Sarah Knafo : "Jamais je ne ferai perdre la droite"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:14FerméeÉludée
Un sondage vous donne à 9%, proche des 10% nécessaires pour le second tour. Est-ce que vous prenez le risque de faire perdre la droite ?
- 1:05RelanceÉludée
Si vous vous maintenez au second tour, est-ce que vous désisterez pour éviter que Rachida Dati ne perde la mairie de Paris ?
- 2:11OuverteRéponse directe
Votre communication s'inspire de Zoran Mamdani, candidat de gauche élu maire de New York. Vous l'assumez ?
- 3:04RelanceRéponse directe
Vous assumez cette inspiration de Zoran Mamdani sur la communication ?
- 3:47OuverteRéponse partielle
Votre site a été marqué par une polémique avec des messages racistes. Que s'est-il passé ?
- 4:35RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous fait dire que les messages racistes viennent de l'ultra-gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« C'est tout le contraire, moi je suis là pour faire gagner la droite. »
- 0:32Invité politiqueFait
« Jamais je ne ferai perdre la droite. »
- 0:41Invité politiqueChiffre
« Je suis très contente d'avoir pris 4 points dans le sondage que vous citez, d'être joueur du A9 au seuil du second tour. »
- 2:21Invité politiqueFait
« Je ne suis pas la candidate d'un parti. Je suis la candidate de tous les Parisiens. »
- 2:27Invité politiqueFait
« Ma liste s'appelle une ville heureuse. »
- 3:43Invité politiqueFait
« Il y a une bonne chose chez Zoran Mamdani, c'est que comme je vous l'ai dit, il était à 3% l'an dernier, il est maire de New York aujourd'hui. »
- 6:41Invité politiqueFait
« J'ai le sentiment que vous trouvez absurde de demander aux parisiens leur avis pour des projets. »
- 7:00Invité politiquePromesse
« Moi demain je veux gouverner Paris comme la Suisse. »
- 7:44Invité politiqueFait
« Éric Zemmour a écrit ça il y a 12 ans maintenant, dans lequel il disait effectivement qu'il y avait certaines valeurs qui étaient souvent rapportées aux hommes. »
- 8:07Invité politiqueFait
« Anne Hidalgo c'est une femme, elle a mis 12 ans pour détruire Paris avec beaucoup d'autorité. »
- 8:15Invité politiqueFait
« C'est pas relatif au sexe mais à la compétence. »
- 8:25Invité politiqueFait
« Éric Zemmour soutient ma candidature. »
Temps de parole
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7h49 sur Inter et Benjamin Duhamel, votre invité est eurodéputé et candidate reconquête à la mairie de Paris.
Bonjour Sarah Knafo.
Bonjour Benjamin Duhamel.
Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter alors qu'on a désormais une idée précise de la ligne de départ du premier tour à Paris. Un sondage est là pour la tribune dimanche publiée hier, vous donne à 9%, soit tout près de la barre des 10 qui vous permettraient d'être qualifiés au second tour. Mais loin, très loin de Rachida Dati qui elle est testée à 26%. Donc si je résume, une victoire est très peu probable mais vous prenez le risque de faire perdre la droite.
C'est tout le contraire, moi je suis là pour faire gagner la droite. Jamais je ne ferai perdre la droite. En 48 heures de campagne, je suis très contente d'avoir pris 4 points dans le sondage que vous citez, d'être joueur du A9 au seuil du second tour comme vous le dites. Donc je pense que la suite de la campagne pourra mener bien plus haut. Je vais publier mon programme dans les tout prochains jours, je vous invite d'ailleurs à le suivre. Et je ferai confiance ainsi à la liberté et à l'intelligence des Parisiens pour choisir leur futur maire de Paris.
Et quand c'est aussi serré entre un candidat socialiste et une candidate de droite, si vous réussissez à vous maintenir au second tour, ça peut se jouer à quelques points. Donc vous faites prendre un gros risque à Rachida Dati. Est-ce que vous nous dites ce matin, s'il y a le moindre risque, je me désisterai pour éviter que Rachida Dati ne perde la mairie de Paris ?
Regardez les choses différemment. Avant que je sois candidate, les chiffres étaient tout aussi serrés entre la droite et la gauche aujourd'hui à Paris. Donc il n'y avait pas de victoire assurée pour la droite. Ce que je vais faire dans cette campagne, au contraire, c'est de mobiliser des électeurs, mobiliser des gens qui peut-être n'auraient pas voté, mobiliser des abstentionnistes, mobiliser des déçus, des déçus des LR, des déçus du macronisme, que je vais amener au vote. Mon objectif, c'est d'emmener tous ces gens à la victoire.
Mais vous ne répondez pas à ma question, Sarah Knafo. Est-ce que vous désisterez s'il y a un risque pour Rachida Dati ?
J'ai répondu que jamais je ne ferai perdre la droite. Donc on verra quels seront les scénarios au second tour. Moi, j'espère que je serai en position de dire, arrivée première lors du premier tour, que je tends la main à tous les autres. Rappelez-vous que tout est possible. On a beaucoup parlé de Zoran Mamdani ces derniers jours. Il était à 3% l'an dernier. Il est aujourd'hui maire de New York. Faisons confiance à la liberté des Parisiens et croyons en la démocratie.
Alors justement, Zoran Mamdani, ce qui est frappant dans ce début de campagne, Sarah Knafo, c'est la tonalité que vous essayez de donner à votre campagne, une communication qui est inspirée du candidat de gauche Zoran Mamdani et l'humain de New York. J'ai bien regardé votre site internet. Il faut aller dans les mentions légales pour trouver une référence à votre parti, le parti fondé par Éric Zemmour Reconquête. Vous n'assumez pas qui vous êtes, Sarah Knafo ?
Alors c'est ce que j'allais vous dire justement quand j'ai entendu candidat de Reconquête à Paris. Je ne suis pas la candidate d'un parti. Je suis la candidate de tous les Parisiens. Ma liste s'appelle une ville heureuse. Ça s'appelle un slogan Sarah Knafo.
Ma liste s'appelle une ville heureuse. Je crois vice-présidente de Reconquête, eurodéputée Reconquête, vous n'assumez pas ?
Monsieur Benjamin Duhamel, regardez les autres. Lors des élections municipales, vous avez la possibilité de dire, je ne recherche pas des professionnels de la politique, mais des professionnels de la réussite. Je fais d'ailleurs un appel à toutes les bonnes volontés, Sarah pour Paris.fr, que tous ceux qui veulent me rejoindre, des entrepreneurs, des commerçants, des gens à qui je ne demanderai pas d'être encarté, des gens à qui je demande d'avoir des solutions pour la ville. Mon programme, typiquement, je l'ai construit avec des directeurs de crèches. Avec des ingénieurs en travaux publics. Je les appelle tous à venir me rejoindre.
Les élus qui seront demain à mes côtés au Conseil de Paris, je ne veux pas qu'ils soient des militants de Paris.
Sarah Knafo, la comparaison avec le candidat élu maire de New York, Zoran Mamdani, sur la communication, vous l'assumez ? Vous l'assumez cette inspiration ?
Vous parlez d'un deuxième sujet ? Je pense qu'aujourd'hui, il va y avoir une nouvelle manière de faire de la politique. En tout cas, pour ceux qui vont gagner. Je crois que les vieilles méthodes, les vieilles chartes graphiques qu'on a beaucoup vues vont désormais s'effacer au profit des gens qui réussiront à montrer des solutions, qui réussiront à montrer la lumière au bout de la fenêtre.
Donc, vous vous inspirez d'un candidat qui a incarné l'exact inverse de ce que vous prenez. Merci de le dire ! Il disait que Zoran Mamdani, c'était le parti de l'étranger. Alors, merci de le dire. En fait, il y a des bonnes idées à gauche, c'est ça ?
Il y a une bonne chose chez Zoran Mamdani, c'est que comme je vous l'ai dit, il était à 3% l'an dernier, il est maire de New York aujourd'hui. Ça, j'assume de m'en inspirer et nous verrons qui sera le maire de Paris le 22 mars prochain.
Vous parliez de votre site internet Sarah Knafo, ces cinq premiers jours de campagne ont été marqués par une première polémique. Vous avez appelé à des contributions sur votre site et vous avez dû fermer en catastrophe cette section après la publication de messages racistes. Non, il est ouvert. Je vais en citer un. Les négroïdes pullulent comme des cafards dans toutes les rues. Un message qui appelait à éradiquer les OQTF. Vous rajoutez à cela que les données des contributeurs ont été exposées. C'est un peu amateur comme début de campagne.
Je vous remercie de le citer, ça me permet de rappeler aux gens d'aller mettre leurs contributions. SarahPourParis.fr Et qu'on ne peut plus voir sur votre site. Que s'est-il passé ? Alors si maintenant il a été rouvert heureusement, la démocratie est de retour. Que s'est-il passé ? Il y a des petits malins d'ultra-gauche qui avec la même adresse IP. Vous m'entendez ? La même adresse IP, les deux messages que vous venez de citer. Ont déversé sur le site des messages pleins de haine. Des messages racistes mais aussi des messages qui allaient à mon encontre et qui m'insultaient.
Qu'est-ce qui vous fait dire que c'est l'ultra-gauche ou l'extrême-gauche ?
La même adresse IP, écoutez-moi, je vais peut-être lire ma phrase. La même adresse IP a posté ces messages que vous venez de citer mais aussi des messages qui m'insultaient. Personnellement. Quand on a vu cette même adresse IP, tout de suite on s'est dit on va supprimer tous ces messages puisqu'évidemment il s'agit d'une manipulation. À la seconde où nous les avions vus, tout de suite ils ont été postés.
Mais vous n'avez aucune preuve que ce soit une manipulation Sarah Knafou.
Je vais finir ma phrase quand même, Benjamin Duhamel. Tout de suite ils ont été postés sur les réseaux sociaux. A moins que Yann Brossard, David Béliard passe leur temps sur mon site internet à réactualiser la page pour faire des captures d'écran et les mettre sur Twitter, c'est exactement ce qui s'est passé.
Donc c'est une théorie du complot pour vous nuire, c'est ça ?
Ça ne s'appelle pas une théorie. Ça ne s'appelle pas une théorie quand la même adresse IP, vous croyez au fait Benjamin Duhamel.
Vous croyez au fait ? Je crois que vous n'avez pas identifié cette adresse IP donc on ne sait pas, vous ne connaissez pas l'identité de ceux qui ont publié ces messages.
Alors si je vous dis juste que la même adresse IP m'insulte moi puis poste ces messages, est-ce que vous croyez que c'est un de mes soutiens ? Moi je ne le crois pas. En revanche ce que j'ai vu c'est que sur ce site vous avez des centaines de contributions de Parisiens, de vrais Parisiens qui nous donnent leurs problèmes, qui nous disent ce qu'il se passe dans la crèche de leurs enfants, dans le périscolaire, qui nous disent ce qu'ils aimeraient pour leurs animaux, qui nous donnent leurs solutions pour Paris demain. Toutes ces contributions je vais les utiliser.
Je les utilise déjà, je rencontre d'ailleurs les Parisiens lors de grandes consultations que je fais dans des cafés, hier au marché convention, la semaine prochaine dans le 17e arrondissement de Paris, puis dans le 12e, je les invite à venir à ma rencontre. Là l'extrême gauche ne pourra pas pirater ces rencontres et je suis à leur écoute.
Donc pas de méa culpa, un point sur votre programme, j'ai lu avec attention le fait que vous vouliez organiser des référendums à Paris pour tout projet qui dépasse 10 millions d'euros. Absolument. Est-ce que vous savez combien par an il y a de projets à Paris qui dépassent 10 millions d'euros ?
Il y en a très peu justement, donc ça permettra de pouvoir en faire de manière régulière. Vous savez combien ? Ça permettra d'en faire de manière régulière.
Est-ce que vous savez combien il y a de projets qui dépassent 10 millions d'euros par an ? Dites-le-moi. Entre 31 octobre 2024 et 31 octobre 2025, il y en a 80. Très bien. Formidable. Donc 80 référendums par an.
Et pourquoi ?
Est-ce que vous savez combien de référendums il y a en Suisse ? Donc vous allez appeler les parisiens et parisiennes 80 fois par an à voter sur ces projets.
Absolument, ils peuvent même voter d'ailleurs le même jour pour plusieurs projets. Vous savez comment ça se passe en Suisse Benjamin Duhamel ? Vous ne faites pas une grande confiance à la démocratie.
Moi je pose des questions et je souligne peut-être la difficulté logistique à appeler au vote 80 fois les parisiens et parisiennes.
J'ai le sentiment que vous trouvez absurde de demander aux parisiens leur avis pour des projets. Non mais je vois votre regard, j'ai l'impression que vous considérez comme absurde d'appeler les parisiens à choisir leur propre destin. Vous savez quand vous leur imposez des projets dont ils seront les seuls à subir les conséquences. Peut-être que ce serait bien de les appeler au vote. Ils peuvent voter d'ailleurs le même jour pour plusieurs projets. Ça se fait exactement de la même manière en Suisse. Moi demain je veux gouverner Paris comme la Suisse.
Je veux être la maire la plus démocratique que les parisiens aient connus et je veux qu'ils décident eux-mêmes pour les conséquences qu'on va leur appliquer.
Une dernière question Sarah Knafo. Je me suis replongé dans les archives des précédentes élections municipales à Paris. En 2014, les deux principales candidates étaient des femmes. Ce qui avait justifié ce commentaire d'un certain Éric Zemmour le 26 mars 2014. Les femmes n'expriment pas le pouvoir, elles n'incarnent pas le pouvoir. C'est comme ça, le pouvoir s'évapore dès qu'elles arrivent. Tout en précisant que seules les femmes qui ont des valeurs masculines peuvent réussir à exercer le pouvoir. Est-ce que le pouvoir s'évapore à votre contact Sarah Knafo ?
On est bien chez France Inter, ça fait vraiment plaisir d'être là. Pourquoi ça ? Vous faites même rire vos collègues.
Je me disais bien que ça faisait 8 minutes sans référence à France Inter, mais il a fallu que vous le fassiez. Bah oui, j'aurais dû commencer par ça, vous êtes tellement prévisible. Est-ce que le pouvoir s'évapore à votre contact Sarah Knafo ?
Comme vous l'avez dit, Éric Zemmour a écrit ça il y a 12 ans maintenant, dans lequel il disait effectivement qu'il y avait certaines valeurs qui étaient souvent rapportées aux hommes, l'autorité, la discipline, d'autres valeurs rapportées aux femmes. Je ne crois pas que ça veuille dire qu'aucune femme ne puisse avoir de l'autorité.
Il dit bien qu'il faut que des femmes aient des valeurs masculines pour pouvoir incarner ce pouvoir.
Des valeurs qui sont communément appelées masculines. Moi, si vous voulez, je n'admire ni en bien ni en mal les femmes qui sont au pouvoir. Anne Hidalgo c'est une femme, elle a mis 12 ans pour détruire Paris avec beaucoup d'autorité. Ça je vous le concède. En revanche, Margaret Thatcher elle aussi était une femme et elle a redressé le Royaume-Uni.
Mais vous ne répondez pas à ma question, est-ce que le pouvoir s'évapore au contact des femmes, comme le disait Éric Zemmour en 2014 ?
C'est pas relatif au sexe mais à la compétence. Aujourd'hui, je suis candidate à la mairie de Paris. Éric Zemmour soutient ma candidature. Il sera d'ailleurs ce soir à mon meeting que je fais au Salon Hoche. Et j'invite ceux qui nous écoutent et qui sont curieux à venir Salon Hoche à 19h pour écouter ce premier discours. Il y aura Éric Zemmour au premier rang, il soutiendra ma candidature. Il sera candidat ou pas ?
Ça répond à votre question. Même en bas de liste, il sera candidat ou pas ?
Alors il soutiendra les candidats qui sont partout sur le territoire en France. Il ne sera pas candidat à Paris puisqu'il a vocation à soutenir les candidats de toute la France.
Merci Sarah Knafo, candidate reconquête à l'Amérique Paris sur France Inter. Merci.
Merci.
Sarah Knafo