Nicolas Dupont-Aignan invité de LCI (18 novembre 2019)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:39OuverteRéponse directe
Est-ce que les violences ne sont pas un obstacle pour que les Gilets jaunes redeviennent une mobilisation populaire ?
- 1:46OuverteRéponse directe
Vous dites que les manifestations à Paris n'ont aucun sens, même au grand moment des Gilets jaunes ?
- 3:35RelanceRéponse directe
Est-ce que vous faites confiance à la justice pour prendre des sanctions proportionnelles ?
- 4:49RelanceRéponse directe
Vous portez des accusations contre le gouvernement, vous pouvez préciser ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Vous dites que c'est la faute du gouvernement ?
- 8:09RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est de l'inédite intellectuelle d'affirmer que le système par points va baisser les retraites de 15 à 20% ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 174 arrestations. »
- 7:15PrésentateurFait
« La réforme des retraites va aboutir à la pire régression sociale de notre temps depuis la fin de la guerre. »
Temps de parole
- Présentateur63 %
- Nicolas Dupont-Aignan22 %
- ?15 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Elisabeth Martichon.
Merci beaucoup d'être ce matin sur LCI. Je disais, députée de l'Essonne, présidente de Boula France, soutient des Gilets jaunes dès le départ. Vous avez été un des leaders politiques qui a le plus collé à ce mouvement. Samedi, justement, ils ont appelé à manifester, à défiler pour le premier anniversaire de leur mouvement. On a vu des violences spectaculaires, violences qui deviennent malheureusement
presque
indissociables de ce mouvement social. Est-ce que ça n'est pas
un
obstacle rédhibitoire pour que ça redevienne la mobilisation populaire que ça a été aussi ?
Bien sûr, mais de toute façon, moi j'ai toujours dit que les manifestations à Paris n'avaient aucun sens, même au grand moment des Gilets jaunes. Il faut comprendre ce qu'étaient les Gilets jaunes au départ
et
comment une extrême gauche et des casseurs,
avec
une complaisance du gouvernement, ont détruit ce mouvement. Voilà. Mais les revendications sur l'essence, sur la privatisation des autoroutes, sur le pouvoir d'achat, sur la réforme des retraites, ce n
'est
pas les Gilets jaunes. C'est l'ensemble du peuple français qui n'en peut plus.
Alors on va reprendre ça. Donc il faut dissocier,
Elisabeth Martichoux,
des
violences insupportables,
une
complaisance du gouvernement, un cynisme du gouvernement, une incapacité de faire respecter l'ordre,
qui
est scandaleuse.
Et
puis de l'autre côté, un mouvement social qui ne doit pas prendre la voie de manifestation, c'est fini, mais qui doit maintenant être présent, parce que l'enjeu c'est de bien vivre en France. Et on pourrait bien vivre dans notre pays si on prenait des mesures simples, de bon sens absolu.
On va en reparler, parce que vous avez sans doute des propositions à faire
aussi. Oui, j
'essaie.
Mais je reprends d'abord, dans l'ordre de vos termes, ce que vous venez de dire. Vous dites, je suis contre les manifestations à Paris. Donc vous ne voulez plus, vous, vous associer à des manifestations
à Paris. Mais je ne m'y suis jamais
associé. Oui, non.
Même au pire moment.
Vous dites aux
leaders des Gilets jaunes. Mais je l'aurais toujours
dit.
Mais d'ailleurs, il n'y a
plus...
Ne manifestez
pas à Paris. Il
n
'y
a quasiment
plus personne. Les Gilets jaunes, c'était un esprit. C'était en province des travailleurs, des artisans, je les ai vus, qui n'ont rien à voir avec les images scénarisées, permanentes. On l'a revu là avec l'affaire du maréchal.
C
'est indigne ce qui s'est passé.
Mais vous pensez bien... On peut d'ailleurs revoir en direct encore, ce matin,
les dégâts sur la
sève. Alors tout le monde
voit ça et on se dit, mais c'est horrible, méchant Gilets jaunes. Ça n'a rien à voir. Ce sont des casseurs, des bad blocks. Le préfet de police qui autorise une manifestation sur un lieu où le maire même dit, il ne
faut
pas mettre de manifestation là. Et on va passer en boucle ces images
pour
dire, ah voyez, la contestation sociale produit de la violence. Eh bien moi, je vais vous dire,
qui
produit de la violence ?
Il y
a
un complot derrière.
Non, il y
a
un gouvernement qui est faible avec les casseurs, très faible,
qui laisse des bad blocks. Mais vous dites
complaisance,
attendez, vous dites complaisance,
cynisme, complaisance,
ça a un sens. Cynisme, complaisance. Ça
veut dire qu'il laisse faire
? Mais bien sûr, il laisse faire pour qu'il y ait ça, parce qu
'il
aurait pu l'arrêter. Et puis au même moment, après il dit, voyez, le 5 décembre, ça va être horrible. Si vous n'êtes pas d'accord avec ma réforme des retraites, c'est que vous êtes un casseur qui en veut au maréchal juin. C'est ça qui
est
envoyé dans
la tête des Français. C'est parce qu'il a peur
du 5 décembre et qu'il organise lui-même ?
Oh, il n'organise pas, c'est beaucoup de... Il est soit incompétent, soit cynique. Mais moi je vais vous dire, l'important,
l
'important,
c
'est de mettre hors d'état de nuire de l'extrême gauche et des casseurs qui déconsidèrent le mouvement social. C'est insupportable, ces violences.
Et deuxième point, et deuxième point, excusez-moi. Mais attendez,
sur ce point-là, il
y
a eu 174 arrestations.
Mais je préférerais qu'on
les interpelle sur le moment. Est-ce que vous faites confiance
à la justice
pour
prendre les sanctions
qui
sont
proportionnelles
à ce qui s'est passé
?
J'espère. Oui. J'espère qu'elle sera ferme comme elle ne l
'est
jamais.
Bon, alors vous ne faites
pas confiance.
J'aimerais qu'elle soit plus ferme et aussi vis-à-vis des petits trafiquants de drogue qui pourrissent nos cités. Mais ça, c'est un autre débat.
Vous
mélangez tout, là,
par exemple. Non, je ne
mélange pas
tout.
Je ne mélange pas tout. Je dis
qu
'il est insupportable dans notre pays
qu
'il y ait des casseurs
qui
se livrent à des actes indignes
et
que de l'autre côté, il y ait une contestation sociale sincère
auxquelles
on n'apporte pas de réponse. Et je dis que le gouvernement,
quand
il accepte, par exemple, que la présidente de la RATP
augmente
son salaire de 50 000 euros,
quand
il accepte que M. Macron augmente son budget de l'Elysée de 2 millions d'euros et qu'au même moment, il demande des efforts insoutenables aux Français, il y
a
un moment, ça pète. Et ce que je demande au gouvernement, c'est d'arrêter de mettre de l'huile sur le feu.
C
'est
notamment...
Mais attendez, parce qu'on mélange tout, là. Comment il met de l'huile sur
le feu ? La
réforme des retraites va aboutir à la pire régression sociale de notre temps,
depuis
la fin de la guerre.
La réforme des retraites est une
réforme d'une violence sociale incroyable.
On
va en parler,
Nicolas Dupont-Aignan, c'est important. Je vais vous en parler, c'est lié à ça. Je vais vous dire une chose. Non, mais
sur les casseurs, juste parce
que c'est vrai que vous
passez d'un... Oui, mais on va s'arrêter. Vous avez des phrases, vous avez des mots...
J
'ai des mots, je pense.
Mais oui, bien sûr.
Et ça change du
filet d'eau tiède de vos invités. Peut-être. Gouvernementaux.
Mais ce sont surtout les téléspectateurs de LCI
qui jugeront.
Mais si vous permettez, vous portez des accusations, dans le fond. Donc j'aimerais qu
'on
s'y arrête. Une seconde, parce que c'est important.
On
a beaucoup débattu en France de la doctrine de l'ordre public. Il n
'y
a pas eu de blessés, samedi. Il y a une obsession, manifestement, du côté des forces de l'ordre, nous dit-on, c'est de ne pas faire de
bavillure.
Il n
'y
a pas eu de tir de LBD, je n
'ai
pas entendu parler,
de blessure. Bon,
donc c'était ça l'idée peut
-être. Je ne dis pas que leur tâche est
facile.
Voilà.
Et les abeilles martiches, soyons clairs.
Vous dites quoi ce matin ? Vous dites
que c'est la faute du gouvernement.
Je dis que la tâche n'est pas facile. Mais quand je vois un préfet
de
Paris, police, Monsieur l'Allemand, qui se promène place d'Italie
et
qui dit à une passante,
je
ne
sais
pas si vous avez vu ces images gravissimes, je suis du corps préfectoral, qui dit à une passante,
qui
est une dame brave, très gentille, qui n
'est
pas une casseuse ou une casseur, un casseur, qui lui
dit... Mais il y a un échange. Il y a un échange, elle est très polie.
Elle est très polie, mais elle échange sur quoi
? Elle lui dit
que je suis gilet jaune.
Elle ne va
pas chercher son pain. Elle dit, je revendique le fait
d'être gilet jaune. Oui, et
alors ? Elle a le droit. Elle n'a rien cassé. C'est une dame d'un certain âge. Et le préfet de police de Paris lui dit nous ne sommes pas du même camp, madame, du même camp. Quand un préfet de police... C
'est
une faute ? C'est une faute gravissime. Il est préfet de la République, il n
'est
pas préfet du camp de M. Macron. Et si vous voulez, ce qui ne va pas dans notre pays, pourquoi les Français en ont assez de M. Macron
? C
'est parce qu
'il
est porteur de division. Il aime la division. Il se nourrit de la division. Et moi, j'aimerais
que
l'on soit dur avec les casseurs
et
qu'on soit un peu plus doux avec les Français. C'est-à-dire que le président de la République comprenne que sa réforme des retraites ne passe pas parce qu'elle est d'une injustice incroyable. C
'est un
diviseur, Emmanuel Macron.
Oui, c'est un diviseur parce qu'il favorise sa classe sociale, les plus riches de France,
et
il humilie toujours les plus modestes. Et
à un
moment, parce qu'il faut bien voir ce qui se prépare, la réforme des retraites,
c
'est le passage des 25 meilleures années pour le calcul des retraites. C'est compréhensible, je crois. Il y a 43 ans où vous travaillez.
Dans
une vie professionnelle, il y a des moments durs de chômage, des moments où vous avez des petits salaires, des moments où vous démarrez, des moments où vous êtes en pré-retraite. Et il y avait un système bien en France, c'est les 25 meilleures années. C'est-à-dire qu'on calcule votre retraite sur les 25 meilleures années. On ne prend pas les 43. Pas pour tout le monde.
Pour
les fonctionnaires, les 6 derniers mois, ce qui est encore mieux. parce que leurs primes ne sont pas prises en compte, etc. Bref,
c
'est un système sécurisant pour les Français. Ils savent, en partant à la retraite, qu'est-ce qu
'ils
vont avoir comme retraite.
Eh bien,
le système à point, je veux le dire, le système à point que prévoient M. Macron et M. Delevoye,
c
'est que le calcul de la retraite va être fonction des 43 années. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les retraites vont baisser de 15 à 20%.
Et je le prouverai. Est-ce
que c
'est
de l'inédité intellectuelle d
'affirmer
ceci alors qu'on ne connaît pas le verre du point ? On ne connaît pas encore, vraiment, puisque les négociations vont commencer, comment ça va se calculer. Il
y a un système de
points qui existe en Suède,
qui
marche.
Il y a un système de points qui existe
à Girk.
Eh oui, je vais vous
en parler.
Est-ce que ça marche
?
Eh bien,
je
vais
vous répondre. Est-ce que ça
marche ?
Oui, ça marche. Eh bien, non. Non, parce qu'en Suède, justement, une fois que le point est mis,
on
baisse la valeur du point.
C
'est ce qui s'est passé en Suède. C'est ce qui s'est passé sur les médecins français. C'est ce qui s'est passé sur les retraites complémentaires. Et c'est là où c'est particulièrement pervers. C'est qu'on avait un système des retraites qui a ses inconvénients. Et je vais proposer demain des modifications et des
améliorations. Parce
que son financement n'est pas assuré. Si,
il est assuré.
Alors, attendez, on va reprendre. Je pars d'abord sur le système de retraite. On avait un système de retraite issu du Conseil national de la résistance. Dont le financement
n'est pas assuré.
Je vais vous répondre.
Je
vais vous répondre. D'abord, sur le système de retraite. Il est juste, car quand vous partez en retraite, vous savez ce que vous allez avoir. Il y a une garantie. Le système des points, c'est un système qui est à la merci de la baisse de la valeur du point.
C
'est ce qui s'est passé en Suède. Le deuxième point, le système de retraite, depuis la réforme Fillon et la réforme Touraine, est équilibré. Et d'ailleurs, le corps, le fameux comité d'orientation des retraites, vous explique que dans 10 ans, avec 1% de croissance, les retraites pèseront toujours 14
% du PIB. Donc,
déficit
compris
entre 5 et 10 milliards, a dit le corps, en 2022.
Et
on aura
des nouveaux chiffres
?
Il vous dit que le système des retraites,
c'est
frais. 14% du PIB, vous allez vérifier. Est-ce que le Conseil d'orientation
des retraites n
'a pas dit qu'il y aurait
un déficit en
2022 de 5
à 10
milliards ?
Alors, je vais vous dire, pour une raison très simple,
c
'est parce qu'on laisse délocaliser des emplois. Si
vous maintenez les emplois en France, vous avez un système équilibré.
Et puis,
vous
m'emmenez sur un
autre système. Le système du corps
nous montre bien que sur 300 milliards de prestations de retraite, 300 milliards de prestations de retraite, dans 10 ans, nous sommes en 2019, en 2029, reliser le rapport du corps, avec 1% de croissance, nous sommes exactement au même niveau de 14% du PIB. Cela veut dire que le gouvernement nous explique qu'il fait la réforme de retraite pour plus de justice. En vérité,
non. Par exemple, pour les femmes,
par exemple, pour les agriculteurs
qui n'ont que 300 euros... Il va supprimer les trimestres.
Il supprimera les trimestres pour naissance d'enfants. Mais c'est faux. C'est vrai. C'est faux.
C'est vrai, madame. C'est faux. Demandez
à M. Delvoye...
Mais M.
Delvoye, il dit tout et le contraire de
tout. Ils ne sont pas d'accord
avec le gouvernement.
C'est vrai que ce n
'est
pas très clair. Mais
si vous croyez M.
Delvoye,
vous croyez M. Delvoye
?
Il
ne
faut
pas le
croire.
Ah non, puisqu'il ment aux Français sur la retraite. Il ment, Jean-Paul
Delvoye
?
Il ment
aux Français. Le système de l'abandon des 25 meilleures années
et
l'abandon des 6 derniers mois pour les fonctionnaires va aboutir à une baisse des retraites, madame Martichoux, considérable des Français. Et les Français le comprennent. Et derrière ça, il y a le passage de la retraite par répartition
à
la retraite par capitalisation. Et en fait, M. Macron, derrière ça, va créer un système des retraites profondément anxiogène où il n'y
aura
pas de garantie des retraites. Et c'est pourquoi je combats ce système.
Donc
le gouvernement qui dit on va faire voter une loi cadre, c'est ça, au printemps prochain, ou avant l'été, pardon.
Oui, après
les élections
municipales. Qui dira
système par point universel.
Et
puis après...
C'est un mensonge absolu qui
va apporter la baisse des retraites.
Est
-ce que vous êtes pour le retour de la retraite à 60 ?
Non, parce que c'est impossible financièrement. Dites-le à Marine Le Pen, votre ancien
allié. Mais
je lui ai dit, elle le sait, j'ai toujours pensé...
Mais
vous avez été en accord avec elle
pour le suivant
tour de la présidentielle
sur
la base de cette proposition,
Nicolas Dupont-Aignan. Sur la base, je lui ai
toujours dit...
Vous contredite.
Non, c'est un choix financier. Après, on peut le payer. Mais je vous dis, moi, que debout la France, nous sommes pour des solutions
claires.
Aujourd'hui, et nous le proposerons demain, je suis pour la réforme des régimes spéciaux, pour enlever certains privilèges. Et on n'a pas
besoin de casser... La suppression ?
La
suppression
des régimes spéciaux ? La réforme. Pas la suppression. La réforme. Je vais vous dire pourquoi. On n'a pas besoin d'abord de casser la retraite de 95% des Français pour régler 5% du système des retraites. Régime spéciaux. 5%.
Vous avez été à l'UMP il
y
a quelques années. J'ai toujours été. La droite parlementaire à laquelle vous avez contribué a toujours été pour la suppression
des régimes spéciaux. Je
propose demain une réforme des régimes spéciaux pour que la
pénibilité
soit réservée uniquement aux métiers difficiles
et
qu'on améliore la pénibilité pour les salariés du privé. Je veux qu'on converge. Mais je vais vous dire une chose, Elisabeth Martichoux.
Si
le gouvernement ne comprend pas
qu
'on peut faire une réforme juste des retraites sans baisser le pouvoir d'achat des retraités, alors il y aura dans notre pays une
explosion
sociale. Sans baisser
?
Sans
baisser le régime de 95% des retraités. Il faut garantir la retraite des Français.
C
'est un
sujet majeur.
On
attend vos propositions. Vous savez que
le gouvernement va
aussi en faire mercredi pour tenter de sauver l'hôpital public qui
souffre. Qui l'a lui-même tué. Vous
pensez que c
'est uniquement le
gouvernement Macron ?
Non, c'est ancien. Mais quand vous prenez un
régime... Excusez-moi, Elisabeth Martichoux. Bruno Le Maire a dit qu'on
va mettre le paquet. Ça veut dire
quoi mettre le paquet ? Qu'est-ce que vous
attendez ?
Je vais vous dire. Il y a un pourcentage d'augmentation de l'ONDAM, ce qu'on appelle l'augmentation des
dépenses. C'est les
dépenses de santé,
pour faire
clair.
J'avais
proposé à la présidentielle
de
garder un rythme de 3% par an, qui était le seul moyen d'assumer le vieillissement démographique
et
de permettre de faire fonctionner
l'hôpital. Un programme
pluriannuel ? 3
%
d'augmentation par an au
lieu de 2,1 ou de 2,3. Le gouvernement en était à 2,1. Il est passé à 2,3 sauf pour l'hôpital, qui est à 2,1. À 2,1, j'ai encore été à
l
'hôpital de Vigne-Saint-Georges vendredi pour soutenir les grévistes. À 2,1, vous ne passez pas avec le vieillissement de la population.
Donc
il faut qu'il augmente au minimum de
0,9 ? Au minimum
à 3%, ce qui représente
à
peu près d'un milliard d'euros, minimum par an. 1 milliard ? 1 milliard. Et il faut qu'il prenne cet argent,
parce
que l'argent ne tombe pas du ciel, sur le coût de l'immigration, qui est considérable.
Vous trouvez 1
milliard ?
Oh, largement, j'en trouve 5 milliards. Sur les fausses cartes vitales qui circulent, Mme Goulet,
qui est centriste,
la fraude sociale, Mme Goulet, qui est centriste, qui n
'est
pas de mon bord politique, au Sénat a montré
qu
'il y avait à peu près près de 2 millions de fausses cartes vitales, entre 1,5 et 1,8 millions, ça coûte entre 10 milliards et 15 milliards d'euros par an. Moi, ce que je veux, dans notre pays, c'est qu'on arrête de tuer les classes moyennes, qu'on arrête de faire souffrir les plus faibles, et qu'on prenne l'argent
sur la fraude,
sur
le vol
de la sécurité sociale.
Vous regardez les études en ce qui concerne les retombées des 17 milliards de pouvoirs d'achat, on voit bien que précisément, ça cible les classes moyennes. Et le défaut, c'est que ça cible très peu les classes qui, par exemple, ne sont pas soumises à l'impôt sur le revenu. Ça cible les classes moyennes,
les 17 milliards, qui a
débloqué le gouvernement
de 5 ans.
Le gouvernement parle toujours de ces 17 milliards, il y en a beaucoup d'ailleurs dans ces 17 qui étaient à boire et à manger, parce qu'il les avait déjà comptés, mais c'est une goutte d'eau par rapport à la réforme des retraites qui va paupériser les retraités, c'est une goutte d'eau par rapport à l'hôpital, où il a vraiment paupérisé l'hôpital public, c'est une goutte d'eau par rapport aux augmentations de tarifs qu'il est en train de faire, je pense aux autoroutes qui augmentent encore, je pense aux
prix de l'essence qui est toujours très élevés. Mais le gouvernement baisse
les impôts ?
Non, le gouvernement fait semblant de baisser les impôts,
il n'y a pas un
français qui
vous croit.
Il n
'y a
pas un français qui vous croit.
Vous pensez que personne ne verra la baisse d'impôts ? Personne
? Il a tel... Le gouvernement a matraqué les français et a rendu une partie, et je l'en félicite
de rendre une partie. Vous êtes
solidaire de la CGT à l'appel de manifester le 5 décembre
?
Oui et non. Je pense que le 5 décembre est important pour essayer de freiner le gouvernement dans ses projets. Mais j'aimerais que la CGT invente une autre façon de faire grève, parce que ce n'est pas en
faisant
des grèves reconductibles qui vont emmerder, pourquoi ne pas le dire, les français, qui va arriver à ces fins.
Donc ne pas paralyser la
France.
Vous dites que la France ne peut pas se permettre d'être paralysée. Et je vais
vous dire, je propose une chose, proposition de loi avec M. Delarue,
qui
est la grève de la gratuité.
Vous
savez qu'aujourd'hui, si un agent SNCF ou RATP... Oui,
ça ne produit pas
le même effet comme effet de
levier auprès du gouvernement. Je vais
vous dire, ça gênerait beaucoup la SNCF et la RATP sans gêner les franciniens.
Donc vous dites ne
bloquez pas les transports.
Ne
bloquez pas les transports parce que vous embêtez les français pour employer un terme plus élégant, et vous ne réglez pas le problème. Et en revanche, je demande au gouvernement un vrai grenelle social, comme le demande le Modem d'ailleurs.
Vous êtes d'accord avec les centristes
? Avec Hervé Marseille au
Sénat,
Jean-Claude Christophe Lagarde et M. Mignola. Les centristes,
Elisabeth Martichoux, ont compris que le pays n'en peut plus.
Donc vous êtes pour un grenelle social avant le 5 décembre ?
Avant le 5 décembre, annuler la réforme des retraites.
Ah d'accord.
Avoir une réforme des
retraites beaucoup plus
douce. Retirer sa
réforme.
Oui, il est obligé, mais il la retirera.
Ah, il la retirera
?
Ce sera son tombeau.
Non,
il la retirera
parce que les français n
'en peuvent plus
de
l'injustice. Parce que vous pouvez
demander des efforts. Emmanuel
Macron ne pourra
pas aller au
bout de cette
promesse
présidentielle.
En tout cas, je vous dis une chose, ce sera son tombeau
politique.
Parce
qu'on ne peut pas condamner des millions de français qui ont travaillé dur
à
la paupérisation. Ça,
on a compris. Mais vous,
vous
dites que politiquement,
il sera obligé
de caler sur cette
réforme dont on sait qu'elle est
pour lui très importante pour son identité politique. Quelle identité
?
Faire souffrir encore un peu plus les français ?
C
'est ça son identité
politique ? Il n'ira
pas jusqu'au bout. Il la retirera
quand ? Il ne pourra pas aller. Je pense d'abord qu'il
va reculer, je l'espère, et le faire qu'aux nouveaux entrants. Ce sera déjà une première victoire. Et ensuite, moi j'aimerais qu'on ait une réforme qui garantit la répartition. Et que quand on part en retraite, on sache... Nouveaux
entrants pour
vous, c'est acceptable. C
'est le bon sens absolu. C'est une rupture de contrat, vous savez, de remettre en cause un contrat entre
l'euro... Il me
reste quelques instants, Nicolas Dupont-Aignan, juste un petit mot. Parce qu'hier, Didier Guillaume, grand jury LCI RTL Le Figaro, s'est dit favorable, c'est un peu une surprise d'ailleurs, à ce que quand on conduit, on boit zéro alcool. Aujourd'hui, on a le droit de boire, je crois, l'équivalent d'un verre. Zéro alcool. Tolérance zéro. Pour ou contre ?
Eh bien, je suis pour la tolérance zéro déjà sur les normes existantes. Il y a plus d'un
million de
français... Je vous réponds. Il y
a
plus d'un million de français qui conduisent sans permis. Il y a des centaines de milliers de français qui conduisent sous l'emprise du cannabis. Il y a des français qui ne respectent pas les 0,5 d'alcool. Eh bien, j'aimerais déjà qu'on fasse tolérance zéro avec les normes actuelles, avant de passer plus loin.
Non,
vous dites
non à ce stade.
Faisons déjà respecter ce qui n'est pas respecté aujourd'hui. Et la sécurité routière ira mieux. C'est la demande des familles de victimes. Faisons respecter la loi, tout simplement.
Vous irez voir le film de Polanski.
C
'est une question intéressante qu'on pose à...
Je n'irai pas.
Non
? Ben, c'est clair.
Je
n'irai
pas.
Merci beaucoup d'avoir été ce matin, Nicolas.
Mais en revanche,
juste une parenthèse. C'est au juge de condamner.
Ben, c'est prescrit. C'est
le problème.
La seule façon
de se manifester sur
ce
sujet, c'est qu'il n'y a pas. Il faudra parler un jour
de la prescription et
de l'allongement. Vous êtes pour la prescritabilité ? Oui, tout à fait. Parce qu
'il y a une telle omerta
que
les personnes qui subissent ça ont besoin de se reconstruire et mettre du temps à pouvoir parler.
Et
ça pose la question des délais de prescription dans notre pays.
Merci Nicolas Dupont-Aignan
d'avoir
été avec nous ce matin.
Nicolas Dupont-Aignan