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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 octobre 2024 24 min

« L’élection américaine est un crash test pour l’Union européenne »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

notre invité politique ce matin c'est Taurore Laluc bonjour merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation député européen vous êtes code présidente de place publique avec Raphaël gluxman on va évidemment parler du budget de l'Union européenne mais d'abord une petite question sur l'actualité puisque après 3 années de crise c'est l'heure de la réconciliation entre la France et le Maroc Emmanuel Macron est arrivé hier sur place pour une visite d'État de 3 jours à la clé de nombreux contrats dont le montant global atteindra jusqu'à 10 milliards est-ce que vous mettez ça au crédit du chef de l'État euh je sais pas si c'est la question des contrats que je mets au au crédit du chef de l'État c'est surtout le fait queà un moment il faut entrer en dialogue la la situation les relations avec la France sont relativement tendues je pense que à chaque fois que que je suis critique vis-à-vis du chef de l'État je le dis tout haut là on est dans un moment où c'est important d'entrer d'entrer en dialogue après on va voir ce que ça va donner parmi les sujets abordé il y aura la question de l'immigration on sait qu'il y a une nouvelle loi immigration qui est annoncée pour le début de l'année notamment pour trans posé le PACT asile et immigration que vous avez voté au Parlement européen vous vous avez voté contre Bruno rotaillot qui est sur place au Maroc lui veut plus de fermeté avec les pays d'origine c'est ça la bonne réponse non la bonne réponse on voit bien que ça marche pas en fait on VO VO bien que c'est pas ça le sujet c'est pas comme ça que fonctionne l'immigration ce qu'il faut c'est avoir des voies légales d'immigration organiser l'immigration on l' toujours dit notamment avec Raphaël gluxman pendant la campagne des européennes parce que ce sont des flux qu'on en pêche pas et par ailleurs ce sont aussi des flux dont on a besoin économiquement faut aussi arrêter d'être un peu hypocrite vis-à-vis de de cette question si vous regardez par exemple l'économie française et ben l'économie française sans l'immigration elle tourne pas les restaurant ne fonctionne pas une partie des hôpitaux ne fonctionne pas bien non plus et cetera donc il va falloir apaiser un peu la situation réussir à avoir à un moment un débat à apaiser sur les questions d'immigration et arrêter d'avoir chaque année une nouvelle loi qui vient crisper toujours un peu plus le débat je sais que Thierry baudet du cise avait dit récemment pourquoi pas organiser ben en fait un débat au ciseux dans une instance comme ça qui permet de refroidir un peu les les les débats afin qu'il soi apaisé je pense que c'est une très bonne idée est-ce que c'est le le l'ambiance du moment j'ai envie de dire Ursula van derlan aussi elle est plutôt sur un durcissement de la politique migratoire sur le plan européen je pense que c'est malheureusement une réponse un peu facile un air du temps qui n'est pas vraiment là parce que quand vous regardez les préoccupations des Européens d'ailleurs et des Français c'est à peu près toutes les mêmes c'est la question du pouvoir d'achat c'est la question du travail c'est la question de l'éducation de l'accès à la santé et cetera finalement les questions d'immigration sont très très loin donc attention à ne pas tomber dans des jeux un peu faciles qu'on maîtrise pas bien par ailleurs et qui pourraitouch déboucher pardon sur quoi qui débouche en fait sur mais ce que je disais c'està-dire le fait qu'on est incapable d'avoir un débat apaisé qu'on revient finalement chaque année avec des lois parce que ça ne fonctionne pas bien donc en fait c'est un durcissement de façade c'est ça en fait le problème on parle du budget puisque l'examen se poursuit au Parlement Michel Barnier qui n'active pas le 493 qui laisse les débats se poursuivre malgré le fait que les députés ont dépassé le temps imparti en tout cas pour la première partie du budget vous saluez au moins sur la forme ce temps laissé au débat parlementaire ah c'est c'est compliqué oui et non oui quelque part et non à la fin des fins parce qu'en fait on sait que ça va se finir par un 493 et je pense qu'on est dans une situation on est en train de laisser le débat un peu ça pourrit le débat finalement c'est c'est c'est-à-dire que on sait que on va finir par un 493 certes il y a eu une chance qui a été donnée au Parlement mais c'est une chance un petit peu fictive qui a été donnée au Parlement parce que les débats n'ont pas été organisé de manière disons sereine c'était très difficile d'avoir une vision globale sur ce budget euh c'est un budget qui ne va pas ni en terme de montant enfin ça c'est vraiment le message qu'il faut faire passer je pense au français aux Français l'effort budgétaire qui est proposé par le gouvernement euh en terme de niveau c'est 60 milliards ce n'est pas ça qui demander à la France au niveau européen faut vraiment la c'est 110 milliards sur 5 ans on est autour d'une vingtaine de milliards par an donc ce cet effort qui est demandé aux Français en terme de niveau il y a pas pas besoin de faire cet effort là c'est un effort qui est encore une fois de la communication politique avant on avait on avait un ministre qui était Monsieur Bruno Le Maire qui disait il y a pas de problème sur la dette et les déficites je gère je suis un génie de l'économie manifestement l'économie n'a pas compris son génie là on est à nouveau cette fois-ci dans le la sphère opposée disons mais sur un exercice de communication politique il y a pas besoin de faire un tel effort 60 milliards il n'y a pas besoin et parur pour on a dû redécaler encore la l'année c'estàd c'est 2029 maintenant on rentrera dans les clous européens on repassera sous les 3 % mais ça c'est je pense que malheureusement ce n'est pas tout à fait vrai c'est-à-dire que si le gouvernement fait ce qui ce qu'il compte faire ça va quoi ça va impacter la demande ça va impacter la croissance et en fait tous ceux et j'en fais partie qui avont alerté sur le fait que depuis 2 ans la France n'était pas dans les clous on a tous le même diagnostic on dit mais en fait si on impacte à ce pointl activité économique on va avoir le même déficit l'année prochaine il faudra faire quoi la même chose donc non on a pas besoin de ce niveau de de d'économie c'est pas c'est pas ça qui est demandé et ce n'est pas crédible c'est-à-dire que du côté européen ce que nous demandons c'est de la crédibilité on demande pas qu'on nous dise soit tout va aller bien comme disait Bruno Le Maire avec des chiffres de la croissance qui n'étit pas les bons soit mon Dieu je vais faire un effort énorme et en fait qui qui n'aura pas l'impact attendu on demande juste une trajectoire crédible plutôt saine et cetera donc l'effort demandé vraiment il y a pas besoin de faire cet effort là et par ailleurs la façon dont il est réparti dans la société c'est pas normal c'est pas juste en fait on va revenir dans le détail mais le gouvernement on l'a vu pendant cette première semaine de débat le gouvernement et le camp présidentiel il pointte l'overdose fiscale de la part des députés de la gauche du nouveau front populaire est-ce que c'est la gauche qui multiplie un peu les taxes et les impôts c'est la meilleure manière de de redresser no compte mais en fait enfin déjà je trouve ça je vais vous dire je pense que à un moment le gouvernement doit être humble quand on a ce qui se passe là en 2024 sur cette trajectoire c'est inédit en temps de non crise on a un dérapage de 50 milliards sur un an 50 milliards sur un an c'est inédit ça n'est jamais arrivé hors période de crise donc je pense que le gouvernement devrait être un petit peu hble ça c'est le premier point juste vous l'expliquer comment ce dérapage est-ce que le gouvernement a menti est-ce que le gouvernement n'a été suffisamment compétent pour juger exactement ce que pouvent être les prévisions économiques je pense qu'il y a plusieurs choses je vois mal Bery ne pas alerter sur les fait que les prévisions de croissance n'étaient pas les bonnes donc je pense qu'il y a des décisions qui ont été prises au niveau du gouvernement à mon sens du moins je l'analyse de cette façon et je pense qu'il devra rendre des comptes ça ce sera déterminé mais on doit le savoir ce qui s'est passé et par ailleurs je pense qu'il y a un entêtement idéologique c'est-à-dire que le gouvernement tablait sur une politique de l'offre qui au bout d'un moment allait relancer la croissance de telle façon qu'on allait avoir des rentrées fiscales c'est pas ce qui s'est passé euh faire une erreur en politique économique ça arrive sans têé à ce point-là ça devient criminel en fait c'est-à-dire que là on voit bien que le gouvernement ne remet pas en cause finalement ce que je dis depuis 2 ans c'est-à-dire que leur politique fiscale coûte extrêmement cher ce que la Cour des comptes dit ce que la Commission européenne dit ce que le Fond Monétaire International dit on a l'impression d'avoir je sais pas une sorte de forcené des forcenés qui veulent pas se remettre en cause et qui au lieu de se remettre en cause préfère faire quoi et bien parler tickets modérateurs parler des délais de carence des fonctionnaires et cetera ce n'est pas ce qui est demandé par la Commission européenne ce n'est pas ce qui est proposé par la Cour des comptes ce n'est même pas ce qui est dit par le Conseil économique qui dépend par ailleurs du Premier ministre donc il y a un moment faut faut faut quand même sortir du dénis et arrêter de faire des propositions qui vont abîmer un peu plus la société française sur ce qui a été voté la semaine dernière la gauche a obtenu que les la taxation des plus riches soit pérenne et non pas exceptionnelle et temporaire comme le souhaitait le gouvernement vous entendez ce que dit le gouvernement que pour qu'elle soit acceptter il faut qu'elle soit temporaire est-ce qu'il y a un risque du coup de faire partir les les plus riches de ce pays non et je vais vous direfin il y a un moment aussi il faut savoir être solidaire quand on est milliardaire être taxé c'est ind dollor ça ne change strictement rien votre mode de vie rien c'est de l'argent que vous avez il y a pas de sujet là-dessus donc remettre de la la justice F fiscale faire de la solidarité à un moment où on sait qu'en plus la politique fiscale du gouvernement a particulièrement favorisé les plus riches c'est normal en fait ça demande zéro effort donc je vois pas pourquoi on demanderait des efforts à nouveau aux classes moyenne à certains fonctionnaires et cetera alors queon est en train de créer tout un narratif finalement pour justifier le fait que des gens très très riches bah faudrait faire attention à eux parce que attention si on les taxe ils vont partir non faut arrêter avec ce narratif là c'est ce qui nous a il y a pas de risque mais si on met exit tax par exemple il y a pas de risque et je vais vous dire l'idéal ce serait de le faire au niveau européen c'est toujours ce que j'ai défendu par ailleurs et ensuite s'il y a un risque mais je crois qu'il va falloir à un moment aussi un peu hausser le ton et dire au aux ultra riches que ils ont la chance d'être dans un superbe pays qui s'appelle la France et que les Français méritent mieux que de les voir partir parce que quoi on toucherait à de l'argent qu'il n'utilise pas mais au le temp ça va suffire à les faire rester pour pardon au Ceton ça va suffire à les faire rester je je pense qu'on est dans une dynamique mondiale qui est en train de changer sur la question de la taxation c'est-à-dire qu'il y a quelques années la taxation des super riches est un espèce de truc tabou on voit bien qu'aujourd'hui même le G20 dit qu'il va falloir taxer les super riches donc je pense que les temps sont en train de changer heureusement vous parliez des fonctionnaires le gouvernement qui sert la vice he sur la fonction publique il veut passer les jours de carence de 1 à 3 pour la fonction publique comme dans le le privé est-ce qu'il a pas raison de s'attaquer à l'absentéisme des fonctionnaires il s'attaque aux absents il s'attaquent pas à absentéisme et c'est différent en fait sur la question de l'absentéisme la dynamique elle est partout la même dans le privé dans le public partout en Europe qui a des systèmes avec des jours de carence ou pas ça veut dire que le problème il est ailleurs en fait fondamentalement et on le voit qu'avec le covid et ben il y a des choses qui ont un petit peu un petit peu changé ensuite si on prend maintenant la situation des fonctionnaires on se rend compte de quoi bah qu' a des fonctionnaires qui on sont beaucoup moins absents que des gens du privé on peut par exemple penser au prof et puis si on regarde dans dans son ensemble cette mesure c'est des économies de bout dechandelle donc la question est de de savoir pourquoi est-ce que le gouvernement propose ça en fait et c'est pourquoi est-ce qu'il va en plus jeter comme ça l'au PROE sur les les fonctionnaires dont on sait qu'on a du mal à les recritter il faut se rappeler qu'on organisit encore des speed dating il y a 2 ans pour pouvoir recruter des profs on a du mal à recruter dans la fonction hospitalière donc on les a applaudis au moment du covid on était très content qu'ils soi là donc qu'est-ce que c'est que ça dans la réalité c'est que c'est une opération à chaque fois de contrefeu populiste euh pour ne pas avoir à se remettre en cause c'est-à-dire plutôt que de encore une fois accepter le fait qu'il y a eu des erreurs faites en terme de politique économique qu'il faut donc revenir en arrière ce n'est pas grave ça arrive et ben il préfère rester finalement dans cette stratégie de la grenade dégoupillé théorisée par Emmanuel Macron où en gros on jette comme ça des contre-feu des choses qui abîment la société qui vont cristalliser euh un peu plus les les les divisions et c'est extrêmement irresponsable et en cela euh je dois avouer que je suis très déçu par le gouvernement Barnier parce que ça veut dire qu'il ne rom pas avec cette stratégie politique du macronisme qui est délétaire pour la société en cas d'utilisation du 493 qui paraît quand même assez probable à un moment est-ce que vous pensez que le gouvernement va garder une ou plusieurs mesures qui ont été poussées par la gauche et s'il ne doit en garder qu'une vous souhaiteriez que ce soit laquelle la taxation des plus rich serait je ser serait essentiel après on va voir ça c'est entre les mains du du gouvernement mais pour l'instant je suis assez pessimiste vous sentez pas un changement de méthode pour le coup plus d'écoute plus de prise en compte des apports des parlementaires et de chose qu'on pouvait se dire au début je trouve de du du gouvernement et des débats mais même dans sa feuille de route en fait sur la question budgétaire on voyait bien que les chiffres n'étaient pas forcément les bons on voyait bien qu'il y avait aussi un exercice de encore une fois de communication politique et ça je trouve que c'est tout à fait tout à fait problématique un mot sur le budget de la Sécurité Sociale et les retraites puisque c'est évidemment un sujet important sur le décalage des pensions de retraite est-ce que s'il y a un seuil qui est mis pour que les petits retraités ne soient pas touchés pour vous c'est un bon compromis c'est quelque chose d'acceptable ce serait essentiel de le faire ce serait essentiel de le faire ça c'est sûr mais encore une fois on pourrait ne pas toucher à ça je j'insiste c'està-dire que ça ça pourrait être un compromis si on était dans une situation qui nécessitait d'aller vers ce type de mesure on n'a pas besoin d'aller vers ce type de mesure si par exemple on conditionne beaucoup plus les aides aux entreprises on peut faire des économie jusqu'à 10 20 milliards si on fait une taxation plus juste sur les super riches pas que sur le revenu parce qu'en fait la question c'est plutôt celle du patrimoine on peut là aussi avoir des recettes substantielles 10 20 30 milliards en fonction des calibrages qu'on peut avoir donc oui ça pourrait être une solution de compromis mais encore une fois le problème il est pas là on a pas besoin de de faire tout ça on n pas besoin surtout de faire porter à l'ensemble de la population des erreurs faites par des responsables politiques il faut aussi mettre les collectivités locales à contribution selon vous je pense pas comme ça même chose elles ont pas du tout les mêmes contrainte que l'État hein elles ont une obligation elle d'être à l'équilibre on leur demande de plus en plus on leur enlève là aussi des recettes non encore une fois je pense que le gouvernement doit accepter la réalité lire les do ument qu'on lui lui a envoyé depuis 2 ans euh écouter un peu les ceux qui ont été critiques le le sujet c'est que il y a eu une politique fiscale qui n'a pas été financée qui a coûté excessivement cher et qui n'a pas porter ses fruits et maintenant il faut revenir là-dessus encore une fois c'est ce que dit la Cour des comptes c'est ce que dit la Commission européenne on est tous d'accord là-dessus on est tous alignés donc maintenant il faut sortir du dénis euh arrêz d'abîmer comme ça la société arrêter de faire tout peser sur les classes moyennes et sur les gens finalement qui n'y peuvent rien et qui sont piégés parce que les retraités ils vont pas pouvoir aller s'exiler euh par ailleurs qu'en France faut arrêter avec ce jeu-là je trouve que ça abîme vraiment le pays on le disait tout à l'heure la France qui a repoussé à 2029 l'échéance pour revenir dans les clous des 3 % est-ce qu'il y a une perte de crédibilité de notre pays sur la scène européenne oui et la perte de crédibilité euh elle commence à régulièrement avec les coups de menton d'Emmanuel Macron elle se poursuit et elle s'achève j'is même tenté de dire avec la dissolution le soir des européennes ça a été très mal vécu par nos partenaires américains euh européens ça a été très mal vécu au sein du Parlement européen parce qu'en gros bah il y a eu une réelle peur de voir arriver le rassemblement national au pouvoir et ça n'a pas fait rire si vous voulez ce coup politique euh à montré qu'Emmanuel Macron qui c'était le discours de la Sorbonne son engagement pro-européen et cetera et ben n'était pas si sincère que ça et ensuite sur la question du budget oui il y a une perte de crédibilité parce que si vous voulez la France n'est c'est pas un pays normalement qui revient avec des chiffres différents tous les mois or là dès le début côté du côté des institutions européennes on était quand même assez dubitatif sur les chiffres de croissance proposé et de voir la France revenir régulièrement avec des nouveaux chiffres oui c'est une perte de crédibilité assez importante c'est pour ça que j'insiste plutôt que d'avoir un effort substantiel qui ne sera pas tenu sur cette période là on demande nous côté européen une feuille de route crédible et plus douce on passe au reste de l'actualité et notamment en Georgie où la commission électorale a annoncé la victoire du parti prousse au pouvoir Bruxelles demande une enquête sur des fraudes électorales la commission é l'annonce ce matin un recomptage partiel euh des votes est-ce que ce résultat il éloigne de facto la Géorgie de l'Union européenne mais en fait c'est aussi nous qui nous éloignons de la gérurgie c'est ça qui est terrible c'est-à-dire que ce qui se passe là euh n de nombreuses personnes raphaell gluxman en premier avait alerté notamment sur le rôle de certains milliardaires et cetera euh dans dans ce qui se passe aujourd'hui en geéorgie et je pense que il faut pas laisser tomber la geéorgie euh donc on a vu que certains ministres euh européens avaient pris la parole euh pour l'instant ils sont pas tous présents à à condamner ce qui se passe en Georgie on a vu cororban lui en revanche était en soutien donc l'unité européenne elle va être essentielle sur ce type sur ce type de dossier et sur vous cinez qu'elle soit pas au rendez-vous il faudra qu'elle soit au rendez-vous il faut que l'Union européenne soit en rendez-vous le monde a changé hein les blocs se sont reformés l'Union européenne doit être uni et doit parler à chaque fois d'une voix forte et c'est pas tant la geéorgie qui s'éloigne de nous on sait que la population est proeopéenne mais nous on doit pas s'éloigner d'elle sur tout ça on parle des États-Unis puisque vous en revenez on est maintenant à une semaine du scrutin de cette présidentielle quel est l'état d'esprit des Américains euh quand on parle avec les les Américains que ce soit des républicains disons NON trumpistes et démocrates et les démocrates il y a une l'inquiétude en fait de voir effectivement Donald Trump arriver après c'est pas une inquiétude partagée puisque le pays est vraiment divisé euh vous l'avez senti ça oui c'est une élection qui s'annonce vraiment très serrée il y a une vraie divisionou il y a une vraie division il y a une vraie division on sent que Donald Trump peut faire à peu près n'importe quoi et dire n'importe quoi il a un socle qui ne bouge pas on va voir ce que ça donne dans les états clés mais oui il y a une vraie il y a une vraie division et on est sur des élections qui n'ont jamais été à la fois aussi importantes pour les États-Unis mais pour le monde et pour l'Europe notamment parce qu'on va voir quit du soutien à l'Ukraine et cetera euh mais oui c'est très très serré pour l'instant après reste à voir si le le meeting de Trump ce weekend où il a insulté toute une partie de la population américaine la communauté dite latino est-ce que ça va avoir un impact ou pas on a senti aussi je trouve dans son discours qu'il préparait finalement le terrain à quelque chose d'assez insurrectionnel à voir mais oui on sent un pays qui est effectivement divisé ouais il y a un déficit de notoriété de camala Haris aussi ou on sent même chose du côté ça été une vice-présidente assez discrète et finalement bah même si elle a une très elle a eu une très bonne dynamique de campagne jusqu'à présent et moi j'espère que ça va continuer euh oui il y a un déficit par rapport à un Donald Trump qui a été présent faut le rappeler dans tous les écrans avant d'être président américain de télé des américains puis ça a été un président et c'est quelqu'un qui crée du buz aussi horrible soit-il tous les jours finalement donc c'est pas simple pour une camé caméaris qui a été plus discrète d'essayer d'exister face à à ce type de personnage est-ce que l'Union européenne et la France ont tiré les leçons de Trump 1 est-ce qu'elles sont prêtes à une éventuelle arrivée au pouvoir de Trump 2 oui et non oui dans le sens où Donald Trump a dit qu'il allait augmenter les tarif douiniier et l'Union européenne a dit bah cette fois-ci on prépare nous une Task Force et on sera on répondra si vous augmentez vos tarifs doigners on fera exactement la même chose donc là on sent qu'il y a quelque chose qui s'est passé non dans le sens où je pense que quelque part mais c'est comme une partie des Américains estiment que allez Trump il va pas vraiment faire ce qu'il dit finalement il y a une volonté de quand même essayer de se se rassurer et puis surtout il va le jouer sur nos divisions c'est surtout ça le sujet c'est-à-dire que même par exemple sur la question des droits de douane il sait très bien qu'il y a certains pays bah en fait ça les dérangerait pas d'augmenter les droits de drine en réponse à la situation américaine d'autres pays non donc c'est vraiment un crash test aussi pour l'Union européenne cette élection si jamais Trump passe et qu'il fait ce sur ce à quoi il s'est engagé il faudra que l'Union européenne soit absolument unie et parle d'une seule voix pour qu' n puisse pas jouer sur nos division ouais il il y a la question des droits d'hon il y a la question de la défense aussi est-ce qu'on a gagné en autonomie pour faire face à un trum 2 pas assez non non pas assez sur la question de la défense c'est très clair que c'est aussi le sujet il y a deux sujets enfin il y a plusieurs même il y a la question de la défense il y a la question de l'OTAN il y a la question de l'Ukraine non on n pas totalement prêt après je je pense quand même qu'il y a une certaine prise de de de conscience jusqu'où mais elle n'est pas elle n'est pas complète encore à mon avis vous êtes inquiète des conséquences d'une arrivée de Trump au pouvoir sur les conflits en Ukraine et au Proche Orient bien sûr bien sûr parce qu'on sait ça pourrait changer le cours des de Guer ça pourrait euh changer le le cours des de des de Guer euh notamment en Ukraine puisqu'il a une position qui a été très clair et après d'un point de vue économique euh il a un programme aussi qui aura un impact mondial une dernière question d'actualité sur votre collègue au Parlement européen Jordane Bardella puisque la SNCF a refusé hier la campagne de pub pour son livre dans leségards le président du RN il crie à la censure il a raison alors je crois que c'est pas la SNCF qui qui a refusé mais la la la l'agence en charge euh de de cette campagne de de publicité qui est attaché à la neutralité politique si j'ai bien compris et si j'ai bien compris aussi c'est pas le seul qui a vu un non affffichage euh donc il y a eu d'autres personnes qui n'avaient strictement rien à voir par arièur avec le programme politique du rassemblement national donc c'est un problème je dirais qui n'est pas qui n'est pas celui qui veut bien pas la censure de la SNCF pour le dire clairement vous l'avez beaucoup accusé pendant la la campagne européenne de ne pas suffisamment travailler au Parlement européen vous direz encore la même chose je le vois toujours pas Jordan Bardella après on va voir quelle va être la stratégie du rassemblement national pendant pendant ces 5 ans à venir il n voilà on va voir j'ai mais pour l'instant non donc vous dites la même chose mer merci beaucoup d'avoir été notre invité ce matin