Édouard Philippe, une colère pour quoi faire ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
1 les dit politique sur europe 1 avec le Figaro. Bonjour Alexis Bréset. Bonjour à tous.
Alexis Édouard Philippe seul candidat déclaré à l'élection présidentielle pour leur publier aujourd'hui un ouvrage que vous avez pu lire. Le prix de nos mensonges, c'est son titre. Alors pourquoi ce livre Alexis ?
Bah je crois que c'est clair Dimitri. Édouard Philippe nous l'a répété sur tous les tons. Il est en colère.
Il est même très en colère contre tous ceux qui ont laissé le pays aller à la dérive par manque de courage ou de lucidité. Et de fait, quand on voit l'état de la France, comment lui donner tort ? Oui, il y a de quoi être en colère.
Le seul problème, un tout petit problème, c'est que parmi ces marchands d'illusion, fort justement dénoncé dans cette philippique, il est difficile de ne pas reconnaître un certain Édouard Philippe. Bah oui, il a tout de même été premier ministre de la France 3 ans entre 2017 et 2020 et n'est pas tout à fait pour rien dans la situation que nous subissons. Alors bon, il s'en sort en expliquant entre les lignes qu'il y a eu un bon macronisme, le macronisme réformateur quand il était lui Édouard Philippe à Matignon et qu'il y a un mauvais macronisme depuis qu'il n'y ait plus et singulièrement depuis 2022.
Bon la démonstration, elle mérite de la simplicité, enfin elle est tout de même un peu sommaire. C'est d'autant plus regrettable que dans son livre, contrairement à ce qu'on entend beaucoup dire, Édouard Philippe, sans entrer dans les détails d'un programme, euh se dévoile tout de même sur quelques points qui sont à la fois révélateurs et intéressants. Lesquels Alexis ?
Bah, premier exemple, la réforme des retraites. Édouard Philippe, qui est à l'origine de la loi sur les 64 ans, explique tout tranquillement, c'est son expression, qu'on n'est pas allé assez loin et que pour sauver le système, il faudra introduire une dose de capitalisation et surtout repousser l'âge de départ. à 65 66 voire 67 ans et on sent bien que c'est la solution que lui qui a sa préférence comme l'Allemagne ou l'Italie et c'est tout à fait juste mais malheureusement ça n'est pas du tout du tout ce que souhaite l'opinion quand on voit le le psychodram sur les 64 ans, le feuilleton interminable du conclave, on se dit que c'est pas gagné.
Autre exemple, l'immigration. Édouard Philippe dit tout aussi tranquillement que la France pour palier son déficit démographique a encore besoin d'immigrer. Une immigration qu'il nous promet choisie et contrôler bien sûr pour des besoins spécifiques bien sûr en vac immigrés supplémentaires.
Sur le fond c'est évidemment très contestable parce que parmi les presque 2 millions d'allocataires du RSA, on devrait peut-être pouvoir trouver ou former quelques soignants, cuisiniers ou ouvriers du bâtiment. Mais une fois encore, c'est diamétralement opposé à ce que souhaitent les Français dans leur immense majorité. Ils estiment eux que de l'immigration, il y en a assez.
Là non plus, on ne pourra pas dire qu'Edouard Philippe caresse l'opinion dans le sens du poil. Mais comment vous expliquez cette contradiction Alexis avec les attentes majoritaires ? Vous pensez que c'est un calcul d'Edouard Philippe ?
Bah très franchement je vois pas très bien lequel parce que partir à la bataille présidentielle en étant pour la retraite au 67 ans et pour plus d'immigration, ça serait tout de même un drôle de calcul. Non, je crois que ces prises de position sont la traduction de conviction sincère, ce qu'il dit, il le pense, qui sont elles-mêmes l'expression d'un tempérament et d'une filiation politique. Il y a dans tout cela quelque chose du jupé droit dans ses bottes de 95 et puis de celui de l'identité heureuse de la primaire de 2016.
On a l'impression qu'il y a chez Édouard Philippe, comme chez Jupeté, un parti prix anti-populiste qui lui fait mettre un point d'honneur à ne jamais céder ou le moins possible aux exigences populaires comme un devoir d'impopularité. Alors, on peut juger honorable ce refus de céd à démoc enfin on peut voir aussi dans ce penchant d'une certaine aristocratie d'État à gouverner sans le peuple et parfois contre le peuple parce que quand même c'est la décision d'Édouard Philippe sur les 80 km/h qui a déclenché les Géondes et bien on peut y voir une tentation finalement assez peu démocratique. C'est ce que confia récemment le philosophe Marcel Gaucher au Figaro.
Le peuple disait-il peut se tromper bien sûr mais enfin jusqu'ici nous n'avons pas trouvé d'autres arbitres les dit politique sur europein. Merci Alexis Brazet à la une du Figaro ce matin. Ces traitements qui donnent de l'espoir contre le cancer.
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Édouard Philippe