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Discours / meetingUgo Bernalicis· 8 juin 2018 10 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSécuritéTravail & emploiSolidarités & famille

La situation dans les prisons française, un ras le bol généralisé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Ugo BernalicisFait
    « elle est ce que tu penses que la réponse qui a été fourni par le gouvernement à cette occasion la pression des mobilisations récentes répond la question suffisante digne et durable tu as bien peser le contexte y à il ya une souffrance au sein des prisons que partagé par l'ensemble des personnes qui s'y trouvent »
  • 3:00Ugo BernalicisFait
    « on a fait pas mal de visites de prison avec antoine et puis en fait je suis allé au centre pénitentiaire de longuenesse eu à la maison d'arrêt de belfort on est allé à fleurir plusieurs fois parce qu'on est allé visiter spécifiquement aussi la maison d'arrêt pour femmes »
  • 5:00Ugo BernalicisFait
    « le problème majeur en détention se concentre sur les maisons d'arrêt et sur la surpopulation carcérale »
  • 7:00Ugo BernalicisFait
    « le gouvernement a éteint la mobilisation en signant un protocole d'accord avec le syndicat majoritaire et comme d'habitude les promesses n'engagent que ceux qui y croient »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

elle est ce que tu penses que la réponse qui a été fourni par le gouvernement à cette occasion la pression des mobilisations récentes répond la question suffisante digne et durable tu as bien peser le contexte y à il ya une souffrance au sein des prisons que partagé par l'ensemble des personnes qui s'y trouvent en réalité on dit souvent que les conditions de détention des uns sont les conditions de travail des autres en réalité c'est le même lieu ces mêmes endroits que ça se passe donc si ça va mal pour les ans à la main aussi pour les autres ça c'est c'est le point de départ a effectivement moi au départ je ne suis pas du tout un spécialiste des prisons j'étais jamais allé en prison pour quelques raisons que ce soit parce que pour visiter et clairement quand on a constitué l'équipe l'équipe parlementaire j'ai assez vite fait appel aux services de d'antoine notamment parce que moi je m'étais fortement impliqué pendant la campagne présidentielle et je continue de m'appliquer sur la question de la sécurité ou la sûreté en général et particulièrement sur les la police et la gendarmerie puisque j'étais moi même fonctionnaire du ministère de l'intérieur tout s'explique et je renvoie au livre est sûre sur la sécurité en la matière est donc assez assez vite on s'est approprié la question des prisons aussi parce que la majorité en a fait un enjeu pas juste parce qu'il y avait le mouvement mais parce qu'il y avait une volonté de s'occuper de la question carcérale par la présidente de la commission des lois et à vrai dire quels que soient les désaccords qu'on peut avoir avec elle au moins ça a eu un effet plutôt positif qu'elle a incité tous les députés à aller en détention avoir à se rendre compte concrètement surface sur place ce qui permet aujourd'hui de parler à peu près de la même chose et juristes donc on a fait pas mal de visites de prison avec antoine et puis en fait je suis allé au centre pénitentiaire de longuenesse eu à la maison d'arrêt de belfort on est allé à fleurir plusieurs fois parce qu'on est allé visiter spécifiquement aussi la maison d'arrêt pour femmes qui est une problématique haussière matière on est allé à fresnes et on est allé voir aussi les services pénitentiaires d'insertion et de probation à la fois celui de paris et celui de l'île cspi sociale d'insertion et de probation ça parle sans doute pas tous ceux qui nous regardent aussi on his pipe ouais même fois je suis pas sûr que les jours soit au mieux ce qui se passe non non non non ce sera peut-être l'occasion aussi de la rejoindre à dire d'en parler alors sur le mouvement des surveillants des surveillants de prison il ya le point de départ c'est à vendin-le-vieil où je me suis rendu j'ai pas visiter l'établissement parce que c'est une maison centrale c'est dans le pas de calais d'accord voilà c'est donc pas de calais est donc aussi un rendu le jour même moment le mouvement est parti pour rencontrer les syndicalistes qui c'est parti finalement d'un problème à ses propres à l'établissement d'un dysfonctionnement du directeur d'établissement qui n'a pas pris les mesures qu'ils auraient dû prendre sur le déplacement à l'intérieur de l'établissement d'un dessein dangereux c'est ça le point de départ et finalement de fil en aiguille on voit qu'il ya une autre violence qui est commise contre un surveillant dans un autre établissement est 16e à nous aussi on va se mobiliser et c'est en réalité des violences dans les établissements il y en a tous les jours très souvent c'est pas si on cherche bien on va en trouver absolument tous les jours mais ça traduisait un ras-le-bol généralisé un ras-le-bol généralisé parce qu'en réalité le problème majeur en détention se concentre sur les maisons d'arrêt et sur la surpopulation carcérale et c'est pour ça que des établissements comme ceux de fleury de fresnes et serra se sont massivement mobilisés parce qu'en réalité il faut lire quand vous êtes en dd peine un peu plus longue en centre de détention ou en maison centrale vous êtes dans un encellulement individuel il n'y a pas de surpopulation carcérale dans ces établissements là donc c'est pas la même problématique vous bien scindé les différentes pratiques mais sur la surpopulation carcérale et sur les maisons d'arrêt c'est là où se concentre l'essentiel de la violence qu'on va subir des détenus et qui sont qui ont l'impression d'être et c'est pour ça que c'est même pas une question prime à la fin c'est le sens de leur métier comme l'impression d'être là juste pour ouvrir et fermer des portes et pour déplacer des détenus pour faire les 12 pour faire équipe les machins et un peu comme on voit dans les hôpitaux dans les ehpad avec le chronomètre il faut que ce soit ait fait autant de temps avec un surveillant de prison pour une centaine de détenus sur une course sans fin des choses complètement hallucinante les surveillances ils reviennent pour en parler beaucoup mieux points le gouvernement a éteint la mobilisation en signant un protocole d'accord avec le syndicat majoritaire et comme d'habitude les promesses n'engagent que ceux qui y croient même si on partageait pas nous en tout cas ce qui nous concerne la plupart des robots durant une bonne partie des revendications allaient partager pas parce que c'est s'est rajouté du sécuritaire et de la distance au sein de la prison ne s'était pas forcément le l'enjeu est on a focalisé sur des établissements où il y avait des violences du fait de la dangerosité des détenus qui s'y trouvent alors si vous croyez que vendin-le-vieil c'est comme à vendin-le-vieil c'est les mêmes la même population avant d'arriver dans tout le pays vous pouvez pas comprendre ce qui se passe dans les prisons voilà clairement et sur les primes enfin on se moque du monde il ya de toute façon on abordera sans doute aussi la question des recrutements au sein de l'administration pénitentiaire sur les surveillants et complètement chaotiques 30 % des élèves gardiens qu'ils y sont en établissement ne vont pas jusqu'au bout de lard aînés et leur année ils s'en vont avant pour plus à raison d'une part parce que c'est compliqué comme été premièrement deuxièmement parce qu'ils passent d'autres concours ils passent d'autres concours notamment celui de policier municipal policier national ou de gendarmes pourquoi parce que si vous prenez un policier national vous regardez la grille indiciaire même indice première année vous commencez vous avez vous êtes payé au moins 250 euros de plus par mois et vous n'êtes pas enfermer dans un établissement vous faire insulter matin midi et soir alors que vous puissiez vous fait insulter aussi faible s'il ya une fuite très clair les gars au cas l'intérêt de collection enfin faut avoir des convictions que il ya une utilité à faire ce métier est représentée par les gens qui sont surveillants de prison pour le coup quand on discute avec eux ils ont vraiment il porte ça en eux cette notion de service public clairement ça devient à la crise oui oui et c'est là et c'est là où on a de la souffrance au travail et les situations qu'on retrouve deux suicides de burnout de tout ce que vous voulez quoi c'est un succès c'est vraiment cette situation là pour la résoudre il ya plusieurs leviers clairement premièrement agir sur la surpopulation carcérale pris le thé numéro une priorité numéro une et deuxièmement revaloriser la grille salariale des surveillants de prison qui au moins soit égalité avec avec des métiers comme celui de policier municipal au policier national quoi il faut trouver un certain équilibre parce que sinon on va passer notre temps à recruter des surveillants de prison qui vont passer dans les autres dans les autres ministères et en plus comme l'est en ce moment il ya des très gros recrutement au ministère de l'intérieur police gendarmerie je peux vous dire que la fuite allez allez indique al shuhada mobilité là où on recrute en ce moment c'est sûr à des déplacements de fonctionnaires c'est clairement ce qui se passe en ce moment quoi et donc à chaque fois qu'il ya des promotions de d'élèves voilà on colmate les brèches ont refait des promotions pour vis-à-vis de ceux qui s'en vont et ses matériaux risée aujourd'hui les prisons au départ là elle fonctionne ce qu'on appelle en mode dégradé c'est à dire qu on a calé les effectifs en intégrant qu'à une surpopulation carcérale et un sous-effectif chronique et de cody on aille à certaines tâches qu'on a rationalisé et ses doutes et bien de comment ça fonctionne et ce mode de fonctionnement dégradé en fait c'est devenu le mode de fonctionnement normal de l'intégralité des maisons d'arrêt pourquoi est ce qui se passe dans les universités sauf que là ça va plus ça prend des dimensions appliquée oui bah ça servait mais sait on est dans cette situation là des choses aussi extraordinaire les gens ne savent pas mais pour calibrer les effectifs d'une maison d'arrêt elle n'est pas en fonction du nombre de détenus ou deux ou deux prévenus d'ailleurs parce qu'il ya pas que des paillettes des thèmes il ya des condamnés et des prévenus hier des gens qui sont en détention provisoire près des gens qui sont pas encore qui maintenant non c'est un gros problème je vous lance même pièce et tous les sujets qu'on fasse de ce soir est donc on vous dit par exemple n'est pas dans la maison d'arrêt il ya 300 places donc 300 places il faut 15 surveillants et voila voila c'est l'effectif théorique donc vous aurez 15 sachant que sur ces 15 en plus vous avez un sous-effectif bon ça c'est la situation actuelle que vous ayez 300 détenus ou 400 ou 450 il n'y a aucune prise en compte dans les effectifs affectés à tel ou tel établissement de la surpopulation constatée ça paraît quand même hallucinant on pourrait dire que ce soit au moins en fonction du nombre de personnes qui sont sur place à gérer rien du tout donc voilà on gère en permanence une situation de crise 2 et là on a dépassé il ya c'est le mois dernier antoine de croy les 70000 personnes incarcérées voilà il ya fait partie des jours de dépassement sur ce que peut supporter de la planète eh bien il a un jour de déplacement de surpopulation carcérale ça y est on y est on a passé les les 70000 bon et en plus il ya un enjeu sur le fond de la faire parce que là on reste centrée sur la question de la prison des surveillants du mouvement qui a eu que c'était bien comprendre ce qui se passe mais l'objectif pourquoi nous on parle de déflation carcéral pas juste pour dire il faut mieux travailler en prison c'est aussi sur le sens de ce qu'on veut et sur les objectifs qu'on se fixe politiquement quand on voit que la prison est criminogène ces recalés facteur de récidive à temps est-ce que tu permets des solutions et des pistes dans un deuxième temps