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interviewyoutube.com· 19 mars 2017

Interview intégrale de Florian Philippot dans Questions Politiques (FRANCE INFO, 19-03-17, 12h29)

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Rebonjour et bienvenue dans Questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info, la télévision sur le canal 27 et Le Monde. Notre invité cette semaine est le vice-président du Front National, Florian Philippot. Rebonjour à mes côtés pour vous interroger.

Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Arnaud Leparmentier du Monde et Laurence Perron de France Inter. Florian Philippot, vous avez eu du mal à réunir vos parrainages, enfin Marine Le Pen, pour cette élection présidentielle ? Non. 627 signatures ?

Oui, non, non, on n'a pas eu de difficulté. Bon, on n'a pas fait la course aux signatures. On a pris une marge, évidemment, pour être sûr qu'il n'y avait pas de problème.

Mais non, non, on n'a pas eu de difficulté particulière. Vos adversaires qui sont dans le trio tiercé de tête des sondages sont à 3 000, 2 000 ? Oui, c'est les grosses machines, ils appuient sur un bouton, ils ont 5 000 signatures qui tombent.

Bon, c'est pas un cours de signature. L'élection présidentielle, je pense qu'il faut surtout faire des escorts dans les urnes. Donc, voilà.

Je trouve, si vous parlez du sujet, je trouve un peu dommage qu'on ait complexifié encore, ceci dit, les 500 parrainages, avec cette procédure de temps réel et de publication de toutes les signatures, parce qu'il y a des pressions qui se font contre les maires. D'autant plus qu'on a maintenant une intercommunalité généralisée. Donc, nous, on a des témoignages concrets de maires qui nous disent « j'ai des pressions ».

Tout cela est anormal en démocratie. C'est des pressions qui viennent d'où et de qui ? Non, non, non, mais d'intercommunalité.

Non, non, mais de qui ? Qui derrière ? Dans quel but de... ?

Pour que certains maires ne parrainent pas certains candidats. Alors, mais ça vient de qui, politiquement ? Quelles sont les étiquettes ?

Ça vient des grands partis. Enfin, grands partis, pas en score aujourd'hui. Parce que le PS, on ne peut pas dire que ce soit un gros parti, mais ça reste un parti notable.

C'est-à-dire qu'il a des élus dans les intercommunalités qui peuvent faire pression, bien sûr. Ça existe. Vous pensez qu'il faudrait remettre en cause ce système des parrainages ?

Nous, nous avons toujours été favorables à ce qu'on en reste au système des parrainages non publics. Parce que ce n'était pas un soutien politique à la base. C'était simplement une autorisation administrative, en quelque sorte, pour faire le filtre par rapport aux candidatures complètement fantaisistes.

Est-ce que ça veut dire que maintenant qu'il y a une publicité des parrainages, et on sait exactement qui a parrainé qui, est-ce que vous considérez qu'il y a un parrainage honteux et que le parti, le FN, est toujours quelque chose qui est un parti à la marge, puisqu'on n'ose pas dire ouvertement qu'on l'a parrainé ? Non, il n'y a pas de honte de la part des gens, mais il y a des pressions qui, elles, sont honteuses. Voilà.

Il y a quelques pressions qui sont, elles, honteuses, qui ne sont pas admissibles pour n'importe quel démocrate ou républicain. C'est tout. Et je crois que nous devrions tous, quelles que soient nos étiquettes politiques, les contester, parce qu'il en va de la démocratie.

Ceci dit, on n'a eu aucune difficulté, je vous le dis, de manière sur le fond. Vous n'avez pas pu créer un faux suspense comme vous faisiez à chaque fois ? Oui.

Je peux vous dire, moi, j'ai vécu qu'une seule élection présidentielle avant celle-ci avec le front, c'était 2012. Je peux vous dire, pour l'avoir vécu de l'intérieur, qu'il n'y avait pas de faux suspense, que c'était vraiment une course de fond avec un parcours du combattant, que Marine Le Pen les a eues, on le sait, en 2012, mais que ça avait été compliqué. Mais cette fois-ci, il n'y a pas eu ce souci-là.

Alors que c'est plus difficile qu'il faut se déclarer. Je sais que ça a été compliqué pour certains candidats, pour d'autres candidats. Donc le système plus contraignant, finalement, a été plus assez bon.

Vous savez, le général de Gaulle, au départ, voulait 100 signatures. Enfin, non, d'ailleurs, lui, il voulait zéro signature, en réalité. Si on lisait les débats de l'époque, et certains de son cabinet ou de ses ministères souhaitaient 5000 signatures.

Voilà. Bon, mais lui, il a tranché à 100, et puis on est passé ensuite, dans les années 70, à 500 signatures. Et vous êtes donc à 627 signatures.

Et l'idée de parrainage citoyen, comme le propose Jean-Luc Mélenchon, ça ne vous paraît pas opportun ? On peut y réfléchir. Nous, nous avons une autre, mais bon, là, si on part sur 500 signatures d'élus locaux, avec des conditions normales de démocratie, ça me paraît pas mal comme système.

Maintenant, sur les signatures citoyennes, nous, nous le voyons dans un autre système, qui est le référendum d'initiative populaire. 500 000 signatures au niveau national, c'est une des réformes de la Constitution que nous ferons. Eh bien, ça déclenchera un référendum d'initiative populaire, soit pour abroger une loi, soit pour proposer une autre loi.

Qui nécessitera de passer par au moins 500 000 signatures. Oui, au moins 500 000 signatures à la base, pour déclencher un référendum. Je voudrais qu'on s'arrête sur l'actualité de cette semaine et de ce week-end, puisqu'hier a eu lieu à Orly cette tentative d'agression contre une patrouille de Sentinelle, qui s'est soldée par la mort de cette personne qui a tenté de s'emparer de l'arme de l'un des militaires, une militaire, une aviatrice en l'occurrence.

Le Front National regarde cette situation en se disant, Sentinelle, ça marche, la lutte contre le terrorisme depuis 2015, est efficace ? Dire que c'est efficace depuis 2015, non, puisque depuis 2015, nous devons déclorer des centaines de morts. Sur l'exemple d'hier, sur l'exemple de Grasse, cette attaque dans un lycée qui n'a rien à voir.

On est quand même dans un pays assez inquiétant. On a hier un aéroport, un des plus gros aéroports de France, qui est fermé toute une journée, et pour cause, du fait de ce qui s'est passé. On a des troubles permanents.

La veille, deux hommes en plein Paris étaient égorgés, le père et le frère, par un homme tunisien, fiché S. C'est de leur famille, donc c'est pas...

Oui, il est quand même fiché S. Il n'est pas psychiatrique. Oui, il y a beaucoup de déséquilibrés, ça je sais.

Mais il se trouve que les déséquilibrés sont souvent fichés S quand même pour radicalisation. Donc ça me paraît, au bout d'un moment, l'explication me semble un peu courte. Non, c'était un...

Je me demande d'ailleurs pourquoi ce ressortissant étranger tunisien, connu par les services de renseignement fiché S, donc dangereux, était encore en France. Qu'est-ce qu'on a besoin de le garder en France ? Ça me paraît complètement hallucinant.

Et de devoir débourser des services de renseignement pour le surveiller, alors qu'on a tout à fait la possibilité de l'exclure du territoire national. Bon, ce qui s'est passé hier, moi je salue évidemment nos forces de sécurité, qui ont fait preuve d'un sang-froid et d'une efficacité tout à fait remarquable qu'il faut parfaitement saluer. Maintenant, on connaît un peu mieux le profil de l'individu.

Alors il n'était pas fiché S, il était connu surtout pour des affaires de droit commun. Des braquages, des vols dans des bureaux de potes. Oui, des stupéfiants, etc., de la violence.

Neuf condamnations, 44 faits de police signalés. Bon, il a passé manifestement beaucoup plus de temps à l'extérieur qu'en prison. Donc déjà, c'est un signal un peu inquiétant.

Et puis, il était quand même connu pour radicalisation, mais pas fiché S. Il avait même subi une perquisition administrative dans le cadre de l'état d'urgence en novembre 2015, après l'attentat, mais pas fiché S. Parce que ça n'avait rien trouvé de probant, a dit hier le procureur Molins.

Donc ça veut dire que grosso modo, il a été bien mis sous surveillance et qu'il n'y avait pas de preuves. Oui, mais s'il n'est pas fiché S, il est quand même moins surveillé. Il faut qu'on ait une réflexion collective.

On nous parle d'une radicalisation en prison. Bon, nous, nous pensons, pour avoir visité le personnel pénitentiaire récemment, qu'il faut que ce personnel pénitentiaire soit mieux ancré dans la communauté du renseignement. C'est ce qu'il demande, d'ailleurs.

Et nous proposons qu'il passe du ministère de la Justice au ministère de l'Intérieur, pour qu'il y ait une plus grande cohérence. s'il y aurait probablement, peut-être en tout cas, permis de mieux suivre cet individu et d'éviter peut-être certains faits. Vous n'êtes pas capable de dire, finalement, ça s'est très bien passé, il y a eu une militaire héroïque qui a lutté pendant deux minutes, la personne a été tuée, et finalement ça marche.

Soyons satisfaits, on a évité un bâle de sang. Non, j'ai salué nos forces de sécurité, je salue cette militaire, j'ai salué, je l'ai fait, j'ai salué nos services et nos forces de sécurité et nos militaires. Mais je dois quand même constater que, politiquement, non, il y a des défaillances.

Et ça serait si nous étions dans un État parfaitement sûr en matière de terrorisme islamiste. Déjà, reconstituons les effectifs. Donc je vous dis, sur cette administration pénitentiaire...

On reste islamiste, sur l'exemple d'hier. Il a quand même crié, je veux mourir au nom d'Allah, etc., c'est après le procureur.

On ne peut pas dire que c'est complètement déconnecté. Pas de fichage, la radicalisation en prison n'a pas été...

Mais justement, pas de fichage, mais radicalisé. Donc est-ce qu'il n'y a pas une défaillance ? Parce que nous avons aussi, il faut le dire, on parlait de politique d'austérité tout à l'heure, vous savez, les sujets sont liés.

On parlait de l'euro, l'austérité liée à l'euro. Et qu'est-ce qu'on a vu pendant le mandat Sarkozy-Fillon ? Nos services de renseignement qui ont été restreints par l'austérité.

Je crois qu'ils ont perdu à peu près 14% de leurs effectifs à ce moment-là. Et ils ont perdu une capacité de terrain avec la suppression, le démantèlement assez large des RG à l'époque. Que vous l'aurez rétablir d'ailleurs ?

Pas forcément sous cette appellation, mais on veut en tout cas que le renseignement soit parfaitement sur le terrain. Ce qu'il fait encore aujourd'hui, Dieu merci, mais ce qu'il a perdu un peu comme capacité depuis la réforme Sarkozy-Fillon. Voilà cela.

Et puis, avoir des effectifs en plus grand nombre, par définition, parce que nos forces de sécurité seront débordées. Là aussi, on a supprimé 12 500 postes de policiers et de gendarmes sous Sarkozy-Fillon. Cela n'a pas été rétabli par Hollande et Macron.

Il faut les rétablir 15 000 sur le mandat. Attendez, 16 000 places de prison supplémentaires proposées par François Fillon. 15 000 places de prison supplémentaires par Macron. 10 000 policiers en plus. 9 000 policiers en plus chez Benoît Hamon.

Vous n'êtes pas les seuls. Tout le monde a conscience de ça. Ce qui nous étonne juste, c'est que vous, vous tenez un discours relativement mesuré ce matin.

Mais qu'hier après-midi, Marine Le Pen, en meeting, a dénoncé l'incapacité du gouvernement en disant qu'ils étaient comme des lapins dans les phares d'une voiture. Je reprends la question de mes camarades de tout à l'heure. Hier, ça donne plutôt l'impression que les choses roulent correctement et que la sécurité en France est assez bien effectuée.

Vous ne pouvez pas dire que les choses roulent en France, la sécurité est assurée en France. Je vous ai parlé de ce qui s'est passé encore la veille. Mais attendez, on est dans un pays de 65 millions d'habitants.

Il n'y a pas des attentats déjoués tous les jours. Des attentats déjoués tous les jours, ça devrait même ça nous...

Tant mieux s'ils sont déjoués, mais il y a des attentats donc préparés tous les jours. C'est exactement ça. Tant mieux s'ils sont déjoués.

Rapprends-nous de l'aéroport à Brossel. Sauf quand ça pète de temps en temps. Tant mieux s'ils sont déjoués, parfois même, un peu par hasard, je me souviens, mais tant mieux, auprès de Notre-Dame, quand on avait trouvé ces bonbonnes de gaz, etc., dans une voiture.

Mais attention, le jour où ça explose...

Qu'est-ce que vous feriez de mieux, clairement ? Oui, c'est ça, la question. Tout ce que je vous dis là, notre pays souffre d'un manque d'effectifs, de moyens pour le renseignement.

Mais ça, tous les candidats sont d'accord. Les candidats sont d'accord. Oui, d'accord.

Mais est-ce que vous pensez qu'un Fillon a encore la moindre crédibilité à proposer cela, alors qu'il faisait déjà la même...

C'est vraiment là, sur les 10 000. Non, mais Fillon a fait à peu près la même promesse. Fillon faisait cette promesse-là quand il était avec Sarkozy en 2007.

Et ils ont fait l'inverse pendant leur mandat. Ils ont supprimé 12 500 postes. Ils ont refait les promesses pendant le mandat.

Ils ont fait encore l'inverse. C'est leur renseignement. La même chose, Macron, il a participé du quinquennat Hollande.

Il a été son conseiller à l'Elysée, puis son ministre. Et ils ont fait, encore une fois, l'inverse. Donc ces gens-là n'ont plus la moindre crédibilité.

Vous jugez aussi la crédibilité des candidats si leur discours évolue en fonction des circonstances. Est-ce que le discours de Marine Le Pen évolue en fonction des circonstances électorales ? Non.

Non. Est-ce qu'elle réclame depuis trois semaines 15 000 policiers et gendarmes en plus ? Non, elle ne le réclame pas depuis trois semaines.

Elle le réclame depuis des années. Donc elle n'a pas varié dans ses analyses et ses propositions. Et je crois que là-dessus, il faut être lucide.

Pas dire qu'il n'y a pas de problème, que tout va bien. Il ne faut pas qu'on retombe dans le discours à la jospin, le sentiment d'insécurité, l'angélisme. Vous n'aviez pas voté contre l'état d'urgence, d'ailleurs ?

Non, c'était abstenu un moment sur la reconduction en disant, attention, il faut que l'état d'urgence ne soit pas simplement un slogan. Il faut que ce soit une réalité. Et ça, c'est devenu un slogan.

On a vu hier que le terroriste a été perquisitionné en vertu de l'état d'urgence. Oui, et avec quel résultat ? Le résultat, c'est que le bonheur a fait qu'il n'y a que lui qui est mort.

Non, ça n'est pas lié à sa perquisition. C'est lié au courage des militaires là-bas, à Orly. Mais non, ça n'a eu au contraire, ça démontre ce que je dis, ça n'a pas eu de résultat.

Cet homme a 9 condamnations, est connu pour radicalisation, 44 faits de police, etc. Et il se balade, bon, enfin je veux dire, tout ça est quand même extrêmement inquiétant. L'essentiel des condamnations, le concernant, ce sont des braquages de banques ou de bureaux de postes.

L'essentiel des condamnations qui concernent cette personne tuée hier à Orly, ce sont des braquages de postes ou de banques. Donc c'est un homme violent, on en sera tous d'accord. On peut quand même dire que c'est un homme violent et connu à côté pour radicalisation.

Ça devrait moi suffire à inquiéter. Dans les propositions de Marine Le Pen, il y a par exemple, mettre en place un plan de désarmement des banlieues. Vous faites comment ?

Oui, des banlieues concernées. Dieu merci, toutes les banlieues ne sont pas armées. En fait, comment ?

Comment on fait ? On envoie 2000 CRS. On écoute les services.

C'est L'Union Molenbeek qu'on va cibler. On écoute les services de police et de gendarmerie qui connaissent les quartiers et qui savent où il y a des trafics d'armes, où il y a des armes planquées, etc. Et on va les chercher.

Dans le cadre de l'état d'urgence, on a vu quelques centaines d'armes et puis ça n'a pas trouvé grand-grand-chose. On va les chercher et puis on essaie d'épuiser en amont. C'est-à-dire qu'on retrouve des contrôles aux frontières nationales parce qu'il y a du trafic d'armes qui vient des Balkans, qui vient d'Europe de l'Est, qui vient même parfois d'un peu plus loin.

Il y a des armes à pas cher. On dit que c'est beaucoup le cannabis. Est-ce qu'il faut légaliser le cannabis pour éteindre les trafics ?

Non, on sait très bien. Je suis totalement contre la légalisation du cannabis parce qu'on sait très bien que les trafics se reporteraient probablement sur des drogues encore plus nocives et dangereuses. Je pense que c'est une fausse solution.

Pour les fichiers S, vous considérez qu'il y a la solution, quelle qu'il soit, puisqu'on sait que les fichiers S, fichiers sécurité, il y a de tout. Il y a des gens qui ont consulté vaguement un site, il y a des gens beaucoup plus. Et tous ceux-là, dès lors qu'ils sont étrangers, il faut les expulser ?

Les fichiers S pour radicalisation, s'ils sont étrangers, oui. Oui, s'ils sont ressortis sans étrangers, il ne faut pas les autoriser, il ne faut pas leur donner de titre de séjour, il ne faut pas les autoriser à rester en France. Parce que, encore une fois, nous n'avons pas à payer des services d'enseignement pour surveiller ces étrangers.

Nous avons à les mettre dehors pour protéger la France et nos compatriotes. Nous parlions des frontières il y a un instant. Il est 12h43.

Sur France Inter. Toutes les semaines, la parole à un reporter de la rédaction du Monde, ou comme cette semaine de France Inter, Aurélien Collis est installé avec nous. Bonjour Aurélien.

Bonjour. Vous vous remenez de Metz, terre d'élection de Florian Philippot. Tout à fait, bonjour M.

Philippot. Alors hier, Marie Le Pen était en meeting à Metz, votre région, sur vos terres. J'y suis allé un petit peu en avance pour prendre le pouls.

Je suis passé dans la vallée de la Fêche, notamment, où les hauts fourneaux ont fermé, où la ville d'Aillange a été conquise par le Front National. Je suis allé aussi à Thionville et dans les villes frontalières du Luxembourg. Et là, j'ai rencontré des Français qui ont trouvé du travail ou retrouvé du travail à quelques kilomètres de chez eux, au Luxembourg.

Chaque jour, ils sont à peu près 90 000 à faire l'aller-retour pour des emplois essentiellement dans les services, la banque, mais aussi le secteur de la santé. Et puis, dans l'industrie. Quand on parle à ces frontaliers du retour du contrôle aux frontières, ils disent irresponsables et irréalisables.

Et ils citent notamment en exemple les jours qui ont suivi les attentats de Paris, avec des trajets catastrophiques. 4 heures au lieu de 25 minutes en heure creuse pour rejoindre le Luxembourg, 1 heure en heure de pointe. Alors à ces Français, Marine Le Pen a répondu hier, dans son meeting de Metz, de l'ironie.

D'abord, des experts, selon elle, détourneraient ses propos. Le point ne veut pas fermer les frontières, mais je cite, en avoir tout simplement pour les contrôler. Ça, c'est pour la pirouette.

Et puis, des formules assez efficaces. Il y a une porte à la Maison France. Les Français doivent avoir les clés.

Ou bien, une frontière n'est pas un mur. C'est un filtre qui laisse passer le bon, mais pas le mauvais. Et puis, Marine Le Pen a ensuite cité le point 24 de son programme. « Rétablir les frontières nationales » avec un dispositif particulier pour les frontaliers.

Ce dispositif, vous l'avez déjà expliqué, ce serait un genre de vignette avec des portiques, un peu comme l'éco-taxe, qui permettra aux frontaliers de passer plus vite en ayant cette vignette sur leur pare-brise. Alors, plusieurs questions. J'ai un peu de temps, donc j'en profite.

D'abord, est-ce qu'un tel dispositif est franchement crédible ? Est-ce que ce n'est pas du bricolage électoraliste ? Ça, c'est ce que disent vos opposants de droite comme de gauche.

Quelle efficacité pour une telle vignette ? Qui va contrôler, par exemple, que le conducteur qui est dans la voiture est bien le propriétaire ? Qui va contrôler aussi les passagers ?

Donc, finalement, il faudra quand même des contrôles. Et puis, enfin, Marine Le Pen a cité le passé comme preuve du bon sens du retour des frontières. À Metz, vous le savez bien, les gens n'ont pas attendu Schengen pour circuler.

Ça, c'est ce qu'elle a dit en meeting. Sauf que dans les années 80, il y avait 15 000 travailleurs frontaliers. En 2010, ils étaient 70 000.

Aujourd'hui, ils sont 90 000. On en attend 135 000 en 2025. Alors, est-ce que finalement, ce n'est pas un peu mentir que de vendre comme solution le retour des frontières dans la zone de transit la plus importante d'Europe et dans une région sinistrée par la crise industrielle qui, finalement, a besoin, vraiment besoin de ses voisins, le Luxembourg et l'Allemagne ?

Florian, Philippot, il y a beaucoup de questions dans ce propos d'Aurélien Collier. Oui, mais je vais commencer par la fin. Vous savez pourquoi il y a de plus en plus de travailleurs frontaliers.

Vous allez me l'expliquer. C'est parce qu'il y a de moins en moins d'emplois en France. Il y a de moins en moins d'emplois dans la région.

Donc, ils vont notamment en Luxembourg et en Allemagne. Ils vont notamment dans un pays qui, lui, a tiré bénéfice de l'euro en nous aspirant notre industrie avec une monnaie qui est trop faible pour lui alors qu'elle est trop forte pour nous. Donc, moi, je ne me résous pas à ce que vous parlez, effectivement, vous avez raison, de région sinistrée, Vallée de la Fenne.

Je ne me résous pas à cette sinistrose ou ce sinistre industriel. Il y a des compétences incroyables dans la région industrielle, d'ouvriers, d'ingénieurs. Il faut les mettre à profit.

Il faut recréer une base industrielle, y compris dans les secteurs comme la sidérurgie, qui est un secteur. La sidérurgie, ce n'est pas des images simplement à l'ancienne. C'est un secteur aussi, il y a beaucoup de nouvelles technologies.

On peut créer de l'emploi massivement. Il ne faut pas se résoudre simplement à en trouver au Luxembourg et en Allemagne. Maintenant, ce que dit Marine Le Pen, elle l'a précisé hier, bien sûr que non, elle ne veut pas fermer les frontières.

Elle veut en avoir, les maîtriser. Et c'est ce que réclame l'immense majorité des gens, y compris là-bas. Regardez nos scores électoraux sur les frontières, nous faisons de très, très, très bons scores.

Moins bons quand on est sur les zones frontalières avec le Luxembourg. C'est vrai que vous faites des scores à 40, 50, 60% dans les zones rurales. Dès qu'on est dans cette espèce d'euro-corridor Nancy-Messe-Luxembourg, vous avez des scores qui plafonnent plutôt à 30%.

Nancy, ce n'est pas une ville frontalière, mais Thuronville, c'est une ville qui est plus bourgeoise, qui a un profil sociologique qui est plus difficile pour nous, pour le moment, même si nous progressons aussi. Mais sinon, sur les zones frontalières, nous faisons d'excellents scores. Moi, je suis à Fort-Bas, qui est une zone frontalière.

Nous faisons des scores de plus en plus élevés, extrêmement élevés. J'ai fait au premier taux quasiment 50% dans la circonscription. Fort-Bas-et-Particulier, c'est un ancien bassin houillé où il y a effectivement une industrie sinistrée.

Mais oui, mais voilà, bien sûr, le filtre d'une frontière, ça laisse passer le bon, ça empêche ou ça essaie d'empêcher au maximum. Il y a des centaines de points de frontière tout le long de la Belgique. Vous allez remettre des douaniers qui vont contrôler, arrêter, mettre des portiques, ça va être fini.

Mais à ce moment-là, ayez la cohérence de nous dire que c'est encore pire au niveau européen, avec les 14 000 kilomètres de frontières européennes. Je veux dire, nous, on veut contrôler les frontières de la France. Nos adversaires européistes nous disent qu'on ne peut pas, il faut le faire au niveau des frontières européennes.

Mais on peut le faire encore moins au niveau des frontières européennes. Elles sont très très vastes et elles sont contrôlées par des pays parfois qui sont en faillite comme la Grèce ou qui sont submergés comme l'Italie. Donc il faut faire confiance à la France.

On réduit, excusez-moi monsieur Philippot, mais on réduit le contrôle intra-européen qui est très important et on se contente de faire les contrôles extérieurs aux frontières. Quand vous prenez l'avion, vous allez à Berlin, en théorie, vous n'avez pas de contrôle de votre passeport. Quand vous allez aux Etats-Unis, vous avez un contrôle de votre passeport.

Ça réduit considérablement le nombre de photos. Quand vous allez à Londres, vous avez un contrôle. Parce que vous perdez du temps et vous perdez beaucoup de temps.

C'est ce que disent les gens qui travaillent de l'autre côté. Là, les gens parlent de 4 heures de trajet après les attentats de Paris. D'ailleurs, c'est assez extraordinaire.

Mais on arrive un quart d'heure à l'avance, effectivement, pour l'Eurostar, parce qu'il y a le contrôle. Mais finalement, pour le thaline, on arrive à l'avance parce qu'il y a un contrôle de sécurité. Parce qu'on a peur du terrorisme, parce qu'il n'y a plus de frontières.

Donc finalement, le gain de temps qu'on pensait avoir avec l'absence de frontières, on le perd à cause de l'insécurité que génère l'absence de frontières. Ça, il faut quand même que chacun y réfléchisse aussi. Est-ce que ce n'est pas une chance pour votre région ?

Vous êtes installé dans cette région. Vous êtes le chef de file du condamnation d'Alabar. Maintenant, je ne vois pas ce qui vous gêne dans les frontières.

Je ne comprends pas ce qui vous gêne dans les frontières. Alors que 95% des pays du monde ont eu des frontières nationales, qui ne sont pas des murs, qui sont des filtres. Ça ne sera jamais parfait, mais il vaut mieux en avoir que ne pas en avoir.

Je ne comprends pas où est le problème. Il vaut mieux avoir une infrastructure douanière et des protections que ne pas en avoir. Vous regardez le terroriste du marché de Noël de Berlin, il y a quelques mois.

Il s'est baladé dans 4 pays de la zone Schengen. Vous parlez de quelques individus, là je vous parle de 130 000 travailleurs quotidiens. C'est l'idée européenne aussi, il n'y a que les gens puissent voyager.

On va bloquer 130 000 travailleurs frontaliers. Les quelques individus dont vous parlez à Berlin, il a juste tué quelques personnes aussi. Ce n'est pas non plus, tout ne se vaut pas.

Ce bonhomme-là s'est baladé dans 4 pays, a traversé 4 frontières Schengen qui n'existent pas sans qu'on le sache. Il se baladait même en France sans qu'on le sache. Puis il a été arrêté et tué, je crois, en Italie quelques heures après.

Au bout d'un moment, il faut aussi dire la vérité aux gens. Les gens savent très bien qu'on peut passer les frontières, même quand il y en a, qu'on peut aller travailler. Moi je suis né à 5 km de la Belgique.

J'ai connu cette époque où il y avait même, figurez-vous, le franc français et le franc belge. Ça ne nous empêchait pas du tout d'aller là-bas pour acheter. Ça n'empêchait pas les Belges de venir en France.

On passait la frontière. Alors de temps en temps, oui, il y avait des contrôles. C'est plus sécurisant et c'est mieux, je pense, qu'il y a des contrôles vis-à-vis de la clandestinité, vis-à-vis de la drogue, vis-à-vis des armes, vis-à-vis du terrorisme islamiste, c'est mieux qu'il n'y en ait qu'il n'y en ait pas.

Il y a des contrôles aujourd'hui. Il y a des contrôles aujourd'hui. Il y a des douanes volantes qui existent.

Il y a des contrôles en garde de Metz, de Thionville. Moi je les ai vus ces contrôles physiquement il y a deux jours. Ils existent.

Moi je les ai très rarement vus, vraiment. Combien de fois j'ai traversé la frontière France-Allemagne et combien de fois je ne les ai pas vus. Et ce n'est pas de leur faute.

Depuis 10 ans, on a supprimé un douanier par jour en moyenne. Donc sous la droite comme sous la gauche, un douanier par jour. Nous on veut en reconstituer 6 000 sur le mandat avec les infrastructures qui vont avec.

Alors oui, ce ne sera jamais parfait. Bien sûr que oui, on laissera toujours passer des gens qu'il ne faudrait pas laisser passer. Personne n'a dit que c'était 100% de sécurité.

Mais c'est un des dispositifs à côté d'autres qui nous paraît indispensable. Et oui, les travailleurs frontaliers savent qu'aujourd'hui, encore plus facilement qu'il y a 20 ans, avec les nouvelles technologies, on peut faire des badges. On le fait bien pour payer son péage automatiquement sans s'arrêter les badges.

On peut le faire aussi pour les travailleurs frontaliers. Donc vous supprimez l'euro. L'orence Perrand et puis on change de sujet.

Vous supprimez Schengen. Qu'est-ce qu'il reste de l'Europe finalement ? De l'Europe de Maastricht, il ne va rien rester.

Et de l'Europe de la construction européenne ? Mais c'est autre chose. Nous, on veut une Europe des nations libres.

Une Europe fondée sur la coopération entre nations souveraines. Et même plus que l'Europe. On veut que la France redécouvre qu'elle est un acteur mondial.

Il y a l'outre-mer qu'on oublie trop souvent. Notre immense espace maritime, 11 millions de kilomètres carrés, qui est une richesse extraordinaire, qu'on oublie souvent. Le français.

Contrairement à M. Macron, moi je pense qu'il y a une culture française, qu'il y a des arts français. Et il y a notamment une langue française qui est la francophonie, qui est extraordinaire, qui est un atout, qui doit nous permettre d'avoir des partenaires mondiaux.

Voilà, c'est ça qu'on veut redécouvrir. Et l'Europe, elle se fera sur les projets intéressants, à 2, à 3 ou à 25, s'il faut être à 25. Mais on le fera sur le modèle Airbus, Ariane.

C'est-à-dire que ça n'a rien à voir avec la Commission européenne, ça n'a rien à voir avec ce système qui est en échec. Vous avez un concurrent en matière de souverainisme, Florian Philippot. C'est Nicolas Dupont-Aignan qui, cette semaine encore, expliquait tout cela à Patrick Cohen sur France Inter, le candidat de Debout la France.

Pour reprendre notre destin en main, il y aura trois candidats. Très simplement. Mme Le Pen, avec ses excès.

M. Mélenchon, avec ses excès aussi. Et votre serviteur avec un programme plus mesuré, plus sérieux, plus crédible.

Il y a heureusement des millions de Français patriotes, républicains, sociaux. Quand je dis « il faut maîtriser son destin », je ne dis pas « je vais quitter toute l'Europe, je vais tout casser ». Ce que je veux dire, c'est qu'en France, depuis 10 ans, on n'a pas le droit d'être patriote sans être le péniste.

Eh bien, pas de peau, moi je suis gaulliste, je crois à la France et je vais offrir aux Français, et quand on ras-le-bol de ce choix binaire, je vais leur offrir les moyens de voter pour quelqu'un qui va remettre la France debout, c'est-à-dire un pays qui ne sera pas couché, sur le plan économique et social notamment, sur le plan des frontières et de la sécurité. Frédéric Philippot, il est crédible Nicolas Dupont-Aignan ? C'est-à-dire que M.

Dupont-Aignan a des analyses qui varient. Qu'est-ce qu'il veut faire en gros maintenant ? Une renégociation des traités ?

Ça fait 25 ans qu'on nous promet ça. 30 ans qu'on nous vend, reprenez les affiches électorales des campagnes européennes, l'Europe sociale, l'Europe demain, une autre Europe, etc. Les gens n'y croient plus à tout cela.

Je veux dire, on a bien compris que le système, il était bloqué complètement de l'intérieur et que dans son ADN, il y avait la disparition des démocraties nationales, qu'il y avait la disparition de toute forme de protection nationale et que ce système-là, il était fondamentalement fondé sur le libre-échange, sur le règne de la finance, sur le règne de l'immigration massive. Il suffit d'écouter Mme Merkel ou n'importe quel commissaire européen, il vous le dira. Donc, moi, je veux être plus cohérent que cela.

Je veux qu'on propose par référendum aux Français ce qu'ils ont fait au Royaume-Uni, c'est-à-dire un référendum sur le Frexit, parce que c'est un engagement de Marine Le Pen et que les Français se souviennent qu'ils sont une grande et vieille nation, encore un très grand acteur mondial, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, et qui a la capacité de maîtriser son destin et qui n'est pas forcément destiné à être sous tutelle permanente. On n'est pas mineur, on est majeur, vous voyez. Nathalie Saint-Cré, il y a une question pour Florian-Philippe.

Comment est-ce que vous expliquez que finalement, François Fillon a baissé dans les sondages à cause d'un certain nombre d'affaires qui lui sont reprochées ? Vous, vous avez des emplois fictifs, vous ne vous présentez pas devant le juge, il y a des problèmes de financement du micro-parti, c'est-à-dire de l'argent, certes européen, mais de l'argent aussi du contribuable français. Et vous, alors que dans le temps, votre slogan, c'était tête et haute main propre, on a l'impression que finalement, vos électeurs vous pardonnent tout.

J'aime bien que vous parliez comme ça, de manière définitive, comme si c'était jugé. Non mais attendez. Ça s'appelle de la diffamation, ça.

Non, il y a des témoignages...

Non, non, non, non, je n'ai jamais parlé comme ça sur Fillon, jamais. Moi, je suis toujours précautionneux de la présomption d'innocence. François Fillon non plus, ce n'est pas jugé.

Je vous dis quelque chose. Et elle dit qu'il était coupable. Moi, je ne suis plus précautionneux que vous.

Monsieur Philippe, on l'accuse, il baisse dans les sondages. On vous accuse, vous ne baissez pas. Mais parce que...

Qu'est-ce qui fait que vous êtes au-dessus de votre électorat ? Mais vous savez, les gens voient la différence entre les vraies affaires et les fausses affaires, les trucs qui datent d'il y a trois ans et qu'on ressort opportunément à un mois de l'élection présidentielle, qu'on fait d'offres sur votre chaîne, un envoyé spécial, deux compléments d'enquête, on ne fait rien sur Macron. J'ai demandé à un journaliste de France 2, il m'a dit en rigolant, on le fera en juillet.

Vous plaisantez sur Macron, attendez, puisque vous mettez en cause 20 heures de France 2, à la fois sur l'affaire de Las Vegas et sur son patrimoine, il y a eu deux sujets dans le 20 heures. Oui, nous aussi, il y a eu des sujets au 20 heures. Mais vous allez faire un envoyé spécial sur son patrimoine, sur ses liens avec Servier, sur Las Vegas.

L'Athlie Saint-Crick ne travaille pas pour envoyer spécial. Oui, mais qu'elle fasse remonter, madame Mernot. D'abord, précision comme ça.

Il y a même tout un système. Non, mais je veux dire, les gens voient ça, vous ne croyez pas qu'ils ne le voient pas. Ils voient un service public en marche.

En marche. La question de L'Athlie Saint-Crick est intéressante. Qu'est-ce qui fait que vous, vous n'êtes pas atteint dans les...

Les gens ont bien compris, si vous voulez, que...

Côté Fillon, on parle de suspicion d'enrichissement personnel ou familial. Côté Marine Le Pen...

Au Front National, on parle de suspicion d'enrichissement du parti avec les systèmes de campagne qui sont imposés aux candidats et qui vous rapportent beaucoup d'argent. On parle depuis 3 ans du statut administratif. Le système est en place depuis bien plus longtemps, semble-t-il, au Front National, selon le reportage d'envoyé spécial, que vous avez vu, j'imagine.

Où Émeric Choprade raconte que c'est la raison pour laquelle il a quitté le parti. C'est intéressant de dire ça, de faire parler M. Choprade.

Vous avez repris ces déclarations au moment où il est parti ? Il partait parce que j'étais là, parce que le parti était trop à gauche, parce qu'il regrettait qu'on ait été méchants avec Jean-Marie Le Pen. Et il partait au moment où il avait fait son évasion de air cocaïne et qu'il savait qu'on allait le virer.

Il savait qu'on allait le virer suite à cela. C'est bien de mettre en confrontation ce que les gens disent à l'époque et ce qu'ils disent à quelques semaines d'une élection présidentielle. Il y a un système de financement du Front National, par des assistants parlementaires, par des ministères, qui sont dans le collimateur de la justice.

Alors moi, je vais vous dire, M. le parlementier...

De la même manière que M. Fillon. Ce qui est extraordinairement surprenant, c'est que vous dites je suis hors système et les mains propres.

Et visiblement, votre parti arrive à s'en sortir. C'est vrai qu'on s'interroge. Pourquoi ?

Pourquoi ça n'accroche pas sur vous ? On reproche à l'assistant de Marine Le Pen d'être son assistante. Vous avez 30 secondes.

La vraie question, c'est est-ce qu'elle est trop à Bruxelles ou pas à Bruxelles ? Maintenant, évidemment, on nous reproche à certains de nos assistants d'être en même temps sur l'organigramme du parti. Eh bien, nous avons trouvé une trentaine d'assistants parlementaires au Parlement européen concernant 20 députés européens qui sont également sur les organigrammes des partis, etc.

Donc l'OLAF et le parquet national financier va être saisis lundi sur ces 20 députés non-Front National au Parlement européen, français, et sur ces 30 assistants. Merci, Florian Philippot, s'il vous plaît. Non, moi je ne dis pas que c'est coupable, je dis égalité de traitement par l'OLAF et par le parquet national financier.

On en parle dans un instant, dans deux minutes, le journal de 13h. Retour en effet sur le plateau de questions politiques, émissions politiques de France Inter, France Info, la télévision, sur le canal 27 et en partenariat avec le quotidien Le Monde, toujours avec Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions, Arnaud Leparmentier du Monde et Laurence Perron de France Inter. Notre invité est toujours Florian Philippot, vice-président du Front National.

Trois possibilités pour poser vos questions à Florian Philippot, le standard d'Inter au 01 45 24 7000, le site franceinter.fr évidemment, et Twitter avec le mot-clé question Paul, question au pluriel. C'est au téléphone que nous prenons la première question avec vous, Albert, vous nous appelez de Nantes.

Bonjour et bienvenue. Bonjour à tous. Nous vous écoutons.

Bonjour. Eh bien, bonjour. Écoutez, monsieur Philippot, je pense que les rapports de votre patronne, madame Le Pen, avec la justice sont, c'est le moins qu'on puisse dire, très conflictuels, puisqu'elle n'arrête pas, il vaut également, de mettre en cause la façon de fonctionner de nos juges.

Donc j'aimerais savoir, si vous arrivez au pouvoir, qu'est-ce que vous pouvez faire, qu'est-ce que vous allez faire pour que ces damnisus rentrent dans le rang et en fait, commencent à appliquer ce que vous estimez être le juste droit. Vous devez bien avoir des idées là-dessus. Je ne sais pas, tous les virer et puis en mettre d'autres, ou faire qu'ils soient dépendants.

Enfin, j'aimerais bien connaître vos idées par rapport à ça. Florian Philippot vous répond. Il n'y a pas des rapports conflictuels.

Elle avait même demandé l'ouverture d'une information judiciaire, je crois, le 18 février 2016. Et ça lui a été refusé. Ils ont attendu un an.

Elle l'a répondu aux convocations. Aux convocations employées. Comme j'avais fait d'ailleurs, moi, sur le Qatar.

Vous savez, j'avais été poursuivi par le Qatar. Vous voyez, tout est possible aujourd'hui. Parce que j'avais, soi-disant, diffamé le Qatar en disant que c'était une dictature islamiste.

Et j'avais fait valoir l'article 26 de la Constitution, comme Marine Le Pen. Je crois que j'ai eu raison. Mais elle ira.

C'est pas pareil, la diffamation. Et des accusations de détournement de fonds. C'est important de dire que c'est la loi.

Elle n'est pas du tout contre la loi. Simplement, maintenant, je pense que...

La question d'Albert, s'il y a-t-il un conflit avec les juges, elle ne vient pas aux convocations. Je pense qu'il faut dire qu'il y a un problème dans la justice, c'est notamment le syndicat de la magistrature. Je pense que ce syndicat, l'affaire n'est pas encore jugée.

Je crois que ça arrive bientôt d'ailleurs, avec son con, son mur des cons. C'est-à-dire, on avait un syndicat qui avait posté sur son local syndical des figures politiques, mais aussi des parents de victimes, d'assassins, etc., diffusent une idéologie qui est extrêmement inquiétante.

Et quand vous avez ce genre de juge en face de vous, vous pouvez légitimement...

Alors vous êtes peut-être sur son mur, son mur des cons, vous pouvez légitimement vous demander s'il y aura bien une équité de la justice. Vous voulez interdire la syndicalisation des magistrats ? Non, je ne sais pas, il faut y réfléchir, en tout cas qu'au moins on sache, qu'au moins on sache, quoi.

Est-ce que vous avez en face de vous un juge du syndicat de la magistrature ? C'est intéressant de le savoir, c'est quand même un syndicat qui appelle à manifester contre la police. Vous ne pouvez pas le récuser s'il est du syndicat de la magistrature ?

Arnaud le Parmentier. Si vous êtes sur son mur des cons, ou si vous appartenez à un parti politique qui est sur le mur des cons, ou si vous êtes parent de victime qui est sur le mur des cons, oui, je pense que vous êtes en droit de le révoquer, parce qu'il y a un problème d'un magistrature. La magistrature est très à droite, vous le savez en réalité.

En France, il y a le syndicat de la magistrature qui est minoritaire. Le syndicat de la magistrature est plutôt à gauche. Il a entre 20 et 25% quand même des voix, ce qui n'est pas non plus tout à fait marginal.

Pour le reste, moi je pense qu'il y a beaucoup de juges qui font très bien leur travail, mais qui manquent de moyens. La France est l'une des grandes démocraties du monde qui consacre le moins à sa justice. Donc il y a une vétusté, il y a une lenteur, ça dépend des moments.

Quand ça s'élère, vous n'êtes pas content ? Si, nous justement, on avait demandé que ce soit plus rapide, puisqu'on l'a demandé en 2016. Mais vous ne venez pas aux revocations.

Mais pour être tout à fait honnête, c'est très très rapide concernant Fillon. Je ne juge pas le fond, mais jugez le calendrier. Mais c'est vrai qu'en termes d'exemplarité, ne pas se présenter pour le...

Mais vous l'avez dit 8 fois. Mais vous savez, je vous-même vous dis autre chose. Mais oui, pour le justice, ça me demanda, ça paraît complètement à fait.

Je vais vous dire autre chose, puisque j'imagine que vous vénérez la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme. Non mais on la respecte, oui. Oui, la CEDH interdit de se présenter à un juge si vous avez votre immunité parlementaire.

Vous n'avez pas le droit. Voilà, Aldema, elle dit que votre immunité parlementaire ne vous appartient pas. Donc en réalité, même c'est en réalité cela qui devrait être le droit en France si on reste dans ce système.

Maintenant, je vais vous dire, je vous le disais, il y a des moyens qui manquent pour certains juges. Il y a ce syndicat de la magistrature. Il y a une formation à revoir.

À l'ENM, justement. Vous souhaitez supprimer l'École nationale de la magistrature. La remplacer, oui, supprimer l'ENM, dans laquelle une espèce de culture du laxisme s'est imprégnée.

Vous la voyez à quoi ? Vous avez l'impression que c'est un nid gauchiste ? On la voit discuter avec n'importe quel policier qui vous explique qu'il arrête quelqu'un, un délinquant, un criminel, il le met dans le bureau du juge, et le juge le remet dehors, etc.

Vous voyez les tracts du syndicat de la magistrature, on a l'impression qu'ils ont plus de compassion. Le NM, c'est là que ça se passe. Le NM, c'est la formation, puis après, vous avez les juges.

Vous avez l'impression qu'ils ont plus de compassion pour les délinquants que pour les victimes. Il y a quand même un énorme problème de culture qui s'est imprégnée. Donc, nous, on veut remplacer le NM, et ça fait longtemps qu'on veut le faire, par une école des métiers juridiques et de la justice, avec d'abord un tronçon commun, puis ensuite des spécialisations.

Mais il n'est pas mal, il nous semble que dans ce tronçon commun, il y ait les juges, les aspirants juges, en tout cas, avec les aspirants avocats, pour que les deux confrontent les choses, puisqu'ils vont se retrouver ensuite dans les métiers différents, mais ils vont se retrouver. Il y aura un contrôle de leur idéologie, enfin de leur idéologie, pour vérifier qu'ils ne sont pas trop laxistes, comme vous dites. Il n'y a pas de contrôle de l'idéologie à avoir nulle part, d'ailleurs.

Mais que nous ayons, je pense, une école qui soit plus intelligemment construite, où il y ait moins de corporatisme, où on puisse s'ouvrir sur tous les métiers du droit, où on puisse les fréquenter, puis ensuite chacun fera sa spécialisation. Je pense que c'est pas mal, je pense que ça me paraît être plus productif, ça permettra de décloisonner, décloisonner les esprits de certains. Voilà, maintenant, l'énorme problème pour les affaires de droit commun permanente qui encombrent les bureaux des juges, ce sont des problèmes de moyens.

Voilà, ce sont évidemment des problèmes de moyens. Vous allez dans certains tribunaux, ça, vous tombez des nus, comme dans certains commissariats, d'ailleurs, ou certaines gendarmeries, où il y a une vétusté incroyable, et ça, c'est pas admissible dans une démocratie comme la France. – Paul nous appelle de Lyon, posez votre question, bonjour et bienvenue, Paul, à Florian Philippot. – Oui, bonjour à tout le monde. – Bonjour, monsieur. – Alors, j'aurais une question à poser à monsieur Philippot, mais d'abord, une réflexion, c'est que, moi, j'entends toujours le Front National qui bave sur l'Europe, qui veut sortir de l'euro, qui veut sortir de l'Europe, et qui y est présent, c'est-à-dire qui touche des subsides de l'Europe, et qui est présent, donc, dans les circuits européens.

Moi, personnellement, je ne suis pas d'accord avec le Front National, je ne suis pas au Front National, et je n'accepterai jamais un sou du Front National. Je pense que ça, c'est mes valeurs, et je pense que c'est principal. Voilà. – Bon, voilà vos valeurs, Paul, quelle est votre question ? – Ça, on n'a pas l'intention de vous donner de l'argent, c'est pas notre vocation.

Mais, alors, pour le reste… – Attends, allez, Florian Philippot. – Paul, vous n'avez pas posé votre question au vice-président du Front National. – Voilà, ça, c'était une réflexion.

Voilà, ma question, c'est, dans l'histoire de France, il y a eu beaucoup de conquêtes sociales, si on prend la sécurité sociale, les congés payés, les retraites, etc., etc. Et j'ai bien examiné, et apparemment, il n'y en a aucune qui a été amenée par l'extrême droite.

Alors, j'aimerais que M. Philippot m'explique comment ça se fait. – Alors, je voudrais, merci, Paul, pour cette question.

Avant que Florian Philippot vous réponde, écoutons peut-être Nathalie Artaud, candidate lutte ouvrière à la présidentielle, qui, elle aussi, va un peu dans le sens de la question de notre auditeur de Lyon, qui trouve que vous ne vous intéressez pas assez au Front National, aux excès du capitalisme. – Justement, dans cette élection, moi, je dirais, je dénoncerais la politique, évidemment, de Le Pen. – Voilà, tous ceux qui croient que parce que Le Pen n'a pas gouverné, peut-être qu'elle ferait différemment des autres, se trompent, se trompent parce que, est-ce qu'elle a quelque chose à dire contre les licencieurs, aujourd'hui, contre ce grand patronat qui bloque les salaires, qui impose la précarité ?

Elle n'a rien à dire contre cette classe capitaliste qui domine nos vies et qui est en train de faire reculer la condition ouvrière des années en arrière. Elle n'a rien à dire contre eux. Moi, je l'entends dénoncer, par exemple, les quelques euros, vous savez, qu'on donne aux demandeurs d'asile par jour.

Mais je ne l'entends jamais dénoncer les 45 000 euros que Carlos Tavares se met dans les poches. Jamais, Le Pen ne dénonce l'exploitation. Sa politique, c'est la guerre entre les pauvres. – C'était sur France Inter avec Stéphane Le Neuf.

Quelles sont les avancées sociales du Front National, de l'extrême droite en France, Florian Philippot ? – L'extrême droite, je n'en sais rien. Je crois qu'elle fait 0,8% dans notre pays, selon le ministère de l'Intérieur.

Je pense qu'elle n'est pas prête d'arriver au pouvoir. – Le Front National n'est plus du tout un parti de l'extrême droite. – Concernant les patriotes que nous sommes, nous avons un projet social. – Les extrêmes droits, les pistes d'avant, alors. – Un projet social. – C'est un mot banni, aujourd'hui, au Front National, depuis l'extrême droite. – Oui, on le comprend.

Mais on a le droit en justice de le dire. Le Front National perd ses procès quand on le traite d'extrême droite. – Voilà, donc trois propos intéressants.

Maintenant, on va parler de fond. – Sur le projet social. Non, mais je pense que c'est ce qui intéresse quand même nos compatriotes, ce qu'ils ont dans, on peut rire, mais ce qu'ils ont dans leur porte-monnaie, vous savez… – On peut aussi observer les mutations du Front National. – Voilà.

Quatrième. – Quatrième intervention intéressante. – Je vous remercie. – La réponse de… Oui, je vous en prie.

La réponse de monsieur. Notre projet social, je pense qu'il est effectivement extrêmement cohérent. Parce qu'on peut attendre indéfiniment du Parti socialiste ou de l'UMP d'ailleurs un progrès social, mais quand ces partis-là votent en permanence pour des traités européens, des directives européennes, qui imposent une régression sociale, je prends quelques exemples, les directives européennes de libéralisation des services publics.

Nous, on veut évidemment en sortir. dire si on ne vous explique pas que pour remettre du service public en France, il faut se défaire de la tutelle de l'Union européenne, alors on vous ment. – Mais ce n'est pas ça votre programme.

C'est les Français d'abord, c'est la préférence nationale. Pourquoi vous ne le dites pas ? Pourquoi vous n'osez pas dire que c'est les Français d'abord ? – Pourquoi vous ne lisez pas notre programme ? – Je l'ai lu et j'ai lu une intervue dans le monde de Marine Le Pen, elle met la préférence nationale. – On parle notamment de la directive de libéralisation des services publics. – Non mais les préférences nationales, vous n'assumez pas la préférence nationale, monsieur Philippot ? – Si, la priorité nationale, on veut même la mettre dans la Constitution, dans le cadre d'une réforme constitutionnelle qu'on proposera par référendum.

Et vous le savez, on y mettra également la proportionnelle, le référendum d'initiative populaire, on y mettra le septennat unique, on y mettra le fait qu'il y aura ça que 300 députés… – Ça rapporte combien à la préférence nationale ? – 300 députés, 300 députés et 200 sénateurs. – Attendez, je réponds, je sais que ça vous gêne quand je réponds.

Vous aurez encore un petit tweet de M. Berger pour vous récompenser, comme il l'a déjà fait. – Mais en relation avec Pierre Berger, son légendaire. – Laissons les échanges sur les réseaux sociaux à d'autres émissions. – Regardez, le 1er mars, remarquable, Pierre Berger, soutien de Macron, remarquable papier d'Arnaud, le patron qui est dans le monde, qui prédit la victoire d'Emmanuel Macron.

Regardez, votre patron vous remercie pour ces beaux papiers. – Je vous retourne le compliment de tout à l'heure. – C'est la petite médaille, le petit suscure. – Mon patron a beaucoup fait pour ma carrière. – Eh bien, vous lui rendez bien, et vous rendez bien à la personne qui le soutient.

Et on est content, la boucle est bouclée. – Nous, quoi parlions-nous ? – Alors, oui, moi je parlais de libéralisation, M.

Philippot ne veut pas assumer la préférence nationale. – On m'a invectivé au moment où j'ai parlé, parce que je déroulais le programme, je suis désolé. Donc effectivement, il y a l'idée d'un progrès social qui doit être revu par rapport aux normes de l'Union européenne.

Dans la politique d'austérité de l'Union européenne, il faut quand même le savoir, il y a en France, enfin, il y a au niveau de la Commission de Bruxelles, les grandes orientations de politique économique qui sont décidées, qui sont diffusées par la Commission de Bruxelles, qui demandent la loi travail. La loi travail, elle ne vient pas de nulle part, elle vient de là, la loi El Khomri. Nous, on veut l'abroger.

Si on ne fait jamais le lien avec ce que veut l'Union européenne, c'est-à-dire libéralisation des services publics, austérité générale, refonte et démantèlement complet du droit du travail, eh bien, on ne comprend pas pourquoi il y a une régression sociale aussi forte. Si on ne va pas sur le sujet du protectionnisme, de l'euro, de l'interdiction faite par les traités du patriotisme économique, l'interdiction de soutenir nos PME françaises dans les marchés publics, on ne comprend pas pourquoi la France se désindustrialise. C'est ça que je dis à monsieur.

Alors, aujourd'hui, on peut continuer à croire tous ceux qui sont simplement des porte-parole de la Commission, que ce soit les candidats de l'UMP, du PS ou de monsieur Macron, et croire que ça va s'améliorer. Mais ça ne va pas s'améliorer dans ce contexte, parce qu'ils sont dans ces dogmes-là. Après, je réponds sur la première réponse.

On se présente aux élections européennes ? Oui, on se présente aux élections européennes avec un programme clair. Figurez-vous qu'on est même arrivé en tête aux élections européennes.

On a fait 25% des voix. Et donc, oui, nous défendons ce programme qui n'est pas favorable à l'Union européenne, mais nous le faisons dans les instances européennes. C'est le mandat qu'on a des électeurs.

Avec la même logique. Alors, reprochons à monsieur Mélenchon de se présenter dans les élections de la Vème République, puisqu'il veut se débarrasser de la Vème République pour une sixième. Reprochons à tous ceux qui présentent, comme je crois l'UMP ou monsieur Macron, des candidats aux élections départementales, alors qu'ils veulent se débarrasser du département.

C'est la même logique idiote. Le reproche, monsieur Philippot, a été fait d'un système de financement qui vous permet de financer votre parti grâce aux assistants parlementaires. Non, ce n'est pas ce que disait monsieur.

D'ailleurs, c'est assez faux, mais ce que disait monsieur, il nous déniait même le droit d'être élu au Parlement européen parce que nous nous battons pour la souveraineté nationale. Ben oui, désolé, on applique notre programme, celui qu'on a présenté aux électeurs en 2014 lors des élections européennes. Et ce programme, il n'est pas européiste, il n'est pas fédéraliste, il est patriote, il est pour l'Europe des nations libres.

Nous l'assumons et c'est pour ça qu'on a été élu. Arnaud le Parlementier, et on ne veut pas ce standard. Donc ça va vous présenter comme le parti des classes populaires et des plus pauvres alors que Marine Le Pen et son père se voient redresser fiscalement sur l'impôt sur la fortune et sont quand même des gens parmi les plus riches qui soient.

Est-ce qu'ils ne sont pas eux-mêmes le système ? Je ne suis pas sûr que Marine Le Pen soit parmi les gens les plus riches qui soient. Non, non, je pense qu'en tout cas, vous trouverez dans la vie politique française bien, bien, bien, bien des candidats qui sont infiniment plus riches que Marine Le Pen.

Arnaud le Parlementier fait référence. Elle ne s'est pas faite redresser. Vous confondez avec M.

Macron qui lui s'est redressé sur l'ISF. Le fils considère qu'elle sous-évalue sa maison à Reveille Malmaison et la maison familiale à Saint-Cloud. Il y a une discussion, il n'y a pas de décision.

Par contre, il y a eu une décision sur M. Macron, effectivement. Mais le fils considère cela.

Non, il y a une discussion pour l'instant. Pour essayer de régler ce manque à gagner pour le fils. Maintenant, vous voyez, moi, je vois, je ne sais pas s'il faut leur faire confiance.

On parle de patrimoine. Je vois Macron. Il a gagné 3 millions d'euros chez Rothschild en 3 ans.

Il a un peu d'impôt là-dessus, je suis d'accord, qui est pris. Donc, il ne lui reste plus 3 millions. Mais un an plus tard, il déclare un patrimoine 20, 25, 30 fois inférieur à la haute autorité quand il a été nommé ministre en 2014.

Un patrimoine inférieur à la moyenne des Français. Oui, voilà. Et 20, 25 fois inférieur à ses sommes qu'il a gagnées.

Donc, soit M. Macron n'a pas tout mis. Je n'en sais rien.

Je ne l'accuse pas. Mais c'est peut-être qu'il faut que la haute autorité enquête un petit peu. Soit il a été extrêmement dépensier.

C'est ce qu'il semble assumer. Et à ce moment-là, c'est un très mauvais gestionnaire de ses propres deniers. Donc, comment voulez-vous qu'il gère demain les deniers de la France si lui-même s'est mis en situation de ruine personnelle, incapable de gérer son propre argent ?

Moi, je pose un problème. Est-ce qu'on peut confier les clés de la Maison France à quelqu'un qui gère aussi mal considérait qu'il faut commencer à y aller, qu'il y a des choses inquiétantes ? Ah non, mais Fillon, je veux que tout aille jusqu'au bout.

Je m'interrogeais juste sur le timing qui ne surprendra. Emmanuel Macron, vous faites peur au Front National plus que François Fillon vu les sondages. C'est Emmanuel.

C'est une vraie question politique que vous n'avez pas entendu Nathalie Saint-Cricq, écoutez-la. Manifestement, vous ciblez Emmanuel Macron et vous avez l'air d'avoir un peu plus de bienveillance vis-à-vis de François Fillon. Est-ce simplement parce qu'Emmanuel Macron est plus près de vous dans les sondages ?

Où est le candidat qui vous inquiète le plus actuellement ? Non, moi, les histoires de Fillon, remboursement du mariage ou de l'argent de poche, etc. Les costards, etc.

Non, on ne parle pas de cela. Si, on parle des impériences. Non, mais je n'ai pas du tout de bienveillance pour cela.

Je pense que les Français se sont fait leur opinion sur le rapport de cet homme à l'argent et le contraste par rapport à ce qu'il disait pendant la primaire et le contraste quand il promettait de partir en cas de mise en examen et qu'il ne le fait pas. Je ne dis pas qu'il avait raison de dire cela, mais c'est lui qui l'a dit. Mais je dis simplement, il faut qu'en France, on respecte le principe d'égalité de notre constitution et de notre république.

Liberté, égalité, fraternité. Donc, s'il y a une suspicion sur quelqu'un et qu'une autre personne fait la même chose, il faut que la suspicion soit étendue à tout le monde. Mais je ne dis pas que les gens sont coupables.

Et vous semblez considérer qu'Emmanuel Macron est plus dangereux politiquement que François Fillon ? Non, moi, je pense que Macron, au contraire, c'est un parfait opposant politique parce qu'il incarne vraiment le mondialisme face au patriotisme. Il incarne vraiment...

Si vous voulez, moi, je pense qu'il veut larguer la France complètement dans son identité nationale jusqu'à dire qu'elle est coupable de crimes contre l'humanité, qu'il n'y a pas de culture française, que les arts français, il ne les a jamais vus, je le cite. Il veut vraiment liquider le modèle social. Il veut liquider la souveraineté française.

Il veut même un gouvernement de la zone euro et donc peut-être à terme un impôt européen. Je pense qu'il est le candidat du système financier et bancaire. Ça me paraît absolument évident.

Donc, de ce point de vue, il est un parfait opposant parce qu'il est à l'opposé idéologique de ce que nous en repassent. Vous n'êtes pas du système. Arnaud le Parmentier, vous n'obéissez jamais.

Est-ce que vous avez démissionné de la fonction publique ? Non, je n'ai pas de raison de démissionner de la fonction publique. Donc, vous, vous restez dans le système.

Je suis en disponibilité. Je ne calme pas un centime de la fonction publique et ma carrière n'avance pas. Et je ne cotise pas pour la regarder de cette petite réserve.

Oui, mais moi, je ne suis pas né avec une cuillère en argent comme d'autres, dans la bouche. Et je n'ai pas pantouflé chez Rothschild, moi. Mais Emmanuel Macron a démissionné de la fonction publique.

Bruno Le Maire a démissionné de la fonction publique. Avant ça, moi, je pense qu'il faudrait interdire le pantouflage. Je n'ai pas pantouflé dans une banque d'affaires pour gagner des millions.

Je n'ai pas fait ça. Moi, j'ai servi l'État. Vous restez dans la fonction publique.

Moi, j'ai été au ministère de l'Intérieur, là où je suis sorti. J'ai servi l'État. Et ensuite, je me suis présenté aux élections.

Donc, je veux dire, c'est un parcours normal. Et moi, je suis fils d'instit dans le Nord. Donc, ce que j'ai fait, Louis-le-Grand, HEC, l'ENA, c'est la méritocratie républicaine.

Heureusement que ces grandes écoles ne sont pas fermées aux gens qui viennent de les classes populaires ou des classes moyennes. Donc, vous gardez votre corde de rappel pour travailler pour l'État. Mais vous savez pourquoi le statut des fonctionnaires avait été créé après la guerre ?

Pour qu'ils soient indépendants. C'était justement pour que les fonctionnaires ne soient pas soumis aux pressions politiques. Voilà.

C'est pour ça qu'il avait été créé. Je pense qu'il ne faut pas le détruire et qu'il faut même dégeler le point d'indice. Enfin, il a été un petit peu dégelé là récemment, mais vraiment le dégelé parce qu'on voit une fonction publique de plus en plus précarisée.

Françoise nous appelle des Pyrénées orientales. Bonsoir Françoise, pardonnez-moi. Bonjour et bienvenue.

Bonjour France Inter. Merci de me donner la parole. Nous vous écoutons.

Une petite remarque préliminaire. Monsieur Philippot affirme que notre chômage est dû à l'euro. Or, nous avons des voisins, ne serait-ce que les Pays-Bas, qui ont l'euro et qui ont un chômage beaucoup inférieur au nôtre.

Ça, c'est une remarque. Maintenant, je voudrais, quand j'entends Mme Le Pen qui veut s'occuper de tout le monde, de la détresse des ouvriers, de la détresse des agriculteurs, des centres-villes qui se vident, des déserts ruraux, des déserts médicaux, j'en pense que c'est des meilleurs sûrement, j'aimerais savoir, mais de façon très concrète, pas des grands discours en attaquant les autres, je voudrais savoir comment elle va s'y prendre, quels seront les financements et d'où viendront ces financements. Et puis, une autre, une dernière remarque en dehors de ma question, une remarque tout à fait personnelle, le refus de se présenter devant les juges n'est-il pas un aveu de culpabilité ?

Voilà, je vous remercie de me répondre rapidement et de façon concrète. Merci Françoise. Florian Philippot vous répond concrètement, il a sorti une feuille de sa pochette.

Bonjour madame, je vous salue. Peut-être sur cette dernière question...

Attendez, il y avait une première remarque. Ah oui, sur les Pays-Bas, le chômage. Les Pays-Bas, vous savez, c'est la zone marque, traditionnellement, donc c'est exactement ce que j'ai dit tout à l'heure.

L'euro est une monnaie taillée pour l'Allemagne et la zone marque, mais pas du tout taillée pour la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce et d'autres pays. Elle est trop faible pour ces pays qui en bénéficient, qui accumulent les excédents trop fortes pour les nôtres, qui voient leur industrie partir et accumuler les déficits. Je rappelle qu'en janvier, on a fait le plus fort déficit commercial historique de toute l'histoire de France.

Autre volet de la question de Françoise. Mais il n'y a pas que l'euro du tout qui est responsable du chômage. Autre volet de la question de Françoise.

Je ne suis pas caricature. Est-ce que le fait de refuser de venir aux convocations des juges n'est pas un avis de culpabilité, vous demande Françoise ? Non, on a répondu 100 fois à cette affaire-là.

Au contraire, Marine Le Pen. Quelle est la raison pour laquelle elle ne se rend pas à la corrégation des juges ? J'ai déjà répondu, monsieur, à cette question-là.

Je ne m'en souviens plus. Vous avez oublié ? Oui.

Rappelez-moi la raison. Vous avez une toute petite mémoire. Oui, toute petite.

Alors, je vous le dis parce qu'elle avait demandé l'ouverture d'une information judiciaire il y a un an et que ça lui a été refusé. Mais vous retrouverez, vous remettrez la bande en arrière. On en a parlé pendant un quart d'heure.

Maintenant, il y avait une autre question, je crois, de madame. C'était quoi ? François, vous êtes avec nous ?

Les économies. Les économies, on finance. Comment financer ?

C'est intéressant. Vous avez eu un plan. Il faut être précis.

On aide les agriculteurs, on aide les retraités, on aide tout le monde. Comment on fait concrètement ? Oui, on assume qu'il y a un problème de pouvoir d'achat en France.

Ceci dit, il y a des économies qui ne sont pas faites. Soit on les fait sur le dos des Français, on augmente la TVA ou la CSG, on détruit la sécurité sociale. Soit, d'abord, on relance la machine économique pour créer de la croissance.

On partage de richesses qu'on ne crée. Donc, il faut créer des richesses, il faut relancer la croissance. On n'est pas condamné au 0 ou au 1% de croissance par an.

Il faut donc faire du patriotisme économique. Revenir, je vous l'ai dit, sur le programme économique. On va aider nos PME, on va aider l'innovation, notamment avec des baisses de charges et un impôt sur les sociétés plus juste, également, au-delà des grandes réformes par rapport à l'Europe dont je vous parlais.

Mais on va faire aussi des économies, mais juste, parce qu'il y a une mauvaise dépense publique et il y a une bonne dépense publique. Il y a même un investissement public. Le service public, c'est un investissement.

On ne va pas renier dessus. Personne ne regrette les autoroutes ou les rails, etc. Par contre, il y a des mauvaises dépenses publiques.

Par exemple, on pourrait faire beaucoup d'économies sur la réforme territoriale. Nous, on souhaite passer de six niveaux à trois niveaux d'administration. Vous supprimez les régions ?

Les collectivités régionales, les intercommunalités et donc l'Union européenne pour arriver aux communes, départements, État. Tout ce qui relève de la proximité ira vers les communes et les départements. Par exemple, on mettra collèges et lycées ensemble dans les départements et non plus séparés entre départements et régions.

Et donc, les personnels...

Ça met du temps avant d'être rentable, ce genre de choses, on le sait. C'est que ça met du temps avant de pouvoir faire des véritables économies. C'est pas l'échelle d'un quai là, manifestement.

Si, parce que déjà, immédiatement, vous n'aurez plus, c'est pour les régions, 2000 à peu près élus régionaux rémunérés, les conseils économiques et sociaux régionaux rémunérés, les intercommunalités, je crois que c'est la Cour des comptes qui avait ciblé plusieurs dizaines de milliers d'emplois doublons par rapport aux communes. Combien de cent ans en arrière ? Communes, départements, État ?

Non, les collectivités régionales, c'était en 86. Donc, c'est pas il y a 100 ans. J'étais même né, donc c'est pas il y a 100 ans.

Et les intercos, c'est même la fin des années 90, début des années 2000. Donc, c'est encore moins il y a 100 ans. Et ça, vous estimez à combien le montant économisé avec cette réforme territoriale ?

Eh bien, réforme territoriale et institutionnelle, puisqu'on va aussi réduire massivement le nombre de députés, de sénateurs, etc., 10 milliards d'euros. 10 milliards d'euros.

De la même manière, sur la santé, par exemple, soit on détruit la sécurité sociale, soit on fait des économies intelligentes. Et nous, on veut les faire. Je vous donne quelques exemples.

La vente à l'unité du médicament, qui a été estimée à une économie d'à peu près 2 milliards d'euros par an, au lieu d'accumuler des boîtes qu'on jette ensuite et de faire dépenser par la sécurité sociale. Accélérer le généricage des médicaments, ça a été estimé à 5 milliards d'euros par an. Mettre en place des économies de gestion, le virage numérique.

Il y a un vivier de start-up français. La préférence nationale, ça ne fait pas faire des économies. Je ne comprends pas que vous n'en parliez pas.

Depuis tout à l'heure, vous ne voulez pas me parler de ce que va permettre la préférence nationale. Donc, est-ce que vous pouvez me chiffrer quelle économie vous faites avec la préférence nationale ? M.

Lorient Philippot. Le but n'est pas une économie de chiffrage en matière de priorité nationale. Le but, c'est une mesure politique.

C'est de dire, voilà, vous êtes français, vous avez la nationalité française et vous avez une priorité d'accès, par exemple au logement social ou une priorité d'accès à l'emploi avec cette taxe sur les travailleurs étrangers qui existe déjà aujourd'hui mais qui est limitée aux extra-communautaires. Nous, on ne veut pas faire de discrimination. Un Chinois ne vaut pas moins qu'un Allemand.

Donc, on va mettre cette taxe mais pour l'ensemble des étrangers qui soient travailleurs communautaires ou extra-communautaires. C'est ça la priorité nationale. Donc, en fait, le système social français n'est pas en difficulté du fait des étrangers.

Si je comprends bien ce que vous venez de me dire, ce n'est pas le problème. Par exemple, la clandestinité, donc l'aide médicale d'État, alors c'est pris sur le budget de l'État mais ça vient des mêmes poches qui sont celles des contribuables, c'est un milliard d'euros par an. Donc, il faut supprimer l'aide médicale d'État réservée aux clandestins.

Et quand quelqu'un est très malade et pris dans la rue, on le soigne ou on ne le soigne pas ? Oui, bien sûr, et on le soignera. Donc, ça coûtera la même chose.

Non, parce que ce n'est pas que ça l'aide médicale d'État. Bien sûr que ce sera conservé pour ceux qui sont sur le point de mourir, évidemment. Mais ça existait déjà, ça, avant l'aide médicale d'État.

Vous savez, l'aide médicale d'État, ce n'est pas la révolution française. C'est l'an 2000. C'est Lionel Jospin.

Donc, il y avait des dispositifs auparavant. On mettra en place ces dispositifs-là. Mais c'est vrai qu'on a vu que ça a créé une pompe aspirante de l'immigration clandestine.

Mais je parlais des économies. Vous savez, l'Union européenne, ce n'est pas qu'une source de mauvaise politique. C'est aussi une source de coûts.

Puisque chaque année, on donne 22 milliards à l'Europe, elle nous en rend 13. Dont la PAC, et dont tous ces autoroutes, tous ces routes, tous ces collèges. On en a bénéficié pendant 30 ans.

C'est peut-être normal qu'on aide la Pologne à se développer comme on a été aidé par les Allemands par la PAC dans les années 60. Non, parce que moi, je pense que cet élargissement a été complètement déraisonnable. L'élargissement de 2004 et puis encore un petit peu après a été déraisonnable.

Et nous souhaitons mettre fin à cet incroyable déficit qui fait qu'on donne chaque année 9 milliards de plus que ce qu'on reçoit. C'est considérable, 9 milliards d'euros. Voilà, pour la réponse à Françoise.

De la manière, il y a certaines grandes entreprises qui font la défiscalisation et qui refusent de rembourser. Eh bien, nous allons mettre en place une loi qui fera qu'elles ne pourront plus accéder au marché public si elles refusent de se régulariser. C'est trop facile.

On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Voilà. Il y a plein de choses à aller chercher.

On a compris certains de vos éléments. On repasse au standard où nous attend Frédéric. Vous nous appelez Frédéric de Grandville.

Bonjour et bienvenue. Bonjour à l'équipe de France Inter. Bonjour, M.

Philippot. Bonjour, monsieur. Écoutez, j'ai eu une question à M.

Philippot et une remarque à France Inter. Bonjour aux équipes d'or de France Inter, d'ailleurs. M.

Philippot, vous êtes vraisemblablement, grâce à Marine Le Pen, qualifié pour le second tour si les sondages ne se trompent pas. Il paraît qu'il y a des sondages secrets qui vous mettraient encore un petit peu plus haut dont on ne peut pas parler. Mais enfin, bon, ça, c'est autre chose.

Moi, je ne les connais pas. Vraiment, vous seriez qualifié pour le second tour. Mais je n'entends pas dans votre discours d'ouverture à des candidats ou des alliances possibles pour, par exemple, abandonner la préférence nationale pour que des gens comme M.

Dupont-Aignan ou d'autres puissent se rassembler autour de Marine Le Pen au second tour. Ça, c'est ma question. Donc pourquoi pas davantage un discours d'ouverture ?

C'est la première chose. Et la deuxième chose, un petit message en France Inter. Je regrette qu'il y ait de la publicité sur l'entraîne de France Inter maintenant.

Et je regrette aussi, alors le CSA mesure le temps de parole. C'est très bien, mais le CSA ne peut pas mesurer la qualité des interviews. C'est-à-dire quand on interview quelqu'un du Front National ou quelqu'un comme M.

Dupont-Aignan et qu'on hache sans arrêt son discours en le bombardant de questions pour qu'il ne puisse pas développer cette idée, je trouve que pour des gens comme nous qui payons notre devance et qui finançons France Inter ou le service public en général, on aimerait un petit peu plus d'équité. Parfois, c'est difficile avec...

Merci pour votre question, Frédéric. Mais c'est parfois difficile...

Laurence, Laurence, parfois c'est difficile effectivement d'interroger les candidats. Nous sommes trois sur ce plateau. Les candidats ont envie ou leurs représentants comme c'est le cas aujourd'hui ont parfois envie aussi de développer beaucoup d'idées.

Donc c'est un peu compliqué. Pardonnez-nous, on fait ce qu'on peut. Merci Frédéric.

C'est vrai que la tonalité, ça se voit de plus en plus, les gens le voient. Enfin les gens...

Moi j'ai reçu des centaines de messages suite à mon passage hier à On n'est pas couché chez Ruquier de gens qui ont vu la différence de ton. De traitement entre vous et d'autres candidats. Mais bon, à la limite, les gens se disent bon ben voilà, il y a les copains du système et il y a ceux qui ne sont pas copains du système.

Le système, on en a déjà parlé tout à l'heure, on ne va pas y revenir. Sur la question que posait Frédéric à l'instant, il parle de Nicolas Dupont-Aignan. François Asselineau est lui aussi l'un des candidats qualifiés pour cette élection présidentielle, l'un des onze de l'Union Populaire Républicaine qui pourrait peut-être faire une alliance avec vous au second tour.

Écoutez-le, voici ce qu'il dit de lui. Je ne me décrireai pas spécialement comme souverainiste et anti-système. Moi je veux rendre aux Français leur démocratie.

Je propose depuis dix ans, depuis dix ans, sans jamais changer d'avis, de sortir de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN. J'ai dit que nous mettrons en œuvre, lorsque je serai installé à l'Elysée, l'article 50 du traité de l'Union Européenne qui permet de sortir juridiquement et sereinement de l'Union Européenne et de l'euro. C'est d'ailleurs ce que vont faire les Britanniques.

Je veux sortir la France de l'OTAN plus généralement. Vous savez ce que disait Charles de Gaulle ? Il disait lorsque le pacte de Varsovie se sera effondré, lorsque le communisme aura disparu, eh bien l'OTAN devra disparaître.

Actuellement la France est placée sous la tutelle de l'OTAN. En fait nous sommes devenus un pays satellite de Washington qui nous entraîne vers des guerres illégales et néocoloniales, notamment au Moyen-Orient. Florian Philippot, M.

Asselineau est un allié potentiel pour le second tour ? Je ne crois pas du tout que ce soit sa démarche. Mais je vais vous dire, moi je suis plutôt heureux qu'il ait pu avoir ses signatures.

Voilà, c'est vrai qu'il a développé son parti, il n'avait pas accès du tout du tout aux médias, ce qui était peut-être anormal. Il a eu ses signatures, c'est le signe qui représente quelque chose. Donc c'est heureux comme M.

Poutou, comme d'autres, qu'il ait pu avoir ses signatures. Maintenant nous ce que nous souhaitons, si vous voulez, oui il y a l'article 50 bien sûr, c'est celui qu'on utilisera. Si on sort de l'Union Européenne, on souhaite qu'il y ait ce référendum, parce que c'est un sujet tellement engageant, tellement important, sur le modèle du Brexit, qu'il faut que nous ayons cette discussion.

Attendez, indépendamment...

Mais pour répondre à madame aussi, pour ne pas l'ignorer...

Oui, pour revenir à la question de l'auditrice, avec qui, parce qu'on dit toujours qu'au deuxième tour, on essaie de rassembler, donc de s'ouvrir aux autres, avec qui vous pourriez faire quelque chose ? Je ne parle pas forcément de François Asselineau, de Nicolas Dupoignan, est-ce qu'il y a d'autres ? Est-ce qu'il y a une partie de la droite, de chez François Fillon ?

Est-ce qu'il y a des gens avec lesquels vous pourriez, des gens comme M. Wauquiez, dont on a dit qu'il était peut-être plus Marion Maréchal Le Pen, non pas Maréchaliste, compatibles, est-ce qu'il y a des possibilités de s'ouvrir et à qui ? Florian Philippot.

Vous savez qu'on a...

D'ailleurs, je répondrai en même temps à vous et à madame, nous avons plusieurs fois déjà dit à Nicolas Dupoignan, puisqu'elle en parlait, que nous sommes totalement prêts à travailler avec lui, et que ce serait même très bien, parce que nos adversaires savent s'unir au second tour. Il faut que nous aussi, on soit unis, ils s'ouvrenissent les patriotes. Et donc, oui, bien sûr que nous ouvrons les bras à tous les patriotes qui viennent de gauche ou de droite, mais on ne va pas raisonner par appareil, ça n'a pas de sens.

On ne va pas faire d'alliance demain avec des appareils. Si on ne raisonne pas par débauchage individuel, ni par appareil, ni par parti, on ne voit pas comment vous pouvez...

Non, mais sinon, vous savez ce que ça donne ? Ça donne les discussions interminables de Hamon, avec Jadot, avec Mélenchon, et ça n'a pas de sens, et ça tue une campagne. De la manière Macron avec Robert Rue, Bayrou, il avait dit du mal de lui il y a six mois.

Tout cela, ce n'est quand même pas la vraie politique. La vraie politique, c'est que vous entraînez un rassemblement sur des convictions, vous assumez vos convictions, et vous vous adressez directement aux Françaises et aux Français. Après, il peut y avoir des personnalités politiques qui ont un discours proche du vôtre, et elles savent déjà, puisqu'on l'a déjà dit une nombreuse fois, que nos bras sont ouverts.

Arnaud le parlementier, on repasse au standard une dernière fois. Juste après la présidentielle, il y a les législatives. Pendant ce temps-là, qu'est-ce qui se passe si Bernard Cazeneuve ne remet pas sa démission, comme c'est la coutume, mais pas la lettre de la Constitution ?

Est-ce que vous êtes sûr que vous pourrez nommer un Premier ministre ? Florian Philippe Aume. C'est-à-dire que si Marine Le Pen est élue, le président de la République et que Bernard Cazeneuve reste ?

Oui. Ça me paraît très très très très improbable. C'est possible.

Je pense qu'il aurait du mal à sortir de chez lui et tout, parce que ce serait tellement honteux de sa part. Vous ne craignez pas de résistance ? En réalité, je pense que c'est impossible.

Il est déjà tellement aujourd'hui impopulaire, perçu comme d'une incompétence rare. Bernard Cazeneuve est plutôt...

Non, non, non, ce n'est pas le plus impopulaire. Ce n'est pas le plus, parce qu'ils sont tous au fond du trou. Mais globalement, il est quand même aussi un peu...

Enfin, je veux dire, Bernard Cazeneuve, aujourd'hui, a été en grande difficulté. Il a été un ministre de l'Intérieur incontesté. Un très très contesté.

Qui a très bien géré les attentats. Qui a connu énormément d'attentats sous son ministère. Mais dans l'opinion publique, Bernard Cazeneuve...

Qui n'a pas géré cette affaire, qui n'a pas démissionné quand il y a eu les attentats, qui n'a pas voulu totalement faire la transparence sur ce qui s'est passé à 10, puisqu'ils s'en sont pris tout de suite à cette policière municipale, Mme Bertin, etc. Non, M. Cazeneuve, moi je considère que c'est un très très mauvais ministre de l'Intérieur.

Et aujourd'hui, un Premier ministre complètement inexistant. C'est peut-être pour ça d'ailleurs qu'il surnage un tout petit peu dans les sondages. Parce qu'il est transparent.

Voilà, il est transparent. Bon, mais ceci dit, non, bien sûr que non, Cazeneuve ne resterait pas. Parce que, vous savez, ce qui est plus fort que tout en République, c'est la volonté populaire.

Les Français auront parlé par les urnes massivement. Et M. Cazeneuve ne pèse rien par rapport à tout ça.

Il n'est rien. Il ne sera plus rien. Il le sait.

Andrés, vous nous appelez, je vais y arriver, du Cantal. Bonjour, bienvenue. Florian Philippot vous écoute.

Oui, bonjour. D'abord, merci à France Inter d'avoir pris mon appel. Voilà, M.

Philippot. Alors, d'abord, une petite réflexion. Tout simplement, moi, j'ai 57 ans et j'ai mal à mon pays.

J'ai mal à mon pays car j'ai toujours appris dans l'histoire à l'école que l'Europe nous permettrait peut-être d'éviter ces sempiternels conflits qui sont liés tout simplement à des êtres qui jouent sur la peur des autres. Et je crois que cela nous amènera dans une impasse inexorable car d'autant plus de réfugiés arrivent maintenant, d'autant plus des centaines de milliers arriveront vu l'état de la planète. Voilà ma réflexion.

Maintenant, ma question. En cas d'arrivée de Marine Le Pen au gouvernement, j'aurais voulu savoir, je pense qu'il y aura une troisième mi-temps, comment allez-vous pouvoir gouverner si vous ne tenez pas la législature ? Comment allez-vous faire vos alliances au niveau des départements, des régions, au niveau des élus, avoir des gens de métier, des gens intelligents pour pouvoir avoir le nombre de députés suffisant qui vous permettraient de mettre à bien cette politique qui, je pense, c'est mon fort intérieur, nous mènera forcément dans l'impasse ?

Andrés, on va laisser Florian Philippot vous répondre. Florian Philippot, répondez à Andrés et puis on accueille Damien Leloup de Pixels du Monde. Comme vous dites, monsieur, si on passe, c'est que le peuple l'aura voulu.

Donc, on ne pourrait pas parler à la place du peuple. Et le peuple se fera respecter. Et bien sûr qu'il y aura une confirmation et probablement une amplification de la majorité législative.

Oui, c'est ce qui se produit traditionnellement. Je pense qu'il y aura une vague bleu marine, pour être tout à fait honnête. Si Marine Le Pen a plus de 50% des voix dans une élection où il y a plus de 80% de participation, il y aura derrière, ça veut dire, je ne sais pas, 18 millions de voix ou 19 millions.

Ça veut dire qu'il y aura derrière une vague bleu marine et une large majorité, mais qui dépassera largement le Front National. Je reviens à ce que j'ai dit. Nous sommes ouverts à l'Assemblée nationale.

Maintenant, vous savez, on avait annoncé dans les villes Front qu'il y aurait des émeutes toutes les semaines, que dans les quartiers plus difficiles de ces villes, ce serait compliqué. Ça, ce n'est pas du tout ce qui s'est produit. C'est au contraire.

Il y a eu un apaisement. Et encore une fois, je pense qu'il faut être respectueux de la volonté populaire et ne pas jouer sur les peurs. Il faut au contraire regarder sereinement la démocratie parce que certains veulent créer un climat d'hystérisation autour des élections aujourd'hui.

Chaque élection serait une menace. On nous annonce déjà, l'Italie la semaine de l'année prochaine, une menace pour l'Europe. L'élection est une menace.

Comment peut-on parler comme cela ? À quel point est-on régressé dans l'état d'esprit démocratique pour que chaque fois qu'il y a un référendum ou une élection en Europe, on dise que c'est une menace ? Mais c'est gravissime.

Ça veut dire que le peuple parle, c'est une menace. Mais ça veut dire que ce système, il est à bout de souffle. Il sait très bien qu'il ne tient plus que sur quelques-uns qui le font tenir, mais que la volonté populaire bientôt le fera partir en l'air.

Quant à la guerre ou à la paix, c'est un argument de terrorisme intellectuel, cela. On ne peut pas discuter de l'organisation de l'Union européenne parce que la guerre est la paix. Non, non, non.

On doit pouvoir discuter de ce que nous imposent les traités sereinement. Il n'y a pas de chantage entre vous gardez l'Europe et Bruxelles tel que c'est aujourd'hui ou c'est la guerre. Ça, c'est un chantage et c'est faux.

Moi, je vois, j'ai vu des assassinats de masse en France. Ce n'est pas le fait du patriotisme français. C'est le fait du terrorisme islamiste.

C'est le fait de notre naïveté et de notre vulnérabilité. 13h52, nous accueillons Damien Leloup. Question politique sur France Inter en partenariat avec Le Monde.

L'équipe des Pixels du quotidien Le Monde. Bonjour Damien. Vous vous arrêtez sur la campagne en ligne du Front National.

Oui, bonjour Florian Philippot. Bonjour. Vous êtes venu sans votre tasse à café aujourd'hui.

C'est vrai. Alors pour nos auditeurs qui ne suivent pas l'actualité de YouTube, de quoi s'agit-il éclairer ? Je vous pose la question puisque vous avez lancé en début d'année votre chaîne sur YouTube dans laquelle vous apparaissez toujours avec une tasse rouge à la main au moins au début de la vidéo.

Donc cette chaîne YouTube, elle a démarré très fort. Depuis un mois, vos vidéos plafonnent un peu plus aux environs de 20 000 vues par vidéo. Alors c'est loin d'être ridicule, mais ce n'est pas non plus un succès gigantesque.

Pour quelqu'un comme vous qui a fréquemment accès aux médias, c'est quoi l'intérêt de cette chaîne YouTube ? Florian Philippot. Oui, on a bénéficié d'un très fort buzz au départ médiatique, donc des vidéos un peu plus vues, mais ça fonctionne bien.

Et moi, je fais des vidéos de fond. Je fais des vidéos de fond. Il y en a une nouvelle qui sort aujourd'hui d'ailleurs sur les droits des femmes.

J'en ai fait une tout récemment sur le CETA, sur l'euro, etc. Et ça touche peut-être un public plus jeune, qui ne regarde pas les émissions politiques, qui n'est peut-être pas en train de nous écouter là maintenant. On en est tous navrés, mais c'est comme ça.

C'est difficile de vous rater. Et qui est peut-être plus sur YouTube. Alors YouTube, ce sont des codes différents, mais ce sont des codes de forme, bien sûr.

Mais en même temps, moi, dans ma chaîne, j'y mets du fond. Et j'y mets le développement d'idées. Je prends des cartes, je prends des frises, j'essaie d'être pédagogue.

Dans les codes, vous utilisez aussi beaucoup ceux des forums blabla du site jeuxvideo.com. Et matin, c'est plein de café.

Contrairement à ce que je lis. Enfin, pas plein à l'arabort, mais il y a du café. C'est pas très clair à l'image.

Si vous voulez que le café est long, ça ne se voit pas. C'est pas très clair à l'image. Il y a un mythe comme quoi je bois une tasse vide.

Non. Par contre, ce qui est confirmé, c'est que sur le dessous de la tasse, il y a eu un petit clin d'œil, une petite référence au forum du site jeuxvideo.com.

Résulte. C'est un endroit aussi où vous faites campagne. Moi, non.

Mais je sais que ce forum est peut-être le plus animé de tout le web, de tout Internet. Et il m'a...

En fait, pourquoi j'ai fait ce clin d'œil ? Parce qu'avant même que je lance ma première vidéo, ce forum 18-25 de jeuxvideo.com avait parlé de ma chaîne.

Et il m'avait diffusé cette chaîne. Donc, je les ai remerciés par ce petit clin d'œil. C'est aussi un forum qui est connu pour être particulièrement remuant.

Cette semaine, après la fusillade de grâce, le père du lycéen qui a été arrêté les armes à la main dans le lycée a vu sa page Facebook couverte de centaines de commentaires insultants, menaçants, qui reprenaient les codes du forum. Ce n'est pas un peu gênant pour vous d'être en lien direct avec un endroit comme ça qui sort aussi des choses ? Moi, je ne stigmatiserais jamais tout un forum parce que vous avez des individus qui font...

Je pense que vous savez le pas d'amalgame, il faut l'appliquer à tout le monde. Il ne faut pas stigmatiser tout un forum qui doit concentrer des milliers, peut-être des dizaines de milliers de personnes parce que vous avez des oseaux qui ont mis des choses inacceptables, je n'ai pas vu d'ailleurs de ce que vous parlez mais je vous crois, sur des pages Facebook ou sur des réseaux sociaux dont on est tous victimes d'ailleurs. C'est vrai que sur les réseaux sociaux, il y a du très très bon mais il y a aussi parfois des gens qui se lâchent.

Plus généralement, on sait que le FN a été précurseur en matière de campagne sur Internet, d'utilisation des vidéos sur Internet. Je sais que ce n'est pas votre média préféré mais Libération a fait cette semaine une étude assez complète en analysant tous les contenus qui étaient les plus partagés sur Facebook et une des surprises de l'étude c'est que dans le top 30 il y a très peu de contenus qui émanent de médias proches du FN et que ce sont plutôt des vidéos du collectif Osons Causer qui est classé à gauche ou de médias de gauche, de médiapart qui sont dans le classement. On ne retrouve que deux contenus qui sont proches des idées du Front National dans cette liste.

Est-ce que vous avez une explication à ça au fait que finalement vos contenus soient moins partagés que ceux d'autres formations politiques qui sont moins avancées que vous dans les sondages ? Je n'ai pas toutes ces informations. Moi ce que je sais c'est que la page Facebook de Marine Le Pen est celle qui a le plus de fans de tous les candidats à la présidentielle.

Sur Twitter elle est très très élevée aussi. On a plusieurs cadres du Front dans des pages ou des comptes Twitter qui sont très suivis ou très vus. Ça se diffuse.

Après, si on n'est pas encore en tête il faut qu'on s'améliore. Voilà, c'est tout. Voilà, on va faire mieux.

Merci Damien. Vous avez d'autres questions à Florian Philippot ou non ? Je peux laisser la parole.

Alors on peut laisser la parole. On peut peut-être passer au standard très rapidement avec Athème qui nous appelle de Paris. Athème, êtes-vous en ligne avec nous ?

Oui, je suis toujours en ligne. Posez votre question rapidement à Florian Philippot s'il vous plaît. Bonjour, bienvenue.

Alors, bonjour M. Philippot. Bonjour.

Alors, il y a toute une partie de votre programme sur laquelle je ne peux qu'être d'accord. On va faire vite sur tout le volet souverainiste. Mais il y a un point de votre programme qui fera que je ne pourrai pas du tout voter pour vous.

C'est le point 27. En gros, vous considérez qu'on ne peut pas être binational quand on a une autre nationalité extra-européenne, ce qui est mon cas. Moi, je suis franco-tunivien.

D'après vous, je suis plus suspect qu'un franco-allemand. Vous demandez ça, c'est assez problématique. Surtout que, dans mon cas, c'est techniquement pas possible.

Donc, en gros, vous me demandez de choisir alors que le choix ne m'est même pas permis. On ne peut pas perdre une nationalité tunisienne. Et je trouve en plus cette différence, cette distinction entre européen et extra-européen on va dire suspecte pour ne pas dire autre chose.

Florian Philippot, votre réponse en une minute. Merci à thème de votre question. Non, mais déjà, dans le programme 27, c'est écrit européen, mais Marine Le Pen a ajouté qu'il y aurait des possibilités de conventions bilatérales avec certains pays.

Ce n'était pas rétroactif. Ce n'est pas rétroactif. Donc, c'est une disposition pour l'avenir.

Je ne sais pas si ça peut...

J'ai eu cette discussion avec un franco-marocain tout récemment qui m'a dit exactement la même chose que vous et votez pour nous. Bon, voilà, thème. J'espère que vous avez obtenu une réponse.

Merci, Florian Philippot, d'avoir passé ces deux heures avec nous dans Questions politiques. Merci à Nathalie Saint-Cricq, merci à Arnaud Leparmentier et à Laurence Perron, à Damien Leloup aussi, des Pixels du Monde. Dimanche prochain, un autre invité.

Et d'ici là, le premier débat des candidats, des principaux candidats, demain soir, sur À la Télévision.

Interview intégrale de Florian Philippot dans Questions Politiques (FRANCE INFO, 19-03-17, 12h29) — Florian Philippot · Pourquijevote