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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 14 octobre 2026 25 minActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Budget: Sébastien Lecornu est-il face à un mur ?

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  • 1:26Chiffre
    « Selon l'inspection des finances, cela coûterait plusieurs milliards d'euros. »
  • 2:45Fait
    « le message c'est qu'il faut un budget à la France. Voilà. Donc débrouillez-vous pour qu'il en est hein. »
  • 5:55Fait
    « Marine Le Pen avait dit "Mieux vaut un budget imparfait que pas de budget." »
  • 13:05Chiffre
    « le gouvernement qui présente un budget de 760 milliards d'euros. »
  • 15:08Fait
    « ils ne peuvent pas se dissocier de la copie de Sébastien Lecornu dont ils sont solidaires sur le papier. »

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prend la direction de l'Élysée tout de suite car on le sait Emmanuel Macron invite ce mercredi midi Gérard Larchet le président du Sénatel Brun Pivet présidente de l'Assemblée national ils sont en ce moment autour de la table et bien évidemment Christelle Meral bonjour au menu et bien il y a le budget bonjour oui alors l'entourage du président reste discret sur l'organisation de ce déjeuner en rappelant que les quatre premiers personnages de l'État se rencontrent régulièrement trois quatre fois par an. D'ailleurs, il n'y a pas d'ordre du jour officiel, mais il sera bien sûr question de l'épineux dossier du budget. L'équation s'annonce très compliquée parce que vous le savez, il n'y a pas de majorité à l'Assemblée

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nationale. Selon un proche du chef de l'État, l'adoption de ce budget, c'est un est un enjeu crucial, majeur pour Emmanuel Macron, qui voudra terminer son second mandat avec un budget pour la France. Ailleurs, le camp présidentiel ne cesse d'alerter, de mettre en garde sur les conséquences qu'aurait la non adoption du budget 2027 et la reconduction de celui de 2026 pendant plusieurs mois. Selon l'inspection des finances, cela coûterait plusieurs milliards d'euros. Alors, quel pourrait être l'outil utilisé pour tenter de faire passer la copie budgétaire ? Le 493 ou bien les ordonnances pour l'heure, rien n'est tranché. Euh lors de

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ce budget, il sera aussi question du calendrier parlementaire mais aussi du mouvement des lycéens et de la manifestation samedi prochain. Merci beaucoup Christelle Meral depuis l'Élysée pour France info. Merci à vous. J'accueille sur ce plateau Ellisabeth Pinot. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous correspondant à l'Élysée Mathillant pour Reuters. Notre journaliste le disait. Voilà, l'Élysée dit "Mais de toute façon, c'est ces réunions, c'est déjeuné, c'est classique, c'était prévu à l'avance." Mais enfin là, on imagine bien quand même l'ambiance vu le contexte social et budgétaire. Bien sûr, c'est une réunion importante parce que là, c'est de la dentelle, de la dentelle diplomatique pour arriver à avoir un budget et puis pour éviter des crises encore plus

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graves au pays. Il y a vraiment une situation d'urgence, tout le monde en est conscient. Moi, j'étais à l'Assemblée hier. Euh tout le monde est inquiet hein, y compris l'opposition d'ailleurs hein. Euh euh il y a ce problème de dette, ce problème de crise lycéenne qui pourrait s'étendre. On sait que les agriculteurs vont très mal après un été de canicule. On sait qu'il y a d'autres ps de la société qui voudraient que ça bouge, même avant la présidentielle. Donc il y a beaucoup de d'enjeux et euh bah les principaux personnages de l'État sont autour de la table aujourd'hui pour essayer au moins de prendre les choses une par une et de de de préserver euh ce qui peut l'être, c'est-à-dire à commencer par un budget ce qui permettrait d'avoir une certaine stabilité du pays.

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Et là parce que vu vous avez l'habitude, vous êtes correspondante à Matin à l'Élysée là très concrètement que que leur dit Emmanuel Macron ? Qu'est-ce qu'il est en train quel message il veut passer relâché ? Oui. Bah de toute façon le message c'est qu'il faut un budget à la France. Voilà. Donc débrouillez-vous pour qu'il en est hein. Donc il faut que chacun à sa place, que ce soit le premier ministre qui négocie en sous-main et la présidente de l'Assemblée nationale, le président du Sénat peuvent aussi avoir bien sûr leur rôle à jouer auprès des groupes qui viennent de parfois de se reformer notamment au Sénat avec un un groupe du Rassemblement national qui vient qui vient de de naître et puis à l'Assemblée. On sait que c'est de la dentelle hein. Bien sûr, les socialistes sont

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inflexibles sur lesquels on rappelle le le gouvernement a pu compter l'année dernière pour faire passer son budget. Là, ils sont inflexibles. Là, c'est le Rassemblement national qui semble mieux disposé parce que s'ils sont élus, s'ils arrivent au pouvoir, ce que les sondages prédisent pour l'instant, mais 7 mois c'est très long, ce serait ça le arrangerait d'avoir un budget parce que c'est beaucoup plus facile à bouger qu'un qu'un qu'un budget reconduit. Donc tout ça entre en compte. C'est c'est de l'humain, c'est de l'humain la politique, hein. Il y a les positions, mais il y a aussi tout ce qui se passe dans les couloirs et euh les intérêts de chacun. Quel est l'intérêt euh d'avoir un budget, de ne pas en avoir, de taper du point sur la table alors qu'il y a

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une élection qui arrive. C'est là, c'est là qui est la dentelle. Et Sébastien Lecourneu est sans doute la bonne personne parce que c'est un premier ministre qui est il a bon toujours le rôle de moins de soldat. mo soldat, c'est ça. Là, en l'occurrence, ça peut être utile. Oui. Et puis il a il a réussi à à préserver un dialogue avec à peu près tous les groupes, avec tous les ministères aussi. Je parlais avec un ministre il y a de jours, il disait "Bon bah alors, il réduit mon budget. Bon, je je le sais que ça je mais néanmoins, je trouve que c'est la bonne personne. Je lui en veux pas et je sais qu' qui qu'il est la bonne personne. Une certaine légitimité, crédibilité auprès de ses interlocuteurs, ce qui peut lui permettre peut-être d'avancer. Et puis et puis il y a l'expérience aussi hein.

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Voilà, on on arrête d'essayer de jouer avec le le RN enfin de jouer d'essayer de négocier avec eux parce que c'est ce qui a coûté le poste à Michel Barnier. On sait qu'on peut éventuellement compter sur les socialistes parce que euh les socialistes socio-démocrates parce que de toute façon on rien ne sera négocié avec la France insoumise. Voilà, c'est la dentelle. On continue évidemment à cette discussion. Bonjour Mad, notre éditorialiste, notre journaliste politique à France info. Justement, on parle de ce budget hier. Vous étiez jusque très tard à l'Assemblée nationale puisque il est question du budget et justement on parle des alliances de vers qui Sébastien Lecnu peut se retourner pour espérer faire avancer ce ce dossier et ce texte. Euh clairement là, est-ce

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que vous nous rappelez ce qui s'est passé hier ? En l'occurrence, il y avait une motion de rejet préalable de la part des socialist socialistes. Tout à fait. Alors une motion de rejet en fait ça ça fait que si elle est elle est adoptée, le texte passe directement au Sénat. Il y a pas de première lecture à l'Assemblée nationale. Cette motion de rejet, elle n'est pas passée. Pourquoi ? Parce que le Rassemblement national a voté contre. Ce qu'on nous explique au sein du Rassemblement national, c'est qu'il y a une volonté quand même qu'il y ait un débat dans l'hémicycle autour du du budget. J'étais assez d'accord avec ce que vous disiez sur finalement tout va se jouer quand même autour du du Rassemblement national, certes avec certains socialistes. On a pu voir quand

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même qu'hier la motion de rejet des des socialistes, elle n'a pas été votée par Sachaouillé qui a un soutien de Raphaël Glman. aussi été voté par François Hollande qu'on pas vu dans la la presse, il devrait se faire assez discret dans les dans les prochaines semaines. C'est ce qu'on nous explique François Hollande, l'ancien président de la la République. Mais sur le Rassemblement national, rappelons quand même que Marine Le Pen avait dit "Mieux vaut un budget imparfait que pas de budget." Et ça, c'est extrêmement important. Maintenant, il y a des lignes rouges. Et moi ce que j'aime observer, euh je l'avais fait l'année dernière quand il y avait eu le le projet de loi de finance, c'est ce qui se passe en commission des finances du côté de l'Assemblée nationale parce

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que souvent c'est ce qui permet de se rendre compte un peu des rapports de force entre les forces politiques. Et il y a un point qui qui m'a frappé en commission, c'est en ce qui concerne la place des retraités et sur la la question de l'abattement de de 10 % la baisse du du plafond, et bien qui a voté contre cette mesure voulue par le gouvernement pour faire des des économies à la fois des les forces de gauche pas étonnant le rassemblement national parce que le rassemblement national le dit c'est nigne rouge, faut pas toucher retraité et puis le des députés horizon du bloc central et et finalement qui a a voté pour le texte qui sortait de de commission, il a été rejeté ce texte. Mais les seuls députés qui ont voté pour ce texte, c'est les députés ensemble pour la République.

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C'est le groupe de Gabriel Atal. Et donc cette équation, on on va avoir la même en séance publique du côté de de l'Assemblée nationale au cours des prochaines semaines. À noter aussi qu'il y a une crise sociale et on va en parler un peu plus tard, je le sais, sur sur l'antenne. Il y a le 17 octobre, il y a le mouvement des lycéens et tout ça va très certainement percuter les discussions budgétaires à l'Assemblée. Évidemment, on va continuer d'en parler. Bonjour Bruno CR, merci beaucoup d'être avec nous. politologue, chercheur au Sévip et enseignant à Science Po pour faire avancer ce texte budgétaire, sur qui ? C'est la question qu'on se pose aujourd'hui. Sur qui Sébastien Lecornu va-t-il pouvoir compter ? C'est ce qu'Élisabeth Pino nous disait il y a quelques instants. Chacun voit son

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intérêt pour 2027. Au-delà du texte, il y a le contexte qui va compter énormément dans les semaines qui viennent. Le Rassemblement national n'a pas intérêt à ce qu'il n'y ait pas de budget. Donc il va tout faire pour tenter de faire aboutir ce ce projet de Ce qui est compliqué, c'est que ça dépend éminemment de la discussion du jeu stratégique qui est jusqu'où le premier ministre est capable d'abattre des cartes pour amener le Rassemblement national au fond à ne pas censurer le gouvernement globalement. Euh sachant que sachant que quand même le gouvernement et le Premier ministre, il a lui-même une autre grande ligne rouge qui est les contrainte du paramétrage des déficits. Et donc euh voilà, ça dépend éminemment de de ça dépend

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éminemment de ça. Donc on voit bien euh plusieurs plusieurs sons de cloche qui viennent quand même des socialistes disent tous et on voit tous des messages qui est que c'est pas la même histoire que l'an dernier. Voilà, ils sont pas dans la même histoire que l'an dernier. Ils ont pas envie de Ils ont été échaudés déjà. Ils ont été échaudés. Et puis il y a la perspective encore une fois 2027 de ne pas avoir le sentiment de faire la courte échelle au Macronisme. Voilà, ils viennent juste de sortir de la de la de la de la primaire. Il faut catapulter la candidature de Raphaël Guxman. Et donc évidemment pour les socialistes, c'est très compliqué d'expliquer que on vient d'expliquer dans une primaire qu'il fallait surtout pas aller du côté des Macronistes et en même temps aider

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le premier ministre. Donc on voit que c'est c'est très très compliqué. Du côté du Rassemblement national. Rassemblement national, il a plutôt intérêt pour le moment avoir les deux fer au feu, c'est-à-dire renvoyer l'image d'un parti qui s'apprête à gouverner et donc qui a le sens des responsabilités. Marine Le Pen l'a dit, ça vient d'être appelé, mieux vaut un mauvais budget que pas de budget du tout. Mais Rassemblement national, lui aussi avec des attentes de son corps cœur électoral qui est pas de cadeau au macroniste et pas de courte échelle effectivement. Alors peut-être en en jouant des deux côtés, elle peut essayer en même temps se servir de cette discussion pour faire valoir des points du programme du Rassemblement national. Et on avait vu l'an dernier le premier

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secrétaire du Parti socialiste qui qui utilisait beaucoup le le vocabulaire des des victoires arrachées à Sébastien Lecornu. Peut-être que ça va être autour du Rassemblement national d'envoyer ce message mais voilà c'est compliqué parce qu'il a cette interaction la campagne présidentielle la grogne sociale les mouvements sociaux et une contrainte au-dessus de tout qui est la contrainte des grands paramètres budgétaires. Emmanuel Rivière, bonjour, merci d'être avec nous cet après-midi. politologue enseignant à l'université Paren Science Po effectivement comment ça va se dérouler là ? On le disait ça va être très compliqué puisque il y a ce contexte de 2027 qui pèse énormément et qui va être difficile pour Sébastien Lecornu d'arracher des négociations et un soutien de part et d'autre.

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Rappelons-le, c'était déjà compliqué avant depuis la distribution de 2024. Exactement. Mais là avec l'éch de la présidentielle qui arrive, on dit que ça va être encore plus dur cette fois. Oui. Mais non mais c'est important de le redire. Depuis 2024, aucun premier ministre n'a réussi à faire passer un budget sans enjamber le cadavre de son prédécesseur. [grognement] Si je peux dire les choses comme ça. Non, mais c'est Et aucun premier ministre a réussi à faire adopter un budget à l'automne. À chaque fois, il a fallu attendre la fin de l'hiver parce que pour raisons qui ont été évoquées, euh la politique, c'est de l'humain, la politique c'est du rapport de force et la politique c'est des symboles. Et donc notamment le symbole qui consiste après avoir fait éventuellement une concession

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mais le coup d'après d'être d'être plus dur. Mais ce qui est fascinant dans le contexte politique dans lequel on vit, c'est qu'en fait les marges de manœuvre se sont réduites pour tout le monde, non seulement pour le pouvoir qui est privé de majorité à l'Assemblée nationale, mais aussi pour les acteurs politiques euh qui sont plus ou moins alors mis dans des postures. Donc bah d'une certaine manière, la France insoumise a décidé quelle serait sa posture à partir du moment où n'avait pas eu gain de cause sur la nomination du Premier ministre et ça sera jusqu'à la fin. Et euh le Parti socialiste, bah il est aussi sur contraint d'une certaine manière. Bruno l'a rappelé, je vais pas redire, hein, on peut difficilement prendre des position euh par rapport à

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un pouvoir et puis dire qu'on va et le Rassemblement national, c'est pas simple non plus parce qu'il y a un autre acteur qui joue en ligne de compte, c'est que pensent les électeurs ? Certes, dans les enquêtes, il y a une petite majorité de gens qui disent mieux vaut un budget qui serait sur cette ligne là. Mais après, c'est quel budget effectivement ? Et le diable est dans les détails et les électeurs du Rassemblement national sont assez partagés sur la question de savoir s'il faut ou pas faire des concessions, trouver des compromis. Mais quand on va regarder ce qu'il y a dans la proposition de budget, là on examine le le le volet dépenses, on va passer aux recettes. [grognement] Euh ça va être évidemment dans les détails que vont se trouver là les symboles. Et donc il y a

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deux types de symboles avec les jouets. C'est d'abord le scalpe de qui on va réclamer ou pas ou on va considérer et avoir àquis pour pouvoir ensuite faire des concessions et quelles sont les mesures symboliques. Et c'est là où c'est très compliqué parce que sur la question pour le coup fiscale, il y a un abîme entre le Parti socialiste et l'absence de majorité, en tout cas le pôle central et sur les recettes et sur les dépenses, il peut y avoir aussi des cassures possibles entre le Rassemblement national et la le parti au pouvoir. Alors justement, on va se pencher sur le détail avec vous Florent Boutet le ce budget qui propose quoi ? On commence par la copie du gouvernement d'abord. Oui, c'est vrai. C'est une bataille de chiffres, une bataille qui euh

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s'intensifie, regardez, avec, on l'a dit, le gouvernement qui présente un budget de 760 milliards d'euros. C'était en 2026 puisqu'on compare toujours un budget par rapport à l'exercice précédent, un déficit à l'époque de 135 milliards d'euros. cette copies actuelle 2027. Si jamais le gouvernement avait choisi de laisser filer les choses, les dépenses, mais aussi ne rien faire par rapport à l'inflation, regardez, on aurait 834 milliards d'euros de dépenses. Sauf que on l'a dit, il y a plusieurs semaines déjà dans le projet de loi de finance, Sébastien Lecnu prévoit 54 milliards d'euros d'économie. Autrement dit, ça nous ramène une copie 2027 du gouvernement à 780 milliards d'euros. un budget qui est donc en hausse avec également un déficit qui suit he qui augmente même à 156

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milliards d'euros. Et du côté de la gauche, queles sont les contrepropositions ? Alors, sans surprise, hein, c'est une politique de relance qui est prenée notamment par la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui est le candidat à la présidentielle, un budget nettement euh au-dessus à 940 milliards d'euros avec des propositions notamment autour de la retraite, le retour à 60 ans, la hausse du SMIC à 1600 € ou encore une dette publique qui serait remboursée de 25 milliards d'euros. dernière position en date he qui a été faite par la France insoumise dans sa conférence de presse de la mi-journée. Si on regarde du côté du Parti socialiste qui soutient désormais Raphaël Gluxman à la présidentielle, là aussi hein, c'est un budget en hausse par rapport à la copie du gouvernement

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qui est proposé mais de façon un peu moins soutenue que pour LFI. Elle avec encore des propositions phare. Euh un SMIC qui est augmenté non pas à 1600 € comme elle est filmé à 1700 € et qui table aussi sur des recettes supplémentaires de 40 milliards d'euros notamment euh en provenance des haut patrimoines. Bon, on a vu le gouvernement, on a vu euh la gauche maintenant du côté de la droite, comment ça se passe Laurent Boutin ? On imagine qu'à l'inverse, ils veulent plutôt serrer la vis. Oui, absolument. C'est la tradition. Et regardez sans surprise les différents candidats du bloc central qui partent de façon séparée pour le moment. Et bien quelque part, ils ne peuvent pas se dissocier de la copie de Sébastien Lecornu dont ils sont solidaires sur le papier. Alors bien sûr, il y a des

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ajustement par rapport à cette 780 milliards d'euros dans le détail mais globalement il se distinguent surtout par rapport aux économies qu'ils veulent faire sur le quinquena d'ici à A50 milliards d'euros par exemple de moins pour Gabriel Atal jusqu'à 192 milliards de moins pour Bruno Retaillot. ce dernier qui notamment veut supprimer des agences indépendantes de l'État qu'il trouve trop dépensière selon lui. On terminera le rassemblement national de Marine Le Pen qui lui sur le papier veut se distinguer avec un budget inférieur en ce qui concerne les dépenses par rapport à ce qui est proposé du côté du gouvernement des 780 milliards d'euros. on serait un peu en dessous à 763 mais surtout là encore eu la volonté d'ici à

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5 ans de réduire les dépenses de l'État, faire 140 millions milliards d'économies d'ici à 2032. Des chiffres, je vous le rappelle, qui ont été extrêmement décriés par les experts depuis plusieurs jours. Merci beaucoup Florent Boutet pour toute cette synthèse. Élisabeth Pinot, vous assistiez tout à l'heure à cette présentation par LFI Jean-Luc Mélenchon justement de ce de ce budget. Qu'est-ce que vous en avez retenu là ? On vient voir certains éléments avec notre journaliste Florent Boutet. Oui, c'était une présentation qui a duré un peu plus d'une heure. Là, j'ai rapporté un petit livret résumant les mesures. Donc, il y a eu d'abord Jean-Luc Mélenchon qui a rappelé la philosophie euh c'est-à-dire de voir les choses plus du tout sous l'œil libéral, voir vraiment euh les les

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choses sous sous un autre aspect. euh il pensent qu'on est allé trop loin dans dans cette direction et donc euh le principal chiffre c'était euh 25 milliards d'économie euh enfin milliard de de baisse de la dette et puis une relance par la hausse des salaires euh le le de l'argent pour les services publics, le pouvoir d'achat des classes euh les plus défavorisées pour par Ricochet relancer l'économie et et faire payer les plus riches, c'est-à-dire dire le retour de l'impôt sur la fortune, la fin de la flat taxe, s'en prendre aux plus grosses entreprises avec les conséquences que cela peut avoir en terme de de réalisation parce que c'est généralement les le programme de de la France

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insoumise est généralement décrié par tous les économistes qui la qui le jugent et réaliste. Mais en tout cas, c'était cette ligne qui a été présentée donc par Jean-Luc Mélenchon puis ensuite par Éric Cocrel qui est donc le président de la commission des finances qui est monsieur budget, monsieur chiffre à la France insoumise. Oui, Bruno Côesse, effectivement la LFI euh on parlait tout à l'heure de marqueur fort en vue de 2027. Là, effectivement, la ligne est très très claire du côté de LFI. Oui, c'est très clair. Euh la Franceise reste dans son dans son sillon. Euh l'idée de dire que il y a pas de justice fiscale en France fondamentalement. Donc c'est un problème de recette davantage qu'un problème de dépenses et donc on retrouve effectivement ça avec l'idée

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qu'il faut surtout retoucher aux recettes et notamment faire venir des recettes nouvelles. Et les recettes nouvelles c'est en particulier et bien aller prendre de l'argent là où il est euh auprès de grands profits. Donc on voit effectivement un gros marqueur. Par ailleurs Jean-Luc Mélenchon, il a son deuxième gros marqueur, c'est la renégociation d'une partie de la dette française détenue par la BCE. Il martelle cette idée de conférence de presse en déclaration en en discours de de campagne. Il fait beaucoup la pédagogie de cette idée. Beaucoup beaucoup estiment que ce serait infaisable hein. Voilà. Mais il a beaucoup beaucoup argumenté hein sur ce sur ce terrainlà. Il commence pratiquement la plupart de ses discours en disant tous les experts disent que c'est infaisable, c'est de la

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pensée unique, c'est tout à fait faisable, d'autres l'ont fait. Donc voilà, c'est un point qui est très important parce que c'est vraiment un des marqueurs de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. il est le seul à proposer cette idée. Donc voilà, on va retrouver effectivement cette idée qui est toujours un petit effet de de ricocher sur les questions européennes. Le l'idée de dire qu'au fond au fond une partie du problème français, c'est aussi la direction, la grande direction qui a pris l'Union européenne il y a de nombreuses années. C'est aussi pour Jean-Luc Mélenchon de passer un message sur le fait qu'il faut regagner à ses yeux de la souveraineté économique à travers une renégociation et peut-être un bras de fer avec Bruxelles. Emmanuel Rivière, je vous voyez réagir, vous

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partagez ce point de vou ser je pense que ce sera un des enjeux de la campagne de de LFI. C'est un moment effectivement jouer le rapport de force et avec notamment quelques arguments. C'est le le poids de la France dans l'économie, le poids symbolique de la France dans l'histoire de de l'Union européenne et la capacité à à dire on peut changer les règles. D'ailleurs, d'une certaine manière si les les trois pôles autour desquels s'organise notre vie politique depuis quelques années déjà, même avant Macron, c'est le pôle central, c'est dire bah essayons de de gagner dans le monde tel qu'il est en augmentant nos capacités à le faire. un pôle très conservateur qui prône le retour en arrière et qui cultive une forme de nostalgie. Et puis il y a un un pôle alternatif qui est effectivement

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aujourd'hui plus incarné par Jean-Luc Mélenchon que par quiconque qui consiste à dire n'acceptons pas les règles du jeu et changons-les. La question c'est de savoir comment imposer cette vision là dans un contexte mondialisé, dans un contexte d'engagement européen et dans un contexte qui est pas neutre qui est de très grande inquiétude des Français sur la situation du pays et ces marges de manœuvre réelle. Et ce dont on va discuter aussi à travers la question du budget de la dette, ça va réactiver un des symboles du déclin aujourd'hui. Les Français sont très préoccupés par ce qui est devenu leur pays. Et là aussi va y avoir un jeu. On passe de Jean-Luc

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Mélenchon plutôt à la au pôle central qui va sans doute surjouer la dramatisation en disant attention si on n pas de budget la dette va se renchérir le le pays est est dans une situation extrêmement critique et donc vous ne pouvez on ne peut pas se permettre de pas avoir de budget mais en jouant un peu contre soi aussi parce que évidemment ça raisonne dans la tête de beaucoup de Français comme en fait vous êtes là depuis 10 ans donc la situation vous enfin nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes dit-on en l'att matin parfois euh et donc voilà c'est il y a une limite aussi à cet argumentaire là. Oui. Imagine il y a il y a une question fondamentale dans ce budget. D'ailleurs, ça va être débattu dès cet après-midi du côté de l'Assemblée nationale, c'est la

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contribution de la France à l'Union européenne. Et on sait que le Rassemblement national hier présentait son contrebudget pour l'année 2027 au RN. ils veulent baisser la contribution de d'un peu plus de 11 milliards. Faut savoir qu'aujourd'hui la contribution de la France en tout cas en 2027, l'objectif c'était de la la porter à à 30 milliards. Et ces dernières semaines, on a eu dans le débat politique des petites piques notamment de du Rassemblement national envers Sébastien Lecornu parce que pour l'expliquer très simplement, il y a une amende qui a été infligée à Google par l'Union européenne de d'un peu moins de 5 milliards d'euros et Sébastien Lecnu a écrit à la présidence de la Commission européenne pour dire bah peut-être que ça vaut le coup que ces 5 milliards que l'Union

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européenne récupère et bien il puisse être réparti sur ce que ce que donnent déjà les les États européens en fait tout simplement pour baisser une partie de la contribution qui sera donnée par par la France. Et du côté du RN encore hier, on me le disait, j'étais à l'Assemblée nationale toute la journée, on me disait "Mais mais en fait Sébastien Lecornu, il est d'accord avec nous, il veut baisser la contribution de la France à l'Union européenne du côté de Matinon, on nous dit non pas du tout, c'est juste c'est juste une question de réutiliser ces ces 5 milliards. Mais ça va être intéressant de voir les pos." Alors, on sait que dans le bloc central sur la contribution de la France à l'Union européenne, il y a pas de il y a pas de débat, mais ça sera intéressant

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de voir ce que diront dans l'hémicycle la France insoumise ou encore le le Parti socialiste sur la question. Euh Ellisabeth Pinou, là, on parlait de de ce budget et des négociations qui vont avoir lieu et on le disait, un des angles pour pour la gauche, c'est de faire contribuer les plus riches. Est-ce que par exemple le gouvernement, on pourrait voir le retour de la taxe Zucman dont on parlait l'année dernière ? Est-ce queil pourrait avancer éventuellement sur ce sujet-là pour donner des gains du côté de la gauche et tenter d'avoir leur soutien ? Alors, ce sera pas dit comme ça, ce sera pas application taxer les plus riches. En tout cas, il y a il y a plusieurs points. Ne pas dépasser 5 % de déficit, ça c'est extrêmement important. déjà c'est un signe au marché parce que en

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effet la situation est quand même critique. Il y a eu cet avertissement de du FMI ce matin euh et donc ça c'est un point sur lequel euh il faut pas bouger. Voilà les 5 % de déficit. Et ensuite, en effet, ce que réclame le la France insoumise et dans une moindre mesure, mais tout de même avec beaucoup de de de d'apelons, c'est le Parti socialiste, c'est de faire payer les plus riches, c'est-à-dire les grands entreprises et les plus hauts patrimoines. Et ça, tant que Sébastien Lecournu ne bouge pas sur cette question, ils ne bougeront pas. Ça c'est vraiment un point important. Donc, on peut peut-être imaginer un dispositif, par exemple, les retraités les plus aisés pourraient participer. Ça ça serait et peut-être dans une moindre mesure les entreprises

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parce que il faut financer aussi d'autres mesures hein. Sébastien Lornu a dit qu'il allait sans doute lâcher du laisse pour les lycéens qui continuent de manifester. On sait ce que le carburant est une préoccupation immense pour une majorité de Français. Donc, il va falloir en effet euh euh bouger les lignes euh mais on on va pas euh dire "On augmente les impôts, ça a été euh un point euh sur toutes les les deux mandats d'Emanuel Macron, on n'augmente pas les impôts." Mais en tout cas, à la marge des des avancées pourraient être obtenues sans doute par euh par ceux qui souhaitent que les plus riches payent. Oui. Et d'ailleurs en commission les la gauche a obtenu enfin c'est que la commission he ça repart de zéro dans l'hémicycle mais a obtenu je regardais la la création d'une taxe sur

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l'utilisation des yachtes de luxe et des navires de croisière. Il y avait aussi du côté des socialistes la volonté de de taper plus fort ou du moins d'aller chercher plus d'argent encore chez les géants du numérique, la taxation autour des des gens du numérique, tout ça va être des débats dans dans l'hémicycle. Et à ce moment-là, ce sera intéressant aussi de voir la position du Rassemblement national parce que l'année dernière, certaines taxes avaient été votées, notamment grâce au Rassemblement national.