🔴 Bpifrance et des représentants du monde des startups sur leur place et leur rôle dans l’économie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
convier cinq associations qui représentent ces start-ups dans plusieurs secteurs ainsi que un responsable de BPI France qui appuie évidemment le développement de ces jeunes entreprises. Nous accueillons donc monsieur Paul François Fournier qui est directeur exécutif de BPI France en charge de l'innovation. Merci à vous.
Monsieur Michel Delmas qui est fondateur de KDEOS membre du bureau de la ferme digitale. Monsieur Romain Roulois qui est directeur général de France Diptech. Monsieur Xavier Zettoun qui est cfondateur de Zenchef, membre du conseil d'administration de France digitale, monsieur Jean-Philippe Thierry, vice-président de Start Industrie et d'ailleurs nous venons de parler d'industrie tout à l'heure sur voilà et monsieur Jacques d'Arigot qui est président de la Sporttech.
Voilà. Et avant de vous céder successivement la parole pour un propos introductif de 5 minutes chacun, je voudrais commencer juste par quelques chiffres pour replanter le décor. 15000 structures pour les start-ups en France. 3000 33000 pardon 335000 emplois dont beaucoup en croissance même si le RIT s'est ralenti ces dernières années.
Et évidemment ce qui vous distingue peut-être des TPE PME classique mais vous y reviendrez sans doute. C'est d'abord une technologie qui est au cœur du procédé. la plupart du temps une activité de recherche et développement.
Le fait que vous vous financiez aussi par des levées de fonds importants auprès d'acteurs qui demandent néanmoins des taux de rentabilité important et dans des cycles très rapides. Et vos activités euh euh voilà, j'ai à ce propos plusieurs questions pour amorcer les échanges. D'abord, est-ce que vous pouvez nous présenter tout simplement le monde des start-ups dans votre domaine ?
Les situer aussi peut-être au regard de nos voisins internationaux. Euh à quels obstacles aussi euh faites-vous face euh notamment dans quelle mesure les start-ups ne sont-elles pas exposées à des rachats par de plus gros acteurs étrangers ? Comment voilà vous faites puisque nous venons justement de parler de souveraineté économique dans la table ronde précédente, voilà, comment fait-on aussi ou doit-on l'éviter d'ailleurs ?
Euh quelle appréciation vous faites et on en a parlé tout à l'heure d'ailleurs des voies de financement des start-ups en France. Bien entendu, votre apport sera précieux. Monsieur le directeur exécutif, euh quel bilan dressé aussi de la politique de l'État à l'égard des start-ups.
Évidemment, on a parlé d'ailleurs de France 2030 tout à l'heure et à nouveau, je vous pose la question de de France 2030, mais je vous pose aussi la question de l'efficacité du financement privé, pas seulement pas seulement public. Voilà. Je voudrais terminer aussi pour dire qu'il y a aussi des critiques qui se font jour vis-à-vis des start-ups et nous voudrions bien vous entendre à ce propos le fait que souvent les effectifs sont plutôt concentrés sur des métropoles.
Tout à l'heure, il y avait une une directrice de cherche qui disait justement qu'il y avait des disparités territoriales qui se renforçaient globalement notamment dans l'industrie. Mais c'est le cas c'est le cas en tout cas c'est une critique qui peut être faite vis-à-vis des start-ups. parfois aussi des cultures managériales qui sont contestées ou contestables.
Des financements très importants par la puissance publique, parfois sans sans suffisamment de contrepartie et peut-être aussi, je l'ai dit tout à l'heure, un aspect spéculatif ou en tout cas lié justement à sa à cette nécessité de rentabilité à très court terme et élevée. Voilà pour quelques critiques qu'on entend en tout cas dans le débat public et sur lequel aussi on serait ravi de de vous entendre. Je vous laisse tout de suite la parole pour pour 5 minutes chacun et ensuite nous aurons évidemment les interventions de nos oratrices et orateurs de groupe.
Peut-être je vous propose de commencer si vous le voulez bien par monsieur Paul François Fournier donc directeur exécutif de BPI France. Merci. Merci madame la présidente, monsieur le président.
Euh donc peut-être pour dire quelques mots. Donc Paul François Fournier, je m'occupe de l'innovation chez BPI France. Donc principalement le financement de l'innovation dont en fait une part significative des financements venants de France 2030 mais aussi de plus en plus par en particulier des garanties et des dispositifs européens et un de nos enjeux c'est évidemment d'être de plus en plus dans des financements qui qui prennent une part européen. a bien progressé et puis sur l'investissement en direct, nous sommes investisseurs dans un centre de start-up euh toujours minoritaire au au côté évidemment de fonds privés, mais aussi dans des fonds, dans une activité qu'on appelle de fond de fond qui est d'ailleurs notre activité principale sur l'investissement qui est d'investir dans des fonds d'investissement qui eux-mêmes vont investir dans dans dans des fonds dans des start-ups.
Alors peut-être pour reprendre quelques mots. Donc les start-ups, c'est effectivement un axe important de BPI France parmi d'autres axes qui sont en particulier l'industrie dont d'ailleurs on verra que il y a des connexions avec le monde des start-up aussi, la réindustrialisation et puis l'axe du climat qui lui aussi est connecté à la réindustrialisation qui sont les grands les les grandes priorités de de BPI France. Pourquoi on s'intéresse depuis quasiment à la création de BPI France au start-up ?
C'est parce que notre conviction, je crois partagée par beaucoup de gens de l'écosystème, c'est que le digital a fondamentalement changé la façon dont se fabriquer l'innovation, la rapidité avec lequelle les choses vont, l'accès aux technologies, la volonté dans des grandes organisations qui sont confrontées à des à des difficultés de gestion font que on a vu apparaître d'abord dans la Silicone Vallée et puis dans le monde ce nouveau modèle de petites entreprises qui sont plus concentrées et qui dans ce monde de complexité, de choix en tant que tel sont probablement plus adapté au à la création de de technologies. En tout cas, au début du processus, on y reviendra et c'est ce qu'on a vu apparaître. Il faut bien reconnaître qu'en Europe, on a raté cette vague à l'issue de la la crise de 2000, hein, où les choses s'étaient, j'allais dire, envolé avec des des valorisations très élevées.
C'est vrai que la tech est très cyclique, l'économie est cyclique de façon générale, mais la tech est plus cyclique encore. Et je crois que c'est important dans ces périodes où les choses sont un peu plus dures de voir que au fond l'Europe à la suite de cette crise a décidé d'abandonner la tech au fond considérant que les modèles économiques, la façon de faire était pas la bonne. Au contraire des États-Unis qui ont continué à adapter leur modèle, ont appris et ont on ont on ont on ont réussi malgré tout à faire.
De ce constat, on a euh du coup décidé effectivement avec l'État de continuer ou de relancer une dynamique sur les start-ups parce que la vague du digital est très large il y a une dizaine d'années. Euh euh là encore considérant que c'était un nouveau processus d'innovation, ce qui veut pas dire que les PME, les grands groupes ne continuent pas d'innover, mais que si on veut être dans l'ensemble de la palette des innovations, il fallait qu'on soit sur ce sur ce nouveau modèle. Je vais vous donner un chiffre euh qui euh qui est je pense une bonne expression de la place que prend petit à petit les start-ups dans l'innovation.
Euh on a regardé nous l'ensemble des start-ups qu'on finance directement et indirectement. Elle représente 01, 1 % des PME en France, hein. Euh elle représente néanmoins, c'est 01, 1 % des PME.
Elle représente à peu près 20 % du crédit impôt recherche et près de 30 % des brevets qui sont créés. Donc, on voit bien que il y a c'est clairement un moteur très important et de jour en jour de plus en plus important de la création de technologie en France dès maintenant mais on le voit bien dans dans le monde. Donc notre premier point, c'est que c'est pas que les start-ups, mais c'est nécessairement les start-ups si on veut être dans le monde de l'innovation en complément de ce qui existe déjà, des PME qui font de l'innovation et continuent de les financer les grands groupes parce que c'est ce modèle est est le plus adapté.
Euh on a donc euh travaillé sur euh euh deux axes pour pousser l'écosystème. D'abord euh aider au financement des premières euh des premiers pas des des start-ups en adaptant nos dispositifs de financement. La bourse Frenchtex par exemple qui est un dispositif qui permet à un nombre de de d'acteurs de se lancer assez facilement sur la création de start-up en les mettant dans un écosystème.
Au fond, on a multiplié par 4 ou c le nombre de start-up qui était créé et qu'on a qu'on a pu financer. Et puis le deuxième axe de notre de notre stratégie, c'est de développer l'écosystème du Capital Ris qui est au fond l'outil qui va permettre de prendre le relais et de sélectionner et de financer les meilleurs start-up en investissant nous-mêmes dans un premier temps, mais surtout en investissant dans des fonds qui vont faire ce travail d'accompagnement, de sélection aussi parce qu'il y a du risque inhérent à ça, pour faire grandir ces ces entreprises. Euh ça commence à produire un nombre de résultats.
L'un des indicateurs étant la place du capital risque en France qui qui a cru de façon très significative mais qui est en train effectivement de refluer par cet effet de de bullle. Mais si on regarde sur les temps de cycles relativement longs, qui sont les temps de cycles de ces écosystèmes ? On voit bien qu'on a multiplié par 5 ou 7 à peu près le le capital risque français dans les dernières années.
On s'est remis à peu près au même niveau que que l'Allemagne. On reste significativement en retard par rapport à l'Angleterre. Euh, on a souvent la question, on fait trop de start-up en France.
Moi, j'ai quand même un indicateur qui me laisse penser qu'on a encore du potentiel, c'est que les anglais ont deux fois et demi plus de start-up qui trouvent un investisseur. Donc euh à taille à peu près équivalente, on voit bien que notre potentiel reste relativement importante. Merci.
Merci à vous. Merci. Désolé, c'est un peu pour une Bien sûr, vous avez raison.
Merci à vous. Nous continuons alors avec monsieur Michael Michaell Delmas donc qui est fondateur de KDEOS et membre du bureau de la ferme digitale. Merci.
Merci. Voilà, c'est bon. Parfait.
Merci à tous et merci pour l'invitation. Donc effectivement, Mik Delma, je suis membre du bureau de la ferme digitale LFD et condateur de KDEOS. En quelques mots, LFD, qu'est-ce que c'est ?
C'est un écosystème, une association qui vient regrouper 145 membres, une centaine de start-ups et à peu près 45 partenaires qui visent à développer l'innovation dans le monde agricole en finançant les start-up, en travaillant sur leur visibilité, en mettant en relation justement ces start-ups avec les acteurs installés. Bref, en créant justement c'est uneation de rupture au sein du monde agricole et quios une start-up qui développe des produits de couverture donc des sortes d'assurance pour sécuriser le prix de vente et d'achat pour l'ensemble justement de la filière. Le constat qu'on fait nous c'est que on est sur une filière agricole.
Donc je vais beaucoup parler de ça aujourd'hui. Je sais que c'est un sujet qui plaît à certains membres de la commission sur lesquels vous avez un peu un peu d'expérience bien sûr. Euh donc le monde agricole aujourd'hui fait face à une transition très profonde.
Il est fort impacté justement par le changement climatique. On le voit encore actuellement. il a besoin de se réinventer aujourd'hui des cycles de production qui sont plus les mêmes qu'avant.
Euh des euh des changements climatiques qui vont impacter le niveau de production, de qualité, de rendement euh qui vont favoriser aussi la circulation de virus dans les élevages. Donc un besoin de changement qui est assez profond. Le tout doublé d'une seconde transition démographique avec un éleveur sur deux, un exploitant sur de qui partira en retraite d'ici à 2030.
Donc ce besoin aussi d'innovation pour maintenir une attractivité de la filière, maintenir justement une stabilité des revenus et continuer à tirer des gens pour venir financer et investir. Ça c'est le point de départ. Quelles sont les forces en présence ?
On a des acteurs bien installés, historiques, souvent de grande taille qui parent, mais on le voit dans beaucoup d'autres industries, ne sont pas forcément à même de mettre en place innovation de rupture qui ont plutôt travaillé sur l'innovation incrémentale et ça marche dans l'agricole, ça marche dans l'industrie au global mais qui sont des facteurs importants pour arriver justement à diffuser les changements qui ont une grosse force de frappe. En parallèle de ça, on a des start-ups qui sont plus agiles, qui sont plus indépendantes, qui peuvent travailler justement sur la rupture, sur l'innovation, sur des sujets de production via la robotisation, sur des sujets par exemple d'analyse de la donnée, des sujets de gestion du risque, assurentiel, couverture. Donc des choses comme ça qu'on peut mettre en place pour adapter la filière.
Et on s'aperçoit aujourd'hui que malheureusement le financement de ces ACTEC, donc les start-up agricoles, a des grandes difficultés. Il représente en moyenne 5 % des fonds levés par les par les start-ups françaises, ce qui est très peu. Et cette ces financements s'en baissent de 30 % depuis quelques années.
Pourquoi ? Parce qu'on est sur une filière qui a des marges assez limitées, une filière qui a des cycles un peu longs pour arriver à une rentabilité, ce qui est peut être un peu embêtant pour des investisseurs privés. Donc là, il y a un suit de financement sur quelque chose qui est cœur, qui touche directement la souveraineté alimentaire.
Deuxème point, on s'aperçoit que la porosité entre acteur installés et start-up reste encore limitée. Il y a très peu de plans filière qui se font aujourd'hui en impactant, en intégrant des start-ups. Il y a aujourd'hui, il faut le savoir, moins de 10 % des ACTEC qui ont accès à des phases d'expérimentation, des plans de test pour montrer l'impact justement des solutions qu'il mettent en place.
Alors, ça pose deux questions. Première question, c'est est-ce que les start-ups sont sur les bons sujets ? Ça, c'est effectivement un débat.
Et 2è question, est-ce que les membres de l'écosystème plus matur, les gros acteurs ont connaissance de l'innovation qui est portée justement par ces stats ? Donc c'est des questions à regarder. 3è point, il y a encore aujourd'hui assez peu d'acteurs qui ont une approche systémique, une approche filière.
Or, on s'aperçoit que le changement climatique et les différentes troupes que j'évoquais précédemment nécessite une réponse à la maille de la filière. La la volatilité des prix justement et un bon exemple si une année il y a un gros impact de prix baissiers il faut soutenir la partie amont les exploitants les coopératives l'autre année une hauté des prix devra générer un soutien plutôt la partie avale. Donc il faut avoir une approche justement un peu systémique pour stabiliser une filière dans la durée.
Il y a encore aujourd'hui assez peu justement d'approches comme ça. On a plutôt des briques de solutions pas encore continues. Donc face à ça, nous la conviction qu'on porte côté côté la ferme digitale justement, c'est d'arriver à développer cet écosystème, créer un peu comme au Pays-Bas des clusters qui vont mélanger des acteurs de l'AM, des acteurs de l'Aval, des financeurs publics installés pour définir ensemble justement les axes stratégiques sur lequels travailler pour arriver à stabiliser la filière, encore une fois, j'insiste à ce niveau-là et arriver aussi à orienter les financements vers les sujets d'avenir qui aurant un vrai impact qui pourra être scalé assez rapidement au niveau justement des filières, au niveau des acteurs installés et de favoriser la communication et la visibilité entre les différents différents acteurs.
Voilà en quelques points. Bien, je vous remercie beaucoup monsieur Delmas. Nous passons à monsieur Romain Roulois, directeur général de France Duptech.
Je vous laisse représenter peut-être la la structure que tout le monde connaît pas. Merci. Est-ce que vous m'entendez ?
Euh oui, bonjour à tous. Euh je représente madame la présidente, monsieur le président. Je représente donc l'association France Diptech.
On est une association à 8 non lucrative qui vient rassembler à la fois les start-ups et les scalup du monde de la DIPTech et je vais y revenir. Les investisseurs spécialisés en DIPTtech ou plus généralistes mais qui évidemment investissent dans ce secteurlà, les centres de recherche nationaux et également quelques corporate qui jouent le jeu de de l'open innovation dans le dans le secteur de la DITtech. Nous sommes 300 membres. 2/ tiers de nos membres sont des start-up et des scaleup et nous recompons à peu près 95 % de la recherche française avec des instituts comme le CNRS, le CEA, l'IR et cetera.
J'ai oublié de mentionner bien entendu la BPI qui est un membres fondateurs également avec Paul François Fournier à côté de de moi. Euh juste pour revenir sur la DIPtech, la DIPTtech c'est une franche spécifique de l'ensemble des start-ups qui a pour on va dire en résumé pour spécificité de venir du monde de la recherche c'est-à-dire qu'elle s'assoit sur des innovations de rupture qui viennent souvent des laboratoires de recherche et qui sont transformés en opportunité économique via des sociétés commerciales qui exploitent cela. on pourrait parler de propriété intellectuelle.
Euh pour vous donner quelques chiffres importants, je pense précisément et qui feront écho à ce que Paul François Fier vous a dit sur le monde de l'innovation générale. Si on regarde la DIPTECH plus précisément, il faut compter en Europe des grands pôles, on va dire en France, les Nordic, le UK, l'Allemagne d'environ 2000 à 3000 start-ups. Et donc la France est très bien positionnée dans la mesure où nous sommes en Europe, un de ces grands pôles.
Et il faut saluer la croissance ces dernières années que nous avons eu sur la création de start-up de DIPTech puisque aujourd'hui en nombre de start-up DIPTch en France, on est en Europe pardon, on est juste derrière le UK et on a énormément rattrapé notre retard et on a dépassé l'Allemagne ce qui a souligné dans la mesure où c'est une bien meilleure croissance que d'autres pays. La deuxième chose et on peut prendre l'actualité récente avec les chiffres du rapport d'alro qui est un acteur évidemment de renom pour ce qui est des études dans le dans le secteur qui vient souligner l'importance des des capitales d'IPTEC en Europe et même dans le monde avec des villes comme Paris, Grenoble et même Toulouse qui figurent dans le top 20 mondial des places, on va dire mondiales ou des start-ups secrets et où la recherche française est valorisée. Je pense que euh tout ça soulligne deux choses.
Euh nous avons en France deux atouts très très importants qui sont un à la qualité de notre recherche. Pour paraphraser les mots dont Petit le PDG du CNRS. On ne fait pas de bonnes start-up dit dans une recherche de qualité.
Et aujourd'hui en France, on a une des meilleures recherches et d'ailleurs quand on voit dans les équipes parfois de certaines start-up même étrangères, le nombre d'ingénieurs français, c'est vraiment un un un un un bon indicateur et ça c'est un atout vraiment incontestable. Le second, c'est qu'on a su structurer, les chiffres que je vous ai présenté en parlent bien, on a su structurer un écosystème de financement early et la BPI a fait un travail formidable depuis des années qui aujourd'hui couvre bien les besoins des start-ups sur le sur ce qu'on appelle le early stage, donc dans leur première levée de fond. Maintenant, il y a encore des enjeux sur lesquels d'ailleurs on travaille côté de l'association avec nos nos membres, y compris les institut de recherche, les start-up et les investisseurs qui sont un le financement, on va dire des étapes de venture grosse.
Donc c'est-à-dire les tous les tours de les tours de série B, grosse série B, série C et cetera qui demandent des capacités de financement que nous n'avons pas aujourd'hui au sein des fonds privés en France. euh on a des besoins qui sont trop importants et même en Europe, on va avoir un manque. On a des enjeux autour de la commande publique et de la commande privée qui sont des vecteurs essentiels pour les start-ups de croissance et il faut accélérer sur ces sujets-là.
Et on a des enjeux autour du transfert de technologie où si on veut qu'on ait plus de start-up de diptech qui soi infiné capable d'embaucher, de créer de la valeur sur le territoire, il faut qu'il y en ait toujours plus qui se créent et ça passe par des start-ups qui se créent en quantité dans les laboratoires mais aussi dans des bonnes conditions. Et donc pour répondre madame la présidente et monsieur le président à vos questions nous on salue vraiment les travaux de la BPI de France 2030 la de France 2030 et on on on veut vraiment continuer. On espère qu'on pourra avoir un écosystème qui va continuer à grandir sur ces sur ces opportunités là de comment dire de plans de financement qui sont vraiment très important pour continuer à faire grandir l'écosystème.
Euh il on pense qu'il faut améliorer et et mieux définir les stratégies industrielles pour concentrer nos efforts peut-être sur des sujets de de souveraineté comme les technologies quantiques, comme tout ce qui est alimentation, des sujets comme ça. Euh voilà. Et euh pour répondre à à vos quelques sujets de critique, nous les start-up de DIPTech euh elles sont concentrées pour moitié à Paris mais pour moitié aussi hors d'Île-de-France.
Donc c'est vraiment un sujet qui est à la fois sur tout le territoire. Grenob est un grand pôle également. Euh les financements publics qui sont apportés, c'est pour des start-ups qui vont créer de la propriété intellectuelle et donc de la valeur sur le territoire français, voire des moyens de production en France avec du coup potentiellement des emplois sur le territoire.
Voilà pour moi. Je vous remercie. Donc nous passons maintenant à monsieur Xavier Zun qui est condateur de Zenchef, membre du conseil d'administration de France digitale.
Merci. Merci madame la présidente. Euh mesdames et messieurs députés, je suis ici en tant que entrepreneur euh fondateur donc de Zenchef et représentant de France Digitale qui est la plus grande association de start-up en Europe.
J'ai fondé ma société quand j'avais 24 ans. Et si j'ai pu la créer puis la développer, c'est grâce dans les démarrages au soutien de la BPI, au CR, au C2I. Euh et puis pendant la pandémie, en travaillant avec des restaurateurs et donc une activité qui était complètement à l'arrêt, on a été soutenu euh et c'est grâce à ça qu'on a pu euh traverser cette période et ensuite construire un champion européen.
Donc voilà, donc je suis là euh pour parler de l'impact des start-ups dans l'économie. Mais avant ça, j'aimerais juste revenir sur qu'est-ce qu'une start-up ? puisque finalement une start-up c'est une entreprise assez traditionnelle qui cherche des clients, qui cherche à créer de la valeur à travers un produit ou un service et qui emploie des personnes pour le développer, le commercialiser.
Son objectif, c'est de développer son chiffre d'affaires et recruter des employés pour développer son activité. On peut néanmoins distinguer une start-up d'une entreprise traditionnelle par deux points principaux. sa capacité à innover et à servir un besoin qui a été mal adressé.
L'objectif d'une start-up n'est pas d'innover juste pour innover mais bien pour proposer une réponse originale à un problème concret ou un besoin encore insuffisamment couvert avec un très haut niveau de qualité. À titre d'exemple, quand j'ai cofondé Zenchef, les restaurateurs étaient sous-digitalisés, étaient très mal servis par les solutions actuelles et donc c'est en importance cette innovation qu'on a pu aider cette industrie à se développer. Deuxièmement, une start-up se distingue également par son business model et son financement.
Vous avez pu en parler, innover, c'est un coût et ça va de paire avec une prise de risque importante au démarrage. C'est le même principe que les que les chercheurs. Et donc cette promesse future ne peut pas être assortie d'une rentabilité immédiate.
C'est la raison pour laquelle les banques prêtent aussi peu au start-up et elles ont donc recours au fond de capital risque ou aux personnes physiques. Donc les business angel. Et comme j'ai pu l'évoquer, le soutien public joue aussi un rôle majeur dans la création d'innovation.
Nous y reviendrons. Euh peut-être un point sur où en est l'écosystème aujourd'hui. Il faut savoir que la France, c'est donc le premier écosystème européen de start-up porté par la présence de nombreux entrepreneurs, par la qualité de ses talents, de sa recherche et un écosystème et un soutien public continu.
C'est le fruit d'une mobilisation collective depuis 10 ans. J'ai pu en être le témoin quand j'ai créé ma société. Il y avait très peu de fonds d'investissement, c'était encore les les débuts de la BPI et ça a permis de positionner la France parmi l'un des meilleurs écosystèmes au monde grâce notamment au concours de la BPI, des investissements d'avenir et aussi d'une fiscalité de l'innovation attractive et bien sûr privé grâce au développement du marché du capital risque.
Les résultats sont là. 15000 start-ups responsables de plus d'un million d'emplois, donc 450000 emplois directs. Euh c'est un emploi sur 25 qui est créé directement ou indirectement euh grâce aux start-up.
Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, pour revenir sur votre point, les start-ups et les emplois qu'elles créent sont pour moitié situés en dehors d'Île-de-Fance. Ce qui m'amène à répondre à la question suivante : pourquoi faut-il soutenir cet écosystème ? D'abord pour l'emploi, la croissance des effectifs des start-up est entre deux et six fois supérieure à celle des entreprises traditionnelles.
Ce sont les chiffres de France Stratégie. Elles sont donc un levier important dans l'atteinte du plein emploi en France. Deuxièmement, pour la souveraineté évidemment puisque la politique commerciale des États-Unis nous rappelle la nécessité de garantir notre autonomie technologique et donc en créant des alternatives européennes aux solutions extraeuropéennes dans de nombreux secteurs de l'IA au cloud en passant par la santé.
Euh soutenir nos start-up permet d'asseoir notre souveraineté et renforcer notre économie. Et pour finir, pour la transition écologique, euh puisque les start-ups sont les acteurs clés de la transition, on compte plus de 1300 start-up à impact, c'est-à-dire qui répondent aux objectifs de développement durable comme par exemple Back Market qui permet grâce au marché du reconditionné de de sauver 1,6 million de tonnes de CO2 par an. Pour conclure, mesdames et messieurs les députés, vous pouvez faire beaucoup pour favoriser le développement de notre écosystème.
D'abord, en simplifiant les conditions de son développement, les entrepreneurs, et je l'ai vécu moi-même ont besoin de de stabilité et de simplicité. Nous sommes parfois freinés par des normes qui sont certes légitimes mais inadaptées à notre quotidien. Et je pense notamment à la commande publique qui est un levier insuffisamment exploité à nos yeux puisque les start-ups représentent uniquement 1,4 % des achats publics.
Euh et juste pour finir, en créant des conditions d'harmonisation en Europe, nous avons besoin d'un d'un marché européen pour se défendre face à la Chine et aux États-Unis. Et pour finir, en créant de la stabilité, aujourd'hui, nous le voyons, l'instabilité actuelle politique freine déjà nos start-ups. Merci.
Merci à vous, monsieur Jean-Philippe Thierry qui est vice-président de Start Industrie. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, les start-ups industriels sont particulièrement entrées dans le radar des décideurs publics et du monde économique en 2020-2021 à une période de mobilisation collective intense pour la réindustrialisation de la France en réponse à une à la fragilité constatée de nos chaînes de valeur, chaîne de d'approvisionnement et un déficit d'autonomie stratégique.
Et c'est aussi à ce moment-là que notre écosystème s'est structuré avec la création de notre organisation Start Industrie que je représente aujourd'hui. Euh les start-up industrial représente aujourd'hui euh 3200 entreprises euh et ont été à l'origine de plus de 130 nouveaux sites industriels ces trois dernières années. Elles ont créé 65000 emplois en 2024.
H alors, ce sont des entreprises qui présentent la spécificité de conjuguer à la fois les enjeux de l'industrie et ceux de l'entrepreneuriat innovant à fort potentiel de croissance. Alors moi aussi, j'ai une petite définition. Euh on peut les définir comme des entreprises innovantes dont la vocation est de produire des biens matériels ou de mener une activité de transformation que qu'on que l'on qualifie d'industrie de process comme la chimie, l'agroalimentaire ou l'industrie pharmaceutique et donc qui ont vocation à créer des usines sur le territoire.
Ce sont des entreprises qui sont structurellement déficitaires. Elles se développent grâce à du financement externe, typiquement des levées de fond et de la dette, avant de déployer leur premier site industriel pour pouvoir tendre vers la rentabilité. La plupart de ces entreprises entrent nativement dans une compétition internationale qui justifie le fait de pousser l'accélération sur la croissance au maximum avec des financements en conséquence pour s'inscrire au plus tôt parmi les leaders de leur marché.
Nous sommes intimement convaincus que la meilleure réponse à la nécessaire transition environnementale, c'est l'industrie. Car c'est l'industrie qui fournit les solutions technologiques indispensables à une économie plus vertueuse et les les start-up industriels naturellement y contribuent. Le rapport aux grands enjeux de demain sont très concrets dans l'alimentation saine et durable.
Les nouveaux matériaux, la valorisation des déchets, la chimie verte, les biomédicaments, les mobilités décarbonées, les nouveaux systèmes énergétiques, le new space, le nouveau nucléaire et cetera et cetera. Alors les succès actuels ou en de venir, je pense par exemple à à Vercor, Exotech, Life ou Candela, ne doivent pas cependant cacher les grands défis qui rendent difficile le passage de la RED à l'industrialisation en France. des besoins de CAPEX élevés et des retours sur investissement autant longs, la nécessité de monter en compétence en matière industrielle, le besoin d'attirer des talents et des expertise, la présence de verreau réglementaires qui sont des obstacles à l'émergence de technologie de rupture ou encore des besoins en fonciers spécifiques, flexibles et évolutifs.
Nous pensons pour répondre à votre question qu'elles occupent une place à part dans la réindustrialisation de la France et sa compétitivité parce que ces entreprises partent d'une feuille blanche. Leurs outils de production sont nativement modernes, numérisés et les plus sobres possibles du point de vue environnemental. Elles sont pourvoyeuses de technologie d'avenir.
Elles sont positionnées sur des marchés à haute valeur ajoutée, souvent stratégique pour l'avenir de notre économie. Ces entreprises enfin s'incarnent dans des infrastructures productives et des emplois qui sont peu délocalisables. Elles sont ancrées dans les territoires où elles contribuent au dynamisme économique et à la création d'emploi.
Relevons ainsi que 97 % des start-ups industriels produisent en France et 75 % de leur siège se situent hors Île-de-Fance. Mais si nous affirmons qu'elles occupent une place à part, nous ne les opposons pas aux entreprises industrielles aux racines plus anciennes, plus traditionnelles. Au contraire, on est absolument convaincu de leur complémentarité et de la nécessité de rapprocher les deux mondes sur les collaborations techniques technologiques, sur la circulation des talents, sur le financement, sur la mise à disposition de fonciers, sur l'industrialisation sur la commande.
Ces entreprises font hélas face à des vents contraires qu'à les les capitaux privés demeurent insuffisamment disponibles. La conjoncture est compliquée pour le financement de haut bilan. Les financements, les levées de fonds ont connu un gros coup de frein, les taux sont élevés, les fonds eux-mêmes ont des difficultés à lever.
Voilà, tout ça fait que la situation est compliquée. On a réalisé un baromètre en 2024 qui révélait une une trésorie sous forte pression. Plus de 50 % des start-up industriels disposaient de moins de 6 mois de liquidité et 20 % était à moins de 3 mois.
Alors le soutien de la puissance publique est vraiment très apprécié par notre écosystème. Le statut JI, le crise d'impôt recherche, le crindep innovation sont des formidables out, il faut surtout pas y toucher. Mais à quoi auront-ils servi si après avoir soutenu la recherche innovation, l'industrialisation et donc la création de valeur se fait à l'étranger faute de financement chez nous.
Il est absolument primordial de concevoir la politique de soutien de façon continuelle et stable de la recherche à l'industrialisation en sanctuarisant les dispositifs existants, efficaces et en imaginant de nouveaux dispositifs. Je pense notamment en France 2030 qui a représenté une stimulation inaudite et qui doit être envisagée. Et aussi, il faut créer un cadre propice pour les investisseurs sans quoi on risque d'être pris de vitesse dans la dans la course aux nouvelles technologies et les usines pourront s'implanter à l'étranger.
Merci à vous monsieur Jacques Darigoké, président de la Sporttech. Bonjour. Voilà.
Non, ça marche. Bonjour à tous. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
Donc la la Sporttex, c'est un collectif qui réunit 200 entreprises. Il y a des start-ups, il y a des scaleup. C'est un collectif qui est un peu jeune puisque nous avons 6 ans d'existence.
Il y a 2 ans, on était que 40. Donc, il y a eu évidemment une explosion du nombre de start-ups dans le monde du sport pour des raisons évidentes. La Coupe du monde de rugby en 2023, les Jeux Olympiques de Paris en 2024.
Alors, on passe en dernier. C'est sans doute le meilleur pour la fin ou peut-être un côté un peu symptomatique que le sport est pas toujours très pris au sérieux dans la mesure où aujourd'hui on est la 119e nation sur 146 sur la pratique sportive des adolescents. Comme le dit le professeur Carré qui est un éminent cardiologue, la chaise tue et nos enfants aujourd'hui se meurent dès le plus jeune âge par manque d'activité physique.
Alors, la brique de l'innovation est essentielle pour remettre le sport au cœur des débats publics, au cœur de nos sujets de société, non pas uniquement pour être bien dans son corps, mais être bien dans sa tête pour des sujets d'inclusion, pour des sujets d'environnement, pour des sujets de mixité. Le sport doit retrouver ses lettes de noblesse en France. Alors, des succès économiques euh peut-être un petit peu à à l'encontre du contexte un peu morose de l'économie française.
On a sorti une étude avec de Loit dont on dévoile les résultats ce soir dans le cadre de notre événement annuel à la Fédération française de football. Euh la France réalise 147 % d'augmentation sur les levées de fond en 2024. Ça représente 79 millions d'euros par rapport à l'année d'avant où il y avait 36 millions.
Le reste du monde est en croissance également à 26 %. dont on va sep fois plus vite que le reste du monde en France sur la Sporttech. C'est plutôt un beau chiffre.
On est 3e nation européenne derrière l'Angleterre et l'Allemagne, pas très loin de les rattraper et très probablement la le l'écosystème le plus structuré en Europe. Donc on a tout à fait, je dirais la la prétention de pouvoir être le référent européen sur les sujets d'innovation dans le sport. Un chiffre intéressant, c'est que sur les investissements, on a 22 % qui sont consacrés par les athlètes de haut niveau qui veulent probablement pour assurer aussi une pérénité dans leur aprè cararrière s'investir dans le monde du sport.
Donc quand on a des athlètes dans nos start-ups, c'est 500000 € de levée supplémentaire en moyenne. Donc ça prouve que on a cette spécificité d'avoir bah dans le sport des gens connus qui ensuite vont utiliser leur leur revenus pour faire croître des start-ups. C'est une très bonne nouvelle.
On a des succès économiques évidents, je vais vous en citer cinq. On a Sorar qui a été notre première licorne euh avec une levée record de 680 millions de de dollars il y a il y a 4 ans. On a qui c'est donc c'est le les cartes un peu Panini digitales pour résumer Vogo qui est une boîte basée à Montpellier qui est la seule côté en bourse à l'Euronex et qui notamment travaille sur l'intelligence artificielle pour améliorer la compréhension des commotions cérébrales dans le rugby.
On a Mon petit gazon qui est un jeu de fantaisy football comme on dit qui a été racheté par la ligue de foot il y a il y a 2 ans. Natural grass qui est une une pelouse hybride qui permet de faire des économies colossales en eau et qui est une boîte très implantée à l'international. Et Jy Lib qui est notre deuxième licorne franco-allemande qui a été qui qui a fusionné avec un acteur allemand il y a 2 ans et qui a levé 200 millions récemment.
Donc on a des acteurs économiques crédibles, ce que Berti parfois n'a pas toujours revendiqué puisque le mot sport n'existe pas dans le vocabulaire de France 2030. Donc je pense que le mot sport doit être non pas uniquement utilisé pour des raisons de pratique au quotidien mais aussi sur la dimension essentielle de réussite économique. Le deux sujets qui me semblent importants, on a on a travaillé avec le COSF sur le lien entre les fédérations et les start-ups.
Il y a probablement beaucoup de choses à revoir sur les appels d'offre auxquels les start-ups ne peuvent quasiment jamais candidater pour des raisons structurelles malgré la naissance de de groupement momentané d'entreprise. Euh je pense qu'aujourd'hui il y a nécessité pour l'État de revoir euh soit au travers de partenariat privés public soit au travers de simplification d'appel d'offre qui qui devrai rendre la vie plus facile au start-up plutôt que de la rendre plus difficile. Donc c'est ces liens là permettent à des boîtes comme Sport Easy de de fédérer des millions de d'utilisateurs dans les clubs amateurs.
On est au soutien des clubs amateurs et de ces centaines de milliers de bénévoles qui font marcher le le sport en France et donc de digitaliser de plus en plus et de rendre la pratique la plus simple possible. Le deuxième sujet, c'est les grands événements. On a vu l'année dernière avec les GI de Paris que des boîtes comme Kinoma pour United Boss qui ont rendu le marathon pour tous ben un événement plus que populaire puisqu'on a eu 500000 personnes qui ont pu participer à ce marathon grâce à des prouesses technologiques qui permettaient de courir le marathon de chez soi ou avec des amis.
Voilà. Donc on a besoin de reconnaissance, on a besoin d'accès au financement, on a besoin des grands grandes entreprises et des industriels qui soient plus souvent à nos côtés et c'est et c'est pour ça qu'on est très heureux de pouvoir en témoigner aujourd'hui. Bien, merci beaucoup.
Euh ce que je vous propose maintenant, c'est d'entendre les oratrices et orateurs des groupes parlementaires. Euh exceptionnellement, vu qu'il y a six invités, nous allons prendre trois interventions de représentants de groupe parlementaire à la suite. Nous vous laisserons ensuite répondre les six et nous reprendrons ensuite une autre série si ça vous va.
Donc nous commençons par le groupe du Rassemblement national avec monsieur Lionel Tivoli. Merci. Merci madame la présidente.
Messieurs, lorsqu'on parle de start-up, l'image qui vient souvent en tête, c'est celle d'un jeune diplômé parisien dans un incubateur avec une application innovante, une table de pingpong dans l'open space. C'est une partie de la réalité mais une petite partie seulement. Dans nos territoires loin des grandes métropoles, il y a des entrepreneurs qui innovent autrement.
Il montre des start-ups industriel, parfois deeptech, parfois issus de collaboration avec la recherche publique ou universitaire. Il s'installe dans des friches et des zones rurales, des villes moyennes. Il créent de l'emploi, investissent localement, redonnent vie à un tissu productif que nous avons trop souvent laissé se déliter.
Ces entreprises sont essentielles, elles sont stratégiques, elles sont bien souvent plus résilientes et plus enracinées que celles qui court après une valorisation artificielle. Pourtant, elles doivent franchir les mêmes obstacles que toutes les start-up avec parfois moins de visibilité, moins de connexion, moins d'accès aux investisseurs. Le financement est leur premier défi.
Obtenir un prêt bancaire quand on a trois salariés et une technologie en cours en cours de validation, c'est un parcours du combattant. Accéder à des fonds privés sans être basé à Paris ou Lyon, c'est souvent mission impossible. Et c'est là que BPI France est absolument déterminant.
À fin 2024, vous avez recensé plus de 3200 start-up industriels sur notre territoire dont 1/3 dans le secteur des DIPTEC. Elle représente plus de 65000 emplois enlevé 2,8 milliards d'euros et génère 5 milliards de chiffres d'affaires. Ces chiffres montent qu'il ne s'agit pas d'un gadget économique mais d'un levier majeur de réindustrialisation.
Mais beaucoup de ces pépites, malgré leur potentiel, échouent à franchir la seconde marche, celle de l'industrialisation, de l'ancrage territorial durable et parfois simplement de la survie, faute de financement adapté. Et quand elles ne meurent pas, elles font elles se font souvent racheter par des fonds étrangers qui les sortent de notre territoire. Alors, voici ma question.
Quels outils concrets BPI France met en place pour accompagner ses start-ups industriels au-delà de leur lancement et dans la durée ? Comment évitez-vous que ces entreprises qui prennent racine dans nos régions ne disparaissent faute de financement structurant ou d'accès au marché et surtout quelles sont les garanties que vous apportez à ces entrepreneurs face à des banques qui sont souvent frileuses et au-delà de l'industrie, je pense aussi à certaines start-up et notamment dans le domaine de la santé. L'une d'elles développé un test sanguin innovant pour détecter précocément certains cancers, mais c'est vu opposer un refus manifestement sans retour clair ni appui.
Comment mieux accompagner ces projets de rupture qui ressentent parfois une forme de rigidité dans les processus d'instruction ? Je vous remercie. Je vous remercie beaucoup monsieur Thivoli.
Ensuite pour le groupe PR, monsieur Stéphane Vogeta. Merci madame la présidente. Merci messieurs. pas messieurs dames, il y a un petit manque de diversité, on pourra en reparler mais merci messieurs pour ces présentations qui je pense nous ont donné une vision assez ample de l'écosystème l'existence de de structuration verticale par par secteur mais aussi le rôle de l'État ou de structure étatique comme BPI dans le le financement et la structuration du secteur.
Je suis comme nombre de mes collègues au sein du groupe ensemble pour la République fondamentalement et sincèrement en soutien de l'innovation à la française et de l'innovation que vous que vous portez dans vos projets entrepreneurux, dans vos projets industriels, euh dans vos projets financiers aussi puisque ça en fait partie. Euh nous sommes conscients des difficultés auxquelles font face les entrepreneurs en France et en particulier ceux qui comme vous et cela a été souligné euh concentrent la plus grande partie des investissements de la prise de risque des embauches avec le risque que cela implique mais mais aussi effectivement de l'innovation. Donc vous jouez un rôle fondamental dans la développement de l'innovation à la française. vous joue un rôle fondamental aussi dans l'internationalisation de l'économie française et et ma première question aura trait à à notre capacité à à accompagner les start-ups françaises dans leur développement international car on sait que la BPI, les fonds de venture capital français ou les Business Angel sont capables de vous offrir un accompagnement euh sur les séries A, séries B, série C, mais que quand on arrive dans les tours de table euh sur les levées de fond de 100 200 300 millions d'euros.
C'est là que avant la crise où l'explosion de la bulle et à plus forte raison maintenant, j'imagine que c'est pour vous très compliqué de trouver du soutien financier en France, ce qui vous oblige, ce qui les oblige à aborder ces tours de table et ces séries C, DF particulièrement dilutives du point de vue actionnarial avec le soutien exclusif de fonds étrangers, ce qui vous ouvre infiné à bah une dilution dilution du capital français au sein de votre tour de table et éventuellement des choix euh éventuels que ce soit en terme de session, de délocalisation. Je le dis tout en étant député des Français de l'étranger et que je suis très fier d'avoir dans ma circonscription les pôles Frenchstech de Lisbonne, de Barcelone, de Madrid qui sont euh des magnifiques pôles qui relaaient bien sûr vos croissances, la croissance des entreprises françaises, mais qui sont aussi des pôles où on voit parfait des entreprises françaises qui décident de partir, de quitter la France. Et ma deuxième question, c'est celle-là.
Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous convaincre de rester en France ? Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous aider à rester en France et pour ne pas avoir parfois à décider par défaut d'aller ailleurs pour mieux développer votre entreprise, pour mieux poursuivre le succès que nous vous souhaitons ? Merci monsieur Vegeta.
Ça rejoint en partie d'ailleurs la discussion que nous avions avant dans la table ronde précédente, il me semble euh pour le groupe de la France insoumise, madame Mathilde, merci madame la présidente. Messieurs, suite à vos à vos interventions, je m'interroge. Donc vous travaillez sur différents sujets, l'agroalimentaire, la recherche et le développement, la restauration, l'industrie, le sport.
Et en fait finalement, je constate que l'État finance des entreprises qui mettent en place des solutions privées pour palier les défaillances des politiques publiques. Je me permets par exemple de de prendre le cas de de Kideos. Alors, monsieur Delma, sera rien de personnel hein, c'est juste que vous abordez questions de l'agriculture et c'est un sujet que que je le sujet que je connais le mieux.
Et donc vous nous l'avez présenté, on le voit aussi sur sur le site, vos services permettent de sécuriser les marges et stabiliser les revenus des producteurs que des coopératives industriel distributeur en réduisant l'incertitude liée aux fluctuations imprévisibles des prix agricoles. Et finalement, vous proposez de faire ce que le gouvernement ne fait pas, c'est-à-dire assurer un revenu digne au producteurs et équilibrer les relations commerciales. Si la loi garantissait la mise en place de prix rémunérateur garanti, garantissait l'encadrement des marges des industriels des distributeurs, finalement un tel accompagnement ne serait pas nécessaire.
Dans le cas présent, les agriculteurs et tous les acteurs de la chaîne alimentaire doivent donc payer de leur poche un service privé pour s'assurer une rémunération. En 2023, Olivier Luany est chargé d'une mission gouvernementale sur la réindustrialisation de à l'horizon 2035 dont le rapport n'a jamais été dévoilé. Il révèle dans son livre que l'objectif du gouvernement de 15 % de PIB pour l'industrie en 2035 est inatteignable. en cause notamment les financements publics qui sont concentrés sur la DIPTech et la start-up nation qui ne représentent qu'un tiers de notre potentiel de réindustrialisation.
Les PMI et ETI en représentent 2/3 soit le double mais souffrent elle d'un manque d'investissement. Donc 2/3 de la réindustrialisation devrait euh venir de la base du tissu industriel existant alors que jusqu'à présent on a misé sur l'export, les investissements étrangers, la rupture technologique. Mais euh le gouvernement concentre son attention sur les start-ups dont l'avenir est plus qu'incertain.
Et quand on regarde dans les start-ups survivantes, la plupart sont créées par des personnes aisées. Il est plus facile en fait de prendre un risque quand on a des garanties financières. Euh ce qui est loin de valoriser le mérite, le modèle des start-ups profite bien plus aux personnes qui ont déjà qui sont déjà privilégié.
Monsieur Fournier, BPI France a pour mission le financement et le développement des entreprises. Quelle est donc la part des financements attribués au start-up et qu'est-ce qui le justifie ? Y a-t-il des conditions d'utilité sociale, d'engagements environnementaux et de maintien de l'emploi ?
Plus largement, un grand nombre de sociés se font accompagné par un cabinet de conseil pour constituer leur dossier de candidature d'appel à projet. Ces cabinet de conseil bénéficient alors d'une prime lorsque la société reçoit une subvention. Donc encore une fois, cela avantage ceux qui ont les moyens d'investir dans les cabinets de conseil afin de maximiser leur chance de lever des financements.
Pouvez-vous nous indiquer la proportion de société accompagnée par des cabinets de conseil parmi les dossiers sélectionnés pour revoir les subventions pour recevoir les subventions publiques ? Merci. Merci.
Pour des raisons de contrainte de temps, je vais donner la parole à un 4e orateur de groupe, monsieur Laurent Lardi, pour le groupe du des socialistes, pardon, des socialistes et apparentés. Merci madame la présidente. Tout à fait.
Bonjour, bonjour à tous. Bonjour messieurs. Effectivement euh moi j'ai plutôt une réflexion et une question qui porte sur le financement à grande échelle des start-ups, de l'innovation de manière générale, enfin de manière plus générale d'ailleurs des outils qui permettent de développer cette innovation notamment dans la dans la tech.
On a eu un un exemple récent euh que j'aimerais rapidement développer dans le cadre de l'examen de la loi sur la simplification de la de la vie économique où nous avions décidé de limiter l'accès au projet de au statut de projet d'intérêt national majeur aux centres de données qui sont proposés par des entreprises qui ne sont pas soumises le réserver à des entreprises qui ne sont pas soumises aux lois extraterritoriales. Vous comprenez pourquoi on part du principe que la souveraineté numérique ne peut être satisfaite si les propriétaires de centre de de données implantés en France peuvent être obligés par leurs états de fournir toute ou partie des données qu'il qu'ils hébergent. Et là, on a été surpris parce qu'on a eu une opposition très ferme du gouvernement sur le sujet euh qui euh qui considérait que les objectif d'implantation de nouveaux centres de données sur le territoire national ne peut-être atteint sans le concours d'entreprises effectivement soumises à ces lois extraterritoriales.
Je pense en particulier bien entendu aux entreprises américaines. Or, ce qu'on a constaté d'autre part, c'est qu'il n'y a pas il n'y a pas d'enjeu technologique. un centre de données, c'est une grosse boîte dans laquelle il y a un peu de génie climatique, mais enfin on a des champions nationaux comme Schneeder électrique qui les qui d'ailleurs fabriquent des enfin il contribue pour la construction de centres de données dans le dans le monde entier.
Non, on a été surpris d'entendre qu'en fait la problématique c'était la capacité à investir qui était en en en question. Alors moi, j'ai une double question en fait, c'est comment est-ce qu'on peut être dans cette situation quand on sait que la la rentabilité, les marges qui sont réalisées par dans le cadre de l'exploitation de ces centres de données sont tout à fait confortables, on va dire hein, c'est des marges à deux chiffres avec plutôt d'ailleurs un 2, un 3, voire un 4 de vent. Euh quelles sont en fait aujourd'hui les logiques financières qui s'imposent en matière d'investissement et qui font qu'un qu'un secteur d'activité comme celui-là, vital pour euh pour la souveraineté euh euh nationale, vital pour le développement évidemment des euh des start-ups, n'arrive pas à trouver des financements nationaux ou européens.
Euh nous évidemment, on pense aussi à des entreprises qui respectent le le RGPD nécessaire à son développement autonome et malgré le fait que ce soi des entreprises qui soient extrêmement rentables, je serais très très attentif à votre réponse, notamment monsieur Fournier, mais tout le monde peut avoir des idées là-dessus. Bien, merci beaucoup. Ce que je vous propose, c'est peut-être qu'on reprenne le même ordre de réponse.
On vous laisse 2 minutes chacun. Je sais que c'est assez frustrant qu'il y a beaucoup de choses à dire. Merci beaucoup.
Très frustrant. Peut-être en deux mots pour répondre à votre question. Oui, la DIPTtech est un des enjeux majeurs.
On a d'ailleurs recentré la plupart de nos financements sur la DIPTtech et elles sont d'ailleurs des entreprises qui par ailleurs pour la moitié d'entre elles vont créer une usine. C'est ce que c'est ce qui a été rappelé. Et donc on a dans le cadre de France 2030 des dispositifs des appels à première première usine des prénouvelles industries, des garanties aux banques pour et et des investissements dans des fonds d'investissement et des investissements en direct. 70 % de nos investissements en direct dans le capital risque sont sur ces thématiques diptech et industriel.
Et donc oui, c'est notre grande priorité. Oui, on est au début. Oui, on est en train de réapprendre avec un double risque, on réapprend à industrialiser et on est par ailleurs sur les technologies.
Donc il y aura des échecs et c'est notre capacité à surmonter ces échecs et à apprendre de ces échecs qui va dans la durée, je crois donner des résultats. C'est dans cette phase que que que nous sommes. Notre sujet principal d'ailleurs dans les diptech ou ou de façon générale aujourd'hui sur la la partie réindustrialisation des start-ups, c'est les fonds privés.
Je crois qu'on est équipé, même si effectivement en France 2030, on voit va avoir un peu moins de moyens. Notre sujet principal, c'est la capacité à draîner des moyens euh privés sur euh sur euh euh sur ces sujets. Et donc c'est notre préoccupation.
Paradoxale pour euh une banque publique, c'est comment on attire. Euh euh et voilà. Peut-être quelques mots sur la partie de France 2030 et des PME.
Donc en fait euh et des PME et de l'industrie traditionnelle sur France 2030, si vous prenez le dirigé qui est la partie la plus significative de de France 2030 qui représente 80 85 % euh de des financements pour les entreprises, en fait vous avez euh à peu près 25 % sur les start-ups. Donc il reste une grosse part et d'ailleurs notre plan est très équilibré entre les PME traditionnels. On n pas réussi à convaincre Olivier Luzi.
C'est vrai qu'il y a une surcommunication sur les PME parce qu'elles sont visibles, les start-ups parce qu'elles sont visibles, il y a des disruptions, mais la réalité du terrain et de notre action, elle est véritablement très équilibré et on y est très sensible. Les critères, c'est des critères principalement de RSE que nous tenons euh euh et qui sont euh fixés par le gouvernement euh et par France 2030 et les cabinets de conseil. Malheureusement, c'est pas un mal nécessaire parce que on est évidemment très opposé à ça.
Notre métier, c'est de travailler avec les entrepreneurs. C'est aussi parfois la complexité des des des éléments qu'on demande dans le dossier qui sont parfois surajouter des critères qui conduisent à la réalité de ces et donc malheureusement je ne pourrais pas répondre directement à votre question sur mais si ça vous va c'est que alors je pense qu'il va y avoir en plus des rebonds et des ce que je vous propose c'est qu'à la fin de toute façon on vous laissera un peu plus de temps de toute manière pour répondre aux différentes questions. Euh donc je passe la parole maintenant à euh pardon à monsieur Delmas.
Voilà. Alors, je vais principalement répondre à madame la député Il c'est mieux comme ça. Euh, merci pour votre question et je la prends pas personnellement bien sûr.
Euh vous savez que le problème de volatilité des prix avec l'implication que ça a sur les revenus, sur la marge, sur la sécurisation justement de de l'activité de du monde agricole euh et un problème central euh que les prix se fixent en fonction de l'offre et de la demande. Donc, para essuent, ils mettent à mal une équation économique dans pas mal de cas. Je pense pas qu'il faille opposer le public et le privé sur ça.
Je pense que justement il faut avoir un ensemble d'outils qui permettraient d'arriver à résoudre ces problèmesl côté publicalim qui s'est mis en place qui fonctionne très bien avec une condition forte qui est la mise en place de contrat. On sait aujourd'hui que les contrats sont pas mis en place dans toutes les filières pour différentes raisons. Moi je connais un peu le le portin.
Je sais qu'il y a pas forcément une envie de signer des contrats surtout pour garder aussi un peu une marge de liberté. Donc dans ce cas-là, les mécanismes publics malheureusement ne peuvent pas fonctionner. On a des mécanismes privés qui existent, par exemple des assurances récoltes qui fonctionnent aujourd'hui qui sont aidés par l'État qui va justement arriver à subventionner à peu près à 2 tiers le montant de la prime d'assurance.
Donc là, c'est une illustration justement de mécanisme un peu hybride public privé qui fonctionne bien. Côté plus gestion des prix, on pourrait penser à des prix planchés. Je sais que ça avait été évoqué il y a à peu près 18 mois mais ça pose beaucoup de questions et même beaucoup de coopérations n'était pas forcément beaucoup de coopératives n'était pas forcément pour ce mécanisme là pour des questions toutes simples.
Quel est le juste prix ? Quel prix Planchur met en place ? comment on intègre justement la diversité d'exploitation de contraintes opérationnelles entre par exemple des tomates qui sont cultivées sous ser dans le nord et à l'air libre dans le sud pas forcément les mêmes bases de coût dans quel prix on prend en compte des solutions hybrides comme celles de Kos permettent justement de s'adapter à ça et de sécuriser de laisser le choix à chaque exploitant agricole de définir l'intervalle de prix qu'il veut sécuriser par rapport à ses contraintes.
Après, est-ce qu'on peut faire des choses ensemble public privé avec grand plaisir ? Si l'État effectivement veut nous accompagner en apportant des garanties de l'État justement sur les les sur les les les primes qu'on va gérer. S'il veut aussi subventionner le plan de la prime comme ça peut être fait au niveau européen sur la partie assurance récolte, on est preneur mais on est convaincu que un problème complexe nécessite justement une approche qui serait multi multioutil.
Voilà. Bien. Merci à vous monsieur Roulois.
Oui, vous m'entendez ? Oui, c'est bon. Merci pour vos questions.
En quelques mots sur la partie d'IPTech, nous on est persuadé au sein de France d'IPT qu'on est à l'aube d'une nouvelle révolution industrielle qu'il faut se qu' faut être en capacité de saisir en France qui seront les gages de notre souveraineté dans plein de domaines. dans le monde de l'agricole via des technologies de rupture dans ce domaine-là, dans le monde du quantique, dans le monde du spatial, dans le monde industriel, euh également dans le monde de la santé qui a été évoqué. Euh et euh ce qu'on peut souligner, comme je le disais tout à l'heure, c'est qu'on a en France des atouts indéniables qui sont notre excellence académique, notre la qualité de notre recherche, mais il faut pas oublier qu'on est euh sur un secteur qui est extrêmement, on va dire, dispatché sur le territoire avec des grands hubs euh des métropoles qui euh qui euh sont capables de draîner euh de l'innovation de rupture dans la DIPTech.
Et ça, il faut s'appuyer là-dessus. Euh maintenant, on on le sait euh pour et pour répondre donc à vos questions, il faut être encapé de donner de la stabilité au secteur, de lui donner de la visibilité, d'accélérer sur les programmes qui existent déjà. Euh euh et ça euh ça va permettre aussi d'attirer pour le sujet qui évoquait que vous évoquez tout à l'heure de de manque de financement euh d'attirer davantage aussi des grandes capacités financières euh à l'échelle européenne parce qu'aujourd'hui en effet vous avez beaucoup de fonds en capacité de de gérer des tours en early et dès qu'on passe sur des fonds sur des tours à 300 millions d'euros, là on est beaucoup plus restreint et il faut être en capacité de draîner ça.
Mais pour ça, il faut continuer à accélérer avec une stratégie industrielle. Et euh et là-dessus, on est on est on est persuadé que les stratégies de stabilité et éviter le stop and go euh sont vraiment cruciales dans le fait de de pouvoir péréniser et donc embrasser cette révolution technologique et industrielle que représente la DIPTtech. Bien, je vous remercie monsieur Zettoun.
Oui, je vais revenir sur le le point évoqué sur la délocalisation des start-ups. Euh moi, je l'ai vécu en tant qu'entrepreneur puisque on a pu lever des fonds sur les premières étapes avec des fonds français. Et au moment du capital croissance et de l'internationalisation, euh c'est là on a dû trouver des fonds euh étrangers et notamment américains puisque en France, on n' pas eu la possibilité de lever justement des montants beaucoup plus importants pour passer à cette étape de devenir leader européen et même mondial.
Et donc après on peut on peut rentrer plus dans le détail de pourquoi en France on n pas encore des fonds de cette taille-là. Euh je pense que c'est encore un écosystème qui est en train de grandir et donc ça va arriver, c'est en train d'arriver euh mais il y a encore des progrès à faire là-dessus. Et puis peut-être un deuxième point sur la diversité.
Je pense que vous avez raison et bon la table ronde aujourd'hui illustre peut-être ce manque de diversité. Aujourd'hui, en France, il y a un emploi sur trois qui est occupé par une femme en start-up. Euh le problème vient euh euh dès la formation puisque euh les vocations dans les écoles de d'ingénieurs sont plus souvent prisées euh par des hommes et donc il faut réussir à susciter aussi des vocations sur des des métiers euh qui sont très demandeurs dans les start-ups euh euh donc d'ingénieurs, de développeurs et donc d'attirer plus de femmes.
Et quand on regarde côté CEO dirigeant de de start-up, il y en a encore moins. Et donc il y a aussi plusieurs raisons. Les fonds d'investissement sont aussi composés encore pour par beaucoup d'hommes et donc il y a des progrès à faire justement pour créer cette diversité dans les start-up fondé par des femmes et susciter encore plus de de vocation entrepreneuriales chez les femmes.
Merci bien. Merci à vous monsieur Thierry. Merci beaucoup pour vos questions.
Euh alors déjà, je voudrais préciser que notre président est une présidente euh mais qui ne pouvait se rendre disponible aujourd'hui du fait de l'actualité de son entreprise euh et que son entreprise est implantée donc est une start-up industrielle qui est implantée à Valence donc assez loin de Paris. Euh alors comme je l'ai dit, nous on n'oppose pas du tout start-up et entreprises plus traditionnelles ou racines plus anciennes. Euh au contraire, on est assez convaincu de leur complémentarité et de la possibilité de créer des ponts.
Euh il y a par exemple beaucoup de fonciers excédentaires que possèdent les entreprises. On peut imaginer que ces entreprises accueillent des start-up et partagent la sous-traitance, des moyens de production et cetera. Donc il y a vraiment des synergies à créer.
C'est une première chose. Et puis les start-up en fait, elles sont vraiment à l'image de l'industrie he donc elles sont dans dans tous les territoires. L'industrie, c'est vraiment une économie de territoire et et les start-ups nous font pas exception.
Je rappelais, je rappelle ce que je disais tout à l'heure, c'est que 75 % des sièges des start-ups industriels sont hors Île-de-Fance. Euh donc complémentarité avec les entreprises PME, ETI, grands groupe aux racines plus anciennes, euh on est très convaincu de l'importance des écosystèmes locaux pour créer ces synergies entreprises et euh et à noter notamment que les régions sont très mobilisées et certaines ont des fonds dédiés au start-up industriel. Le l'international est hyper important, ça vous l'avez dit, pour la conquête de marché.
Euh il faut que la la Team France Export soit beaucoup plus active en faveur de de nos start-up et sur les levées de fond aussi. Et le risque euh du fait de le le le défaut de Capitao en France, c'est qu'en allant aller chercher à l'étranger, la condition c'est d'implanter l'usine dans le pays d'origine des fonds. Donc vous voyez en fait le le le problème là-dedans, c'est que si on arrive pas à financer l'industrialisation en France, c'est les usines qui ces nouvelles usines vont se faire à l'étranger.
Et enfin, pardon, je je finis juste sur le 1/3 2/3 euh je suis assez d'accord avec ce que vous avez dit madame. Euh il y a un vrai sujet de ces autres 2 tiers et sur la modernisation du tissu notamment. Voilà, on y reviendra.
Merci monsieur Darigo. Alors merci à la et le micro d' Allez, on est bon. Merci à Stéphane Zugeta pour sa question sur effectivement comment faire pour ne pas voir certains certains capitaux partir à l'étranger.
Moi, j'ai travaillé 4 ans pour une entreprise qui s'appelle Foot Bar qui faisait des capteurs pour les footballeurs amateurs. L'expérimentation, elle a eu elle a eu lieu au Pays-Bas avec la Fédération de foot au Pays-Bas parce qu'ils avaient une cellule d'innovation avec une grande transversalité, une grosse ouverture sur des sociétés de l'étranger. en a mis 4 ans pour pouvoir faire un deal avec la Fédération française de football qui nous a opposé que ils avaient déjà un deal avec une boîte concurrente australienne.
Donc il y a il y a un sujet de souveraineté, il y a un sujet de ouais d'accès à l'innovation dans des fédérations qui en l'occurrence ont ont quand même des gros budgets. Nous la proposition qu'on a c'est de créer une cellule transversale transversale pardon à tous les grands événements sportifs pour ne pas avoir à refaire à chaque fois à chaque fois qu'il y a un événement. Je pense au championnat du monde de cyclisme en en 2027 qui ont lu en France.
Je pense évidemment aux Jeux Olympiques d'hiver en 2030. Une cellule transversale qui permettrait d'avoir un laboratoire d'expérimentation permanent et de ne pas réinventer à chaque fois la roue. Le deuxième sujet qui me semble important euh et qui est déjà revenu, c'est sur la mixité, on a 85 % des start-ups du sport qui n'ont ni fondatrices ni dirigeantes à leur tête.
Donc nous, on a décidé d'agir et de lancer un guide sur la place des femmes dans le métier du sport qui sera lancé ce soir à l'événement dont je parlais tout à l'heure à la Fédération Française de Football. Euh 75 actions très concrètes pour repenser la place des femmes dans le métier du sport. Je pense que voilà, il faut agir urgemment pour ne pas voir encore une fois cette économie se polariser.
Je prendrai un dernier exemple qui est assez personnel. Mon fils a démissionné de Parcours Sup parce qu'il ne trouvait pas de solution pour faire du sport et des études en France. Donc il va faire ses études dans une université américaine où il pourra jouer au foot et avoir des études académiques euh voilà au niveau qui l'intéresse.
Il faut repenser l'enseignement de nos enfants. La seule école qui propose du sport pour rentrer dans les grandes écoles aujourd'hui c'est Polytechnique. Toutes les autres n'ont aucune épreuve sportive pour rentrer dans ces écoles.
Bien merci à vous. Alors, nous reprenons les tours de parole des oratrices et orateurs de groupe avec monsieur Benoît Bitau pour le groupe écologiste et social. Merci madame la présidente.
Sans trop de surprise, je vais plutôt par parler avec ma casquette de paysan scientifique ancien chercheur et euh valider le fait que et je me tourne plutôt vers monsieur Delmas bien sûr, valider le fait que on doit travailler sur ce métier d'agriculteur sur la réduction de la pénibilité du travail et sur les outils d'aide à la décision. Euh ça n'est pas contestable. On partage également le diagnostic sur le principe que c'est le le changement climatique mais aussi l'effondrement de la biodiversité qui sont les menaces pour la souveraineté alimentaire pour le revenu des agriculteurs.
On partage également le diagnostic que on a un vrai souci de démographie et qu'il va falloir créer de nouvelles vocations sur le monde agricole et que donc on va avoir besoin d'une innovation de rupture. Sauf que cette innovation de rupture, on a peut-être pas exactement la même définition. C'est-à-dire que pour réussir ces gageurs de de répondre à la fois au changement climatique, à l'effondrement de la biodiversité, à de nouvelles vocations, il va falloir qu'on identifie les causes, les vraies causes de ces problèmeslà et donc entre autres s'attaquer peut-être à la spécialisation des zones de production par exemple qui ont conduit à tordre le bras aux fondamentaux agronomiques.
Et parce que on a tordu le bras à des fondamentaux agronomiques, on est sur des réponses qui font référence à du technolutionnisme. Alors, on peut avoir des désherbeurs qui vont très bien, sauf que si on revient à un fondamental agronomique qui s'appelle la rotation des cultures, on a plus besoin du déserbeur. On peut avoir des OGM qui vont nous promettre mons et merveilles.
Sauf que ce dont on a besoin, c'est d'accompagner les agriculteurs qui chacun sur leur espace, sur leur territoire, avec la pédologie et la leure, avec les conditions climatiques qui sont les leurs, les aident à reconstituer des échotypes, donc de la ressource génétique parfaitement adaptée au milieu sur lequel ils évoluent et qui fait que ils n'ont pas besoin d'OGM et donc ils n'ont pas besoin d'une nouvelle dépendance à une firme semencière et des variétés inscrites au catalogue. Ce dont je vous parle donc, c'est de revenir aux fondamentaux et qui permettrait aussi de retrouver des vraies vocations qui ne seraient pas des métiers où on est extrêmement dépendant. hier de la mécanisation, aujourd'hui des pesticides, engrais de synthèse, demain à de la technologie et revenir à des solutions qui redonnent de l'autonomie aux agriculteurs, de l'autonomie semencière, de l'autonomie technique et surtout de l'autonomie de décision qui leur échappe de plus en plus.
Et ce qui me renforce dans mon propos, c'est que quand on regarde aujourd'hui les résultats économiques des structures agricoles, et bien c'est ceux qui font ces choix-là, qui s'en sortent le mieux à l'inverse de ceux qui continuent de s'endetter sur des solutions qui ne sont que des fuites en avant basées sur le technolutionnisme et qui les emmènent dans des impasses y compris économiques. Bien merci monsieur Bitau. Madame Louise Morel non qui n'est pardon qui n'est pas là euh monsieur Thomalam pour le groupe Horizon.
Merci madame la présidente. Euh merci messieurs du coup mesdames pour ces exposés. Chers collègues, je vous remercie pour votre présence et vos éc vos éclairages passionnants sur l'écosystème start-up.
Véritable moteur d'innovation et de transformation. pour notre économie. Je souhaite attirer votre attention sur un enjeu que l'on évoque encore très peu, trop peu.
La place et l'emploi des senior au sein de nos start-up françaises. Nous le savons, vos entreprises recrutent majoritairement des profils jeunes souvent issus de formations récentes et doté d'une forte pardon culture numérique. Pourtant, dans notre société qui est marquée par le vieillissement de la population active et le recul progressif de l'âge de départ à la retraite, la question de l'emploi des seiors et non seulement un enjeu de cohésion sociale, mais également un formidable levier de compétitivité.
Les seiors ont bien des atouts. Ils apportent un recul précieux, une capacité à naviguer dans les moments de crise et une expertise qui complète idéalement l'énergie des plus jeunes. Leur présence renforce la solidité et la crédibilité des projets, tout en favorisant la transmission et la montée en compétence des équipes.
Pourtant, une récente enquête menée par la Frenchtech Grand Paris de 2024 révèle que seulement 7,7 % des salariés des start-ups ont plus de 45 ans et à peine 2 2,4 % ont plus de 55 ans. Plusieurs initiatives, pardon, méritent toutefois d'être saluées. Je pense notamment à la charte en faveur des de l'emploi des plus de 50 ans lancé en 2022 par le club Landois et le groupe L'Oréal déjà signé par de par plusieurs dizaines de start-up françaises et plus récemment le village by CA de du Crédit Agricole qui a lancé un programme d'accélération spécialement dédié au fondateurs de plus de 50 ans dans la tech.
Comment au-delà de ces initiatives l'écosystème start-up peut-il encourager une intégration plus large et plus valorisée des profils seniors ? Quel levier qu'il soit financier, d'accompagnement ou culturel pourrait être développé ? Quel dispositif existe déjà dans vos réseaux ?
Et comment les renforcer ? Enfin, comment déconstruire ce biais culturel qui conduit à écarter trop tôt des talents expérimentés et des des 45 ans et promouvoir une véritable culture intergénérationnelle au service de l'innovation. Je vous remercie.
Merci monsieur Lam. Monsieur Charloncle pour le groupe UDR. Merci madame la présidente, messieurs.
Alors à entendre certains de de mes collègues Macronistes une bonne partie de la journée depuis je suis élu la Frenchtech serait la grande réussite de cette présidence depuis 2017. Alors ils se disent que du macronisme et de ces trop nombreux échecs, il reste au moins la startup nation comme l'au de consolation. Malheureusement, vous le savez, je le sais, répéter plusieurs fois un mensonge n'en fait pas une vérité.
Et lorsque j'ai lancé ma start-up, moi aussi en 2019, station F à l'époque n'avait dieu que pour Emmanuel Macron. Et pourtant, 8 ans après, beaucoup d'espoirs ont été douchés. Beaucoup d'entrepreneurs, des business angel, des patrons de fond me disent en off depuis des mois leur désillusion, leur inquiétude et même leur amertume.
Et le constat est sans appel et vous avez été d'ailleurs un certain nombre à l'heure à le rappeler. Et pourtant, il faudrait se réjouir. Il faudrait se réjouir alors que les levées de fond de la Frenchstech ont chuté de 17 % sur 1 an et même de 47 % sur 2 ans.
Il faudrait se réjouir alors que un fondateur de start-up sur de en France envisage aujourd'hui de faire ses valises et de partir à l'étranger. Non par manque de patriotisme, mais parce que leur seul espoir de croissance passer les premières levées de fond, elle est binaire. C'est soit de vendre un plus gros, mais en même temps en France et en Europe, on en trouve pas beaucoup, soit lever des capitaux auprès de fond qui battent pavillon en Chine aux États-Unis. alors après une telle des convenus et après des chiffres et je vais pas vous les rappeler, je pense que vous les connaissez mieux que quiconque.
Encore heureux qu'on puisse compter sur un trio de choc. Heureusement qu'on a Éric Lombard, notre ministre de l'économie pour expliquer aux entreprises lors de sa première intervention médiatique qu'il faudrait peut-être qu'elles abandonnent cette drôle d'idée d'être profitable. Heureusement qu'on a Gabriel Atal et nos collègues Macronis, vous en avez parlé d'ailleurs qui ont voté d'un bloc contre le projet de loi pour la simplification.
Heureusement enfin que nous avons Laurent Saint-Martin et je sais qu'il y a d'autres anciens ministres du gouvernement Barnier dans cette salle dont la priorité du dernier budget était de supprimer la ligne pour les crédits aux jeunes entreprises innovantes qui représentent 300 millions d'euros par an. Alors en réalité toutes ces tergiversations sur les dernières années, je pense on contribué à alimenter l'incertitude, on contribué à saper la confiance des entrepreneurs et on contribué aussi à brader l'avenir de notre pays. Alors, je vous pose la question, vous êtes un certain nombre autour de la table, mais vous aurez sûrement une piste pour enrayer cette lande spirale du déclin.
Comment assurer un avenir en France à long terme à nos start-up et quels sont vos leviers de préconisation pour mieux accompagner la croissance, passer les séries B et les séries C pour que des belles pépites françaises puissent rester en France et continuer à employer dans notre pays. Je vous remercie. Bien.
Merci monsieur à l'oncle. Peut-être ce que je vous propose, c'est qu'on fasse l'inverse et ça permettra peut-être de terminer par vous parce que je pense qu'il y a aussi beaucoup d'interpellations vis-à-vis du rôle de l'État et du financement public. Bien évidemment, je propose de commencer par monsieur Darigo, voilà, président de Sporttech.
Merci beaucoup. Je vais répondre à à effectivement cette cette notion de start-up nation. Je pense que dans l'univers du sport, encore une fois, on est un peu à l'inverse de tous les mouvements économiques qu'on peut qu'on peut observer par ailleurs.
Donc moi, je dirais que euh c'est vraiment un enjeu de de santé publique aujourd'hui et ça répond aussi à une deuxième question sur la partie senior. On a besoin de réinventer la pratique sportive notamment à domicile. Nous, on a des solutions comme sporty papers, Kemove ou Néo Expérience qui permettent de faire du sport sans lai, sans la oui par exemple pour vous donner un exemple que tout le monde connaît.
Et donc je pense que c'est très utile pour euh en fait tous les adultes que quel que soit leur âge de de bouger tous les jours. Donc je pense que les seigneurs, on peut tout à fait les intégrer à des politiques euh notamment avec les mutuels qui ont des ressources financières très importantes et qu'on doit déplacer le curseur de la santé, monsieur, madame les députés, non pas que sur la partie curative, mais sur la partie préventive. Et il y a rien de mieux dans la partie prévention que de sortir de chez soi et de faire de l'exercice physique ou de la pratique sportive selon le niveau de forme qu'on peut avoir.
Voilà. Donc sur la dimension du modèle économique, moi je voulais parler d'un point qu'on a un peu peu évoqué qui est le sport professionnel. On a la chance d'avoir des athlètes de haut niveau.
On a eu des bonnes des bons résultats au au J l'année dernière. On a des bons résultats sur pas mal de de coupe du monde en foot, en rugby et cetera. Comment on fait pour rester à la pointe de la haute performance ?
Et là encore l'innovation est clé et c'est là où nous on a notre voilà notre valeur ajoutée, c'est que on est en capacité d'accompagner les sportifs sur la prévention des blessures, sur le coaching virtuel que tout le monde ne peut pas se payer selon les sports. On a des sportifs de haut niveau qui gagnent pas très bien leur vie, notamment dans les sports olympiques d'ailleurs que que on oublie sur les périodes interolympiades. Donc on est en capacité avec des sociétés qui utilisent de l'intelligence artificielle.
Je vais citer Vectar, je vais citer Ohi, je vais citer de On a beaucoup de sociétés qui accompagnent grâce à l'IA les athlètes de haut niveau dans la haute performance et donc nous on est là pour soutenir ces entreprises et leur montrer que on est en capacité de créer de la haute performance grâce à l'innovation. Je vous remercie, je vous remercie aussi de soigner qu'il y a beaucoup de en effet de sportifs de haut niveau, on le sait pas, qui vivent très mal de leur sport. Euh bien monsieur Thierry.
Alors, je vous remercie vivement pour la la question sur l'emploi des seniors. Euh c'est assez original et je pense que vous avez raison. Euh j'ai une partie de la réponse puisque il y a 3 ans environ avec BPI France, on avait mis en place un programme qui s'appelait mercato euh qui donnait la possibilité à des salariés euh de grandes entreprises euh d'aller passer 6 mois, 1 an, 2 ans dans une start-up pour faire bénéficier de leur expertise à ces jeunes entreprises.
Et parmi les publics cibles, en fait, il y avait justement les profils fin de carrière pour valoriser les profils fin de carrière. Alors, ça répond pas tout à fait euh au aux seiors qui sont sans emploi malheureusement, mais euh je suis assez convaincu que le les start-ups ont euh peuvent bénéficier justement de de la richesse de l'expérience de euh de ces personnes. Euh maintenant, sur le sur l'autre question start-up nation, qu'est-ce qu'il faut mettre en place ?
Nous, on est assez convaincu qu'il faut davantage mobiliser l'épargne pour répondre à ce problème de financement privé. Euh ça c'est il y a plein de façons de le faire. On pourra revenir dessus si vous le souhaitez, mais voilà, il y a aussi le sujet des garanties.
Euh les garanties sont des outils en France euh qui sont assez peu mobilisés en réalité et il y a plein de façons de les utiliser. Donc garantie plutôt publique bien sûr. Euh c'est sur le financement, sur la commande, sur les fournisseurs, sur les loyers, sur l'achat innovant.
Euh Start Industrie a publié une note sur le sujet il y a quelques temps qu'on a rendu public. On pourra vous la la transmettre. Et enfin, c'est sanctuariser.
Sanctuariser le JEI, statut JEI, CIR et C2I qui sont des outils vraiment unanimement plébiscité euh et qui sont des soutiens indispensables pour pour notre écosystème. Merci bien. Merci beaucoup monsieur Zone.
Juste très très rapidement sur l'emploi des seniors dans les start-ups. Effectivement, 70 % des personnes qui travaillent dans les start-ups ont moins de 30 ans et 1,3 % ont plus de 50 ans. C'est un vrai sujet et je suis à titre personnel convaincu que les seigneurs peuvent apporter beaucoup de valeur aux entreprises technologiques.
Il y a d'ailleurs plusieurs start-ups dont Brevo, Malt, Ledger ainsi qu'innovit qui ont signé une charte pour favoriser l'emploi des plus de 50 ans. Donc voilà, il y a des initiatives qui vont dans le bon sens. Pour répondre peut-être sur le sujet de l'avenir de la Frenchtech, effectivement les start-ups traversent une une crise actuellement qui est liée en partie au financement mais c'est aussi une crise qui touche l'ensemble de l'économie.
Euh si on regarde les défaillances d'entreprise, elles ont jamais été aussi élevées euh en ce moment et les start-ups représentent qu'une toute petite partie. Donc ça démontre aussi la résilience des entrepreneurs euh à traverser ces périodes plus difficiles. Maintenant, il est certain que euh il faut favoriser l'émergence d'un marché européen.
Un des grands freins, on a parlé du financement et je vais pas revenir là-dessus, c'est aussi l'accès au marché européen. Et je pense que ce qui freine la création de champion, c'est justement toutes ces normes qui sont pas harmonisées, toutes ces normes fiscales et et je le répète, l'instabilité fiscale actuelle qui fait fuir aussi les investisseurs et donc qui ne favorise pas justement la résilience de l'écosystème. Donc voilà, on a parlé de la commande publique et et c'est un sujet qui est aussi important pour que les start-ups puissent vendre et commercialiser auprès des pouvoirs publics.
Donc effectivement, mais moi je crois beaucoup en la résilience des entrepreneurs et leur capacité à traverser cette période et en sortir encore plus fort. Merci à vous monsieur Roulois. Merci pour vos questions.
Peut-être sur la la question des saignants dans un premier temps. Je pense en effet comme ça a pu être souligné, je il y a pas mal de de manières en tout cas dans la DIPTtech de bénéficier du soutien et de l'expertise des gens qui sont avec déjà une certaine longévité dans leur carrière. Euh d'une part, ça peut être des gens qui sont en capacité de d'être des business angel et donc de permettre à des sociétés de se créer, de se développer en début de vie.
Ce sont des gens qui peuvent apporter de l'expertise. On en a besoin dans les dans les conseils des des start-ups euh et notamment avec de l'expertise scientifique quand on parle de DIPtech. Euh et puis également sur toute la partie aussi coaching d'entrepreneuriat où c'est très important aussi pour des plus jeunes de bénéficier du retour d'expérience des des personnes un peu plus âgé.
Euh dans la DIPTtech, il y a une particularité, c'est que les chercheurs qui deviennent entrepreneurs, c'est pas le cas de tous, mais il y en pour certains d'entre eux, il y a pas forcément d'âge pour ça. Et je pense un bon moyen de de travailler sur ce point serait peut-être de l'encourager car ce sont des gens qui ont une certaine expérience et qui peuvent en faire bénéficier à d'autres. sur les sujets plus de de financement de levée de fond, il faut souligner la résilience de la DIPTEC.
Quand on regarde les grands chiffres, on est encore sur des chiffres de levée de fond qui sont supérieurs près pandémie en DIPtech. Certes, c'est moins élevé cette année que l'an dernier, mais voilà, comme on a une certaine science et les actifs industriels et de propriétés intellectuelles embarquées, forcément on a des des une certaine stabilité là-dessus. Et pour du coup accélérer, je pense que ça a été ça a été souligné, mobiliser la capacité à mobiliser l'épargne des Français sera un vrai sujet.
Et par exemple, du coup ça peut faire écho au sujet des seniors là-dessus. Euh un second sujet serait d'encourager le levier bancaire pour la partie tech qui pas forcément très bien compris tout le temps dû à la difficulté du sujet et évidemment continuer à accélérer comme on le disait tout à l'heure et à sanctualiser les programmes en cours de la BPI de France 2030 et cetera. Euh enfin sur les sujets de biodiversité et de climat, la DIY en soi n'a pas forcément d'étiquette.
C'est de la science qui se traduit en activité économique et derrière du coup à nous de travailler pour la mettre au service de la cause climatique et de la cause de la biodiversité. Bien, merci à vous monsieur Thierry. Non pardon pas monsieur Thierry, monsieur Delmas.
Je vais plutôt répondre à monsieur Bito. Merci beaucoup pour votre question et on est d'accord sur le constat, ce qui ce qui fait toujours plaisir. Euh et on n'est pas non plus en désaccord sur les solutions.
Nous on ne promet pas effectivement de technos solutionnisme ou trans. L'idée c'est pas ça, c'est d'arriver à reevenenir sur le besoin. Quels sont les besoins effectivement pour produire mieux de façon plus pérenne, de façon plus sécure, enfin de façon plus plus raisonnée aussi dans les années à venir.
Quand j'évoquéis tout à l'heure justement ces écosystèmes qui feront intervenir des des exploitants agricoles des coopératives industrielles c'est réfléchir ensemble justement à quelles sont les innovation apporté innovation veut pas dire forcément outil donc je pense que je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait qu'il faut intégrer différentes composantes justement pour produire mieux et différemment. Ceci étant dit, on s'aperçoit aussi que les populations agricoles sont parmi les populations qui utilisent le plus les outils digitaux dans leurs opérations parce qu'il y a ce besoin effectivement d'arriver à gérer la donnée, d'arriver à faire des prévisions de météo suivi de niveau de pousse et autres. Donc c'est un équilibre entre les deux effectivement à trouver et pour ça c'est une approche filière qu'on a précédemment justement qu'on doit arriver à mettre en place sans tomber dans sur une approche 100 % outil qui fonctionnerait pas et on le voit aujourd'hui peut-être que des outils qui sont proposés trouvent pas leur marché parce qu'il y a pas ce besoin réel m'arrive à cadrer en amont justement sur quels sont les besoins et les accompagner.
Voilà. Bien merci à vous. Et pour finir, monsieur Darigo, vous avez je vais peut-être vous laisser un tout petit peu plus de temps parce que vous avez eu plusieurs interpellations indirectes au moins.
Merci. Alors, peut-être pour répondre effectivement à la situation actuelle et à la crise, en fait cette crise, elle est pas franco-française. C'est une crise du capital risque qui est à peu près les mêmes chiffres.
Vous regardez les chiffres en Europe, ils sont à peu près identiques. Sur l'Asie, on est à peu près sur les mêmes types. Il y a une différence, c'est les États-Unis sur l'IA, mais où les gros corporates, très grand très grands acteurs sont en train de réinvestir massivement avec probablement un effet un effet de bulle.
En fait, c'est ce que j'ai expliqué tout à l'heure, hein. La tech est très cyclique. C'est une de ces difficultés aussi, mais c'est aussi ce qui a construit la silicone vallée et ce qui construit la tech. on est dans une phase qui est plus difficile, qui permet d'ailleurs de revoir la façon de travailler, de rechercher des rentabilités qui avaient peut-être été oubliées.
Et donc la question qui est posée, c'est est-ce qu'on traverse cette crise et est-ce que on repart sur le prochain cycle ? Moi, je redis parce que je l'ai vécu à titre personnel dans ma vie précédente, dans les années 2000, on a abandonné après la crise des années 2000 parce qu'on a dit effectivement tout tombe, tout chute et donc on on arrête. La réalité qu'on voit nous, c'est que encore une fois, on n'est pas décorrélé de la réalité des autres pays européens. que le capital risque a beaucoup cru ces dernières années.
La question qui était posée sur la croissance d'élevé de fond, elle est bonne. Elle est d'ailleurs récurrente depuis 10 ans. Je dirais qu'on a fait déjà une partie du chemin, mais on est toujours un peu en retard par rapport à la croissance de l'écosystème.
Les fonds de capital risque dans lesquels on investissait il y a 10 ans, il faisaient 80 millions d'euros en moyenne. Aujourd'hui, ils font plutôt entre 250 et 300 millions d'euros. On a plusieurs fonds qui font français qui font quelques milliards.
Il faut qu'on en ait encore beaucoup plus pour prendre la la relève. Donc moi, j'oppose pas forcément les fonds américains ou étrangers au fonds français. Je pense que on a besoin aussi de ces fonds qui apportent d'abord des capitaux.
C'est bon pour notre commerce extérieur he, c'est de l'argent qui revient en France. Ce qui nous manque et je pense qu'il faut pas les opposer, ce qui nous manque c'est effectivement la mobilisation de notre répar qui est un débat qui est aujourd'hui sur la table en France et en Europe pour nous permettre de repartir et de faire face. L'opportunité alternative, elle existe pas vraiment.
Si on n pas l'écosystème de start-up, on sera pas dans le monde du quantique, on sera pas dans le monde de l'IA, on sera pas dans le monde du spatial de demain, on sera pas dans le monde de l'énergie. Donc je crois qu'on est euh en Europe en train de se réveiller sur ce sujet-là pour pour mettre les moyens et je redis que l'écosystème est en train de traverser cette crise en apprenant euh et c'est de cette période que se sont construits en particulier les écosystèmes résilients aux États-Unis. Euh dernier euh peut-être point sur la question des data centers qui est qui est une question euh euh très importante.
Oui, il y a de la rentabilité pour ces data centers et d'ailleurs il y a un nombre d'acteurs qui sont en train de se positionner. Ce que nous on voit et les entrepreneurs pourront peut-être le compléter, c'est que derrière ces ces sujets de data center, il y a tout un savoir-faire de software qui est en général très important. C'est-à-dire que il y a la le stockage de la donnée, mais il y a aussi toutes les tous les logiciels qui vont permettre d'utiliser de façon relativement efficace ces données et en général, ils sont relativement imbriqués avec la logique des data center.
C'est pourquoi un nombre d'acteurs européens type Blue ou d'autres acteurs ont décidé de prendre des briques logicielles et de les mettre dans un écosystème le plus le plus souverain possible en essayant de se couper parce qu'elles ont besoin d'un écosystème de de logiciel qui vont permettre d'utiliser ces données. Et donc on peut malheureusement pas complètement décorré la partie du stockage de la donnée de la partie du soft et du logiciel qui va permettre de l'utiliser. qui rend cette question un peu plus complexe que simplement l'investissement dans les data center.
Merci beaucoup. Comme il y a pas de questions individuell, moi je me je me permets de relancer avec une question et peut-être qui s'adresse peut-être plus particulièrement à monsieur Thierry et et monsieur Fournier. Euh c'est une question peut-être pour relancer hein, mais qu'est-ce qui qu'est-ce qui nous fait croire ou qu'est-ce qui permet d'argumenter dans le sens des start-ups si je prends un domaine très précis ?
Mettons vous avez parlé de la défense, qu'est-ce qui fait que ce serait des start-ups qui seraient les plus innovantes, sur lesquelles faudrait miser avec de la tech et cetera plutôt que ça fronte à la ou Airbus ? C'est c'est vraiment c'est moi c'est une question très ouverte, c'est pourquoi pensez qu'on a besoin des start-up ? Pourquoi des grands groupes aujourd'hui ne sont pas capables d'aller sur cette innovation là ?
Alors, je crois que c'est ce que je j'essay de personne ne je pense n'a intérêt et nous les premiers d'ailleurs parce qu'on finance la défense, on finance l'ensemble des des grandes verticales industrielles, il faut pas opposer ces deux logiques là. Et d'ailleurs, on voit que ces deux logiques là sont en train de se rassembler de plus en plus. On n pas parlé d'un sujet qui est effectivement les acquisitions sur la DIPTech.
On a regardé ces dernières années, 75 entre 70 et 80 % des acquisitions se font en Europe et la majorité des acquisitions se font se se font en France. 60 % des start-up DIPTech qui sont acquises sont acquises par des groupes français. Et donc on voit bien que ces briques technologiques, ces start-up pour certaines d'entre elles vont devenir des groupes, on l'espère, mais la grande majorité d'entre elles vont à un moment ou un autre se réintégrer en particulier dans la DIPtech dans les groupes.
Et Safran vient d'acheter deux ou trois start-ups dans ce sujet-là. Et donc euh euh le l'objectif est pas de de d'opposer euh les deux, mais au contraire de trouver un équilibre. Et on voit bien qu'au bout d'un moment, ces deux écosystèmes, c'est ce qui se passe aussi aux États-Unis, se rapprochent l'un de l'autre et euh euh elle rachète des briques de technologie d'innovation.
Si vous prenez safan, elle a racheté déjà trois ou quatre start-ups de notre écosystème en particulier sur l'IA parce que sur l'IA, elles ont leur propre capacité mais elle voit bien aussi sur la cyber ou la défense qu'elle voit bien que les compétences logicielles qu'il y a dans ces start-up sont probablement un peu plus efficaces que leur propre capacité et c'est cet arbitrage qu'ils font. Et donc euh la question c'est l'équilibre entre les deux. Euh et on pense que cet équilibre, il est raisonnable.
Je disais 1/3 à peu près, un peu moins 1/4 à peu près sur les start-ups et puis le reste sur les sur les grandes filières. Notre enjeu principal, c'est maintenant de rapprocher ces deux mondes. C'est euh c'est ce que fait c'est ce qu'on fait avec la défense.
C'est ce qu'on fait avec la défense. On a un fond qui s'appelle Innovation Défense qui est avec la DGA avec des grands acteurs de la défense pour financer les start-up mais dans une logique de les réintégrer ensuite dans les chaînes de valeur traditionnelles pour les grands groupes qui vont leur donner aussi la puissance de feu, la capacité d'industrialisation qui est parfois difficile pour les start-ups elle-mêmes et puis aussi il faut le dire ce qu'on appelle les exites c'estàd la capacité des fonds d'investissement de récupérer l'argent pour pouvoir le réinvestir potentiellement dans de nouvelles start-up. on a besoin que l'ensemble de ce cycle et c'est probablement la phase dans laquelle on est on est il faut qu'on arrive à boucler ce cycle de faire croître les l'écosystème privé faire en sorte que les les entreprises européennes parfois aussi mondial il faut l'accepter ponctuellement acquièrent ces ces entreprises pour que l'argent puisse revenir à des entreprises plus jeunes qui elles-mêmes on l'espère vont se réintégrer dans les chaînes de valeurs existantes.
Monsieur Thierry, je m'inscris complètement dans Allez-y. Merci. Je m'inscris complètement dans ce que vient de dire Paul François Fournier.
Euh je compléterai avec une une réponse qui risque un peu de vous surprendre et peut-être surprendre un peu mes voisins. Euh il y a une étude de la fabrique de l'industrie qui s'est justement penché sur la question de euh d'où venait l'innovation de rupture en France. Est-ce que c'était plutôt les start-ups ou est-ce que c'était plutôt les grandes entreprises ?
Est-ce que c'était la recherche publique ? Et en fait l'indicateur retenu, c'était celui des brevets, les pot de brevet. Donc c'est un indicateur imparfait.
Euh mais c'est celui qui a été utilisé, il y en a d'autres euh notamment les publications scientifiques. Mais ce qui a été constaté c'est qu'en euh en réalité le le l'innovation de rupture, donc la DIPTech euh dans l'équilibre dont parlait Paul François, en réalité, il penche un peu plus vers les grandes entreprises que que les start-ups. Euh donc quand je dis ça, ça veut pas dire qu'il faut opposer les unes aux autres, hein.
Mais vraiment, il faut concevoir les choses de façon équilibrée et et de façon complémentaire. Et c'est vrai que des entreprises, vous avez cité Safran, mais des entreprises comme Talè aussi collaborent énormément avec des startup industriel notamment et elle ne les voit pas comme des uniquement ou comme des concurrents mais aussi comme des partenaires. Voilà, donc tout est une question d'équilibre.
Bien merci monsieur Roulois. Oui, juste pour compléter et ajouter. En effet, les grands acteurs corporate, il faut leur donner encourager les acquisitions parce que ça ça va fluidifier aussi la la mond.
Il faut les encourager à faire du travail de collaboration industrielle, à investir. Ils ont des fonds de corporate adventure. Euh et puis c'est vraiment des logiques qui sont complémentaires.
Euh ils ont un moyen de se ressourcer dans leur rénovation par les start-up mais ils font également leur rénovation de leur côté et ils ont toujours fait et ils sont très forts. Donc il faut absolument accélérer sur ces collaborations là. Et j'ai oublié la commande privée également qui est un un un vecteur de développement des start-ups et de ressourcement des corporates industriels qui était très important.
Merci beaucoup. Je me permets de dire un mot sur la recherche publique parce que j'en viens mais simplement pour vous dire voilà que pour autant toutes ces innovations et quand il y a un brevet bien souvent ça s'appuie sur une recherche fondamentale qui elle ne n'est bien souvent faite n'est faite que par la recherche publique dont j'espère que j'espère ne continuera à développer parce que je pense qu'il n'y aura pas d'innovation sans cela. Voilà.
Bon euh ben merci beaucoup, c'était vraiment très intéressant et merci beaucoup pour tous les échanges. Voilà, c'était très complémentaire avec la table ronde précédente et je vous dis alors nous on a une CMP demain, je sais pas si certains ils seront sur à 9h sur la loi Uvart et nous nous retrouvons la semaine prochaine important puisque nous avons une audition avec la ministre de la politique de la ville mercredi. l'article la nomination article 13 pour le CEA et puis nous ferons aussi un événement de fin de d'année avec tout le monde auquel voilà je vous invite tous.
Voilà pour le programme de fin de session. Merci à vous.
Michel Fournier