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Discours / meetingyoutube.com· 6 octobre 2026 39 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsRetraitesImmigration & asile

Marine Le Pen dézingue Emmanuel Macron : “Son numéro de prestidigitateur ne fonctionne plus”

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 30 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Promesse
    « La politique que je mènerai rétablira un équilibre primaire en 18 mois puis atteindra un déficit public inférieur à 3 % en 2030. »
  • 2:12Chiffre
    « Nous portons l'ajustement nécessaire à 140 milliards d'euros nets d'économie en 2032 par rapport à 2026. »
  • 2:55Promesse
    « Nous restaurerons un excédent primaire du budget avant la fin de l'année 2028. »
  • 3:40Promesse
    « Au terme de mon mandat, les dépenses publiques auront été ramenées sous la barre des 50 % du PIB. »
  • 5:08Chiffre
    « Emmanuel Macron aura été responsable d'un endettement de 1500 milliards, soit près de 50 % du PIB actuel à lui seul. »
  • 5:51Chiffre
    « Le poids des prélèvements obligatoires en 2026 est légèrement inférieur à celui de 2017, mais compte tenu de la croissance du PIB, les impôts ont en réalité augmenté de près de 350 milliards d'euros. »
  • 7:18Fait
    « La productivité a complètement décroché par rapport aux États-Unis et nos dépenses en recherche sont incapables de nous donner le moindre avantage comparatif dans la bataille technologique qui fait rage. »
  • 8:01Fait
    « Cette immigration qui a littéralement explosé sous Emmanuel Macron aggravant encore et toujours les problèmes fondamentaux qu'un tel phénomène cause sur les équilibres de notre nation. »
  • 9:28Fait
    « Toute personne sérieuse savait pourtant que la remontée des taux devait nécessairement arriver, entraînant un emballement rapide de la charge d'intérêt. »
  • 10:11Chiffre
    « Ainsi, entre 2017 et 2020, la dette augmente de 400 milliards d'euros et pourtant la charge de la dette passe de 40 à 30 milliards d'euros. »
  • 10:55Chiffre
    « D'après l'IFE, une famille de deux adultes et deux enfants a perdu 1600 € de pouvoir d'achat en 2 ans. »
  • 11:39Chiffre
    « Sans action décisive, le déficit public dérivera jusqu'à 7,2 % du PIB en 2032. »
  • 12:23Chiffre
    « La dette elle-même se rapproche des 4500 milliards, 137 % du PIB en hausse de 1300 milliards. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Marine Le Pen

socioloacroniste. Mon ennemi c'est la finance, disait-il en 2012 avant de brader les fleur industriels français et d'affaiblir notre souveraineté financière tant et si bien que notre nation n'a jamais été autant exposée à la loi des reins des marchés. abusant déjà en 2017 du désir sincère des Français de rompre avec un système failli, les mêmes ont promis une révolution qui a fini par mettre au pouvoir le pire de la gauche et le pire de la droite. Et puis ce fut en 2022 la manipulation des peurs pour cacher leurs échecs, peur de la révolte antifiscale des gilets jaunes, peur du Covid et de l'effondrement de tous les mensonges de la mondialisation heureuse.

peur de l'agression illégale russe menée contre l'Ukraine et de ses révélations sur nos dépendances à des puissances hostiles. Tant de parole, de propagande, de cynisme pour faire diversion des échecs d'un système qui n'a comme seul programme l'appauvrissement des Français et comme seul projet de rester au pouvoir à tout prix, y compris celui de l'assujettissement d'une France devenu l'ombre d'elle-même. Cette campagne présidentielle n'apparaît pas seulement comme le crépuscule de ce système, mais celui d'une France qui si ne fait pas les bons choix pourrait tout simplement perdre sa souveraineté financière et donc sa liberté tout court.

Emmanuel Macron a tant fragilisé notre pays que la France devient l'objet de toutes les inquiétudes des investisseurs internationaux. Avant de décrire précisément au français la situation dramatique que va nous léguer Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Gabriel Atal pu exposer la trajectoire particulièrement solide mais exigeante que je vais proposer aux Français, je tiens à indiquer dès maintenant les objectifs que j'entends fixer pour redresser les comptes de la nation. Je veux être clair. La politique que je mènerai rétablira un équilibre primaire en 18 mois puis atteindra un déficit public inférieur à 3 % en 2030. stoppera puis baissera de 10 points en 5 ans l'endettement de la France.

Le 27 août, j'avais assumé seul devant le MEDEV qu'il fallait opérer un ajustement minimal de 125 milliards d'euros. Une réalité comptable, arithmétique, correspondant tout simplement à l'effort indispensable pour reprendre le contrôle. Compte tenu de la hausse des taux et du budget indigent que propose Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron, je vous annonce dès maintenant que nous portons l'ajustement nécessaire à 140 milliards d'euros nets d'économie en 2032 par rapport à 2026. J'espère ne pas être obligé d'augmenter encore ce seuil si une nouvelle dégradation de la situation devait survenir avant le 2 mai.

Comme je l'avais annoncé, cette trajectoire sera confortée par l'adoption d'une règle d'or budgétaire constitutionnelle adoptée par référendum afin que le peuple français s'approprie ce choix indispensable à son redressement. Dans une tribune publiée jeudi dernier, j'ai détaillé précisément les contours de cette règle d'or qui me semble le minimum nécessaire pour aujourd'hui. Mais surtout, et c'est pour cela que je souhaite qu'elle soit inscrite dans la Constitution dans le temps long. Je souhaite qu'elle évite que demain notre pays se retrouve à nouveau confronté à la difficile situation que nous connaissons.

Néanmoins, le plan que je présente aujourd'hui est bien plus exigeant que cette règle d'or. Afin stopper sans délai l'emballement des marchés et de la dette. Nous restaurerons un excédent primaire du budget avant la fin de l'année 2028. Au terme de mon mandat, les dépenses publiques auront été ramenées sous la barre des 50 % du PIB. Cet ajustement de 140 milliards d'euros par les dépenses sera parallèle à une baisse des impôts d'au moins 30 milliards d'euros nets. En 2032, nous aurons un excédent primaire de - 1 %, un déficit public inférieur à 2,5 %, une dette publique qui sera repassée à 112 %.

Voilà les objectifs que je fixe, les objectifs auxquels je m'engage auprès des Français, les objectifs qui seront ceux du gouvernement de Jordan Bardella et de son ministre des comptes publics si les Français nous font confiance au printemps prochain. Pour comprendre la trajectoire que je propose aujourd'hui, il faut t'expliquer comment la France en est arrivée là. Depuis 52 ans, les gouvernements ont systématiquement fait adopter des budgets en déficit accumulant année après année une dette toujours plus lourde. Emmanuel Macron se distingue tristement de ses prédécesseurs en ayant sous son deuxème quinquenage systématiquement aggravé le déficit moyen de la France entre 5 et 6 %.

et dire qu'il y a quelques années seulement, le débat public s'interrogeait sur notre capacité à respecter la limite maximale de 3 % autorisée par le traité de Mastrich. De déficit en déficit, de chèque en blanc en chèque en bois, Emmanuel Macron a créé à lui seul plus de dettes que tous les présidents de la République du général de Gaulle à Jacques Chirac, soit 1400 milliards d'euros de dettes. On atteindra probablement les 1500 milliards avant mai 2027. Oui, Emmanuel Macron aura été responsable d'un endettement de 1500 milliards, soit près de 50 % du PIB actuel à lui seul.

Cette situation a pour origine au moins trois grandes causes, soit autant d'erreurs politiques et d'impasse économique choisi par Emmanuel Macron. La première raison, c'est l'incapacité d'Emmanuel Macron à diminuer réellement les dépenses publiques en menant de vraies réformes structurelles. Le poids des dépenses publiques dans le PIB en 2026 est sensiblement le même qu'en 2012. Jamais Emmanuel Macron n'est parvenu à les baisser durablement. Dans le budget 2027, elles augmentent encore en volume de 0,2 % et il continue par ailleurs à augmenter la masse salariale des administration publique. Tous les rapports annuels de la Cour des comptes étaient et sont pourtant clairs depuis 2017.

D'année en année, cette institution n'a eu de d'alerter sur l'absence de réforme structurelle capable de financer les la politique d'Emmanuel Macron et de nous remettre dans le droit chemin budgétaire. Aucune de ces alertes n'a été entendue. Faute de baisser les dépenses, alors que la France était déjà en lourd déficit, les impôts n'ont pas pu durablement baisser non plus. C'est la deuxième cause de la Gabgie Macroniste. Le poids des prélèvements obligatoires en 2026 est légèrement inférieur à celui de 2017, mais compte tenu de la croissance du PIB, les impôts ont en réalité augmenté de près de 350 milliards d'euros.

Au cours des deux dernières années, les impôts ont augmenté de 38 milliards d'euros et en 2027, Sébastien Lecnu veut encore les alourdir de 17 milliards. L'écart entre le poids des dépenses publiques et les recettes, c'est creusé de 1,6 points de PIB, soit près de 50 milliards d'euros de déficit annuel supplémentaire. Enfin, la France d'Emmanuel Macron est prisonnière d'une croissance des plus à tonne. En réalité, le PIB par habitant a quasiment stagné depuis 2005. Le troisème mensonge, c'est la pseudopolitique de l'offre d'Emmanuel Macron. Elle n'a en réalité jamais existé et donc n'a jamais fonctionner.

Soumis à une bureaucratie européenne maltusianiste destinée à suicider tout le continent, Emmanuel Macron n'a développé ni l'industrie, ni l'agriculture, ni l'innovation. Bien au contraire, la productivité a complètement décroché par rapport aux États-Unis et nos dépenses en recherche sont incapables de nous donner le moindre avantage comparatif dans la bataille technologique qui fait rage. Quant à l'avantage compétitif considérable du modèle énergétique français fondé sur le nucléaire et l'hydroélectricité, il a été saordé.

faute de croissance et à cause du poids mort des 1600 milliards d'euros de dépenses publiques, notre modèle social ne peut pas être financé d'autant plus qu'il est gré par une immigration hors contrôle très majoritairement peu qualifiée ou inactive. Cette immigration qui a littéralement explosé sous Emmanuel Macron aggravant encore et toujours les problèmes fondamentaux qu'un tel phénomène cause sur les équilibres de notre nation. Ce bilan dramatique d'Emmanuel Macron ne peut plus être maquillé ou caché par un petit milieu parisien complice ni par des agences de notation dont la coplaisance n'a eu aucune limite.

Le petit numéro de prestigateurs macronistes ne fonctionne plus face au jugement des marchés et des investisseurs internationaux qui font hélas payer au prix fort la désillusion immense qu'ils ont subi avec le faux mozzard de la finance. Alors que les marchés obligataires sont en forte tension pour des raisons étrangères à la France, l'incapacité du gouvernement à présenter un budget rétablissant les comptes se traduit par des hausses considérables de taux et un écart avec l'Allemagne au plus haut. La France devant émettre chaque mois plusieurs dizaines de milliards d'obligations. La hausse des taux augmente dangereusement la charge d'intérêt mais contamine aussi tout le reste de l'activité.

PR immobilier, financement des entreprises, trésorerie des entrepreneurs. C'est toute l'économie française qui p les conséquences de cette incurie. L'incapacité des gouvernements macronistes a anticipé la moindre politique économique, financière et budgétaire susceptible d'empêcher le nœud coulant de la charge d'intérêt d'étouffer la France est particulièrement préoccupante. En effet, les travaux du groupe RN à l'Assemblée nationale ont démontré que ni les ministres, ni le premier ministre, ni aucune des administrations en charge de ces questions n'avait préparé le moindre plan de sortie de la politique monétaire exorbitante menée par la BCE de 2012 à 2022.

Toute personne sérieuse savait pourtant que la remontée des taux devait nécessairement arriver, entraînant un emballement rapide de la charge d'intérêt et ce même s'il n'y avait pas eu les tensions obligataires actuelles. Le Renn avait parfaitement conscience des enjeux tentés si bien qu'à peine avions-nous un groupe parlementaire que nous nous sommes saisis du rapport spécial sur la gestion de la dette en commission des finances. Nous savions que la fête était finie et que 2027 serait un moment de vérité budgétaire et donc de vérité politique.

Entre 2012 et 2022, aucun gouvernement n'a profité de la politique de la BCE pour faire les réformes structurelles d'économie ou les investissements favorables à la croissance. Ils ont continué à accumuler de la dette avec l'illusion que la charge d'intérêt baisserait encore et toujours. Ainsi, entre 2017 et 2020, la dette augmente de 400 milliards d'euros et pourtant la charge de la dette passe de 40 à 30 milliards d'euros. La BCE avait ouvert une chance unique au gouvernement français. Les Macronistes l'ont complètement gâché et nous ont exposé au pire une charge de la dette qui a été multipliée par 3 en 7 ans qui va engloutir presque toutes les recettes de l'impôt sur le revenu en 2027.

Ce bilan désastreux, ce n'est pas juste des chiffres en l'air. Il se traduit au quotidien dans le pouvoir d'achat des Français, le poids des dépenses et des impôts, mais aussi la morosité économique qu'elle produit sont largement responsables de la crise du pouvoir d'achat des familles françaises. D'après l'IFE, une famille de deux adultes et deux enfants a perdu 1600 € de pouvoir d'achat en 2 ans. C'est intolérable et intenable. Cette incompétence et cette irresponsabilité ont une conséquence redoutable. La France est sans doute au bord d'un effet boule de neige de sa dette.

À savoir que la croissance de la charge d'intérêt devient supérieure à ce que notre croissance économique et l'inflation absorbe. Alors que ce risque ne devait pas exister avant 2030, selon les experts auditionnés par le rapporteur spécial RN de la commission des finances, Kevin Mauvieux, le Haut Conseil pour les finances publiques a révélé ce jeudi que cette abîme était juste devant nous. Il faut donc agir sans délai au risque de perdre le contrôle de nos finances publiques, ce qui conduirait notre pays à devoir faire des choix injustes socialement et économiquement suicidaires.

Voici à quoi nous expose la poursuite de la politique macroniste, non d'après le RN, mais selon le consensus des experts, en particulier le FMI. Sans action décisive, le déficit public dérivera jusqu'à 7,2 % du PIB en 2032. La charge de la dette atteindra alors les 156 milliards d'euros et la dette elle-même se rapproche des 4500 milliards, 137 % du PIB en hausse de 1300 milliards. Cette dérive imposera à la France de travailler et de payer uniquement pour financer toujours plus de charge de la dette et de refinancement de la dette. Le besoin de financement de notre pays passerait de 342 milliards en 2026 à 613 milliards en 2032.

un quasi doublement tout simplement insupportable pour notre économie, une véritable purge ruinant tout investissement dans l'avenir et asséchant notre modèle social. Et encore, ce scénario ne prend pas en compte l'emballement des taux souverains actuels, emballement qui s'aggraverait avec de telles perspectives. Dans ce scénario du pire, hélas possible, si les Français ne choisissent pas une rupture politique, la France court vers le défaut. De fait, la dette de la France est majoritairement possédée par des intérêts étrangers et la situation a considérablement empiré.

Depuis le changement de politique monétaire de la BCE et jusqu'au 1er janvier 2026, la part de notre dette détenue par les nonrésidents augmenter de 7,7 points contre seulement 2 à 4 points pour les investisseurs français en dehors des assureurs qui ont même réduit leur possession de dette française de deux points. Si on isole les OAT détenus par la Banque de France, la dette française est possédée par des étrangers non pas à 54 % mais à près de 70 % en 2026. À titre de comparaison, les Italiens possèdent 66 % de leur dettes. Ni le RN ni moi-même ne sommes responsables de cette situation de dépendance.

Au contraire, je déplore cette véritable humiliation nationale du plus profond de mon cœur. Je rappelle souvent ces mots attribués à Napoléon Bonaparte, aussi simple qu'intemporel. La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit. Les parties du système nous ont mis dans la main de nos créanciers. Mais je refuse de mentir aux Français en disant que tout cela n'a pas de conséquence. Évidemment que cela a des conséquences. Si nos créanciers ne prête plus qu'à des taux exorbitants, notre état et notre modèle social s'effondreront. Il faut donc réagir comme le général de Gaulle avait réagi à son arrivée au pouvoir.

La 4e République avait alors mis les finances publiques de la France au bord d'une situation qui aurait contraint le gouvernement à demander l'aide du FMI si le plan Pinet RUE n'avait pas été exécuté avec succès. La première réaction est collective, c'est l'instauration de la règle d'or que j'ai évoqué plus haut. Je propose aux Français de n'autoriser qu'un déficit public inférieur au seuil stabilisant de la dette française afin que notre pays se libère progressivement de ce poids mort. Décider arbitrairement d'un taux de déficit autorisé, par exemple 1 % aurait eu le mérite de la simplicité mais aurait été un choix de pure communication politique sans aucun sens économique ni financier.

J'ai donc choisi une règle qui porte en elle-même un sens économique, celui du désendettement de notre pays dans la durée sans retour en arrière. Nous voulons qu'à chaque budget voté désendettete progressivement et durablement la France jusqu'à revenir à une dette maximume de 60 % du PIB conformément à nos engagements internationaux mais surtout à une bonne gestion. J'ai entendu certains commentateurs dire que cette règle était trop compliquée pour eux. C'est sans doute bien le problème du débat politique français. Certains sont censés éclairer nos concitoyens mais sont moins compétents que les électeurs eux-mêmes.

J'entends aussi des critiques sur le fait qu'il serait plus sage de changer la constitution en passant par le Congrès plutôt que par le vote direct des Français. J'ose espérer que ces critiques sont des mauvaises plaisanteries ou alors elles illustrent tristement la morgue de fausses élites politiques qui non contente d'être coupable de la faillite publique se sentent par principe supérieur au peuple et vont jusqu'à l'accuser alors même qu'elles n'ont eu de cesse de lui mentir. Tous les gouvernements ont promis aux élections de rétablir les comptes. Les Français n'ont jamais voté volontairement pour plus de dettes.

Pire, aux élections, ils ont été trompés par de faux expert relayé par des médias complaisants pour faire barrage au RN justement au nom de la bonne gestion publique. Combien de milliers de unes d'articles de tribunes d'éditau plus mensongés et orientés les uns que les autres pour expliquer qu'Emmanuel Macron aux arts de la finance sauverait les comptes publics de je ne sais quel danger populiste ? Pendant 10 ans, chaque année, ont été joués les mêmes couplets, ont été récités les mêmes sornettes, ont été gobés les mêmes documents budgétaires maquillés. L'échec économique d'Emmanuel Macron et sa traduction budgétaire suicidaire ont toujours été visibles pour ceux qui voulaient les voir.

Les élites français ont failli volontairement et pire ont menti pour contrer la victoire du RN. Le triste résultat est là. Il est donc hors de question de demander au responsable de cette débacle de voter dans le dos du peuple une règle d'or budgétaire. Enfin, contrairement à ce que j'ai entendu avec une mauvaise foi ahurissante, la règle d'or que je propose ne permet évidemment pas aux parlementaires d'éviter la discipline budgétaire. Certes, j'estime qu'en cas de crise économique majeure, un vote des 3/5e du parlement permet d'y déroger 1 an. Bon courage pour obtenir une telle majorité sans bonne raison.

Mais dès la deuxème année, c'est le peuple français par référendum qui seul peut l'autoriser. Bref, cette règle d'or est plus exigeante que celle retenue par les Allemands sur le fond et sur la forme bien plus démocratique, tout en permettant à la France de recouvrir sa souveraineté. Cette règle d'or est en réalité golienne et c'est sans doute ce qui dérange les responsables de la ruine du pays. Je vais être à nouveau très clair. La règle d'or est la trajectoire minimum que doit suivre la France car elle doit être la plus consensuelle possible. La règle d'or que la nation choisit ne peut être le miroir de la trajectoire de redressement proposée par une candidate.

Même si je suis évidemment ouverte à toute proposition permettant d'améliorer cette règle d'or, toutes les forces politiques qui n'en suivent pas la philosophie mèneront la France au défaut. Faute de ce choix, elles devront assumer une alternative délirante comme le contrebudget officiel des insoumis voulant augmenter les impôts de 183 milliards d'euros non pas sur les soi-disants riches mais sur tout le monde. Quant à mes opposants venant de la Macronie de Gabriel Atal à Bruno Rotaillot en passant par Édard Philippe, je constate qu'ils n'ont aucun plan à proposer.

Les 150 milliards de Gabriel Atal se limitent littéralement dans sa propre conférence de presse à des propositions tenant dans une phrase de 10 secondes montre en main. Mes opposants acronistes ne peuvent pas avoir de plans de redressement pour une raison simple, soit on s'attaque au grand tabou des gouvernements sortants, l'immigration, la contribution à l'Union européenne, le mil feuille administratif, les fraudes innombrables, les agences de l'État ou encore les formes de corruption qui entourent certaines politiques publiques comme celle de l'énergie. Soit on s'attaque au modèle social, ce que les macronistes sont incapables d'assumer aux élections.

Résultat, il mentent, ils dissimulent, ils avancent masqués. Voyons maintenant le plan concret que je propose. Ma trajectoire rétablit un équilibre primaire en 18 mois de mandat avec un ajustement de plus de 71 milliards d'euros et des baisses d'impôts brutes de 54 milliards soit 28 milliards nets. Ces choix permettent de passer sous les 3 % de déficit général en 18 mois. Cet effort radical est volontaire. envoyer le signal limpide que la dérive des comptes publics est finie et que les marchés peuvent considérer à nouveau la France comme un partenaire fiable.

Mon objectif est clair, rétablir un équilibre primaire, c'est arrêter l'emballement de la charge d'intérêt et économiser au plus vite des dizaines de milliards d'euros d'impôts des français. À ce titre, et une fois l'équilibre primaire rétabli, l'essentiel de l'effort d'ajustement sera réalisé au cours des trois premières années avec une baisse des dépenses de 125 milliards d'euros avant 2030 pour aboutir à 140 milliards d'économie en 2032. Ces décisions permettent de reprendre le contrôle des finances publiques. L'équilibre primaire atteint dès la première année pleine devient un excédent primaire supérieur à 1 % entre 2030 et 2032 tandis que le déficit public passera sous les 2 % dès 2030.

La charge de la dette ralentit considérablement. Cette politique permettant d'économiser 90 milliards d'euros de charge d'intérêt sur le quinquena et au moins 31 milliards rien qu'en 2032. Cette politique permet d'amorcer le désendettement de la France qui passerait de 121 % en 2027 à 112 % en 2032. Comme je l'ai évoqué précédemment, ce redressement des comptes publics s'attaque à tous les tabous, toutes les lâchetés, tous les lobbyes. La mère des réformes est la réorganisation de l'État. Symbole de cette rationalisation, les recettes de TVA, un pôle le plus dynamique et central à la souveraineté financière de la France seront à nouveau entièrement centralisé.

Chaque année, l'État transférera aux collectivités territoriales et à la sécurité sociale les ressources que le Parlement estime nécessaire à leur équilibre. Autre symbole de la rationalisation de l'État, je confirme la suppression de plus de 120 taxes ridicules ou inutiles, une mesure indispensable de simplification administrative que je compte bien amplifier dès que nous aurons accès au service de Bery. Dernier acte symbolique de rationalisation.

Il n'y aura plus aucune validation a priori ou reconduction de dépenses d'une année sur l'autre sans visa du ministre des comptes publics, y compris l'évolution des taxes affectées sur laquelle nous reprendrons la main ainsi qu'un pilotage serré des trésoreries diverses faites sur le dos de l'État. Il s'agit d'abord de rationaliser les dépenses des collectivités territoriales et de mettre fin aux 1000 feuilles administratifs français. Nous réaliserons une simplification radicale qui clarifiera définitivement les compétences. Cette rationalisation du milfeuille territorial aura son pendant national avec la fin de la quasi-totalité des agences et autres organismes parasites.

Les départences de l'État seront diminuées tout comme celle de la politique de la ville, des associations sans lien avec l'intérêt général ou encore l'aide publique au développement. Cette rationalisation des dépenses de l'État permettra de dégager des moyens pour nos outre maires en mettant fin définitivement à l'octroit de ma intégralement compensé aux collectivités ultramarines ainsi qu'une enveloppe de 3 milliards supplémentaires d'ici 2032. L'ensemble de ces politiques de rationalisation aura pour conséquence une diminution du nombre d'agents publics nécessaires.

Si certains seront réaffectés pour augmenter le service aux usagers, d'autres ne seront pas remplacés lors de leur départ à la retraite. Enfin, la sécurité sociale sera elle-même réorganisée et profondément simplifiée dans l'esprit des travaux de la commission d'enquête parlementaire de Joël Melin. Il est totalement inadmissible que certaines branches de la sécurité sociale n'aient pas leur compte certifié. Ainsi, remise descer, la sécurité sociale sera apte à réaliser un certain nombre d'économies structurelles et à lutter pleinement contre les fraudes.

Afinancer les nouvelles dépenses liées aux vieillissements et aux innovations médicales, nous avons identifié un certain un nombre important, pardon, de dispositifs à rationaliser, en particulier en améliorant le contrôle des prescriptions et l'organisation du système de santé. Sur un sujet qui monopolise parfois l'attention, je veux parler des retraites. Nous avons apporté une attention particulière pour financer notre réforme confirmée lors de la dernière rentrée politique. L'important déficit structurel des retraites laissé par Emmanuel Macron nous a imposé une importante revue des dépenses actuelles, notamment grâce aux travaux du corps.

Dans les semaines à venir, nous vous présenterons des corrections de mesures injustes ou inefficaces du système actuel permettant de dégager entre 15 et 20 milliards d'économies à terme afin de financer notre propre réforme et de baisser le déficit laissé par Emmanuel Macron. Je vous confirme aussi que nous vous présenterons à cette occasion une grande réforme de la capitalisation individuelle et collective et que je proposerai bientôt la création d'un véritable pilier de capitalisation. Nous sommes bien sûr ouverts à toutes les ressources manquantes avec d'autres formes d'autres forces politiques et les partenaires sociaux pour que notre réforme des retraites soit à l'équilibre.

La deuxième réforme structurelle est évidemment la reprise en main de notre politique migratoire et l'instauration de la priorité nationale. Ces politiques déjà exposé main de fois rapporteront 15 milliards la première année, 29 milliards en année pleine. La rationalisation de la politique migratoire pèse donc autour de 20 % de notre plan d'économie. La trè grande réforme structurelle est la politique écologique et énergétique. En mettant fin à une vision punitive et affériste de l'écologie, notre politique de transition sera au service des Français et deviendra un pilier du développement économique durable.

La reprise en main de notre production d'électricité permettra non seulement de baisser massivement les factures, mais de cesser les subventionnement à perte des énergies intermittentes, tout en atteignant avant 2050 la neutralité carbone. Le plan 100 % rénove et 100 % clime permettront de financer plus de 20 milliards de travaux de modernisation de l'habitat, de confort et d'économie d'énergie tout en relançant la croissance et donc les recettes fiscales. Sous le premier quinquenar, cette politique sera bénéficiaire. Nous réfléchissons d'ailleurs à ouvrir les prêts à taux zéro au financement des voitures propre.

À ce titre, nous reverrons totalement le malus automobile pour qu'il sanctionne les voitures produites dans des conditions polluantes et favorise les voitures fabriquées en France. La rebudgétisation des certificats d'énergie. Les projets financés passent sur 100 % rénovitant ainsi toute fraude et abus et les retours de TVA. permettent de financer la moitié de la baisse des taxes sur les énergies. Baisse permettant de soulager massivement les familles et les entrepreneurs.

Enfin, nous transformons le fond vert en fond de prévention des catastrophes naturelles dont nous anticipons que leur fréquence pourraient augmenter du fait du réchauffement climatique avant une hausse de l'enveloppe de 25 %. Nous consacrons aussi sur le mandat 1,2 milliards aux pompiers et à la prévention incendie. La 4è grande réforme, c'est la politique européenne. Nous profiterons de la renégociation du cadre financier pluri et annuel européen pour revoir notre contribution à l'Union européenne. En exigeant des économies massives sur les programmes européens actuels que nous ne voulons plus financer, nous baisserons notre contribution nette à 5 milliards d'euros seulement.

notre contribution nette à 5 milliards d'euros seulement, soit le niveau post-élargissement accepté par Jacques Chirac et qui fonctionnait très bien ainsi. Pour montrer notre bonne foi quant au financement pérenne des programmes européens positifs, nous proposerons d'uniformiser la taxation sur le tabac et l'alcool dans toute l'Europe, puis d'en transférer l'essentiel comme contribution à l'Union européenne. Il s'agira non seulement d'une ressource pérenne, mais aussi du moyen le plus efficace pour lutter contre la fraude et le trafic transfrontalier. Un tel transfert dégagera en fait des recettes nouvelles pour la France tout en renforçant nos bureaalistes.

Notre politique européenne, vous l'avez compris, sera constructive. Ainsi, pour renforcer le respect des accords de Paris sur le climat, nous proposerons qu'une partie de la contribution des États soit désormais calculée sur l'intensité carbone de leur économie. Je profite de cette annonce pour vous confirmer que je présenterai au cours de ma campagne non seulement un nouveau programme écologique très ambitieux, mais aussi notre propre version de la stratégie nationale bas carbone permettant d'atteindre la neutralité carbone avant 2050 et de respecter les accords de Paris.

Comme je l'avais dit à Emmanuel Macron lors du débat du second tour en 2022, je ne laisserai pas l'écologie aux forces politiques climato hypocrite qui ont beaucoup promis mais n'ont rien fait pour répondre à l'immensité des enjeux. La 5è grande réforme, c'est la lutte contre les fraudes, mais aussi les ententes et les cartels. Je n'ai jamais opposé les fraude entre elles, qu'elles soit fiscale ou social, que ce soit des ententes ou de la suroptimisation, toutes ces fraudes doivent être combattues car elles sont du vol pour toute la société. Le déploiement de l'IA changera naturellement beaucoup de choses, mais d'autres réformes structurelles sont nécessaires.

Ainsi, la lutte contre la fraude à la TVA a été complètement délaissée alors qu'elle pèse 25 milliards d'euros. La Belgique a presque totalement éliminé ce phénomène et le paiement de la TVA à la source sera un changement révolutionnaire. Contre vents et marées, j'assumerais pleinement de lutter contre la suroptimisation des multinationales qui s'apparentent souvent à de la faute fiscale. Il est intolérable que les grandes entreprises profitent de la France et des Français sans payer leur juste part pendant que les TPE PME paient plein pot. Les multis nationales qui de toute évidence ne payent pas l'ord du seront taxés selon un principe simple.

L'IS sera appliqué sur la part du chiffre d'affaires qu'ils réalisent en France auquel sera appliqué leur taux de marge moyen. Sur la fraude sociale, nous mettrons en place le mécanisme de l'allocation sociale unique afin de différencier définitivement l'assistanaat de la juste solidarité nationale. Les douanes et la DGCRF seront considérablement renforcés. de services publics qui par définition rapportent plus qu'elle ne coûte et dont l'efficacité sera plus redoutable que l'inable taxe nationale petit colis à abolir. Ainsi, l'amende minimale sera forcément supérieure au préjudice économique créé, une véritable révolution en France qui n'a que trop tardé.

J'agerai aussi une réforme des marchés publics pour mettre fin au cartel et aux surfacturations. La liste des économies n'est pas exhaustive. Comme vous le verrez, il y a une centaine de lignes dans le tableau qui ne reprend sauf exception que les mesures supérieures à 100 millions d'euros. Parallèlement, cette trajectoire budgétaire renforce le choc de compétitivité. En effet, contrairement au sort d'un néocésianisme dévoyé, la dépense publique ne soutient pas forcément la croissance. Non seulement la nature de la dépense joue énormément, mais les 1600 milliards d'euros de dépenses et les 1400 milliards de prélèvement obligatoire pèsent comme un poids mort sur l'économie française.

La quasi totalité de nos baisses de dépenses sont non récessives et permettent au contraire de relancer la croissance.

la baisse massive du coût de l'énergie, en particulier l'électricité, la fin de la fuite des capitaux français via l'Europe, le ciblage de l'aide publique au développement, l'allègement de la facture d'une immigration peu qualifiée et non assimilée conduisant à la saturation des services publics, la priorité nationale à l'emploi et au logement, la fin du 1000 feuille administratif parallèle à la simplification normative considérable que nous allons opérer, soit la baisse d'un impôt papier représentant à elle seule l'équivalent de plusieurs dizaines de points de PIB de prélèvements obligatoires.

Cette liste non exhaustive représente en réalité des baisses de dépenses qui sont autant de gain pour l'économie nationale et le pouvoir d'achat des Français. Ces baisses de dépenses permettent de financer un véritable choc de compétitivité. Ainsi, je confirme la baisse de 20 milliards d'euros des impôts de production ainsi que le renforcement du pacte du travail. Une réforme de l'impôt sur les sociétés en faveur des TPE PME est toujours en cours de finalisation et vous sera présenté dernier mois à venir.

Comme le préconise le rapport parlementaire de la commission d'enquête d'Alexandre Louet, nous mettrons en place un plan de robotisation et de numérisation avec un suramortissement de 150 % largement ouvert au TPEPME et aux agriculteurs. Il est également urgent de renforcer la recherche française grâce aux marges de manœuvre dégagée. Nous augmenterons l'effort de recherche publique de 03 points de PIB avant 2032 pour espérer porter en parallèle au-delà de 3 % le RED total dans le pays. Nous conforterons le budget de l'éducation nationale.

Nous utiliserons les marges de manœuvre liées à la baisse de la démographie pour augmenter les enseignants et pour rattraper le retard considérable de niveau que nous avons accumulé. Enfin, le choc de compétitivité sera doublé d'un choc de consommation avec les baisses massives de TA sur les énergies et les produits de première nécessité, une part fiscale pleine dès le deuxème enfant et une demi-par fiscale pour les veufs et veuves. Au final, nous estimons au pire que l'effet récessif des économies sera de 0,5 points de PIB mais que le gain de croissance sur le quinquen est estimé au minimum à 2,3 points de PIB, soit un bilan positif sur la croissance de 1,8 points.

D'une manière générale, nous sommes extrêmement raisonnables sur nos prévisions macroéconomiques. Je rappelle que le rétablissement des finances publiques que nous calculons ne prennent en compte aucun gain de croissance. Toute bonne surprise liée à la croissance sera rendue aux Français en baisse d'impôt. Néanmoins, dans un premier temps, un effort sera demandé au plus favorisé. Si nous baisserons le montant actuel de la flat taxe pour le ramener à 30 % et ainsi rétablir la confiance des investisseurs, nous remplaçons, comme je l'ai toujours indiqué, l'IFI par un impôt sur la fortune financière.

Cet impôt qui ne touchera que les Français les plus riches protègera l'enracinement, à savoir l'immobilier et les biens professionnels. À ce titre, nous sommes ouverts à toute amélioration du dispositif. Le but étant d'assurer la justice fiscale et non de sanctionner la réussite. Autrement dit, cette trajectoire n'est pas un plan d'austérité. Bien au contraire, elle permet de financer des droits nouveaux. Je pense notamment aux jeunes lycéens, étudiants et jeunes actifs.

Non seulement cette trajectoire éclaircit leur avenir et assure que notre modèle social durera toute leur vie, que la croissance et la prospérité française seront relancé, mais il prévoit aussi des droits nouveaux, notamment la suppression de la CVEC, cotisation pour la vie étudiante et de campus, soit un gain immédiat de 105 €. la priorité nationale au logement étudiant, la présence systématique d'infirmière scolaire dans tous les établissements, le soutien au travail des étudiants, la suppression en dessous d'un plafond de l'impôt sur les revenus pour les moins de 30 ans.

Enfin, une mesure dont je n'avais pas encore parlé, la gratuité du permis de conduire pour les jeunes au casier judiciaire Vierge. Par ailleurs, cette trajectoire prévoit des dépenses provisionnées pour des droits nouveaux qui seront présentés dans les semaines et mois à venir.

Des lignes de crédit sont déjà renseignées dans le tableau pour une politique de protection de l'enfance, une nouvelle politique familiale, en particulier des mesures très concrètes pour les femmes qui veulent concilier leur carrière professionnelle et leur vie de famille, de nouvelles mesures de pouvoir d'achat, en particulier la protection de l'épargne, des droits nouveaux pour l'accès aux soins, en particulier les soins dentaires, les lunettes et les prothèses auditives. une politique en faveur des droits des animaux, notamment pour amoindrir le coût des soins vétérinaires pour les familles et les refuges.

Par ailleurs, vous trouverez dans le tableau une provision de 15 milliards à horizon 2032 pour les mesures qui seront annoncées dans la suite de la campagne. Ces droits nouveaux sont essentiels. Les Français verront ainsi que le redressement des finances publiques se fait dans leur intérêt et que desserrer le nœud coulant de la dette permet de renouer avec le progrès. C'est toute la philosophie de mon projet de renaissance pour la France. Enfin, cette trajectoire s'intégrera dans une politique de retour de la France sur la scène internationale. Tout d'abord, gravé dans le mar une trajectoire aussi puissante de redressement nous permettra le retour de la crédibilité au sein de la zone euro.

Il est indispensable d'engager une discussion avec la BCE pour qu'elle intervienne et allège le fardeau des taux à partir du moment où la France reprend le contrôle. La BCE doit intervenir pour que les pays de l'Eurozone dégagent des marges de manœuvre financière pour investir dans notre souveraineté à savoir la défense et le rattrapage technologique. En intervenant, la BCE pourrait permettre de dégager des dizaines de milliards d'euros à travers l'Europe. La BCE doit aussi accomplir pleinement son mandat pour aider les États à financer la transition énergétique et le respect des accords de Paris.

Nous sommes en train d'accumuler une dette écologique bien plus périlleuse que toute dette financière puisqu'elle mettent en péril notre survie dans des conditions de vie digne. Le réchauffement climatique ayant lui-même des effets inflationnistes. Aidé au financement des centaines de milliards d'un investissement nécessaire à la décarbonation relève d'un impératif éthique et économique. En accordant des financements à Toba, tout projet structurel sérieux, sans fraude ni conflit d'intérêt permettant de réaliser la neutralité carbone, la BCE sera dans son mandat pour peu qu'on sorte du prête à penser.

Enfin, la France doit prendre une initiative pour lancer une conférence sur les enjeux et les solutions à apporter à l'emballement des dettes souveraines et privées dans le monde. Il est évident que ce phénomène largement hors contrôle qui dépasse la France pose des problèmes démocratiques et éthiques majeurs. Au cœur de ce problème, une nouvelle coopération pour endiguer l'optimisation et la fraude fiscale s'impose.

La concentration des fortunes individuelles d'une part, la constitution de multinationales toutepuissantes dont les capitalisations sont plus importantes que les PIB des grandes nations et dont les profits dépassent certains budgets nationaux interrogent sur la capacité de nos démocraties à maintenir nos valeurs et le contrôle de nos destins. Voilà donc les grands enjeux dont je voulais vous parler. Poser dans cette présidentielle l'enjeu vital de la reprise en main des finances. Présenter une trajectoire de rétablissement radical de nos comptes publics. Garantir la croissance économique, le pouvoir d'achat, la productivité et des droits nouveaux.

Ouvrir des débats majeurs avec des solutions de coopération internationale seul à même de régler les grands enjeux du monde. Je laisse désormais la parole à Jordan Bardella pour vous présenter notre contrebudget. Réponse au budget présenté la semaine dernière par le Premier ministre Sébastien Lecnu. Je vous remercie. M.