Philippe Baptiste, Président du CNES, est l'invité de Good Morning Business
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:48OuverteRéponse directe
Chercher dans ce qui intéresse l'Europe, les points de friction précis dans le spatial ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Pourquoi la croissance du secteur spatial est-elle une bonne nouvelle pour l'Europe ?
- 4:52OuverteRéponse directe
Est-ce que l'Europe est suffisamment consciente de l'impact de prendre du retard face aux États-Unis ?
- 6:13OuverteRéponse directe
Ariane 6 : quand décollera-t-il et comment faire pendant les mois sans autonomie de lanceur ?
- 8:07OuverteRéponse directe
Quels sont les résultats de l'appel à candidatures pour les astronautes européens ?
- 8:47OuverteRéponse directe
Ariane 6 pourrait-il transporter des astronautes dans 10 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Fait
« avoir des satellites d'observation de la Terre ça permet de récupérer des données qui permettent de mesurer l'état de la terre à l'instant T ou aujourd'hui c'est à dire en gros les émissions de les émissions de CO2 »
- 2:48Fait
« il y a une croissance phénoménale du secteur c'est-à-dire que on en a besoin pour le climat on en a besoin pour la science il y a un business aussi autour du spatial »
- 4:52Fait
« c'est un enjeu majeur parce que c'est un moyen pour la France et pour l'Europe de reprendre de l'autonomie numérique »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
chercher dans ce qui l'intéresse c'est que c'est justement le problème de vision spatiale de l'Europe qui manque c'est ça où il y a des points de friction précis non alors vous savez vous avez raison dans le mécanisme de fonctionnement de léza effectivement il y a différents programmes qui sont proposés et puis chaque État fait son comme dit que son marché il se trouve quand même qu'à la fin une fois que vous relevez un peu les les copies de des 22 États membres qui sont autour de la table de lézard il y a quand même de grandes tendances qui sont quand même de grandes tendances lourdes qui se dessine je vais en citer une qui me semble absolument essentielle et qui est aussi une très grande priorité de la France aujourd'hui c'est tout ce qui est autour du climat je pense que cette question là elle est essentielle pour pour rappeler simplement les choses avoir des satellites d'observation de la Terre ça permet de récupérer des données qui permettent de mesurer l'état de la terre à l'instant T ou aujourd'hui c'est à dire en gros les émissions de les émissions de CO2 les qui qui sont déjà des poids lourds aussi en Europe dans le spatial c'est une bonne nouvelle pour l'Europe non mais tout le monde évidemment mais pourquoi mais pourquoi parce qu'en fait il y a une croissance phénoménale du secteur c'est-à-dire que on en a besoin pour le climat on en a besoin pour la science il y a un business aussi autour du spatial parce qu'il y a les acteurs privés qui arrivent les marchés nouveaux donc non plus côté européen alors l'Europe investit moins dans le spatial que d'autres grandes puissances comme les États-Unis mais par contre je pense que on a fait tout au tout au long de notre histoire du spatial en Europe des choix et qui ont permis de construire de très grands champions aujourd'hui si je prends je sais pas nos satellites aujourd'hui Thalès ou Airbus mais il remporte sur un certain nombre de secteurs 80 ou 100% des appels d'offres ouvertes internationaux mondiaux donc on a des champions incontestés donc voilà oui il y a de la compétition avec l'Allemagne et l'Italie c'est vrai mais c'est vrai alors qui et puis des sujets où on a des sujets de crispation autour des petits lanceurs par exemple satellite aussi on voit le projet européen s'il y avait le projet oneweb hôtels sat voilà il y a un moment donné il faut choisir non non alors il risque de c'est un projet il va y avoir des consortiums qui vont qui vont se proposer de le réaliser j'espère bien que oneweb et hôtel sad vont participer à ses consortium mais comme d'autres acteurs tout ça n'est pas décidé il va y avoir un appel d'offres une phase de liquidité etc au contraire je trouve que c'est un bon exemple c'est nouveau mode d'ordre ce projet qui a été vraiment porté par le commissaire Thierry Breton beaucoup soutenu aussi par la France par le Président de la République il y en a beaucoup parlé à Toulouse lors de son discours sur le spatial c'est un enjeu majeur parce que c'est un moyen pour la France et pour l'Europe de reprendre de l'autonomie numérique l'enjeu c'est un enjeu avant tout numérique ça veut dire que c'est le moyen d'avoir de l'Internet à travers ses constellations de satellites de l'Internet partout au débit et avec des temps de latence bas et c'est un enjeu majeur pour la sécurité des États mais aussi business parce que demain B W Renault PSA ils ont besoin de ça s'ils veulent faire par exemple le véhicule autonome et je pense qu'ils ont déjà merci de communication sur la commercialisation de l'espace et d'expliquer sans cesse à quoi ça sert ne serait-ce que pour embarquer les populations est-ce qu'on est suffisamment conscient vraiment de l'impact que ça peut avoir de prendre du retard en matière européenne et d'être dépendant des États-Unis est-ce que les États n'ont vraiment conscients et les mêmes les populations moi je pense que tout le monde en est conscient alors encore une fois prendre du retard je pense qu'il faut être très prudent sur cette analyse il y a des sujets sur lesquels l'Europe a décidé jusqu'à maintenant de pas investir le vol habité des choses comme ça donc attention ça change en tout cas ça se discute et quand je dis pas investir ça veut dire que on a fait le choix d'être partenaire des États-Unis mais il y a d'autres sujets où on est des leaders incontesté je reprends mes satellitiers enfin observation de la terre observation optique aussi bien pour des questions de défense que pour des questions civiles Galileo avec un énorme marché de ce programme européen porté par la commission qui est le meilleur système de de de de géolocalisation par satellite 3 milliards d'utilisateurs enfin les succès européens du spatial ils sont très nombreux ils sont très forts de la frustration sur Ariane 6 c'est-à-dire que de trimestres au report le lancement maintenant on dit on espère fin 2023 il a fait le d'ailleurs remettre au pot les Français les Allemands l'italiens ont remis au pot hier justement ce lanceur est-ce que est-ce qu'il va finir par décoller et est-ce que comment on va faire pendant plusieurs mois on aura plus d'autonomie de lanceur en Europe alors je commence peut-être par les bonnes nouvelles autour d'Ariane 6 on a eu au cours des dernières semaines de très bonnes nouvelles la première c'est que on a vraiment quasi terminé les essais à feu dernier étage du lanceur à lampauld en Allemagne c'est des ça faisait quand même un an et demi qu'on attendait qu'on attendait ça donc ça a été c'est vrai que ça a été long ça a été compliqué mais c'est fait ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas des effets des essais à ce type là en Europe et donc ça ça montre bien que sur des grands sujets industriels comme ça quand pendant très longtemps on fait pas quelque chose le jour où on doit s'y remettre et ben en fait on perd de la compétence aussi donc c'est ça prend du temps de revenir bon mais ça c'est fait le deuxième la deuxième bonne nouvelle c'est que le lanceur il est érigé sur son pas de tir aujourd'hui donc ça veut dire que il est là il est présent on est en train de commencer les essais combinés donc je veux dire le projet il avance maintenant c'est un grand projet industriel et donc effectivement on est dans la dernière mois de développement et dans les tests qu'est-ce qui se passe et ben on découvre des choses c'est-à-dire qu'on se rend compte que bah effectivement tel matériau ben contrairement à ce qu'on avait prévu en ce sont des simulations sur un ordinateur et ben ils résistent pas où il fonctionne pas donc il faut faire du un peu de rétro une générique repartir etc mais c'est pour ça qu'on fait les tests donc oui on a non non mais oui c'est vrai les derniers mois sont pénibles ils sont mais mais voilà mais le projet il avance il est pas du tout perdu on va y avoir non mais on va y arriver on va y arriver je voudrais dire quand même que c'est un lanceur qui commercialement il a trouvé son marché bon est-ce qu'il se transport des astronautes dans l'espace on va en parler est-ce qu'il va y avoir des futurs Thomas Pesquet là c'est une guerre mondiale des talents les a donc l'Agence spatiale européenne a ouvert un appel à candidature avec deux têtes 22000 candidatures 22000 candidats 22000 candidats plus de 7000 français parmi ces 22000 candidats donc quand même ça montre bien quand même que la France est un grand pays du spatial en Europe je pense que Thomas n'est Thomas Pesquet n'est pas pour rien non plus dans cet appétence de de voilà et donc on va avoir les résultats normalement de cette sélection dans dans les heures qui viennent dans les heures qui viennent dans les heures qui viennent il y aura il y aura des Français dans la short lisse j'espère bien bon et et qui va aller sur la Lune le premier c'est comme toi j'espère bien bon ça y est vous nous annoncez comme le retour des Européens à bord de pourquoi alors ça sera pas d'Ariane au départ mais est-ce que dans 10 ans on pourrait envisager que Ariane 6 puisse transporter aussi des astronautes alors argentis on pourrait faire une version d'Ariane 6 qui serait qui serait capable effectivement d'envoyer des astronautes c'est pas prévu du tout c'est pas du tout prévu aujourd'hui parce que c'est des investissements très lourds et je pense que la vraie question c'est pas tellement le lanceur moi je pense que la vraie question aujourd'hui que doit se poser l'Europe et c'est bien ce qu'a dit Emmanuel Macron je pense que quand il a quand il a ouvert ce sujet à Toulouse à propos du vol habité c'est la question et de l'exploration humaine c'est de savoir en gros c'est il faut que l'Europe fasse une d'abord un pas politique c'est-à-dire est-ce que aujourd'hui on veut le faire ou pas et ça cette question elle est pas tranchée les conditions ont complètement changé c'est beaucoup moins cher qu'avant c'est à dire que on peut le faire pour beaucoup moins cher que la Station spatiale internationale donc l'Europe si elle veut le faire elle peut le faire la Russie va évidemment depuis très longtemps les États-Unis sont la Chine y va les Indiens vont avoir aussi les moyens de de le faire dans les mois qui viennent donc il y a une question pour l'Europe aujourd'hui et il faut regarder quels sont les bénéfices économiques les bénéfices scientifiques les coûts il faut regarder tous ces équilibres c'est bien le travail qui est mené en ce moment merci beaucoup Philippe Baptiste et à quelle heure l'annonce pour les astronautes dans l'après-midi dans l'après-midi on suivra ça avec un grand c'est vrai merci beaucoup vous pouvez réécouter cette interview en podcast ou en replay dans un instant c'est le journal de 8h30 merci tous les weekends sur BFM Business tourner les pages de l'économie avec Emmanuel le chiffre vous aimez l'économie vous aimez les livres la librairie de l'écho c'est votre émission chaque semaine je reçois des auteurs qui viennent parler de leur actualité et puis nos critiques débattent de leur coup de cœur et de leur coup de gueule nos chroniqueurs 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