Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat· 25 mars 2026 4 min

Municipales à Nice : "Avec les déclarations de Bruno Retailleau, on a eu le coup de pied de l'âne"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Une question sur les élections municipales qui se sont terminées dimanche soir. Dominique Estrosi-Sassonne, vous étiez candidate sur la liste de Christian Estrosi-Anaïs qui a été défaite par Eric Ciotti. Comment vous avez vécu cette campagne niçoise très dure et puis notamment dans l'entre-deux-tours le refus de Bruno Rotaio de soutenir votre liste ?

Oui, cette campagne a été extrêmement difficile. Elle a été extrêmement violente. Bien évidemment que j'ai très mal vécu la défaite parce que cette défaite ça veut dire quoi ?

Ça veut dire qu'on livre la ville de Nice qui est la cinquième ville de France entre les mains de l'UDR et du RN. Et effectivement nous avions eu déjà avant le premier tour une campagne difficile. La gauche s'est maintenue alors qu'elle n'a fait que un point de plus que le score qui lui permettait effectivement de se maintenir au deuxième tour et qu'elle aurait dû bien évidemment se désister parce que le vote utile, il n'était pas avec la gauche, il était soit entre Christian Estrosi et de notre côté Éric Ciotti.

Et puis si j'ose dire, on a eu le coup de pied de l'âne avec les déclarations de Bruno Rotaio dans l'entre-deux-tours qui a dit qu'il laissait le choix au Niçoise et au Niçois, et qui donc a remis un accord national en cause. Et qu'on ne remet pas en cause un accord national deux jours avant le deuxième tour, et que cet accord national avait été scellé par l ensemble des partenaires, des alliés de la droite et du centre. Vous en êtes expliqué avec Renaud Rotailleau, parce que vous connaissez bien, il a présidé le groupe LR ici au Sénat.

Oui, oui, je m'en suis expliqué. Je m'en suis expliqué également hier en bureau politique de ma famille politique, puisque je suis directement intervenu. Je lui ai dit que je ne comprenais pas cette position, que très certainement on en paierait les conséquences et qu'on ne pense pas que ce qui s'est passé à Nice est intrinsèquement uniquement limité au département des Alpes-Maritimes.

Mais on voit bien que la gangrène s'installe et que tôt ou tard, c'est aussi à l'échelle du territoire national que les effets et les secousses du séisme niçois se produiront. Alors après ces municipales, la séquence de l'élection présidentielle est déjà ouverte, notamment à droite. Au sein du bureau politique des Républicains, on travaille sur plusieurs options de désignation du candidat LR.

Mais est-ce qu'il faut une primaire du bloc central et des LR pour avoir un candidat unique face au RN et face à la gauche, à la présidentielle ? C'est sûr qu'il faut un candidat unique de la droite et du centre pour faire face et pour éviter qu'au deuxième tour, nous nous retrouvions entre deux populisme, d'un côté Mélenchon, de l'autre côté Bardella. Je crois que j'ai entendu beaucoup de paroles de hautes personnalités qui sont potentiellement candidates à l'élection présidentielle de la droite et du centre, appelés à une candidature unique.

Et j'espère véritablement que cela pourra se mettre en œuvre, que des ambitions personnelles seront mises de côté pour que le moment venu et assez rapidement, je dirais dès l'automne, il y ait ce choix de la candidature unique. Dernière question rapidement sur David Lysnard, le maire de Cannes qui quitte les Républicains, qui estime que la désignation du candidat à LR finalement était un vote truqué. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Alors on va attendre parce qu'il a menacé pour l'instant de quitter les Républicains, apparemment c'est ce qu'il va faire mais il veut d'abord s'en entretenir avec Bruno Retailleau. Moi je trouve que le timing est extrêmement étonnant puisque cela se fait au lendemain du bureau politique. Bureau qui vous l'avez rappelé a désigné en tout cas le mode qui sera choisi par les adhérents pour trouver le candidat LR qui sera candidat à l'élection présidentielle.

Ça se fait au lendemain parce que ce mode de désignation ne convient pas à David Lysnard, est une menace pour sa candidature personnelle à l'élection présidentielle et donc forcément David Lysnard conduit aujourd'hui une démarche individuelle. Merci beaucoup Dominique Estrosi Merci, merci beaucoup Alexandre.