez pas quand même que vous êtes en train de créer une machine à perdre à vous tous là ?

Et au fait que la droite, on va dire dite dite la droite et le centre, on va dire ouais mais ce que j'appellerais la droite républicaine, elle sera pas au deuxème tour. Je serai au deuxème tour. Ah oui ben d'accord mais ça c'est bien.

Mais je serai au deè tour. Je vais vous expliquer. Je vais vous expliquer.

Jeis vous expliquer. Dans notre famille politique, je pense que ça y est, le débat est clos. Je suis le candidat naturel et légitime de LR.

Ensuite, il y a le bloc central, il y a Édouard Philippe et il y a Gabriel Atal. Aujourd'hui, les Français se sont pas projetés en 2027. Pas pour l'instant, on est d'accord.

Ils ont ils sont pas obsédés comme nous par l'élection présidentielle. Ils ont raison. Mais ça va venir.

Par contre, les Français, ils ont tranché sur le bilan actuel d'Emel Macron. 8 à 9 Français sur 10 disent que c'est un échec. Et bien, expliquez-moi, je ne vois pas c'est 8 ou ne Français.

Attendez, j'explique. Expliquez-moi comment ces Français à un moment donné ne vont pas se réveiller pour dire "Mais attendez, ils ont été premier ministre d'Emmanuel Macron. Et donc le bilan d'Emmanuel Macron, ils le porteront sur leurs épaules.

Moi non. Moi j'ai fait parti j'étais un ministre de cohabitation. Voyez ?

Oui. Je écoutez, je me suis opposé sur l'Algérie, je me suis opposé sur la Corse, je me suis opposé sur l'immigration. C'était connu tout le monde.

Si je suis rentré au gouvernement, c'est pas pour les beaux yeux d'Emel Macron, c'est pour la France. Parce que je ne voulais pas donner le gouvernement de la France à madame Castet et à cette gauche Mélanchonisé. Et si j'en suis sorti, c'est quand je me suis aperçu que dans mon dos, le premier ministre sur les retraites et plein d'autres choses étaient en train de négocier avec le premier secrétaire du Parti socialiste.

J'ai une question et donc je m'en suis tiré. la droite de la droite, ça sera pas un problème la droite, c'est pas ce que je vous dis, mais moi ce que je suis en train d'essayer euh de monter, c'est un projet sur la prospérité où le travail enfin va on est dans une société du travail perdant pour les travailleurs, pour les employeurs, pour tous les actifs qui juste pas être le troisème homme quoi. Non, exactement sur le régalien, on en parlera.

Il faudra changer la constitution et ensuite sur ce que j'appelle l'immatériel, la fierté française. Vous pensez qu'on peut relever un pays sans lui redonner sa fierté ? Or, depuis des décennies, on a cultivé notamment ici à Paris la repentance.

C'est le cas de l'Algérie. On a dit les Français, la France, elle est coupable de tous les crimes et on n pas appris aux jeunes français d'aiméal la France. Au contraire, c'était la repentance.

L'histoire, c'était une histoire finalement coupable. Comment voulez-vous agréger à notre destin commun des jeunes qui sont issus de l'immigration qui demanderaient que cela et on leur dit mais non la France elle est coupable détestable ne l'aimez pas. Donc ces éléments immatériel Jorit une très belle phrase.

Vous allez comprendre ce que je veux dire sur les éléments immatériels. Jor digit la patrie c'est le seul bien de ceux qui n'en ont pas. Et bien quand on n pas de bien matériel on est attaché à notre culture à notre mode de vie.

Moi je veux défendre notre mode de vie. Voilà. Très bien.

Juste c'est fini mais deux questions très rapides. P pass trop vite. Une qualité d'Emmanuel Macron.

Une qualité d'Mel Macron. Intelligent. Un défaut inconstant.

"Je ferais des économies pour décourager l’assistanat : plafonnement des aides à 70% du SMIC" — Bruno Retailleau · Pourquijevote