Colloque du 21 mai 2015 : "La France peut -elle retrouver une diplomatie indépendante ?"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Pascal BonifaceFait
« le réalisme ne consiste pas à dire que l'on ne peut rien faire parce que les autres s'opposent mais consiste à tenir compte d'un rapport de force pour le modifier »
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mesdames et messieurs bienvenue dans la salle du groupe MP au nom de Christian Jacob mais aussi bienvenue à l'Assemblée nationale au nom du Président bartholom nous allons commencer notre colloque je vous dis tout n qu' a encore un de personnes qui doivent attendre à l'entrée c'est il on eu un succès fort puisque plus de 210 personnes se sont inscrit et je remercie les ambassadeurs de Russie qui vont venir du Venezuela je sais qu'il y a des représentants aussi de l'ambassade d'Iran d'ambassade de russe qui sont déjà là et l'objectif c'est de débattre sans tabou sans tabou sur un sujet qui m'est cher puisque je suis membre de la commission des affaires étrangères et affaires européennes sur un thème qui est donc la politique étrangère de la France peut-elle être indépendante je sais que cette appellation a accroché entre guillemets interpellé beaucoup de personnes dans la mesure où on s'interroge et surtout dans la mesure où la politique étrangère et ça c'est une dimension actuelle forte n'est pas je dirais sans influence sur la politique intérieure en raison du développement très fort des relations transn national le colloque va être introduit par mon ami je dis bien mon ami Pascal Boniface qui est président de l'iris lequel il m'a fait l'honneur de me convier monsieur l'ambassadeur de Russie vous êtes le bienvenu Monf et en conséquence et en conséquence nous ne sommes pas toujours d'accord mais c'est ça justement ce qui est enrichissant c'est que nous ne sommes pas dans le politiquement correct à l'iris et nous essayons de réfléchir réfléchir à la marche du monde réfléchir à la défense des intérêts français et à ce qui est la spécificité française alors Pascal je sais que tu ton temps est compté donc avant de passer à la première table ronde avec lesaren je te cède la parole pour un propos introductif et je remercie d'avoir pris sur ton temps al merci Jacques c'est toujours un plaisir je dois vous quitter parce que je dois intervenir sur un autre colo prévu de longue date qui été prévu avant sur à la défense donc on n pas tout à fait en dehors du du sujet lorsque l'on parle d'indépendance de la France mais je tenais à venir par amitié et par respect pour toi c'est toujours un plaisir de venir j'ai j'ai des nombreux et fructueux débats avec Jacques Miard nous sommes en fait parfois en des accords nous sommes plus souvent en accord en fait il faut quand même bien le dire mais en tous les cas c'est toujours riche parce que c'est toujours libre et effectivement la composition du plateau que tu as fait pour ce colloque montre bien que tu ne recherches pas la pensée unique et au contraire tu recherche un peu la confrontation d'idées pour avancer dans la réflexion et c'est également la marque de fabrique de l'iris et c'est pour cela que nous avons plaisir à travailler ensemble et donc je je parle sous ton contrôle puisque tu tu es mon supérieur hiérarchique en tant que membre du conseil d'administration de l'iris non je ne suis que le directeur et non pas le le président alors parler de l'indépendance de la politique indépendante de la France ça remonte bien sûr finalement à la 5e République parce que le moins que l'on puisse dire c'est que sous la 4e r on ne se posait pas la question une politique étrangère peut être re fait d'indépendance elle ne va pas être totalement indépendante elle doit s'inscrire dans le cadre d'une action il y a des contraintes la contrainte qui sont simplement l'action des autres puissances la contrainte des moyens la contrainte des réalités mais ces contraintes ne doivent pas être le signe d'un renoncement et le réalisme le véritable réalisme ne consiste pas à dire que l'on ne peut rien faire parce que les autres s'opposent mais consiste à tenir compte d'un rapport de force pour le modifier et voir queles sont par rapport à un rapport de force établi par rapport à une structure établie quelles sont les marges de manœuvre que notre pays peut avoir et on voit bien qu'on est passé d'une 4e République où même si le pays c'est il faut pas tirer un trop un bilan trop négatif de la 4e le pays s'est relevé économiquement mais en terme englué dans les guerres coloniales en terme d'indépendance il y avait renoncé et il s'était arrimé à la politique américaine en donnant les clés finalement de sa politique étrangère à une puissance extérieure sans trop de retour our puisque lorsque la France demandait à l'aide des États-Unis ceci n'était pas là sauf bien sûr dans un contexte Esel général ce qui a changé c'est bien sûr la 5e République avec la mise en place d'une politique tout à fait différente en deux temps avec le solde des guerres coloniales qui a débarrasser finalement la France de ce boulet et et de Gaulle dans cet espritl l'a fait pour pouvoir mener une politique à son goût mener une politique qui et dont dont le maître mot était l'indépendance et dont le maître mot le guide était que peut faire la France dans un monde compliqué dans un monde où les rapports de force sont pas favorables et quelles sont les possibilités pour la France et le grand paradoxe c'est que François milteran qui avait critiqué le général de Gaulle sur sa politique étrangère et sur sa politique intérieur sur les trois points essentiels finalement constitution d'une force nucléaire appelée à l'époque force de frappe sortie de la France des organes militaire intégré de l'OTAN et alliance avec Israël au détriment des pays arabes militérant avec critiqué de Go sur ses trois points majeurs et il a repris sa politique ce qu'on a appelé en par la suite le golomiterandisme golom miterandi c'était effectivement une politique fait d'indépendance par rapport aux États-Unis une alliance mais une alliance qu' était on était pour reprendre la formule allié mais non aligné donc il y avait effectivement une alliance avec les États-Unis qui était d'une nature différentes des relations que la France avait avec l'Union soviétique il y avait un partenariat avec l'Union soviétique une alliance avec les États-Unis mais l'alliance notamment grâce à l'indépendance que donnait l'outil nucléaire militaire permettait de ne pas être dans une relation de peur avec l'Union soviétique puisque la France assurait sa propre défense et donc de nêtre pas dans une relation de dépendance à l'égard des États-Unis puisque on ne comptait pas excessivement sur eux pour notre sécurité cette politique ce golom mitérandisme a donné à la France une place supérieure à son propre poid et effectivement nous avions pendant la guerre froide une de situation qui était du à cette position spécifique lancé par De Gaulle enrichi par mit Teran à sa propre manière et qui d'une façon d'une autre a été suivi et le grand paradoxe c'est que alors que et de Gaul et mitéran avaient appelé de leur vœux la fin de l'ordre de Yalta même si le monde bipola nétait pas issu de Yalta mais c'est ça c'est une affaire d'historien si on les aussi bien mitéran que de Gaul avait appelé de leur vœux le déplacement de la logique des blocs le grand paradoxe c'est lorsque ça était obtenu avec l'effondrement du monde bipolaire et bien la France finalement a vu le succès de sa politique venir finalement diminuer son statut puisque cette rentre de situation dans un monde bipolaire n'existait plus le monde bipolaire ayant ayant pris fin et que cette vision d'un pays qui était à la fois occidental mais n'ayant pas une politique occidentaliste qui était en bonne relation AC l'Union soviétique sans adhérer au bloc communiste cette polition spécifique qui dans l'ensemble de ce qu'on appelait à l'époque monde qui n'existe plus nous donnait une AA tout à fait particulière une marge de manœuvre tout à fait particulière et un rôle tout à fait spécifique et bien il fallu le réinventer et finalement lorsque la guerre froide a pris fin lorsque le monde bipolaire a pris fin la grande question c'est de savoir si le golom mitérandis peut survivre au cadre conceptuel et au cadre historique qu'il a fait naître alors bien sûr le Gol mitérandis fait tel qu'il était pratiqué pendant le monde bipolaire ne peut plus S en tant que tel le cadre disparu mais dire que la France devrait renoncer à toute politique indépendante et dire que la France devrait finalement rentrer dans le rang soit s'arrimer au vagons européens parce que plus rien n'est à faire soit parce que la menace terroriste étant ou islamiste avec une confusion parfois entre les deux étant tellement grande qu'il faut finalement se mettre sous la bannière des États-Unis d'un seul bloc parce que c'est une menace existentielle et que nous pouvons pas y faire face seul il y a cette tentation et finalement aux dérives atlantist de la 5e du début de la 5e il y a maintenant les dérives occidentalistes de dire que le bloc occidental est un bloc justement qu'il est en danger qu'il doit faire franc commun afin de lutter contre le reste c'est un peu à mon sens une politique qui nourrit le danger qu'elle entend dénoncer et effectivement si la France se dit puissance occidentale et n'être que cela elle se réduit elle-même la France est à la fois un pays occidental mais n'est pas que cela et toute la richesse de la politique française c'est justement d'être un peu plus qu'un pays occidental et même dans un monde qui n'est plus bipolaire mais on sent bien que il y a des tentations d'opposer the West versus the rest eux et nous et que ces tentations euh disons toujours maniquenne dans un monde bipolaire où ça serait plus euh le le l'est contre l'ouest mais l'Ouest contre tous les autres euh globé englobé et bien cette tentation existe et je pense qu'il faut qu'onbatte cette tentation parce que tout simple elle ne correspond pas à l'ADN stratégique français et elle ne correspond pas à nos intérêts et si nous voulons rayonner si nous voulons dans un monde globalisé où les autres sont de plus en plus nombreux où le monde occidental a perdu le monopole de la puissance qui avait été le sien pendant 5 siècles et en tous les cas au cours des 50 dernières années et bien si nous voulons réagir et nous adapter à ce monde nouveau ce n'est certainement pas en suivant des chimères du passé d'un passé assez lointain et en tous les cas d'un passé révolu on peut toujours rêver au paradis perdu ils ont rarement existé personne dans tous les cas ne peut témoigner les avoir vu et c'est plutôt une illusion que de vouloir les poursuivre donc il faut adapter notre politique à cela et donc adapter not politique à cela c'est de dire effectivement la France a toujours un message spécifique la France a un message particulier ça ne veut pas dire d'avoir l'illusion que notre flamme va éclairer le monde ça veut pas dire de tomber dans un défaut bien connu et un peu aussi spécifique à la France de l'arrogance mais je pense que que la plupart de nos responsables de droite et de gauche y ont renoncé par réalistme ça veut dire que sans penser que l'on peut diriger le monde on a un message spécifique et notre intérêt national est compatible avec l'intérêt commun la défense que nous faisons des Nations Unies c'est l'intérêt commun que les Nations Unies aent un rôle plus important c'est également notre intérêt comme membre permanent lutter contre le réchauffement climatique c'est notre intérêt parce que nous vivons dans ce monde et qu'il n'y a pas de plan comme le dit bankimoun il n'y a pas de plan B parce qu'il y a pas de Planète B tout simplement mais nous allons être l'ôte de la conférence cop21 et c'est aussi donc notre intérêt national que celle-ci réussisse mais en même temps c'est l'intérêt commun de l'humanité c'est notre intérêt que la crise ukrainienne soit dé fusées qu'elle revienne en arrière que l'on trouve une solution à cela et et c'est l'intérêt de l'Europe et c'est l'intérêt du monde que cette crise d dans des circonstances particulières ne dégénère pas en conflit bien qu'il y ait des nostalgiques qui dénoncent un climat de guerre- frroide tout en employant le langage voire les méthodes d'action euh et qui donc nourrissent encore le mal qui disent ouloir combattre et donc je crois qu'il y a toujours même dans un monde qui n'est plus bipolaire dans un monde qui est en recomposition constante depuis 25 ans dans un monde où les Occidentaux ont perdu le mole de la puissance justement la France a intérêt de se montrer comme nétant pas un pays purement occidental au moment même où celui-ci est un peu plus effacé et joué sur son caractère je dirais pas dual mais multiforme la France est un pays qui traditionnellement passe des accords avec les pays émergents ce qu'on appelle les grands pays du Sud auparavant du tiermonde elle doit continuer cela alors pour faire un rapide bilan des 3 ans puisque c'est c'est bientôt où on a dû enfin les 3 ans de la politique de François Hollande est-ce qu'elle s'inscrit dans un cadre atlantiste ou occidentaliste ou est-ce qu'elle s'inscrit dans un cadre golomitandis je pense en touté que c'est en fait ni l'un ni l'autre parce que Hollande est avant tout un pragmatique et qu'il ne veut pas s'enfermer dans un schéma conceptuel et il pense que on ne sort de l'ambiguïé qu'à son détriment et donc il n'est pas vraiment de cela même si son ministre d' affaires étrangères lui a plus commencé un travail de conceptualisation de cela si on regarde ce qui a été fait depuis 3 ans il y a un peu les deux peut-être que la France est partie comme François Hollande avait annoncé un retrait des troupes françaises d'Afghanistan en avance par rapport au calendrier il a voulu payer sa dette par rapport à Barack Obama qui lui a pas fait campagne là-dessus en étant peu regardant sur le sommet de l'OTAN en étant peu offensif sur le mur le système de défense antimissile qui est quand même un problème assez important dans les relations internationales et en ne revenant pas sur ce qu'il avait critiqué dans l'opposition sur le retour des dans les instances militaires intégrées de l'OTAN par la suite si on prend les grands dossiers et notamment l'évolution on peut penser quand même Queau fur à mesure il y a une affirmation on a certainement que ni de B ni miteran aurait refusé le survol de l'avioneo Morales parce que quelqu'un aurait pu parce que que le Snowden aurait pu être dedans et donc là c'était vraiment une quelque chose très en avant dans le monde occidental mais sur la période récente on peut dire quand même que la ligne volom miterandi sans être revendiquée est plus incarnée par les décisions récent je pense que le l'accord de Minsk 2 qui a été signé entre les présidents Poutine poroschenko la chancelière Merkel et président Hollande est un succès pour la France elle correspond à cette ligne elle permet de revenir en arrière elle permet de montrer la diplomatie ça paye elle permet de montrer que ceux qui étaient tentés par une solution militaire en armant l'Ukraine pour équilibrer je vois pas tout autrement enfin la population civile ukrainienne aurait été la première victime de cela là c'est quelque chose qui est un peu dans cette ligne et c'est quelque chose c'est un succès pour l'Europe il faut peut-être pas dire voici venir l'ORS de l'Europe comme on l'a dit un petit peu prématurément en 92 mais c'est un succès européen d'autant plus que les Américains ont été absent de cela que les Britanniques aussi d'ailleurs on voit bien avec les élections en Grande-Bretagne c'est un succès pour Cameron mais les Britanniques ne pissent plus aux États-Unis ne pissent plus tellement en Europe et du coup il y a peut-être un espace pour rebandir et pour arriver un peu plus françoisand a été reçu aussi au sommet premier chef d'État occidental à être invité au sommet de la du Conseil coopération du golf parce que ces pays ont des inquiétudes par rapport à la garantie de la de la crédibilité de garantie américaine la remise en cause du PCT du queincy du fait de l'indépendance pétrolière et énergétique des États-Unis et là cela illustre finalement les réticen de la France par rapport à l'accord nucléaire avec l'Iran pour le durcir montre bien que c'était pas dans un tournant néoconservateur mais c'est dans un cadre global et que la France a bénéficié de de cette de cette position avec une une aura alors la France ne va pas se substituer aux États-Unis dans le golf mais en tous les cas elle compte plus qu'elle le comptait dans la période récente et les pays compte plus sur elle et là elle joue son rôle qui ne se laisse pas dicter une conduite par un pays extérieur fallait-il intervenir en Syrie et cetera là c'est un autre débat je pense personnellement que quels que soient les complications en Syrie la France ne veut pas se permettre de se lancer dans une opération militaire sans feu vert du Conseil de sécurité nous sommes membres permanents du Conseil de sécurité c'est un joyau pour notre statut et nous ne pouvons pas affaiblir ce statut et donc il faut trouver un accord là-dessus et travailler à cet accord et si un accord n'est pas trouvé au Conseil de sécurité on paye un peu le prix de l'affaire libyenne et du du passé récent mais il faut travailler à cela mais en tous les cas je et puis il y a quand même le succès des interventions au Mali et en centra-afrique rien n'est réglé tout à fait mais ce qu'il faut voir c'est quelle aurait été la situation si l'intervention n'avait pas eu lieu et on parle de Noés accords avec les Russes j'en parle devant Monsieur Monsieur l'Ambassadeur Orlof finalement nous avons avec la Russie un desésaccord sur la Syrie nous avons avec la Russie des discussions compliquées sur l'Ukraine mais sur le Mali et et sur l'Iran nous avons travaillé ensemble et donc ça prouvre bien que sur bien des points nous pouvons travailler ensemble et c'est là finalement tout à fait l'incarnation même si ce n'est pas revendiqué d'une ligne goomérandist nous travaillons a les États-Unis sur certains points ce dialogue n'est pas exclusif d' dialogue avec la Russie ou d'un dialogue avec les autres pays émergents donc c'est vrai que la place naturelle de la France est forcément moins forte qu'elle n'était de par la double évolution de la fin du monde bipolaire et de la fin du monopole occidental sur la puissance de l'émergence des autres pays qui je dirais naturellement rendre la position française plus compliquée être dans une Europe à 28 nous relativise forcément le rôle que l'on avait par rapport à l'Europe à 6 voire même à 12 mais cela ne doit en rien être un frein à l'ambition cela ne doit être un rien un prétexte pour ne pas dire un motif plutôt un motif pour ne pas dire un prétexte à l'inaction ou au fait de raccrocher la France n'est pas un vagon qui se raccroche une locomotive c'est une locomotive en politique extérieure elle doit garder ce cap indépendant tout simplement parce que c'est son intérêt parce que tout simplement on attend cela dans le monde extérieur et que moi qui suis spécialiste d'cune région et qui donc me balade un peu partout je vois bien que sur tous les continents il y a une non pas une demande de France d'apporter des choses extraordinaires mais il y a quand même un appel pour que la France conserve cette ligne spécifique qui a fait quand même sa fortune sur le plan diplomatique en tous les cas qui a fait sa spécificité qui a fait qu'elle a des positions respectées et et nous aurions tort de vouloir arrêter cela parce que c'est ça qui renforce notre position et c'est en cela qu'il y a vraiment quelque chose à défendre et à promouvoir et je pense que tous ceux au-delà finalement des lignes desé clivag partisans nous P nous pouvons ne pas être d'accord sur la réforme du collège et 35 he et cetera mais je pense que droite et gauche il y a une majorité pour défendre cette ligne et je m'en félicite parce que tout simplement c'est l'intérêt national bravo
Jacques Myard