Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat· 17 juillet 2025 26 min

Ville d'eau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] [Musique] [Musique] Durant des siècles, Évian fut un petit bour de pêcheur assoupi sur les rives du lac Lément dans une région difficile d'accès. Puis en moins de 30 ans, entre 1880 et 1910, à la belle époque, le village a connu une révolution. C'est devenu une station thermale à la mode.

La perle du lément vantée par les réclames de l'époque. Un tourisme qui ne concerne alors que les riches et célèbres cherchant à fuir les villes saturées en pleine industrialisation. À cette époque-là, à fin du 19e siècle, les grandes métropoles urbaines, Paris ou Lyon ou Londres deviennent assez difficiles à vivre.

Elles sont assez étouffantes parce qu'il fait chaud, parce qu'il y a beaucoup de bruit. Donc on aime bien aller dans des endroits agréables pour rencontrer d'autres personnes de son monde et lier connaissances avec des gens nouveaux. Un microcosme mondin prend l'habitude de se retrouver pour la belle saison de mai à septembre, attiré par le climat sain, les paysages, mais surtout l'eau minérale.

Car c'est bien l'eau qui a changé la destinée de la petite bourgade. [Musique] La richesse des viands, ce sont ses sources. La plus ancienne a été découverte fortuitement par le compte de les unnia de passage sur les rives du Lément.

Et c'est à proximité de cette source qu'a construite en 1903 la buvette Cacha, chef-dœuvre de l'art nouveau. Nous sommes devant la buvette Cacha. C'est le bâtiment le plus emblématique de la station.

Son nom vient du propriétaire de la source Gabrielle Cacha. Elle a été découverte en 1790 par un gentilhomme Auverna qui souffrait de calcul urinaire. Il est venu à Évian à loger chez Gabriel Cacha, a pris à plusieurs reprises de l'eau d'une petite source qui coulait dans le verger de son propriétaire et puis il a expulsé trois gros graviers.

Ça a été le début de la reconnaissance des qualités thérapeutiques de l'eau de la source cacha et ça a été le début de la notoriété de celle-ci. [Musique] À partir de la fin du 19e siècle, l'eau va attirer chaque saison plus de 10000 curistes à éviant. Et on ne vient pas pour faire la fête.

Les journées sont un rien austère rythmé par les soins, les bains et les douches pratiquées dans les établissements thermaux, mais aussi les verrées prescrites par le médecin et qu'on prenait à la buvette. Il y a une statue qui est installée au centre de l'édifice et qui s'élève vers le ciel qui est la personnification de la source cacha. Les donnees d'eau qui se tenaient à l'intérieur d'une petite enceinte avec une balustrade prenait l'eau et remplissait les verrs de cure à partir des quatre bouches des personnages mythologiques qui sont en bas de la statue actuellement.

Seul un/ers des visiteurs des viands étaient des curistes. Les autres venaient profiter de l'ambiance et des plaisirs de la station. Pour séduire cette clientèle très chic, la société des eaux qui gère les sources fait édifier ce pavillon de bois et de verre comme un véritable écrain.

Une prouesse architecturale qui laisse savamment circuler la lumière. Toute l'ornementation intérieure, les vitraux aux motifs végétaux ont été pensés pour magnifier l'eau et la nature. La buvette, c'est aussi un salon de lecture et de correspondance.

C'est un prom noir. On y écoute des concerts et également pour que ces messieurs qui sont souvent rentiers, banquiers puissent surveiller leurs affaires, et bien le soir au moment de la clôture de la bourse, on épingle les derniers cours de la bourse. Donc c'est un lieu vraiment de sociabilité qui est bien plus que le simple lieu où on prend un verre d'eau. [Musique] Une fièvre de construction s'empare d'éviant.

Un funiculaire traction électrique qu'on appelait le petit métro Évianais est mise en service en 1907 et effectue 64 rotations par jour. Il desserrent les plus beaux hôtels qui sont édifiés dans les hauteurs et dont la clientèle n'a pas l'intention de se fatiguer. L'hôtel royal, l'un des rares palace à avoir survécu, domine le lac et offre un panorama extraordinaire à une clientèle qui recherche la tranquillité.

Et finalement, on n'aime pas les gens trop malades dans les stations thermales. Il faut savoir qu'on venait pour des cures qui étaient pas en général gravissime. On a des gens qui viennent plutôt se reposer, qui ont des problèmes de foi, qui ont des problèmes un peu de ce qu'on appelait à l'époque neurasténie, nervosisme et là le climat s prêtait à merveille parce qu'on a un climat qui est assez sédatif.

Le lac a un effet comme ça très apaisant. [Musique] L'hôtel inauguré en 1909 mle nouveau et style angloonormand en vogue à l'époque et offre tout le confort moderne. Chaque chambre à sa salle de bain une nouveauté.

Alors les salons sont richement décorés par les plus grands fresquistes du moment. L'ambition était de s'attirer une élite cosmopolite. [Musique] On a New York, Saint-Pétersbourg.

Alexandrie San Francisco, Moscou Roubet. Dans chaque hôtel, on note soigneusement les arrivées des clients dans ce qu'on appelle le registre des étrangers. Des informations qui alimentent la rubrique mondaine des gazettes locales.

On a fait bien sûr une clientèle extrêmement fortunée. On a eu la reine Améie du Portugal. On a eu beaucoup de souverains exotiques, le chat de Perse, on a eu le maraj de Capurtala qui était à l'époque bien connu et puis aussi bien sûr des artistes.

On envoie Serge Diagile avec les balusses, Igor Stravinski. Ces autres prestigieux éclipsent une clientèle plus ordinaire qui réside dans des hôtels moins luxueux comme l'hôtel de Fondbonne ou des pensions de famille. Le temps de la villégiature offre un espace de liberté.

On oublie un peu les codes sociaux. On fraye davantage hors de son milieu et certains en profitent. [Musique] Parfois les classes se mélangent un petit peu.

On a toujours des aventuriers dans les stations. Il y a des aigres fins, il y a des demondaines. Donc il y a toujours des femmes qui des hommes qui appartiennent à un monde presque interlope et qui viennent s'imisser et séduire parfois justement ces grands bourgeois ou ou ces aristocrates.

Parfois ces riches oisifs sont gagnés par l'ennui. [Musique] La grande aventure c'est d'embarquer pour une croisière en eau douce sur le lac L Clément. Le paysage est à couper le souffle avec vue sur les Alpes couronnées par le Mont-Blanc. 12 bateaux à roue et à vapeur sont construits entre 1904 et 1927.

Hit de ces bateaux navigent toujours constituant une flotte unique au monde. Comme il y a 100 ans, ils permettent de se pavaner sur le lac ou de se rendre sur la rivière à Suisse à Vevet ou à Montreux. [Musique] Ce qui est absolument d'époque, c'est bien sûr la forme générale du bateau qui a un col de signe qui est très élégant.

Ce sont des bateaux qui sont très fins, très très beaux à voir. On retrouve la machine à vapeur sur quatre des bateaux qui sont des machines d'origine. Il faut bien se présenter l'explox de maintenir du matériel de cet âge là.

Et c'est ça qui est extraordinaire. [Musique] Sur le navire amiral de la flotte appelé la Suisse, le salon de première classe, ses tapisseries, ses décor sculptés, ses marquetteries, tout a été soigneusement reconstitué d'après des photos et des documents d'époque. On a par exemple refondu les luminaires dans les moules d'origine.

Comme à l'époque, on ne se prive de rien. Le bateau la Suisse était un bateau de prestige. Tous les tapisseries, le tapis de sol était des obissons.

Donc on avait pas négligé sur la qualité du fournisseur. Typiquement dans un salon comme ça, vous retrouviez l'aristocratie, vous retrouviez des gens très bien habillés, probablement qu' avait très chaud avec des habits qu'on enlevait pas, on posait pas la veste, des grands chapeaux pour les dames, des robes longues. Les gens sortaient certainement pour admirer le paysage parce que ça était aussi beau qu'aujourd'hui.

Par contre, il s'exposaiit pas du tout au soleil comme on s'expose nous-même. La santé, c'était d'avoir la peau blanche. Tout le pont supérieur était couvert soit par la tente fixe comme aujourd'hui, soit par des étoiles.

Le lac auquel les Évianais ont longtemps tourné le dos devient séduisant. La riche société qui prend l'habitude de se déplacer sur le lément va également en investir les berges jusque la sauvage en y faisant construire de belles propriétés. La sapinière était la maison de la famille Vita, des banquiers et commerçants en soi originaires de Lyon. [Musique] Ce sont toutes de très grandes propriétés, très vastes avec vue sur le lac, un appontement privé ou un port privé.

Et le baron vital, lui arrive dans les années 1890. Il va décéder en 1892 et c'est donc son fils qui va prendre la succession et qui va donner à cette maison le cachet qu'on lui connaît aujourd'hui. [Musique] Joseph le fils Vita va faire appel à de grands artistes pour décorer sa villa.

Dans le vestibule, c'est Auguste Rodin qui a sculpté ses angel chauteurs sur les jardinières. La salle de réception décorée de toiles d'Albert Bénard était le lieu où les dames se retiraient pendant que ces messieurs jouaient au billard dans la salle attenante. C'est Jules Cheret, l'inventeur de la fiche publicitaire qui réalisa ses fresques colorées qui lancèrent sa carrière.

Et comme rien n'est trop beau, elle est inspirée de la villa Missis à Rome. Cette villelà, elle est d'influence paladienne, c'est-à-dire que c'est une ville là de style renaissance italienne. Il y a pas une seule maison ici qui soit pareil.

Ce sont tous les styles qui sont mélangés en fonction du goût du propriétaire. On peut avoir des maisons néogothiques, on peut avoir des aspects château fort, des aspects chalet alpin. Ça fait partie de la fantaisie et de l'éclectisme des stations thermales.

Jusqu'aux années 30, la belle société continuera de se presser à Éviant et d'y dépenser sans compter pour son bon plaisir. Aujourd'hui, on ne vient plus y soigner ses calculs rénaux, mais toujours le mal des villes. avec des vues toujours aussi somptueuses, le clapotier réconfortant du lac et un certain art de vivre au ralenti. [Musique] C'est un opéra unique en France.

Une odde à l'art nouveau où les mélodies s'envolent vers les dorures et retombent dans le velour. Dévoilé pour la première fois au public en 1901, ce décor somptueux émerveille les artistes comme cette pianiste taïwanaise. [Musique] Je sens que c'est une salle qui garde une atmosphère émotionnelle et artistique.

Et en voyons cette magnifique salle, parfois j'ai l'impression que je prends la vaisseau pour voyager dans un temps passé et un peu comme dans un film ou un rêve quoi. Dans le centre de la France, Vichi apparaît comme une cité foudroyée par l'histoire. C'est pourtant une ville d'eau et de divertissement au passé radieux.

Propulsé sur le devant de la scène par Napoléon I, elle s'est imposée au tournant du 20e siècle comme l'un des lieux de vilégiature les plus raffinés d'Europe. Une enclave mondaine au cœur de l'Auvergne sauvage. [Applaudissements] Depuis la Seconde Guerre mondiale, ce n'est plus à un empereur que l'on associe la ville de Vichi, mais à un maréchal pétin. [Musique] Avant d'être un nom difficile à porter, Wifi, c'est un précieux liquide.

De l'eau de pluie tombée il y a plusieurs milliers d'années sur la chaîne des volcans d'Auvergne. Au fil de son voyage dans les profondeurs de la terre, elle s'est gorgée en minéraux avant de ressurgir au cœur du quartier thermal. Le hall des sources permet aujourd'hui de goûter ces eaux salées à l'odeur de soufre. [Musique] Ici sont réunis cinq sources qui sont utilisées à la fois pour les maladies de l'appareil digestif et pour la rumato la source chemelle, la source de l'hôpital, la source de la grande grille, la source LUCA qui sont sur prescription médicale uniquement et puis la source des Célestins qui est la plus connue et qui elle peut-être bu sans problème pour le plaisir aussi en plus des bienfaits qu'elle apporte.

Dès le 1er siècle, les Romains exploitent ces sources déjà réputées pour leur vertu médicale. Vifi s'appelle alors Aquae Kalidae, les eaux chaudes. Mais il faut attendre le second empire pour que la petite bourgade thermale se transforme en reine des ves d'eau.

Napoléon 3 vient à Vici parce que son médecin lui conseille de venir se soigner à Vici. C'est aussi pour des raisons tout à fait politiques. Napoléon I cherche une station française thermale capable de rivaliser les grandes stations allemandes de l'époque.

Il va être très vite convaincu et effectivement il va valider toute une série de plans qui avait été déjà préparés dans les années précédentes et une grande campagne de travaux qui vont mettre ici vraiment dans les stations phare européennes. L'empereur fait construire des chalets en bord de rivière, une gare mais aussi un grand casino car il faut divertir les cures. L'établissement orné d'imposantes cariatides vient alors couronner le centre névralgique de la station, le parc des sources. [Musique] Nous sommes ici dans le parc Mondin par excellence.

C'est vraiment le lieu où on se croise tout au long de la journée. Les soins commençaient souvent à 6h du matin ou 7h du matin et à 9h, on était disponible pour aller entendre de la musique. [Musique] Le parc était sillonné par les marchandes de fleurs, les marchands de journaux.

Puis il y avait des étales mobiles où on pouvait acheter des dentelles, des objets de fantaisie comme on disait alors et puis c'est le lieu où on vient faire la conversation, voir qui est là et se montrer. Bien sûr, Vifi est lancé. À chaque saison estivale, les squir et les avenues se couvrent d'une marée de baigneur.

La bourgeoisie parisienne se mêle au grand de ce monde et notamment l'élite des colonies françaises venu jouir de la fraîcheur d'une cité provinciale à la pointe de la mode. [Applaudissements] Car la ville est en pleine métamorphose. Saisie par une fièvre architecturale éclectique, elle fait bâtir à la belle époque des infrastructure digne de sa clientèle. [Applaudissements] Le grand établissement thermal érigé dès 1899 dans le style oriental se veut alors le plus vaste et le plus moderne d'Europe.

Un soin tout particulier est accordé au décor et à la lumière. [Musique] Le curiste de première classe et qui choisit une cabine de luxe a à sa disposition trois pièces en réalité qui sont un salon de repos entre une salle de bain avec une baignoire et une piscine individuelle de l'autre côté [Musique] pour 1 heure et de mise à disposition des cabines avec le salon plus le personnel pour s'occuper de la personne, il fallait compter 15 francs. Sachant que 15 francs à l'époque, c'est une semaine de salaire pour un ouvrier en moyenne.

Pour héberger les curistes, des hôtels mais aussi des maisons luxueuses sortent de terre. À la veille de la Grande Guerre, Vifi compte plus de 600 villas mis en location par leurs propriétaires. Nous sommes ici Rubert Colombier qui est en quelque sorte un condensé de ce qu'on peut trouver de l'architecture des villages, l'architecture privée à Vici autour de 1900.

On est à la jonction entre la vieille ville et le vic thermal qui est en plein boom. Ces façades sont un patchwork de styles architecturaux anciens ou inspirés d'autres régions. La villa Vandic est empruntée au style flamant avec son grand pignon et puis la brique apparente.

Ensuite, on a un petit peu plus loin l'alternance de brique et de pierre qui rappelle le style Louis XI. Encore un petit peu plus loin, on a du style gothique. Le but, c'est vraiment d'attirer le client dans sa villa plutôt que dans celle du voisin avec une petite curiosité à fait en façade.

Quand la seconde guerre mondiale éclate, les vifissois sont bien loin de se douter que le succès de leur ville la fera bientôt basculer du côté sombre de l'histoire française. Le 22 juin 1940, la signature de l'armistice coupe la France en deux. Paris et Bordeaux se retrouvent en zone occupée.

En raison de sa large capacité d'accueil et de ses infrastructures très modernes pour l'époque, Vifi est choisie malgré elle pour devenir la nouvelle capitale de la zone libre. Les ministres, les fonctionnaires et toutes leurs familles affluent. Dans le centre historique, la rue du parc voit ses hôtels réquisitionnés et transformés en ministère.

Vichi devient la capitale de la collaboration de cette France qui se soumet tandis que le général de Gaulle prend depuis Londres la tête de la France qui résiste. [Musique] Alors nous nous trouvons devant l'hôtel du parc donc qui était le siège du gouvernement. C'était le cœur du pouvoir puisque se trouvait ici à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. le maréchal Pétin au 3e étage, Pierre Laval juste en dessous au 2e étage et les services administratifs ou des conseillers de Pétin qui se trouvait aux étages supérieurs ou au premier étage et au rez-de-chaussé le le restaurant.

Le gouvernement veut maintenir l'illusion d'une vie normale. Les divertissements doivent continuer. On donne des spectacles au profit des prisonniers de guerre et du secours national.

Mais en 1942, les Allemands s'installent à Vifi et les habitants découvrent le quotidien de l'occupation qui frappe le reste du territoire. De 42 à 44, la répression est plus forte mais les difficultés alimentaires sont aussi de plus en plus fortes. Donc au fur et à mesure que la guerre avance, les difficultés d'approvisionnement des vichissois en légumes, en viande, en lait, en beurre, en œuf et cetera deviennent de plus en plus compliqué.

Et tous ceux qui ont vécu à Vichi à l'époque se souviennent d'avoir souffert de la fin. Derrière la rue du parc, le boulevard des États-Unis symbolise la cicatrice laissée par l'occupation. [Musique] Tous les immeubles qui sont là derrière nous étaient des bureaux de la police allemande et dans les sous-sols, c'est là que se déroulaient les interrogatoires et que se déroulaient des les actes de torture, voire parfois dans quelques cas d'élimination physique.

Et donc tout ce quartier était bloqué, c'està-dire que les habitants de Vichi n'y avaient pas accès sauf autorisation particulière. des blocos s'étaient installés tout autour pour en contrôler l'accès. C'était d'un quartier dans lequel on disait aux enfants de ne pas de ne pas passer parce que le danger était là et que c'est un quartier qui faisait peur.

Après la libération, Vifi n'a qu'un objectif. retrouver son éclat d'entends et très vite tourner la page. [Musique] À l'extrémité du parc des sources, l'opéra est le vecteur de cette renaissance.

Sa grande salle peut accueillir près de 1500 spectateurs et garde l'empreinte des célébrités passé entre ses murs. De Sarah Bernard à Rudolphe Norv. Le prestige de l'opéra permet à Vichi de redevenir la capitale estivale de la musique en France et de tenir à distance les flétrissures de ces années de guerre.

La compagnie de Vichi, la compagnie fermière qui gère le grand casino et donc l'opéra décide d'organiser un festival après-guerre qui durera 15 années et qui va permettre de créer un point d'org l'été, c'est en juillet en plus de la saison estivale. Faut vous imaginer que vous aviez des instrumentistes qui venaient de l'Opéra de Paris, de l'Opéra de Lyon, de l'Opéra de Monte Carlo qui se réunissaient ici l'été pour former l'un des meilleurs orchestres d'Europe. L'opéra fait sale comble jusqu'au début des années 60.

Mais la décolonisation va le priver de nombreux clients amorçant le déclin du thermalisme. À cette époque, la France interroge son passé récent et pour toute une génération, Vichi est une tâche qui ne s'efface pas. Vich souffre bien sûr toujours de cette réputation, mais aujourd'hui on a décidé de se battre qu'on arrête de parler du gouvernement de Vichi.

Non, la réalité historique c'est que c'est le gouvernement de l'État français ou le gouvernement de Pétin. Et en aucun cas, encore une fois, les habitants sont responsables de cette histoire. [Musique]