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Podcast / conversationHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 27 octobre 2026 11 minActualité / polémiqueNumériqueSécuritéSantéJustice

Le gouvernement peut-il couper les réseaux sociaux ? (27/10)

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  • 0:57PrésentateurFait
    « Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué la possibilité de suspendre les réseaux sociaux devant les députés. »
  • 2:12PrésentateurFait
    « Laurent Nunez a assuré que ce n'est pas une interdiction des réseaux sociaux, mais une mesure permettant de supprimer un message ou un contenu. »
  • 3:22PrésentateurFait
    « Pour bloquer un réseau social, l'État passe par les opérateurs qui doivent filtrer l'accès aux applications. »
  • 5:16InvitéFait
    « Le suspect n'a pas contesté les faits mais a nié leur caractère raciste. »
  • 6:06InvitéFait
    « Lors des dernières législatives, le parti de Benjamin Netanyahou, le Likoud, avait obtenu un quart des sièges de députés. »
  • 6:35InvitéFait
    « Aysenkot veut notamment faire appliquer le service militaire aux hommes ultra-orthodoxes. »
  • 6:46InvitéFait
    « Tous les deux restent fermes face au Hamas. »
  • 7:11InvitéFait
    « Le parti de Flavio Bolsonaro a finalement reconnu la victoire de Lula à l'élection présidentielle brésilienne. »
  • 7:52InvitéFait
    « Donald Trump a réagi aux résultats et a parlé d'élections truquées selon lui. »
  • 8:24InvitéFait
    « Harry Kane a été désigné pour ses 73 buts en 65 matchs pour le Bayern Munich. »
  • 9:26InvitéFait
    « Jay-Z sera la tête d'affiche du spectacle de mi-temps lors du prochain Super Bowl le 14 février 2027 à Los Angeles. »
  • 10:54PrésentateurChiffre
    « En général, les patients atteints d'un cancer de la prostate métastasée survivent moins de quatre ans. »
  • 11:01PrésentateurChiffre
    « Sept ans après leur diagnostic, la moitié des patients ayant reçu ce traitement étaient encore en vie contre un tiers des patients traités sans hormonothérapie. »

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Présentateur

Les réseaux sociaux abîment notre démocratie, c'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron ce lundi depuis Marseille en réaction au pillage du 17 octobre. Et depuis quelques jours, une idée revient dans le débat, celle de couper les réseaux sociaux en cas de violence. Mais alors est-ce vraiment possible concrètement et pourquoi cette mesure fait-elle polémique ? Salut c'est Blanche, j'espère que vous allez bien, c'est le sujet à la une de ce format d'actu du jour disponible sur YouTube et en podcast audio. Alors on va pas revenir en détail sur les mobilisations du 17 octobre, on en a déjà beaucoup parlé dans ce format.

Mais vous le savez, ce jour-là, en marge des manifestations qui se sont pour la plupart déroulées dans le calme, des scènes de casse et de pillage ont été observées dans plusieurs villes en France. Et pour le gouvernement, les réseaux sociaux ont joué un rôle là-dedans. Ils permettent notamment de se donner rendez-vous, d'échanger sur les cibles ou encore de signaler la position des policiers par exemple. Dès le lundi 19 octobre, Gabriel Attal, le candidat de Renaissance à la présidentielle de 2027, a réclamé sur RTL un blocage, je cite, temporaire, ciblé sur les territoires où se déroulent les émeutes.

Deux jours plus tard, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a évoqué la possibilité de suspendre les réseaux sociaux devant les députés. Il a rappelé que selon le Conseil d'État, qui est la plus haute juridiction administrative en France, rien ne l'interdit en principe. On va revenir là-dessus dans un instant. Ce samedi 24 octobre, le média Blast a quant à lui révélé une lettre du Premier ministre Sébastien Lecornu, datée du 22 octobre, dans laquelle il demande aux quatre grands opérateurs en France, donc Orange, Bouygues, Free et SFR, de se tenir prêts à suspendre quelques heures TikTok, Instagram, Snapchat et X en cas de nouvelles violences lors des manifestations du jour même.

Cette démarche était présentée comme exploratoire, finalement la coupure n'a pas été activée, toujours selon Blast. Ce lundi, le gouvernement a aussi déposé un amendement, donc une modification du projet de loi Casseur-Payeur, examiné au Sénat à partir de ce mardi. Ce texte prévoit que les personnes ayant participé à un groupement violent qui a commis des dégradations puissent être tenues de payer solidairement les dégâts, même si elles ne les ont pas commis elles-mêmes. L'ONG de défense des droits humains, Amnesty International, a appelé le gouvernement à renoncer à ce projet qui, selon l'organisation, menace gravement le droit de manifester.

Et concernant l'amendement qui a été déposé hier, il prévoit que les plateformes retirent en une heure les contenus appelant à l'insurrection ou à l'armement contre l'État, sinon l'État pourrait demander leur blocage. Ce mardi, Laurent Nunez a assuré que ce n'est pas une interdiction des réseaux sociaux, mais une mesure permettant de supprimer un message ou un contenu. Maintenant qu'on a vu ça, est-ce vraiment possible de bloquer les réseaux sociaux en cas de violence et de manifestation ? En 2024, le gouvernement de Gabriel Attal, alors Premier ministre, avait déjà bloqué TikTok pendant une quinzaine de jours en Nouvelle-Calédonie, un territoire d'outre-mer français, pendant des émeutes.

Mais en 2025, le Conseil d'État avait jugé cette mesure illégale, notamment car elle ne présentait pas de durée définie. Le Conseil d'État avait cependant estimé qu'une coupure pouvait être légale dans des circonstances exceptionnelles, à trois conditions. 1. Qu'elle soit indispensable face à des événements d'une particulière gravité. 2. Qu'aucune mesure moins radicale ne soit possible. Et 3. Qu'elle dure le temps strictement nécessaire à la mise en place d'alternatives. Mais en dehors de cette décision, il faut aussi savoir que dans l'Hexagone, bloquer les réseaux sociaux serait encore plus compliqué qu'en Nouvelle-Calédonie, car l'Hexagone doit respecter le droit européen.

Les grandes plateformes numériques dépendent du règlement européen sur les services numériques. La France ne peut demander leur blocage que via un juge, en dernier recours. Et seule la Commission européenne, donc l'une des principales instances de l'UE, peut les obliger à modifier leurs services en cas de crise. Bref, c'est pas impossible, mais ce serait compliqué à mettre en place. Il y a aussi un obstacle technique. Pour bloquer un réseau social, l'État passe par les opérateurs, qui doivent filtrer l'accès aux applications. En Nouvelle-Calédonie, c'était relativement simple, puisqu'il n'y a qu'un seul opérateur. Mais dans l'Hexagone, ils sont plusieurs.

Selon Blast, le gouvernement voulait limiter le blocage à la 4G et à la 5G dans certaines zones, mais les opérateurs ont répondu qu'ils ne pouvaient pas le faire à court terme. Ils ont aussi prévenu qu'un VPN, donc un outil qui masque l'adresse IP et permet notamment de contourner certaines restrictions géographiques, suffirait à contourner le blocage. D'ailleurs, certaines personnes anticipent déjà ce genre de coupure. La semaine dernière, la messagerie BitChat Mesh, qui permet d'échanger sans réseau mobile ni Internet, est devenue l'application gratuite la plus téléchargée sur l'App Store en France, la veille des mobilisations du 24 octobre.

Elles fonctionnent grâce au Bluetooth, même lorsque le réseau est saturé et est notamment utilisé lors de coupures Internet dans des pays autoritaires comme l'Iran. Mais au-delà de la faisabilité, ces mesures, qui ne sont pas encore adoptées, font polémique. Déjà parce que les réseaux sociaux ne servent pas uniquement à organiser des violences, ils sont aussi un espace d'expression où les manifestants peuvent relayer leurs revendications et filmer ce qui se passe dans la rue, y compris d'éventuelles violences policières. Ensuite parce que bloquer les réseaux sociaux dans leur ensemble pour viser quelques casseurs reviendrait à une sanction collective, donc disproportionnée.

Enfin, couper Internet ou les réseaux sociaux pour empêcher une contestation est une pratique généralement associée à des régimes autoritaires comme l'Iran. Même si ici, et c'est important de le rappeler, le gouvernement parle d'une mesure limitée à quelques heures et réservée aux situations de violence. En tout cas pour le moment, aucune interdiction des réseaux sociaux n'est prévue, mais l'idée d'une coupure en cas d'émeutre vient donc de plus en plus dans le débat. On suivra tout ça, je vous laisse avec Léa pour le reste de l'actualité importante du jour.

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Invité

Merci Blanche et bonjour à toutes et à tous. On commence avec cette actu. Le principal suspect de l'attentat de Trappes, qui a fait 1 mort et 5 blessés, dont une fillette de 12 ans, est de retour en garde à vue après ses examens psychiatriques, a déclaré le procureur antiterroriste Olivier Christen. Il a également ajouté que le suspect ne présentait pas de signe, je cite, d'une activité hallucinatoire ou délirante. Sa garde à vue pourrait durer jusqu'à jeudi soir. De son côté, le suspect n'a pas contesté les faits, mais a nié leur caractère raciste. Il contredit donc la première version qu'il avait donnée aux policiers.

Juste après son interpellation vendredi, il avait déclaré avoir voulu s'en prendre, je cite, « aux Noirs et aux Arabes ». Un exemplaire de Mein Kampf, le livre d'Adolf Hitler, a par ailleurs été découvert à son domicile. A noter que le parquet national antiterroriste a précisé, je cite, « qu'aucun tract d'un parti politique n'a été découvert dans son véhicule. Selon dit, le monde avait affirmé, d'après une source proche du dossier, que des tracts du Rassemblement national y avaient été retrouvés. » Deuxième actu en Israël, les élections législatives ont débuté ce mardi et ce sont les premières depuis les attentats du 7 octobre 2023 dans le pays.

Ces élections vont servir à élire les 120 députés de la Knesset, donc le Parlement israélien, et le président Isaac Herzog devra ensuite choisir le premier ministre parmi ses députés. Lors des dernières législatives, le parti de Benjamin Netanyahou, le Likoud, avait obtenu un quart des sièges de députés et formé une large coalition avec d'autres partis de droite et d'extrême droite. Mais cette année, sa coalition est au coude à coude dans les sondages, avec un bloc d'opposition, gauche et droite confondus, mené par un leader de centre-droit, Gadi Aysenkot, et il se pourrait qu'aucune des deux formations n'obtienne la majorité absolue avec 61 députés.

Côté programme, Netanyahou promet, je cite, « une sécurité sans compromis ». De son côté, Aysenkot veut notamment faire appliquer le service militaire aux hommes ultra-orthodoxes, ce qui n'est pas vraiment le cas aujourd'hui, et défendre l'indépendance de la justice. Tous les deux restent fermes face au Hamas. A noter que Benjamin Netanyahou a été fragilisé ces dernières semaines par une enquête du journal israélien Aharetz, qui l'accuse d'avoir été au courant de la possibilité d'une attaque du Hamas avant le 7 octobre, mais d'avoir ignoré l'alerte.

Son adversaire a quant à lui promis de créer une commission d'enquête pour établir les responsabilités dans les défaillances ayant conduit au 7 octobre. En tout cas, les résultats définitifs de ces élections ne seront pas connus avant quelques jours, on vous tiendra au courant. Troisième actu, le parti de Flavio Bolsonaro a finalement reconnu la victoire de Lula à l'élection présidentielle brésilienne. Bon alors, on vous en parlait hier, à l'annonce des résultats ce dimanche, le candidat d'extrême droite voulait annuler les élections, il reprochait à la Cour suprême du Brésil, donc la plus haute juridiction du pays, d'avoir allongé de deux heures le délai pour voter.

Mais Flavio Bolsonaro a donc fait marche arrière, mais il a tout de même annoncé qu'il demanderait à la justice d'invalider la candidature de Lula pour, je le cite,

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Locuteur

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Invité

abus de pouvoir, économique et politique ». Pendant la campagne, il l'accusait de diffuser massivement sur WhatsApp des contenus faisant la promotion des actions du gouvernement. Il affirme aussi que Lula aurait utilisé de l'argent public pour acheter des votes sans apporter de preuves. De son côté, Donald Trump a réagi aux résultats et a parlé d'élections truquées selon lui, mais sans aller plus loin. Il a d'ailleurs précisé qu'il appréciait le président réélu Lula. Dans le reste de l'Amérique latine, les dirigeants d'extrême droite alliés de la famille Bolsonaro ont tout de même félicité Lula pour sa victoire, à l'exception de Javier Milei, le président argentin, qui est resté silencieux.

Quatrième actu, et on va parler sport, les footballeurs Harry Kane et Alexia Pouteyas ont été sacrés ballons d'or, donc les meilleurs footballeurs et footballeuses de l'année, ce lundi à Londres. Le britannique Harry Kane a été désigné pour ses 73 buts en 65 matchs pour le Bayern Munich, un record qui n'a été dépassé que par Lionel Messi en 2010-2011 avec 82 buts. A noter qu'il n'avait jamais obtenu de victoire collective avec ses clubs jusqu'en 2025, avec la victoire du Bayern Munich au championnat d'Allemagne.

Et côté foot féminin, c'est donc l'espagnol Alexia Pouteyas qui a décroché le titre pour la troisième fois après les éditions 2021 et 2022 pour ses performances avec le FC Barcelone où elle joue depuis 14 saisons. Elle a notamment contribué à 4 victoires de son club en Ligue des champions et 10 championnats d'Espagne. A noter que Kylian Mbappé n'a à nouveau pas obtenu le trophée après lequel il court depuis des années. Il est arrivé deuxième du classement, juste avant la mini-amal. Au cours de la saison 2025-2026, Mbappé est pourtant devenu le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du Monde avec 22 buts, dont 10 lors de la dernière Coupe du Monde.

Il a aussi été le meilleur buteur de la Ligue des champions et de la Liga. Cependant, Mbappé n'a remporté aucun trophée collectif cette saison. Et on termine avec une actu culturelle. Cette fois-ci, c'est officiel. Le rappeur américain Jay-Z sera la tête d'affiche du spectacle de mi-temps lors du prochain Super Bowl le 14 février 2027 à Los Angeles. Le Super Bowl, c'est la grande finale du championnat américain de football américain, la NFL, qui désigne chaque année l'équipe championne des Etats-Unis. A noter que c'est la société de production de Jay-Z qui gère le spectacle de mi-temps depuis 2020, mais ce sera donc la première fois que l'artiste y participera.

On lui avait déjà proposé il y a quelques années, mais il avait refusé car il ne voulait pas qu

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Locuteur

'on

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Invité

lui impose les artistes avec qui il devrait partager la scène. Alors justement, pour le moment, on n'a pas plus d'infos là-dessus. On ne sait pas s'il sera seul sur scène ou accompagné d'autres artistes. L'an dernier, c'était le chanteur portoricain Bad Bunny qui avait transformé le show de la mi-temps en célébration de l'Amérique latine.

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Présentateur

Merci Léa pour ces actualités. On termine avec une bonne nouvelle. Une association de trois traitements permettrait de prolonger de deux ans la survie de patients atteints d'un cancer de la prostate qui s'est propagé à d'autres parties du corps. C'est ce qu'affirme une étude du laboratoire américain Johnson & Johnson présentée fin octobre au congrès de la Société Européenne d'Oncologie Médicale à Madrid. Le cancer de la prostate, qui est une petite glande située sous la vessie, est le cancer le plus fréquent chez les hommes en France. Lorsque le cancer se propage, des cellules cancéreuses quittent la prostate et forment de nouvelles tumeurs ailleurs dans le corps, notamment dans les os.

C'est ce qu'on appelle des métastases. Et c'est à ce stade que les chercheurs ont testé une association de trois traitements, une chimiothérapie et deux traitements hormonaux. Les résultats montrent donc un gain de survie de près de deux ans par rapport à l'association de seulement deux traitements. En général, les patients atteints d'un cancer de la prostate métastasée survivent moins de quatre ans. Et donc, sept ans après leur diagnostic, la moitié des patients ayant reçu ce traitement étaient encore en vie contre un tiers des patients traités sans hormonothérapie selon l'étude. Voilà pour ces actualités. Merci d'avoir suivi ce format aujourd'hui.

Je vous rappelle qu'il est aussi disponible en version newsletter, donc à l'écrit. Vous la recevez gratuitement directement par mail. Le lien est en description. Je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et je vous dis à plus tard.