Meeting de l'Union populaire à Évry-Courcouronnes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00inconnuFait
« La France insoumise est le seul mouvement politique à avoir une position claire contre le racisme, contre les violences policières, contre le tri organisé parcours sup et la sélection en master. »
- 6:00inconnuFait
« Aucun soutien, aucun soutien au gouvernement d'Israël qui se rend coupable de crimes de guerre, de crime contre l'humanité et qui commet aujourd'hui un génocide à l'encontre de la population Gazaoui. »
- 15:00Farida AmraniFait
« C'est ici que les parents ont dit non à la réforme des rythmes scolaires. C'est ici que les parents d'élèves continuent aujourd'hui avec les enseignants à dire non au choc des savoirs. »
- 40:00Jean-Luc MélenchonFait
« Le repas numéro 1 préféré des Français c'est le couscous. »
- 0:15Locuteur 2Fait
« Si quand on est entré au Mali qui appartient au Malien, on avait commencé à dire "Écoutez, nous on vient là parce que vous nous avez demandé de venir mais nous on veut s'en aller donc il faut qu'on décide à quel moment on s'en va." On l'a jamais fait. »
- 0:30Locuteur 2Chiffre
« Nous avons perdu 54 de nos militaires, femmes et hommes. »
- 1:00Locuteur 2Fait
« J'ai prévenu en 2014 que ça tournerait mal en Ukraine. »
- 3:00Locuteur 2Chiffre
« 60 % de l'humanité est là-bas. 50 % de tout ce qu'on produit se fabrique là-bas. »
- 3:30Locuteur 2Fait
« La Polynésie, elle a un statut particulier qui est pas très bon pour vous parce que eux, ils sont ils ont élu trois députés indépendantistes sur les trois qu'ils avaient. »
- 7:00Locuteur 2Promesse
« Il ne doit plus y avoir de pauvres. Il ne doit plus y avoir de gens pas soignés. »
- 9:00Locuteur 2Chiffre
« Un gosse sur 5 vit dans la pauvreté. »
- 11:00Locuteur 2Fait
« La mortalité infantile augmente. »
- 17:00Locuteur 2Fait
« Il est temps de bombarder tout le Liban pour le ramener à l'âge de la pierre. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous. Bonjour à tous, bonjour à toutes et merci d'être aussi nombreux aujourd'hui à Évicourcouronne en essonne. Un grand merci aux militants et aux militantes sans qui l'organisation de tels événements est impossible.
Merci aux équipes du siège, merci aux services d'ordre grâce à qui nous pouvons faire de telles démonstrations de force et ce en dépit des tentatives d'intimidation que connaît le mouvement insoumis. Nous montrons aujourd'hui que la force de tout changer se trouve ici à la France insoumise au côté de l'Union populaire. 5 jours. 5 jours, c'est le temps qu'il nous reste avant le vote de l'élection européenne.
Et si, comme en 2022, tous ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon déferle au bureau de vote, nous avons la capacité d'envoyer un maximum de députés au Parlement européen. Et en tant que jeune militante de Greiny, je veux passer un appel tout particulier à la jeunesse et notamment à la jeunesse des quartiers populaires. Nous avons la capacité de tout changer.
Un autre monde est encore possible si nous allons voter. La France insoumise est le seul mouvement politique à avoir une position claire contre le racisme, contre les violences policières, contre le tri organisé parcours sup et la sélection en master. [acclamation] La France insoumise est le seul mouvement politique à avoir une position claire sur ce qui sur ce qui se déroule actuellement à Gaza.
Aucun soutien, aucun soutien au gouvernement d'Israël qui se rend coupable de crimes de guerre, de crime contre l'humanité et qui commet aujourd'hui un génocide à l'encontre de la population Gazaoui et non déplaise à nos adversaires politiques. Ce n'est pas qu'un mot, c'est un mode d'action. Et la personne que à qui je vais laisser la parole maintenant en est l'illustration même.
Il est député marseillais. Il a été sanctionné pour avoir brandi le drapeau palestinien dans l'encein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Je vous demande d'accueillir Sébastien de l'Aogu. [acclamation] avec Merci beaucoup.
Moi aussi je suis avec vous. Bon, bonsoir tout le monde. Vous êtes vraiment magnifique hein.
Je vois des visages qui me sont familiers. Donc c'est les miens et les miennes. Donc je suis très fier d'être là.
Farida, merci pour l'accueil. Antoine pareil, ça fait bizarre hein parce que on vous voyait faire et maintenant je suis avec vous à vos côtés donc ça me fait toujours bizarre. [rires] Bon, je laisserai les intervenants et notre brillante Merimassan parler sur le fond politique, mais moi j'avais envie juste de vous dire que nous sommes cette France, cette France qui a honte de se taire.
Cette France qui a honte du soutien inconditionnel, cette France qui a honte de détourner les yeux sur les massacre en cours en Palestine et ailleurs. Et ce drapeau qui flotte tous les weekends dans ses manifestations pour la paix et le drapeau de l'humanité toute entière. et il devrait il devait être pardon brandi dans ce haut lieu qui est l'Assemblée nationale.
Et même si elle, Bronvé ne voulait pas le voir, sa réaction, comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon, c'est comme si elle s'était vue soudainement dans un miroir installé sur un tas de cadavres. à celles et ceux qui se lèvent tôt, qui vivent dans l'ombre, qui se taisent, qui ne vont même plus voter, qui ne se sentent même plus français parce que discriminés, stigmatisés, montrés du doigt et qui survivent et subissent, je vous le dis, reprenez le pouvoir. Le peuple doit devenir l'acteur de cette bataille politique. aller voter le 9 juin pour l'Union populaire.
Envoyer Rima Hassan au Parlement européen. La France d'Ambas, elle existe, elle est là. J'en suis, je suis fier.
Insurgez-vous. Merci. Merci Sébastien.
La ville des Brigourcouronnes est sur sa circonscription. Elle a été élue députée de l'essonne avec près de 60 % des voix en 2022. Je vous demande un tonner d'applaudissement pour Farida Amrani.
Merci beaucoup. Bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir Évrique au couronne.
Quel bonheur quel bonheur de vous voir ici à Évricon dans ma circonscription. Mais avant tout, j'aimerais quand même dire quelque chose, remercier vraiment sincèrement tous les militants et les militantes qui ont œuvré pour qu'on soit aussi nombreux et nombreuses ce soir. Merci beaucoup pour tout le travail que vous avez accompli.
Une petite anecdote quand même parce que c'est important de savoir où on est là ce soir. Je sais pas si vous vous souvenez du grand débat de Macron. Si ça vous parle, le grand débat, il s'est passé ici dans cette salle.
Donc c'était important de le savoir. Et du grand débat de Macron, on est passé au grand oubli. Je tiens également à remercier les deux candidats, nos deux candidats et non des moindres, hein, que je connais très bien, avec qui j'ai beaucoup milité, Beréranger Sern, syndicaliste Cheminau et Rima Hassan, juriste et militante pour la paix.
Merci beaucoup Rima d'être là ce soir. Un grand merci à mon collègue Antoine Léom, député de la 10e circonscription. Et enfin, et enfin, quel bonheur, quel plaisir de recevoir ce soir Jean-Luc Mélenchon à Évricon dans notre si beau département de Vous l'aurez compris ce soir comme on dit je joue à domicile.
Ici politiquement il y a eu le meilleur. Vous venez de l'applaudir chaleureusement. Il y a eu notre cher Jean-Luc Mélenchon, en était le conseiller départemental et le plus jeune sénateur de France, mais il y a eu il y a eu aussi le pire le système vals d'assaut, la corruption, le clientélisme qui ont dévasté nos quartiers populaires et que continuent encore à les ronger.
C'est ici que j'ai commencé la lutte politique avec et pour les Éverris Courcouronis. Pour ceux qui me connaissent, j'ai toujours lutté pour le maintien de nos services publics. C'est ici que j'ai été fier de participer à la lutte pour mettre fin au partenariat public privé de notre hôpital sud-francilien.
C'est ici que les parents ont dit non à la réforme des rythmes scolaires. C'est ici que les parents d'élèves continuent aujourd'hui avec les enseignants à dire non au choc des savoirs. C'est également ainsi que les usagers se mobilisent quotidiennement pour ne plus être assigné à résidence à cause du manque cruel de transport.
Je vous dis tout cela car le cœur des difficultés de nos quartiers populaires porte un nom, l'inégalité. moins de services publics, moins d'emplois disponibles, moins de lieux culturels, moins de ressources pour nos collectivité, mais aussi plus de pauvreté, plus de précarité, plus de difficultés sociales, sans compter les discriminations, les discriminations aux facièesses, les discriminations au nom et celui à l'adresse parce qu'il existe en matière de justice, en matière matière de santé, en matière d'éducation, de budget des communes, nos banlieux sont maltraités par la République. Vous l'aurez compris, c'est pour ça que j'ai commencé par vous dire que s'est passé ici le grand débat parce qu'il y en a marre des coup de com.
L'investissement de l'État doit être à la hauteur des besoins réels de la population. Depuis 2022, la situation, vous l'aurez compris, ne s'est évidemment pas améliorée. La Macronie continue à sévir.
La grande distribution se gave sur le dos des citoyens en période d'inflation. Nos services publics, notre bien commune. Vous rendez compte ?
Aujourd'hui, on meurt aux urgences. Nos collectivités locales crèvent sous le sous l'austérité budgétaire. À tous ceux qui se demandent en quoi cette élection va changer leur vie, en tout cas leur quotidien, je leur dis le 9 juin, ce qui se joue, c'est le prix de vos factures d'électricité.
Car oui, c'est au niveau européen qui est fixé son prix et c'est à Bruxelles qui est décidé le montant de bon nombre de vos factures. Nos heureux députés se sont battus farouchement ces dernières années. Nous pouvons d'ailleurs être fiers de leur bilan car ils luttent pour une Europe plus juste.
Vous le savez, la période est grave, la période est trouble. Menace de l'extrême droite, effondrement de notre écosystème, génocide en cours à Gaza. Ces dangers majeurs planent sur notre humanité.
Dans ce contexte, nous devons avoir des paroles claires basées sur des principes solides. Le devoir de nos représentants politiques français devrait être avant tout de mettre fin au génocide à Gaza et de contribuer à l'ouverture d'une perspective de paix. Notre ville d'Évri Courcouronne pour ceux qui ne le savent pas est jumelé avec le camp de réfugiés de Renunes.
Mais aujourd'hui, aujourd'hui mes camarades, la parole en tout cas la voix d'Evri Courcouronne manque cruellement. Ce silence trahit l'esprit de notre jumelage, trahit les Palestiniens et les Palestiniennes du camp de réfugié de Hanyunes. Je demande solennellement pour les Palestiniens et les Palestiniennes, pour les Gazaouis, pour les habitants du camp de Ragunè ou de ce qu'il en reste au maire d'Evri Courcouronne de hisser à nouveau le drapeau palestinien en Berne sur le front de la mairie en mémoire des milliers d'innocents aveuglement tués dans l'indifférence la plus glaçante.
La paix, mes amis, la paix est et sera toujours notre seule et unique boussole. tout le temps et partout. Il faut, vous l'aurez compris, redonner du pouvoir au peuple.
Il faut faire payer les riches, les pollueurs et planifier la transition écologique. Le grand défi de notre époque. Nous le savons, les fachot et les libéraux votent main dans la main bon nombre de lois à l'Assemblée nationale.
D'ailleurs, ils ont tous les deux voté contre l'augmentation du SMIC. Quelle honte ! Ils ont voté contre l' contre le rétablissement de l'ISF.
La liste de la France insoumise de l'Union populaire, elle est à l'image de notre belle société. Vous y retrouverez dans cette liste des aides soignants, des agriculteurs, des étudiants, des cheminaux, des personnes engagées dans le monde syndical et politique. Nos candidats, soyez-en sûr, défendront toujours l'intérêt de toutes et tous et pas celui des lobis.
Avec l'Union populaire et Mano tête de liste, vous aurez des députés de combat qui ne vous trahiront pas. Le 9 juin, il va falloir vous rendre dans vos bureaux de vote pour voter. Et si par malheur vous vous rendez compte que vous avez été radié, notamment ici à Éver puisque plus de 5000 radiations ont eu lieu par le maire, si vous vous rendez compte que vous avez été radié, ne vous inquiétez pas et que vous continuez à habiter la ville, vous pouvez toujours voter.
Vous pouvez nous contacter, on sera là pour vous aider pour aller voter, mettre le bon bulletin dans l'urne. Donc donner de la force à la seule et unique alternative à Macron et aux autres. C'est la nôtre, c'est celle de l'Union populaire avec Manombri.
Donc baton jusqu'au bout. Merci beaucoup et oubliez pas le 9 juin. Merci Farida.
Et maintenant, place à celui qui a permis un tournant dans la communication numérique du mouvement insoumis. Il a été élu député de la 10e circonscription de l'essonne en 2022 et on l'appelle maintenant le rebespierre de l'Assemblée nationale. Un tonner d'applaudissement s'il vous plaît pour Antoine Léom.
Bonsoir à toutes et à tous. Quel plaisir d'être avec vous ce soir en si belle compagnie avec nos camarades ici présent. [grognement] Le 9 juin, c'est l'élection européenne mais notre vote parlera de la France.
Alors, ce soir, j'ai décidé de vous parler de la France car la France que nous aimons est en danger. Marine Le Pen la semaine dernière sur LCI a dit "Je ne pense pas que l'immigration enrichisse la France. Je pense même exactement l'inverse.
Déjà, c'est pas très sympa pour Jordan Bardella parce que lui, il est issu de l'immigration italienne. Mais surtout, elle fait la démonstration, Marine Le Pen, qu'elle ne connaît pas la France qui est née de la révolution de 1789, celle qui nous a donné le drapeau tricolore, la Marseillaise et la devise liberté, égalité, fraternité. Car cette France, elle est née de la rupture de 1789.
Avant cela, il n'y a pas tous ces symboles et avec cette rupture de 1789 viennent un certain nombre de principes. En voici un. Il est dans la Constitution de la première République en 1793 dont vous agitez là-bas. le drapeau.
Cette constitution dit la chose suivante : "Les hommes sont égaux par la nature et devant la loi. Par la nature. Cela interdit les discriminations biologiques et donc le racisme devant la loi.
Cela veut dire que nous sommes égaux dans notre capacité à faire la loi et dans notre devoir de la respecter. Parce que le jour du vote, dans l'isoloire, une personne égale une voix et Bernard Arnaud ne vaut pas plus. que les personnes des quartiers populaires.
Voilà la France, madame Le Pen. Cette France a fait de Jean-Baptiste Bélet, le premier député noir de la République en 1793. tandis que vos députés ont dit à notre collègue Carlos Martin Zbilongo retourne en Afrique.
Non, ça ce n'est pas notre France, madame Le Pen. Cette France affirme en 1793 que le peuple français donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Et voilà pourquoi nous trouvons que c'est une honte que la Méditerranée soit devenue un cimetière.
Cette France a constitutionnalisé pour la première fois le droit du sol et le droit à la naturalisation. C'est l'article 4 de la Constitution de 1793. Écoutez bien, voici ce qu'elle dit.
Tout homme né et domicilier en France âgé de 21 ans accompli. Point virgule. Tout étranger âgé de 21 ans accompli qui domicilié en France depuis une année, une seule année.
Il vit de son travail ou acquiert une propriété ou épouse une française ou adopte un enfant ou nourrit un vieillard. Point virgule. Tout étranger enfin qui sera jugé par le corps législatif avoir bien mérité de l'humanité est admis à l'exercice des droits de citoyens français.
Alors madame Le Pen, quand vous dites "Je ne pense pas que l'immigration enrichisse la France", vous montrer que vous ne connaissez pas notre pays. Car un français sur tr a au moins un ancêtre qui est un immigré. belge, italien, algérien, portugais, marocain, malien, espagnol, tunisien, ivoirien, polonais, sénégalais, chinois et pour Sébastien de Logu, arménien aussi.
Notre peuple vient de la terre entière. Qui ici a au moins un ancêtre étranger ? Allez-y, levez la main, moi j'en suis.
Voilà la France, madame Le Pen. 1 2 3e génération nous sommes tous des enfants d'immigrés. Alors pourquoi cette haine contre les immigrés ?
C'est vrai, c'est bizarre. Les racistes disent "Non, mais l'immigration ça se passait mieux avant parce qu'avant c'était une immigration chrétienne et européenne." Bah déjà c'est faux parce que il y avait aussi des racistes à l'époque donc ça se passait pas mieux avant.
Les Belges se faisaient casser la gueule dans le nord et dans le sud, il y avait des pancartes avec écrit interdit aux chiens et aux italiens. Donc, vous voyez bien que ça se passait pas mieux avant. Il y avait déjà les amis de Madame Le Pen.
Mais surtout surtout c'est un aveu de dire ça. Ils font la démonstration qu'ils n'ont pas un problème avec l'immigration mais qu'ils ont un problème avec une couleur de peau et une religion. Ralbol ralbol de leur racisme.
Foutez-nous la paix dans vos meetings. Vous chantez, on est chez nous. Et ben nous aussi.
On est chez nous. Alors pourquoi ils font ça les le pénistes ? Pourquoi ils font On est chez nous, on est chez nous.
Écoutez bien madame Le Pen, c'est le peuple français qui parle. Alors pourquoi font-ils ça les pénistes ? Pourquoi ils sont en train de faire ça ?
Parce que les fascistes ont toujours essayé de semer la haine à l'intérieur du peuple. Parce que leur objectif, c'est de diviser les travailleurs, de diviser pour mieux régner, de diviser pour laisser les riches régner dans notre pays. Vous en doutez ?
Et bien, regardez leur vote à l'Assemblée. Farida l'a rappelé, ils votent pour ils votent contre le rétablissement de l'ISF et ils votent contre le contre l'augmentation du SMIC. Donc il vote pour les patrons et contre les travailleurs.
Oui. Oui. Ils veulent diviser les travailleurs sur la base de la religion, de la couleur de peau ou du lieu de vie en prétendant qu'il y aurait des différences entre les zones rurales et les quartiers populaires.
Et d'ailleurs, ils sont bien aidés dans ce rôle-là par les médias qui montent sans arrêt les quartiers populaires d'une manière négative. Mais ici, c'est les mêmes problèmes que dans les zones rurales. Ici aussi c'est un désert médical.
Ici aussi, on peine à trouver du travail. Ici aussi, les salaires sont trop bas. Ici aussi, les services publics sont à la ramasse.
Et ils le savent les riches, ils le savent que si le peuple s'unit sur des revendications communes sans racisme et sans haine religieuse, alors çaen est fini de leur domination. Voilà pourquoi notre liste s'appelle l'Union populaire. L'Union populaire, cela veut dire l'unité du peuple où qu'il se trouve dans l'hexagone et dans les autres dans les outresemers, à la campagne et dans les quartiers populaires.
Alors, on va répondre au clichés fachaots. Non, les habitants des quartiers populaires ne sont pas des paresseux qui profitent des aides sociales. Ce sont des travailleurs qui cotisent et qui pètent par exemple la retraite de ceux qui votent Le Pen.
Les habitants des quartiers populaires ne sont pas des violents. Ils veulent la paix et la justice. Et ils veulent que ce soit vrai aussi pour la police.
Non, non. Les habitants des quartiers populaires ne sont pas des islamistes comme ils disent. Ils détestent comme tout le monde qu'on tue des gens au nom de la religion.
Voilà la France. Madame Le Pen. Notre France n'est pas celle de Jordan Bardella, c'est celle de Manon Aubri.
Notre France n'est pas celle de Meilleur Habib, c'est celle de Rima Hassan. Notre notre France n'est pas celle de Marine Le Pen, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon. Alors alors le 9 juin, on va voter pour cette France là.
Elle porte un nom. Elle s'appelle la France insoumise. Écoutez, écoutez madame Le Pen, écoutez le message de nos bulletins de vote.
Il est simple. Votre France, c'est la France de la haine. Notre France, c'est la France de l'amour.
Vive la République ! Vive la révolution ! Et vive la France !
Bravo et merci Antoine pour ce magnifique discours. Nous avons maintenant le plaisir d'accueillir un de nos candidats à l'élection européenne. Il est 22e sur la liste de l'Union populaire.
Il estonien. C'est un chemineau et un syndicaliste de combat. Je vous demande s'il vous plaît d'applaudir Beréranger Cern.
Bonsoir Éver et merci pour cet accueille si chaleureux. Je suis particulièrement fier de faire partie d'une liste d'un construites sur de véritables valeurs de lutte et de progrès social. une liste ouverte sur ce qu'ils disent et appelle vulgairement la société civile.
Nous ne sommes pas des pros de la politique. Nous ne vivons pas de ça et nous n'avons aucun intérêt personnel à y être. Par contre, nous avons la rage au ventre de changer le cours des choses.
Les mouvements sociaux ont toujours été porteurs en leur sein du progrès social et ils ont toujours correspondu à l'intérêt général. Nous ne supportons plus leur criminalisation. Nous ne supportons plus l'injustice sociale et écologique.
Nous ne supportons plus de voir des gens souffrir et mourir dans l'indifférence la plus crasse. Nous ne supportons plus de sacrifier l'avenir de nos enfants sur l'hôtel de l'austérité. Nous voulons bouscouler les choses, l'Europe et ses lobis.
Ces codes ne nous font pas peur et nous n'yons pas pour dire seulement on y est. Mais bel et bien pour y faire entendre la voix des travailleurs en lieu et place de celle des lobistes. Nous irons jusqu'au bout sans compromission. sans tergiversation.
Alors l'Europe aujourd'hui c'est quoi ? C'est l'explosion du prix de l'électricité. C'est la marchandisation et la destruction méthodique de tous nos services publics sous le dogme de la concurrence libre et non faussée.
C'est l'ubérisation de notre société. C'est le déploiement de méga camions sur nos routes passant de 40 tonnes à 60 tonnes et allant jusqu'à 25 m. C'est un plan de discontinuité de frais SNCF.
Autrement dit sa mise à mort sous prétexte du illicite de l'État. La caste de cet outil de production d'une valeur inestimable est une folie de plus de cette caste qui ne dirige que pour quelques-uns et avec toujours la même ambition l'argent. La SNCF est un fleuron national que l'État devrait défendre plutôt que de passer son temps à essayer de la casser comme elle l'a fait avec EDF et bien d'autres entreprises.
Le ferroviaire a subi pas moins de quatre paquets ferroviaires européens amenant une ouverture totale à la concurrence du réseau fer français. Au fret, le bilan est sans appel. Plus de 10000 emplois supprimés en 10 ans et une part du transport de marchandise pareil qui n'a fait que de chuter pour atteindre même pas 10 %.
Et pourtant, un train, c'est 50 camions. Si la part du frais de ferroviaire passé de 10 à 25 %, cela permettrait d'économiser 5 millions de tonnes de CO2 par an. à l'heure où le train mais plus généralement la question de la mobilité est au cœur des urgences sociales et écologique.
Les choix de l'Union européenne sont aberrents et même dangereux. Les prix explosent, des lignes entières sont fermées, des bus et des camions sont balancés par milliers sur nos routes en lieu et place du train. Le voilà leur bilan de l'ouverture à la concurrence.
La notion même de service public disparaît au profit de la rentabilité. L'ouverture à la concurrence de nos services publics est en réalité la machine pour pratiquer le dumping social à outrance en mettant les salariés en concurrence entre eux afin d'en tirer un maximum de profit. Elle est là la seule vraie concurrence.
Les mêmes schémas ont amené aux mêmes conséquences dans tous les services publics. Il est urgent d'arrêter ce massacre et de changer profondément les choses. Il y a tellement mieux à faire. investir plutôt que de sévir, renforcer et développer la richesse que sont les services publics.
Ils ont toujours répondu présent dès lors qu'une crise se présentait à nous. Qu'elle soit écologique, sociale, sanitaire et même financière, les services publics ont toujours été les premiers à répondre présent et à tenir debout le pays. L'heure viendra où tous ces gens devront rendre des comptes car ils ont trop vite oublié que sans ces salariés, sans ces ouvriers, il n'y a pas de création de richesse, il n'y a pas de profit.
Ces ouvriers sont la seule et véritable richesse de toute entreprise. Le vote pour l'Union populaire est aujourd'hui une nécessité. Chaque bulletin de vote glissé dans l'urne sera un nouveau rayon de soleil dans leur triste monde.
Nous n'avons plus le temps de se lamenter ou même d'hésiter. Demain, il sera trop tard. Nous n'avons plus d'autre choix que de nous rassembler et de faire front ensemble.
Et je finirai par ces mots d'Émile Pouget, syndicaliste révolutionnaire. La force est à l'origine de tout mouvement, de toute action et nécessairement elle en est le couronnement. La vie et l'épanouissement de la force.
Et hors de la force, il n'y a que le néant. Hors d'elle, rien ne se manifeste, rien ne se matérialise. L'ité, la pensée, tant belle soit-elle, n'est que bulle de savon si elle ne s'étaille pas sur la force, si elle n'est pas fécondée par elle.
Alors le 9 juin, faites-nous confiance. Faites-vous confiance et donnez-nous la force de tout changer. Vive l'Union populaire !
Merci beaucoup Beréranger pour ce discours. Elle est 7e sur la liste de l'Union populaire. [acclamation] Elle est la future voie palestinienne au Parlement européen.
Elle incarne la langue du droit international et la langue de la paix. Je vous demande un tonner d'applaudissement pour Ima Hassan. Merci merci de votre accueil.
Je vais juste mettre ma cape de superhéroïne. [acclamation] Là, on est bon. Je suis vraiment très contente d'être avec vous ce soir parce que j'ai fait mes deux premières années de d'études.
Peut-être que il y a des gens que je vais retrouver à Éver et puis j'ai je suis partie vers d'autres horizons par la suite. Mais donc je suis très contente. J'ai quitté cette ville en tant qu'étudiante et là je j'y reviens.
Je suis très honorée d'y revenir en tant que candidate sur cette liste des européennes. Donc je vous remercie du fond du cœur de votre accueil. Faut pas que ce discours [rires] s'en [raclement de gorge] Je suis d'autant plus honoré et ému puisque c'est mon dernier meeting en tout cas en tant que candidate.
On verra dimanche ce qu'il en est pour la suite. Merci beaucoup. [applaudissements] Comme chacun sait, cette campagne a été rude et marquée par une actualité tragique en Palestine.
J'entends ici et là qu'on se déplacerait dans les quartiers populaires pour instrumentaliser ce qu'il nomme le vote musulman. J'entends aussi que ma présence sur cette liste ne serait qu'une tactique politique et qu'au fond la légitimité même de mon engagement politique serait questionnable. Il y a ceux qui me demandent sans cesse de rentrer chez moi tout en travaillant à la disparition de ce même chez moi, la Palestine.
Il y a ceux qui me dénalestinienne et qui voudrai que je rentre finalement en Syrie sans parler de ceux qui voudraient tout simplement que les Palestiniens disparaissent. Jamais. Il faut nommer cette rhtorique raciste teintée d'une arrogance coloniale.
Ce discours raciste et islamophobe est révélateur de beaucoup de choses et c'est en cela que la cause palestinienne est une question structurante. La Palestine libère le monde qui prétend la libérer. [applaudissements] Elle fait tomber les masques et dévoile l'hypocrisie de tous ceux qui pourtant se revendiquent sans cesse d'un prétendu universalisme.
Tous ces discours témoignent d'abord d'une profonde méconnaissance et d'un total désintéressement des gens qui vivent dans ces quartiers populaires. Les présenter comme une masse musulmane qui serait dotée d'une seule pensée, c'est le début de l'essentialisation et donc de la déshumanisation. aussi cette stigmatisation témoigne d'une grande ingratitude pour tous ceux sans qui la France ne serait pas la France, pour tous ceux sans qui la France ne tiendrait pas aujourd'hui sur ces deux jambes.
L'exclusion est une politique en soi orchestrée par certains et subie par d'autres. Le terme quartier populaire est d'une corps ce qu'est la réalité de la banlieue à savoir la mise au banc du lieu commun, l'exclusion de la société, la mise à l'écart de toute opportunité. En bref, un lieu marqué par le racisme environnemental.
Repeindre les cages d'escalier n'efface rien des fissures et ne repart pas les fractures des humiliations subies. Aucun carcher n'effacera les séquelles des violence policière. Ce qui est en jeu ici comme ailleurs, c'est la reconnaissance de ce que nous sommes et d'où nous venons.
De ce que l'exil nous a pris et de ce que l'exil nous a donné, de cette mémoire coloniale que nous sommes des millions à partager et qui est entremêlé à l'histoire de la France. De plus en plus de personnes songent à quitter un pays qu'il pensait pourtant être le leur et ce depuis plusieurs générations. Je veux leur dire qu'il y a dans ce pays en France qu'il y a dans ce pays une France silencieuse et généreuse qui a encore le souci de faire corps et société avec eux.
Je veux leur dire que contrairement à ce qu'ils entendent à longueur de journée, non, ils n'ont pas trahi la devise républicaine. C'est la République elle-même qui s'est trahie en leur offrant ni liberté, ni égalité, ni fraternité. C'est vous qui faites vivre cette devise tous les jours entre vous, à défaut de pouvoir en bénéficier en dehors de ces lieux d'exclusion.
Le lien entre ces lieux et la Palestine leur échappe car notre propre mémoire colonial leur a échappé. Il rate au présent avec les Palestiniens ce qu'ils ont raté dans le passé avec vous et vos aïeux. Comment regarder la Palestine colonisée si on n'a pas dénié regarder sa propre histoire coloniale ?
C'est ce même déni Palestine ne serait pas un sujet européen. Il se mente, il se trompe, il se fourvoie. Alors certes, l'Union européenne n'a pas de politique commune cohérente s'agissant de la question palestinienne.
Mais comme chacun sait, il y a urgence à mener cette bataille pour sauver ce qu'il reste à sauver de paix, de justice, d'honneur pour l'humanité tout entière. Et le sujet est européen puisque les leviers que nous pouvons activer sont précisément des leviers européens. Je vais le marteler autant que autant de fois que nécessaire.
La Palestine est un sujet européen et ce pour plusieurs raisons. Israël est un bout d'Occident en Orient. La Palestine est un sujet européen car l'Union européenne est le premier partenaire commercial d'Israël représentant aujourd'hui 30 % de ces échanges.
J'y viens, j'y viens. On a une mesure sur ce sujet à proposer. La Palestine est un sujet européen car comme vous le savez, il y a plus de 140 États à travers le monde qui ont reconnu l'État de Palestine et plus récemment des États européens.
C'est historique mais les États qui restent réticents à cette mesure sont essentiellement des États occidentaux et donc des États européens. La Palestine est un sujet européen car l'Europe se rend aujourd'hui complice du génocide qui est en cours. La Palestine est un sujet européen car on oublie très souvent que Israël a été pensé pour répondre à la catastrophe de l'antisémitisme européen tout en sacrifiant ces mêmes Palestiniens.
Et la Palestine, ça c'est votre préféré ? La Palestine est un sujet européen car nous sommes tous d'une manière ou d'une autre des Palestiniens. Je savais que ça allait vous lancer. [acclamation][applaudissements] Merci.
En définitive, il n'y a pas d'autre voix possible que la fin de l'occupation, la fin de la colonisation, le droit absolu à l'autodétermination du peuple palestinien, un embargo sur les exportations d'armes et la fin de l'accord UE Israël. Cette voix de justice et de paix qui est aussi surtout une voie décoloniale doit être portée au Parlement européen. Le 9 juin, vous pouvez nous donner la force d'incarner ce changement qui a d'ors et déjà débuté en Europe et de faire enfin de la Palestine un sujet européen.
Je peux pas finir un discours sur la dimension coloniale de la question palestinienne et en quoi cette dimension nous lient vous gens issus de l'immigration mais qui vivent aussi dans les quartiers populaires et nous Palestiniens sans citer Aimé Césarer le grand aimé César. Il faudrait d'abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l'abrutir au sens premier du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfuis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale et au relativisme moral. et montrer que chaque fois qu'il y a au Vietnam une tête coupée et un œil crevé et qu'en France on accepte, une fillette violée et qu'en France on accepte, un malga supplié et qu'en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s'opère, une gangraine qui s'installe, un foyer d'infection qui s'étend et qu'au bout et qu'au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées, de Tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instylé dans les veines de l'Europe et le progrès lent mais sûr de l'ensauvagement du continent.
Je vous remercie. Merci. [applaudissements] Merci merci Rima pour ce magnifique discours.
Et maintenant, c'est un honneur pour moi d'accueillir le fondateur de la France insoumise, il incarne l'espoir de la gauche, Jean-Luc Mélenchonot. Merci. Merci mesdames, messieurs, tout le monde connaît les liens qui dans le temps munissent à vous, mais comme il y a beaucoup de jeunes visages, il y en a qui me découvrent mais j'étais déjà là quand tout ça a commencé.
Et déjà du fait d'une expérience personnelle que je partage avec nombre d'entre vous, j'ai compris vivant en essonne dans les villes que l'on appelle nouvell quand nous marchions le plus souvent dans nos quartiers avec des bottes parce qu'il y avait pas de trottoir et qu'il y avait que de la bouillasse. J'ai compris qu'ici se fabriquerit quelque chose de nouveau. J'ai connu, je connais la France dans tous ces aspects.
J'en ai fait 10 fois, 20 fois, 30 fois le tour. endroits où l'on est là depuis toujours et où on a du mal à comprendre que quand on est en banlieu parisienne, on est tous des immigrés, des immigrés Corse, des immigrés breton, des immigrés maliens, des immigrés algériens, des immigrés du Dauphiné, de l'île, de partout. Et par conséquent, je sais comment et par où passe le fait que nous formons une société parce que nous n'avons pas le choix parce que nous vivons ensemble et dès lors qu'on vit ensemble, on s'aperçoit que quelques idées de toutes les familles ne racontons pas d'histoire.
Il y a pas ceux qui savent et ceux qui savent rien. Il y a que savent rien. Et on découvre, on apprend et quelque chose se passe à quoi j'ai donné à un nom que je trouvais plus efficace que celui qu'on m'avait proposé.
On m'avait dit nous nous métissons doucement, on n'est pas obligé de s'épouser pour faire une société. La vérité c'est qu'on se créolise, on apprend les uns des autres et petit à petit la vie qui nous unit passe par des portes imprévues par les grands esprits. J'ai déjà dit 100 fois le repas numéro 1 préféré des Français c'est le couscous.
C'est pas une spécialité berichonne celle-là. Alors l'unité des goûts se fait se construit en même temps qu'elle se diversifie. La créolisation est un surgissement de l'universel.
Il y a pas d'en côté l'universel, les grandes valeurs et on est là à agiter les encensoirs, hein. Et puis la vie. Le chemin qui conduit à l'universel, c'est-à-dire qui nous conduit à comprendre que notre voisin ayant deux jambes, deux bras, une tête comme nous et ben au fond au fond du fond les hommes et les femmes entre eux sont tous frères et sœurs.
Mais cette perspective de l'universel, elle passe par le chemin de la créolisation. Si vous vous créolisez pas, vous pouvez pas le comprendre. Vous continuez à regarder l'autre.
Vo là, il y a tout qui se casse la figure en même temps là. Qu'est-ce qui s'est passé là ? L'ennemi est à l'œuvre.
Merci. Ah ben, c'est bien, tu me passes la page 4. Alors bon, on va essayer de remettre de l'ordre là-dedans.
De toute façon, j'avais décidé que je laiss tomber. Attends, il y a bien un truc qui va me servir. Voilà.
Donc, disais-je, cette créolisation, il faut comprendre le mot, il a été créé par les millions d'êtres humains que pendant 3 siècles on a persécuté par l'esclavage. On les a déporté massivement de l'Afrique pour les emmener à l'autre bout du monde, là-bas dans les Antilles et aux Amériques. Et quand on faisait ça, non seulement c'était une torture abominable, mais ensuite on niait leur humanité parce qu'il ne parlaient pas la même langue.
Il ne venaient pas des mêmes endroits. Ils n'avaient rien à voir les uns avec les autres. Il y avait là des chefs, des chamanes et puis euh des paysans et puis en face d'eux les maîtres qui les considérer comme des objets.
Et pour rester en humanité, pour être des êtres humains, il fallait qu'ils inventes, la langue. Parler une langue que chacun comprenait et que si possible le maître ne comprenne pas. Voilà comment est né ce qu'on appelle le créole.
Et c'est une grande leçon que nous avons reçu. Leçon sans prétention, sans mettre à penser que nous avons reçu des esclaves et dont nous sommes ici tous autant qu'on est les héritiers. Je n'ai jamais cessé de croire à cela.
Et puisque mon engagement politique qui certes n'avait pas commencé en ess mais c'est en ess qu'on m'a confié les premières responsabilité les plus invraisemblables. Ils ont commencé par mélier conseiller général et ensuite sénateur. Alors j'étais le plus jeune, personne n'y croyait.
Des gars me disaient vous qui êtes dans le courrier pardon il avait compris facteur ou bien vous qui êtes dans l'édition il a compris que j'étais éditeur parce que sénateur et une bobine d'un gars qui avait laissé pousser sa barbe pour se vieillir ça leur paraissait pas collé avec le personnage. Mais si je vous raconte ça c'est pour d'abord évoquer une forme de continuité qui me permet d'interpeller certaines et certains d'entre vous. continuité dans le temps.
C'est ici en parce que vous m'avez confié, pas vous les plus jeunes les autres, cette responsabilité que j'ai commencé à prendre le chemin ici. On l'a fabriqué les premières équipes qui ensuite ont donné tout le reste et jusqu'à cette heure, la France insoumise la France insoumise à une racine enisson. Donc je vois les visages ici devant moi, celui de mon camarade Philippe Juraber, syndicaliste de la CGT, aujourd'hui conseiller régional, je ne cite que lui pour ne blesser aucun de ceux que j'oublierai et dont je reconnais les visages à cet instant.
Mais pensez bien à ça les plus jeunes. Si je puis servir de repère, c'est celui de la fidélité à une idée. Il ne faut pas céder par rapport à cette idée que nous avons un destin commun en tant qu'être humain et que par conséquent nous sommes égaux en droit, femme, hommes, d'où que nous venions.
Et si moi qui ai mené si souvent le combat de la laïcité, je ne l'ai jamais confondu avec l'idée obscurantiste d'une sorte d'athéisme d'État. Et si l'on m'a vu tout d'un coup défendre les musulmans, ce n'est pas seulement parce que je suis né parmi eux et que j'ai vécu en Afrique, moi pas Carlos Bilongo à qui disait "Retourne chez toi en Afrique, pas de bol." Il est né en dans le Valdoise et ses parents, ils sont enterrés.
Quant à moi, je suis né en Afrique et mes grands-parents, ils sont enterrés ainsi que mes parents. Alors, les chercheurs de racine là, faut chercher mieux. Mais si je l'ai fait, c'est parce que bien sûr l'affection me rattachait à ces personnes.
Donc, je savais que le portrait qui était fait d'elle était ignoble et inacceptable. et surtout des imbéciles qui ne connaissent absolument rien à l'islam ni même à leur propre religion. [acclamation] [applaudissements] Je dis à leur propre religion parce que s'ils la connaissaient, il ne se comporterait pas comme ça.
Je laisse de côté les questions de religion. Ça n'est pas mon rôle d'en parler. Je ne suis pas prêcheur, je ne suis pas votre guide, mais je voudrais éclairer le chemin.
Il n'y a pas de contradiction entre croire ce que l'on croit juste de croire et se dévouer au combat civique pour l'unité, l'égalité, la fraternité entre les êtres humains. Il y a pas de contradiction. Et regardez-nous les insoumis.
Déjà, vous êtes tous ou en tout cas pas mal d'entre vous assez fin pour avoir entendu dans tous ceux qui sont parlés qui ont parlé avant moi des nuances de manière d'entrer dans le raisonnement, de manière d'exprimer la révolte. Et ben c'est comme ça que nous voulons être. Nous ne cherchons pas à être des robots qui se mettent en mouvement une fois qu'on leur a mis la pile et qui vont rabâchant tous de la même manière en marchant ou pas si possible la même chose.
Non non, nous pensons différemment. Nous avons une histoire différente et c'est pas aujourd'hui que ça va s'arrêter parce que comme le projet du mouvement c'est de représenter des millions de personnes, alors il y aura des millions de gens différents qui vont se regrouper et entrer dans la lutte chacun par leur propre chemin. Et à chacun je dis ne reniez rien de ce chemin.
Faites comme les plus anciens, c'est-à-dire moi. Ah bah oui, maintenant c'est mon tour, hein. Vous méditez sur votre existence, vous regardez ce que vous avez fait de bien, ce qui était moins bien et ce qui était fort et ce qui est continu et vous en tier quoi ?
Une adhésion à quoi ? Un plan d'action. Ce qui nous unit, c'est l'action.
C'est les objectifs concrets que nous nous donnons. Je vais d'abord parler de ça puisque c'est dans l'immédiat. Nous ne sommes pas en train de faire une campagne de batteur destrade où on a trouvé un joli sigle et ou une jolie danse ou je ne sais quoi des injures pour tout le monde comme c'est le cas de la droite et de l'extrême droite pour rassembler tous ceux qui aiment injurés mépriser détester.
Il y en a ils sont comme ça. Nonagne avec plusieurs objectifs concrets. Premier objectif concret, quoi qu'il arrive, élever le niveau de conscience et de compréhension.
Deuxème objectif, qu'en se voyant comme nous sommes là, nombreux et forts, ceux qui sont les plus isolés dans leur combat, ceux qui ont eu le plus à souffrir de la vie parce que souvent elle est rude, très rude, mais qui néanmoins gardent une part de leur cœur disponible pour l'engagement collectif. que cela sentent qu'ils sont le nombre et la force. 3è objectif, nous avons décidé que cette élection serait celle où nous essaierons de toutes nos forces de construire la force dont la France a besoin, c'est-à-dire celle qui vient de ses quartiers populaires et de sa jeunesse.
Car premièrement les quartiers populaires, peu importe comment on les appelle, Rima a eu raison de dire tout à l'heure que c'est ceux qu'on a mis à l'écart. Mais ne croyez pas que vous êtes mis à l'écart, oublié, abandonné, pas du tout. Vous n'êtes rien de tout ça.
Ils savent très bien qui vous êtes et quel est votre destin être exploité parce que les quartiers populaires sont l'immense réserve de main d'œuvre. C'est là que se trouve l'essentiel de ceux qui travaillent concrètement chaque jour. C'est là que se trouve chaque homme que vous voyez un sur de est en ouvrier.
Chaque femme que vous voyez 3 sur 5 sont des employés à des tâches que l'on appelle du soutien collectif. Que ce soit s'occuper des personnes, que ce soit soigner, que ce soit faire manger. L'essentiel de la population qui fait tourner le pays se trouve là.
Et ils ont besoin du racisme, ils ont besoin de la relégation. Ils s'arrangent des fois pour que les lignes de métro ne passe pas là où est le peuple ou les lignes de bus. Je peux vous parler d'une ville avec Sébastien de Logu ou c'est curieux.
Le bus pas l'endroit passe à l'endroit où est le métro et le métro passe à l'endroit où il y a le bus et il passe d'ailleurs là où il y a le tramouet. Mais il y a un endroit où ils vont pas les quartiers nord. Pourquoi ?
Parce que le peuple est là et qu'ils en veulent pas. Ils en veulent pas en bas au milieu d'eux. Ils ont décidé la relégation et c'est pourquoi ils ont besoin du racisme.
C'est pourquoi ils ont besoin de l'islamophobie. Ils ont besoin de tout ça pour diviser la principale force qui pourrait mettre un terme à leur règne. Nous le savons tous, il entendu des dizaines de réunions avec des blablateurs de première force en train de discuter sur la besoin d'aller parler au quartier populaire.
Arrêtez de parler. Allez-y, allez-y qu'on vous voit un peu parce que quand nous avons décider de commencer à construire cette force, immédiatement il y a eu partout des gens qui sont venus donner le coup de main et maintenant quelque chose se produit. Quand je vois les plus jeunes d'entre vous, j'ai parlé tout à l'heure de la bouillasse, mais je vais parler des parents et des grands-parents qui se sont coupés les veines pour que vous avanciez dans la vie, qui ont tiré la langue.
Des fois, c'est eux qui mangeaient pas pour que vous puissiez bien manger. C'est eux qui mettaient les petits sous de côté pour être sûr que les choses se passent bien. Et bien à eux, je dis vous avez réussi parce que voici les beaux enfants que nous avons et qui sont notre peuple.
Et à vous autres les plus jeunes, arrêtez de regarder en coin. Ce pays est à nous. [applaudissements][acclamation] Il y a pas les autres qui auraient des droits et nous.
Il y a nous, il y a ce que nous essayons de construire, c'est cette nouvelle France qui de toute façon à un moment ou à un autre va s'épanouir complètement et qui a commencé à le faire. Quand Farida Amrani devient député de la nation, la nation commence à se faire un peuple. Quand Sébastien de Logu devient député, l'enfant des quartiers nord et amène le drapeau palestinien dans l'Assemblée nationale, [applaudissements] alors il annonce au peuple français tout entier que le drapeau est entré et qu'il n'en ressortira jamais aussi longtemps que l'État n'aura pas été reconstruit. [applaudissements] Ce n'est pas une circonstance extérieure au peuple français.
Ce n'est pas seulement parce que nous avons des attaches familiales ou religieuses, c'est parce que tel est le peuple français que nous voulons être et non pas celui que eux veulent être. Nous, nous les partageux, nous les héritiers de la tradition socialiste, communiste, anarchiste, nous qui sommes ces héritiers là, qui créons quelque chose de nouveau qui s'appelle la France insoumise pour nous. Mais vous n'êtes pas obligé de vous sentir France insoumise parce qu'il y a pas de carte.
Alors [grognement] en c que vous y êtes. Mais nous ce que nous voulons être, ce que nous voulons transmettre. Et notre règne arrivera quand leur règne finira.
Et pour que leur règne finisse, il faut qu'on soit un et pour qu'on soit un, on ne peut s'unir que sur ce que nous avons en commun. Qu'avons-nous en commun d'être des êtres humains ? Nous voulons être soignés, nous voulons être nourris.
Nous voulons que nos anciens soient bien traités. Nous voulons que nos gamins soient correctement éduqués à l'école. Autrement dit, ce sont les revendications sociales populaires qui, lorsqu'elles sont prises en charge par le peuple forme l'unité du peuple et à partir de là la nation.
La nation ne devient un concept nationaliste ou un concept qui exclut les autres. Je veux dire une idée, tout le monde me comprend. Ça devient une manière de repousser les autres que quand on oublie que le mot nation signifie peuple.
Et que le peuple, qu'est-ce que c'est ? C'est ceux qui sont unis par la seule communauté que nous avons en commun, la loi. C'est la communauté légal qui est la seule communauté à laquelle nous appartenons tous et après chacun a sa vie.
Mais celle qui nous réunit, c'est cette communauté et celle-là elle existe si nous comportons comme citoyens. C'est-à-dire si nous donnons notre avis quand il faut le donner et si nous combattons pour que sans cesse ce qui nous unit soit plus fort que ce qui nous divise. C'est pourquoi c'est pourquoi on ne peut être insoumis sans être en même temps féministe.
Voilà pourquoi on ne peut pas être insoumis si on n'est pas en même temps écologiste et cetera et cetera et un partageux ou une partageuse. Ce sont des objectifs concrets que nous avons si nous avons un bon résultat et nous avons quelques raisons de penser que ça pourrait bien être le cas à la surprise d'un certain nombre d'imbéciles qui confondent le petit monde dans lequel ils vivent avec la réalité de la France. Ça aura un sens politique où que ça fera les pieds à bien du monde.
Bon, c'est une petite satisfaction qu'il faut apprendre à savourer hein. Mais le plus important c'est la leçon politique qui sera tirée. Nous ne votons pas pour nous occuper dimanche.
Nous votons parce que si haut que nous soyons, la signification du vote est le suivant. Nous voulons tout de suite maintenant le cesser le feu en Palestine. Nous voulons tout de suite maintenant la reconnaissance de l'État palestinien.
Et les députés que nous allons élire, la première chose qu'ils vont faire en arrivant là-bas, c'est déposer la motion qui dit "Le Parlement européen dit qu'il faut reconnaître l'État de Palestine. Le Parlement européen dit il y aura dorénavant un embargo sur les armes parce que 30 % des armes qui arrivent chez monsieur Netaniaahu arrivent directement d'Allemagne." Oui ou parfaitement ?
Décidément hein, il y a des mauvaises habitudes qui se perdent pas à certains endroits ou c'est la honte. C'est nous les Européens qui armons des assassins. C'est nous qui permettons ce qui se serait immédiatement interrompu si l'Europe au lieu de se gargariser avec des grands principes les avait appliqué.
Il a fallu 6 mois de tuerie pour que le président socialiste de des relations extérieur, monsieur Josip Borel, tout d'un coup disent "Ah mais oui, c'est vrai, quand il y a un accord de coopération, c'est lié au respect des droits de l'homme." Alors, je voudrais vérifier, bah voyons, vérifie vérifier si c'est conforme. Peut-être qu'un jour ou l'autre dans un mois, 2 mois, 3 mois, quand tout le monde sera mort, il dira "Mais oui, c'est vrai, ce n'est pas conforme à nos accords.
C'est une honte de se comporter comme ça. C'est maintenant tout de suite que nous et voilà pourquoi on vote. Faut pas raconter d'histoire.
On vote pour ça et on assume complètement que c'est ça qu'on veut avec d'autres choses. Mais ça maintenant tout de suite. J'ai vu les papiers.
Écoutez, pour une fois, je vais dire du bien dans le journal. que j'aime pas et qui m'aime pas. Donc comme ça, j'y ai pas d'intérêt.
Aujourd'hui, dans le journal de Monde, j'ai vu qu'il y avait un bon sujet, c'était le débat revient sur le temps de travail. Il revient où s'il vous plaît ? À quel endroit on ce débat ?
Il paraît oui et pas que il paraît qu'en Europe, ils ont décidé que la bonne façon de rattraper le retard avec les États-Unis parce que leur glorieuse politique fait qu'ils sont en retard, ça serait de faire travailler tout le monde davantage. Et voilà comment il y a des pays qui courent devant par exemple en Suède qui est autrefois le paradis social-démocrate bien connu. Et bien voilà maintenant qu'en Suède c'est 20 % de la population qui a 65 à 75 ans qui travaillent une progression de 70 %.
Ils veulent faire bosser tout le monde le plus tôt possible le plus longtemps possible. Pourquoi le plus longtemps possible ? Plus c'est long plus ça rapporte.
Bon je vous fais pas un cours d'économie politique à 7h vous le supporteriez pas. Mais c'est bien comme ça que ça se passe. Voilà pourquoi ils veulent sans être et pourquoi la question du temps de travail a toujours été la question cruciale du mouvement ouvrier, syndicaliste, socialiste, communiste et cetera, tout ce que j'ai cité tout à l'heure parce que c'est le temps qui reste à vivre en quelque sorte qui se discute mais c'est surtout comment est réparti la richesse que produisent les travailleurs et bien aujourd'hui on veut savoir comment elle se répartie.
Tout pour les uns rien pour les autres. Voilà comment c'est et de plus en plus de plus en plus gravement de plus en plus terriblement et après vous regardez le résultat c'est le même dans toute l'Europe. Comment ça se fait ?
Après tout on n'est pas comme des Allemands, on a d'autres vies. On n'est pas des Danois, on n'est pas des Suédois, on n'est pas des Polonais, on n'est pas des Lituaniens. Alors comment ça se fait que partout on arrive au même résultat ?
Nous on voulait que ce soit le même résultat par le haut, c'est-à-dire la retraite à 60 ans, le partage de la richesse. Voilà ce qu'on voulait. Alors, expliquez-moi.
Ah non non, on peut pas, on peut pas, on peut pas, il faut résultat dans tous les pays d'Europe, tous sans exception, que ce soit des grandes puissances ou des nations plus modestes, un enfant sur 5 vit dans la pauvreté. Voilà comment le premier continent pour la richesse fait que ses enfants sont maltraités. Comment se fait-il que partout les ouvriers soient doré avant moins bien payés que de l'était leur père ou leur grand-père comparativement à la richesse qu'ils produisent ?
Alors, ils ont inventé qu'il faut qu'on travaille tous plus de plus en plus tard et vous avez des rangés de Benet. qui disent "Ah oui oui, il faut travailler, ils ont rien vu souvent. Ils ont pas beaucoup bossé." So dit parenthèse.
Moi quand j'entends monsieur Atal dire qu'il faut travailler davantage, je me dis il pourrait commencer lui hein. Non mais bon, je sais que c'est facile mais dorén avant, je vais vous en dire un mot ou deux méchants dans un instant. Non mais quand même, c'est un champion du monde ce type hein.
C'est le bulot qui tape l'incruste euh dans les présences. Il arrive. Alors, vous avez vu mais c'est incroyable, on se pense, on est en France.
Le gars, il est premier ministre, il a rien à apparemment. Alors, il était à l'étage, il descend, il voit qu'il y a un rendez-vous avec sa candidate, il s'amène là au milieu, il lui prend la parole. Mais laissons de côté le côté sexiste de l'affaire, hein.
Je je me laisse de côté parce que je sais que vous y avez tous pensé, mais où on est là ? Il est chez lui le mec, il arrive, il rentre dans l'émission. Bon ben je vais faire pareil dans les émissions des autres hein, pas celles de mes copains.
Je vais arriver, je vais dire c'est moi Mélenchon. Bonjour. Alors bon, je voulais vous dire quelque chose.
Et puis tout le monde s'écrase. Voilà, carpette comme ils ont fait. Le président de la République, lui, il a décidé qu'il allait nous parler jeudi.
Et ouais, deux chaînes. Bah le jour où on gagnera, on collectivisera toutes les chaînes aussi. Nous, non.
La veille c'est plus c'est plus franc dans vote parce que un jour et demi avant ça fait mesin merci Michel hein. Ça fait mes quand même où on est ? Alors on nous dit c'est une campagne qui n'en qui n'avait pas d' mais il y avait qu'à parler des sujets qui intéressent.
Rima, elle a dit 50 fois quelque chose de juste et je l'ai répété, vous l'avez approuvé il y a un instant. La question palestinienne c'est une question européenne. On nous dit vous avez tous entré là-dessus.
Regardez, écoutez leurs mots parce que c'est là que vous les comprenez. Tout entrait là-dessus. Qu'est-ce que ça veut dire ?
C'est pas nous qui avons inventé un génocide. S'il y a un génocide, le devoir de tout être humain, c'est de réagir. Et quand on est une grande puissance, d'intervenir.
Non. Là, je viens de vous parler du temps de travail parce que il y a un article à la une dans dans d'un dans d'un dans d'un grand journal d'un grand quotidien qui dit "Ben, c'est le débat qu'il y a en Europe. Très bien ou quand est-ce qu'on a le droit de donner notre avis ?" Il paraît que vendredi arrive à l'Assemblée nationale le président Vladimir Zelenski.
Bon, alors nous, écoutez, si c'est nous qui l'avions invité, on leur aurait dit "Écoutez, venez plutôt le mardi parce qu'on est tous là les députés." Moi j'y suis plus. Mais les copains sont là le mardi.
Le mardi le mercredi vient le vendredi. Il y a personne je vous garantis. Parce que de Logu il est à Marseille.
Moi aussi hein. Lui là les hom. Bon en tout cas il est pas là-bas.
Et Farida. Non moi on va pas tout changer comme ça. Mais c'est pas qu'on va lui manquer de respect hein.
On n'est pas d'accord pour que son pays soit envahi et on l'aide. Mais pardon, on va pas se mettre en rang pour applaudir quelque chose à quoi on nous a jamais demandé notre avis parce que une fois le gouvernement est venu nous dire "J'ai un texte d'accord." Ah oui ?
Alors il faut voter. Ah oui mais vous l'avez déjà signé. Alors pourquoi on vote ?
Ça fait rien. Faut voter. Non c'est pas comme ça qu'on voit les choses.
Et là ça m'amène sur la question de la paix parce que je viens de parler de Gaza du Moyen-Orient. C'est pas une question qui concerne déjà c'est beaucoup la Palestine, c'est toute la zone puis c'est le monde entier qui est concerné par ça. Si les génocidaires ont le dernier mot, ça veut dire que c'est une méthode de guerre.
Et pourquoi les autres s'en empêcheraient ? Pourquoi l'Azerbaïdjan dirait "Ah bah finalement, je laisse tranquille les Arméniens. Vous avez vu comment ils ont procédé ?
Vous êtes peut-être pas au courant. Ils sont entrés dans le haut carabar, tout le monde dehors, 120000 personnes foutues dehors et ainsi de suite au Soudan et ailleurs. Arrêter le génocide à un endroit et les méthodes de brut, c'est les arrêter pour le monde entier.
Je viens à la question de l'Ukraine. Nous ne sommes pas d'accord pour aller plus loin que nous sommes déjà allés. Aider l'Ukraine à résister, oui, entrer en guerre ?
Non. Mesdames, messieurs, ne croyez pas que ce soit un sujet lointain. Il est plus proche de vous que encore la question de Gaza.
Nous avons 2000 militaires français engagés sur ce qui s'appelle le front est de l'OTAN. 2000, vous m'entendez ? Nous avons des avions, des parachutistes en Estonie, en Lonie.
Nous avons des batteries, des avions en Pologne, c'est-à-dire directement au contact de la zone de guerre. S'il a donné quoi que ce soit, venant de qui que ce soit, nous serions immédiatement impliqués. C'est pourquoi il faut réfléchir avant et ce n'est pas se défiler, se défausser, faire preuve comme ils disent de l'acheter que de dire que nous ne voulons pas de la guerre.
La guerre n'est qu'une des manières de régler les problèmes politiques. C'est la pire, la plus stupide. La guerre détruit, casse, meurtri, blesse, humilie et fabrique de la vente d'état, de l'esprit de revanche.
Alors oui, c'est compliqué. Bah oui, tout est compliqué dans la vie. Chacun d'entre nous connaît ça.
Des problèmes ? Bah oui, il y a des problèmes, il y en a tout le temps. Et l'intelligence humaine, c'est de les surmonter.
Si vous cassez tout chez vous chaque fois que vous êtes pas content, d'abord c'est pas bien. Puis deuxièmement, ça va finir par vous coûter. C'est exactement ce qui se passe avec la guerre.
La diplomatie permet d'en sortir. On peut sortir par le haut. Je vous le redis à propos de l'Ukraine.
Le président de la République a dit à Manuel Bombard dans la réunion qu'il a eu avec les chefs de parti que les Ukrainiens étaient prêts à accepter l'idée qu'on consulte les populations sur les territoires qui sont disputés par l'invasion russe à condition que le vote est une garantie de liberté. Ça veut donc dire que c'est possible. Et a-t-il dit lui aussi que les Russes seraient prêts à incesser le feu.
Mais alors, il faut faire autre chose que de monter le ton et de dire qu'on va y aller, qu'on va aller sur sur le sol. Alors évidemment que ça monte, l'autre il répond. On peut pas raconter midi et soir que Poutine est dangereux et ensuite se comporter comme si c'était votre copain de bistro.
Si vous le menacez et ben il réplique par des menaces et un jour il les met à exécution. C'est exactement ce qu'il a annoncé. Et là, vous avez une série d'États européens qui ont dit "Ah non, mais nous on file des armes et on donne le droit de tirer sur le territoire de la Russie." Vous pouvez discuter pendant des heures de savoir si c'est une bonne ou une mauvaise idée, mais le résultat c'est quand même que si vous leur tirez dessus, il vous ils vous rendront les coups.
Donc en toute hypothèse, il ne faut pas accepter. Je vous parle avec le sérieux de l'expérience. Si quand on est entré au Mali qui appartient au Malien, on avait commencé à dire "Écoutez, nous on vient là parce que vous nous avez demandé de venir mais nous on veut s'en aller donc il faut qu'on décide à quel moment on s'en va." On l'a jamais fait.
On a voté une fois qu'on avait bien fait d'y aller et après on est resté 9 ans. Des centaines de gens sont morts. Nous avons perdu 54 de nos militaires, femmes et hommes.
Et ils méritent le respect parce qu'ils ont obéi. Ils ont fait ce qu'on leur a dit de faire. Mais aussi tous ces maliens dont on ne connaîtra jamais le nom.
Ah non, ça vaut la peine de réfléchir avant de faire la guerre et d'agir conformément à ce qui est possible, à ce qui est nécessaire, à ce qui peut être entendu. Il y a une conférence qui va avoir lieu en Suisse, je vous parle de ça. Et maintenant, écoutez autre chose.
J'ai prévenu en 2014 que ça tournerait mal en Ukraine. 2014, si on continue à faire avancer l'OTAN partout, ça va mal tourner parce que vous excitez. les plus excitables et que vous avez un pays qui acceptera jamais ça, à qui vous avez menti quand l'URSS s'est effondré et que vous en juriez gravement encore aujourd'hui lorsque par exemple on va célébrer la libération des nazis et que on va faire comme si les soviétiques, les Russes d'hier qui sont les parents des Russes d'aujourd'hui n'avaient pas sacrifié 20 millions d'entre eux pour battre les nazis. [applaudissements] Je sais que c'est compliqué inviter des gens à propos d'une libération qui eux-même envahissent leurs voisins.
Mais dans la relation avec les peuples, est-ce qu'il ne faut pas être attentif au mots qu'on prononce aux formes ? Alors, je vous lance une autre alerte. Ça va mal tourner dans la zone appelée Asie Pacifique et que maintenant ils appellent indo pacifique pour comme ça d'entrée de plume déjà rayer l'Asie et la Chine qui s'y trouve.
Vous vous savez peut-être pas où c'est. Moi non plus, j'ai regardé la carte deux ou trois fois pour arriver à comprendre parce que comme je viens du nord et que sur ma map monde il y a le pôle nord en haut, le pôle sud en bas et puis au milieu, il y a ceux qui sont en bas et ceux qui sont en haut et nous on est en haut. comme par hasard.
Sauf que ça ça existe pas. La seule chose qui est commune à tous les points de la Terre, c'est que le soleil se lève à l'est. Donc vous la mettez dans un sens, vous la mettez dans l'autre.
Le choix de la position, c'est une affirmation, comme dirait Rima, néocoloniale. Il y a ceux qui dominent et ceux qui sont dominés. Si on mettait le globe au lieu de le mettre comme ça, on le mettait comme ça.
On dirait que tout le monde a tour de rôle est dans la lumière et dans l'ombre. Ça serait quand même plus proche de la réalité. Bref, j'ai regardé la carte.
C'est entre la côte des Amériques et la côte asiatique, comme ils ont appelé ça indopacifique. Faut quand même que vous sachiez une chose, c'est 60 % de l'humanité. Non mais ne vous croyez pas parce que vous êtes en Europe, vachement important et tout ça. 60 % de l'humanité est là-bas. 50 % de tout ce qu'on produit se fabrique là-bas. 60 % des océans du monde est là-bas.
C'est là-bas que ça se passe et c'est là-bas qu'il y a la puissance chinoise 1ARD 400 millions d'habitants. La puissance indienne 1AR 500 millions. Alors vous autres 69 millions c'est même pas la population de Shangï c'est un quartier.
Ils vous connaissent pas, ils savent pas où c'est. Vous me direz il savent souvent les Américains, ils savent pas où est l'Europe. Mais bon Chinois si savent tout.
Et bien là en ce moment l'alerte monte. Les États-Unis d'Amérique viennent de déclarer à Singapour, il y avait une réunion de tous les ministres de la défense que quoi qui se passe en Europe, quoi qui se passe au Proche Orient, leur priorité des priorités c'était cette zone là. Et ça commence très mal.
Rien que le nom, c'est un mauvais début parce que puisqu'ils y ont mis la zone indienne, alors il faudrait qu'il regardent aussi le globe comme moi je l'ai fait et comme peut-être vous le ferez chez vous en rentrant. Vous vous apercevrez que un des bords de l'océan Indien, ça s'appelle l'Afrique. Alors ceuxl ils sont déjà éliminés de l'histoire, ils comptent pas.
Ils vont s'arranger entre eux. Et nous autres les Français, qu'est-ce qu'on a à voir avec tout ça ? Pourquoi tu nous parles de ça Mélenchon ?
Qu'est-ce qu'on en a à faire ? Écoute, quand même, on a déjà assez de problèmes comme ça. Pourquoi ?
Et ben parce que chers français, ça vous concerne dans l'océan Pacifique, il y a la Polynésie. La Polynésie, elle a un statut particulier qui est pas très bon pour vous parce que eux, ils sont ils ont élu trois députés indépendantistes sur les trois qu'ils avaient et ils demandent qu'on se préoccupe de savoir si oui ou non on va réparer les dégâts qu'on a fait là-bas avec les essais nucléaires qu'on y a fait. Et ça quand nous on va diriger le pays, on n'échappera pas à cette question.
Ah, il y a la Polynésie, après il y a l'océan Indien. Non mais avant l'océan Indie, on continue dans le Pacifique. Il y a la Nouvelle-Calédonie.
Ah, comme ça va bien là-bas. Je lis dans le journal Mélanchonud continue avec sa stratégie du chaos. J'en reviens pas.
C'est quand même pas moi qui crée cette situation, c'est lui un endroit où pour la première fois la France était entrée dans un chemin de décolonisation pacifique. Ils ont pris les gens pour des imbéciles. Alors lui tout d'un coup, j'y vais, il monte dans l'avion.
Allez hop, décalage horaire 11h. Un petit coup pour dormir, un petit coup pour se réveiller. Meu là, j'arrive, je parle avec tout le monde et zou je remonte dans l'avion 12h après et rebelotte 11h dans l'autre sens.
Et qu'est-ce qui s'est passé sur place ? Et ben voilà. Est-ce qu'il y a un barrage qui a été levé ?
Oui, de force mais le lendemain étauit. Et je vous dis et je parle en votre nom à tous. Monsieur le président, nous vous demandons de respecter ce que le peuple français a voté par référendum.
Il y a bien un peuple exploité et colonisé en Nouvelle-Calédonie et il ne faut pas tripoter la liste électorale. [applaudissements] Et nous qui sommes ici du fait de notre histoire, c'est-à-dire de l'histoire de nos parents, de nos grands-parents et des autres, les uns et les autres, nous n'avons pas envie d'être la France coloniale, ni ceux qui soutiennent les colons, ni ceux qui subissent comme victimes de l'histoire les situations qui naissent de cette manière. Merci Rima.
Voilà, il y a la Calédonie que c'est loin Dieu. 12000 km. La terre la plus proche d'eux, elle est à 3500 km.
C'est l'Australie qui eux-mêmes sont au milieu de n'importe quoi. De du vide, il y a personne. Il y a le pôle de l'autre côté, pôle sud.
OK. Une partie du destin de l'humanité se joue là-bas parce que le réchauffement climatique est en train de tout faire craquer et que l'eau monte. C'est ça qu'elle a la nouvelle génération à régler.
Moi, j'avais pas ça de mon temps. On perdait une élection, se disant on verra la suivante. Là, il y a plus le temps.
Vous avez plus du temps, vous avez des délais et il vous faut inventer une solution qui vous permette de sortir de ça. Et il y a pas d'arrangement. C'est pourquoi nous sommes la gauche dit radicale, c'est-à-dire celle qui va à la racine des problèmes.
Ces problèmes, ils tombent bien sûr, ils tombent du ciel parce qu'il pleut et parce qu'il y a du soleil, mais ils viennent de l'activité humaine et d'une activité humaine en particulier qui s'appelle le capitalisme. Produire tout le temps, tout le temps, plus plus travailler plus longtemps pour qu'on produise plus à moins cher. Ce système est fou.
C'est pourquoi vous ne pouvez pas être insoumis si vous n'êtes pas écologiste radical. Pas je m'arrange et je repas en ver les combines du capitalisme pour se faire passer. Écoutez, ils sont tous en train de raconter partout.
Il faut décarboner l'économie. Allez, vas-y. Personne comprend.
Bon, tout le monde comprend pas ce que ça veut dire mais bon allez, on va décarboner. Vous foutez de nous. C'est ça qu'ils font.
Ils se foutent de nous. Ils se foutent de vous. Parce qu'au moment où ils disent ça, il y a jamais eu autant de projets de pipeline pour le gaz et pour le pétrole qu'aujourd'hui. 177 qui sont prévu.
La honte. Mais pour changer le mode de production comme il faut le faire, bah faut tout changer. Voilà pourquoi c'est écrit là. la force de tout changer que personne vient de dire on a été pris en traître hein.
C'est écrit dessus en gros la force de tout changer, le mode de production, la manière de vivre, la manière d'échanger, les priorités dans l'existence et moi ou n'importe lequel d'entre nous accédent à des responsabilités politiques nationales, je ne vous dirai jamais jeunes gens rêver d'être milliardaire. Être milliardaire est immoral car cela suppose exploitation de millions de gens et leur réduction à la pauvreté. Je dirais en partage, il ne doit plus y avoir de pauvres.
Il ne doit plus y avoir de gens pas soignés et tout ça c'est européen. Si vous les laissez continu monsieur Atal il vient OK, il tape l'incruste, il est beau, il est intelligent et tout. Qu'est-ce qu'il a à dire ?
Il faut réunir les Européens. Bon, il aucun C'est quoi le problème ? On a pas choisi, on est là.
Donc bésif, on est européen. Qu'est-ce que qu'on fasse d'autre ? Donc c'est pas le sujet.
Européen pour quoi faire ? C'est ça qu'il aurait dû dire puisqu'il était là. Pourquoi il a pas dit "Nous devons être européens pour que tout le monde travaille davantage ?
Comment on est passé pour les plus anciens qui a dans qui a qu' a ici là ? Vous vous rappelez au début, ben j'ai fait partie de ceux qui disaient ça, il faut faire l'Europe, l'Europe de la paix. Ah ben ouais, de là on est passé à l'Europe de la défense.
Et à l'époque, alors là, moi j'ai commencé à changer d'avis, à dire "Attendez là, où on va là ? Qu'est-ce que vous nous racontez ?" La défense.
Ouais, très bien. Contre qui s'il vous plaît, dites-nous contre qui pour qu'on comprenne le genre d'inconvénient qui va nous arriver. Il nous répondait pas à l'époque.
C'était une belle idée l'Europe de la différence. dans le cadre de l'OTAN, ça veut dire larbin et wagon des États-Unis d'Amérique que nous sommes d'ailleurs. Et maintenant, nous voulons passer à l'Europe de la guerre, l'économie de la guerre.
L'économie de la guerre ne croyez pas qu'elle soit justifiée par le caractère odieux de l'ennemi. Elle est justifiée par le besoin du capitalisme de faire tourner ses entreprises et d'avoir des commandes qui viennent des États parce qu'il y a pas de concurrence. Chaque fois qu'on achète un avion une bombe pour la donner à monsieur Zelenski et aux Ukrainiens pour qu'il se défende, 57 % c'est américain.
Donc ça fait tourner l'économie des États-Unis d'Amérique. La guerre ne sert qu'à une chose, faire tourner une économie parasitaire sur des objectifs vains et absurdes. Voilà pourquoi ce sont des questions si sérieuses que de dire que notre bulletin de vote, c'est le bulletin de la paix.
C'est pas parce qu'on est des gentils qu'on propose de bulletin de la paix. On n'est pas gentil du tout quand il s'agit d'aller faire les poches aux très riches. Ils ont raison de penser qu'on est dangereux.
Il faut pas leur en vouloir. Il voi juste oui, nous sommes dangereux. We are very dangerous dit dans la langue du fric.
Parce que nous pensons que ça va, il y a eu assez de dégâts. Maintenant on partage, voilà et on fait les choses autrement. Voilà de quoi on aurait dû parler.
Vous voulez décarboner ? Très bien, on va faire un réseau ferré. Ah ben non, on va le défaire.
Vous voulez décarboner, on va développer le fret. Non, il le défont. Et ainsi de suite.
On va décarboner. Donc on va développer l'énergie bleue, les barrages. Ils ont décidé de les privatiser.
Mesdames, messieurs, vous êtes pas au courant, bien sûr, parce que évidemment, ils ont tous la main qui tremble au moment de faire une connerie pareille. Pourquoi ? privatiser un barrage.
Vous vous imaginez que celui qui achète le barrage, c'est pour faire de l'électricité ou pour faire joli ? Non, c'est pour faire du fric. Donc, vous allez vous mettre à payer l'électricité qui sera pas produite.
Parce que vous avez qu'à vous renseigner comme moi, qui n'y connaissez rien. Pour qu'un système électrique fonctionne, faut tout le temps qu'on produise pile poil la quantité qu'on consomme et sinon faut le filer au voisin ou sinon faut arrêter de le produire. Imaginez-vous mon cher collègue que c'est toi qui est le propriétaire du barrage.
Je te téléphone. Je te dis dis donc faudra arrêter parce qu'il y a rien à trop. Tu vas me dire ben arrête-toi si tu veux mais moi ça m'appartient.
Si j'arrête ça va me coûter temps. Bah tu vas me les payer. Donc vous allez payer l'électricité qui ne sera pas produite chaque fois qu'on coupera.
Et ils veulent vendre les barrages aussi. On peut les vendre par morceau. Je sais pas si vous êtes allé une seule fois dans votre vie voir un barrage et comment ça marche.
Quand on fait de la politique, on voit des tas de truc, vous savez, que jamais on y aurait pensé tout seul. Et ben, je suis allé un coup comme ça dans les Pyrénées Atlantiques, il mouline la flotte 5 fois. Moi, si j'avais des sous et que j'avais envie d'acheter un barrage, j'achète juste un morceau comme ça.
Le gars du dessus, c'est lui qui se tape l'équipement et qu'il met à flot. et moi juge mouline et le jour il viendra me dire Mélenchon m'a appelé, il a dit qu'on coupait dirait bah tu as qu'à me le donner toi parce que moi je coupe rien, je continue. Vous voyez, j'essaie de vous faire sourire avec quelque chose de terrible parce que il faut que vous rendiez compte quels sont les enjeux. le bar le le le l'usine nucléaire qui est sur l'estuire de la Gironde.
Son système d'arrêt repose sur le fonctionnement des barrages qui sont dans les Pyrénées. Si pour une raison ou pour une autre le type qui est en bas, ce qui s'est passé une fois dit pleut trop, ça va mal tourner. La flotte monte, il y a du bois partout, les rivières amènent pire que des bûcherons.
Ça va tout bloquer les prise d'eau. Si les prises d'eau sont bloquées, la centrale nucléaire va être en danger. Le gars, il a pas hésité, c'est un ingénieur.
Il a dit "Ça va mal tourner, prend le téléphone, arrêtez, on arrête." Et on appelle la centrale pour dire "Faut envoyer le jus." Voilà comment ça se passe.
J'appelle et je vais donner quelques consignes à qui on va commencer à négocier. Et le gars qui prend le téléphone, il va dire "Ah, j'attends parce que ça va coûter cher. On va voir.
Peut-être que ça va s'arranger. Peut-être qu'il va pas pleuvoir comme tout à l'heure. Des coup ça marche.
Bonne pioche il pleut pas. Mauvaise pioche il pleut. Le truc est bloqué.
Vous avez un accident nucléaire. Il y a 59 réacteurs dans notre pays, mes amis, mes camarades. Un coup au but, c'est fini.
On n'est pas un immense pays comme la Russie avec 11 fuseaux horaires. Eux, ils sont allés mourir là-bas pour la centale de Ternobyl pour nous mettre tous à l'abri. Et la guerre qui a lieu là-bas, elle met en cause des centrales nucléaires.
Et les centrales nucléaires, elles sont toutes sur des fleuves qui vont toutes dans la Méditerranée et nous sommes 500 millions à habiter autour. C'est des sujets sérieux tout ça. C'est pas la rigolade.
Je tape l'incruse dans une émission et je raconte rien. Voilà les enjeux de cette discussion. Et à chaque élection, c'est plus crucial que le coup d'avant parce que les délais sont de plus en plus réduits.
À chaque fois, tout le temps qui sera perdu à passer à autre chose que du nucléaire ne se rattrapera pas ou se rattrapera dans des conditions extrêmement compliquées et difficiles pour nous. Je vous ai dit tout à l'heure comment ça se fait qu'on arrive tous au même résultat en Europe. On voulait faire l'Europe sociale.
Je me rappelle en 93 de l'ordre 10 ans et maintenant bon allez c'est l'Europe sociale. Ah bah dis donc. Ben, on a vu en tout cas quand on a voulu le faire, on suivait les paroles de Victor Hugo, les paroles de Fran de la gauche.
Tout le temps, on avait dit ça. Même Léont, il parle des États-Unis d'Europe. Alors, on sait pas un coup, il dit qu'ils sont socialistes, le coup d'après il dit pas.
Oui, non, qu'est-ce qu'il faut faire chef ? Bon, mais on y a tous cru. Et bien, je vous ai dit comment ça se fait qu'on arrive au même résultat partout.
Un gosse sur 5 vit dans la pauvreté. J'ai d'autres choses à vous dire plus terrible. Comment ça se fait que partout la durée, l'espérance de durée de vie a cessé d'augmenter et a commencé à reculer ?
Qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que les gens sont pauvres et comme ils sont appauvris, alors ils mangent mal. Alors ils sont victimes des maladies qui sont des épidémies de malbouffe.
Les gens ne mangent pas trop quand ils sont en surpoids. En surpoids, c'est qu'il mangent mal, qu'il y a du sucre partout, qu'on en fout pour qu'il soit addicte. Et en plus du sucre, on y met du sel.
Et c'est comme ça dans toute l'Europe. Voilà pourquoi il y a plus de gens malades de cette épidémie et plus de gens qui meurent. Voilà pourquoi dans notre pays la mortalité infantile augmente.
Voilà pourquoi deux couples sur c sont obligés de recourir à la médecine pour faire des enfants. Comment ça se fait ? Ça vient d'où tout ça ?
On y peut rien. On sait pas. On verra.
Oui, c'est ce qu'ils disent eux. Comment ça se fait qu'il y a de plus en plus de gens qui meurent parce que l'air est de mauvaise qualité. Moi chaque semaine, j'ai les yeux comme ça pour mon malheur, j'habite en face d'un platan.
Alors, j'aime mieux vous dire que quand le pollen y va, ça y va. La durée de vie, le vieillissement du continent, vous vous rendez compte de ça ? Parce qu'ici vous êtes jeune, la jeunesse est dans les quartiers mais le continent est en train de vieillir et la population va diminuer.
Alors qui est-ce qui va bosser s'il vous plaît pour continuer à avoir au minimum le niveau de vie auquel on pourrait prétendre ? Vous allez continuer à rejeter les gens dans la Méditerranée ou est-ce que vous allez pour une fois dans votre vie grand et puissant et important faire autre chose que de la démagogie ? Madame Méloni, elle est arrivée en disant "Les immigrés, il y en a, on veut plus les voir." Elle s'installe, elle dit "Ah bon, on en prend quand même 500000.
Faut bien que quelqu'un bosse. Et pas seulement pour ramasser les poubelles, aussi pour faire médecin. Si vous enlevez les médecins et bien vous ne pouvez plus faire fonctionner le système de santé en France. et aussi pour être infirmier, infirmière, aussi pour être ingénieur.
Bref, le monde a besoin de jeunesse. Posez-vous la question de savoir pourquoi l'espace mondial le plus riche ne fait plus d'enfants. Pas seulement parce qu'il a une difficulté physique qui ne sert à rien de contourner, de faire comme si on avait pas vu, mais aussi parce qu'une partie d'entre eux ont perdu le goût à la vie.
Et c'est quelque chose de stupéfiant pour moi, pour l'homme que je suis, le père, le grand-père, d'entendre des jeunes femmes, des jeunes hommes, mais des jeunes femmes, ça me trouble encore plus dans mes équipes ou autour et dire "Ah mais moi des goses, j'en veux pas, c'est trop terrible." Je me dis ça va leur passer. Ça a pas l'air de leur passer.
Il y a là une réflexion qui se fait dans l'esprit des plus jeunes qui doit interpeller les autres générations et c'est surtout le monde comme on le voit qui doit changer. Et on continue à penser que tout le Maghreb est peuplé d'ennemis qui n'attendent qu'une occasion pour venir faire sauter des bombes en oubliant qu'il y a d'ors et déjà un peuple créole qui existe avec 3 millions et demi de binationaux avec l'Algérie dont 500000 obled. qu'il y a presque 1 million de vies nationaux avec les Marocains, 400000 avec les Tunisiens et que ça leur plaise ou non racistes, nous formons une famille et à l'intérieur de ce pays, la Nouvelle-Fance est composée de cette famille européen.
Si vous ne comprenez pas à tant que vous êtes perdu si vous donnez pas sa place à la jeunesse, toute la jeunesse, si vous n'arrêtez pas de faire du tri au faciè si vous n'arrêtez pas de regarder sur les curriculums vés quand les gens demandent du boulot, si vous n'arrêtez pas de regarder d'abord le nom et l'adresse, mais que vous demandez que savent faire les gens, alors vous resterez entre vous. Et il y en a qui ont dit on va s'en aller. J'ai rencontré une famille à Tanger qui m'a dit ça.
La maman, elle est prof au collège. Le papa c'est un ingénieur. Ses deux fils des balaises.
L'un est ingénieur aussi. Et l'autre tiens l'autre jour c'était des pakistanais. Ils sont nés là-bas à Gargon.
Toubi tout le monde là-dedans. L'aîné Toubi, le suivant Tbiib et le dernier en 6e année. Deux TBIB trois TBIB.
Bon, je pourrais en citer comme ça. Donc la famille que je rencontre là-bas à Tanger, elle me dit "Ah, on se pose la question de savoir si on va pas revenir ici. Il moi je m'adresse aux deux jeunes, je me dis bon, je leur dis écoutez ce pays est à nous." Il dit "Ouais, ils sont respectueux." Oui, bien sûr, monsieur Mél, c'est ce qu'on dit mais c'est pas tout à fait comme ça qu'on le voit.
Moi, je vois le doute. Alors, je sais pas, peut-être qu'il y a parmi vous des gens qui se disent la même chose. Je vous en supplie, au secours, pitié, ne nous laissez pas avec les autres.
Je vous je vous en supplie, restez parce que [applaudissements] la pire la pire catastrophe, c'est ce qu'a dit tout à l'heure Léom. Elle dit une ça n'enrichit pas la France, je pense le contraire. Ben alors viens ma grande, va falloir bosser maintenant, faire autre chose que de porter un nom et d'encaisser.
Ah oui, les héritiers va falloir bosser. Mais vous pouvez le redire hein, partez pas. 12 milliards de trous dans la caisse de la sécrit.
C'est pas eux qui vont bosser pour boucher le trou et ainsi de suite. Je blague un peu pour y donner un tour un peu plaisant sinon on va pas s'arracher les cheveux de douleur toute la soirée. Mais c'est tout ça qui est présent dans ce qu'on va faire.
C'est pour ça que nous on n'est pas en train de faire un coup. C'est par ça que je vais terminer. Je regarde d'abord si j'ai rien oublié d'essentiel.
Après je me le reproche pendant 10 heures. Ah si, j'ai oublié de dire un truc. Non mais parce que j'ai parlé de Gaza.
Alors on parle, c'est normal, on est contre le génocide mais on n'oublie personne. Je veux dire, les Syriens n'ont pas vérité qu'on vient de leur tirer dessus à intervalle régulier parce que les Israéliens qui sont à côté trouvent que il y a des gens qui leur plaisent pas. Imaginez-vous que nous on est indifférent avec je ne sais quel belge.
Alors on rentrerait, on dirait pouc-nous, on repart. Qu'est-ce que c'est que ces murs ? Ou il reste quelque chose de droit international là-dedans et le Liban.
Ces hypocrites il disent "Oui, mais c'est le Esbola." Mais si, si ça vous ennuie, que ce soit le Esbola qui garde la frontière, et ben armez l'armée libanaise. Donnez-lui des moyens.
Vous trouvez moyen de mettre des chars, des canons, des bagnoles et tout ce que vous voulez en Ukraine, mais rien pas un lance-pire pour l'armée officielle libanaise hein. Patouche au Liban. Pourquoi je vous dis ça ?
Parce que je viens de voir encore un de ces ces ces demeurer là violent comme pas un déjà en en au mois de novembre, il disait euh ce que nous pouvons faire à Gaza, nous pouvons aussi le faire à Beou. C'est Galant le 11 novembre qui dit ça. Vous vous rendez compte du vocabulaire ?
Le type est en train de tout casser à un endroit. Il dit au voisins d'à côté ou vous fermez votre bouche ou vous faire pareil. Qui proteste ?
Personne. Pourquoi personne proteste ? Qu'est-ce qui fait que tout d'un coup le Liban n'intéresse pas ?
Le Liban, il nous intéresse et nous le défendons. Et quand je lis le ministre des finances israélien, la bande à Netaniaou, je sais pas pourquoi il y a pas son nom à celui-là pour qu'on s'en rappelle, le 3 juin, je peux pas connaître tout le monde hein, déjà que je connais pas les membres du gouvernement français. Faites pas les malins vous non plus.
C'est à tal, on vient juste de se rappeler mais comme ils vont le dehors parce que quand même il y a quand même quelqu'un qui va se rendre compte qu'ils ont amené ce type pour gagner les élections européennes et qui vont se prendre une tôle hein. Donc je pense que le patron va le mettre dehors et mettre quelqu'un d'autre. Les jours de monsieur Atal sont comptés mais nous c'est la nuit des étoiles et des comètes qui passent.
Bon, le ministre israélien, je reviens, il dit le 3 juin, il est temps de bombarder tout le Liban pour le ramener à l'âge de la pierre. Il est ministre des finances. Vous avez entendu une autorité française dire "Nous ne permettons pas qu'on ramène le Liban à l'âge de la pierre." Il y a là-bas 700 français sous uniforme de l'ONU.
Nous sommes là comme gardien de la paix. Et figurez-vous que nous n'allons pas rentrer dans nos casernes si vous entrez au Liban. Voilà ce que je dirais si moi j'étais le président.
Mais lui il va rien dire. [applaudissements] J'en ai connu un autre parce que comme je suis tellement vieux, j'en ai vu des choses. Il s'appelait le général Westmeland.
C'était à propos du Vietnam. Il avait dit "Le Nord Vietnam, nous le ramènerons à l'âge de la pierre. C'est toi qui retourné à l'âge de la pierre.
D'ailleurs, tu en étais jamais sorti." Et là, le ministre israélien de la sécurité nationale, les incendies dans le nord d'Israël sont la preuve de la faillite et de la poursuite de la politique de confinement. Il est temps pour le Liban de brûler.
Il vient de le dire 3 juin, ces gens menacent leur pays voisin de le à feu et à sang et de le détruire. Et ben moi, je veux au moins que les Libanais ils entendent une fois, queles que soient leurs opinions politiques, quelle que soi leur division entre eux, qu'ils entendre qu'ici il y a une France qui dit pas touche au Liban. [applaudissements] Nous sommes solidaires avec vous comme nous le sommes avec les malheureux et les malheureuses qui en ce moment vivent sous les bombes qu'on est en train de massacrer.
Ce n'est pas un jeu vidéo, ce n'est pas simplement un bon coup dans une élection. C'est une lutte de longue durée. Et nous, pourquoi nous faisons ça ?
Chaque élection est une étape. Une étape vers quoi ? Moi, je n'ai plus de carrière en cause, hein.
Ça va. Et d'ailleurs, je crois pas qu'un seul de mes amis soit disposé à être aujourd'hui autre chose que ce qui leur a été demandé. Chaque élu insoumis a pour devoir d'avoir un pied dans l'institution et un autre dans la lutte.
Voilà la tâche. Tout le monde le fera et la nouvelle équipe le fera. Mais voilà. le moment de dire nous travaillons à un objectif.
Chaque élection en est une étape parce que nous croyons à la démocratie et que nous croyons que chaque élection est une étape pour élever le niveau de conscience. Si vous êtes resté jusqu'à maintenant que vous avez supporté toutes ces longueurs de mon discours, c'est que vous êtes conscient comme moi que tout ça se tient, que l'ordre du monde tout entier est tenu l'un par un bout, l'autre par l'autre et que l'insoumission est une insoumission globale, radicale qui va à la racine des problèmes. C'est pourquoi elle s'inscrit dans la durée, dans le temps.
Nous travaillons à la révolution citoyenne, c'est-à-dire une révolution où le peuple retrouve le contrôle de ses affaire. Je suis obligé de le préciser parce que comme on cite beaucoup de Robespierre dans nos meetings et de la révolution, il y en a qui se font des idées. J'ai déjà dit une fois, je la dirai une deuxième et une troisème tout à l'heure quelqu'un a dit que c'était lui le revespierre de l'Assemblée.
Soit je n'y suis plus. La première fois que j'ai ouvert la bouche à l'assemblée, vous savez tous que j'entends mal. Il y a un type qui se met à gueuler dans un coin.
Je reste de sang froid. Et pourquoi j'ai rien compris ? Alors donc il y a une partie des insultes qui me sont adressées qui me passent audessus de la tête.
Je pense pas ce qu'il me dit. Une autre fois non. J'ai entendu hein.
Mais là cette fois-là non. Il a dit ah Robla Robespierre on sait comment ça fini. J'ai pas su quel dommage.
Le coup d'après, il y en a un qui dit revoilà Robespère. Je dis collègue, j'arrête mon discours. Je lui dis vous voulez pas le redire, ça me fait tellement de bien.
Et maintenant enfin j'ai un héritier Antoine Léoman [applaudissements] [acclamation] avec Farida et les autres, leur tâche est de construire avec vous un grand mouvement insoumis. Et ceux qui n'aiment pas Robespierre, je leur ai déjà dit, ces gens faisaient quelque chose. Ils savaient pas par quel bout attraper le problème.
Ils avaient un roi, le black qui se barre et qui conspire avec l'ennemi. Il le rattrape, ils se mettent en mouvement. Voilà, que tous les autres les envahissent de tous les côtés à la fois.
Et il fallait faire face à tout en même temps, plus à ceux qui combinaient de l'intérieur et tiré dans le dos. ces hommes, ces femmes parce qu'il y avait les femmes de tout côtés, les femmes républicaines qui faisaient des clubs citoyennes. La Pauline Léon qui voulait armer les femmes hein et ainsi de suite.
Donc ça a été un immense mouvement du peuple lui-même et des fois que faire ? Par quel bou s'y prendre ? Bref, alors on a collé à Robespierre tout ce que les gens tout ce qu'ils avaient fait eux comme comme bêtisse, ils ont collé à Robespierre et depuis c'est la figure horrible.
Peut-être que si vous achetez ce torchon qui s'appelle le Parisien, je dis ce torchon parce que ça va quoi. Une fois, deux fois, trois fois par un seul article où on examine avec un minimum de recul ce que nous faisons. Alors peut-être que le mot est un peu fort, hein, mais je le regrette pas encore.
Alors, je reviens à mon affaire pour terminer. Si vous voulez le retirer de l'histoire et ben retirez la citoyenneté qu'il avait acquise pour les juifs. Si vous voulez le retirer de l'histoire, retirer la déclaration des droits de l'homme.
Si vous voulez le retirer de l'histoire retirez la constitution de 1793 qui vous dit que pour le peuple c'est un droit et un devoir de s'ensurger contre l'autorité d'un gouvernement qu'il maltraite. Et ben nous, on est les héritiers de ça. Ça y est, j'ai tout passé.
C'est ça qui va se passer dimanche soir. Honnêtement, pour vous parler bien franchement, nous n'avons aucune idée de ce qui peut se passer. Pourquoi ça colle pas ?
Les sondeurs nous disent que ça va pas pour nous. Ça correspond à rien de ce que nous voyons. Puis euh eh moi je suis pas un œuf de la semaine, hein.
D'accord. J'en suis à ma 7e élection. J'ai presque honte de le dire mais bon je suis encore là. 7e élection européenne.
Donc je sais comparer, je sais très bien que les élections européenne ça intéresse personne d'habitude parce que tout le monde tout le monde pense que ça sert à rien. C'est pas vrai malheureusement ça sert pas à rien. Ça sert à nommer des gens qui prennent toutes sortes de décisions.
Et là, je vois un élan populaire qui est exactement en phase avec ce que nous-mêmes nous voulions, c'est-à-dire une élection concrète avec des objectifs concrets. Et quand nous avons pris en charge la bataille, mais pas que cette bataille, mais la bataille pour les droits du peuple palestinien et contre le génocide, qu'on s'est demandé de quelle manière agir le plus utilement et que nous avons demandé à Rima Hassan de nous faire l'honneur de venir sur notre liste. J'ai bien dit l'honneur, c'est nous qui la remercions parce que mesdames, messieurs, il est temps que vous sachiez et vous les femmes surtout ce qu'on afflige à cette femme continuellement d'insulte, comment elle est traitée et toutes ces belles âmes, ces grands esprits qui nous donnent des leçons parce que nous n'avons pas prononcé tel mot, n'avons pas fait ceci ou cela.
Non pas un mot. Quand une de nos députés découvre qu'on a enlevé une roue à sa voiture, non pas un mot, quand depuis des semaines et des semaines, ils insultent Rima Hassan et les autres femmes qui n'ont pas un mot. Quand Manon Aubri se fait traiter comme elle le fait, courageuse comme elle est, vous avez fait attention à cette semaine, il fait toutes les matinales.
Et ben vas-y machin, lève-toi tous les matins pour aller avec ton argumentaire dans la tête. Pas une question qu'il ne soit une accusation, pas une on dirait qu'on est au tribunal tout le temps. Vous avez pas dit cima va une émission, on s'accorde sur de quoi on va parler.
Enfin, elle s'accorde avec l'équipe qui fait ça. Elle arrive, ils font autre chose. Vous avez vu ?
Oui, mais vous avez pas le droit de dire génocide parce qu'on a pas dit génocide. Quoi ? Quoi ?
Qu'est-ce que tu es en train de faire là ? Elle a bien fait de l'envoyer balader. Et combien d'autres comme ça ? [applaudissements] Qu'est-ce que ça veut dire ? pour qu'il se prenne.
Moi maintenant total confort j'y mets plus les pieds. Ils ont dit l'omniprésent Mélenchon tut il y en a un qui a fait pire c'est Atal carrément mais moi deux émissions en 4 mois pourquoi je vais aller me faire insulter pourquoi je vais aller me faire maltraiter je remercie mes copains d'y aller parce que je sais ce que c'est. Vous ressortez de là-dedans.
Vous le savez pas vous. Vous ressortez, vous vous sentez sale. Vous avez l'impression d'avoir subi quelque chose que vous méritez pas.
Moi, j'ai participé à une émission, on m'a demandé ce que je pensait de ma mort. Franchement, faut oser, quoi. J'avais envie de dire "Mais tu ferais ça à ton père ou à ton grand-père ?" Hein ?
Non. Pourquoi à moi ? et et ainsi de suite.
Toutes ces accusations, toutes ces injustices. Je parle pas pour moi, le temps fait son œuvre, mais pour tous ces jeunes camarades. Et donc, je dis à vous autres tous là, le premier qui se fatigue, je parle des jeunes, hein, les autres ont le droit d'être fatigués.
Mais le premier qui se fatigue, c'est que franchement, il est pas à la hauteur de la situation. Donc je vous dis que vous devez entre maintenant et dimanche aller chercher un par un. Le copain qui fait des yeux doux va voter sinon je te parle plus.
Et l'inverse pareil hein. Le grand-père qu'on voit tout balader qui est jamais content. Ah, tu me saoules.
Non, grand-père, il faut y aller parce qu'on il faut parler respectueusement à son grand-père, hein. À ses parents aussi. Vous le faites tous, je le sais.
Mais tout le monde doit y aller parce que le résultat outre comme je vous l'ai dit tout à l'heure qui vont tirer une tête jusqu'à par terre mais quand même porter le plus haut possible et vous allez voir il y aura des surprises la liste de ceux qui ont amené le drapeau Palos à l'intérieur de l'Assemblée nationale [acclamation] suivie vous avez vu aujourd'hui vous avez vu ce qu'ils ont fait et la Rachel allez encore un cran Et tout à l'heure, j'ai emprunté une formule à Mathilde, hein. C'est elle qui a dit "On a fait entrer le drapeau ici, il en sortira que quand vous aurez reconnu l'état de Palestine." Allez, [acclamation][applaudissements] l'autre, il va parler jeudi soir là.
Alors, il y aura comme d'habitude des deux tiers pour rien dire, des choses qu'on a déjà entendu 10 fois. Il nous prend pour des imbéciles, il croit qu'on a pas compris. Mais peut-être qu'il va nous dire que il va reconnaître l'état de Palestine.
Sinon, pourquoi il vient ? Pour nous dire quoi ? qui veut faire il a renoncé à son alliance internationale hein.
Bon alors et puis a plein d'autres bêtises. Donc c'est le moment de faire comme l'Espagne. Alors vous avez vu à chaque fois qu'il y en a un qui fait quelque chose et meilleur habib qui sort de la boîte antisémite.
C'est pas juste. Laissez tomber le pauvre il y peut rien. En tout cas, alors il a déjà traité même l'ONU de terroriste.
Alors et après il a dit parce que quand même il y a une limite le président de la République euh il faut pas toujours charger les gens. Des fois faut essayer de comprendre ce qu'ils font hein entre nous. Je dis pas pour un meeting, on raconte des blagues, ça fait ça fait marrer tout le monde, ça nous fait du bien.
Mais lui sait quand même qu'il est président de la République. Donc amener un salon de l'armement euh les industries d'armement d'Israël, ça fait quand même beaucoup quoi. Donc il a décidé euh que non cette année, ils viennent pas.
Les Russes non plus. Bon et ben on comprend. On peut dire ça c'est bien, ça nous convient.
Ah sinon après disent qu'on est des têtes de mules, on n'est jamais content. Voilà. Là, si on est content, ça nous va.
Mais mais on va pas l'applaudir en plus. Ça va pas. Non.
E Antoine non. On a dit qu'on est on a dit on a dit qu'on était pas content. Je pas dire on applaudit.
Bon bref. Et ben vous avez vu la réplique. Le gars il dit "J'ai mal à ma France, pardon." J'ai entendu le CRI dire toutes sortes de choses.
Pourquoi le CRIF se mêle des salons d'armement d'un pays étranger ? Je ne comprends pas quel est son problème. Voilà, il y a un problème.
Oui, il y a un problème. Ça c'est un vrai problème. La France ne reçoit pas les fabricants d'armes d'un gouvernement criminel.
Point. Et j'exagère pas en parlant comme ça. Voilà.
Reçoit pas les criminels. Bon maintenant avant que vous repartiez chez vous, un petit coup de Robespière. Non parce que j'ai déjà lu un poème une fois puis là vous avez vu ça se charge.
En général comme a dit Farida, si c'est Hollande est dans le coin, il pleut. Quand c'est moi il y a du beau temps. C'est vrai, je vous jure. [applaudissements] Non mais sans blague, tu le crois pas toi ?
Et une fois j'ai fait ça, il pleuvait mais des cordes. J'ai avec un copain coco qui annonçait le truc, tu vois la réunion tout ça. On était chez Bairou à peau, il tombait des cordes.
Je lui dis "T'inquiète, quand je commence à parler, ça s'arrête." Honnêtement, c pour déconner, pour plaisanter quoi, voyez. J'arrive c'arrête.
Il me regarde comme ça, je fais "Nous, on contrôle. Bon, il va je voudrais pas qu'il pleuve pendant que je parle. J'aurais l'air bête.
J'ai été content d'être avec vous parce que ça me rappelle d'autres moments où je l'ai été. Euh vous avez une belle équipe insoumise qui existe en Nisson. Formez vous-même ceux que ça intéresse.
He les autres vous êtes les bienvenus mais ceux que ça intéresse, faut vous y mettre. Plus on est nombreux, mieux c'est. Et surtout on convainc.
Nous nous ne sommes pas une avant-garde. Nous ne sommes pas ceux qui savent et qui disons aux autres ce qu'ils doivent faire. Nous sommes dans la continuité de l'action populaire.
On est au service d'eux. Un peu comme des syndicalistes mais en politique. Syndicaliste, il accueille tous les points de vues politiques.
Nous bah on accueille les points de vue d'accord avec nous hein. Le changement radical de la situation. Les camarades qui ont été les premiers élus ici insoumis ne doivent rien à personne à part au peuple qui se trouve en personne.
Donc nous ne demandons rien. Ici a commencé une très belle histoire, l'histoire du mouvement assoumis qui sans cesse a élargi ses rangs. Je vous ai nommé des gens qui n'y étaient pas.
Bien sûr, il y en a qui ont quitté les rangs. C'était pas les plus nombreux. Et comme dans toute cohorte humaine, vous avez toujours des gens au du genou ou des traîtres et qui ensuite organisent une carrière de traître.
Mais on va pas se focaliser là-dessus. Ce qui est important à voir, c'est ce qui avance, c'est ce qui rassemble, c'est ce qui réunit. Regardez comme on est différent.
Regardez un peu autour de vous et regardez le bonheur de la force qu'on est en train de constituer. Je suis sûr qu'ici, il y a des gens qui sont en prolongement à leur propre vie. Ceux qui se sont engagés les premiers. le plus longtemps.
Voilà, vous inquiétez pas, ça va finir jeune femme là-bas que je vois rigoler pendant que je cause. Allez, discours sur les subsistences et droits à l'existence 1792. Ouf, ça allait mal.
Quel est le premier objet de la société ? Demande Robierre. Et puisqu'on parle de la Calédonie, juste un mot avant de terminer ma phrase de Rebière.
Il vous a raconté l'histoire du premier député noir qui arrive à l'assemblée. Alors à l'assemblée, ça a toujours été le même bazar. Il arrive, il commence à dire "Mais attendez, chez nous, j'ai mis un an arrivé, il y a l'esclav.
Ouais, qu'est-ce que vous racontez ?" Oui, oui, ça nous intéresse. On le verra un jour ou l'autre.
Et il y en a un qui dit "Non, non, ça m'intéresse. Son oncle l'avait déshérité parce que son oncle était un esclavagiste." Dit "Mais moi ça m'intéresse votre histoire." Et il dépose une motion pour dire "Il peut pas y avoir d'esclave en France." Alors ça commence à discuter.
Oui. Non, il faut rajouter une virgule, il faut rajouter un adjectif. Et il y en a un qui dit "Non mais ça va pas, non, arrêtez l'esclavage et qui c'est qui va faire le sucre ?
Parce que s'ils font pas le sucre, les anglais vont le faire et nous allons être économiquement éliminés." Là, ça le chauffe et il dit "Vous ne pouvez pas ruiner les colonies." Et Robespierre se lève, il est en colère, hein.
L'intervention, elle dure 5 minutes, ça rond le débat. Il dit périssent les colonies plutôt qu'un principe périssent n'importe quoi de leur monde plutôt que les principaes auxquels nous croyons. Voici celui qu'indique Maximilian Robespierre.
Le premier objet de la société c'est de maintenir les droits imprescriptibles de l'être humain. Les droits imprescriptibles. Le droit d'être nourri, log éduqués, soigner pour nous et tous nos frères en humanité.
Et il dit, "Quel est le premier de ses droits, brave Jean ? C'est celui d'exister. C'est donc celui de pouvoir manger à sa faim, celui de pouvoir vivre dignement, celui de pouvoir être respecté, quel que soit son genre, quelle que soit sa couleur de peau et sa religion.
Et voilà ce que nous représentons périssent tout plutôt que ces principes là. Et vous verrez qu'avec ces principes, nous ferons vivre la société comme jamais elle aura vécu [applaudissements] dans la bonté. dans la fraternité, dans la liberté et l'égalité.
Allez, à bientôt. À dimanche. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique]
Jean-Luc Mélenchon