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interviewlyonmag· 17 novembre 2025 13 min

Anaïs Belouassa-Cherifi : "Avec des propositions concrètes, on peut créer un engouement à Lyon"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à toutes et tous. Bienvenue dans les coulisses du Grand Lion. Mon invité du jour, la députée Anaïs Bello Sheriffi.

Bonjour. Bonjour. Donc vous êtes député LFI de Lyon.

Vous êtes surtout désormais chef de fil de l'FI aux élections municipales. Donc candidate à la mairie de Lyon. Votre slogan faire mieux pour Lyon.

Vous étiez dans la majorité sortante. Ça veut dire qu'elle n'a pas fait assez bien. Alors, on éétait pas tout à fait dans la majorité sortante.

Sachez que quand même les Veraient assuré d'avoir la majorité à toutes les instances sans leurs alliés politiques. Donc nous, on veut juste faire mieux pour Lyon. On va commencer dès maintenant pour cette campagne éorité même pour cette campagne électorale puisque nous pensons que lorsque la politique nationale ne répond plus aux ambitions et aux préoccupations des gens, il faut agir très concrètement avec des mesures ambitieuses et c'est tout le sens de la candidature.

Alors parmi les les différentes mesures que vous avez proposé, une des mesures emblématiques, c'est la gratuité des TCL. C'est aussi une mesure du côté de de Jean-Michel Holas qui lui la propose pour tous ceux qui gagnent moins de 2500 €. Donc vous voulez l'étendre à tout le monde, y compris au millionnaires et y compris à Jean-Michel Holas.

En fait, il y a il y a il y a pas, vous l'avez dit, c'est 2500 € donc nous c'est bien sûr à tout le monde et à toutes et tous. La gratuité des transports en commun, je c'est une revendication qui est chère à la gauche et chère à la gauche radicale que nous sommes puisque nous pensons que tout le monde a le droit à une mobilité à Lyon et que cela fait en sorte que il n'y ait pas de ségrégation dans les arrondissements et que tout le monde puisse se déplacer dans notre belle ville. Bien évidemment euh c'est une mesure métropolitaine mais qu'on va porter durant cette campagne aussi puisqu'il est important euh que tout le monde puisse avoir accès à l'UB et vous pourriez vous vous alliez avec Jean-Michel Holas pour faire au moins la gratuité pour les les gens qui gagnent moins de 2500 € en c'est une mauvaise idée.

Il faut pas niveler par le bas toutes les propositions. Notre proposition c'est la gratuité. On a aussi des propositions pour le financer notamment sur le versement mobilité des employeurs de de passer à neuf salariés pour augmenter le versement en mobilité.

On a d'autres propositions à mettre sur la table et par ailleurs, il y avait déjà eu euh le Citral qui a fait euh qui avait qui avait justement travailler sur la gratuité possible. Nous le ferons si nous arrivions en tête. Vous avez vu aussi le rapport de la la Chambre régionale des comptes qui a été remis au Citral sur ce sujet et qui dit en résumé la la gratuité c'est possible à condition de renoncer à des projets d'investissement et d'augmenter les impôts.

Mais de toute façon, il y a il y a rien impass. Tout ne pourra pas être fait. Non mais quand vous pensez à la gratuité, vous pensez à la mobilité, vous pensez que potentiellement les gens vont plus se déplacer pour aller consommer en ville, pour aller à des activités culturelles.

En tout cas, ça remet de la vie et ça remet potentiellement de la vie économique à Lyon. Voilà, il y a aussi toutes ces incidences là qui auxquelles il faut penser bien évidemment. Quelle chambre régionale des comptes a pas pensé selon vous ?

Alors, j'ai pas vu l'étude en en particularité sur ce point, mais je pense que il faut prendre tous les paramètres en compte. Celle-ci on est en tout cas parmi vos propositions fortes, il y a aussi la question de la réquisition des logements vacant. Vous avez vu que Bruno Bernard vous a répondu sur le sujet en disant que globalement ça c'était beaucoup moins de logement que que vous l'imaginiez et que les élus qui avaient essayé se font retoquer par la justice.

Tu propose d'autres d'autres pistes. Alors lui n'a pas parlé du nombre de logements vacants. N'a pas contesté le chiffre puisque c'est un chiffre qui est notamment de l'INC mais a plutôt contesté la manière et la méthode.

Moi, je pense que lorsqu'il y a une urgence sociale dans notre ville, qu'il y a une difficulté d'accès au logement, qu'il y a une difficulté dans le parcours résidentiel, faut trouver des solutions. La réquisition, c'est une possibilité pour le maire, et je l'ai dit à nombreuses reprises, par des décisions du Conseil d'État, par des articles du code de général des collectivités territoriales, mais c'est une possibilité pour le maire de préhemp justement ses locaux pour faire en sorte que il y ait plus personne à la rue, pour faire en sorte d'avoir du logement intermédiaire. intergénérationnel.

En tout cas, c'est un projet que nous portons puisque nous considérons qu'aujourd'hui il y a un problème de logement dans notre ville et donc nous essayons de de d'y trouver des des solutions puisque on est là pour formuler des propositions dans cette campagne. C'est un peu une mesure totem quand le Bruno Bernard vous dit "C'est pas ça qui sera le plus efficace, il y a d'autres pistes." Bah qu'est-ce qui est le plus efficace ?

C'est de laisser les 270 enfants qui sont à la rue dans la métropole de Lyon enfin et les 200 jeunes au jardin des Chartreux. Non, c'est pas une solution. on peut pas se satisfaire de ça.

Alors du coup, on va chercher des propositions, on va chercher des solutions. La réquisition de ces logements vacants, c'est une solution et nous le ferons parce que nous pouvons le faire. Dans les grands thèmes que vous posez dans cette campagne, il y a la question de l'alimentation.

Là-dessus aussi, vous posez la question de la gratuité, gratuité des cantines scolaires, gratuité d'un d'un création et gratuité d'un petit déjeuner dans toutes les écoles. Tout à fait. Alors là, cette semaine, on va arriver à la journée internationale des droits de l'enfant ce jeudi et donc nous formulons des propositions en ce sens pour faire en sorte que tous les enfants de notre pays et surtout à Lyon puissent avoir un petit déjeuner gratuit dans chaque école parce que je sais pas si vous avez vu ces chiffres alertants, c'est un enfant sur 5 qui va à l'école le ventre vide et bien évidemment que vous pouvez pas étudier dans de bonnes conditions lorsque vous avez le ventreville, mais surtout on a vu réapparaître être une maladie compensée disparue qui est le scorbut.

Le scorbut qui depuis 2020 a causé une augmentation des hospitalisation pédiatrique. C'est lorsque vous ne consommez pas de fruits de légumes pendant au moins 3 mois. Voilà la réalité sociale dans notre pays.

Et donc nous euh à la mairie de Lyon, ce sera petit-déjeuner gratuit pour les enfants dans toutes les écoles. Ce sera cantine aussi scolaire gratuite pour tous nos enfants. Et puis aussi on veut mettre en place ce qu'on appelle la maison des communs. la maison des communs, ça ça regroupera six services qui fera de l'accès au droit, qui fera de la recyclerie, mais dans lequel il y aura un restaurant ouvert à toutes et tous à tarification sociale ouvert le midi, le soir pour faire en sorte que chaque lyonnaise et chaque lionnais ait un repas équilibré sain issu de l'agriculture biologique.

Ça c'est un un resto pour tous les habitants en fait. Alors, il y a ça et puis il y a aussi répondre à la problématique de la précarité étudiante. Lorsqu'on sait que après avoir payé leur loyer, les étudiants, il leur reste 100 € par mois pour vivre.

On avait fait passer à l'Assemblée nationale justement les repas à 1 € au CRU. Malheureusement, les CRUs sont fermées le samedi dimanche. C'est aussi pour répondre à la précarité étudiante d'avoir des restaurants municipaux ouverts toute la semaine pour pouvoir accueillir nos étudiants et nos étudiantes qui sont dans la précarité.

Je reviens sur les petits déjeunés offerts puis la gratuité des repas à la cantine. Vous avez parlé des enfants qui étaient qui avaient une mauvaise nutrition aujourd'hui, mais il y a déjà des tarifs sociaux, il y a déjà une gratuité pour beaucoup beaucoup d'élèves. Les tendres à tous les élèves, est-ce que c'est comme ça qu'on s'assurera qu'il mangent des des fruits et légumes ?

Tout à fait. Vous l'avez dit vous-même, les tendre à toutes et tous, ça permet à chaque enfant d'avoir une alimentation saine et équilibrée, de faire en sorte, c'est pas parce qu'on leur met des plateaux repas avec des des légumes qui vont consommer les légumes. Mais c'est pas une question de légumes ou pas.

C'est une question de dire que aujourd'hui il y a un enfant sur 5 qui arrive le ventre vide à l'école. Bah moi je je ça ça en fait ça me prend au trip. Donc comment on répond à ça ?

On répond par une mesure générale pour faire en sorte que chaque enfant puisse avoir un petit- déjeuner sain, puisse ensuite manger à la cantine peu importe ses moyens parce que c'est bien ça, c'est le bien-être de nos enfants. Le droit à l'alimentation, le droit à l'éducation, c'est bien sûr la base d'une société puisque les enfants sont l'avenir de notre ville. Parmi les premières propositions qu'on a dans la campagne sur la thématique sociale, il y a les les fameux chèqus de Jean-Michel Holas de 250 € pour les familles famental monoparentale.

C'est c'est une bonne mesure. Mais c'est une des chèqus pour faire quoi ? Enfin, moi je je veux bien, c'est que j'ai un peu la l'impression que monsieur Holas, bon peut-être qu'il arrive pas à harmoniser les mesures dans son camp, mais de de il faut penser structurellement chaque proposition que vous mettez sur la table.

C'est pas euh on va donner 150 € au aux familles monoparentales, il faut partir du constat aujourd'hui. Effectivement, les familles monoparentales sont une des catégories sociales les plus précaires dans notre pays. On a une augmentation euh évidente de la pauvreté dans notre pays.

Maintenant, c'est comment on répond euh à cette problématique. Je suis pas sûr que donner un chèque comme ça répondre à une problématique. Il faut voir à tous les niveaux où est-ce que les familles monoparentales ont des difficultés.

Il faut penser structurellement les propositions qu'on porte et la politique qu'on mettra en place. Un mot sur la campagne, mot plus politique. On vous entend très critique, très dur avec euh avec euh le Parti socialiste.

Est-ce que demain au 2e tour euh vous seriez capable de vous vous rassembler ? Alors moi je je le dis tout le temps, je fais pas de la politique fiction. à chaque fois qu'on a fait une alliance, ça a été sur un programme, un programme ambitieux, radical de rupture.

Jusqu'à preuve du contraire, je crois que nous nous sommes droit dans nos bottes et que le programme que nous avons signé, c'est-à-dire le nouveau fond populaire avec comme première mesure s'opposer au au à la politique d'Emmanuel Macron, abroger la réforme des retraites, jusque-là, je crois qu'on a tenu la barre entre guillemets. Aujourd'hui, on constate qu'effectivement au niveau national, il y a des consignes àabulles avec la Macronie et le Parti socialiste pour faire en sorte de maintenir un gouvernement qui est illégitime, de niveler nos droits vers le bas en ce qui concerne la réforme des retraites. Je suis très dur sur ce sujet, c'est-à-dire on abroge on abroge une injustice.

On va pas décaler dans le tout ou rien. Vous êtes vous avez même voté contre le report de la réforme d'attraite. Tout à fait.

Parce que aujourd'hui, vous savez c'est quoi les conséquences de ça ? C'est les conséquences dans un budget, on va voir pendant au moins 5 ans les pensions de retraite qui sont pas indexées sur l'inflation. Aujourd'hui, dans notre pays, il y a 2 millions de nos aînés qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Donc c'est une perte de pouvoir d'achat. Donc c'est une perte de dignité. C'est donc nous sommes pour abroger la réforme des retraites.

Elle a eu pour conséquence de prendre de années de vie aux travailleurs aux travailleurs de notre pays. Nous on est on est constant en fait. Vous êtes dans dans tout tout pour rien.

Alors que le nouveau Fond populaire aux dernières élections législatives a fait un petit peu plus de 30 % au premier tour. C'est loin de la majorité. C'est loin d'une majorité qui vous aurait permis de gouverner dans un soyen.

Alors je pense que on on n'est pas sur des pourcentages quand on parle de proposition. On est soit à 100 % pour nos propositions et sur notre programme sur lequel on a été élu, mais on n'est pas à 30 % ou moi j'ai été élu sur un programme 70 % des électeurs ont voté pour d'autres propositions. J'ai été élu sur un programme que je respecte, c'est-à-dire qu'il y avait l'opposition à la politique d'Emmanuel Macron.

Le Parti socialiste a décidé de sauver six fois de de suite les gouvernements de monsieur Bairou et les gouvernements de monsieur le Cornu. Euh ce qui conduit aujourd'hui à avoir une politique nationale délétaire avec un budget qui va être horrible pour les Français. L'année blanche, c'est-à-dire aucune revalorisation des APL de la H pour les personnes qui sont en situation d'handicap, du RSA, de la location chômage.

Enfin, je veux dire, c'est quand on sait la situation sociale dans laquelle est notre pays, comment on peut accepter ça ? Bah, nous ne l'acceptons pas. Avec ces critiques assez fortes sur vos partenaires, vous assumez de prendre le risque d'une victoire de Jean-Michel Holas.

Mais on fait pas Enfin, moi j'aime bien parce que vous faites toujours un peu de la politique fiction. Vous dites "Oui, il va gagner." Mais moi, je suis convaincue que lorsqu'on propose, lorsque nous arrivons avec des propositions sur la table concrètes qui qui témoignent en réalité des préoccupations et des aspirations des Lyonnaises et des Lyonnais, c'est là où on peut créer justement un engouement.

On peut créer euh le fait que les gens aussi s'engagent dans une campagne et puissent aller voter sur un projet politique et pas sur des personnalités. Et la candidature de Jean-Michel Holas, c'est ça ça reste votre principal adversaire ou Tout à fait. Moi je pense que monsieur Holas et je l'ai dit et je je je signe encore sur ce que je disais, je pense que monsieur Holas est arrivé là peut-être parce que il avait plus grand-chose à faire et que il est l'instrument en réalité de la droite lyonnaise qui s'est déchiré pendant des années sur la municipale et la métropolitaine et puis d'une Macronie qui n'existe plus vraiment puisque elle crée la désaffection généralisée dans notre population.

Aujourd'hui, on a entendu quelques mesures de monsieur Holas. Moi, j'attends de voir ce qu'il va faire durant cette campagne. C'est sûrement pas avec des selfies et des petites phrases qu'on peut gagner.

Pour vous, aujourd'hui, la campagne est pas jouée. Ben non, sinon on partirait pas en campagne. Si on pense que tout est joué d'avance, on y va pas quoi.

Sinon, tout le monde reste chez soi et on et voilà. Mais ce que je veux dire, c'est que je suis convaincu que lorsque euh on peut proposer des choses, qu'on peut aller justement sur des éléments politiques, sur proposer une autre vision, faire mieux pour Lyon parce que c'est vraiment notre ambition, et ben on se présente à des élections et on mène campagne jusqu'en mars. Si vous êtes élu maire de Lyon, juste mot de conclusion pour finir, analyse Bello shérifie maire de Lyon, ça ressemblerait à quoi ?

Bah vous verrez, j'ai envie de vous dire mais c'est sympa de penser que on peut passer devant monsieur Has, ça c'est clair. Vous avez pas cité passer devant lui aussi. Oui mais tout à l'heure vous me parliez de monsieur Holas parce que c'est un peu votre votre marotte, j'ai l'impression.

Mais Anaïs Bello sa chérifie, je vous remercie. Merci à vous. Et puis moi je vous dis à demain pour une nouvelle émission des coulisses du grand Lyon.