Fac : comment autant d’étudiants peuvent-ils échouer dès la licence ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Laurence Garnier. Vous êtes sénatrice LR de Loire-Atlantique, rapporteur de la commission d'enquête sur les universités. On commence avec ce chiffre : 47 % des inscrits en 1re année n'ont aucun diplôme 5 ans plus tard. De quand date ce décrochage ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Vous avez cité un chiffre frappant : un étudiant sur deux sort de l'université sans diplôme après 5 ans. Quels sont les autres chiffres clés ?
- 1:29OuverteRéponse directe
La non-sélection à l'université est-elle un tabou ?
- 2:12RelanceRéponse directe
Vous dites que l'université est sélective a posteriori par l'échec. Pourquoi vouloir changer ce système ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Pourquoi des étudiants se retrouvent-ils en licence de philosophie ou de mathématiques sans avoir les prérequis ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Quelles solutions proposez-vous pour cette sélection des étudiants à l'entrée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Chiffre
« Un entrant sur trois en licence obtiendra sa licence dans le temps imparti de 3 ans. »
- 0:44Chiffre
« Un entrant sur deux en 1re année de licence passe en 2e année l'année d'après. »
- 3:38Chiffre
« 17 % d'étudiants issus des bacs pro et technologiques en licence générale à l'université, 5 % de réussite pour les bacheliers professionnels. »
- 5:00Chiffre
« Coût moyen d'une formation à l'université, c'est 12000 euros. »
- 7:10Fait
« On ne peut pas demander aux universités d'accueillir sur leurs bancs des étudiants dont elles savent par avance qu'ils vont échouer. »
- 11:31Chiffre
« Les étudiants issus du Maghreb, du Moyen-Orient, d'Afrique subsaharienne ont un taux de réussite en licence qui est de 28 % en 3 ans. »
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Bonjour Laurence Garnier. Bonjour. Merci d'être avec nous en direct sur le plateau de Point de Vue. Vous êtes sénatrice LR de Loire-Atlantique, rapporteur de la commission d'enquête sur les universités. On va commencer Laurence Garnier avec ce chiffre stupéfiant, 47 % des inscrits en 1re année n'ont aucun aucun diplôme 5 ans plus tard. Euh de quand date ce décrochage des des étudiants ? Ça s'est fait progressivement au fil des années, au fil de l'obtention de plus en plus massive du baccalauréat chez les lycéens français. On est aujourd'hui à plus de 95 % d'obtention du bac pour les lycéens de filière générale. Tous ces lycéens accèdent ensuite à l'université
et à l'enseignement supérieur puisque le baccalauréat est aujourd'hui le sésame pour y accéder. Il y a un droit d'accès à l'enseignement supérieur. C'est d'ailleurs ce que nous mettons en cause et ce que nous pointons euh au travers des recommandations de la commission d'enquête. Euh vous avez cité un chiffre qui est très frappant. Un lycéen un étudiant sur deux sort de l'université après 5 ans sans diplôme universitaire. Il y a d'autres chiffres. Un lycéen un un entrant sur trois en licence obtiendra sa licence dans le temps imparti de 3 ans. Oui. Un un entrant sur deux en 1re année de licence passe en 2e année l'année d'après. Ça veut dire que 50 % soit redoublent, soit se réorientent, soit quittent définitivement l'enseignement supérieur. Donc le travail qu'on a voulu
faire Hmm. c'est de regarder comment l'université française pouvait renouer avec l'excellence et ça suppose euh une forme d'exigence, ça suppose de permettre aux universités françaises de sélectionner les étudiants qu'elles vont accueillir parce qu'aujourd'hui trop de choses La non-sélection La non-sélection l'excellence à l'université tout simplement. un tabou encore sur la sélection à ? Ça reste très ? il y a un qui est encore très fort. Euh, on s'est heurté aussi à un certain nombre de présidents d'université qui ne rejoignent pas cette euh cette proposition que nous faisons. Ce qui est intéressant, c'est que les lignes bougent et et la première vocation de ce rapport, c'est d'abord de faire bouger
les lignes, de faire tomber ces tabous et cette forme d'hypocrisie, parce qu'en réalité, on ment à nos étudiants, on leur dit "Bien sûr, vous allez poursuivre, vous allez entrer dans l'enseignement supérieur." Mais en fait, trop d'entre eux en sortent par l'échec. L'université française, aujourd'hui, elle est sélective, mais elle est sélective a posteriori et par l'échec. Nous, on veut faire tout le contraire, on veut permettre aux universités de sélectionner les étudiants qui sont à même de réussir dans leur filière et tout ça, c'est le travail que l'on propose, mais qui effectivement est encore est encore un peu tabou aux yeux de certains. Mais faire réussir les étudiants, ça devrait être un objectif principal, majeur même, des universités. Vous diriez que ce n'est pas tout à fait le ?
Aujourd'hui, l'objectif, c'est d'offrir une solution à tous les bacheliers. Euh, c'est une une un objectif qui est quantitatif. C'est remplir la grille, en fait, c'est ? Voilà, exactement. À l'issue du baccalauréat et de la procédure Parcoursup, tout le monde doit avoir une proposition. Ça donne, par exemple, pour les les candidats qui n'ont pas de proposition, une commission d'accès à l'enseignement supérieur qui est réunie, qui permet aux recteurs d'imposer l'inscription d'un étudiant à l'université, quelle que soit la filière et quels que soient les prérequis. On a, par exemple, des étudiants qui se retrouvent en première année de licence de philosophie, alors qu'ils viennent d'un bac professionnel où ils n'ont jamais fait de philosophie. On a des étudiants qui se retrouvent en licence
de mathématiques, alors qu'ils ont arrêté les maths en terminale. On a des étudiants qui se retrouvent en licence de STAPS option cavalier, alors qu'ils ne sont jamais montés sur un cheval. Donc, si vous voulez, tout ça, c'est de l'échec prévisible. voyage en absurdité aussi, par ? on marche complètement sur la tête. Heureusement, il y a aussi des choses qui vont bien dans l'université française, je voudrais pas non plus noircir le tableau. Mais au niveau du premier cycle, au niveau du cycle de licence, on est incapable aujourd'hui d'accompagner nos étudiants. Je vais prendre un autre exemple, celui des filières courtes professionnalisantes. Hmm. Notre rapport préconise de les augmenter, d'offrir davantage de places dans ces métiers-là. Aujourd'hui, les
IUT sont trustés par les étudiants qui obtiennent un bac général. Ils rentrent en IUT et ensuite ils poursuivent en master ou en école d'ingénieurs. Donc ils se servent de l'IUT pour faire ensuite des études longues, alors que ces IUT sont prévus pour les étudiants de bac techno et pro pour faire des études courtes. Donc finalement, ce sont ces étudiants qui se retrouvent ensuite sur les bancs de l'université généraliste. 17 % d'étudiants issus des bacs pro et technologiques en licence générale à l'université, 5 % de réussite pour les bacheliers professionnels. Donc là, c'est un problème d'orientation, enfin d'aiguillage en fait des des des étudiants. Pourquoi on accepte alors ces étudiants euh euh au profil général dans des dans dans dans les IUT qui ont qui n'ont pas vocation
entre guillemets à les ? le sujet. Effectivement, il faut qu'on qu'on travaille davantage à cet aiguillage-là, qu'on puisse permettre de créer davantage de filières courtes professionnalisantes pour accueillir ces étudiants issus de bacs pro et de bacs technologiques. On me dit parfois que c'est un coût et c'est vrai, mais l'échec étudiant a un coût aussi, il est colossal. La Cour des comptes le chiffre à plus d'un demi-milliard d'euros chaque année. Un milliard, parce que ça veut dire c'est c'est c'est ça veut dire ? C'est des étudiants qui reçoivent par ailleurs des aides ou ils sont sur le marché ils sont inscrits les listes d'attente et puis il y a le le le coût pour la nation d'une année de formation. Coût moyen d'une formation à l'université, c'est 12000 euros. Donc
des étudiants qui suivent une, deux, trois années, parfois davantage, à l'université sans en sortir diplômé d'une quelconque manière, c'est un coût pour la nation, c'est aussi un coût humain et social, c'est placer des étudiants face à un échec prévisible, c'est dégrader les conditions d'enseignement pour les enseignants-chercheurs avec des des amphis parfois pleins à craquer. Donc c'est tout ça le coût, il est financier, la Cour des comptes le chiffre, mais il est aussi humain, social, économique pour le pays. Alors qu'est-ce que vous proposez concrètement justement pour cette fameuse sélection des des des des étudiants à l'entrée de de la ? Alors c'est très simple, notre rapport, il s'appuie sur la volonté de redonner aux universités françaises les moyens de
l'excellence. Si on veut que les universités françaises soient excellentes, il faut qu'elles puissent choisir les étudiants qui ont les prérequis pour réussir au sein de leurs filières. Donc ça veut dire qu'il faut assumer que les universités françaises puissent fixer les capacités d'accueil de leurs formations. Hmm. Dire dans telle formation j'accueillerai tant d'élèves parce que j'estime que c'est les qualités les conditions d'un enseignement de qualité et parce que j'estime qu'il y en a tant qui sont capables de réussir et que les autres qui candidatures qui me sont soumises n'ont pas les prérequis pour réussir. Ça, paradoxalement, ça fait partie des souhaits des présidents d'université qui pour certains se refusent à la sélection, mais en demandant la maîtrise
de leurs capacités d'accueil dans leurs formations universitaires, en réalité, rejoignent cette logique de sélection. Donc ça c'est une mesure forte que nous proposons parce qu'on ne peut pas demander aux universités d'accueillir sur leurs bancs des étudiants dont elles savent par avance qu'ils vont échouer et de les mener vers l'excellence. On demande aussi d'augmenter, on y on l'a évoqué, le nombre de de places de formation dans des filières courtes, professionnalisantes, des métiers qui vont aussi être valorisés avec la déferlante de l'intelligence artificielle. Et enfin, on propose de créer une filière une année de propédeutique à l'issue de l'obtention du baccalauréat. C'est-à-dire Alors là, c'est vraiment pour des
étudiants qui ont un projet de formation motivé mais dont on estime qu'ils n'ont pas les prérequis académiques nécessaires pour entrer tout de suite en première année à l'université. C'est finalement une année de soutien, de renforcement entre guillemets, entre le bac et l'université. C'est ça que vous disiez de meilleures capacités à affronter ces et pour leur permettre tout simplement de réussir plutôt que de les précipiter vers un échec quasi assuré. Je prenais tout à l'heure le taux de réussite des bacheliers professionnels en licence générale à l'université, c'est 5 %. Donc vous voyez qu'il faut absolument qu'on puisse mieux accompagner ces étudiants-là vers la réussite et mettre fin à cette hypocrisie qui consiste à dire oui à tout le monde à la sortie du
baccalauréat pour finalement dire non à tout le monde dans le premier cycle de licence. Euh comment vous avez auditionné hein des des des présidents d'université que qu'avez-vous ressenti, que retenez-vous de de de de ces ? Ils ont évidemment conscience du problème, j'imagine. On partage le constat, je crois, assez largement sur les recommandations, les choses sont parfois moins partagées mais je trouve que les lignes bougent. Oui. Vraiment, on voit bien qu'on arrive au bout d'un système, si vous voulez, aucun président d'université même s'il est attaché à l'accueil universel ne pourra défendre et aucun l'a défendu qu'on puisse faire rentrer en licence de
philosophie un lycéen qui n'a jamais fait de philosophie. Donc les lignes bougent, maintenant il faut accompagner ce mouvement-là et c'est le travail auquel nous nous attachons. Exactement. Euh par ailleurs, il y a un recul de la des universités françaises au niveau international. En 1980, la France était le 2e pays d'accueil des étudiants étrangers. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas parce que parce que la France n'est plus attirante sur ce attractive sur ce plan-là, c'est ? Oui, alors il y a plusieurs sujets dans ce sujet de l'accueil des étudiants internationaux. L'attractivité de la France effectivement diminue. Il y a eu un grand plan d'accueil d'étudiants internationaux qui s'appelait Bienvenue en France qui a été
lancé par Édouard Philippe en 2018 qui avait vocation à accueillir 500000 étudiants internationaux. Cet objectif, il a été rempli très largement en privilégiant l'accueil des étudiants issus du Maghreb, du Moyen-Orient et d'Afrique subsaharienne qui représentent aujourd'hui c'était une volonté d'accueillir C'était une volonté écrite dans le plan Bienvenue en France d'accueillir ces étudiants de ces régions-là. étudiants de ces régions-là avec d'autres mais d'abord ceux-là. Et ces étudiants malheureusement n'ont pas toujours loin s'en faut les prérequis académiques nécessaires pour réussir dans nos universités. Ils n'ont pas toujours les prérequis en langue en maîtrise de la langue française. J'ai le souvenir au cours de nos auditions d'un
président d'université prenant l'exemple d'une étudiante africaine qui s'était inscrite en licence de lettres modernes Oui. dans l'objectif avoué d'y apprendre le français. Alors, vous voyez qu'on est très loin de l'objectif d'excellence académique. Quand c'est cette 1re année de licence se transforme en cours d'apprentissage du français pour des élèves allophones, on est très loin de l'objectif. Et puis on a aussi avec ces étudiants un problème souvent de ressources qui fait qu'ils arrivent dans nos universités avec trop peu de ressources pour assumer les besoins d'une vie étudiante, de logement, de nourriture et en particulier dans la capitale parisienne. Et donc ce sont des étudiants qui sont souvent précipités dans la précarité et qui viennent nourrir cet échec étudiant dont on
parlait tout à l'heure, les étudiants issus du Maghreb, du Moyen-Orient, d'Afrique subsaharienne ont un taux de réussite en licence qui est de 28 % en 3 ans, loin de la moyenne déjà basse de l'ensemble des étudiants dans nos universités. Alors que que que préconise le ? Il faut arrêter ce ce plan bienvenue en France, c'est ? Il faut alors on est comme dans toutes les universités, on a besoin de cet apport d'étudiants internationaux. Ce que nous souhaitons, c'est d'aller chercher les meilleurs, avoir vraiment cet objectif d'excellence académique, pouvoir faire venir des étudiants de tous les continents, d'Afrique bien sûr, mais aussi des Amériques, d'Asie et d'Océanie. Aujourd'hui, c'est 8 % d'étudiants qui viennent du continent américain. Vous voyez que
c'est extrêmement faible, je crois que c'est 13 % pour l'Asie-Océanie. Donc il faut rééquilibrer. Il faut aussi qu'on soit capable d'avoir une stratégie d'accueil qui privilégie les arrivées en master et en doctorat parce qu'aujourd'hui beaucoup arrivent en cycle licence. Et puis il faut aussi assumer d'accueillir des étudiants internationaux dans les filières de formation et dans les métiers dont nous aurons besoin demain en France plutôt que de les accueillir sans stratégie globale ni perspective de formation et d'emploi pour le pays. Votre rapport pointe aussi un fait, une université qui est fragilisée par des dérives militantes, c'est-à-dire
Oui, on l'a évoqué également parce qu'on constate tous, c'est du reste nous avons à l'appui de nos travaux fait faire un sondage par l'institut CSA, les Français nous rejoignent aussi et nous disent à 60 je crois que c'est à peu près les deux tiers d'entre eux que l'université, la qualité de l'enseignement à l'université est fragilisée par toutes les dérives que l'on constate, les manifestations, le le un moment donné, les blocages, tout ça ça fragilise le fonctionnement des établissements et ça fragilise aussi la qualité de l'enseignement qui est dispensée. On a pointé aussi un certain nombre de dérives avec la récurrence de travaux qu'on appelle des studies qui
sont des travaux transversaux avec on les connaît sur des des des des thèmes comme le racialisme, le décolonialisme, la transidentité. Il y a pas de problème pour travailler ces sujets-là au même titre que beaucoup d'autres, mais certains chercheurs ont pointé une une récurrence de ces travaux-là au détriment de de la de la force de la discipline, la littérature, l'histoire, la sociologie, la philosophie et on a on a en tout cas on peut craindre un affaissement de ces disciplines qui contribuent à l'excellence académique de nos universités françaises. Donc il faut aussi qu'on ait ce point de vigilance. Un affaissement à cause de ces de ce fameux militantisme, c'est ? Oui, mais qui est lié à aussi beaucoup
de choses, l'affaissement de l'excellence académique à l'université, ce qu'on vient d'évoquer, tous ces sujets-là en fait risquent d'affaiblir cette excellence académique pour la formation et l'excellence de la recherche française. On a évoqué cet affaiblissement, on a besoin d'être puissants dans les classements internationaux, le classement de Shanghai par exemple, la première université française il s'agit de l'université de Paris-Saclay 13e. Donc il faut aussi qu'on qu'on ait cette visibilité si on veut renouer avec cette attractivité à l'international avec un prisme attirer les meilleurs, qu'ils soient des étudiants issus du baccalauréat français ou de toutes les formations internationales. Est-ce qu'il y a une question de de de moyens Laurence Garnier, c'est quand
même un budget je crois le budget éducation nationale c'est 64 millions milliards c'est ? L'université manque de de moyens ou c'est plutôt un problème d'organisation, d'orientation, de de ? Il y a les deux. Euh, il y a un vrai sujet sur les moyens euh accordés aux universités françaises aujourd'hui euh avec un un un une dépense par étudiant qui est dans la moyenne basse euh des pays de l'OCDE. Dans cette dépense par étudiant, je veux pas être trop technique, mais on compte aussi ce qu'on appelle le casse-pension, c'est-à-dire les retraites des des des des des personnels des universités. Donc si on enlève cette dépense-là, on voit qu'on est vraiment en-dessous. Donc il y
a un premier euh sujet qui est effectivement euh de demander à l'État de maintenir à l'identique euh ces dépenses pour les étudiants français dans un contexte de dépenses publiques extrêmement contraintes. On propose aussi à l'université de diversifier ses ressources en augmentant les frais d'inscription en licence à hauteur de 900 euros et en master à hauteur de 1300 euros. On souhaite que ces frais d'inscription aillent directement alimenter le budget des établissements pour leur permettre d'améliorer leurs conditions de fonctionnement. Et puis d'autres leviers peuvent être activés, la réponse aux appels à projets nationaux, européens. On doit pouvoir
faire beaucoup mieux. Et puis la question de la formation continue qui est aujourd'hui préemptée par des acteurs privés, c'est un boulevard pour le financement de nos établissements. Euh, j'ai une petite question euh plus politique, Laurence Garnier, ce sera ma dernière question. Vous avez quelques secondes. Il y a pas que la présidentielle hein dans la vie politique. Dimanche, ce sont les élections euh sénatoriales. Euh, quel est l'enjeu de de ce ? C'est euh euh l'inconnu, c'est combien va faire le RN, c'est ? Mais l'enjeu de ce scrutin, il est très simple, c'est la moitié des départements hein qui sont euh renouvelables dimanche prochain. Oui. Et euh le le l'élection de dimanche dessinera le Sénat pour la prochaine élection présidentielle puisque le Sénat est élu les nouveaux
sénateurs sont élus pour 6 ans et donc la majorité politique qui se dessinera, qui sera j'espère de la droite et du centre comme elle est aujourd'hui, devra permettre au prochain président, je souhaite que ce soit Bruno Retailleau, d'avoir une majorité politique pour gouverner le pays à partir du mois de mai prochain. Merci Laurence Garnier d'avoir été en direct avec nous. Je rappelle que tout le monde peut prendre connaissance hein de votre rapport qui est en ligne sur le site du Sénat. Merci Madame la sénatrice d'avoir été en direct avec nous sur le plateau de
Laurence Garnier