Bernard Cohen-Hadad : «La majorité des Français considère que la justice n'est pas assez sévère»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors Yan, vous connaissez les chiffres ? 65 % des Français n'ont pas confiance dans la justice. 2è chiffre, 78 % des Français considèrent que notre justice n'est pas assez sévère.
C'est éloquent. C'est-à-dire que depuis un certain nombre d'années et les chiffres augmentent année après année, il y a une fracture entre une partie euh des magistrats et une partie de la population parce que un certain nombre de français et l'immense majorité à travers les chiffres que j'ai donné considère que l'injustice ne fait pas son travail. Il y a aussi un problème de relation à l'autorité.
Pendant longtemps, on a considéré que les magistrats étaient et devaient être rebelles par rapport à l'autorité de l'État. C'est un état qui n'était pas juste, qui n'était pas équitable, qui n'était pas légal. C'està-dire un état qui ne se respectait pas.
Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que un certain nombre de magistrats qui ont toujours affirmé une position à gauche, voir à l'ultra gauche, parce que LFI c'est pas pour moi la gauche, mais l'ultra gauche, affirme des positions qui vont au rebour de l'état de droit. C'est-à-dire, ça a été rappelé tout à l'heure par rapport à des textes qui ont été votés. par le Parlement, voir des textes qui sont en proposition qui vont vers un allourdissement euh des dispositifs concernant euh les euh les euh euh comment dirais-je, les délinquents.
C'est un vrai débat de société. C'est pour ça qu'il y a aujourd'hui un vrai euh débat public sur la reconnaissance ou non des magistrats et la promotion parlement. La sanction d'un certain magistrat, c'est le débat qu'a lancé Bruno Rotaillot.
C'est un débat qu'on aura dans la présidentielle. Est-ce que l'on doit maintenir ce système- là ? Est-ce qu'on peut considérer qu'un juge qui aujourd'hui affirme une opon politique est un juge qui est indépendant dans sa façon de juger ?
Bruno Retailleau