10ème Anniversaire de l'Accord de Paris sur le Climat - Session plénière
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:49OuverteRéponse directe
Comment conduire les négociations internationales à venir sur la sortie du charbon, le méthane et les liens entre climat et développement économique ?
- 12:04OuverteRéponse directe
Allez-vous inscrire ces thèmes dans l'agenda de la COP 30 et sous quelle forme ?
- 16:21OuverteRéponse directe
10 ans après l'accord de Paris, comment articulez-vous ces discussions pour faire quoi ? Faut-il une COP annuelle ?
- 35:48OuverteRéponse directe
Qu'avez-vous retiré de ces 10 ans de l'accord de Paris et comment vous projetez-vous dans l'avenir ?
- 42:19OuverteRéponse directe
Sur quoi concentrer nos efforts pour respecter les accords de Paris ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 37:17Mia MottleyFait
« l'accord de Paris est devenu le point de référence pour que l'on puisse dire que c'est à ce moment-là que nous avons pris au sérieux les ambitions »
- 54:12Mia MottleyChiffre
« si la Barbade était touchée aujourd'hui, nous pourrions débloquer 18 % de PIB en liquidité en déférant les intérêts de notre dette »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, je me présente, je suis Monique Barbu, je suis la ministre de la transition écologique. de la France et j'ai le plaisir aujourd'hui de modérer euh cet événement de de clôture. Donc nous allons commencer par faire un premier événement avec les deux présidents qui comptent pour nous, celui de la COP 21FIN [rires] il y a 10 ans à Paris, monsieur le président Fabus et vous avez à côté monsieur le président Coréa de Lago qui aura la lourde tâche de nous guider, de nous accompagner à Bélhem pour la COP 30.
Et bien évidemment, 10 ans après l'accord de Paris, il nous semblait important d'avoir cet événement ici et vous êtes tous les deux la preuve vivante que le multilatéralisme existe, qu'il est porteur d'espoir. Aujourd'hui, nous avons eu trois tables rondes sur le méthane, le charbon et les solution fondé sur la nature qui combine atténuation, adaptation et respect de la nature. Je vais d'abord m'adresser à vous, monsieur Fabius, pour vous poser la question suivante.
Comment en tant que ancien président de la COP 21 et avec tout le recul que vous avez aujourd'hui, vous conduiriez ces négociations internationales à venir pour avancer sur ces thèmes qui nous paraissent essentiel, en particulier la sortie du charbon, le l'atténuation de nouveaux gaz comme le méthane et aussi euh d'autres sujets qui sont plus euh à cheval, je dirais sur les questions de développement économique, protection de la biodiversité et climat. En gros, quels sont les conseils que vous nous donneriez compte tenu de votre expérience sur ces différentes sur la façon de conduire ces négociations ?
Merci beaucoup et bonjour euh à toutes et à tous et c'est un grand plaisir de me retrouver avec vous et notamment avec mon bon ami euh André qui va avoir la lourde tâche de conduire la présidence de la COP de Bem. Sachant que, parce que peut-être vous ne savez pas, l'une des bonnes initiatives qui a été prise par la présidence brésilienne, c'est de créer euh ce que tu as appelé le cercle des présidents de COP. Euh c'est-à-dire euh que tu as rassemblé sous ton autorité l'ensemble des présidents de COPE depuis la COPE de Paris. C'était une idée excellente avec quand même une réserve, c'est que tu m'as demandé de la présider.
Alors pour répondre euh à votre question madame la ministre, je me garderai de donner des conseils à André euh qui est qui connaît parfaitement ces sujets, qui a suivi toutes les copes euh et qui de même que son président a une idée extrêmement forte sur ce que doit être la coppe de Bélhem avec une vision plus large euh à laquelle je souscris totalement qui est que il faut se situer dans la continuité de l'accord de Paris parce que l'accord de Paris, n'oublions jamais cela, ça porte bien sûr sur la question du climat, mais c'est le symbole du multilatéralisme, du développement et de la paix.
Et c'est avant de répondre à votre question précisément madame la ministre euh peut-être une des choses principales que que je peux dire mesdames et messieurs, que personne ici ne se fasse d'illusion. L'accord de Paris est attaqué. Il est attaqué. Alors, parfois on l'attaque avec déférence, parfois on l'attaque avec insistance. Parfois, on l'attaque d'une manière violemment violente en le quittant et j'ajoute en passant en demandant à d'autres le quitter. Donc ne croyez pas que les choses soient acquises et que l'accord de Paris soit considéré par tous comme étant inébranlable et inviolable. Pas du tout.
Euh et si on l'attaque, c'est à la fois parce qu'il donne les clés de l'objectif, parce qu'il donne les procédures et parce qu'il est le symbole du multilatéralisme, de la recherche, du développement, de la paix et de la préservation du droit. C'est ça qui est en jeu au-delà de seul enjeu climatique. Maintenant, pour être plus précis, vous avez abordé, madame la ministre toute une série de thèmes au cours de la journée et j'en prendrai un qui est la question du méthane. Il se trouve que quand on regarde quelles sont les causes qui explique les émissions de gaz à effet de serre et quelles sont ces émissions, ce qui vient à l'esprit de tout le monde, c'est le fameux dioxyde de carbone CO2.
Et c'est vrai que ces émissions de CO2 sont extrêmement nuisibles et toute une série de mesures sont prises ou doivent être prises pour les réduire et si possible les éliminer. Mais on oublie le méthane qui pour des raisons complexes vient rarement dans l'analyse et dans la conversation fut-elle éclairée. Dioxyde de carbone, c'est CO2, méthane, c'est CH4. Tout le monde a entendu parler du CO2. Très peu de monde a entendu parler du CH4. Or, je veux dire des choses précises parce qu'on peut avoir des idées générales, mais enfin en général, il faut les appliquer aussi sur des choses précises.
Quand on regarde quelle est la responsabilité au cours des dernières années du méthane et du dioxyde de carbone dans les émissions de gaz à effet de serre, le méthane compte pour 30 %. C'est pas rien. Et le méthane présente cette double propriété. d'avoir ce qu'on appelle un pouvoir calorique beaucoup plus fort, beaucoup plus fort que le CO2 et en même temps de rester beaucoup moins longtemps dans l'atmosphère. Voilà les données techniques. À quoi j'ajoute que le méthane a trois sources principales ? lune bien connue qui vient de l'accompagnement des émissions de pétrole ou de gaz, tout ce qu'on appelle le flaring.
L'autre qui est lié au déchets et le troisième dont je ne parlerai pas euh longuement ou même pas du tout qui est euh verrez concrètement sur à quoi je fais allusion, les émissions de gaz par le bétail. Bien, ce qui est un autre problème, j'espère qu'il sera résolu technologiquement, mais qui pose d'autres questions notamment dans des pays comme l'Inde ou quelques autres. Bon, alors prenons les deux premiers cas. 30 % des émissions dont on parle très peu et qui sont concentrés essentiellement industrie pétrolière, industrie gazière et traitement des déchets.
Et il se trouve, dernier élément technique, que si on arrive à diminuer ces émissions de méthane, ça a un effet considérable sur les possibilités de réduire l'augmentation de la température. Les chiffres sont constants. On peut là, nous sommes en 2025. Alors selon qu'on prend l'horizon 2030 ou 2040 arriver à diminuer les évolutions de la température entre + 03° ou + 0° ce qui est évidemment énorme à un moment où nous sommes tous préoccupés par le fait que nous allons franchir la barrière des 1°5. J'espère madame la ministre qu'on reviendra sur ce point parce que ça nous oblige quand même à penser les choses un peu autrement.
arriver, si on le peut à diminuer la perspective d'évolution de 03 ou 05, ça change tout. Et donc la question à partir de cette analyse qui je crois est incontestable, c'est qu'est-ce qu'on peut faire ? Alors, il y a des choses qui ont déjà été faites notamment et la France et d'autres pays ont participé, il faut s'en réjouir, le le pledge, comme on dit en bon français sur le méthane qui rassemble beaucoup de pays et qui déjà a donné un certain nombre de résultats mais pas suffisants. Il y a une autre idée qui est avancée portée notamment par la première ministre que nous écouterons tout à l'heure qui est d'être plus ambitieux et d'avoir un protocole.
Bon, c'est très ambitieux, c'est très souhaitable. La difficulté c'est que dans le contexte actuel, c'est pas très facile d'arriver à bâtir un protocole international qui concerne très largement. Et puis évidemment ça ne peut fonctionner que si notamment l'industrie pétrolière et l'industrie casière font les effort qu'il faut. Techniquement c'est possible. C'est un coût qui euh selon les experts n'est pas excessif et qui même sous certaines hypothèses peut devenir si j'ose cette expression un coût négatif, c'est-à-dire peut au contraire rapporter de l'argent. Donc vous voyez là qu'il y a une mine d'or.
Et donc je suis très très heureux que ce soit un des thèmes que vous avez choisi d'aborder parce que nous allons parler bien sûr et André va le faire éloquemment de ce que signifie l'accord de Paris, pourquoi Bellem s'inscrit dans la perspective de Paris et ce que ça veut dire du point de vue concret du réchauffement climatique et plus largement de la question du multilatéralisme mais il y a des solutions et Parmi ces solutions concrètes, il y a euh de diminuer les émissions de méthane et j'espère et je crois que à Bélhem, cette question sera traitée. Ben, je vous remercie beaucoup monsieur Fabius.
vous avez euh fait un plaidoyer extrêmement euh euh concret et euh et appuyer effectivement sur des données que certains d'entre nous connaissent, pas tous forcément. Et et donc du coup, je me tourne vers vous, monsieur Deago, et je la question qui suit, c'est est-ce que vous allez inscrire ces thèmes euh dans l'agenda de la COP 30 et sous quelle forme ? Et quelque part, quel type de méthode de négociation vous pensez avoir à la COP 30 ?
Bon euh oui euh d'abord je suis tout à fait d'accord évidemment euh avec euh avec euh Laurence, c'est vraiment extrêmement important et madame les ministres, je suis content que euh la France, le Brésil, la Chine euh et d'autres euh vont euh je crois soulever cette question du méthane de façon très claire pendant le sommet et donc le 6 novembre et aussi pendant le reste de la COP parce que c'est vraiment une possibilité extraordinaire de réduire des émissions si clairement attaquable si je peux me permettre parce que la question des déchets par exemple les c'est le genre de projet qui est extraordinairement bien reçu par la population et qui a un impact extraordinaire sur la qualité de vie des personnes et et parfois les projets d'atténuation ne sont pas si proches des personnes et et les personnes de en général sont plus sensibles aux questions d'adaptation et en fait c'est un cas où l'adaptation et le le l'atténuation marche.
Donc oui, le méthane sera un thème très important pour Bem et j'aimerais dire que j'adore recevoir des des bons conseils de de Laurent et des autres membres du cercle de président de COP que nous avons créé. Euh et je suis aussi très heureux de voir parce que nous avons créé quatre cercles pour préparer la COP. Alors, il y a le cercle des présidents, il y a le cercle des ministres des finances, il y a le cercle des peuples qui est le cercle qui a non seulement les indigènes mais aussi les afhrodescendants du Brésil, d'Amérique, un peu partout.
Et et puis nous avons le cercle euh du bilan éthique global que la ministre de l'environnement du Brésil, Malina Suve est en train de de travailler, qui a déjà travaillé et qui a des résultats extraordinaires.
Je veux remercier ici la présidente du Phil, madame Bachelet, qui a été très active dans ce cercle du bilan éthique parce que la ministre de l'environnement du Brésil dit que depuis Paris, nous devons écouter tous les secteurs de la société pour assurer que nous incorporons dans de la dans la dans les négociations cette dimension qui je crois s'est un peu perdue surtout à cause de l'évolution de de la technologie et aussi par l'augmentation des inégalités et pour des questions vraiment d'intégration des populations vulnérables dans le processus de négociation. Donc je suis très heureux vraiment d'être là avec vous madame la présidente.
Merci beaucoup et je sais que vous avez eu un échange entre président de COP dans le cercle dont vous venez de parler et du coup je voudrais vous demander un peu plus largement euh 10 ans après l'accord de Paris vous voyez l'ensemble de ces discussions s'articuler comment avec qui pour faire quoi ? Et il faut oser dire des choses. Enfin, je par exemple, voyez-vous l'utilité avoir une COP annuelle ? Comment Comment voyez-vous en fait quelque part la gouvernance nouvelle que nous devrions mettre en place si on doit en mettre une ? Et cette question, je vous l'adresse à tous les deux. Oui, c'est une question absolument fondamentale. Paris c'était il y a 10 ans et BM c'est dans 10 jours.
Alors, compte tenu de ce qu'on comprend de l'évolution de la société où tout va très vite, où tout ce qui a plus de quelques semaines devient obsolète, Paris peut apparaître à certains comme une vieille lune. Et quand certains appuient, je ne citerai pas de nom, sur les côtés insuffisant de Paris jusqu'au point de s'en éloigner et certains qui ne sont pas sans moyen d'après ce qu'on comprend. Je disais tout à l'heure Paris est attaqué et donc il faut commencer madame la ministre comme nous le faisons avec André et dans notre cercle des présidents de COP par expliquer pourquoi Paris est un succès. Alors, il faut répéter des choses, répéter des choses qui ne sont pas connues de la population.
La population aidée par certains appuis malintentionnés dit "Mais écoutez, Paris ça a servi à quoi ? Puisque il continue d'y avoir un réchauffement climatique et même vous êtes fixé 1,5 et vous allez dépasser c objectif." Alors c'était derrière nous. Maintenant, il faut faire autre chose ou plutôt rien du tout. Non. La réalité n'est pas celle-là.
Il faut partir de la science qui nous dit et c'est désormais incontestable qu'avant l'accord de Paris le trend pour la fin du siècle était 4°gr 5°gr et que la réalité aujourd'hui même si elle est excessive est à chaque fois qu'on prend 1è de degrés c'est des millions de vies qui sont en jeu et il faut répéter répéter répéter ça et pas se contenter dire dire que du point de vue de l'investissement et de l'emploi, tu as cité les chiffres ce matin André, euh il y a eu un boom extraordinaire des énergies nouvelles dans le même temps où malheureusement les énergies disons traditionnelles continuaient d'avoir un certain poids bien que nous ayons décidé à la coupe de Dubaï transitioning away from fossil fuel mais il y a eu des progrès considérables.
Et les entreprises, peut-être pas toutes les entreprises, mais énormément d'entreprises ont compris que aller dans le sens de réduire le changement climatique et préserver sa propre compétitivité, c'était la même chose. Et certains pays, en particulier en Europe, ont compris que s'ils voulaient être indépendants et assurer leur sécurité, il fallait qu'ils changent leur modalité énergétique. Donc tout ça c'est des faits mais s'ils ne sont pas suffisamment répétés répétés répétés et bien il y a une grande méfiance qui est évidemment accentué ou utilisé par certains dont je parlais. À partir de quoi ? Et André, tu me corrigeras si je me trompe parce que c'est toi le maître d'œuvre.
La COPE de Bem va s'inscrire dans la lignée de la COPE de Paris mais en tenant compte des éléments nouveaux. Et c'est pourquoi je dis souvent quand on me demande de résumer pourquoi Paris a été un succès, je dis en me référant à l'anglais à cause des 3 Science, society and states. À cette époque, nous avons réussi à opérer la conjonction entre la science qui n'était pas critiquée autant qu'aujourd'hui, entre la société, peut-être pas toute la société mais beaucoup de la société qui allaient dans le sens de et évidemment déterminant les states puisque nous avons mis d'accord l'époque s'y prêtait et puis la diplomatie est là aussi pour y arriver. Aujourd'hui, la science est attaquée.
Society, il y a des éléments, y compris suscités qui conteste et states non. Alors, il faut passer toujours en anglais des 3S au 3 I. Implementation, inclusion and innovation. Implmentation. Ce qu'on nous demande et si j'ai bien compris ce que veut faire le président Loua et ce que tu veux faire, c'est pas d'inventer des nouveaux objectif, c'est comme on dit en anglais de délivrer. Les gens nous demandent à chaque COP, on dit on va faire c, on va faire ça financièrement et cetera. Et bien maintenant le moment est venu de dire voilà l'implémentation, elle est là. Alors ça c'est un changement politique. On dit parfois mais quels vont être les résultats politiques ?
vous donner des nouveaux objectifs politiques. Pas du tout. L'objectif c'est de délivrer, d'implémenter. Euh j'ai entendu une autorité internationale dire comment ça drill. Baby drill. Je dirais implement. Baby implement. C'est de ça qu'il s'agit d'abord. Bon, alors ça veut dire très concrètement que la TFF, bon, tu vas y arriver. Si je l'espère, on en a besoin surtout là où est la COP. Ça veut dire que du point de vue financier, il va falloir délivrer enfin implement inclusion, l'inclusion. Ça c'est une novation très importante que tu as décidé avec le président Louard. C'est-à-dire que classiquement c'était les États qui intervenaient, c'est les États qui votent.
Mais là l'orientation c'est que on va mettre davantage dans le coup les autorités locales, local actors, les entreprises business parce que s'ils ne sont pas là comment on peut faire et l'ensemble des acteurs, l'inclusion l'inclusion par rapport à d'autres préoccupations. Je sais madame le ministre que c'est un de vos thèmes à juste titre favori. On ne peut pas comme à Paris penser uniquement au climat. Maintenant le climat est interdépendant, on le sait, d'autres grandes cop, les océans, la biodiversité et cetera. Donc il va falloir mettre ça en œuvre au thème de l'inclusion et ça va se traduire notamment par une modification de ce qu'on appelle dans le jargon action agenda.
C'est-à-dire que au lieu d'avoir 500 600 actions dont personne ne sait quel est le bilan, tu as proposé une un dessin beaucoup plus précis où il va falloir mettre en œuvre les moyens de vérifier ce qui est fait avec des objectifs, des résultats et puis des calendriers. C'est pas la même méthode mais l'objectif est toujours le même. Et puis innovation parce que tu as décider que on va parler aussi du thème de la justice. On va parler aussi la cour internationale de justice a pris une décision qui n'est pas nulle et qui dit que ce qui est à Paris c'est pas simplement souhaitable, c'est une obligation légale avec la possibilité de poursuivre l'État qui ne ferait pas le nécessaire.
avec aussi et c'est un thème qui est discuté en ce moment la discussion sur les fake news et comment on donne une information correcte. Bref, les 3 I, c'est une nouvelle manière de d'être fidèle à l'accord de Paris mais de porter les choses plus loin. Voilà ce que j'ai compris de l'ambition du président Loula et du président André. Alors, on va laisser on va laisser le président André nous dire lui comment il il veut construire et comment il projette au-delà de la COP 30 l'avenir de ce processus de négociation. Bon alors en tant que diplomate, je peux dire que les diplomates qui négocient, que ce soit l'OMC, que ce soit le climat sont très jaloux de leur espace.
Et donc la question climatique au début semblait un peu isolée. C'était un thème au début essentiellement scientifique, mais peu à peu tous les thèmes sont rentrés, que ce soit la santé, que ce soit le commerce, que ce soit l'économie en général. Et donc on ne peut plus résoudre le problème de de du climat seulement entre experts de climat ou de négociation de climat. Mais la légitimité de la négociation sous la convention et sous l'accord de Paris est indiscutable.
Et la première raison d'avoir ce cercle de président, c'est de d'assurer que nous sommes entourés de tous ceux qui ont développé Paris, qui ont fait Paris et qui ont développé Paris et qui vont venir avec des idées de comment on peut continuer. Alors 10 ans après Paris, plusieurs choses se sont passées. seulement il y a des très bons résultats, mais d'un point de vue structurel, on a négocié tout ce qu'on avait décidé de négocier ce paris, euh les les obligations des pays, ce qu'il faut présenter, ce qu'il faut, comment il faut présenter les choses et même le marché carbone sous l'article 6. Donc l'accord de Paris est prêt pour être mise en œuvre.
Il y a il y a plus de de raison d'attendre des négociations pour l'action. Donc or l'action est indépendante de la négociation parce que on a un mandat. Donc chaque pays choisit ce qu'il veut faire à partir du mandat et je crois qu'il y a une certaine tendance parfois chez les négociateurs que non la la la mise en œuvre aussi doit être plus ou moins contrôlée par la négociation. Or, la négociation a une énorme force, c'est qu'elle a besoin du consensus, mais c'est ce qui la rend aussi très difficile. Donc, il faut réserver la négociation à ce qui doit devenir d'une certaine façon légal, encore plus après la Cour Internationale de justice. Donc, qu'est-ce que c'est aller au-delà ?
c'est de de d'être sûr que toutes les autres institutions et structures soutiennent le combat du réchauffement climatique. Et donc le cercle de ministre des finances est dans ce sens-là. On a besoin des ministres de finances euh parce que les réponses pour le combat contre le réchauffement climatique et sont des réponses économiques et sont des réponses où les gouvernements doivent travailler avec plusieurs ministères, voire tous les ministères. Euh donc, il faut aussi les banques internationales de développement.
Euh euh je je ne sais pas si tu te souviens euh Laurent, mais au début euh de la négociation euh à Rio en 1992 euh pour le pour la convention euh on ne pouvait pas citer euh la Banque mondiale parce que la Banque mondiale c'était euh c'était c'était pas sous le les Nations- Unies, c'était quelque chose de de de différent. Donc le fond, le premier fond pour le climat et la biodiversité a été mis sous la Banque mondiale, le Jef et tout le monde était révolté. Mais non, mais on ne contrôle pas le Jef s'il est Bon. Alors, il y a une très bonne évolution, c'est qu'on a eu maintenant on a le fond vert du climat qui est sous le contrôle de la convention du climat.
Or, tous ces fonds qu'on a créé euh sont excellents, ils sont très utiles, mais et ils suivent encore une logique du début de la négociation où on croyait qu'on allait pouvoir résoudre les problèmes de réchauffement climatique avec des fonds spécifiques comme on l'avait fait avec un succès extraordinaire avec l'ozone parce que la le le protocole de de Montréal et la démonstration que le que le multilatéralisme fonctionne et que on met des diplomate ensemble et il résoudre le problème. C'est extraordinaire. On a réduit 95 % des gaz qui provoquent le problème de l'ozone.
Donc cet exemple de l'ozone qui est un gaz spécifique, c'est H gaz en fait ne peut pas être copié pour le pour le le réchauffement climatique parce que en fait le réchauffement climatique c'est toute l'économie, c'est toutes les activités pratiquement et tous les pays du monde doivent revoir un peu leur projet de croissance et leur projet de de développement. Donc on a besoin des fonds, on a les fonds mais les fonds couvrent 40 milliards de dollars au plus par an au plus et nous sommes en train de parler de 1300 milliards maintenant. Donc on a besoin des des banques de développement, on a besoin du secteur privé, on a besoin des philanthropie, on a besoin de plusieurs idées.
Et c'est là que monsieur Babayèv, le le président de la COP 29, un très cher ami qui est là-bas au premier rang et moi, monsieur Babav, moi, on va présenter le 3 novembre un rapport sur comment pouvons-nous essayer d'atteindre 1300 milliards euh de dollars par an à partir de 2035. C'était très simple, non Bobev, c'était très facile de trouver euh 1300 millions de milliards de dollars. Mais en tout cas euh mais on va présenter un document. Euh les et donc il faut aller c'est tellement immense que certaines personnes se disent "Ah mais c'est pas possible, on va jamais on va jamais réussir." Mais aujourd'hui, tu as donné l'exemple de la pandémie.
Quand on a eu la pandémie, en quelques mois, le monde s'est organisé, à trouver les ressources et à trouver des solutions et heureusement, on a eu les résultats qu'on qu'on connaît. Bien, écoutez, je vais vous remercier tous les deux. Je pense que votre dernier message en particulier est un message d'optimisme quelque part sur le multilatéralisme. Je pense aussi que de toutes les façons enfin en tant qu'être humain, on est condamné à gagner cette guerre parce que sinon on parlera plus beaucoup de notre avenir quel qu'il soit.
Donc voilà, je crois que vous avez aussi beaucoup de pays qui doute qui ont envie d'agir, qui ont envie de faire mais qui ne sont pas sûr des voies à emprunter, ni quels seront les moyens qui seront mis en place. Et je crois que collectivement, il il nous faut essayer de d'embarquer le plus de monde possible encore, comme l'a dit très justement le président Fabus au début de son propos, euh il nous faut continuer à dire les mêmes messages inlassablement afin que il percle véritablement toute la société. Et donc merci beaucoup monsieur le président Fabius, merci beaucoup à vous monsieur le président Coréa de Lago et on se retrouve tous à Bélhem dans 8 jours. Merci encore. Applaudissez bien.
[applaudissements]
Merci. Merci madame beaucoup. Vous pouvez dire rejoindre car la suite. Nous allons maintenant passer à la à la clôture de cette journée. Nous attendons incessamment le président de la République, monsieur Emmanuel Macron, et la première ministre de la barbade, madame Mia Motelé. Je vous prie donc de bien vouloir rester à vos sièges. Ils arrivent dans une minute. Ça va ? Madame monsieur le monsieur le président de la République madame la première ministre grand honneur pour tous les participants de vous accueillir en cette fin de journée dédiée aux 10 ans de l'accord de Paris.
Comme vous le savez certainement, nos échanges ont été structurés en trois tables rondes sur le méthane énergétique, la sortie progressive du charbon et les solutions fondées sur la nature. Ce sont des thèmes sur lesquels vous avez constamment insisté lors des cops précédentes, en particulier sur ce lien entre nature et climat dont je sais qu'il vous tient à cœur à tous les deux. Cette journée a aussi été l'occasion pour les participants de célébrer les 10 ans de l'accord de Paris et ses réussites la plus importante et la plus évidente et que nous avons évité le pire en terme de réchauffement climatique et que cet accord a permis l'émergence d'une véritable solidarité internationale.
Et je suis donc très heureuse de vous passer immédiatement la parole madame la première ministre pour que vous puissiez nous dire ce que vous avez retiré de ces 10 ans de l'accord de Paris et nous dire comment vous voulez vous projeter et nous projeter dans l'avenir. C'est à vous madame la première ministre. Merci beaucoup madame et merci également de m'avoir donné l'opportunité. monsieur le président de de d'être ici afin de célébrer ce 10e anniversaire. C'était un moment important pour les petits états insulaires en développement et pour d'autres pays dans le monde.
Et pour ceux qui doutaient l'accord, vous n'avez qu'à regarder le nombre de crises qui se sont succédées au cours des 10 dernières années. Et c'est tout à fait malheureux que à ce moment nous attendons de voir quel est l'ampleur des dégâts en Jamaïque au cours des dernières 24 heures ainsi que à Cuba et en Haïti également. Nous entendons des histoires euh de morts ainsi que des dégâts et nous ne savons pas quel sera le résultat final d'ici 2 à 3 jours avec d'autres pays qui seront également frappés.
Je dis cela parce que nous revenons tous les ans pour dire la même chose et la vérité est que l'accord de Paris est devenu le point de référence pour que l'on puisse dire que c'est à ce moment-là que nous avons pris au sérieux les ambitions et bien évidemment nous avons eu quelques préoccupations sur ce chemin parce que comme je l'ai dit nous avons mal interprété l'engagement Et souvent nous parlons de capacité parce que lorsque nous parlons de d'engagement, nous ne parlons pas de de notre capacité à remplir ces engagement. Je parle en tant que petit état insulaire en développement qui aurait aimé faire beaucoup plus d'avance, beaucoup plus de progrès avec nos propres objectifs.
Nous sommes restreints par le coût des batteries et le coût de l'électricité au consommateur et je ne suis pas sûr que nous avons trouvé le moyen de d'assurer que ce que nous faisons à ce stade peut devenir la réalité. Mais nous ne pouvons pas ignorer tout cela. Ce serait en notre péril. Et je pense que avec ce que nous avons vu avec euh la tempête Missa qui se déplace sur la mer des Cbes avec à des températures à 3 à 4 degrés supplémentaires. Cela veut dire que nous parlons de créer une nouvelle catégorie de tempête, la catégorie catégorie 6 parce que c'est tout à fait son précédent. C'est ma conviction. Et vous le savez Emmanuel que nous devons stopper le méthane.
Nous savons parce que les scientifiques nous l'ont dit que la possibilité de réduire les températures et non pas nous arrêter à 1,5 mais de renverser cette tendance d'ici 2050 vient de deux choses. contrôle de la déforestation est encore plus important d'arrêter les superpluants comme le méthane qui sont beaucoup plus dangereux que le CO2 mais qui reste dans l'atmosphère pendant 12 à 15 ans. Si nous nous donnons l'opportunité, nous pouvons faire cela. Mais il faut également parler de langage parce que nous avons des personnes qui aimant euh qui aiment l'accord de Paris et ceux qui détestent l'accord de Paris.
Et donc si je j'arrête de le torsage des gaz gaz, je j'arrête de perdre de l'argent. Donc il faut parler le langage des actionnaires des entreprises pétrolières et comme je l'ai dit récemment, ils ne sont pas les ennemis. Les émissions sont les ennemis, mais il faut atteindre les objectifs pour de ceux qui souhaitent sauver la planète. Il existe également d'autres questions qui sont la sauce de ce problème de méthane. Les technologies existent et c'est plus facile de gérer ce problème d'émission causé par les êtres humains.
Si nous arrivons à le faire, ceci va nous gagner du temps et ça va nous permettre d'investir dans la recherche et le développement afin d'avancer de façon considérable la décarbonisation qui est nécessaire afin que cela devient une partie intégrante des solutions énergétiques et la réalité et que ce n'est pas ma conviction que d'ici 25 ans, nous aurons la capacité suffisante de permettre à tous les pays de procéder à une transition juste. Cela signifie que les personnes vont s'ouvrir parce que nous allons les priver de l'accès à une énergie abordable. Et c'est la raison pour laquelle euh les peuples et les planètes ne doivent jamais être séparées.
[applaudissements]
Merci beaucoup madame la première ministre. Comme d'habitude, c'est vibrant et franchement je crois que tout le monde adhère à ce que vous dites. Et nous avons la chance d'avoir à côté de vous monsieur le président de la République qui lui aussi sur les dernières années a été extrêmement impliqué pour que la France continue au travers des One Planet Summit mais pas que à maintenir l'ensemble des efforts de la communauté internationale sur ces thèmes pour qu'il reste vivant quels que soient les crises auxquelles nous sommes confrontés et donc c'est mon grand plaisir de donner la parole à monsieur le président de la République pour qu'il puisse clôturer cette journée.
À vous monsieur le président. Merci beaucoup. D'abord merci madame la première ministre. Merci cher Mia d'être là une fois encore et d'avoir un discours si c'est clair. Merci madame la la ministre de nous permettre de conclure ces travaux. Je et en effet je veux saluer tout le travail qui a été fait il y a 10 ans lors des accords de Paris et d'une coppe l'autre. C'est une chance d'avoir Laurent Fabus ici avec nous et André avec la la préparation de la de la COPE de Bem dans dans quelques semaines, quelques jours devrais-je dire où nous serons d'ailleurs ensemble pour porter cet agenda. La COP de Paris et les accords de Paris ont permis de de stopper un train qui était parti à pleine vitesse.
La trajectoire de l'époque, elle était au-dessus des 4 degrés. Et donc on a mis en place collectivement un un processus, des mécanismes de contrôle, une une discipline qui a très for très fortement freiné ce train avec des objectifs, on le sait, on devrait être sur les la pente des 15 avec cet objectif de de neutralité carbone 2050, on n'y est pas aujourd'hui totalement au niveau international mais on a déjà beaucoup freiné. Je le dis parce que c'est important aujourd'hui de rester mobilisé sur sur cette trajectoire. Il y a un avant, un après et on a quand même montré à l'international qu'on avait su résister y compris à tous les choix dans tous les sens, les retraits, les retours et cetera.
Donc il y a quelque chose d'irréversible qui s'est quand même créé grâce aux accords de Paris et à la mécanique collective. Maintenant, je veux pas être trop long et je veux me concentrer sur trois choses dans la continuité exacte et la en sympathie avec ce que vient de dire Mia Motelé. La première, sur quoi concentrer nos efforts ? On sait les étapes.
À BLM, on va porter notre trajectoire 2035 et les Européens seront rendez-vous et on a d'ailleurs décidé il y a quelques jours au dernier Conseil européen de d'avoir ce point de rendez-vous de 2040, d'être au rendez-vous de 2040 en réduction pour être sur notre trajectoire de neutralité carbone 2050 et de se mettre les bons leviers techniques pour pouvoir y arriver. Bon, qu'est-ce qu'on doit faire nous ?
aller plus vite sur l'innovation, réussir à mieux accompagner dans nos pays pour que les transitions soient justes et sans doute mettre plus de neutralité technologique parce que en fait la science chaque secteur évolue encore beaucoup plus vite et des choses qu'on pensait régler qu'on a parfois surnormé bah on peut arriver au même résultat avec plus de neutralité technologique et mettre les bons niveaux d'investissement public et privé. Bataille qui est clé, je vais y revenir. Après au niveau international, je crois pouvoir dire si on voulait dézoomer, on a deux combats essentiel. Le combat sur le méthane, Miam Motel vient de l'évoquer, il est clé.
Il est clé pour accélérer sur au fond un gaz qui est extrêmement émetteur. On sait que ça touche quelques secteurs, on sait que ça touche quelques pays, mais on a maintenant les technologies qui permettent d'y arriver. Et donc le but, c'est de mobiliser sur cette coalition. Et en effet, c'est une coalition où on peut récupérer les États-Unis avec nous et qui est compatible avec un agenda de plusieurs pays qui sont qui ont pu émettre des doutes sur le reste de l'agenda climatique. Donc le méthane, c'est très efficace, il y a plus de consensus, faut aller très vite et très fort.
Le deuxième, c'est le charbon dans la transition et on a encore plusieurs pays riches qui sont des gros émetteurs, des gros producteurs, parfois encore des exportateurs. On a des pays émergents qui ont pas encore atteint leur pic. Alors certains sont en train de l'accélérer. Mais tout ce qu'on peut faire pour aider à accélérer le pic chez les uns mais surtout à sortir plus vite du charbon et aller et parfois même, c'est pour ça qu'il faut pas être doctrinaux mais aller du charbon vers le gaz c'est un énorme avancé dans beaucoup de ces pays. Évidemment aller vers le nucléaire renouvelable c'est encore mieux.
Mais le retrait du charbon est une bataille clé en terme d'efficacité à l'échelle internationale. Et à cet égard, ce qu'on a bâti ces dernières années avec les Jetp, nos fameux pactes qu'on a bâti à Glasgow lors de la COP qui permettent d'accompagner des pays dans leur stratégie de de décarbonation et surtout de sortie charbon, c'est vital vital. Il y a tout un processus aussi qu'on a lancé à Glasgow Picher Melcher qui est très important qui est d'accompagner la transition. Je dis ça parce que on a beaucoup de pays qui sont encore en train d'investir sur des centrales à charbon.
Si on veut décarboner être ce rendez-vous, faut donner une perspective à ces investissement et donc faut changer, réinvestir, si je puis dire, pour justement les sortir du charbon eux-même. Et là, on a créé la technique à l'international avec l'aide de quelques-uns et c'est un combat clé. Donc voilà, méthane, charbon. Le troisème combat clé pour y arriver à court terme, c'est évidemment les financements. Et là-dessus, je voudrais insister sur l'importance évidemment des financements publics.
L'Union européenne est leader à cet égard, mais elle pourra pas se substituer à tous ceux qui retirent un peu de leur financement public, mais nous on on continue, on donne de la visibilité aux collègues. Mais derrière, il faut mobiliser beaucoup plus de financement privé.
Et ce qu'on a fait ces dernières années avec les One Planet Summit, en particulier pour les fonds souverains, je les ai réunis encore quelques jours et les asset managers et cetera est clé, c'est-à-dire créer des catégories d'actifs qui sont identifiables par les acteurs privés et qui permettent justement de rediriger beaucoup des liquidités internationales privées vers les classes d'actifs qui permettent cette transition beaucoup plus facilement. Ça c'est l'agenda si je puis dire des accords de Paris et ce sur quoi me semble-t-il il faut qu'on accède résister mais c'est méthane charbon et financement. À côté de ça c'est ma deuxième catégorie de remarque.
On a ces dernières années consolidé les scientifiques l'ont consolidé. L'IPES est venu compléter les travaux du GC. On a un énorme sujet biodiversité et ce sujet n'est pas anecdotique du tout. C'est un sujet qui est complètement jumeau parce que notre biodiversité est une des solutions aux émissions. Parce que des mangroves, aux forêts primaires et à nos océans, ce sont des puits de carbone. Parce que ce sont aussi des sources d'innovation naturelles qui nous permettent justement de de réduire les émissions et parce que ce sont des leviers aussi d'adaptation au changement climatique. une nature qui est stable, on on résiste beaucoup mieux au dérèglement du climat.
Et je veux aussi avoir à mon tour un mot, une pensée très forte pour nos collègues des Caraïbes. Mia est là avec nous aujourd'hui ce qui est un privilège immense alors que tous les voisins sont en ce moment ont été touchés par ouragans absolument terribles. Et en effet pour nos amis d'Haïti, de la Jamaïque, du Cuba, je vais avoir une pensée toute toute particulière. Mais la biodiversité, c'est un combat qu'on doit maintenant mener. On l'a établi scientifiquement et on consolide cela. On est en train de bâtir là aussi une méthodologie avec des crédits biodiversité. C'est le travail qu'on a demandé à madame Goulard et dame Amélia Facette.
Et donc on commence à avoir quelque chose qui se stabilise en méthode et ce nexus si je puis dire climat biodiversité est absolument fondamental si on veut réussir. Et là le cœur de la bataille c'est évidemment toutes les politiques de reforestation mais c'est aussi les politiques de conservation des forêts primaires et des mangroves. On a dans ces forêts primaires des réserves de biodiversité. On a plus des 3/4 de la biodiversité mondiale et on a, je parle sous le contrôle de Monique, 14 % du carbone irrécupérable. C'est-à-dire que si on les détruit, on on recule de plusieurs cases.
Et donc ce que certains ont su faire avec des politiques totalement particulières comme au Gabon pendant des décennies, ce qu'on a pas su faire dans d'autres pays avec les déforestations, si on continue comme ça, on va détruire en quelque sorte beaucoup plus rapidement. Et je salue à cet égard tout l'engagement du président Loula qui a stoppé ce qui était en train d'être fait dans son pays par l'administration précédente qui s'est beaucoup engagé sur ce sujet.
Mais on a besoin et il y a plusieurs fondations qui sont ici présentes qui nous ont beaucoup aidé sur ce point bah de valoriser en quelque sorte ces crédit de conservation et d'accompagner les pays mais aussi avec les peuples autochtones les collectivités locales chez Ran qui sont essentielles dans cette dynamique pour qu'elles aient la rémunération d'une politique de préservation. Et c'est exactement ce qu'on a essayé de bâtir avec No One Forest Summit et ce qu'on doit continuer à bâtir à l'échelle internationale.
La politique de reforestation et de préservation des mangroves et des forêts primaires est essentielle si on veut délivrer la trajectoire des accords de Paris et si on veut préserver la biodiversité. Le dernier combat, c'est exactement ce qu'a dit Mia Motelé en prenant l'exemple du méthane et en parlant des peuples et de la planète qui ne sont pas opposés. On a bâti en 2023 avec une soixantaine de pays de monde entier. D'ailleurs bousculant ceux qui voudraient opposer un sud global d'un nord à un nord égoïste l'est ou l'ouest. Tout le monde s'est réuni, on a construit une plateforme commune qui est ce pacte pour les peuples, prospérité et la planète.
Et au fond la méthode qui est qui a découlé de cela et qui a été initiée par l'agenda de Bridgeston et ce que Mia Motley avait lancé, c'est un discours vibrant de pays en espèce payé à revenu intermédiaire touché par le dérèglement climatique qui croit au climat mais en quelque sorte à qui on demandé chaque jour depuis les pays riches bah vous devez faire le climat mais renoncer à des politiques de développement.
C'était inaudible, c'est un facteur de division et c'était parfois une incompréhension entre certains dans nos opinions publiques qui disaient à des pays qui parfois n'était pas électrifié comme il fallait, qui était encore à lutter contre la pauvreté, vous devriez pas faire ça à vous. Vous devriez pas aller faire des explorations de gaz ou des exploitations de gaz parce que c'est pas bon pour la planète.
et eux nous regarder en disant "Vous êtes sympa, vous êtes parfois en train de le faire, vous rouvrez chez vous des centrales à charbon parce que vous avez plus le gaz russe et vous venez nous donner des leçons." La réconciliation qui marche, c'est une stratégie globale mais qui se décline après par des stratégies nationales, des financement public et privés mobilisé ensemble, une stratégie pays compatible et la réconciliation d'un agenda climat, biodiversité, développement et donc lutte contre les inégalités et financement des grandes politiques communes et en particulier de la santé.
et beaucoup sont en train de revenir à cet agenda aujourd'hui qui est un agenda qui seul permet d'être inclusif, c'est-à-dire d'associer tout le monde, d'être respectueux des stratégies nationales. Et je salut Risoula qui a présidé après sa fonction ministérielle destinée justement du 4P. Le 4P qui est abrité par l'OCDE joue ce rôle essentiel de réconcilier tout le monde autour de cette agenda prospérité, climat, biodiversité et financement de nos grands communs, en particulier la santé.
C'est fondamental de garder cet agenda parce que c'est celui qui va permettre d' continuer d'avoir l'adhésion à l'agenda de Paris, d'avoir les bons résultats et de réconcilier comme l'exemple du méthane donné parmiel le montre l'ensemble de ces lignes. Voilà, je pas être plus long mais merci infiniment. Merci à tous ceux qui sont là et continuent de le faire vivre et à tous ceux qui qui sont actifs sur cet agenda.
[applaudissements]
Je veux vous remercier pour cela, mais je veux ajouter une ou deux choses sur le contexte, sur le financement. Tout d'abord, en réalité, il y a 2 ans ici, lorsque nous avons lancé les quatre P avec la clause des catastrophes naturelles. Quoi qu'il en soit, si la barbade était touchée aujourd'hui, nous pourrions débloquer 18 % de PIB en liquidité en déférant les intérêts de notre dette. En juin 500 millions de fonds ont été débloqués. Il faut qu'il y ait des entités souveraines qui soient capables de faire des accords. Il n'y a personne qui soit capable de débloquer 18 % du PIB. Il y a trop peu d'assurances, des sousassurances et tout cela ce sont des clauses légales.
Il faut donner de la certitude au aux emprunteurs. Donner de la certitude aux emprunteurs. C'est ce que fait déjà le marché. C'est ce que fait et nous devons convaincre les pays dans le monde de le faire. Nous reconnaissons que Dieu aide ceux qui s'aident eux-mêmes. Et je ne le dis pas de de manière ironique. Nous n'avons pas créé la crise climatique et nous n'avons pas le luxe d'attendre que ceux qui l'ont créé soient à la hauteur des problèmes. Nous avons transformé un fond en fond de résilience. Chaque citoyen de Barbade et chacun qui travaille à Barbade donne 0,25 % de leur gain sans que ce soit plafonné. Les employeurs s'adaptent en fonction de ce que les employés sont payés.
On le fait parce que nous avons des impératifs de développement comme en Jamaïque et comme d'autres pays dans la région. Nous avons été décimés, nous avons perdu notre zone côtière, nous avons été endommagés et nous avons besoin de trouver des manières de refinancer. Et je vous ai partagé ces deux exemples parce que c'est impératif de continuer ces efforts de développer plus de fonds au sein des ODD, mais il faut aller au-delà des fonds qui sont qui font partie de du fond de perte et dommage si nous voulons utiliser les fonds de manière appropriée. fond pour les pertes et les dommages n'a pas été capitalisé de manière appropriée.
Nous ne pouvons pas ignorer le besoin de fonds publics et privés. Dans les pays du G7, nous savons qu'il y a des difficultés de fiscalité, mais il faut trouver une manière de reconceptualiser la manière dont le système financier fonctionne. L'eau, l'éducation, la santé, ce sont des prêts qui devraient être des prêts sur 30 ans pour les pays à revenus moyens et bas. Si nous parvenons à cela, pourquoi pourquoi est-ce qu'on ne peut pas avoir les fonds dont nous avons besoin ? C'est ça qui nous permettra d'avancer. C'est ça que nous demandons au G7, utiliser les leviers politiques pour changer de paradigme véritablement sur l'eau, l'éducation et la santé.
La santé a été affectée par la crise climatique et je veux dire avoir une pensée pour la Jamaïque Cuba et Haïti. Ils ont nos prières et je pense que nous sommes toutes et tous d'accord que nous allons essayer de les aider grâce à un effort humanitaire qui sera nécessaire dans les jours qui arrivent. Merci madame Merci madame Motley. Je pense que l'on pourrait passer la nuit à débattre sur les besoins du développement, sur la reconstruction du développement et quels sont les liens euh de entre les différentes crises auxquelles nous faisons face. Il y a différentes manières de le voir bien entendu.
C'est très certainement une discussion que vous aurai de nouveau avec le président Macron la semaine prochaine, vous allez donc vous rencontrer la semaine prochaine et nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de vous aussi, monsieur le président. dans ces débats parce que il y a trop de voix discordante qui veulent abandonner sur cette discussion et ce n'est pas le sens de ce que vous de ce que vous voulez dire. Oui, il y a des choses à réparer mais il faut avancer tous ensemble. Et je veux vous remercier au nom de toutes et tous pour ce message de vous deux. Merci. [applaudissements]