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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 25 février 2019 19 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Réunion publique à Caudry (59) : discours d'Hervé Juvin

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:12Invité politiqueFait
    « Que sont ces traités de libre-échange qui sont toujours les traités du moins-disant, le moins-disant social, le moins-disant fiscal, le moins-disant environnemental ? »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « la préférence pour les citoyens européens, le respect de la souveraineté des peuples européens et la liberté des nations. »
  • 8:36Invité politiqueFait
    « Contre le chômage, on a tout essayé. »
  • 8:42Invité politiqueFait
    « Contre le chômage de masse, est-ce qu'on a essayé de faire valoir la préférence territoriale ? »
  • 14:02Invité politiqueChiffre
    « ça a probablement fait revenir de 2 à 3 millions d'emplois sur le territoire américain et ça n'est pas fini. »
  • 15:18Invité politiqueFait
    « parce qu'ils savent qu'elles satisfassent au plus haut niveau de qualité mondiale. »

Temps de parole

  • Hervé Juvin96 %
  • Présentateur4 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:09
Présentateur

En allant hier en Haute-Marne, je me suis dit, qui sont les plus chaleureux, la Haute-Marne ou le Nord ? Merci mes amis, je vous demande désormais d'accueillir celui que vous connaissez désormais, qui a fait le choix de nous rejoindre, il a écrit plus d'une quinzaine d'ouvrages consacrés une partie de sa vie à l'écologie humaine. Il apporte aussi cette touche écologique à notre projet, que nous allons massivement développer dans le cadre de cette campagne. Je vous demande d'accueillir comme il se doit, Hervé Juvin.

0:45
Hervé Juvin

Chers amis, chers amis du Cambrésie, chers amis du Nord, bonjour à toutes, bonjour à tous. C'est avec un peu d'émotion que je prends la parole ici devant vous. J'ai eu l'occasion depuis hier de courir au long des canaux de Cambrai, j'ai eu l'occasion de voir le musée Matisse à Cato, j'ai eu l'occasion de découvrir Caudry. Et si je dis que c'est avec émotion que je m'adresse à vous cet après-midi, c'est parce que j'ai mesuré. J'ai mesuré à quel point le destin de la France et le destin de l'Europe, à plusieurs reprises dans notre histoire, s'est joué sur une terre de tant de travail, de tant de sacrifices, de tant de souffrance aussi.

Mais à quel point sur cette terre, nous étions au cœur de la France, nous étions au cœur de l'Europe et nous étions au cœur de notre destin commun. Et ce que je voudrais vous dire cet après-midi, Jordan Bardella l'a évoqué, c'est que ce qui nous rassemble aujourd'hui, ce qui vous rassemble autour de nous, c'est bien le destin de la France et c'est bien le destin de l'Europe qui se joue. Pour la première fois, sans doute, depuis combien d'années, depuis combien de scrutins, nous pouvons changer l'Europe pour sauver les nations et nous pouvons changer l'Europe pour sauver la France. C'est ce qui est en jeu, c'est ce qui sera en jeu dans ces élections du 26 mai.

Oui, nous pouvons de l'intérieur changer l'Union européenne, la changer pour l'Alliance européenne des nations, parce que le sort de la France, le sort des nations et le sort de l'Europe est en jeu. Vous le savez comme moi, vous en constatez pour beaucoup d'entre vous, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, les dégâts. L'Union européenne est sortie de son lit et l'Union européenne est devenue une menace pour l'Europe. L'Union européenne est en train de défaire l'Europe, elle est en train de défaire les nations. L'Union européenne, vous le savez, elle est pleine d'idées modernes devenues folles.

Elle est pleine de l'idée de l'ouverture sans frontières à tous les mauvais vents de la globalisation et de la mondialisation. L'Union européenne, elle est pleine du risque du poste national, c'est-à-dire de groupes d'experts, d'autorités indépendantes, etc., qui se substituent aux peuples européens, qui remplacent les nations et qui mettent fin à la souveraineté des nations et aux débats politiques. Nous le refusons.

L'Union européenne, devenue folle, c'est une union qui détruit le marché intérieur pour s'ouvrir pleinement aux fameux traités de libre-échange, qui ouvre nos marchés, qui ouvre nos assiettes, nos foyers, nos commerces, à des produits que nous n'aurions pas le droit de produire chez nous. Que sont ces traités de libre-échange qui sont toujours les traités du moins-disant, le moins-disant social, le moins-disant fiscal, le moins-disant environnemental ? L'Union européenne, c'est... Comment ne pas le dire en ce moment où chaque samedi, les gilets jaunes remplissent les rues, encore à Cambrai, hier ? C'est la dépossession de nos libertés politiques. La démocratie, c'est quoi ?

C'est le fait que nous soyons appelés à voter. C'est le fait que nous puissions débattre, que nous puissions faire connaître notre opinion, et que sur tous les sujets, c'est la volonté du peuple exprimé dans les urnes qui doit l'emporter. L'Union européenne... L'Union européenne nous met en apesanteur. L'Union européenne, c'est un vide politique, c'est un vide stratégique qui nous empêche de défendre nos intérêts et qui nous empêche tout simplement, qui empêche tous les citoyens des nations européennes d'avoir la sécurité, la confiance dans l'avenir et cette capacité à transmettre le meilleur d'eux-mêmes qui a fait l'Europe et qui a fait les nations européennes.

Face à cela, le 26 mai, l'essentiel va se jouer. L'essentiel va se jouer parce que nous sommes capables d'enlever aux deux partis qui s'accordent pour monopoliser le pouvoir. Nous pouvons leur enlever la majorité et nous pouvons faire que vos voix, que les voix du peuple français, comme celles du peuple italien, comme celles du peuple slovaque, du peuple autrichien, du peuple danois ou suédois, etc., que les voix des peuples européens comptent, soient entendues et qu'elles pèsent. Et je peux vous dire que déjà à Bruxelles, on sent le tremblement de terre qui arrive.

Déjà à Bruxelles, les fonctionnaires de la Commission savent bien qu'ils vont perdre l'initiative et le monopole de discussion des traités. Parce que vous savez que les traités, aucun de vous, aucun de nous, n'a le droit de savoir quoi que ce soit avant qu'il n'ait été signé. Déjà la Commission sait très bien qu'elle n'est qu'un organe technique et que d'une manière ou d'une autre, elle sera ramenée au rôle de secrétariat permanent des institutions démocratiques que sont le Conseil européen et que sont le Parlement européen.

Et déjà, l'Union européenne, Bruxelles, savent très bien qu'ils vont devoir redécouvrir la préférence pour les citoyens européens, le respect de la souveraineté des peuples européens et la liberté des nations. C'est ça qui se jouera le 26 mai. C'est ça qui se jouera avec des listes partout en Europe appelées à devenir nos alliés. et c'est cela qui se jouera avec la liste conduite par Jordan Mardella, soutenue par Marine Le Pen, cette liste présentée par le Rassemblement national que je vous demande de soutenir. Il y va de nos libertés et il y va de notre souveraineté. refaire l'Europe pour rendre la France aux Français. C'est le cœur de notre programme.

Parce que voilà trop d'années que les gouvernements successifs, ça ne date pas de la présidence d'Emmanuel Macron, ont accumulé les renoncements, les abandons, les petites lâchetés qui font les grandes défaites. Voici combien d'années que parler d'intérêt national, c'est presque devenu un gros mot. Voici combien d'années qu'on nous dit vous qui êtes ici, vous n'avez qu'à vous dissoudre dans la mondialisation. Vous n'avez qu'à être des hommes et des femmes du monde comme les autres. Abandonnez votre nationalité, abandonnez votre citoyenneté, abandonnez tout ce que tant d'histoires, tant de sacrifices accumulés ont fait de nous la liberté française, l'honneur et le bonheur d'être français.

Ça, ça s'est traduit au cours des dernières années par trois affirmations que vous ne devez plus jamais tolérer d'entendre. La première affirmation, c'est celle de François Mitterrand. Contre le chômage, on a tout essayé. Ah ! Contre le chômage, on a essayé l'arrêt de l'immigration économique et l'arrêt de l'immigration de travail. Contre le chômage de masse, est-ce qu'on a essayé de faire valoir la préférence territoriale ? Est-ce qu'on a essayé de faire valoir l'intérêt national à maintenir nos activités sur nos territoires ? La seconde affirmation que vous ne devez plus jamais accepter, c'est « Il n'y a pas d'alternative ».

Si je me suis engagé aux côtés de Jordan Bardella, aux côtés de Marine Le Pen, sur cette liste, c'est parce que la politique, c'est qu'il y a toujours un choix possible. En politique, c'est indécent de dire qu'il n'y a pas d'alternative. Justement, la fonction politique la plus noble, c'est qu'il y a toujours une route pour la liberté et il y a toujours une route pour l'indépendance des nations qui choisissent de se battre et qui vont vers la victoire. Et puis, la troisième affirmation qu'il ne faut laisser personne jamais dire, c'est Margaret Thatcher, mais c'est l'idée de notre gouvernement. La société, ça n'existe pas. Il n'y a que des individus, il n'y a que des intérêts économiques.

Et qu'est-ce que ça serait plus simple si la France était gérée comme une entreprise parce que si la France était gérée comme une entreprise, on pourrait licencier ces drôles de Français réfractaires aux changements qui ne veulent pas quitter leur territoire et qui sont attachés à leur terre, à leur famille et à leurs valeurs. Désolée, la France n'est pas une entreprise, la France est une nation libre et souveraine et elle le fera bientôt entendre. Nous allons le faire entendre.

Nous allons le faire entendre parce que nous allons porter haut et fort un projet qui est un projet politique, qui est un projet de société et qui doit vous donner et vous rendre le pouvoir sur vous-même que l'économie vous a confisqué. Ce que nous allons faire, c'est bien simple. D'abord, appliquer le principe de la responsabilité nationale des entreprises. Regardez l'histoire. dans la globalisation, les entreprises de ce grand pays voisin d'une autre qu'est l'Allemagne ont utilisé la globalisation pour renforcer leurs tissus productifs. Elles ont créé de l'emploi en Allemagne, elles ont investi en Allemagne, elles ont renforcé les sites de production.

Comment les grandes entreprises françaises ont-elles utilisé la globalisation ? Elles ont rêvé de fermer toutes les usines en France, elles ont investi massivement sur d'autres continents, elles ont détruit de l'emploi, elles ont porté leurs investissements hors de France, dans beaucoup de cas leur centre de recherche et leur centre de direction ont quitté les frontières. Le choix de la globalisation par les grandes entreprises françaises a conduit à la destruction de nos sites productifs. Cela, nous le refusons.

La responsabilité nationale des entreprises, ça veut dire que l'impôt payé, ça veut dire que les taxes payées seront modulées en fonction de l'impact global de l'entreprise sur son territoire. Est-ce qu'elle favorise l'emploi local et la formation locale ? Est-ce qu'elle favorise l'environnement et est-ce qu'elle aide à transmettre plus beau, plus riche le territoire sur lequel elle travaille ? Est-ce qu'elle respecte les préférences nationales et les préférences collectives des territoires où elle est implantée ? Tout cela, nous le prendrons en compte pour reconstruire les liens entre l'entreprise et la société au nom de la responsabilité nationale des entreprises.

Ce que nous devons faire et comment ne pas considérer le champ de ruines que les dogmes globalistes et les dogmes d'ouverture laissent derrière l'Union européenne, c'est en finir avec le désaménagement de nos territoires. Oui, j'ai bien dit désaménagement de nos territoires. Voici maintenant 20 ou 30 ans que nous avons abandonné ce que les rois de France avaient commencé à construire. l'aménagement de nos territoires, c'est-à-dire l'égalité de toutes les Françaises et de tous les Français devant les grands services publics, où qu'ils soient.

Vous voyez comme moi les postes qui ferment, vous voyez les maternités qui ferment, vous voyez les hôpitaux qui ferment, vous voyez l'état des routes qui se dégrade et vous voyez le coût de la distance qui ne cesse pas d'augmenter. C'est moins cher d'acheter ce qui est produit en Chine et qui arrive par des tanqueurs géants. C'est moins cher d'acheter des produits qui viennent d'on ne sait où dans des conditions de fabrication dont on ne sait rien que d'acheter les produits auprès d'entreprises locales qui respectent toutes les normes et toutes les préférences locales. Cela, nous le changerons. Le coût de la proximité, le coût de la distance doit être inversé.

Ce qui vient de très loin doit payer le prix de la distance. Ce qui est produit sur le territoire avec nos normes et avec nos préférences collectives doit être favorisé par tous les moyens. C'est la clé de cette relocalisation des activités qui est en application partout dans le monde. Est-ce que vous croyez que la Chine n'agit pas au mieux des intérêts des Chinois ? Est-ce que vous croyez que les États-Unis ne sont pas d'impitoyables défenseurs de l'intérêt national américain ?

Et je vous rappelle que la politique de Donald Trump de dénoncer tous les traités de libre-échange, d'appliquer de stricts traités commerciaux, y compris avec des contingentements de quantité, ça a probablement fait revenir de 2 à 3 millions d'emplois sur le territoire américain et ça n'est pas fini. Ce sont des centaines d'usines qui sont revenues sur les territoires américains parce que c'est plus rentable, c'est plus intéressant et c'est préféré par le consommateur américain que de produire chez soi. Pourquoi ne pas agir de la même manière en France ?

Nous pouvons reconquérir nos territoires comme territoires de vie, comme territoires qui promettent un avenir meilleur à nos jeunes, comme territoires de vie, de dynamisme, d'investissement et quelque part comme des territoires qui retrouvent davantage cette autonomie économique qui leur a été enlevée. J'ai parlé des relocalisations, j'ai parlé de l'aménagement du territoire. La composante essentielle, elle n'est pas économique, mesdames et messieurs. La composante essentielle de la place de la France dans le monde, c'est l'excellence française, c'est la fierté française et ce sont des exigences de production qui sont parmi les plus élevées au monde.

Pourquoi croyez-vous que nos interlocuteurs chinois investissent massivement quand ils le peuvent dans les terres françaises et dans les productions agricoles françaises ? Tout simplement parce qu'ils savent qu'elles satisfassent au plus haut niveau de qualité mondiale. Nous avons à refaire valoir l'excellence française et la qualité française et elle part de nos territoires, elle part du local, elle part des marques d'origine et nous devons exiger que nos marques d'origine ou nos marques territoriales aient partout la prépondérance sur les marques commerciales.

Est-ce que vous savez qu'une grande entreprise de divertissement américain qui s'appelle Disney a identifié qu'un des créneaux en or c'était l'alimentation des enfants ? Et est-ce que vous savez que Disney est en train de créer des marques alimentaires pour enfants que les enfants vont naturellement demander à leurs parents qui ne bénéficient d'aucune appellation d'origine, d'aucune norme sanitaire européenne dont on ne sait pas d'où elles viennent et dont on ne sait pas comment ils sont fabriqués ? Cela, nous le refusons. nous souhaitons que la transparence et la traçabilité soient totales parce que ce qu'il y a dans nos assiettes c'est notre santé de demain qui est en jeu.

Sur tous ces sujets, vous l'avez bien compris, nous devons rendre la France aux Français et nous devons rendre, nous devons vous rendre, la décision politique, le choix politique et la souveraineté. nous nous y engageons. C'est le sens de votre combat et c'est le sens de votre présence ici cet après-midi. Et pour terminer, je voudrais vous dire très simplement, oui, je suis ému de parler avec vous sur cette terre de tant de travail, de tant de sacrifices, de tant de beauté aussi. Et je crois que vous partagerez avec moi plus tard une grande fierté d'avoir été ici, aujourd'hui, à nos côtés. parce que le combat que nous engageons, c'est le combat d'une renaissance de l'Europe.

Le combat que nous engageons, c'est le combat d'une renaissance de la France. Cette France qui se bat, cette France qui souffre, cette France qui s'indigne et cette France qui est en colère. Cette France qui doit voter parce que le 26 mai, il y va de votre avenir et il y va de notre avenir à tous. Et si je dois terminer sur une seule chose, votre colère, votre volonté de reprendre le destin de la France en main, il a un nom, il s'appelle voter le 26 mai. Par notre victoire en Europe, nous pouvons refaire la France. Par le changement de l'Union Européenne, nous pouvons aider à rendre la France aux Français. Votez, vous serez fiers.

Vous serez fiers d'avoir été ici à nos côtés aujourd'hui parce que la route que nous commençons est encore longue. Il y aura bien d'autres échéances. Il y aura, je l'espère, bien d'autres rendez-vous avec vous. Mais la route que nous conduisons, elle nous conduit à la victoire, elle nous conduit à l'honneur parce que nous nous battons pour que vive la France. Sous-titrage Société Radio-Canada