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interview28 minutes - ARTE· 9 janvier 2026 2 min

“Si le consommateur veut manger du bœuf argentin, je ne vois pas pourquoi on l'empêcherait”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est pas le libre échange qui provoque les crises de l'agriculture. Vous avez une évolution qui est une évolution qui est le fait que d'abord il y a une démographie des agriculteurs qui est une démographie qui pose problème. Il y a un certain nombre de gens qui vont disparaître et on sait pas qui va les remplacer.

Qui vont disparaître c'est qu' vont prendre leur retraite vont prendre le retraite et on sait pas qui va les remplacer qui va remplacer les Ensuite sur le terme des revenus effectivement vous regardez ce qui se passe la politique agricole commune en France on reçoit 9,4 milliards d'euros. Je parlais de la Pologne qui est le pays où il y a le plus d'agriculteurs. Elle reçoit 4,7 milliards d'euros.

Donc on peut pas considérer que la France est particulièrement défavorisée par la politique agricole commune. Le véritable enjeu, c'est une réponse du monde agricole à ces deux demandes qui lui sont faites. La première demande, c'est de satisfaire le consommateur.

Je maintiens, si le consommateur veut manger du bœuf argentin, je ne vois pas pourquoi on l'empêcherait de manger du bœuf argentin. Et la deuxième solution et la deuxième enjeu, c'est de répondre aux enjeux climatiques. Effectivement, c'était la stratégie de l'Union européenne qu'on appelait la stratégie F2F où il y avait le Green Deal et ce qui m'inquiète c'est là effectivement on va de recul en détricoté systématiquement et donc c'est là qu'on est plutôt dans le monde du passé que dans le monde de l'avenir.

Fa mais il faut arrêter hein. Le mythe de l'unité paysane n'existe pas. Arrêtons de parler du monde agricole.

Il y a deux agricultures. Il y a une agriculture prédatrice qui est en train de bouffer l'autre. Nous, on défend une agriculture paysane.

On n'est pas sur nous en fait ce que ce dont on parle là c'est la liste du père Noël que la FNSA parce que la FNSEA soit-disant et contre le mercour mais Arnaud Rousseau avec bien sûr avec Sophie Protéol a directement des filiales au Brésil, ils ont tout intérêt. Monsieur Rousseau a tout intérêt à ce que le mercosour passe sur la DNC, on en parlera sûrement plus tard le patron de la FNS. On n'est pas sur les mêmes choses.

Il est arrivé à Matignon il y a de jours juste avant notre rendez-vous avec sa liste de courses. Ces fameuses mesures dont on parle. Lui dit je m'adapte lui dit je m'adapte aux impératifs du marché.

Lui il a une vision très particulière de l'agriculture. Ça n'est pas celle de la confédération paysane et d'une grande majorité des paysans. Sur les blocages, il faut le savoir.

Il y a des paysans de la de la la de la FNSA qui sont en train de de dire "Mais on n peut plus. Il y a rien qui est fait sur le revenu, il y a rien qui est fait sur les prix minimum d'entrée. En fait, on ne peut pas penser monde agricole uniquement par le prisme de l'économie mondiale.

Ça n'est pas possible. Yeah.