"Macron est d’une arrogance folle, c'est son bilan qui met le pays en ébullition" (Clémence Guetté)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteÉludée
Le gouvernement a dévoilé des mesures pour répondre à la colère des lycéens et étudiants. La réforme de Parcoursup est-elle une bonne décision ?
- 0:40RelanceRéponse directe
Pourquoi dites-vous que les annonces ne serviront à rien ?
- 1:18RelanceRéponse directe
Pourquoi le gouvernement ne fait-il pas un vote immédiat sur Parcoursup ?
- 1:55OuverteRéponse directe
Blanquer accuse l'extrême gauche de vouloir supprimer toute sélection. Qu'en pensez-vous ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Blanquer a critiqué Mélenchon sur Parcoursup. Que répondez-vous ?
- 3:52RelanceRéponse partielle
Vous dites que les annonces ne sont pas à la hauteur. N'est-ce pas tromper la jeunesse ?
Temps de parole
- ?100 %
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Et bonjour Clémence Gueté. Bonjour. Merci d'être avec nous. Le gouvernement a donc dévoilé hier les mesures censées répondre à la colère des lycéens et des étudiants. La plus emblématique, c'est sans doute la réforme puis le remplacement promis pour 2028 de la plateforme d'accès à l'enseignement l'enseignement supérieur parcours sup. Est-ce que vous vous saluez cette décision ? Ah non, pas du tout. Non, je je reprends les termes de des organisations lycéennes quand elles sont sorties de ce rendez-vous. Elles ont dit leur déception. Euh et certaines ont dit aussi que ça allait dans le bon sens. Oui, les organisations lycéennes notamment représentées par des proches des macronistes ont dit que ça allait dans le bon sens mais les organisations que qui se mobilisent principalement dans la rue,
ça ne disqualifie pas en soi d'être d'accord mais quand vous êtes macroniste, vous êtes plutôt satisfait du gouvernement. A priori, il en reste quelquesuns dans ce pays. C'est très rare mais ça arrive. Toujours est-il si vous allez me laisser terminer ma réponse que non, c'est pas une bonne nouvelle parce qu'en fait ça revient à un changement non de parcours sup. Euh le ministre a annoncé en gros que c'était une un processus de sélection injuste et en ça il a raison. Les lycéens dénonce la façon dont ça opère un triocial dans le pays et il nous propose grosso modo un groupe de travail et de rendre transparents les critères injustes de sélection. Mais les critères injustes, ils les connaissent les lycéens. dans un premier temps pour la prochaine campagne d'inscription dans
l'enseignement supérieur rendre plus transparent en effet les critères et expliquer les étà connus c'estàdire que quand vous venez dans un établissement qui a été mal noté vous avez moins de chance d'avoir accès à une bonne filière après. Ensuite il y aura d'abord un débat sans vote organisé par le gouvernement demain à l'Assemblée nationale au cours duquel vous allez pouvoir faire valoir votre point de vue et ensuite des groupes de travail pour construire un nouveau système. Pourquoi vous dites déjà que ça servira ? Demain, demain nous les parlementaires qui avons des propositions alternatives à faire valoir et sur lequel le gouvernement dit vouloir nous entendre, nous allons juste blablater pendant quelques heures sans voter. C'est un problème. Le gouvernement pourrait faire
un 50-1, c'est donc cette forme de débat, mais avec un vote, c'est-à-dire demander au au group au groupes parlementaires s'ils sont satisfaits ou non de parcours sup et est-ce qu'on peut l'abroger dès maintenant. Et donc on ne va pas voter et ensuite le ministre demande un groupe de travail et nous verrons bien ce que ça va donner. Donc discuter, travailler, vous dites que ça ne servira à rien pour dis je dis je dis que c'est de l'arnaque en suivant ce que les lycéens lycéennes qui ont participé à ces rendez-vous disent elles et eux-mêmes parce que là on s'est arrêté sur parcours sup. Il y a aussi la question des places dans les universités 15000 places les lycéens lycéennes en demandent 250000 places. Vous voyez bien que le calcul n'est pas bon. La revalorisation des bourses. Ils
ont perdu 3000 € de pouvoir d'achat en 10 ans. Là, on nous annonce que ça va suivre l'inflation. C'est parfaitement insuffisant. Rien sur la démocratie lycéenne, rien sur la répression du mouvement lycéen. Bref, ce sont des mesures qui sont totalement insuffisantes et par ailleurs qui arrivent extrêmement tard puisque ces mesures insuffisantes arrivent après un mois, un mois et demi de pourrissement de la situation. Restons juste sur parcours sup puisque Audry et pardon de vous couper Audry disait parquoi vous voulez remplacer parcours sup. Il y en a un qui continue de défendre cette réforme puisque c'est la sienne, c'est le premier ministre de l'éducation nationale d'Emmanuel Macron Jean-Michel Blanqu un des premiers ministres qui a été en tout cas premier ministre
de l'éducation nationale pendant tout le premier quinquena Macron 2017-2022. Il était avec nous sur France Info ce matin. Il a eu un mot notamment sur la position de LFI et de Jean-Luc Mélenchon sur parcours. Écoutez-le, écoutez-le. Quand Jean-Luc Mélenchon dit à ce qu'il faudrait c'est revenir au bon système que j'avais quand quand j'avais 20 ans, qu'on comprenne que c'est complètement fou. C'est-à-dire que imaginez qu'on donne qu'on dise oui à tout le monde, tout le monde irait dans peut-être une ou deux universités parce que c'est celle qui attire tout le monde. On aurait tout le monde, on aurait la moitié de la France à Paris. on assècherait certaines universités euh on ferait la queue pendant des heures. Enfin que l'on essaie de se figurer ce que serait euh la la suite logique des
préconisations qui sont faites par l'extrême gauche et par l'extrême droite. Alors qu'est-ce que vous lui répondez euh Clémence Geté ? Vous voulez supprimer toute sélection ? On s'inscrit où ? Bon, d'abord d'abord, je trouve que monsieur Blanquer fait preuve quand même de beaucoup d'audace de venir donner des leçons alors que il est un des principaux artisans de la destruction de l'enseignement supérieur et de la recherche. Je rappelle que rien que dans les deux dernières années, c'était pas monsieur Blanquaire mais les chiffres sont à peu près équivalents, c'est l'équivalent de 50000 places dans les universités qui ont été fermées, c'est-à-dire l'équivalent de deux petites universités, on va dire, qui ne seraient pas à Paris en en nombre de places. Donc le problème principal, ce
qu'on veut savoir, c'est ce que vous vous proposez. J'y arrive. Le problème principal, c'est le nombre de places dans les filières que les étudiants souhaitent pouvoir suivre. Il ne s'agit pas de mettre tout le monde dans les université parisienne. Ce serait délirant de penser qu'il n'y a pas une réalité matérielle, le nombre de places, les locaux et cetera qui vient forcément contraindre ces choses. Donc un moment, il faut dire non à certaines demandes. Il faut 250000 places en plus. Il faut rénover les universités et en construire. Alors, il y a une étude qui a montré que ce serait 5 milliards l'année prochaine pour le bâti scolaire et pour la la construction et la rénovation parce que je rappelle qu'il y a quand même des locaux qui sont dans des états pitoyables. Je pense par
exemple au campus pyramide au campus pyramide à Créteille dans ma circonscription, il y a des plafonds qui s'effondrent. Vraiment, je je j'invite tout le monde à aller faire des tours dans les lycées et dans les universités pour voir dans quelles conditions absolument déplorables on demande aux jeunes d'étudier dans ce pays. Donc, il faut davantage de place. Et vous savez quoi ? Le nerf de la guerre, c'est comme d'habitude, ce sont les moyens. Là, le gouvernement dans les annonces qu'il fait, le budget, il n'est pas à la hauteur des revendications des lycéens, des lycéen et des étudiants. Et nous dans le budget, on a justement déposé 10 amendements qui correspondent aux 10 revendications sur 10es pointf, vous savez des lycéens lycéennes qui correspondent à 10 milliards. Voilà,
c'est c'est des chiffres faciles à comprendre que normalement le gouvernement devrait réussir à comprendre. Et vous savez quoi ? Ça correspond à la réinstauration de l'ISF. Donc c'est toujours pareil, de l'argent, il y en a dans ce pays, il suffit d'aller le chercher. Le ministre de l'éducation, de l'enseignement supérieur dit il y a quelques minutes, les cours doivent reprendre dès lundi dans les lycées et les universités pour ce qui le concerne. Vous on a bien compris que vous soutenez Clémence Getté la suite du mouvement de la jeunesse et et vous dites que les annonces ne sont pas à la hauteur. Mais est-ce que ce n'est pas trompé aussi en quelque sorte la jeunesse que de leur faire croire que toutes leurs revendications pourra pourront être satisfaites ?
Nombre com vous savez que jamais toutes les revendications entre toutes leurs revendications et aucune qui euh qui qui ont des Non, il n'y a rien. 15000 15000 places en plus quand on en demande 250000 4 milliards aux régions sur la rénovation des collèg un milliard 1 milliard très concret en 5 ans. Vous êtes d'accord avec moi ? Donc ça fait ça fait pas 1 milliard chaque année, il faudrait 5 milliards chaque année. Donc c'est pas à la hauteur de ce qui est demandé, de ce qui est attendu. Je déplore que la seule stratégie du gouvernement ça a été de répondre par le pourrissement. On ne répond pas aux revendications, la diabolisation de la France insoumise et la répression. Et ben, je vous le dis, je vous le dis, c'est un triple échec. Aujourd'hui, les
revendications et la contestation, elles s'élargit. La diabolisation de la France insoumise, ça n'a pas fonctionné et nous avons encore plus de soutien dans cette mobilisation que c'était le cas avant. Quant à la répression, le pays entier est choqué par les images de violence policière. Donc c'est un triple échec du gouvernement qui doit là revoir sa copie très largement. Clémence Gué. Alors la colère sociale, ce sont les lycéens, ce sont aussi tous ces Français qui euh réclament des mesures pour leur pouvoir d'achat et il y en a un qui s'étonne de la mobilisation, de l'ampleur de la mobilisation sociale à 6 mois des élections. C'est Emmanuel Macron hier lors d'un déplacement à Marseille. C'est pas normal qu'à 6 mois d'une élection présidentielle, notre pays soit
dans cet état d'ébullition. Il y a des gens qui se réjouissent du désordre, moi non. Donc plus jamais le 17 octobre. Le 24 octobre est un modèle, on a tenu et c'est ce qu'on continuera de faire. Alors Clémence Guuté, vous le prenez pour vous, vous vous réjouissez du désordre comme dit Emmanuel Macron. Je je trouve qu'il est d'une arrogance folle à laquelle il nous a habitué. Mais bon, ce qui est toujours étonnante à redécouvrir, je rappelle que c'est son bilan qui met le pays dans un état d'ébulation pareil. 10 millions de personnes pauvres, plus 2 millions sous la Macronie, plus de 1000 milliards de dettes supplémentaires, la consommation populaire qui est à l'arrêt, les salaires qui stagnent, le point d'indice des fonctionnaires qui n'ont pas qui n'a
pas été renouvelé, des Français qui se privent de repas, qui se privent de soins, qui se privent de déplacement parce que le carburant est encore envolé alors qu'on pourrait bloquer les prix et les marges comme nous l'avons proposé. Donc c'est son bilan euh c'est le c'est son résultat qu'il commente là. Euh et donc et sur vous votre rôle et et sur la question notre rôle d'opposition politique, c'est de nous opposer à la politique menée par le gouvernement qui a été absolument désastreuse, qui après 10 ans est désormais factuelle. Ça n'est pas un ressenti de la population française que de dire que leurs conditions de vie, puisque vous m'interrogez sur le pouvoir d'achat, c'est dégradé. C'est très largement dégradé. Donc oui, il faut revaloriser les salaires. C'est
d'ailleurs pour ça que le 5 novembre, vous le savez, il y a une revend une une mobilisation de l'interprofessionnel, donc les les syndicats de salariés cette fois-ci qui est appelé avec euh la CGT notamment qui a appelé à la grève générale ce jour-là et les suivants parce que nous sommes dans une situation d'urgence sociale terrible. Crise sociale Clémence Gueté, vous qui représentez la France insoumise, vous portez le programme de Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que quelque part ça n'est pas du carburant électoral pour vous qui va possiblement se traduire par des voix en faveur de votre Je n'ai pas je n'ai pas cette forme de cynisme. Je je ne peux pas me réjouir de la situation sociale dans laquelle sont les Français aujourd'hui. Ce que je déplore, c'est que nouscun arrière for
électorale pour vous dans cette séquence à 6 mois des élections. Enfin madame, vous vous rendez bien compte que n'importe quelle force politique devrait avoir à cœur de répondre au fait que des gens se privent de repas, se privent de chauffage alors même que là, le gaz va à nouveau augmenter de de 6 %. Vous vous rendez bien compte qu'on ne peut pas avoir cette forme cette forme-là de cyisme qui sans doute est celle de la Macronie et la façon dont elle lit la situation. Moi ce que je leur dis c'est de regarder leur bilan en face et de de faire des choix budgétaires qui sont différents parce que là dans le budget qu'on nous annonce c'est encore 54 milliards de coupes budgétaire. Nous allons le rejeter d'ailleurs en cette fin de semaine le la première partie
c'est-à-dire celle où on trouve des recettes supplémentaires pour le pays. Nous allons nous allons la rejeter sur le pouvoir d'achat là à prendre dès demain votre mesure d'urgence sur le pouvoir d'achat. l'augmentation du SMIC, le SMIC à 1700 € ce sont les plus petits salaires qui ensuite tirent tous les autres salaires. Euh une réindexation, en tout cas une une indexation, c'est-à-dire l'augmentation du SMIC autant que l'inflation, l'augmentation avancé. Donc d'habitude c'est le 1er janvier, elle serait avancée et peut-être un coup de pouce envisagé par le gouvernement. Je je juste pour décrypter ce que vous venez de dire, la revalorisation sur l'inflation, ça veut dire pas de gain de pouvoir d'achat pour les gens. Ça veut juste un peu moins un peu moins de perte
euh que mais tout est bon à prendre mais je vous le dis c'est pas suffisant et par ailleurs, il l'envisage, il raconte des trucs, ça n'est pas prévu dans le budget. Donc moi ce que je vous dis c'est que c'est très concret. Ils n'ont pas l'intention de le faire. Donc on se mobilisera. Il y aura vraisemblablement la suite de la mobilisation lycéenne avec les syndicats de salariés ce samedi le 31 octobre et ensuite le 5 la grève générale demandée par les syndicats et et vraiment nous attendons des réponses qui soient plus concrètes que des groupes de travail des numéros verts et le grand blabla habituel de la Macron. Simplement pour revenir à ce que disait Emmanuel Macron qui disait que vous profiteriez du désordre. Il y a les accusations du gouvernement qui dit que vous manipulez
le mouvement. Puis il y a les déclarations de certains de vos responsables, le maire de Saint Nibalioko. La violence peut-être légitime mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Jean-Luc Mélenchon, votre candidat, quand on lui demande s'il reprend à son compte le slogan Acab Cops are bastards, tous les flics sont des bâtards, ça dépend des jours et des heures. Vous n'avez jamais eu aucune ambiguïté sur sur la question de la violence ? Non, écoutez, comme comme mes camarades, je fais des plateaux. Je pense que les gens ne sont plus dupes du fait qu'on nous interroge sans cesse. Ce cadrage médiatique qui a été fait sur le mouvement social est absolument déplorable. Vous en avez et vous emportez d'ailleurs une responsabilité déclaration invente pas été
fait madame 78 % du traitement 78 % du traitement médiatique de la mobilisation porte sur la question des violences. France vous az nous les avons comment concernant France info, vous avez les chiffres ? Ah François info, je ne sais pas mais à mon avis vous êtes à peu près comme les autres he franchement. Ah bon ? Est quels sont les chiffres alors monsieur le ? Mais je suis à l'antenne 3h par jour et j'imagine que vous n'avez parlé quasiment que du fond du sujet et des revendications comme à votre habitude mais je suis ravie de venir aujourd'hui pour que nous puissions en discuter très largement. Vous m'interrogez malgré tout sur la question des violences. Nous l'avons dit, ce ne sont pas nos méthodes, nous les condamnons. Jean-Luc Mélenchon a fait, je crois, plus d'une
dizaine de déclarations pour dire que nous volions des mobilisations pacifistes non violente et y compris parce que je vous le dis, celles et ceux qui en subissent les conséquences dans leur chair, ce sont toutes les personnes qui ont été mutilées, blessées depuis le début des mobilisations lycéennes. gens qui on et encore ce weekend puisque le 24 octobre est un exemple pour le président de la République, est-ce qu'une main arrachée par un tir de grenade qui a été réalisé par des policiers, c'est un exemple, je ne le crois pas. Il faut en arrêter avec les armes de guerre, l'utilisation des armes de guerre, la répression des mobilisations de cette façon-là. Moi, je vous le dis, je suis allée dans les mobilisations. Parfois, on y va en ayant peur. Ça n'est pas normal. Le droit de
manifester, c'est un droit qui est inscrit dans la Constitution. Et les lycéens vont demander dès jeudi au ministre de l'intérieur qu' va aller recevoir l'interdiction des armes dites intermédiaires dans la mobilisation lycéenne. Et ça on l'a entendu sur France info puisque c'est chez vous parce que ce serait ce serait la moindre des choses que des jeunes ne risquent pas de perdre la moitié de la mâchoire, un œil, une main. Je veux dire c'est délirant, ce sont des enfants. Clémence Gueté, député LFI, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci d'être avec nous dans le 830 France info. On vous retrouve juste après l'info en une minute à 8h48 et nous sommes toujours avec Clémence Geté. député la France insoumise après l'attentat de Trap. Jean-Luc Mélenchon a
pris la parole hier soir. Il appelle à ne pas pardonner ou regarder ailleurs et il dit que dans la Nouvelle-France, hein, le concept qu'il décline dans son programme, le racisme sera systématiquement pourchassé et puni. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce qu'il a derrière la tête ? D'abord [grognement] et avant toute chose, permettez-moi quand même d'avoir un mot euh pour Pengo Bosio Wii qui est le jeune homme de 26 ans qui a été tué à Trappe. Euh un mot euh en son hommage, un mot évidemment de soutien à sa famille et puis un mot aussi pour euh toutes les familles des personnes qui aujourd'hui encore sont hospitalisées. Je pense à Ramatou qui est une petite fille qui a reçu 8 balles à peu près partout dans le corps à la violence extrême qui s'est abattu là-bas et à la
peur que peuvent ressentir les habitants de Trappe qui est évidente puisque c'est un attentat terroriste à caractère raciste et islamophobe puisque le tueur qui a été arrêté depuis le terroriste disait explicitement vouloir venger les commerçants du 17 octobre en ciblant des personnes noires et arabes. juste en garde à vue, il nie désormais le le caractère raciste de son acte. Oui. Mais qui est qui est avéré par ses déclaration par le fait que il était très très idéologisé à l'ultradroite, il disait M Campf a priori cet ouvrage là a été retrouvé chez lui et puis le parquet antiterroriste tout simplement s'en est s'en est saisi pour décrire ma caractère raciste. Revenons sur les propos du
Mélon. Ne pas pardonner, punir, qu'est-ce qu'il veut vous dire d'abord beaucoup d'émotion ensuite dire qu'il y a une responsabilité aussi à ce contexte qui est celle du climat médiatique et de toutes les déclarations qui ont pu être faites par des responsables politiques d'extrême droite notamment depuis le 17 octobre mais en réalité bien avant je rappelle que c'est monsieur Bardella qui ciblait lui-même la ville de Trappe en disant que c'était une République islamiste en miniature la ville des djihadistes. Vous connaissez ces déclarations mais qui on qui ont fait peur aux habitants de Trappe évidemment. Et après on va revenir sur les propos de Jean-Luc Mélenchon. Mais puisque vous en parlez, on était hier avec le député RN Thomas Ménager ici même, il était à
votre place et il disait, je résume son propos, il faut condamner le racisme mais cela ne doit pas empê empêcher de nommer les choses, les départs pour le djihad, l'islamisme, le communautarisme. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je trouve que c'est indécent. Je trouve que c'est indécent après que alors même que on parle de gens qui sont hospitalisés et d'un jeune homme de 26 ans qui a été tué parce que noir. Euh donc je trouve que il devrait voilà pouvoir garder un minimum de dessence mais je ne suis pas étonnée parce que l'extrême droite est en roue libre en réalité sur la ville de Trapp d'autres endroits avec des quartiers populaires dont la circonscription que je représente. Je je me sens concerné au même titre que les gens avec qui avec qui j'habite et qui habitent autour de
moi et qui ont peur oui de sortir dans la rue. Je trouve que c'est absolument inacceptable. Vous avez publié un tweet, vous vous pointez les responsables, ceux qui ont armé encouragé cette haine meurtrière et qui sont pour vous, je cite, les politiciens racistes de la Macronie à l'extrême droite. Vous mettez tout le monde dans le même Je dénonce, je je dénonce dans ce tweet un processus qui s'appelle l'extrême droitisation dans notre société. Nous avons monsieur Bardella qui a fait ses déclarations sur Trappe, monsieur Zémour qui le 18 et le 20 octobre sur différentes anthes rappelait enfin déclarait que c'était des ordes de barbares, des ordes arabo-musulmanes qui avaient pillé les commerces, le donc ça ce sont des propos racistes qui ciblent
des gens qui instaurent un climat raciste dans lesquels les choses se disent peuvent être dit j'arrive j'arrive les choses peuvent être dites sur les sur les antennes. Monsieur Zémour a parlé du grand remplacement. Théorie qui n'existe pas, complotiste, raciste, islamophobe que la ministre madame Berger a déclaré pouvant être légitimement discuté, y compris d'autres macronistes lui ont répondu que c'était scandaleux parce que c'était raciste et cetera. Elle a dit pour être tout à fait précis qu'on pouvait pas être placé en garde à vue aujourd'hui pour théorie. Elle a pas dit ça. Elle a dit qu'on pouvait en discuter. On peut pas discuter de théories racistes, complotistes, antisémite, islamophobe, tout ce que vous voulez. On ne peut pas placer ça comme un sujet de discussion
dans voilà. Et par ailleurs, vous m'avez interrogé sur les macronistes, madame, monsieur le président de la République, Macron lui-même quand il disait il y a trop de Mamadou dans les hôpitaux, c'est une déclaration raciste. tout toute la Macronie jusqu'à monsieur Bruno Rotaillot, ancien ministre de l'intérieur, du gouvernement macroniste qui fait des déclarations pour dire à le voile, tous les dirigeants qui ont une complaisance plus ou moins ouverte avec ces avec ces ces propos racistes, islamophob, antisémitistes sont responsables du climat dans lequel vivent notamment les habitants de trappe qui aujourd'hui encore ont peur. Donc, puisqu'on vous a posé deux fois la question, que veut dire Jean-Luc Mélenchon sur la lutte contre le comment elle luttera contre le racable
et que qu'on sera implacable et que cette lutte contre ce type de propos sera implacable quand nous aurons gagné l'élection présidentielle en 2027. notamment. Je vous propose par exemple une mesure, je pense qu'il y en il y en aurait plein mais nous disons qu'il faut des moyens pour euh sanctionner évidemment mais aussi pour prévenir, pour éduquer, pour voir dans toutes les sphères parce que ça peut être de la discrimination dans ou du racisme dans la sphère professionnelle, dans l'accès au logement, dans plein de pans. Nous disons par exemple qu'il faut un véritable plan avec des moyens qui soient à collés. Nous proposons-nous un plan d'un milliard pour répondre à cette question parce que comme d'autres formes de discrimination, il faut y y allouer des professionnels qui soient formés
dans absolument tous les domaines. Aujourd'hui, la Macronie ne fait rien, fait du blabla, fait des déclarations indécentes. Et donc voilà, nous disons que et nous le redirons aujourd'hui pendant la question au gouvernement que oui, il y a une responsabilité dans le la libération de la parole raciste à laquelle on a pu assister qui aboutit à des conséquences telles que cette attaque meurtrière. Déposer noir sur blanc, ses responsabilités, une commission d'enquête parlementaire par exemple. Exactement. Alors moi j'ai déposé je dépose aujourd'hui plus précisément une commission d'enquête parlementaire. En fait je la redépose parce que malheureusement la mort de ce jeune homme n'est pas la première n'est pas le premier crime dans les dernières années notamment sous la
macronie à caractère raciste directement. Il y avait eu, vous le savez, euh des ratonnades dans la Creuse. Il y a eu d'autres morts qui sont citées dans cette commission d'enquête que nous rappelons factuellement parce que ces agressions elles augmentent et parfois elles aboutissent à des meurs. Donc, je dépose une demande de commission d'enquête pour établir les responsabilités. Juste une précision, cette commission d'enquête, vous la faites sur votre droit de tirage LFI, c'est-à-dire elle va avoir lieu où ça fait partie des multiples commissions d'enquête que vous appelez tous les mois. Euh bah alors, je pense qu'il y a besoin de commission d'enquête sur de nombreux sujets. Oui, malheureusement euh cette vous savez la la la enfin vous ne le savez peut-être
pas d'ailleurs, mais la dernière année de mandat puisque l'année est plus courte du fait de l'élection présidentielle, il n'y aura pas de droit de tirage pour les groupes. Donc, j'appelle la présidente de de l'Assemblée nationale et les autres groupes parlementaires. Je crois que ça peut intéresser tout le monde que nous traitions enfin ce sujet à la hauteur. Clémence Gueté, certains vous disent que pour lutter contre les racismes, il faut être irréprochable sur tous les racismes. 10 mois de prison avec surcis et 2 années d'inéligibilité ont été requis contre votre collègue député européenne Rima Hassan qui avait cité sur X un terroriste japonais militant de la cause palestinienne et auteur d'un attentat qui a fait 26 morts en 72 à l'aéroport de Tela Avive.
Vous pensez pas Clémence Gueté comme Jean-Luc Mélenchon que la Macronie sont ces mots à céder aux demandes de Benjamin Netaniaou ? Alors d'abord je pense que le la transition que vous faites entre le sujet que nous venons d'évoquer et celui-ci est parfaitement immonde. Donc je veux vous le dire très franchement. Pourquoi ? C'est c'est pas un racisme comme les autres. Nous nous nous venons de parler euh du meurtre raciste d'un jeune homme, de gens qui sont de gens qui sont entre du terrorisme pour un homme qui qui était enfin qui est toujours d'extrême droite, d'ultradroite, ce qui l'a conduit à avoir des crimes racistes. Et là, vous me parlez d'un tweet de Rima Hassan. On parle d'apologie du terrorisme, c'est
une accusation grave et il y a des réquisitions lourdes et des réquisitions comme vous le dites. Alors estimé que la Attendez, attendez non non non, on va pas zapper la question comme ça parce que elle demande elle demande un éclaircissement de ma part. Rima Hassan est ciblé par euh plus d'une dizaine de procédures judiciaires. Euh l'ONU même, cinq rapporteurs de l'ONU ont dit que le harcèlement judiciaire à l'encontre de Rima Hassan parce qu'elle défend les voix des Palestiniens et des Palestiniennes parce qu'elle dénonce sans relâche le génocide qui accourt à Gaza la colonisation en 6 Jordanie. Donc c'est qui est derrière tout ? J'y arrive monsieur, ne vous inquiétez pas. Oui mais je m'en fiche vous poser des questions ou trancières, je vais prendre le temps d'y répondre.
Donc, Rima Hassan subit une forme de harcèlement judiciaire qui a été euh donc dénoncée par l'ONU, jusqu'à l'ONU. Et donc aujourd'hui, il y a des réquisitions que nous avons dénoncé parce que évidemment elles sont euh sans sans proportion gardée pour euh pour euh ce qui lui est reproché. La justice va suivre son cours, elle va continuer de se défendre et je vous le dis, je réaffirme mon soutien plein et entier à Rima Hassan pour le courage et la détermination dont elle fait preuve. Clémence Gueté, député la France à insoumise, vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci d'avoir été avec nous. Merci ce matin. Merci Audry. Merci et bonne journée à vous.
Clémence Guetté