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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 6 octobre 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiInstitutions & électionsJustice

Apolline Matin du 6 octobre - 8h/9h

Source d'origine 6 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 9:58OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos trois priorités de revendications ?

  • 11:13RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il n'y a pas de profs attribués ou sont-ils en arrêt non remplacés ?

  • 12:43OuverteRéponse directe

    60% des Français soutiennent ce mouvement. Comment le ressentez-vous ?

  • 13:35RelanceRéponse directe

    Qui vous a attaqué hier à la télé ?

  • 14:12RelanceRéponse directe

    Comment expliquer la coexistence entre manifestants pacifiques et casseurs ?

  • 21:58OuverteRéponse directe

    Que craignez-vous dans ce contexte de mobilisation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 23:24InvitéChiffre
    « C'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. »
  • 30:19InvitéFait
    « Le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956. »
  • 4:42Locuteur 2Fait
    « Qu'est-ce que je vais faire ? Ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie. »
  • 10:07InvitéPromesse
    « Recruter davantage d'enseignants et baisser les effectifs par classe. »
  • 22:30InvitéFait
    « Rien ne justifie les émeutes et les saccages. »
  • 23:24InvitéChiffre
    « 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. »
  • 35:53InvitéFait
    « Nous sommes au bord de la crise financière. »
  • 37:23InvitéChiffre
    « En 2028, on est à 100 milliards quand la charge de la dette en intérêt devient supérieure à tous les budgets. »
  • 40:33InvitéFait
    « Le gouvernement a abdiqué l'an dernier en suspendant la réforme des retraites. »
  • 40:47InvitéFait
    « Il faut se dire face à la vérité que nous devons retrouver progressivement un équilibre de notre système de retraite. »

Temps de parole

  • Présentateur45 %
  • Invité31 %
  • Invité 29 %
  • Invité 36 %
  • ?5 %

≈ 22,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous écoutez

0:01
Présentateur

RMC.

0:06
Locuteur

8

0:06
Présentateur

heures passées de 1 minute. Très belle journée sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. C'est donc l'acte 3 de la mobilisation lycéenne qui démarre ce matin avec de premiers blocages, de premiers rassemblements. Ils sont rejoints, les lycéens, par les enseignants, par leurs parents, les agriculteurs même. Pour cette journée, il

0:26
Locuteur

y a

0:26
Présentateur

des manifestations qui sont prévues dans une trentaine de villes. On va faire un point complet. On vous révèle un chiffre ce matin sur RMC, celui de l'absentéisme, encore à la hausse. 38 jours en moyenne d'absence pour un salarié du privé. Et puis on va adresser un premier bilan des premiers matchs, des bleus, version Zinedine Zidane. Les bleus combattus la Belgique, 4 but 1, c

0:44
Locuteur

'était

0:44
Présentateur

hier soir. Des lycéens se rassemblent déjà ce matin. Oui, ils seront rejoints, vous le savez, dans leur mouvement par les enseignants, appelés à se mobiliser par les syndicats. Aujourd'hui, même par les plus jeunes du collège et par les agriculteurs qui voient une convergence des colères. Ce qui fait dire aux lycéens que c'est l'acte 3 de leur mobilisation. Ils se rassemblent déjà ce matin à Toulon, devant le lycée Bonaparte. Avant d'aller manifester en centre-ville, ce sera à 9h. Écoutez-les, il y a quelques minutes, au micro, notre correspondante Anna Jauger sera une des premières manifestations de la journée.

1:14
Invité

Je pense que ça peut faire bouger les choses, parce que là, on fait blocus en deux jours à Bonaparte. On a eu le préfet, la maire, le rectorat. Donc je pense que c'est bien et qu'il faut continuer. Ça

1:22
Locuteur 3

fait quand même quelques années qu'on parle de ce qui se passe, qu'on demande du changement, de façon pacifique, que ça n'a pas bougé, que rien n'a été fait et rien n'a été changé. Maintenant, on a décidé d'agir, de faire en sorte qu'on se fasse entendre. Il y

1:34
Locuteur

a

1:34
Locuteur 3

de l'espoir. Ce qu'il me dit, c

1:35
Locuteur

'est que

1:35
Locuteur 3

si on est énormément à tous revendiquer les mêmes choses et tout ça, ça ne peut que faire ouvrir les yeux sur la situation actuelle.

1:42
Présentateur

On va manifester pacifiquement, car c

1:44
Locuteur

'est

1:44
Présentateur

notre rôle aujourd'hui, tout simplement. On n

1:46
Locuteur

'est

1:46
Présentateur

pas là pour incendier, casser ou blesser les gens. Donc si les parents m'écoutent aujourd'hui, je peux vous le dire, laissez-les venir vos enfants. On a une organisation, on est structuré. On n'est pas là pour casser incendier.

1:58
Locuteur

À

1:58
Présentateur

Paris, les prestigieux lycées Louis-le-Grand et Henri IV sont bloqués.

2:03
Locuteur

C

2:03
Présentateur

'est l'info ce matin. Tous les campus de l'université Paris 1, dont fait partie la Sorbonne, sont fermés par prévention, car c'est à 14h qu'est prévue la manifestation parisienne. Ça va se passer place de la République, comme bien souvent, au moins 20 000 personnes sont attendues, avec, évidemment, dans le cortège, ces enseignants en grève que Solène Leroux a rencontrés pour RMC.

2:21
Locuteur

L

2:22
Présentateur

'établissement de Thomas Ben-Simon, professeur d'art appliqué à Paris, est ouvert aujourd'hui, mais lui a décidé de se mettre en grève pour aller manifester. Ça me semble indispensable que des adultes puissent encadrer cette manifestation lycéenne, puisqu'en fait, on a évidemment des revendications qui sont communes en termes de bâtis, en termes d'effectifs, en termes de conditions de travail. Indispensable aussi d'être là pour protéger les élèves, c'est ce que pensent beaucoup de ses collègues. On a besoin d'être à leur côté. Lucas Marchand enseigne l'histoire géographie en Seine-Saint-Denis.

On a bien vu, lors des blocus dans nos lycées, que lorsque les adultes étaient là, ça se passait mieux. On pouvait à la fois écouter les élèves, et puis ça permet aussi de désamorcer des possibles conflits avec la police, justement.

3:04
Invité

D'autres craignent les casseurs. Pour Aurélie Liobé, professeur de SES dans les Hauts-de-Seine, la présence

3:10
Présentateur

des profs est primordiale.

3:11
Locuteur 1

Le fait que les enseignants, les personnels, les soutiennent et leur permettent de s'exprimer, je trouve que

3:17
Locuteur

c

3:17
Locuteur 1

'est quelque chose d'important pour apaiser les relations. De

3:20
Présentateur

quoi permettre, elle l'espère, de donner une suite constructive au mouvement. Deux mille policiers et gendarmes seront déployés aujourd'hui à Paris. La justice administrative a suspendu dans plusieurs départements, à

3:31
Locuteur

la

3:31
Présentateur

dernière heure, des interdictions de manifestés qui avaient été prises devant les lycées de Bayonne, de Valence, de Strasbourg aussi, en estimant, comme dans la Drôme, que ces interdictions n'étaient pas proportionnées. Alors, vous savez que dix enquêtes ont été ouvertes par la police des polices depuis le début du mouvement lycéen, comme à Saint-Ouen-Lomone, où la famille d'un jeune de 14 ans, blessé au visage, va porter plainte pour tentative d'homicide volontaire. Les parents de ce jeune, prénommé Eden, ont raconté ce qui était arrivé à leur fils, touché par un tir de lanceur de grenades lacrymogènes. Après

4:02
Locuteur

avoir

4:03
Invité

été emmené à l'infirmerie de son lycée par ses camarades, Eden a été transféré à l'hôpital, puis opéré. Encore en pleurs, sa mère raconte son quotidien depuis le drame.

4:11
Présentateur

Eden a alors l'âge par scellé. Il ne peut pas s'alimenter autrement qu'avec une paille de façon utile. C'est un processus qui va durer plusieurs semaines, plusieurs mois. Ses dents du haut, donc elles sont cassées. Mais les dents du bas ont été complètement arrachées. Et je le répète, mon fils n'a que 14 ans. Mouti, il n

4:29
Locuteur

'a

4:29
Présentateur

pas fini sa croissance. Ce qui est duré, c'est de la veille constante. Mais il dort très mal aussi, il fait pas mal de cauchemars. Et il ne peut pas parler, donc on essaye de communiquer un maximum à l'écrit. Son

4:39
Invité

père, lui, se remémore les mots que lui a dit son fils avant de se faire opérer.

4:42
Locuteur 2

Qu'est-ce que je vais faire ? Ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie. Moi, je fais en sorte de le rassurer sur ce point, en disant que la médecine d'aujourd'hui a beaucoup évolué. Maintenant, le vrai combat sera un combat mental.

4:53
Invité

Le père de famille appelle les autres parents à protéger leurs enfants et à ne pas les laisser participer aux manifestations.

4:58
Locuteur

Et

4:59
Présentateur

avec toutes les manifestations,

5:00
Locuteur

il

5:00
Présentateur

y a énormément de conséquences dans les transports en commun ce matin, surtout dans les grandes villes. Souvent des arrêts, des arrêts de bus qui sont non desservis. Les réseaux de bus, il y

5:09
Locuteur

a

5:09
Présentateur

une quinzaine de lignes qui sont touchées à Paris, Toulouse, une trentaine à Marseille, même une cinquantaine et une soixantaine à Lyon. En fait, quasiment toutes les lignes qui sont touchées par ces perturbations liées à cette mobilisation lycéenne. La politique,

5:22
Locuteur

c

5:22
Présentateur

'est le Parti Socialiste qui annonce 140 000 participants pour sa primaire vendredi et samedi. Le premier tour, primaire avant la présidentielle, c'est plus qu'espéré, mais c'est nettement moins que lors des dernières primaires de gauche. C'est ce matin que le Rassemblement National va dévoiler son contre-budget pour 2027. Des contre-oppositions, en fait, on

5:39
Locuteur

est

5:39
Présentateur

en opposition à celles faites par le gouvernement. On est à quelques mois de la présidentielle, mais surtout une semaine après les révélations de Mediapart concernant Jordan Bardella. Et alors, puisqu'on parle de budget et de la chasse aux économies, on vous révèle donc ce matin sur RMC les chiffres de l'absentéisme dans le privé. Absentéisme de 38 jours en moyenne par salarié, 5% quasiment du temps travaillé, qui en fait ne l'est pas, chiffre en hausse pour la deuxième année de suite, qui explose même chez les cadres selon la mutuelle WTW. Un exemple écouté avec Martin Lange pour RMC.

6:09
Invité

Il est honoré juriste dans une PME en pleine expansion. Depuis un an, elle a vu sa charge de travail et son stress considérablement

6:15
Présentateur

augmenter.

6:16
Locuteur 6

Toujours le sentiment de travailler dans l'urgence, toujours le sentiment qu'un dossier allait m'échapper. J'avais des angoisses tous les dimanche soir, l'incapacité de se reposer, de déconnecter.

6:25
Présentateur

Une situation qui a contraint un médecin à l'arrêter au printemps dernier. Ce

6:29
Locuteur 6

qui m'a fait imploser, au-delà de cette charge mentale, c'est le management qui n

6:32
Locuteur

'a

6:32
Locuteur 6

pas suivi de mon boss, où lui a commencé à avoir des sautes d'humeur, des consignes contradictoires.

6:38
Locuteur

Un

6:39
Présentateur

cas loin d'être isolé selon Philippe Beau, secrétaire national de la CFECGC, le syndicat des cadres. Depuis des années, les cadres sont moins bien considérés, plus pressurisés. Quand on regarde le motif de leur absence, les pathologies liées à la santé mentale, donc le burn-out, etc., est la première cause très, très largement. 44% des arrêts de travail, selon le syndicat, qui note que les évolutions récentes, notamment le recours accru au télétravail, participent à compliquer la vie des personnels encadrants. On est au lendemain de la victoire des Bleus 4-1 contre la Belgique. Il ne fallait pas rater la fin hier soir sur RMC. Les Bleus ont marqué leurs 4 buts dans le dernier quart d'heure.

Jean-Louis Tour, c'est vous qui avez commenté ce match pour RMC. On vous retrouve en direct ce matin. Ce qu'on retient des 4 premiers matchs de Zinedine Zidane, c'est cette volonté

7:23
Invité

de jouer et même de prendre des risques chez les Bleus. Exactement. Le bilan au niveau du jeu de Zidane est réussi, car à peine arrivé, il a réussi à imposer certaines idées en parlant de 15 jours de qualité au niveau du travail. Il s'est félicité après le match hier soir, même si, a-t-il dit, il y a des choses à améliorer, comme la présence devant le but pour se créer plus d'occasions. Car la fin de match hier, ces 4 buts embellissent un peu le bilan d'un secteur offensif parfois ronronnant, sauvé par Michael Olysee. C'est d'ailleurs, lui, le grand bonhomme du rassemblement.

4 buts, 2 passes décisives pour le joueur du Bayern, qui a pris le costume de sauveur laissé momentanément par Kylian Mbappé blessé. Désiré doué passeur et buteur hier a aussi marqué des points, là où le ballon d'or parisien Ousmane Dembélé en a perdu. Car même si Zidane a apprécié son match hier, il ne sera pas parvenu à marquer sur 4 rencontres. Autre élément à retenir, le sélectionneur n'a pas peur de chambouler son équipe, d'utiliser tout son effectif et de lancer de nouveaux visages sur ce plan-là. Luca Dacuna, Jérémy Jacquet ou hier Leni Yoros sont mis en évidence.

8:22
Présentateur

Et le prochain rassemblement des Bleus, ce sera mi-novembre contre l'Italie et contre la Turquie. Et alors ça,

8:27
Locuteur

ce

8:27
Présentateur

sera l'événement de la nuit prochaine. Lionel Messi qui va faire ses adieux avec la sélection argentine, avec un tout dernier match international, match de gala, on peut dire, contre le Bénin. C'était le journal de Quentin Vinet. Moi, hier soir, je me suis couché désespérée, je me suis réveillée très heureuse. Effectivement,

8:42
Locuteur

je me suis couché en

8:42
Présentateur

été 0-1. Mais il y

8:45
Locuteur

a

8:45
Présentateur

un 0 jusqu'à la 77ème minute, en effet. Les 4 buts, notamment le doublé d'Olysée dans le dernier quartier. Heureusement, le réveil était plus joyeux. Il est 8h09 sur RMC. Vous en parliez aussi, Quentin, lycéens, parents et syndicats d'enseignants sont appelés à la mobilisation aujourd'hui. Mais que demandent vraiment les lycéens ? Dans un instant, nous serons en direct avec Pierre Sourzat, le président de l'association Les Lycéens. Il nous expliquera les revendications, ce qu'ils réclament et comment sortir de la crise. 8h10.

9:13
Invité

RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est

9:19
Présentateur

8h13 et vous êtes bien sur RMC. Et RMC, story comment ? Faire retomber la colère des lycéens. Et en même temps, accéder à leurs revendications. Pierre Sourzat, bonjour. Vous êtes le président de

9:29
Locuteur

l

9:29
Présentateur

'association Les Lycéens. Point d'exclamation. Vous êtes en direct de Toulouse. C'est là que vous habitez. C'est là que vous manifesterez aujourd'hui

9:35
Locuteur

?

9:35
Invité

Oui.

9:36
Présentateur

Est-ce que vous craignez des débordements

9:38
Locuteur

?

9:40
Invité

Écoutez, nous, on vient pour manifester pacifiquement. Donc, des débordements, a priori, il n'y

9:46
Locuteur

en

9:46
Invité

aura pas lieu.

9:46
Locuteur

Il

9:47
Présentateur

n

9:47
Locuteur

'y en

9:47
Présentateur

aura pas lieu. Vous vous dites qu'aujourd'hui, c'est une journée d'ailleurs à laquelle sont appelés aussi les syndicats, sont appelés également les parents. Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement vos revendications ? Et si vous deviez dire les trois priorités, ce serait lesquelles ?

10:02
Locuteur

Les

10:02
Invité

trois priorités, d'abord sur les enseignants et ces deux revendications qui vont ensemble, c'est d'abord recruter davantage d'enseignants et baisser les effectifs par classe. Pourquoi recruter davantage d'enseignants ? Parce qu'on vient en classe, c'est pour être devant des professeurs. Il y

10:18
Locuteur

a

10:18
Invité

des classes à examen où on n'a pas de prof pendant la moitié de l'année et à la fin, on passe les examens dans les mêmes conditions. Donc, ça, c'est la première chose. Ensuite, la deuxième chose, ça va être sur tout ce qui est sur les bâtis scolaires. Donc, nous, on demande un plan d'urgence sur le bâtis scolaire, notamment pour adapter justement les lycées au réchauffement climatique, puisqu'on l'a vu l'année dernière, des élèves de terminal ont passé leurs grands euros dans des garages. Donc, ça, ce n

10:44
Locuteur

'est

10:44
Invité

pas possible. C'est exactement. Et après, c'est tout ce qui est autour de la pression. Ça passe par les emplois du temps, la charge scolaire. Il y a eu la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant qui avait été lancée par le président de la République, qui a été rangée dans un coin du bureau à Matignon. On n'a pas vu de suite. Pourtant, tous les rapports montraient qu'il fallait travailler sur l'emploi du temps français. Et aussi, on demande une réforme importante de Parcoursup.

11:11
Présentateur

Alors, moi, j'ai une question d'abord sur la première. C'est

11:13
Locuteur

-à

11:13
Présentateur

-dire la question du nombre de profs. Vous dites qu'il

11:15
Locuteur

y

11:15
Présentateur

a des moments où pendant six mois, on n'a pas de profs. J'aimerais comprendre une chose. Est-ce que ça veut dire qu'il n

11:19
Locuteur

'y a

11:19
Présentateur

pas de profs qui vous sont attribués ? C'est-à-dire qu'il y a vraiment un prof qui manque ? Il n'y a pas de profs. Ou est-ce que c'est qu'ils sont en arrêt, qu'ils ne sont pas remplacés ? C'est quoi ? C

11:27
Locuteur

'est

11:27
Présentateur

un problème

11:28
Locuteur

de l'éducation

11:28
Présentateur

nationale

11:29
Locuteur

? Les profs sont

11:29
Invité

moins absents que la moyenne des salariés,

11:32
Locuteur

globalement.

11:32
Présentateur

Alors, comment est-ce que vous pouvez expliquer ça, Pierre Sourza ? Est-ce que ça veut dire qu'il y a des classes où on n'attribue pas de profs d'entrée de jeu ? Ou est-ce que ça veut dire qu'ils sont en arrêt au bout d'un mois et ne

11:40
Locuteur

pas

11:40
Présentateur

remplacés pendant six mois

11:41
Locuteur

?

11:41
Invité

En fait, ça dépend. Traité

11:43
Locuteur

et

11:43
Invité

traitement

11:43
Locuteur

?

11:44
Invité

Eh bien, il y en a. Moi, je peux vous le dire parce que les deux cas me sont arrivés. Puisque moi, je suis en classe préparatoire. Je suis dans un grand lycée à Toulouse. Mais avant, j'étais dans un petit lycée de campagne. Donc, j'étais vraiment touché par ça. Mais alors oui, ça nous est arrivé de ne pas avoir de profs. Et on a eu un prof, un contractuel. C'est-à-dire que c'est un prof qui est recruté avec un contrat d'embauche à durée déterminée comme dans le privé. Donc, c'est des gens qui n'ont pas le diplôme, qui n'ont pas le CAPES, qui ne sont pas certifiés. Et donc, eux, ils arrivent en cours d'année. Donc, il y en a, ils arrivent en classe. Ça veut dire

12:22
Locuteur

que vous avez fait votre

12:22
Présentateur

rentrée sans prof ? Ce n

12:24
Locuteur

'est

12:24
Présentateur

pas un prof qui est tombé malade et qui n

12:25
Locuteur

'a

12:25
Présentateur

pas été remplacé. C'est que vous avez fait votre rentrée sans prof

12:28
Locuteur

?

12:29
Invité

Ça m'est arrivé, oui, bien sûr. Ça m'est arrivé.

12:32
Présentateur

Sur la question des effectifs des profs, je voulais cette précision, effectivement, pour qu

12:36
Locuteur

'on

12:36
Présentateur

comprenne de quoi on parle. Il y a aussi, évidemment, la question de la pression et la question des bâtiments.

12:41
Locuteur

Et

12:41
Présentateur

Arthur ?

12:41
Locuteur

Moi,

12:41
Invité

j'ai une question pour vous. Vous savez qu'il

12:43
Locuteur

y

12:43
Invité

a plus de 60% des Français qui soutiennent ce mouvement. Ça n'est pas si fréquent dans les mouvements lycéens. Moi, j'aimerais savoir ce que ça vous fait. Est-ce que vous vous

12:49
Locuteur

sentez

12:50
Présentateur

soutenus ? Parce qu'on a l'impression, dans vos revendications, que vous vous sentez abandonnés. Mais la vérité, c'est que les Français vous soutiennent. Qu'est-ce que ça vous fait ? Comment vous ressentez ça

12:57
Locuteur

?

12:58
Invité

Écoutez, c'est une très bonne chose. Et on le voit sur les réseaux sociaux, qu'on a beaucoup de soutien. Ça vous touche ? Oui, évidemment, ça nous touche. Ça nous touche parce qu'on le voit encore aujourd'hui. Il y en a certains, certaines figures politiques, certains médias qui essaient de décrédibiliser ce mouvement. Et

13:19
Locuteur

donc, voir des gens...

13:21
Invité

Non, mais je le dis, je peux vous le dire. Hier, je suis passé à la télé, je me suis fait attaquer. Voilà. Donc, ce n

13:28
Locuteur

'est

13:28
Invité

pas évident. Mais ça fait plaisir de voir des gens sur les réseaux qui nous soutiennent et qui prennent un corosset

13:34
Locuteur

à la jeunesse. Attaquer par qui ?

13:35
Présentateur

Pardon, mais vous dites, je me suis fait attaquer. Ça veut dire quoi, attaquer

13:37
Locuteur

?

13:40
Invité

Je suis passé hier à la télé. Je me suis fait attaquer par un représentant d'un syndicat de police. Il fallait absolument que je dise que toutes les violences étaient commises par les lycéens. On m'a brandi les chiffres du ministère de l'Intérieur. Puis après, on m'a dit... J'ai répondu à une personne qui avait fait des déclarations scandaleuses par rapport au mouvement lycéen. Et il m'a pris de haut en disant que j'étais la preuve que l'école allait mal.

14:05
Présentateur

Alors, en effet, Pierre Sourzat, je comprends que ça vous mette hors de vous. Mais je vais quand même vous poser encore une question. Depuis ce matin, on a l'impression qu'on parle de deux choses différentes. D'un côté, les revendications des lycéens, dont vous faites partie, avec des revendications en réalité de plus en plus claires, même si elles viennent effectivement parfois de théâtres, j'allais dire, différents. Pour les uns,

14:25
Locuteur

ça

14:25
Présentateur

va être plutôt le problème des nombres de profs. Pour les autres, ça va être le problème du bâtiment. Ça,

14:30
Locuteur

c

14:30
Présentateur

'est pour les lycéens. Et puis, on a l'impression qu'on parle d'un autre groupe qui parfois est tout à fait étanche au premier groupe, qui sont décasseurs, parfois politisés ou ultra-violents. Est-ce que vous comprenez qu'on est parfois du mal à comprendre que c'est la manière dont un des groupes vient en quelque sorte phagocyter l'autre

14:50
Locuteur

? Bien

14:51
Invité

sûr, je le comprends

14:53
Locuteur

totalement.

14:54
Invité

Après, je voudrais dire, évidemment, on ne peut pas légitimer la violence. Ça, c'est sûr. Moi, je peux vous le dire parce que comme je suis encore lycéen, je suis allé dans des blocus. J'ai fait la tournée des blocus à Toulouse et on a vu des lycéens qui manifestaient. J'ai reconnu plein de gens de mon lycée, des amis à moi, qui avaient des pancartes, qui, eux, manifestaient pacifiquement et d'autres qui arrivent, qui sont habillés en noir, qui sont cagoulés, donc c'est interdit, on n'a pas leur identité, qui sont arrivés et qui ont cassé le portail de mon lycée. Vous voyez, c'est eux qui ont des mortiers, des fumigènes. Ils n'ont pas de pancartes, ils n'ont pas de revendications.

Et en fait, c'est dommage parce que c'est ça qui vient tout casser.

15:33
Locuteur

Merci

15:33
Présentateur

beaucoup, merci d'avoir répondu à nos questions ce matin. Pierre Sourza, je rappelle que vous êtes le président de l'association Les Lycéens ! Vous étiez en direct de Toulouse, il est 8h20, Arnaud Demanche.

15:44
Invité

RMC, Apolline Matin.

15:46
Présentateur

C'est tous les jours Demanche. Et bonjour les amis, bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Et alors, tiens, avant de parler d'actu et des lycées, je voulais vous parler un peu de culture, parce que c'est important de se culturer. Et ce week-end, c'était les journées du patrimoine économique. Vous saviez ça ? Ça existe vraiment, c'est comme les journées du patrimoine. Allez visiter les usines. Voilà ! Mais oui,

16:09
Locuteur

il y en a un ici qui le savait, oui Manu. Je me

16:12
Présentateur

doute

16:12
Locuteur

qu

16:12
Présentateur

'il

16:12
Locuteur

y était. C'est incroyable.

16:13
Présentateur

Tu visites donc des usines d'agrafeuses et des fabriques de poutrelles, etc. Et donc, Manu Lechypre n'était pas sur BFM Business avec Edwige Chevrillon ce week-end. Alors, il en a profité à fond. Il nous l'a dit, là, à l'instant, j'ai passé un week-end de

16:26
Invité

ouf

16:26
Locuteur

dans

16:27
Présentateur

les bureaux de

16:27
Locuteur

la

16:28
Présentateur

compta de la Socorève

16:29
Locuteur

d'Evricon-Couronne.

16:31
Invité

Ils ont

16:31
Présentateur

un outil qui permet de piloter en temps réel le suivi de la trésorerie.

16:35
Locuteur

Tiens, c'est moi

16:35
Présentateur

en photo avec Marie-Christine, c'est la contrôleuse de gestion. Chouminou, c'est qui cette Marie-Christine ? Edwige, c'est pas ce que tu crois, Momoun. Vas-y, je t'écoute, Chouminou. C'est qui, cette petite traînée ? On les connaît, les contrôleuses de gestion,

16:53
Locuteur

ces souillons et

16:53
Présentateur

compagnie. Elle t'a fait des avances

16:56
Locuteur

?

16:57
Présentateur

Une avance de trésorerie, mais je le savais. Tu es un mufle. Tu m'as menti, j'y croyais. Il me dit que je suis belle. Et qu'il n

17:11
Locuteur

'a...

17:12
Présentateur

Il me dit que... On vous laisse régler

17:17
Invité

votre truc à tous les deux.

17:18
Locuteur

Et

17:18
Invité

on va parler un peu de politique. Raphaël Glucksmann poursuit sa tournée médiatique. Après cette vidéo polémique où on le voit dire Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, je leur pisse dessus.

17:31
Présentateur

Il était

17:31
Locuteur

chez nous. Il était chez nous dans les grandes gueules.

17:36
Présentateur

En face de Charles Consigny.

17:40
Invité

Monsieur Glucksmann, je suis désolé, mais vous, président, j'y crois pas. Vous saurez pas vous opposer à Trump, monsieur Consigny. Oh

17:49
Présentateur

mon dieu, ce dialogue va être

17:50
Invité

fou ! Avec tout le respect que je vous dois, je te dévisse la tête, je te défèque dans ton petit coup de poulaire.

18:01
Présentateur

Zarma, je n'ai pas peur de Trump. Je l'ai appelé hier. Je lui ai dit, si je suis président, je t'urine dessus.

18:11
Locuteur

Et

18:11
Présentateur

Trump m'a répondu, oh super, ça me rappelera mes vacances en Russie, j'adore. Voilà, le monde est prêt pour Raphaël Glucksmann. Au top ! Mon dieu, le mouvement lycéen, Arnaud, se poursuit aujourd'hui. Oui,

18:22
Locuteur

c

18:22
Présentateur

'est pas un mouvement, c'est une révolution, Apolline. Bien sûr.

18:24
Invité

Et on en parlera dans Secret l'Histoire. Nous sommes

18:27
Locuteur

en l'an de grâce

18:28
Invité

2026. Et

18:30
Locuteur

alors

18:31
Présentateur

que la révolte gronde, notre bon roi Emmanuel Ier se terre dans son château.

18:36
Locuteur

Mais

18:36
Invité

que diable me

18:37
Présentateur

veulent ces hordes de sauvageons ? Eh bien, ils veulent plus de professeurs. Oh, je les comprends, c'est normal à leur âge d'avoir une forte libido. Moi aussi, je... Alors... L'Iran... L'Iran a critiqué...

18:53
Locuteur

Pardon. L

18:55
Présentateur

'Iran a critiqué la

18:56
Locuteur

réponse policière

18:56
Présentateur

française

18:57
Locuteur

face aux lycéens. C'est critiqué par l'Iran maintenant.

19:00
Présentateur

Franchement, ça craint. C'est Patrick Bruel qui te dit doucement avec la masseuse, tu vas la traumatiser. Et pour que ça se calme un peu, Jean-Luc Mélenchon demande aux parents d'accompagner leurs ados et d'encadrer les manifs avec un casque blanc ou un brassard blanc.

19:14
Locuteur

Eh

19:14
Présentateur

bien, avec ça, dans deux jours, le mouvement est terminé. Si vous avez des ados, vous

19:18
Locuteur

le savez très bien,

19:19
Présentateur

qui supportent déjà pas qu'on les dépose devant le

19:21
Locuteur

lycée. Alors, va faire une

19:23
Présentateur

manif avec tes parents. Bah, Théo, tu fermes bien ta veste, tu vas attraper froid. Mais maman, c'est bon, laisse-moi faire la révolution, ça va. Ah bah, bravo

19:31
Locuteur

!

19:32
Présentateur

Tu préfères la révolution à ta mère. Bravo la reconnaissance. Moi, j'ai dû faire une rééducation du périnée pour t'avoir mis au monde. Et les potes à côté. Oh, la mère à Théo, elle a un périnée. Ça va, maman, elle n

19:43
Locuteur

'est

19:43
Présentateur

pas devant les copains avec ton vieux périnée. Théo, c'est elle, la fille dont t'es amoureux ? Tu me la présentes ? Mais c'est bon, arrête. Oh, tu sais, si tu préfères les garçons, il n

19:55
Locuteur

'y a

19:55
Présentateur

pas de problème. Les pauvres ados. Courage, courage

19:58
Locuteur

!

19:58
Présentateur

La gênante, maman. La gênance ultime. Tout le temps, t'es gênante, maman. Le parti animaliste a présenté sa candidate à la présidentielle. Il s'agit de Mira Markovic. On en est à 1000 candidats pour le poste. Vous vous souvenez de Mira Markovic ? C'est elle qui avait dit les surmulots.

20:16
Locuteur

C'est celle-là, voilà, juste pour vous

20:17
Présentateur

situer. Donc, elle est candidate pour le parti animaliste, donc le parti où sur les affiches, il

20:21
Locuteur

n'y a

20:21
Présentateur

pas de photo de candidat. Il y

20:22
Locuteur

a

20:22
Présentateur

un chien,

20:23
Locuteur

il

20:23
Présentateur

y

20:23
Locuteur

a

20:23
Présentateur

un chat, il

20:23
Locuteur

y a

20:23
Présentateur

un canard. Et souvent, c'est mieux d'ailleurs, c'est plus sympa. Il

20:26
Locuteur

y

20:26
Présentateur

a des candidats, la photo, elle est bien, mais elle n'envoie pas du rêve, tu vois, je ne

20:31
Locuteur

veux

20:31
Présentateur

pas balancer les noms, mais tu remplacerais Edouard Philippe par un labrador. Là, il se passe un truc.

20:37
Locuteur

Là,

20:38
Présentateur

il y a du fun, là, il y

20:39
Locuteur

a

20:39
Présentateur

de la joie. Donc, il va falloir la recevoir d'ailleurs dans le

20:42
Locuteur

face-à-face de Mira Markovic.

20:45
Présentateur

Bonjour Mira Markovic, vous êtes la candidate du parti animaliste.

20:48
Locuteur

Pourquoi

20:48
Présentateur

vous frottez contre ma jambe comme ça ? Parce que je suis content de m'être là. Je suis super contente, je suis

20:53
Locuteur

super contente.

20:55
Présentateur

A beau, à beau, à beau, allez, lance-moi une baballe. Allez, je te la ramène. Est

21:00
Invité

-ce que Mediapart va sortir des

21:02
Présentateur

dossiers ? Est-ce qu'on va découvrir que Mira Markovic, la candidate du parti animaliste, aurait écrit dans un forum quel shampoing antimite pour mon berger allemand ? Et voilà, elle aussi, elle est antimite et elle aime les Allemands. Et on ne dit rien. Décidément, cette campagne ne nous épargnera rien du tout, je vais m'en sortir. Et à demain. Merci,

21:23
Locuteur

merci

21:23
Présentateur

Arnaud.

21:24
Locuteur

Il

21:24
Présentateur

est 8h25 sur RMC, dans un MC BFM TV, je ne

21:29
Locuteur

vais

21:29
Présentateur

pas réussir à les calmer. Ils sont dans un

21:30
Locuteur

état. Mais vous avez un vétérinaire dans pas longtemps. Oui, et justement,

21:33
Présentateur

je passe au vétérinaire parce que mon invité c'est Gérard Larcher. Merci Mathieu pour cette belle transition. Gérard Larcher, le président du Sénat qui répond à mes questions dans un instant, dans le face-à-face.

21:43
Locuteur

A

21:43
Présentateur

tout de suite.

21:45
Invité

RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin, face-à-face. Apolline de Malherbe. Il est

21:55
Présentateur

8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gérard Larcher.

21:58
Invité

Bonjour Apolline de Malherbe.

21:59
Présentateur

Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes président du Sénat. Félicitations d'ailleurs puisque vous venez d'être réélu, confortablement réélu. Et c'est pour la sixième fois consécutive. Votre voix porte, vous êtes le second personnage de l'État. Et dans le contexte actuel, mobilisation aujourd'hui qui promet d'être massive, les lycéens qui promettent un mardi noir, le gouvernement qui craint l'embrasement. Et vous, que craignez-vous ?

22:22
Locuteur

Écoutez,

22:24
Invité

d'abord,

22:25
Locuteur

je

22:25
Invité

dois dire que cette crise

22:29
Locuteur

doit

22:30
Invité

nous rappeler que rien ne justifie les émeutes et les saccages. Mais qu'en même temps, elle révèle

22:36
Locuteur

une

22:36
Invité

crise de l'autorité de la transmission des savoirs.

22:39
Locuteur

On

22:40
Invité

n

22:40
Locuteur

'a

22:40
Invité

pas vu de manifestation quand le classement Pisa nous a mis dernier en français et en mathématiques.

22:45
Locuteur

Et

22:46
Invité

c'est quand même la crise de transmission des savoirs. Et je suis certain que même de manière subliminale, ça doit inquiéter les jeunes par rapport à leur avenir. Arrive aussi, je l'entendais il

22:58
Locuteur

y a

22:58
Invité

un instant sur votre antenne, la question des générations, la chute de la démographie, l'apparition de l'intelligence artificielle avec

23:04
Locuteur

ce

23:05
Invité

qu'elle conduit comme incertitude sur l'emploi demain.

23:08
Locuteur

Et

23:08
Invité

puis, le rôle et la place des réseaux sociaux

23:11
Locuteur

qui

23:12
Invité

jouent un rôle dans cette mobilisation.

23:13
Présentateur

Mais aussi les manques de moyens, les manques de professeurs, les bâtiments vétustes, les emplois du temps

23:17
Invité

à trou. Ça nous emmène à quelques demandes qui existent. Premier sujet, par le manque de professeurs, c'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. Ça, c'est une première réalité sur laquelle, me semble-t-il, il faudra que s'engage un vrai dialogue. Nous l'avons déjà souligné, notre commission de la culture au Sénat. Le second des sujets, c'est

23:41
Locuteur

l

23:41
Invité

'absence d'accompagnement, le caractère chaotique de Parcoursup. Là aussi, ça fait partie des observations que nous avons faites. Tout ceci, peu inquiété, c'est sans doute la base. Une fois qu'on aura rétabli

23:54
Locuteur

l'ordre... Ça

23:54
Présentateur

participe de ce climat d'angoisse. Oui. Vous comprenez donc que la mobilisation est prise

24:01
Locuteur

? Je

24:02
Invité

pense que la mobilisation aurait dû s'exprimer d'une autre manière. Il faut des interlocuteurs, il faut dialoguer, il faut négocier. Ce qui est insupportable,

24:12
Locuteur

ce

24:12
Invité

sont les émeutes.

24:13
Locuteur

C

24:13
Invité

'est le saccage. Et la violence. Il faut donc rétablir l'ordre.

24:17
Présentateur

Rétablir l'ordre, vous l'avez vu, il y a effectivement des débordements et des scènes de blocage, d'incendie, parfois, de véritables émeutes. Le gouvernement parle d'émeutes urbaines. Il y a aussi des blessés. Hier, un jeune a perdu la main. Il a eu la main arrachée avec l'usage d'une grenade de désencerclement par les forces de l'ordre. Dix enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes. Le ministre de l'Intérieur qui a d'ailleurs été convoqué par la Commission des lois pour s'expliquer sur le maintien de l'ordre. Est-ce qu'aujourd'hui, la réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?

24:54
Invité

Écoutez, il y a aussi 300 policiers qui ont été blessés. C'est aussi la réalité.

25:00
Locuteur

C

25:00
Invité

'est naturellement dramatique ce jeune avec une grenade. Peut-être, on ne sait pas encore les circonstances. Est-ce qu'il a renvoyé la grenade ou pas ? On verra ce

25:09
Locuteur

que... Une enquête est ouverte et plusieurs

25:11
Invité

récits se sont confrontés. Mais tout ça est dramatique. Voilà pourquoi ceux qui attisent la violence, ceux qui attisent ce type de manifestation et de saccage ont une responsabilité. C'est qui ?

25:25
Locuteur

Vous

25:26
Invité

voyez bien qu'il

25:26
Locuteur

y a

25:26
Invité

un certain nombre de forces politiques, je pense à la France insoumise, qui jouent un rôle quand monsieur le maire de Saint-Denis parle...

25:33
Locuteur

Eh

25:34
Invité

oui, oui. Quand tu parles d'une violence légitime...

25:40
Présentateur

D'une violence qui peut être légitime, dit-il.

25:41
Invité

Écoutez, quand vous voyez un certain nombre de députés avoir été au premier rang, je crois que sur tout ça, il faut qu'on agisse en responsable.

25:50
Présentateur

Ça veut dire que vous considérez aujourd'hui que vous avez commencé par le dire, les revendications des lycéens, elles prennent leurs racines très profondément.

25:57
Locuteur

On

25:57
Présentateur

va y revenir. La question aussi peut-être de la responsabilité du gouvernement et des dernières années. Mais vous considérez que la manière dont se déroulent aujourd'hui ces manifestations et la manière dont elles ont dégénéré, c'est un fait politique

26:10
Locuteur

?

26:10
Invité

C'est un fait politique inacceptable. Voilà pourquoi, j'allais dire, il faut rétablir l'ordre.

26:15
Présentateur

Mais c'est justifié pour vous la manière dont il y a des confrontations des forces de l'ordre avec les lycéens ?

26:20
Locuteur

Écoutez, c

26:20
Invité

'est le rôle de l'État d'assurer l'ordre public. C'est le rôle de l'État de défendre des bâtiments publics. C'est le rôle de l'État de regarder cette enseignante poursuivie. Vous avez vu aussi ces images. Il faut la tuer. Et donc, c'est le rôle de l'État de défendre l'État de droit.

26:36
Présentateur

Gérard Larcher, l'une des premières réponses. Vous dites, il faudra du dialogue. Il y a eu d'abord beaucoup de temps avant que le ministre de l'Éducation nationale... Oh, quand même, vous n'avez pas l

26:45
Locuteur

'impression honnêtement que ça a tienné. C'est le 21

26:46
Invité

septembre. Nous sommes... Nous sommes...

26:50
Locuteur

Première

26:50
Présentateur

rencontre

26:51
Locuteur

avec les

26:51
Présentateur

organisations

26:51
Locuteur

syndicales vendredi après-midi dernier. Nous sommes le 6 octobre. Voilà.

26:54
Présentateur

Vous considérez que c'était

26:55
Locuteur

normal ?

26:55
Invité

Je ne

26:56
Locuteur

vais

26:56
Invité

pas vous dire que j'ai considéré que sur ces 10 ans, 7 ministres successifs, ça soit l'idéal en matière de gestion de l'Éducation nationale. Il y a ces réalités-là. Mais je dois dire que le temps est venu

27:10
Locuteur

et

27:11
Invité

le Premier ministre a bien fait du dialogue. mais d'abord, rétablissons l'ordre.

27:15
Présentateur

D'abord l'ordre, puis le dialogue.

27:19
Invité

C'est le propre, d'ailleurs, du dialogue social.

27:21
Présentateur

Gérard Larcher, l'une des réponses également du gouvernement, ça a été d'accélérer l'examen de la proposition de loi dite casseur-payeur avec la première étape au Sénat puisqu'elle sera examinée, je ne

27:31
Locuteur

sais

27:31
Présentateur

pas si vous allez nous le confirmer, le 27 octobre prochain ?

27:33
Locuteur

Écoutez,

27:34
Invité

nous avons une conférence des présidents demain. Ce texte qui était prêt dès le mois de septembre. Donc, ce texte, il avait poursuivi son chemin, examen par le Conseil d'État, la conférence des présidents demain dialogera avec le gouvernement pour un examen avant la fin du mois.

27:51
Présentateur

Avant la fin du mois, ça veut dire aussi que vous considérez qu'une des réponses à tout cela, même si vous le dites, c'était dans les tuyaux depuis un certain temps, depuis plusieurs émeutes déjà qui ont eu lieu, c'est la question de la responsabilité collective.

28:02
Locuteur

C

28:02
Présentateur

'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité

28:04
Locuteur

individuelle.

28:04
Invité

On

28:04
Locuteur

a déjà la loi

28:04
Invité

Riposte qui a été adoptée et publiée le 18 août dernier qui, par exemple, réprime le transport, l'usage des mortiers d'artifices et autres explosifs. Nous avons déjà la loi Riposte. Aujourd'hui, posez la question de la responsabilité collective du groupe. Posez la question de la responsabilité des parents parce qu'il

28:30
Locuteur

y

28:30
Invité

a une responsabilité des parents pour les jeunes mineurs. Tout ceci mérite d'être posé. C'est le cas de ce texte. Naturellement, la réponse doit

28:41
Locuteur

être

28:41
Invité

proportionnée avec l'exercice

28:45
Locuteur

du

28:45
Invité

droit à manifester, paisiblement, mais du droit à manifester. Et nous examinerons à la Commission des lois ce texte mais qui s'inscrit dans une démarche qui existait déjà dès la loi de 2019 qui a été la suite aussi d'un rapport du Sénat début 2024 vous savez après le drame de Naël et les manifestations qui avaient eu lieu.

29:06
Présentateur

Gérard Larcher, vous êtes président Les Républicains du Sénat. Le candidat Les Républicains Bruno Retailleau demande à abaisser la majorité pénale à 15 ans. Aujourd'hui, on le voit, 85% de ceux qui ont été arrêtés qui ont été placés en garde à vue sont des mineurs. Ça veut dire qu

29:23
Locuteur

'il

29:23
Présentateur

n'y aura pas de comparution immédiate et ça veut dire que le jour où ils seront jugés ils auront l'excuse de minorité. Est-ce qu'il faut revoir la justice des mineurs ?

29:30
Invité

Nous l'avons déjà revue. Je vous rappelle que c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal. Tout à fait. Et cette proposition de Gabriel Attal, nous en avons débattu les deux assemblées. Le Conseil constitutionnel a considéré que la réponse qui a été proposée ne s'inscrivait pas Il

29:46
Présentateur

a censuré une grande

29:48
Locuteur

partie

29:48
Invité

de cette loi. ne s'inscrivait pas dans cette notion de proportionnalité et notamment dans ce code de la justice des mineurs qui date de la libération. Est-ce que vous pensez que le mineur

29:58
Locuteur

qui

29:59
Invité

passe pour beaucoup d'entre eux plus de 4 heures par jour sur les réseaux sociaux il est comparable à un mineur des années 50 ou des années 60 ? La réponse est évidemment non. Et donc il va falloir que nous adaptions. Que nous adaptions et donc il va falloir que nous réexaminions et remettant sur le métier vous

30:19
Locuteur

allez

30:19
Invité

abaisser en écoutant ce que nous a dit le conseil constitutionnel mais remarquant la volonté du législateur le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956.

30:29
Présentateur

Vous êtes inquiet

30:30
Locuteur

? Écoutez

30:32
Invité

toutes ces crises on ne sait jamais comment elles peuvent évoluer et ça conduit pour moi bien sûr à des interrogations mais aussi à la détermination. Voilà pourquoi il faut rétablir l'ordre.

30:45
Présentateur

Lorsque vous entendez un ministre le ministre de l'enseignement supérieur en l'occurrence à qui on demande s'il craint un embrasement national répondre oui il craint un embrasement national est-ce que vous le craignez aussi

30:54
Locuteur

?

30:54
Invité

Écoutez l'embrasement national il faudrait qu'il

30:56
Locuteur

y ait

30:56
Invité

une forme de conjugaison avec d'autres

31:00
Locuteur

forces. Le 5 novembre prochain

31:01
Présentateur

il

31:01
Locuteur

y

31:01
Présentateur

a un appel à ce que la grève soit j'allais dire on ne

31:05
Locuteur

peut

31:05
Présentateur

pas utiliser l'expression de grève générale mais une grève large massive des manifestations L

31:09
Invité

'ancien ministre du travail connaît bien ce genre de sujet vous avez une grève qui porte sur les salaires une grève catégorielle qui porte sur le pouvoir d'achat c'est une grève j'allais dire qui s'inscrit dans la préparation budgétaire mais aussi il faut le dire vous avez des élections syndicales à la fin de l'année dans la fonction publique notamment à la SNCF qui est ces mobilisations c'est l'occasion me semble-t-il de donner au dialogue

31:41
Locuteur

social mais on n'a pas d

31:42
Invité

'argent en plus

31:42
Présentateur

on va y venir parce qu'évidemment je vais vous interroger sur le budget le contexte effectivement fait qu'il n

31:47
Locuteur

'y a

31:47
Présentateur

pas beaucoup de marge mais Gérard Larcher comment on en est arrivé là

31:49
Locuteur

?

31:50
Invité

je pense que nous avons une forme de déficit de dialogue dans ce pays vous savez j'ai dit dans mon discours au Sénat juste après avoir été élu que je sentais le pays tendu c'était jeudi que je sentais la démocratie à la peine je crois que c'est parmi ces sujets qu'il nous faudra j'allais dire axer les réflexions pour l'élection présidentielle je l'ai peu entendu jusque là dans les débats préparatoires à la présidentielle notamment sur des débats que vous avez eus il

32:22
Locuteur

y

32:22
Invité

a peu de temps

32:23
Présentateur

j'imagine que vous faites référence au débat de la primaire de la gauche qui avait lieu dimanche soir Gérard Larcher Bruno Retailleau estime qu'il faut se poser la question de l'interdiction du parti LFI considéré par lui comme un parti séditieux fasciné par la violence est-ce que cette question vous vous la posez aussi ?

32:40
Invité

écoutez la France insoumise a une responsabilité aujourd'hui de souffler sur les braises il faut j'allais dire se poser la question par rapport au code de la sécurité intérieure mais en même temps c'est un parti politique qui exprime la sensibilité d'une partie de la population et notamment de la jeunesse et article 4 de la constitution prévoit que les partis politiques contribuent à l'expression de la démocratie il faudrait vraiment des motifs majeurs qui relèvent d'un article du code de la sécurité intérieure on l'a appliqué pour la jeune garde monsieur Raphaël Arnaud on l'a appliqué à l'extrême droite pour génération identitaire je pense que sur ce sujet c'est au gouvernement de se poser la question je suis assez prudent

33:27
Locuteur

je vous sens beaucoup

33:28
Présentateur

plus prudent que Bruno Retailleau sur cette question

33:30
Locuteur

je suis

33:30
Invité

prudent parce que article 4 de la constitution c'est aussi mon rôle de président du sénat par contre j'appelle les responsables politiques à faire preuve du sens des responsabilités à cesser de souffler sur les braises et à regarder l'intérêt du pays et en même temps la protection des jeunes

33:45
Locuteur

il

33:45
Présentateur

est toujours votre candidat Bruno Retailleau

33:47
Invité

bien sûr je le soutiens sans réserve il est aujourd'hui avec deux autres candidats Gabriel Etal et Édouard Philippe et

33:59
Locuteur

il

33:59
Invité

doit développer son projet et le proposer

34:01
Présentateur

ça veut

34:01
Locuteur

dire

34:01
Présentateur

quoi il est avec les deux autres j'ai pas l'impression qu'ils soient tellement ensemble

34:03
Invité

non parce que chacun est dans son couloir je reprends une formule comparable à l'athlétisme

34:08
Présentateur

mais vous aimeriez qu

34:09
Locuteur

'il

34:09
Présentateur

soit dans le même couloir

34:10
Invité

non pour être présent au deuxième tour chacun sait qu'il faudra en début d'année se poser la question

34:17
Présentateur

ça veut dire quoi Gérard Larcher pardon mais c'est important vous parliez d'un débat de la primaire de la gauche il n

34:23
Locuteur

'y a

34:23
Présentateur

pas eu de primaire effectivement pour ce centre qui irait de Gabriel Attal à Édouard Philippe ou Bruno Retailleau comment vous allez faire pour qu'à un moment il n'y

34:32
Locuteur

en

34:32
Présentateur

ait plus qu'un

34:32
Locuteur

?

34:33
Invité

écoutez ce sera le sujet de la responsabilité d'un certain nombre d'entre nous ce sera le sujet de la responsabilité des trois je leur fais confiance pour être responsable

34:43
Présentateur

vous leur faites confiance pour être responsable ? vous êtes bien optimiste non ?

34:45
Invité

non je suis réaliste et je pense qu'ils ont

34:48
Locuteur

tous

34:48
Invité

trois le sens de l'état et en tous les cas pour Bruno Retailleau je suis sûr de son sens de l'état

34:52
Présentateur

mais ça veut dire sur quels critères ?

34:54
Locuteur

c

34:54
Présentateur

'est-à

34:54
Locuteur

-dire

34:54
Présentateur

que si Bruno Retailleau en janvier c'est le timing que vous donnez est derrière les trois autres il faudra qu'ils renoncent

34:59
Locuteur

?

34:59
Invité

nous verrons la situation il nous reste aujourd'hui trois mois trois mois de débat trois mois pour présenter leur projet moi je suis aux côtés de Bruno Retailleau

35:09
Présentateur

vous êtes aux côtés de Bruno Retailleau sans réserve ?

35:11
Invité

sans réserve

35:12
Locuteur

mais

35:12
Présentateur

si en janvier il y a un problème vous prendrez

35:14
Locuteur

vos

35:15
Présentateur

responsabilités

35:16
Locuteur

nous verrons le si j'ai du mal juste à comprendre ce que ça veut dire je

35:19
Présentateur

prendrai mes responsabilités

35:20
Invité

écoutez vous le verrez je vous donne trois mois pour le voir et vous avez vu qu

35:25
Locuteur

'au

35:25
Invité

Sénat nous sommes capables de nous retrouver de nous rassembler

35:27
Locuteur

dans

35:28
Présentateur

le même temps il y a le projet de budget il y a la dette qui explose un premier ministre assez inaudible sur cette question-là mais qui régulièrement fait des tribunes des alertes des tweets pour dire attention il est minuit moins une les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi élevés la France qui emprunte à des prix terribles comment est-ce que vous voyez la discussion budgétaire et surtout comment est-ce que vous voyez la situation de la France ?

35:53
Invité

c'est vrai que nous sommes au bord de la crise financière

35:57
Locuteur

ça

35:57
Invité

c'est une réalité quand vous êtes à près de 5 points de taux d'intérêt et que l'écart notamment avec l'Allemagne ne cesse vous allez dire de grandir vous vous dites

36:10
Locuteur

que pour

36:12
Invité

les finances publiques l'heure est venue enfin enfin de retrouver une trajectoire de réduction de la dépense publique dans le budget qui nous est présenté aujourd'hui on voit qu'il

36:23
Locuteur

y a

36:23
Invité

une part de trajectoire de réduction de la dépense publique

36:26
Locuteur

il

36:27
Invité

y a aussi une part d'impôt en plus et ça c'est un vrai sujet parce que quand on nous annonce des chiffres regardez ce que dit le Conseil des Finances Publiques il y a plus de 17 milliards

36:37
Locuteur

d

36:37
Invité

'impôts en plus il y a 11 milliards de diminution de la dépense publique liée au gel budgétaire cette réalité là nous allons l'examiner essayer de trouver les bons équilibres entre un projet de loi de finances mais surtout aussi un projet de loi de financement de la sécurité sociale

36:54
Locuteur

quand

36:54
Présentateur

vous dites Gérard Larcher on va rentrer dans le détail sur la question aussi des retraites sur la question du pouvoir d'achat des impôts dites-vous mais vous dites on est au bord d'une crise financière est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez en tête ça veut dire quoi une crise financière ça veut dire quoi ça veut dire qu'à un moment le FMI ou d'autres vont devoir venir nous sauver en quelque sorte c'est quoi

37:11
Invité

début d'année quels

37:12
Locuteur

sont les conséquences

37:12
Invité

on avait prévu charge de la dette

37:16
Locuteur

un

37:17
Invité

peu plus de 60 milliards on va terminer l'année plus proche de 80 milliards en 2028 on est à 100 milliards quand la charge de la dette en intérêt devient supérieure à tous les budgets

37:29
Locuteur

vous

37:30
Invité

vous dites et notamment supérieure aussi j'allais dire à la ressource qu

37:34
Locuteur

'est

37:34
Invité

l'impôt sur les personnes physiques et l'IRPP et bien vous vous dites

37:40
Locuteur

qu

37:41
Invité

'on a

37:41
Locuteur

un vrai

37:42
Présentateur

sujet pardon mais si vous dites une crise

37:44
Locuteur

financière c'est quoi c'est des taux d

37:46
Invité

'intérêt qui montent à 6% qui sont insoutenables et que la signature de la France ne devienne pas crédible est-ce que le mot de faillite il avait été prononcé

37:54
Présentateur

par

37:54
Invité

François

37:54
Locuteur

Fillon il y

37:55
Présentateur

a des années

37:56
Locuteur

est-ce que vous dites que la France

37:57
Présentateur

est au bord de la faillite

37:58
Invité

non j'espère que non je ne veux pas être non plus hyper alarmiste mais

38:03
Locuteur

en

38:04
Invité

2023 nous avons proposé

38:06
Locuteur

au

38:06
Invité

président de la république une trajectoire de retour

38:10
Locuteur

je m'en souviens très bien vous étiez venu la défendre

38:11
Présentateur

ici même

38:12
Locuteur

il

38:12
Invité

a refusé

38:14
Locuteur

nous

38:14
Invité

n'en serions pas là aujourd'hui on ne

38:16
Locuteur

va

38:16
Invité

pas pleurer sur le lait qui n'a pas été récolté mais on va se dire qu'il est temps de revenir ou

38:22
Présentateur

qu'il est au minimum renversé Gérard Larcher vous dites qu

38:25
Locuteur

'il

38:25
Présentateur

est temps de revenir on fait comment sur quoi est-ce qu'on coupe dans les dépenses

38:29
Locuteur

toutes

38:29
Invité

les dépenses à mon avis il reste des dépenses sur lesquelles il faut être attentif dans la situation internationale sur les dépenses de défense on

38:37
Présentateur

sanctuarise les réponses

38:39
Invité

on a une loi de programmation militaire puisqu'on parle d'éducation le projet de budget prévoit une croissance du budget de l'éducation il a été cette année autour de 64 milliards il va bientôt il va avoir cette année 1 milliard 2 en plus mais sur les autres budgets nous n'avons pas d'autre choix et il faut dans le budget de la sécurité sociale passer d'un déficit je rappelle qu'on était quasiment à l'équilibre

39:04
Locuteur

en

39:04
Invité

2008

39:05
Locuteur

qu

39:06
Invité

'on a aujourd'hui un déficit qui dépasse les 22 milliards et qu'il faut réduire à 12 milliards et

39:11
Présentateur

vous faites comment là

39:12
Locuteur

-dessus ? ça veut dire

39:13
Présentateur

qu'il y a des médicaments qui seront moins remboursés ?

39:15
Locuteur

ça

39:15
Présentateur

veut

39:15
Locuteur

dire qu'il y a des gens malades qui vont avoir des journées

39:17
Présentateur

de carence en plus

39:18
Locuteur

?

39:18
Invité

non non mais il y a bien sûr un certain nombre d'évolutions sur l'ondame sur l'indexation des retraites c'est un sujet je vous

39:28
Locuteur

parlais à l'instant on va parler de la retraite mais sur les

39:31
Présentateur

arrêts maladie et

39:32
Locuteur

c'est un chiffre qu'on révélait sur les arrêts maladie

39:34
Présentateur

les arrêts maladie qui explosent

39:36
Locuteur

et notamment dans

39:36
Présentateur

le privé

39:37
Invité

sur les transports oui

39:39
Présentateur

mais est

39:40
Locuteur

-ce

39:40
Présentateur

que vous considérez que les arrêts maladie qui explosent c'est parce que et ça rejoint ce qu'on disait au début parce que la société française elle va mal elle est inquiète elle

39:48
Locuteur

a du mal à se projeter

39:48
Invité

mais il y a aussi à mon avis un certain nombre de fraudes d'abus de situations et ceci nécessite vraiment une reprise en main on ne peut pas continuer à laisser aller et à considérer qu'il

40:01
Locuteur

y a

40:01
Invité

une espèce de fatalité au déficit de toute façon on n'arrivera plus à le financer

40:05
Présentateur

les retraites Edouard Philippe propose 65 ans et 45 ans d'annuité ainsi qu'une part de capitalisation quelle est votre position ?

40:16
Invité

ma position elle l'est il

40:18
Locuteur

y

40:18
Invité

a trois paramètres vous savez pour les retraites

40:20
Locuteur

c

40:21
Invité

'est très simple il y a le nombre d'années travaillées et l'âge de départ la deuxième c'est soit vous baissez les pensions soit vous augmentez les cotisations et vous tapez sur le pouvoir d'achat

40:30
Locuteur

il

40:31
Invité

y a une réalité incontournable le gouvernement a abdiqué l'an dernier

40:34
Locuteur

en

40:35
Invité

suspendant la réforme des retraites qui était sans doute la seule véritable réforme

40:40
Locuteur

du

40:41
Invité

deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron donc il n'en restera rien du macronisme ? pas grand chose en tous les cas aujourd'hui il faut se dire face à la vérité que nous devons retrouver progressivement un équilibre de notre

40:54
Locuteur

système de retraite et poser la question

40:56
Invité

de la capitalisation pour

40:58
Locuteur

les jeunes

40:58
Invité

générations elles sont inquiètes

41:00
Présentateur

Bruno Retailleau il dit 63 ans Edouard Philippe il dit 65 ans

41:03
Invité

écoutez c'est 63 ans

41:05
Locuteur

et évolutif il y a une grosse différence

41:06
Invité

il n'y

41:06
Locuteur

a

41:06
Invité

pas de drôle de différence quand vous regardez le seul différence vraie

41:10
Locuteur

est

41:11
Invité

avec Gabriel Attal qui supprime l'âge légal

41:14
Locuteur

et

41:14
Présentateur

c'est pas mal ça cette idée de

41:15
Locuteur

supprimer l'âge légal ou non c'est une erreur ?

41:17
Invité

je pense qu'il faut une borne qu'il soit claire

41:18
Présentateur

donc il faut une borne entre 63 et 65 ans

41:21
Invité

voilà et la réalité nous conduira regardez nos voisins en Europe ils sont plutôt à 67 ans mais ça viendra avec le temps

41:28
Locuteur

ah

41:29
Présentateur

donc il faudra sans doute aller jusqu'à 67 bien sûr mais

41:31
Invité

je note que les deux proposent

41:34
Locuteur

de

41:34
Invité

suivre l'augmentation de

41:36
Locuteur

l

41:36
Invité

'espérance de vie et réalité démographique

41:38
Locuteur

ça

41:38
Présentateur

même François

41:39
Locuteur

Hollande il faut se dire la

41:40
Invité

vérité

41:41
Locuteur

et

41:42
Présentateur

la capitalisation ?

41:43
Invité

oui je viens de vous

41:44
Présentateur

dire mais

41:45
Locuteur

la

41:45
Présentateur

capitalisation ça veut dire quand même aussi parfois une inégalité y compris face au retournement éventuel du marché un risque non ?

41:55
Invité

bien sûr mais voilà pourquoi il faut sauver le système par répartition qui doit rester le sous-bassement de notre système de retraite

42:02
Présentateur

Gérard Larcher les propos attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart il nie mais Mediapart affirme ses preuves quel regard vous portez là-dessus ?

42:13
Invité

écoutez je vois bien les preuves

42:14
Locuteur

je

42:15
Invité

vois la négation je pense que ça devrait être tranché par la justice ce sont des propos s'ils ont été tenus qui sont strictement inacceptables

42:25
Locuteur

et

42:26
Invité

qui à mon avis s'ils sont confirmés disqualifieraient Jordan Bardella d'exercer des responsabilités politiques je pense qu'on est à la veille du 7 octobre ça nous rappelle quand même des choses extrêmement claires l'antisémitisme c'est insupportable

42:45
Locuteur

c

42:46
Invité

'est insupportable de même que le racisme

42:48
Présentateur

merci Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin président du Sénat à nouveau élu président du Sénat donc il est 8h50 sur RMC et BFM TV

42:59
Locuteur

dans

43:00
Présentateur

un instant les GG sur RMC jusqu'à midi vous allez pouvoir débattre de l'actu quel est le programme Alain Marchand ?

43:05
Locuteur

et

43:05
Invité

bien nous allons en venir bien sûr sur cette nouvelle journée de contestation lycéenne alors les profs seront avec les lycéens il y aura les étudiants aussi la CGT qui a appelé à encadrer le mouvement cet acte 3 est-ce qu'il peut et est-ce qu'il va bien se passer ? voilà vous venez en discuter avec nous au 32-16 on reparlera de cet adolescent de 15 ans qui a eu la main une partie du bras arrachée par l'explosion d'une grenade de désencerclement est-ce que les moyens utilisés par la police sont disproportionnés ? il y

43:33
Locuteur

a

43:33
Invité

un phénomène et là on va sortir du conflit social il

43:36
Locuteur

y a

43:36
Invité

un phénomène que l'on constate aussi c'est une vague de vol dans les parcelles des agriculteurs des maraîchers on vient leur voler les fruits et les légumes est-ce que c'est vraiment lié à la situation sociale et économique du pays ? et puis nous recevrons aussi Ségolène Royal la dernière enfin la dernière candidate à la primaire socialiste mais puisque nous avons tous reçu c'est Ségolène Royal la cinquième qui passe aujourd'hui par le grand oral des GG par son face au GG allez à tout de suite en direct sur RMC RMC Story

44:05
Locuteur

à tout

44:05
Invité

de suite voilà merci c

44:06
Locuteur

'est là