Mobilisation du 24 octobre : "les manifestations sont interdites dans le centre-ville de Mulhouse"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Défensif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez « approuvé » cette mesure ?
- 0:59RelanceRéponse directe
Pourquoi un couvre-feu qui ne vise que les mineurs le soir ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Est-ce qu'une manifestation déclarée a été faite en préfecture ?
- 3:25FerméeRéponse directe
Vous confirmez ce matin que toute manifestation est interdite dans le centre-ville de Mulhouse demain ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que vous attendez des renforts, notamment de police nationale demain ?
- 5:26OuverteRéponse directe
D'autres mesures de surveillance, par drone par exemple, sont prévues ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« Il s'agit pour nous de tirer les conséquences de ce qui s'est passé, non pas immédiatement le samedi où il y a eu des manifestations violentes, mais quelques jours après, ou plutôt dans la nuit, deux jours suivants »
- 0:48Invité politiqueFait
« 'où l'intérêt, l'importance d'avoir un dispositif de ce type pour assurer la sécurité des biens et des personnes à Mulhouse dans cette période particulièrement difficile. »
- 1:06Invité politiqueFait
« simplement parce que nous avons une population de personnes mineures, comme je l'ai dit, sans faire d'amalgame avec l'ensemble des mineurs bien sûr, une population de mineurs qui peuvent attaquer des boutiques de téléphonie ou d'autres boutiques »
- 1:51Invité politiqueFait
« Au moment où je parle, il n'y a pas de déclaration faite avec des organisateurs identifiés »
- 2:02Invité politiqueFait
« le droit de manifester, la possibilité de revendiquer est garantie par la Constitution. C'est quelque chose auquel je suis attaché en termes de liberté publique. »
- 2:19Invité politiqueFait
« le moins que l'on puisse dire, c'est que ces conditions n'étaient pas respectées samedi dernier. »
- 2:55Invité politiqueFait
« l'interdiction pour les personnes dans Mulhouse de se promener avec une cagoule, avec des équipements de protection. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Les manifestations sont interdites dans le centre-ville de Mulhouse demain. »
- 3:52Invité politiqueFait
« des commerçants dont certaines boutiques ont été attaquées et pillées par des personnes qui étaient assez éloignées des revendications sociales qu'on a pu connaître ces derniers jours et qui étaient animées par l'idée de détruire. »
- 4:48Invité politiqueFait
« il y aura plus de policiers que samedi dernier, à la fois parce qu'il y a un rappel systématique des policiers pour être présents ce jour-là à Mulhouse et par ailleurs nous aurons également le renfort de gendarmes »
- 5:32Invité politiqueFait
« j'ai autorisé le survol de drone de façon à pouvoir identifier d'éventuels mouvements de foule. »
- 5:50Invité politiqueFait
« nous aurons plus de policiers assurant le maintien de l'ordre, mais nous aurons également plus de policiers qui pourront, sous le contrôle du procureur de la République, procéder à des interpellations »
Temps de parole
- Alain Aubry79 %
- Présentateur17 %
- ?4 %
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A
la veille d'une nouvelle mobilisation
contre la vie chère, le préfet du Haut-Rhin est l'invité d'ICI
Alsace ce matin.
Bonjour Emmanuel Aubry.
Bonjour.
Merci d'avoir accepté d'être en direct avec nous ce matin sur ICI Alsace. Le maire de Mulhouse a décidé de mettre en place un couvre-feu pour les mineurs à partir de 21h ce soir. Décision prise en relation avec votre préfecture. Est-ce que vous avez « approuvé » cette mesure
? Bien
sûr. Il s'agit pour nous de tirer les conséquences de ce qui s'est passé, non pas immédiatement le samedi où il y a eu des manifestations violentes, mais quelques jours après, ou plutôt dans la nuit, deux jours suivants,
où
un magasin de téléphonie a été attaqué par deux personnes qui se sont révélées mineures,
d
'où l'intérêt, l'importance d'avoir un dispositif de ce type pour assurer la sécurité des biens et des personnes à Mulhouse dans cette période particulièrement difficile.
Pourquoi un couvre-feu qui ne vise que les mineurs le soir ? Certains se posent la question.
Tout
simplement parce que nous avons une population de personnes mineures, comme je l'ai dit, sans faire d'amalgame avec l'ensemble des mineurs bien sûr, une population de mineurs qui peuvent attaquer des boutiques de téléphonie ou d'autres boutiques, et qu'il était nécessaire d'adresser un message très ferme vis-à-vis des mineurs, mais vis-à-vis aussi des parents, parce que lorsqu'on est mineur, on ne circule pas dans un centre-ville, dans une ville, à 23h, 1h du matin ou 3h du matin.
Un nouvel appel à la mobilisation est lancé pour la journée de demain samedi. À ce jour, M. le Préfet,
est
-ce qu'une manifestation déclarée a été faite en préfecture
? Au
moment où je parle, il n'y a pas de déclaration faite avec des organisateurs identifiés, ce qui, évidemment, pour le Préfet que je suis, est une difficulté, parce que le droit de manifester, la possibilité de revendiquer est garantie par la Constitution. C'est quelque chose auquel je suis attaché en termes de liberté publique. Pour autant, ces manifestations doivent s'exercer dans le calme, dans la sécurité des biens et des personnes, et le moins que l'on puisse dire, c'est que ces conditions n'étaient pas respectées samedi dernier. Le défaut d'interlocuteur est une difficulté pour moi, mais en tout état de cause, ma détermination à assurer la sécurité des biens et des personnes est totale.
C'est la raison pour laquelle, dès maintenant, j'ai pris un certain nombre de décisions de portée administrative en amont de la journée de samedi, c'est-à-dire l'interdiction de manifestation dans le centre de Mulhouse,
c
'est aussi l'interdiction de détenir,
d
'acheter des mortiers d'articules inflammables, c'est l'interdiction pour les personnes dans Mulhouse de se promener avec une cagoule, avec des équipements de protection. C'est tout un ensemble de mesures qui, adossé à un dispositif policier et de gendarmerie qui sera renforcé, doit permettre de garantir cette sécurité des biens et des personnes. Donc
vous confirmez ce matin que toute manifestation est interdite dans le centre-ville de Mulhouse demain ?
Les
manifestations sont interdites dans le centre-ville de Mulhouse demain. Au regard des événements de samedi dernier, c'est aussi pour assurer la sécurité des biens et des personnes. Des personnes qui déambulent dans le centre-ville de Mulhouse classiquement un samedi après-midi, des commerçants dont certaines boutiques ont été attaquées et pillées par des personnes qui étaient assez éloignées des revendications sociales qu'on a pu connaître ces derniers jours et qui étaient animées par l'idée de détruire. Deux cibles étaient identifiées, c'était les
biens
publics, c'est la mairie, c'est la gare, c'est la signalisation de rue.
Et il y a eu les
commerces.
Des commerces aussi avec une volonté d'appropriation, une délinquance qui cherchait à obtenir soit des bijoux, soit des téléphones portables, soit des articles de parfumerie ou des vêtements. On est bien loin des revendications sociales dans ce cadre-là et c'est normal que le dispositif police samedi à Mulhouse.
Est-ce que ça veut dire que vous attendez des renforts, notamment de police nationale demain ?
Alors
il y aura plus de policiers que samedi dernier, à la fois parce qu'il y a un rappel systématique des policiers pour être présents ce jour-là à Mulhouse et par ailleurs nous aurons également le renfort de gendarmes, du groupement départemental, mais aussi des gendarmes ou des CRS qui viendront de l'extérieur renforcer le dispositif à Mulhouse mais également à Colmar puisque samedi dernier, sans qu'il y ait eu de dégâts, il y avait aussi quelques manifestations à Colmar. Et nous sommes aussi attentifs à ce qui se passe à Colmar.
Dernière question, monsieur le préfet. D'autres mesures de surveillance, je ne sais pas, par drone par exemple, sont prévues
? Il
est possible qu'il y ait, en tout cas j'ai autorisé le survol de drone de façon à pouvoir identifier d'éventuels mouvements de foule.
Ce
que je souhaite dire également, c'est que naturellement, avec ce renforcement policier, nous aurons plus de policiers assurant le maintien de l'ordre, mais nous aurons également plus de policiers qui pourront, sous le contrôle du procureur de la République, procéder à des interpellations, mettre les personnes, le cas échéant, en garde à vue et faire en sorte que chacun puisse répondre de ses actes devant la justice.
Merci Emmanuel Aubry d'avoir été en direct avec nous ce matin. Vous êtes le préfet du Haut-Rhin et vous avez confirmé ce matin que toutes les manifestations sont interdites. Demain, à Mulhouse, dans les rues du centre-ville. Merci beaucoup.