Apolline Matin du 6 octobre - 8h/9h
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:58OuverteRéponse directe
Quelles sont vos trois priorités de revendications ?
- 11:13RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas de profs attribués ou sont-ils en arrêt non remplacés ?
- 12:43OuverteRéponse directe
60% des Français soutiennent ce mouvement. Comment le ressentez-vous ?
- 13:35RelanceRéponse directe
Qui vous a attaqué hier à la télé ?
- 14:12RelanceRéponse directe
Comment expliquer la coexistence entre manifestants pacifiques et casseurs ?
- 21:58OuverteRéponse directe
Que craignez-vous dans ce contexte de mobilisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 23:24InvitéChiffre
« C'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. »
- 30:19InvitéFait
« Le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956. »
- 4:42Locuteur 2Fait
« Qu'est-ce que je vais faire ? Ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie. »
- 10:07InvitéPromesse
« Recruter davantage d'enseignants et baisser les effectifs par classe. »
- 22:30InvitéFait
« Rien ne justifie les émeutes et les saccages. »
- 23:24InvitéChiffre
« 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. »
- 35:53InvitéFait
« Nous sommes au bord de la crise financière. »
- 37:23InvitéChiffre
« En 2028, on est à 100 milliards quand la charge de la dette en intérêt devient supérieure à tous les budgets. »
- 40:33InvitéFait
« Le gouvernement a abdiqué l'an dernier en suspendant la réforme des retraites. »
- 40:47InvitéFait
« Il faut se dire face à la vérité que nous devons retrouver progressivement un équilibre de notre système de retraite. »
Temps de parole
- Présentateur45 %
- Invité31 %
- Invité 29 %
- Invité 36 %
- ?5 %
≈ 22,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez
RMC.
8
heures passées de 1 minute. Très belle journée sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Quentin Vinet. Bonjour Quentin. Bonjour Apolline, bonjour à tous. C'est donc l'acte 3 de la mobilisation lycéenne qui démarre ce matin avec de premiers blocages, de premiers rassemblements. Ils sont rejoints, les lycéens, par les enseignants, par leurs parents, les agriculteurs même. Pour cette journée, il
y a
des manifestations qui sont prévues dans une trentaine de villes. On va faire un point complet. On vous révèle un chiffre ce matin sur RMC, celui de l'absentéisme, encore à la hausse. 38 jours en moyenne d'absence pour un salarié du privé. Et puis on va adresser un premier bilan des premiers matchs, des bleus, version Zinedine Zidane. Les bleus combattus la Belgique, 4 but 1, c
'était
hier soir. Des lycéens se rassemblent déjà ce matin. Oui, ils seront rejoints, vous le savez, dans leur mouvement par les enseignants, appelés à se mobiliser par les syndicats. Aujourd'hui, même par les plus jeunes du collège et par les agriculteurs qui voient une convergence des colères. Ce qui fait dire aux lycéens que c'est l'acte 3 de leur mobilisation. Ils se rassemblent déjà ce matin à Toulon, devant le lycée Bonaparte. Avant d'aller manifester en centre-ville, ce sera à 9h. Écoutez-les, il y a quelques minutes, au micro, notre correspondante Anna Jauger sera une des premières manifestations de la journée.
Je pense que ça peut faire bouger les choses, parce que là, on fait blocus en deux jours à Bonaparte. On a eu le préfet, la maire, le rectorat. Donc je pense que c'est bien et qu'il faut continuer. Ça
fait quand même quelques années qu'on parle de ce qui se passe, qu'on demande du changement, de façon pacifique, que ça n'a pas bougé, que rien n'a été fait et rien n'a été changé. Maintenant, on a décidé d'agir, de faire en sorte qu'on se fasse entendre. Il y
a
de l'espoir. Ce qu'il me dit, c
'est que
si on est énormément à tous revendiquer les mêmes choses et tout ça, ça ne peut que faire ouvrir les yeux sur la situation actuelle.
On va manifester pacifiquement, car c
'est
notre rôle aujourd'hui, tout simplement. On n
'est
pas là pour incendier, casser ou blesser les gens. Donc si les parents m'écoutent aujourd'hui, je peux vous le dire, laissez-les venir vos enfants. On a une organisation, on est structuré. On n'est pas là pour casser incendier.
À
Paris, les prestigieux lycées Louis-le-Grand et Henri IV sont bloqués.
C
'est l'info ce matin. Tous les campus de l'université Paris 1, dont fait partie la Sorbonne, sont fermés par prévention, car c'est à 14h qu'est prévue la manifestation parisienne. Ça va se passer place de la République, comme bien souvent, au moins 20 000 personnes sont attendues, avec, évidemment, dans le cortège, ces enseignants en grève que Solène Leroux a rencontrés pour RMC.
L
'établissement de Thomas Ben-Simon, professeur d'art appliqué à Paris, est ouvert aujourd'hui, mais lui a décidé de se mettre en grève pour aller manifester. Ça me semble indispensable que des adultes puissent encadrer cette manifestation lycéenne, puisqu'en fait, on a évidemment des revendications qui sont communes en termes de bâtis, en termes d'effectifs, en termes de conditions de travail. Indispensable aussi d'être là pour protéger les élèves, c'est ce que pensent beaucoup de ses collègues. On a besoin d'être à leur côté. Lucas Marchand enseigne l'histoire géographie en Seine-Saint-Denis.
On a bien vu, lors des blocus dans nos lycées, que lorsque les adultes étaient là, ça se passait mieux. On pouvait à la fois écouter les élèves, et puis ça permet aussi de désamorcer des possibles conflits avec la police, justement.
D'autres craignent les casseurs. Pour Aurélie Liobé, professeur de SES dans les Hauts-de-Seine, la présence
des profs est primordiale.
Le fait que les enseignants, les personnels, les soutiennent et leur permettent de s'exprimer, je trouve que
c
'est quelque chose d'important pour apaiser les relations. De
quoi permettre, elle l'espère, de donner une suite constructive au mouvement. Deux mille policiers et gendarmes seront déployés aujourd'hui à Paris. La justice administrative a suspendu dans plusieurs départements, à
la
dernière heure, des interdictions de manifestés qui avaient été prises devant les lycées de Bayonne, de Valence, de Strasbourg aussi, en estimant, comme dans la Drôme, que ces interdictions n'étaient pas proportionnées. Alors, vous savez que dix enquêtes ont été ouvertes par la police des polices depuis le début du mouvement lycéen, comme à Saint-Ouen-Lomone, où la famille d'un jeune de 14 ans, blessé au visage, va porter plainte pour tentative d'homicide volontaire. Les parents de ce jeune, prénommé Eden, ont raconté ce qui était arrivé à leur fils, touché par un tir de lanceur de grenades lacrymogènes. Après
avoir
été emmené à l'infirmerie de son lycée par ses camarades, Eden a été transféré à l'hôpital, puis opéré. Encore en pleurs, sa mère raconte son quotidien depuis le drame.
Eden a alors l'âge par scellé. Il ne peut pas s'alimenter autrement qu'avec une paille de façon utile. C'est un processus qui va durer plusieurs semaines, plusieurs mois. Ses dents du haut, donc elles sont cassées. Mais les dents du bas ont été complètement arrachées. Et je le répète, mon fils n'a que 14 ans. Mouti, il n
'a
pas fini sa croissance. Ce qui est duré, c'est de la veille constante. Mais il dort très mal aussi, il fait pas mal de cauchemars. Et il ne peut pas parler, donc on essaye de communiquer un maximum à l'écrit. Son
père, lui, se remémore les mots que lui a dit son fils avant de se faire opérer.
Qu'est-ce que je vais faire ? Ils ont gâché ma vie, ils ont gâché ma vie. Moi, je fais en sorte de le rassurer sur ce point, en disant que la médecine d'aujourd'hui a beaucoup évolué. Maintenant, le vrai combat sera un combat mental.
Le père de famille appelle les autres parents à protéger leurs enfants et à ne pas les laisser participer aux manifestations.
Et
avec toutes les manifestations,
il
y a énormément de conséquences dans les transports en commun ce matin, surtout dans les grandes villes. Souvent des arrêts, des arrêts de bus qui sont non desservis. Les réseaux de bus, il y
a
une quinzaine de lignes qui sont touchées à Paris, Toulouse, une trentaine à Marseille, même une cinquantaine et une soixantaine à Lyon. En fait, quasiment toutes les lignes qui sont touchées par ces perturbations liées à cette mobilisation lycéenne. La politique,
c
'est le Parti Socialiste qui annonce 140 000 participants pour sa primaire vendredi et samedi. Le premier tour, primaire avant la présidentielle, c'est plus qu'espéré, mais c'est nettement moins que lors des dernières primaires de gauche. C'est ce matin que le Rassemblement National va dévoiler son contre-budget pour 2027. Des contre-oppositions, en fait, on
est
en opposition à celles faites par le gouvernement. On est à quelques mois de la présidentielle, mais surtout une semaine après les révélations de Mediapart concernant Jordan Bardella. Et alors, puisqu'on parle de budget et de la chasse aux économies, on vous révèle donc ce matin sur RMC les chiffres de l'absentéisme dans le privé. Absentéisme de 38 jours en moyenne par salarié, 5% quasiment du temps travaillé, qui en fait ne l'est pas, chiffre en hausse pour la deuxième année de suite, qui explose même chez les cadres selon la mutuelle WTW. Un exemple écouté avec Martin Lange pour RMC.
Il est honoré juriste dans une PME en pleine expansion. Depuis un an, elle a vu sa charge de travail et son stress considérablement
augmenter.
Toujours le sentiment de travailler dans l'urgence, toujours le sentiment qu'un dossier allait m'échapper. J'avais des angoisses tous les dimanche soir, l'incapacité de se reposer, de déconnecter.
Une situation qui a contraint un médecin à l'arrêter au printemps dernier. Ce
qui m'a fait imploser, au-delà de cette charge mentale, c'est le management qui n
'a
pas suivi de mon boss, où lui a commencé à avoir des sautes d'humeur, des consignes contradictoires.
Un
cas loin d'être isolé selon Philippe Beau, secrétaire national de la CFECGC, le syndicat des cadres. Depuis des années, les cadres sont moins bien considérés, plus pressurisés. Quand on regarde le motif de leur absence, les pathologies liées à la santé mentale, donc le burn-out, etc., est la première cause très, très largement. 44% des arrêts de travail, selon le syndicat, qui note que les évolutions récentes, notamment le recours accru au télétravail, participent à compliquer la vie des personnels encadrants. On est au lendemain de la victoire des Bleus 4-1 contre la Belgique. Il ne fallait pas rater la fin hier soir sur RMC. Les Bleus ont marqué leurs 4 buts dans le dernier quart d'heure.
Jean-Louis Tour, c'est vous qui avez commenté ce match pour RMC. On vous retrouve en direct ce matin. Ce qu'on retient des 4 premiers matchs de Zinedine Zidane, c'est cette volonté
de jouer et même de prendre des risques chez les Bleus. Exactement. Le bilan au niveau du jeu de Zidane est réussi, car à peine arrivé, il a réussi à imposer certaines idées en parlant de 15 jours de qualité au niveau du travail. Il s'est félicité après le match hier soir, même si, a-t-il dit, il y a des choses à améliorer, comme la présence devant le but pour se créer plus d'occasions. Car la fin de match hier, ces 4 buts embellissent un peu le bilan d'un secteur offensif parfois ronronnant, sauvé par Michael Olysee. C'est d'ailleurs, lui, le grand bonhomme du rassemblement.
4 buts, 2 passes décisives pour le joueur du Bayern, qui a pris le costume de sauveur laissé momentanément par Kylian Mbappé blessé. Désiré doué passeur et buteur hier a aussi marqué des points, là où le ballon d'or parisien Ousmane Dembélé en a perdu. Car même si Zidane a apprécié son match hier, il ne sera pas parvenu à marquer sur 4 rencontres. Autre élément à retenir, le sélectionneur n'a pas peur de chambouler son équipe, d'utiliser tout son effectif et de lancer de nouveaux visages sur ce plan-là. Luca Dacuna, Jérémy Jacquet ou hier Leni Yoros sont mis en évidence.
Et le prochain rassemblement des Bleus, ce sera mi-novembre contre l'Italie et contre la Turquie. Et alors ça,
ce
sera l'événement de la nuit prochaine. Lionel Messi qui va faire ses adieux avec la sélection argentine, avec un tout dernier match international, match de gala, on peut dire, contre le Bénin. C'était le journal de Quentin Vinet. Moi, hier soir, je me suis couché désespérée, je me suis réveillée très heureuse. Effectivement,
je me suis couché en
été 0-1. Mais il y
a
un 0 jusqu'à la 77ème minute, en effet. Les 4 buts, notamment le doublé d'Olysée dans le dernier quartier. Heureusement, le réveil était plus joyeux. Il est 8h09 sur RMC. Vous en parliez aussi, Quentin, lycéens, parents et syndicats d'enseignants sont appelés à la mobilisation aujourd'hui. Mais que demandent vraiment les lycéens ? Dans un instant, nous serons en direct avec Pierre Sourzat, le président de l'association Les Lycéens. Il nous expliquera les revendications, ce qu'ils réclament et comment sortir de la crise. 8h10.
RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin. Apolline de Malherbe. Il est
8h13 et vous êtes bien sur RMC. Et RMC, story comment ? Faire retomber la colère des lycéens. Et en même temps, accéder à leurs revendications. Pierre Sourzat, bonjour. Vous êtes le président de
l
'association Les Lycéens. Point d'exclamation. Vous êtes en direct de Toulouse. C'est là que vous habitez. C'est là que vous manifesterez aujourd'hui
?
Oui.
Est-ce que vous craignez des débordements
?
Écoutez, nous, on vient pour manifester pacifiquement. Donc, des débordements, a priori, il n'y
en
aura pas lieu.
Il
n
'y en
aura pas lieu. Vous vous dites qu'aujourd'hui, c'est une journée d'ailleurs à laquelle sont appelés aussi les syndicats, sont appelés également les parents. Est-ce que vous pouvez nous expliquer exactement vos revendications ? Et si vous deviez dire les trois priorités, ce serait lesquelles ?
Les
trois priorités, d'abord sur les enseignants et ces deux revendications qui vont ensemble, c'est d'abord recruter davantage d'enseignants et baisser les effectifs par classe. Pourquoi recruter davantage d'enseignants ? Parce qu'on vient en classe, c'est pour être devant des professeurs. Il y
a
des classes à examen où on n'a pas de prof pendant la moitié de l'année et à la fin, on passe les examens dans les mêmes conditions. Donc, ça, c'est la première chose. Ensuite, la deuxième chose, ça va être sur tout ce qui est sur les bâtis scolaires. Donc, nous, on demande un plan d'urgence sur le bâtis scolaire, notamment pour adapter justement les lycées au réchauffement climatique, puisqu'on l'a vu l'année dernière, des élèves de terminal ont passé leurs grands euros dans des garages. Donc, ça, ce n
'est
pas possible. C'est exactement. Et après, c'est tout ce qui est autour de la pression. Ça passe par les emplois du temps, la charge scolaire. Il y a eu la Convention citoyenne sur les temps de l'enfant qui avait été lancée par le président de la République, qui a été rangée dans un coin du bureau à Matignon. On n'a pas vu de suite. Pourtant, tous les rapports montraient qu'il fallait travailler sur l'emploi du temps français. Et aussi, on demande une réforme importante de Parcoursup.
Alors, moi, j'ai une question d'abord sur la première. C'est
-à
-dire la question du nombre de profs. Vous dites qu'il
y
a des moments où pendant six mois, on n'a pas de profs. J'aimerais comprendre une chose. Est-ce que ça veut dire qu'il n
'y a
pas de profs qui vous sont attribués ? C'est-à-dire qu'il y a vraiment un prof qui manque ? Il n'y a pas de profs. Ou est-ce que c'est qu'ils sont en arrêt, qu'ils ne sont pas remplacés ? C'est quoi ? C
'est
un problème
de l'éducation
nationale
? Les profs sont
moins absents que la moyenne des salariés,
globalement.
Alors, comment est-ce que vous pouvez expliquer ça, Pierre Sourza ? Est-ce que ça veut dire qu'il y a des classes où on n'attribue pas de profs d'entrée de jeu ? Ou est-ce que ça veut dire qu'ils sont en arrêt au bout d'un mois et ne
pas
remplacés pendant six mois
?
En fait, ça dépend. Traité
et
traitement
?
Eh bien, il y en a. Moi, je peux vous le dire parce que les deux cas me sont arrivés. Puisque moi, je suis en classe préparatoire. Je suis dans un grand lycée à Toulouse. Mais avant, j'étais dans un petit lycée de campagne. Donc, j'étais vraiment touché par ça. Mais alors oui, ça nous est arrivé de ne pas avoir de profs. Et on a eu un prof, un contractuel. C'est-à-dire que c'est un prof qui est recruté avec un contrat d'embauche à durée déterminée comme dans le privé. Donc, c'est des gens qui n'ont pas le diplôme, qui n'ont pas le CAPES, qui ne sont pas certifiés. Et donc, eux, ils arrivent en cours d'année. Donc, il y en a, ils arrivent en classe. Ça veut dire
que vous avez fait votre
rentrée sans prof ? Ce n
'est
pas un prof qui est tombé malade et qui n
'a
pas été remplacé. C'est que vous avez fait votre rentrée sans prof
?
Ça m'est arrivé, oui, bien sûr. Ça m'est arrivé.
Sur la question des effectifs des profs, je voulais cette précision, effectivement, pour qu
'on
comprenne de quoi on parle. Il y a aussi, évidemment, la question de la pression et la question des bâtiments.
Et
Arthur ?
Moi,
j'ai une question pour vous. Vous savez qu'il
y
a plus de 60% des Français qui soutiennent ce mouvement. Ça n'est pas si fréquent dans les mouvements lycéens. Moi, j'aimerais savoir ce que ça vous fait. Est-ce que vous vous
sentez
soutenus ? Parce qu'on a l'impression, dans vos revendications, que vous vous sentez abandonnés. Mais la vérité, c'est que les Français vous soutiennent. Qu'est-ce que ça vous fait ? Comment vous ressentez ça
?
Écoutez, c'est une très bonne chose. Et on le voit sur les réseaux sociaux, qu'on a beaucoup de soutien. Ça vous touche ? Oui, évidemment, ça nous touche. Ça nous touche parce qu'on le voit encore aujourd'hui. Il y en a certains, certaines figures politiques, certains médias qui essaient de décrédibiliser ce mouvement. Et
donc, voir des gens...
Non, mais je le dis, je peux vous le dire. Hier, je suis passé à la télé, je me suis fait attaquer. Voilà. Donc, ce n
'est
pas évident. Mais ça fait plaisir de voir des gens sur les réseaux qui nous soutiennent et qui prennent un corosset
à la jeunesse. Attaquer par qui ?
Pardon, mais vous dites, je me suis fait attaquer. Ça veut dire quoi, attaquer
?
Je suis passé hier à la télé. Je me suis fait attaquer par un représentant d'un syndicat de police. Il fallait absolument que je dise que toutes les violences étaient commises par les lycéens. On m'a brandi les chiffres du ministère de l'Intérieur. Puis après, on m'a dit... J'ai répondu à une personne qui avait fait des déclarations scandaleuses par rapport au mouvement lycéen. Et il m'a pris de haut en disant que j'étais la preuve que l'école allait mal.
Alors, en effet, Pierre Sourzat, je comprends que ça vous mette hors de vous. Mais je vais quand même vous poser encore une question. Depuis ce matin, on a l'impression qu'on parle de deux choses différentes. D'un côté, les revendications des lycéens, dont vous faites partie, avec des revendications en réalité de plus en plus claires, même si elles viennent effectivement parfois de théâtres, j'allais dire, différents. Pour les uns,
ça
va être plutôt le problème des nombres de profs. Pour les autres, ça va être le problème du bâtiment. Ça,
c
'est pour les lycéens. Et puis, on a l'impression qu'on parle d'un autre groupe qui parfois est tout à fait étanche au premier groupe, qui sont décasseurs, parfois politisés ou ultra-violents. Est-ce que vous comprenez qu'on est parfois du mal à comprendre que c'est la manière dont un des groupes vient en quelque sorte phagocyter l'autre
? Bien
sûr, je le comprends
totalement.
Après, je voudrais dire, évidemment, on ne peut pas légitimer la violence. Ça, c'est sûr. Moi, je peux vous le dire parce que comme je suis encore lycéen, je suis allé dans des blocus. J'ai fait la tournée des blocus à Toulouse et on a vu des lycéens qui manifestaient. J'ai reconnu plein de gens de mon lycée, des amis à moi, qui avaient des pancartes, qui, eux, manifestaient pacifiquement et d'autres qui arrivent, qui sont habillés en noir, qui sont cagoulés, donc c'est interdit, on n'a pas leur identité, qui sont arrivés et qui ont cassé le portail de mon lycée. Vous voyez, c'est eux qui ont des mortiers, des fumigènes. Ils n'ont pas de pancartes, ils n'ont pas de revendications.
Et en fait, c'est dommage parce que c'est ça qui vient tout casser.
Merci
beaucoup, merci d'avoir répondu à nos questions ce matin. Pierre Sourza, je rappelle que vous êtes le président de l'association Les Lycéens ! Vous étiez en direct de Toulouse, il est 8h20, Arnaud Demanche.
RMC, Apolline Matin.
C'est tous les jours Demanche. Et bonjour les amis, bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Et alors, tiens, avant de parler d'actu et des lycées, je voulais vous parler un peu de culture, parce que c'est important de se culturer. Et ce week-end, c'était les journées du patrimoine économique. Vous saviez ça ? Ça existe vraiment, c'est comme les journées du patrimoine. Allez visiter les usines. Voilà ! Mais oui,
il y en a un ici qui le savait, oui Manu. Je me
doute
qu
'il
y était. C'est incroyable.
Tu visites donc des usines d'agrafeuses et des fabriques de poutrelles, etc. Et donc, Manu Lechypre n'était pas sur BFM Business avec Edwige Chevrillon ce week-end. Alors, il en a profité à fond. Il nous l'a dit, là, à l'instant, j'ai passé un week-end de
ouf
dans
les bureaux de
la
compta de la Socorève
d'Evricon-Couronne.
Ils ont
un outil qui permet de piloter en temps réel le suivi de la trésorerie.
Tiens, c'est moi
en photo avec Marie-Christine, c'est la contrôleuse de gestion. Chouminou, c'est qui cette Marie-Christine ? Edwige, c'est pas ce que tu crois, Momoun. Vas-y, je t'écoute, Chouminou. C'est qui, cette petite traînée ? On les connaît, les contrôleuses de gestion,
ces souillons et
compagnie. Elle t'a fait des avances
?
Une avance de trésorerie, mais je le savais. Tu es un mufle. Tu m'as menti, j'y croyais. Il me dit que je suis belle. Et qu'il n
'a...
Il me dit que... On vous laisse régler
votre truc à tous les deux.
Et
on va parler un peu de politique. Raphaël Glucksmann poursuit sa tournée médiatique. Après cette vidéo polémique où on le voit dire Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, je leur pisse dessus.
Il était
chez nous. Il était chez nous dans les grandes gueules.
En face de Charles Consigny.
Monsieur Glucksmann, je suis désolé, mais vous, président, j'y crois pas. Vous saurez pas vous opposer à Trump, monsieur Consigny. Oh
mon dieu, ce dialogue va être
fou ! Avec tout le respect que je vous dois, je te dévisse la tête, je te défèque dans ton petit coup de poulaire.
Zarma, je n'ai pas peur de Trump. Je l'ai appelé hier. Je lui ai dit, si je suis président, je t'urine dessus.
Et
Trump m'a répondu, oh super, ça me rappelera mes vacances en Russie, j'adore. Voilà, le monde est prêt pour Raphaël Glucksmann. Au top ! Mon dieu, le mouvement lycéen, Arnaud, se poursuit aujourd'hui. Oui,
c
'est pas un mouvement, c'est une révolution, Apolline. Bien sûr.
Et on en parlera dans Secret l'Histoire. Nous sommes
en l'an de grâce
2026. Et
alors
que la révolte gronde, notre bon roi Emmanuel Ier se terre dans son château.
Mais
que diable me
veulent ces hordes de sauvageons ? Eh bien, ils veulent plus de professeurs. Oh, je les comprends, c'est normal à leur âge d'avoir une forte libido. Moi aussi, je... Alors... L'Iran... L'Iran a critiqué...
Pardon. L
'Iran a critiqué la
réponse policière
française
face aux lycéens. C'est critiqué par l'Iran maintenant.
Franchement, ça craint. C'est Patrick Bruel qui te dit doucement avec la masseuse, tu vas la traumatiser. Et pour que ça se calme un peu, Jean-Luc Mélenchon demande aux parents d'accompagner leurs ados et d'encadrer les manifs avec un casque blanc ou un brassard blanc.
Eh
bien, avec ça, dans deux jours, le mouvement est terminé. Si vous avez des ados, vous
le savez très bien,
qui supportent déjà pas qu'on les dépose devant le
lycée. Alors, va faire une
manif avec tes parents. Bah, Théo, tu fermes bien ta veste, tu vas attraper froid. Mais maman, c'est bon, laisse-moi faire la révolution, ça va. Ah bah, bravo
!
Tu préfères la révolution à ta mère. Bravo la reconnaissance. Moi, j'ai dû faire une rééducation du périnée pour t'avoir mis au monde. Et les potes à côté. Oh, la mère à Théo, elle a un périnée. Ça va, maman, elle n
'est
pas devant les copains avec ton vieux périnée. Théo, c'est elle, la fille dont t'es amoureux ? Tu me la présentes ? Mais c'est bon, arrête. Oh, tu sais, si tu préfères les garçons, il n
'y a
pas de problème. Les pauvres ados. Courage, courage
!
La gênante, maman. La gênance ultime. Tout le temps, t'es gênante, maman. Le parti animaliste a présenté sa candidate à la présidentielle. Il s'agit de Mira Markovic. On en est à 1000 candidats pour le poste. Vous vous souvenez de Mira Markovic ? C'est elle qui avait dit les surmulots.
C'est celle-là, voilà, juste pour vous
situer. Donc, elle est candidate pour le parti animaliste, donc le parti où sur les affiches, il
n'y a
pas de photo de candidat. Il y
a
un chien,
il
y
a
un chat, il
y a
un canard. Et souvent, c'est mieux d'ailleurs, c'est plus sympa. Il
y
a des candidats, la photo, elle est bien, mais elle n'envoie pas du rêve, tu vois, je ne
veux
pas balancer les noms, mais tu remplacerais Edouard Philippe par un labrador. Là, il se passe un truc.
Là,
il y a du fun, là, il y
a
de la joie. Donc, il va falloir la recevoir d'ailleurs dans le
face-à-face de Mira Markovic.
Bonjour Mira Markovic, vous êtes la candidate du parti animaliste.
Pourquoi
vous frottez contre ma jambe comme ça ? Parce que je suis content de m'être là. Je suis super contente, je suis
super contente.
A beau, à beau, à beau, allez, lance-moi une baballe. Allez, je te la ramène. Est
-ce que Mediapart va sortir des
dossiers ? Est-ce qu'on va découvrir que Mira Markovic, la candidate du parti animaliste, aurait écrit dans un forum quel shampoing antimite pour mon berger allemand ? Et voilà, elle aussi, elle est antimite et elle aime les Allemands. Et on ne dit rien. Décidément, cette campagne ne nous épargnera rien du tout, je vais m'en sortir. Et à demain. Merci,
merci
Arnaud.
Il
est 8h25 sur RMC, dans un MC BFM TV, je ne
vais
pas réussir à les calmer. Ils sont dans un
état. Mais vous avez un vétérinaire dans pas longtemps. Oui, et justement,
je passe au vétérinaire parce que mon invité c'est Gérard Larcher. Merci Mathieu pour cette belle transition. Gérard Larcher, le président du Sénat qui répond à mes questions dans un instant, dans le face-à-face.
A
tout de suite.
RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin, face-à-face. Apolline de Malherbe. Il est
8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Gérard Larcher.
Bonjour Apolline de Malherbe.
Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes président du Sénat. Félicitations d'ailleurs puisque vous venez d'être réélu, confortablement réélu. Et c'est pour la sixième fois consécutive. Votre voix porte, vous êtes le second personnage de l'État. Et dans le contexte actuel, mobilisation aujourd'hui qui promet d'être massive, les lycéens qui promettent un mardi noir, le gouvernement qui craint l'embrasement. Et vous, que craignez-vous ?
Écoutez,
d'abord,
je
dois dire que cette crise
doit
nous rappeler que rien ne justifie les émeutes et les saccages. Mais qu'en même temps, elle révèle
une
crise de l'autorité de la transmission des savoirs.
On
n
'a
pas vu de manifestation quand le classement Pisa nous a mis dernier en français et en mathématiques.
Et
c'est quand même la crise de transmission des savoirs. Et je suis certain que même de manière subliminale, ça doit inquiéter les jeunes par rapport à leur avenir. Arrive aussi, je l'entendais il
y a
un instant sur votre antenne, la question des générations, la chute de la démographie, l'apparition de l'intelligence artificielle avec
ce
qu'elle conduit comme incertitude sur l'emploi demain.
Et
puis, le rôle et la place des réseaux sociaux
qui
jouent un rôle dans cette mobilisation.
Mais aussi les manques de moyens, les manques de professeurs, les bâtiments vétustes, les emplois du temps
à trou. Ça nous emmène à quelques demandes qui existent. Premier sujet, par le manque de professeurs, c'est 15 millions d'heures non remplacées d'enseignants. Ça, c'est une première réalité sur laquelle, me semble-t-il, il faudra que s'engage un vrai dialogue. Nous l'avons déjà souligné, notre commission de la culture au Sénat. Le second des sujets, c'est
l
'absence d'accompagnement, le caractère chaotique de Parcoursup. Là aussi, ça fait partie des observations que nous avons faites. Tout ceci, peu inquiété, c'est sans doute la base. Une fois qu'on aura rétabli
l'ordre... Ça
participe de ce climat d'angoisse. Oui. Vous comprenez donc que la mobilisation est prise
? Je
pense que la mobilisation aurait dû s'exprimer d'une autre manière. Il faut des interlocuteurs, il faut dialoguer, il faut négocier. Ce qui est insupportable,
ce
sont les émeutes.
C
'est le saccage. Et la violence. Il faut donc rétablir l'ordre.
Rétablir l'ordre, vous l'avez vu, il y a effectivement des débordements et des scènes de blocage, d'incendie, parfois, de véritables émeutes. Le gouvernement parle d'émeutes urbaines. Il y a aussi des blessés. Hier, un jeune a perdu la main. Il a eu la main arrachée avec l'usage d'une grenade de désencerclement par les forces de l'ordre. Dix enquêtes de l'IGPN qui sont ouvertes. Le ministre de l'Intérieur qui a d'ailleurs été convoqué par la Commission des lois pour s'expliquer sur le maintien de l'ordre. Est-ce qu'aujourd'hui, la réponse des forces de l'ordre est proportionnée ?
Écoutez, il y a aussi 300 policiers qui ont été blessés. C'est aussi la réalité.
C
'est naturellement dramatique ce jeune avec une grenade. Peut-être, on ne sait pas encore les circonstances. Est-ce qu'il a renvoyé la grenade ou pas ? On verra ce
que... Une enquête est ouverte et plusieurs
récits se sont confrontés. Mais tout ça est dramatique. Voilà pourquoi ceux qui attisent la violence, ceux qui attisent ce type de manifestation et de saccage ont une responsabilité. C'est qui ?
Vous
voyez bien qu'il
y a
un certain nombre de forces politiques, je pense à la France insoumise, qui jouent un rôle quand monsieur le maire de Saint-Denis parle...
Eh
oui, oui. Quand tu parles d'une violence légitime...
D'une violence qui peut être légitime, dit-il.
Écoutez, quand vous voyez un certain nombre de députés avoir été au premier rang, je crois que sur tout ça, il faut qu'on agisse en responsable.
Ça veut dire que vous considérez aujourd'hui que vous avez commencé par le dire, les revendications des lycéens, elles prennent leurs racines très profondément.
On
va y revenir. La question aussi peut-être de la responsabilité du gouvernement et des dernières années. Mais vous considérez que la manière dont se déroulent aujourd'hui ces manifestations et la manière dont elles ont dégénéré, c'est un fait politique
?
C'est un fait politique inacceptable. Voilà pourquoi, j'allais dire, il faut rétablir l'ordre.
Mais c'est justifié pour vous la manière dont il y a des confrontations des forces de l'ordre avec les lycéens ?
Écoutez, c
'est le rôle de l'État d'assurer l'ordre public. C'est le rôle de l'État de défendre des bâtiments publics. C'est le rôle de l'État de regarder cette enseignante poursuivie. Vous avez vu aussi ces images. Il faut la tuer. Et donc, c'est le rôle de l'État de défendre l'État de droit.
Gérard Larcher, l'une des premières réponses. Vous dites, il faudra du dialogue. Il y a eu d'abord beaucoup de temps avant que le ministre de l'Éducation nationale... Oh, quand même, vous n'avez pas l
'impression honnêtement que ça a tienné. C'est le 21
septembre. Nous sommes... Nous sommes...
Première
rencontre
avec les
organisations
syndicales vendredi après-midi dernier. Nous sommes le 6 octobre. Voilà.
Vous considérez que c'était
normal ?
Je ne
vais
pas vous dire que j'ai considéré que sur ces 10 ans, 7 ministres successifs, ça soit l'idéal en matière de gestion de l'Éducation nationale. Il y a ces réalités-là. Mais je dois dire que le temps est venu
et
le Premier ministre a bien fait du dialogue. mais d'abord, rétablissons l'ordre.
D'abord l'ordre, puis le dialogue.
C'est le propre, d'ailleurs, du dialogue social.
Gérard Larcher, l'une des réponses également du gouvernement, ça a été d'accélérer l'examen de la proposition de loi dite casseur-payeur avec la première étape au Sénat puisqu'elle sera examinée, je ne
sais
pas si vous allez nous le confirmer, le 27 octobre prochain ?
Écoutez,
nous avons une conférence des présidents demain. Ce texte qui était prêt dès le mois de septembre. Donc, ce texte, il avait poursuivi son chemin, examen par le Conseil d'État, la conférence des présidents demain dialogera avec le gouvernement pour un examen avant la fin du mois.
Avant la fin du mois, ça veut dire aussi que vous considérez qu'une des réponses à tout cela, même si vous le dites, c'était dans les tuyaux depuis un certain temps, depuis plusieurs émeutes déjà qui ont eu lieu, c'est la question de la responsabilité collective.
C
'est-à-dire que ce ne sera plus une responsabilité
individuelle.
On
a déjà la loi
Riposte qui a été adoptée et publiée le 18 août dernier qui, par exemple, réprime le transport, l'usage des mortiers d'artifices et autres explosifs. Nous avons déjà la loi Riposte. Aujourd'hui, posez la question de la responsabilité collective du groupe. Posez la question de la responsabilité des parents parce qu'il
y
a une responsabilité des parents pour les jeunes mineurs. Tout ceci mérite d'être posé. C'est le cas de ce texte. Naturellement, la réponse doit
être
proportionnée avec l'exercice
du
droit à manifester, paisiblement, mais du droit à manifester. Et nous examinerons à la Commission des lois ce texte mais qui s'inscrit dans une démarche qui existait déjà dès la loi de 2019 qui a été la suite aussi d'un rapport du Sénat début 2024 vous savez après le drame de Naël et les manifestations qui avaient eu lieu.
Gérard Larcher, vous êtes président Les Républicains du Sénat. Le candidat Les Républicains Bruno Retailleau demande à abaisser la majorité pénale à 15 ans. Aujourd'hui, on le voit, 85% de ceux qui ont été arrêtés qui ont été placés en garde à vue sont des mineurs. Ça veut dire qu
'il
n'y aura pas de comparution immédiate et ça veut dire que le jour où ils seront jugés ils auront l'excuse de minorité. Est-ce qu'il faut revoir la justice des mineurs ?
Nous l'avons déjà revue. Je vous rappelle que c'était d'ailleurs une proposition de Gabriel Attal. Tout à fait. Et cette proposition de Gabriel Attal, nous en avons débattu les deux assemblées. Le Conseil constitutionnel a considéré que la réponse qui a été proposée ne s'inscrivait pas Il
a censuré une grande
partie
de cette loi. ne s'inscrivait pas dans cette notion de proportionnalité et notamment dans ce code de la justice des mineurs qui date de la libération. Est-ce que vous pensez que le mineur
qui
passe pour beaucoup d'entre eux plus de 4 heures par jour sur les réseaux sociaux il est comparable à un mineur des années 50 ou des années 60 ? La réponse est évidemment non. Et donc il va falloir que nous adaptions. Que nous adaptions et donc il va falloir que nous réexaminions et remettant sur le métier vous
allez
abaisser en écoutant ce que nous a dit le conseil constitutionnel mais remarquant la volonté du législateur le mineur 2026 n'est plus le mineur 1956.
Vous êtes inquiet
? Écoutez
toutes ces crises on ne sait jamais comment elles peuvent évoluer et ça conduit pour moi bien sûr à des interrogations mais aussi à la détermination. Voilà pourquoi il faut rétablir l'ordre.
Lorsque vous entendez un ministre le ministre de l'enseignement supérieur en l'occurrence à qui on demande s'il craint un embrasement national répondre oui il craint un embrasement national est-ce que vous le craignez aussi
?
Écoutez l'embrasement national il faudrait qu'il
y ait
une forme de conjugaison avec d'autres
forces. Le 5 novembre prochain
il
y
a un appel à ce que la grève soit j'allais dire on ne
peut
pas utiliser l'expression de grève générale mais une grève large massive des manifestations L
'ancien ministre du travail connaît bien ce genre de sujet vous avez une grève qui porte sur les salaires une grève catégorielle qui porte sur le pouvoir d'achat c'est une grève j'allais dire qui s'inscrit dans la préparation budgétaire mais aussi il faut le dire vous avez des élections syndicales à la fin de l'année dans la fonction publique notamment à la SNCF qui est ces mobilisations c'est l'occasion me semble-t-il de donner au dialogue
social mais on n'a pas d
'argent en plus
on va y venir parce qu'évidemment je vais vous interroger sur le budget le contexte effectivement fait qu'il n
'y a
pas beaucoup de marge mais Gérard Larcher comment on en est arrivé là
?
je pense que nous avons une forme de déficit de dialogue dans ce pays vous savez j'ai dit dans mon discours au Sénat juste après avoir été élu que je sentais le pays tendu c'était jeudi que je sentais la démocratie à la peine je crois que c'est parmi ces sujets qu'il nous faudra j'allais dire axer les réflexions pour l'élection présidentielle je l'ai peu entendu jusque là dans les débats préparatoires à la présidentielle notamment sur des débats que vous avez eus il
y
a peu de temps
j'imagine que vous faites référence au débat de la primaire de la gauche qui avait lieu dimanche soir Gérard Larcher Bruno Retailleau estime qu'il faut se poser la question de l'interdiction du parti LFI considéré par lui comme un parti séditieux fasciné par la violence est-ce que cette question vous vous la posez aussi ?
écoutez la France insoumise a une responsabilité aujourd'hui de souffler sur les braises il faut j'allais dire se poser la question par rapport au code de la sécurité intérieure mais en même temps c'est un parti politique qui exprime la sensibilité d'une partie de la population et notamment de la jeunesse et article 4 de la constitution prévoit que les partis politiques contribuent à l'expression de la démocratie il faudrait vraiment des motifs majeurs qui relèvent d'un article du code de la sécurité intérieure on l'a appliqué pour la jeune garde monsieur Raphaël Arnaud on l'a appliqué à l'extrême droite pour génération identitaire je pense que sur ce sujet c'est au gouvernement de se poser la question je suis assez prudent
je vous sens beaucoup
plus prudent que Bruno Retailleau sur cette question
je suis
prudent parce que article 4 de la constitution c'est aussi mon rôle de président du sénat par contre j'appelle les responsables politiques à faire preuve du sens des responsabilités à cesser de souffler sur les braises et à regarder l'intérêt du pays et en même temps la protection des jeunes
il
est toujours votre candidat Bruno Retailleau
bien sûr je le soutiens sans réserve il est aujourd'hui avec deux autres candidats Gabriel Etal et Édouard Philippe et
il
doit développer son projet et le proposer
ça veut
dire
quoi il est avec les deux autres j'ai pas l'impression qu'ils soient tellement ensemble
non parce que chacun est dans son couloir je reprends une formule comparable à l'athlétisme
mais vous aimeriez qu
'il
soit dans le même couloir
non pour être présent au deuxième tour chacun sait qu'il faudra en début d'année se poser la question
ça veut dire quoi Gérard Larcher pardon mais c'est important vous parliez d'un débat de la primaire de la gauche il n
'y a
pas eu de primaire effectivement pour ce centre qui irait de Gabriel Attal à Édouard Philippe ou Bruno Retailleau comment vous allez faire pour qu'à un moment il n'y
en
ait plus qu'un
?
écoutez ce sera le sujet de la responsabilité d'un certain nombre d'entre nous ce sera le sujet de la responsabilité des trois je leur fais confiance pour être responsable
vous leur faites confiance pour être responsable ? vous êtes bien optimiste non ?
non je suis réaliste et je pense qu'ils ont
tous
trois le sens de l'état et en tous les cas pour Bruno Retailleau je suis sûr de son sens de l'état
mais ça veut dire sur quels critères ?
c
'est-à
-dire
que si Bruno Retailleau en janvier c'est le timing que vous donnez est derrière les trois autres il faudra qu'ils renoncent
?
nous verrons la situation il nous reste aujourd'hui trois mois trois mois de débat trois mois pour présenter leur projet moi je suis aux côtés de Bruno Retailleau
vous êtes aux côtés de Bruno Retailleau sans réserve ?
sans réserve
mais
si en janvier il y a un problème vous prendrez
vos
responsabilités
nous verrons le si j'ai du mal juste à comprendre ce que ça veut dire je
prendrai mes responsabilités
écoutez vous le verrez je vous donne trois mois pour le voir et vous avez vu qu
'au
Sénat nous sommes capables de nous retrouver de nous rassembler
dans
le même temps il y a le projet de budget il y a la dette qui explose un premier ministre assez inaudible sur cette question-là mais qui régulièrement fait des tribunes des alertes des tweets pour dire attention il est minuit moins une les taux d'intérêt n'ont jamais été aussi élevés la France qui emprunte à des prix terribles comment est-ce que vous voyez la discussion budgétaire et surtout comment est-ce que vous voyez la situation de la France ?
c'est vrai que nous sommes au bord de la crise financière
ça
c'est une réalité quand vous êtes à près de 5 points de taux d'intérêt et que l'écart notamment avec l'Allemagne ne cesse vous allez dire de grandir vous vous dites
que pour
les finances publiques l'heure est venue enfin enfin de retrouver une trajectoire de réduction de la dépense publique dans le budget qui nous est présenté aujourd'hui on voit qu'il
y a
une part de trajectoire de réduction de la dépense publique
il
y a aussi une part d'impôt en plus et ça c'est un vrai sujet parce que quand on nous annonce des chiffres regardez ce que dit le Conseil des Finances Publiques il y a plus de 17 milliards
d
'impôts en plus il y a 11 milliards de diminution de la dépense publique liée au gel budgétaire cette réalité là nous allons l'examiner essayer de trouver les bons équilibres entre un projet de loi de finances mais surtout aussi un projet de loi de financement de la sécurité sociale
quand
vous dites Gérard Larcher on va rentrer dans le détail sur la question aussi des retraites sur la question du pouvoir d'achat des impôts dites-vous mais vous dites on est au bord d'une crise financière est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que vous avez en tête ça veut dire quoi une crise financière ça veut dire quoi ça veut dire qu'à un moment le FMI ou d'autres vont devoir venir nous sauver en quelque sorte c'est quoi
début d'année quels
sont les conséquences
on avait prévu charge de la dette
un
peu plus de 60 milliards on va terminer l'année plus proche de 80 milliards en 2028 on est à 100 milliards quand la charge de la dette en intérêt devient supérieure à tous les budgets
vous
vous dites et notamment supérieure aussi j'allais dire à la ressource qu
'est
l'impôt sur les personnes physiques et l'IRPP et bien vous vous dites
qu
'on a
un vrai
sujet pardon mais si vous dites une crise
financière c'est quoi c'est des taux d
'intérêt qui montent à 6% qui sont insoutenables et que la signature de la France ne devienne pas crédible est-ce que le mot de faillite il avait été prononcé
par
François
Fillon il y
a des années
est-ce que vous dites que la France
est au bord de la faillite
non j'espère que non je ne veux pas être non plus hyper alarmiste mais
en
2023 nous avons proposé
au
président de la république une trajectoire de retour
je m'en souviens très bien vous étiez venu la défendre
ici même
il
a refusé
nous
n'en serions pas là aujourd'hui on ne
va
pas pleurer sur le lait qui n'a pas été récolté mais on va se dire qu'il est temps de revenir ou
qu'il est au minimum renversé Gérard Larcher vous dites qu
'il
est temps de revenir on fait comment sur quoi est-ce qu'on coupe dans les dépenses
toutes
les dépenses à mon avis il reste des dépenses sur lesquelles il faut être attentif dans la situation internationale sur les dépenses de défense on
sanctuarise les réponses
on a une loi de programmation militaire puisqu'on parle d'éducation le projet de budget prévoit une croissance du budget de l'éducation il a été cette année autour de 64 milliards il va bientôt il va avoir cette année 1 milliard 2 en plus mais sur les autres budgets nous n'avons pas d'autre choix et il faut dans le budget de la sécurité sociale passer d'un déficit je rappelle qu'on était quasiment à l'équilibre
en
2008
qu
'on a aujourd'hui un déficit qui dépasse les 22 milliards et qu'il faut réduire à 12 milliards et
vous faites comment là
-dessus ? ça veut dire
qu'il y a des médicaments qui seront moins remboursés ?
ça
veut
dire qu'il y a des gens malades qui vont avoir des journées
de carence en plus
?
non non mais il y a bien sûr un certain nombre d'évolutions sur l'ondame sur l'indexation des retraites c'est un sujet je vous
parlais à l'instant on va parler de la retraite mais sur les
arrêts maladie et
c'est un chiffre qu'on révélait sur les arrêts maladie
les arrêts maladie qui explosent
et notamment dans
le privé
sur les transports oui
mais est
-ce
que vous considérez que les arrêts maladie qui explosent c'est parce que et ça rejoint ce qu'on disait au début parce que la société française elle va mal elle est inquiète elle
a du mal à se projeter
mais il y a aussi à mon avis un certain nombre de fraudes d'abus de situations et ceci nécessite vraiment une reprise en main on ne peut pas continuer à laisser aller et à considérer qu'il
y a
une espèce de fatalité au déficit de toute façon on n'arrivera plus à le financer
les retraites Edouard Philippe propose 65 ans et 45 ans d'annuité ainsi qu'une part de capitalisation quelle est votre position ?
ma position elle l'est il
y
a trois paramètres vous savez pour les retraites
c
'est très simple il y a le nombre d'années travaillées et l'âge de départ la deuxième c'est soit vous baissez les pensions soit vous augmentez les cotisations et vous tapez sur le pouvoir d'achat
il
y a une réalité incontournable le gouvernement a abdiqué l'an dernier
en
suspendant la réforme des retraites qui était sans doute la seule véritable réforme
du
deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron donc il n'en restera rien du macronisme ? pas grand chose en tous les cas aujourd'hui il faut se dire face à la vérité que nous devons retrouver progressivement un équilibre de notre
système de retraite et poser la question
de la capitalisation pour
les jeunes
générations elles sont inquiètes
Bruno Retailleau il dit 63 ans Edouard Philippe il dit 65 ans
écoutez c'est 63 ans
et évolutif il y a une grosse différence
il n'y
a
pas de drôle de différence quand vous regardez le seul différence vraie
est
avec Gabriel Attal qui supprime l'âge légal
et
c'est pas mal ça cette idée de
supprimer l'âge légal ou non c'est une erreur ?
je pense qu'il faut une borne qu'il soit claire
donc il faut une borne entre 63 et 65 ans
voilà et la réalité nous conduira regardez nos voisins en Europe ils sont plutôt à 67 ans mais ça viendra avec le temps
ah
donc il faudra sans doute aller jusqu'à 67 bien sûr mais
je note que les deux proposent
de
suivre l'augmentation de
l
'espérance de vie et réalité démographique
ça
même François
Hollande il faut se dire la
vérité
et
la capitalisation ?
oui je viens de vous
dire mais
la
capitalisation ça veut dire quand même aussi parfois une inégalité y compris face au retournement éventuel du marché un risque non ?
bien sûr mais voilà pourquoi il faut sauver le système par répartition qui doit rester le sous-bassement de notre système de retraite
Gérard Larcher les propos attribués à Jordan Bardella par le journal Mediapart il nie mais Mediapart affirme ses preuves quel regard vous portez là-dessus ?
écoutez je vois bien les preuves
je
vois la négation je pense que ça devrait être tranché par la justice ce sont des propos s'ils ont été tenus qui sont strictement inacceptables
et
qui à mon avis s'ils sont confirmés disqualifieraient Jordan Bardella d'exercer des responsabilités politiques je pense qu'on est à la veille du 7 octobre ça nous rappelle quand même des choses extrêmement claires l'antisémitisme c'est insupportable
c
'est insupportable de même que le racisme
merci Gérard Larcher d'avoir répondu à mes questions ce matin président du Sénat à nouveau élu président du Sénat donc il est 8h50 sur RMC et BFM TV
dans
un instant les GG sur RMC jusqu'à midi vous allez pouvoir débattre de l'actu quel est le programme Alain Marchand ?
et
bien nous allons en venir bien sûr sur cette nouvelle journée de contestation lycéenne alors les profs seront avec les lycéens il y aura les étudiants aussi la CGT qui a appelé à encadrer le mouvement cet acte 3 est-ce qu'il peut et est-ce qu'il va bien se passer ? voilà vous venez en discuter avec nous au 32-16 on reparlera de cet adolescent de 15 ans qui a eu la main une partie du bras arrachée par l'explosion d'une grenade de désencerclement est-ce que les moyens utilisés par la police sont disproportionnés ? il y
a
un phénomène et là on va sortir du conflit social il
y a
un phénomène que l'on constate aussi c'est une vague de vol dans les parcelles des agriculteurs des maraîchers on vient leur voler les fruits et les légumes est-ce que c'est vraiment lié à la situation sociale et économique du pays ? et puis nous recevrons aussi Ségolène Royal la dernière enfin la dernière candidate à la primaire socialiste mais puisque nous avons tous reçu c'est Ségolène Royal la cinquième qui passe aujourd'hui par le grand oral des GG par son face au GG allez à tout de suite en direct sur RMC RMC Story
à tout
de suite voilà merci c
'est là