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InterviewRévolution Permanente· 17 mars 2023 13 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleSécuritéTravail & emploi

« Il faut généraliser la grève pour faire démissionner Macron » Anasse Kazib à France Info

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a des limites à ce mouvement et notamment aux violences et dégradations observées ?

  • 3:45RelanceRéponse partielle

    La mobilisation a été calme, mais est-ce que la radicalisation est nécessaire pour faire entendre la colère ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Vous parlez de 94% des actifs opposés à la réforme, mais le gouvernement passe en force. Que répondez-vous ?

  • 5:49RelanceRéponse directe

    Les syndicats portent-ils la responsabilité de la colère et des violences en marge des mobilisations ?

  • 6:28OuverteRéponse directe

    Est-ce que la radicalisation peut ternir la mobilisation et nuire aux syndicats ?

  • 7:10OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui peut faire tomber cette réforme et peut-être le gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Fait
    « moi je sais ce que veut dire être sur un piquet de grève à 4h du matin »
  • 4:27Chiffre
    « 94% des actifs c'est le chiffre dès le départ il y a combien de salariés en France 29 millions de dans ce pays »
  • 9:05Fait
    « la seule chose qui crée c'est le rapport de force c'est la généralisation de la grève »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

nous ont rejoint sur ce plateau Fanny de Coster soyez la bienvenue et vous êtes responsable CGT finance publique et Anastasie bienvenue également à vous vous êtes délégué syndical sudrive cheminots Paris Nord un ascasie on entend bien ce que ça veut dire désormais l'amplification du mouvement est-ce qu'il y a des limites à ce mouvement et j'entends par là notamment des limites à ce qu'on a pu voir hier dans certaines villes les violences des dégradations moi je pense déjà la première des violences c'est c'est cette violence sociale c'est la violence du 49-3 c'est on a baladé pendant plus de 50 jours avec les navettes parlementaires et autres entre les journées de mobilisation enfin 50 jours de pseudo débat et discussions autour de cette réforme des retraites la réalité c'est que le gouvernement n'en a que faire de toute façon de la contestation il en a que faire de de la moindre opposition que ce soit il en a que faire des sondages d'opinion et que la vraie brutalité la vraie violence en réalité elle évolue par par ce gouvernement et donc aujourd'hui il y a une explosivité dans le pays c'est très bien il faut ça explose encore plus il faut que ça se radicalise encore plus il faut encore plus de violence bah c'est pas une question de violence c'est une question de la violence sociale imposée par le gouvernement dont vous parlez elle doit se traduire dans la rue par des dégradations par des feux par de la violence physique la question c'est pas c'est pas juste parce que on voit toujours les poubelles qui brûlent et on voit pas la radicalité s'exprimer de d'autres manières lorsque vous avez des travailleurs de des de la thyrrue de l'incinérateur d'Ivry des éboueurs qui tiennent les garages de camions c'est leur outil de travail ils sont en grève majoritaire ils ont le droit quand même de bloquer c'est une action c'est radical ça fait partie voilà ça fait partie de du mouvement ouvrier ça fait partie de l'ADN du mouvement ouvrier si aujourd'hui on a des congés payés s'il y a des il y a un SMIC s'il y a un RSA s'il y a un certain nombre d'aquis aujourd'hui c'est parce que il y a des des travailleurs dans l'histoire qui ont bloqué leur outil de travail et aujourd'hui on leur envoie les CRS pour les déloger ça c'est profondément violent des personnes qui sacrifient un salaire qui voit pas je sais pas enfin moi je sais ce que veut dire être sur un piquet de grève à 4h du matin je sais ce que veut dire faire des manifestations je sais ce que ça veut dire comme sacrifice financier comme sacrifice dans ma vie de pas voir mes enfants et qu'on m'envoie les CRS qu'on nous gaz etc on aurait pris mais alors qu'on conteste quelque chose ça c'est ça c'est profondément violent donc très sincèrement enfin ne fixons pas les le regard sur des poubelles qui qui brûlent ou autre ça c'est profondément secondaire tout ce qui existe aujourd'hui c'est parce qu'on a un gouvernement en face de nous qui quoi qu'il arrive il veut faire une réforme qui est une régression sociale pour tout le monde Marie le bec qu'est-ce que vous avez à répondre à ces syndicats qui disent finalement et un peu dans le même son de cloche que l'opposition politique le gouvernement est sourd à ce que disent les Français

3:04
Non speech

[Musique] [Musique]

3:45
Locuteur

mais je crois que la mobilisation elle a été calme qu'elle restait justement à la fois des politiques à la fois des gens qui ont des convictions différentes et et des des travailleurs qui se mobilisaient et je pense que ça crédibiliserait durablement les syndicales si elles n'étaient pas capable de contenir cette radicalisation mais madame la question c'est pas la crédibilité des organisations syndicales c'est de laisser passer une réforme ou de ne pas la laisser passer c'est pas une histoire d'organisation syndicale je suis pas d'accord d'ailleurs pour penser que le le la réforme et la lutte contre la réforme a été soutenue par la passivité au contraire il y avait plus de 65% des gens qui qui appelaient au blocage de l'économie aujourd'hui encore il y a plus de 80% selon un sondage à risque 80% de la population qui est en désaccord avec le 49-3 donc à un moment donné c'est pas une histoire de passivité ou autre vous avez envoyé un crachat au visage de l'ensemble de la population le l'ensemble du salariat vous savez 94% des actifs c'est le chiffre dès le départ il y a combien de salariés en France 29 millions de dans ce pays vous imaginez 94% de ces 29 millions de salariés qui sont opposés et malgré ça aujourd'hui vous avez décidé de passer en force et vous n'avez que ce que vous méritez c'est très bien Fanny le bec s'il vous plaît enlève juste Fanny de Costa réagir deux points qui viennent d'être évoqué alors quand on parle de concertation avec les organisations syndicales moi je suis secrétaire général d'un syndicat de la fonction publique d'État donc on discute avec les ministres et la concertation sous la sauce de Monsieur Macron c'est on vous présente un projet avec des règles qui ne sont ni discutables ni à manables comme les 64 ans et par contre on veut bien discuter des miettes nous donne un administration c'était on va on va supprimer des centaines de sites des finances publiques on veut bien juste discuter de où vous voulez les supprimer en gros c'est ça la concertation avec Emmanuel Macron il faut pas s'y tromper donc la concertation c'est pas une concertation c'est on nous présente un projet pour faire croire à la population que ça a été discuté avec les syndicats ce qui est absolument faux et deuxième chose remettre la responsabilité euh en disant que ouvertement si les syndicats peuvent pas contenir la colère mais combien de fois on a prévenu qui n'a pas écouté les mobilisations massives et pacifiques ces dernières semaines qui qui n'a pas écouté on a dit qu'à un moment donné si on n'était pas écouté si la population et la majorité de la population n'était pas écoutée la colère ça gaverait on l'a dit on l'a prévenu c'était pas une menace c'est ce qu'on nous faisait remonter donc on peut pas mettre ça sur la responsabilité des syndicats Fanny de Coster et Anas quasi vous nous disiez Anastasie tout à l'heure à un moment les syndicats portent pas la responsabilité de de la de la colère et éventuellement des violences mais est-ce qu'elle fait effectivement il y a pas une crédibilité pour vous aussi qui enjeu malgré vous si je peux le dire de cette manière parce que cette colère si elle n'est pas contenue est-ce qu'elle risque de se retourner contre les syndicats et nous notre responsabilité c'est les mots d'ordre qu'on passe et qu'est-ce qu'on dit aujourd'hui au niveau de l'Inter syndical on dit rassemblez-vous mobilisez-vous fortement de façon massive pour aller manifester se mettre en grève et et ce on se rassemblant le plus massivement possible le jeudi 23 mars c'est ça notre responsabilité on n'est pas responsable de tout ce qui se passe en France enfin je sais pas on n'a pas appelé il me semble-t-il à casser je ne sais pas quoi à mettre le feu aux poubelles même si je partage ce qui a été dit juste avant il me semble que là on passe en plus ou à côté du sujet mais est-ce que ça risque effectivement j'ai jamais dit et personne ici sur ce plateau n'a dit que vous n'aviez appelé à ça mais est-ce que ça risque je vais tourner ma question autrement de ternir la mobilisation s'il y a des violences en marge de cette mobilisation moi je pense qu'au plus on sera nombreux à montrer notre désaccord parce que on est nombreux à avoir ce désaccord je pense qu'au plus on sera nombreux à le montrer dans les rassemblements dans la rue et dans les grèves je pense que non seulement ça durera pas très longtemps parce que le projet de loi va vite tomber et en plus ça ça soulèvera un petit peu le niveau des mobilisations et c'est bien la masse qui fera tomber cette loi un askasi qu'est-ce qui peut faire tomber cette réforme et peut-être le gouvernement qu'est-ce qui est différent aujourd'hui de hier malheureusement moi j'ai un petit désaccord moi je défends pas l'Inter syndical je suis même très critique de la stratégie de l'intersyndicale moi depuis le début la journée de grève perlée j'ai même tendance à penser que s'il y a bien des gens qui n'ont rien compris encore à la situation aujourd'hui le tournant c'est l'interdical dans le sens où il y a eu il y a quelque chose qui s'est passé hier il y a l'ouverture d'une crise profonde politique avec le passage au 49-3 et pourquoi en fait on appelle à rien sinon une journée le jeudi tout le monde le voit enfin je veux dire par là j'ai écouté des émissions de radio ou des gens des petits patrons des gens qui disent moi je suis pour l'allongement de l'âge de départ à la retraite et qui eux-mêmes font le constat que la date et la stratégie correspond pas je veux dire par là donc si des gens qui sont opposés à la réforme voit bien que la stratégie elle est un peu bancale certains ont fait même référence à la grève perlec moi malheureusement j'ai connu en 2018 à la SNCF où on nous disait de faire deux jours de grève trois jours de travail un moment donné il y a quelque chose il y a eu un appel le samedi par exemple samedi on se février et le samedi 11 mars un bizarrement enfin sais pas quoi pourquoi on appelle pas le samedi clairement pas à se rassembler non l'Inter syndicale elle sait faire on voit bien le distingo entre le jeudi 23 mars et on vous appelle à vous rassembler et ça c'est c'est pour le folklore c'est pour dire on on est là il faut un plan de bataille réel aujourd'hui le gouvernement nous déclare la guerre il nous a dit je m'en fiche de vos 3 millions de personnes je m'en fiche de vos grèves perlées je m'en fiche de vos blocages maintenant la seule chose qui crée c'est le rapport de force c'est la généralisation de la grève aujourd'hui on arrive c'est d'assumer enfin Laurent Berger raffinerie à l'arrêt comme on le voit en ce moment en Normandie j'ai mes camarades de la CGT à la raffinerie de Normandie l'arrêt de la raffinerie était décidé c'est pas ce weekend on n'arrête pas une raffine rien weekend on arrête une imprimerie pour celles et ceux qui regardent cette émission c'est minimum une semaine à 10 jours de d'arrêt des installations et une semaine à 10 jours de reprise on se rappelle de l'automne sans les jours de grève donc moi j'espère que à l'image de ces camarades raffineurs qui ont décidé ça aujourd'hui à l'image des camarades d'éboueurs de toutes ces grèves reconductibles moi la SNCF c'est mon onzième jour de grève reconductible aujourd'hui un moment donné on n'a pas besoin que de grève par procuration et de grève isolées il faut généraliser cette grève reconductible partout à l'ensemble du pays et dès maintenant le jeudi si il y a le jeudi 23 mars on va s'en saisir on va faire en sorte que ça soit un jeudi explosif mais je veux dire par là toutes les possibilités toutes les tentatives qui vont permettre de partir le plus tôt possible c'est-à-dire soit ce week-end soit lundi je dis rien on a beaucoup vu la Concorde regardez les images du Capitole à Toulouse regardez les images à Grenoble à Clermont-Ferrand à Marseille c'était immense dans tout le pays et il y avait c'était pas spécialement les syndicats c'était la base qui est qui était réunies spontanément et donc c'est de là qu'il faut partir c'est-à-dire que la question elle est pas celle de la crédibilité des organisations syndicales sur des poubelles qui brûlent par contre attention moi je suis syndicaliste aussi et je connais la crédibilité de en tant que syndicaliste c'est sur une victoire une défaite parce que si tu perds après tout ça les gens vont se rappeler de toi parce qu'ils vont dire mon ami c'est toi qui nous a dit le 7 le 16 le 23 mais au final on a gagné non on a perdu et donc c'est pour ça qu'on a une responsabilité nous-mêmes en tant que moi je suis un syndicaliste de base a durcir le mouvement et à généraliser cette greffe partout c'est possible alors Fanny de costard j'aimerais entendre ce que vous avez à dire là-dessus parce que vous n'êtes pas toujours exactement sur la même ligne et ensuite on donnera la parole à Marie le bec si je pense qu'on dit la même chose on l'a dit différemment on dit la même chose puisque moi quand j'appelle à se mobiliser jusqu'au 23 avec une grève massive le 23 je dis bien qu'il faut se rassembler se mettre en grève reconductible là où c'est possible et de fait quand on est en grève l'entreprise l'administration où on est en grève est bloqué donc on appelle la même chose on le dit différemment mais bien sûr qu'il faut amplifier et généraliser le mouvement on a chacun nos mots pour le dire mais je pense que alors je partage juste pas la responsabilité de la défaite ou de la victoire de cette mobilisation parce que nous en tant que syndicaliste on appelle on impulse on incite effectivement la population à se soulever pour dire non à cette réforme parce que c'est en plus la position de la population après ça dépend aussi de l'ampleur de la mobilisation et donc moi j'appelle toute la population aujourd'hui bien sûr ça ne peut pas être comme tu le disais par délégation mais ça peut pas être par délégation non plus on était 3 millions le 7 mars et ben il faudrait que je dis en soit 15 millions 20 millions il faut que les la population française nous rejoignent un leadership aussi on peut pas le nez moi j'entends ça enfin là en tant que travailleur on doit aussi prendre conscience des choses mais il y a un leadership et il y a des dates qui sont posées enfin je veux dire par là c'est pas le fait du hasard qui est 50 caméras le à 18h30 le jour d'une manifestation devant l'intersydicale c'est que tout le pays et tout le monde est un peu attentif de quelle est la prochaine date et je veux dire par là si l'Inter syndicale avait posé par exemple lundi le jour d'émotion de censure moi très sincèrement moi pour moi on est au-delà de la réforme des retraites aujourd'hui pour moi c'est une question de de retraite ce gouvernement de démission d'Emmanuel Macron il faut aller au-delà si on veut densifier la mobilisation