Macron laisse entendre qu'il arrêtera la politique après 2027 - L'édito d'Arlette Chabot
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et bonjour Arlette Chabot, bonjour Maxime. Et bonjour à nos auditeurs et auditric évidemment et auditrice à tout le monde. On dit bonjour à tout le monde.
Ça s'appelle la politesse. Drôle d'époque que ça s'appelle ce rendez-vous. Bah ça tombe bien là.
Ça concerne particulièrement le sujet sur lequel vous allez vous attarder ma chère Harlet puisque Emmanuel Macron était en visite à Chypre hier et interrogé par des étudiants. Il a évoqué son avenir après 2027. Il a dit je cite je ferai toute autre chose.
Je n'ai pas fait de politique avant. Je n'en ferai pas après. Donc on découvre que le président de la République ne serait pas touché par le syndrome des présidents qui veulent absolument faire que de la politique et retourner au pouvoir après.
Alors d'abord petite mise au pointin sur ces affirmations d'Emmanuel Macron. Alors certes, il n'avait jamais été militant encarté au Parti socialiste, jamais candidat à une élection locale, même si on l'avait proposé, mais mais peut-on dire qu'on avait jamais fait de politique ? On l' a jamais fait de politique avant d'être président lorsqu'on a participé à une campagne présidentielle, celle de François Hollande, qu'on a été nommé ensuite secrétaire général adjoint de la présidence de la République avant d'être nommé euh ministre.
Alors, il peut le dire et répéter aussi euh qu'il fera toute autre chose. C'était effectivement euh une petite idée qu'il avait traversé la tête s'il n'avait pas été nommé à Bervait intention de créer une start-up. Bon, c'est pas la première fois qu'il le dit.
On remonte un tout petit peu en arrière. En 2023, ça lui réussit beaucoup les voyages à l'étranger devant des étudiants là aussi au Kazakhstan. Il avait effectivement dit qu'il ferait quelque chose de très différent avec l'Élysée.
Je serais heureux d'avoir servi mon pays pendant 10 ans seulement. Voilà. C'est pas dû en même temps mais c'est euh tout autre chose.
Voilà, c'est la pensée complexe ou en tout cas d'un autre élément puisque'en juillet dernier, on s'était étonné, vous savez, lorsqu'il avait crié devant des jeunes macronistes, "J'aurais besoin de vous dans 5 ans, dans 12 ans". Bon alors on s'était effectivement interrogé sur ces projets. Lui qui de toute façon, vous savez avait qualifié de funest connerie la effectivement révision constitutionnelle voulue par Nicolas Sarkozy qui interdit au président de la République de faire plus de deux mandats de suite.
Alors sachant que lui-même avait dit que le pouvoir était une drogue qui lorsqu'on connaît le personnage est déjà quelque chose qui aurait dû nous alerter. Absolument. Et Nicolas Sarkozy disait que disant bah c'était assez long et qu'il fallait trouver un autre président de la République.
Bon alors l'envie de revenir, c'est vrai, touche tous les ex hein, exception évidemment ceux qui ne peuvent pas ou ne sont pas en capacité [grognement] physique de réfléchir à un retour. Bon, il y en a trois qui ont tenté, enfin deux en tout cas qui tentent. [grognement] Euh Valérie Giscardessin après son échec en 1981, il était revenu euh euh par le local, hein, c'est-à-dire conseiller régional puis députés, députés européens et puis Nicolas Sarkozi qui s'était quand même infligé, on s'en souvient, la primaire euh de la droite en espérant lui aussi concourir une nouvelle fois.
Et le dernier, François Hollande qui avait renoncé en 2016 et qui finalement aujourd'hui affirme qu'il se prépare. En fait, il y a quelque chose de particulier. Je pense que tous ceux qui ont été présidents de la République, ils ont incarné la France pendant 7 ou 5 ans plus récemment et il y a un lien, pense-t-il, avec les Français qui les ont choisis un jour et qui pourraient une deuxième fois leur accorder la chance de diriger la France.
Les ex, c'est quand même euh quelque chose d'assez particulier et on pense que euh bah Emmanuel, tout le domaine de la vie d'ailleurs. Voilà, Emmanuel Macron aura envie, surtout si euh le pouvoir revient à la droite extrême de revenir. Sachant que là, on vient de parler des présidents de la République, mais il y a aussi une maladie qui contamine les premiers ministres qui eux, dès qu'ils arrivent à Matignon, donnent l'impression de rêver de l'Élysée.
On dit toujours que lorsqu'il monte les trois marches de Matignon, il pensent tout de suite à l'Élysée, c'est-à-dire à traverser la scène. Alors là, c'est réglé hein, franchement. Il y en a deux qui ont réussi.
Il s'appelle Jacques Chirac et avant lui George Pampidou. Tous les autres évidemment ont échoué. Jospin, Valz, Jupé, Fillon.
Euh je pense beaucoup ce matin à Édouard Philippe et à Gabriel Atal. Vous aussi, il se pense peut-être que la malédiction peut-être conjurée à un moment ou voilà exactement. Merci beaucoup Arlet Chabo qu'on retrouve tous les vendredis dans quel drôle d'époque.
Et avec vous amis auditeurs, on en reparlera aussi de cette volonté du président de la République en tout cas de donner l'impression qu'il ne refera pas de la politique après. Est-ce qu'on peut le croire Emmanuel Macron ? Est-ce que c'est crédible peut-être même que vous vous le souhaitez ?
Ben, on en causera 0826 300 et puisqu'on parle de politique 8h15, eux, ils ne peuvent pas avoir envie de de faire de la politique avant après. Ils en rêve de l'Élysée. C'est le Rassemblement national à 8h15.
Mon invité politique Jean-Philippe Tangi, député de la Somme et monsieur économie. Beaucoup beaucoup de questions à lui poser dans ce contexte. Il est 7h54 dans un instant.
L'actualité en plus. On sera du côté de Harles avec une bonne nouvelle et croyez-moi, si vous n'avez pas encore prévu quelque chose de chouette pour votre weekend, j'ai l'idée du siècle. à tout de suite.
Emmanuel Macron